Une tortue de mer retrouvée empêtrée dans des paquets de cocaïne


Au large du littoral américain en novembre dernier, des garde-côtes ont secouru une tortue qui était prisonnières dans des ficelles d’un ensemble de paquets en plastique contenant de cocaïne. Probables, ces paquets totalisant 800 kg ont été jetés par-dessus bord de peur des autorités américaines. Ils ont pu retrouver le reste de la cargaison et arrêter trafiquants. Le problème en plus des torts causé par la drogue, ce sont les paquets jeter dans l’eau qui perturbe l’habitat naturel des animaux marins
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Une tortue de mer retrouvée empêtrée dans des paquets de cocaïne

Le Saviez-Vous ► Météo: l’année 2017 aura été marquée par la démesure au Canada


L’année 2017 s’achève et le métrologue David Phillips choisi 10 évènements météorologiques qui a marqué l’année au Canada. Ces évènements sont généralement ordinaires, sauf qu’ils ont perduré plus que la normale, causant des quantités de neiges impressionnantes, des inondations (dont dans mon quartier), des feux qui ont été pénible à éteindre, et encore d’autres péripéties dont certaines ont été tragiques
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Météo: l’année 2017 aura été marquée par la démesure au Canada

 

CHRISTINNE MUSCHI / REUTERS

Des feux de forêt aux inondations, en passant par le verglas…

L’année 2017 aura été une année d’excès, du point de vue météorologique: trop humide, trop sec, trop chaud, trop froid.

« Ça n’a pas été une année typiquement canadienne, où si l’on n’aime pas le temps qu’il fait devant chez nous, on n’a qu’à aller voir à l’arrière », illustre le climatologue principal d’Environnement Canada, David Phillips.

M. Phillips a dévoilé sa liste des 10 événements météorologiques les plus marquants de l’année. Si l’on devait y trouver un thème, ce serait celui d’une météo ordinaire qui est devenue extraordinaire simplement en ne changeant pas.

Par exemple, la Colombie-Britannique a connu au printemps dernier une pluie qui ne voulait pas s’arrêter. La province a ensuite connu son été le plus sec jamais enregistré, ce qui s’est traduit par une saison d’incendies désastreuse.

Ces incendies, qui ont forcé l’évacuation de 50 000 personnes, ont été choisis par M. Phillips comme événement météorologique de l’année au Canada.

Partout à travers le pays, des phénomènes météorologiques qui n’auraient normalement dû durer que quelques jours se sont éternisés.

Un dôme de chaleur massif est demeuré sur les Prairies pendant la majeure partie de l’été. Calgary a connu sa période de mai à août la plus chaude depuis 1881.

Plus à l’est, le printemps a entraîné des inondations au Québec et dans l’est de l’Ontario. La région de Windsor a connu deux « tempêtes du siècle » en moins d’un an.

Les Ontariens ont eu l’impression de ne pas avoir eu d’été en 2017, la saison étant demeurée froide et humide. La province a connu davantage de journées chaudes après le début officiel de l’automne qu’avant.

Terre-Neuve a été frappée par un blizzard ayant ravagé l’île avec des vents de 190 km/h qui ont arraché des arbres, renversé des feux de circulation et fait voler des toits comme s’il s’agissait de grains de poussière.

David Phillips, comme la majorité des scientifiques, ne va toutefois pas jusqu’à accuser les changements climatiques pour l’étrange météo de 2017… même s’il admet que ce type de phénomènes météorologiques est le genre de choses que les changements climatiques pourraient provoquer.

« Les gens croient que les changements climatiques ne font que provoquer du réchauffement, du réchauffement et du réchauffement. Mais ce que l’on observe, c’est une transformation des régimes climatiques, où l’on peut en arriver à l’opposé de ce à quoi l’on s’attend. »

Après 22 années à observer les phénomènes météorologiques, M. Phillips affirme que les choses ont bien changé.

« Je me souviens, au début de ma carrière, nous avions une saison qui était intéressante. Maintenant, chacune d’entre elles a quelque chose d’intéressant. »

« La météo change. Elle a une personnalité différente, en matière de durée et d’intensité. »

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Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2017 selon Environnement et Changement climatique Canada

1. La saison des incendies de forêt la plus longue et la plus destructrice de l’histoire de la Colombie-Britannique

La province a connu le plus long état d’urgence de son histoire lorsque 1265 incendies ont dévasté 12 000 kilomètres carrés de forêts, de broussailles et de pâturages. Quelque 50 000 personnes ont dû évacuer leur domicile. Les incendies sont survenus pendant l’été le plus sec jamais enregistré dans la province.

2. La chaleur et la sécheresse dans l’Ouest

Les températures estivales ont fracassé des records – Medicine Hat, en Alberta, a connu 34 jours de plus de 30 degrés – et étaient si sèches que les précipitations à Regina ont été 22 pour cent moins élevées que le record dans la province. Le seul résultat favorable de la chaleur sèche persistante a été la réduction du nombre de moustiques.

3. Les inondations printanières au Québec et en Ontario

Montréal et Ottawa ont connu le printemps le plus humide de leur histoire. En mai, plusieurs rivières ont dépassé la quantité maximale d’eau libérée par le passé et ont débordé de Gananoque jusqu’en Gaspésie. Plus de 5000 résidences ont été inondées, 550 routes ont été emportées par des inondations ou des glissements de terrain et, tragiquement, deux personnes ont été entraînées par les flots gonflés de la rivière Sainte-Anne dans la région de Gaspé.

4. L’hiver froid et neigeux de la Colombie-Britannique

La côte Ouest a connu son deuxième hiver le plus froid en 25 ans, qui s’est distingué par sa durée, la fréquence et la durée des chutes de neige et l’accumulation de neige au sol. Les skieurs en ont profité, mais les terrains de golf ont été fermés pendant deux mois pour la première fois en 20 ans.

5. Encore une inondation à Windsor: deux tempêtes du siècle en une seule année

Moins d’un an après qu’une inondation record ayant causé des dommages de 153 millions $ eut frappé Windsor et le comté d’Essex, un autre déluge a déversé des pluies aussi intenses et causé autant de dégâts en inondant la même région, le 28 août. En moins de 48 heures, 222 mm de pluie sont tombés dans le sud-ouest de Windsor et de 140 à 200 mm à Riverside-Tecumseh. La collectivité toute proche de LaSalle a encaissé 125 mm de pluie avant d’en recevoir 160 mm de plus le lendemain.

6. L’été absent du centre du Canada

Les chutes de pluie entre avril et juillet près des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent ont été les plus abondantes en 70 ans. Des températures fraîches, un ciel couvert et des averses fréquentes ont marqué l’été. Les activités agricoles sont restées des semaines à la traîne jusqu’en septembre. Le lac Ontario a atteint une hauteur record de 75,9 mètres au-dessus du niveau de la mer en mai. L’élévation des eaux a rendu les îles de Toronto inaccessibles de la mi-mai jusqu’à la fin de juillet.

7. Une nouvelle « tempête du siècle »

Une tempête a frappé l’Ontario le 13 mars, avant de se diriger vers le Québec et le Canada atlantique. La tempête s’est soldée par un carambolage impliquant 15 camions et de nombreuses voitures dans des conditions de tempête hivernale sur l’autoroute 401, à Brockville. Les autorités ont fermé l’autoroute dans les deux directions, puisque des pièces de métal tordues jonchaient la chaussée et un déversement d’acide fortement toxique polluait l’air. La tempête a ensuite gagné le Québec. Cinquante centimètres de neige ont été enregistrés à plus de la moitié des stations d’observation météorologique du sud. Aucune tempête précédente n’avait battu autant de records de chute de neige dans la province. Cinq personnes ont perdu la vie.

8. L’été en septembre

Le premier jour de l’automne a été marqué par la température la plus chaude du centre du Canada. Du 22 au 27 septembre, plus de 1000 records de chaleur ont été fracassés, alors que les valeurs humidex s’approchaient ou dépassaient 40 degrés. Le sud du Québec a connu son mois d’octobre le plus chaud depuis au moins 1870.

9. La bourrasque du Brier à Terre-Neuve

Des vents d’ouragan ont ravagé Terre-Neuve les 1er et 2 mars, mais c’est la « bourrasque du Brier » du 11 mars qui a défini le reste de l’hiver et du printemps. Des rafales qui se sont déchaînées sur la presqu’île d’Avalon ont atteint la force d’un ouragan de 190 km/h à Bay de Verde, privant d’électricité plus de 70 000 résidants et visiteurs.

10. La tempête de verglas du Nouveau-Brunswick

Une longue période de précipitations composées d’un mélange de pluie, de neige, de pluie verglaçante et de grésil a eu des répercussions désastreuses sur certaines parties du Québec et du Canada atlantique lors de la dernière semaine de janvier. Ces conditions ont causé la mort de deux personnes et des dizaines de blessures, en plus d’empoisonner plus de 30 personnes malades au monoxyde de carbone. Près de 300 000 résidants ont été privés de courant, certaines communautés pendant 12 jours. Les troupes canadiennes ont été déployées pour donner un coup de main.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un sans-abri retourne $10 000 qu’il a trouvé et sa récompense est émouvante


Comme partout, il y a des gens honnête, même chez les sans-abris. Après avoir fait des recherches, il trouvé a qui appartenait le chèque qu’il avait trouvé, pour le rendre a qui de droit. Son honnêteté lui a permis de trouver un travail et d’avoir une maison, ainsi sort de la rue pour une vie plus agréable
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Un sans-abri retourne $10 000 qu’il a trouvé et sa récompense est émouvante

 

9news

Elle travaillait dans la ville et elle avait tellement de choses entre les mains que le chèque a glissé et est tombé dans la rue.

Plus tard, Roberta a reçu un appel téléphonique d’un homme nommé Elmer Alvarez qui lui a dit qu’il avait trouvé un chèque et qu’il voulait simplement le restituer à sa propriétaire.

Elmer est un sans-abri qui avait cherché le nom de la compagnie de Roberta pour l’aider à avoir ses coordonnées.

L’acte de gentillesse gratuit lui a rappelé qu’il y a de bonnes personnes partout.

Ce geste altruiste ne pouvait passer inaperçu…

Les deux inconnus se sont retrouvés tout près dans un coin de rue, où Elmer a rendu le chèque à son propriétaire légitime.

Et tandis que Roberta le remerciait pour son acte bienveillant, elle a appris la vérité au sujet d’Elmer. Il était sans-abri et vivait dehors dans le froid. Si quelqu’un avait besoin d’argent, ce serait lui.

Puis Roberta a fait un chèque à Elmer en guise de récompense… mais ce n’est pas tout.

Elle s’est assuré également qu’Elmer aurait sa place dans le programme de formation de courtage qu’elle dirige. Elle a promis de payer pour toute la formation d’Elmer ainsi que des cours de langue anglaise.

Mais encore une fois… ça ne s’arrête pas là !

Un cadeau incroyable

 

Quelques jours plus tard, juste avant de changer pour toujours la vie de cet homme en lui offrant un cadeau inattendu, Roberta a déclaré.

« Il n’a absolument aucune idée de ce qui allait arriver. »

Regardez la vidéo ci-dessous pour voir comment l’honnêteté d’Elmer a conduit à quelque chose de merveilleusement réconfortant.

 

Parfois, ce sont les gens qui en ont le moins qui offrent le plus – Elmer en est l’exemple parfait !

Heureusement, les efforts d’Elmer pour retrouver la propriétaire et retourner le chèque de bonne foi ont conduit à plus qu’il n’aurait jamais pu rêver.

Avoir sa propre maison changera sa vie et lui donnera un nouveau départ dans la vie.

https://fr.newsner.com

Un brumisateur géant contre la pollution à Delhi


Au lieu de combattre le problème à la source Delhi en Inde préfère essayer de combattre le smog au-dessus du problème avec ses brumisateurs géant, alors qu’à long terme ne résout rien et couterait une fortune
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Un brumisateur géant contre la pollution à Delhi

 

Sorte d'énorme brumisateur en forme de sèche-cheveux et... (Saumya Khandelwal, REUTERS)

Sorte d’énorme brumisateur en forme de sèche-cheveux et monté sur une remorque, l’engin – normalement utilisé sur des chantiers et dans des mines – projette jusqu’à 100 litres d’eau par minute dans un rayon de 150 mètres. Le principe est que l’eau, en retombant, plaque au sol les polluants et purifie ainsi l’air.

SAUMYA KHANDELWAL, REUTERS

 

Agence France-Presse
New Delhi

Les autorités de Delhi ont testé mercredi une sorte de brumisateur géant dans une tentative d’afficher leur détermination à lutter contre les dangereux niveaux de pollution dans la capitale indienne.

La mégapole aux 20 millions d’habitants a la peu enviable distinction d’être l’une des plus polluées au monde, avec des concentrations de particules en suspension souvent supérieures à celles de Pékin. Ses autorités sont critiquées pour leur incurie vis-à-vis de ce fléau qui menace la santé publique.

Coutumier des initiatives parfois déconcertantes contre la pollution, le gouvernement local a déployé mercredi matin un « canon antismog » dans la banlieue est d’Anand Vihar pour un essai.

Sorte d’énorme brumisateur en forme de sèche-cheveux et monté sur une remorque, l’engin – normalement utilisé sur des chantiers et dans des mines – projette jusqu’à 100 litres d’eau par minute dans un rayon de 150 mètres. Le principe est que l’eau, en retombant, plaque au sol les polluants et purifie ainsi l’air.

« Si cela s’avère réussi, alors nous les déploierons dans les rues de Delhi dès que possible », a déclaré à l’AFP Imran Hussain, ministre de l’Environnement de Delhi.

Cette initiative a fait froncer des sourcils chez les spécialistes. Pour Sunil Dahiya de Greenpeace, le gouvernement local cherche par là à détourner l’attention de son incapacité à combattre les sources de la pollution, principalement la production industrielle, les émissions de véhicules et la poussière des chantiers de construction.

« Ce n’est clairement pas une solution. Vous pouvez l’utiliser occasionnellement à des endroits sensibles, mais la solution à la pollution est de la contrôler à la source plutôt que de répandre de l’eau-dessus », a-t-il estimé.

Les constructeurs du canon, qui coûte environ 2 millions de roupies (26 400 euros) pièce, estiment qu’il faudrait « 30-40 canons » pour arriver à faire baisser sensiblement les niveaux de pollution dans la ville. Ils reconnaissent cependant que cela ne résoudrait pas le problème sur le long terme.

« C’est une solution quand vous êtes complètement désespéré », a indiqué à l’AFP Vimal Saini de l’entreprise CloudTech.

Il faut souvent plusieurs jours de smog et de remontrances des tribunaux pour que Delhi finisse par fermer les chantiers et les écoles lors des pics de pollution les plus graves, comme ce fut le cas début novembre encore.

En 2016, les autorités de la capitale avaient recommandé aux habitants de manger des oranges et de faire des gargouillis avec de l’eau chaude pour protéger leur santé.

Leur idée cette année était d’envoyer des hélicoptères répandre de l’eau sur le brouillard polluant – or les hélicoptères ne pouvaient même pas décoller précisément à cause du brouillard.

À l’inverse de la Chine, la lutte contre la pollution en Inde est compliquée par la fragmentation des compétences entre les différentes régions et l’État central.

À 13h locales (7h30 GMT) mercredi, l’ambassade américaine affichait une concentration de PM2,5 de 372 microgrammes par mètre cube. L’Organisation mondiale pour la santé recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière.

http://www.lapresse.ca/

Un étrange phénomène lumineux a affolé les habitants de Los Angeles


Un phénomène lumineux dans l’état de Californie à Los Angeles est apparu dans le ciel. Assez impressionnant que certains ont pensé qu’un vaisseau d’extraterrestre avait fini par voler dans un ciel terrien. Comme de raison, la logique l’emporte sur le fictif … Et non, ce ne sont pas les aliens qui débarquent sur terre, mais plutôt une fusée qui prend son élan vers l’espace
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Un étrange phénomène lumineux a affolé les habitants de Los Angeles

Insolite

 

Les habitants de Los Angeles ont bien cru voir des aliens débarquer chez eux durant la nuit du vendredi au samedi 23 décembre. Un étrange phénomène lumineux est apparu dans le ciel californien en début de soirée.

Des dizaines de messages accompagnés de vidéos ont envahi les réseaux sociaux hier soir. Les habitants de Los Angeles ont bien cru voir des aliens voler dans le ciel, et affolés ou amusés, tous ont tenté de comprendre quelle était cette mystérieuse chose dans le ciel, qui dégageait une puissante lumière et laissait d’immenses traces de fumée derrière elle.

Les images sont d’ailleurs impressionnantes, et il n’est pas si étonnant qu’elles aient créé un petit vent de panique à L.A. Toutefois, il s’agit simplement d’une belle frayeur puisque ce n’était pas un vaisseau extra-terrestre, mais plutôt une fusée de la société américaine SpaceX. L’entreprise avait pourtant annoncé le lancement de la fusée sur Twitter, mais l’information n’est pas si bien remontée jusqu’aux internautes. Les réactions des internautes ont d’ailleurs beaucoup amusé le créateur de SpaceX.

https://www.ladepeche.fr

Les forêts malmenées par les changements climatiques, les insectes et le feu


Le Canada est reconnu pour ses forêts boréales. Avec les changements climatiques, ces forêts ont la vie dure, feux, insectes .. Même si le feu détruit des millions d’hectares, ce sont les insectes qui sont devenus les pires ennemis des arbres. Chez-moi, dans mon quartier, beaucoup d’arbres ont été coupés, car ils sont mort à cause d’un insecte, agrile du frêne
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Les forêts malmenées par les changements climatiques, les insectes et le feu

 

THE CANADIAN PRESS/HO, PARKS CANADA – JONATHAN LARGE

Derek Nighbor, président de l’Association des produits forestiers du Canada, estime qu’il faut rapidement créer des modélisations afin de prévoir et prévenir pour s’assurer d’une forêt en santé.

Un feu de forêt embrasant la forêt boréale du parc national de Wood Buffalo.

Les incendies et les insectes détruisent chaque année 20 fois plus de couvert forestier que la coupe industrielle au Canada, et les producteurs soutiennent que cette situation empire avec les changements climatiques.

Derek Nighbor, président de l’Association des produits forestiers du Canada, estime qu’il faut rapidement créer des modélisations afin de prévoir et prévenir pour s’assurer d’une forêt en santé.

Le ministère fédéral des Ressources naturelles indiquait en 2016 que le Canada avait perdu environ 1,4 million d’hectares de forêts à cause du feu, et 17,6 millions d’hectares à cause des insectes. Les producteurs de bois ont quant à eux coupé 779 000 hectares de forêt. En d’autres mots, 5,4 pour cent du couvert forestier canadien a disparu à cause des insectes, contre 0,2 pour cent à cause du feu.

«On assiste à une infestation sans précédent d’insectes nuisibles qui ravagent nos forêts», soutient M. Nighbor en entrevue. «Nos biologistes et nos employés croient que ce phénomène est en grande partie attribuable aux changements climatiques.»

La tordeuse des bourgeons de l’épinette ravage des forêts du Québec et des provinces de l’Atlantique, alors que le dendroctone du pin ponderosa détruit le bois dans l’ouest du pays et progresse vers l’est. Selon M. Nighbor, le coléoptère s’apprête à s’inviter en Saskatchewan — si ce n’est déjà fait.

Pendant ce temps, l’agrile du frêne, qui a détruit des millions d’arbres dans l’est du Canada et des États-Unis, se dirige vers l’ouest. La Ville de Winnipeg a découvert des cas le 7 décembre, et craint de perdre jusqu’à 350 000 frênes.

Lorsque l’insecte s’installe, il tue l’arbre, qui devient du bois mort. L‘augmentation des températures et la prolongation des périodes de sécheresse, attribuables aux changements climatiques, favorisent ensuite la combustion de ce bois mort. La Colombie-Britannique a ainsi connu cette année sa pire saison d’incendies de forêt: 1,1 million d’hectares s’est envolé en fumée.

M. Nighbor suggère notamment de planter en forêt davantage d’arbres qui sauraient résister aux insectes.

Mais Dan Kraus, de l’organisme Conservation de la nature Canada, juge périlleux d’introduire en forêt de nouvelles espèces d’arbres. Rappelant que les incendies de forêt font partie intégrante d’un processus naturel, il admet toutefois que les changements climatiques ont multiplié les risques.

Plutôt que de planter de nouvelles espèces, M. Kraus suggère de pratiquer des coupes autour de secteurs où le bois mort est concentré, puis de procéder à des incendies contrôlés afin d’éliminer ces poches de bois mort.

http://quebec.huffingtonpost.ca