Truc Express ► Le truc tout simple pour éloigner les guêpes


Même si l’été s’achève, il y a quand même des guêpes qui nous tournent autour. Le mieux est de ne pas bouger et doucement s’éloigner. La seule fois que je me suis fait piquer par une guêpe, c’est en jouant avec ma petite fille au frisbee. Sinon, malgré leur présence, je n’ai jamais eu de problème. Il existe quand même des méthodes toutes simples pour éloigner ces bestioles qui en passant sont très utiles à l’écosystème
Nuage

 

Le truc tout simple pour éloigner les guêpes

 

© getty.

Les guêpes sont nos ennemies les plus farouches durant les jours d’été, particulièrement pendant les fortes chaleurs qui ont accablé tout le pays.

Mais avant de commencer à gesticuler dans tous les sens pour espérer les faire fuir, restez calme. Et utilisez éventuellement de l’eau, très efficace contre ces insectes.

Même si elles nous embêtent quand on se pose tranquillement sur sa terrasse, les guêpes, ennemies naturelles des moustiques et des mouches, sont très utiles à l’équilibre de l’écosystème.

Pour réussir à les tenir à l’écart, il vaut mieux ne pas utiliser les grands moyens. L’idéal est même de rester le plus immobile possible et de s’éloigner tout doucement. Quand on tue une guêpe, elles libèrent des phéromones qui émettent un signal pour les autres guêpes et les mettent en garde. Les suivantes seront donc plus agressives, ce qui augmente les risques d’une piqûre.

Vaporiser de l’eau

Les entomologistes admettent que l’eau est un remède efficace qui perturbe les guêpes. Quand on pulvérise ou vaporise de l’eau sur elles, elles interprètent cela comme de la pluie. Comme elles en ont une grande aversion, elles préfèrent donc se mettre à l’abri dans leur nid plutôt que de rester dans les alentours.

Au-delà de cette technique toute simple, il existe aussi de nombreux moyens pour les tenir à l’écart. Si l’une d’elles s’approche, vous pouvez aussi légèrement souffler pour qu’elle s’en aille.

Une autre technique consiste à faire croire à la guêpe qu’une autre colonie a déjà envahi la zone. Les guêpes tiennent à leur territoire et attaquent celles qui s’immiscent dans leur zone. Elles sont donc très méfiantes quand elles s’approchent d’un nid qui n’est pas le leur. Le moyen le plus simple est de fabriquer un sac en papier en forme de nid et le suspendre à une branche ou un parasol à proximité. Il existe aussi des « faux » nids vendus dans le commerce.

https://www.7sur7.be/

Truc Express ► Secrets de châteaux de sable


La plage l’été un bel endroit pour se rafraichir, et c’est aussi le temps des châteaux et sculpture de sable. Une activité pour les petits et les grands.
Nuage

 

Secrets de châteaux de sable

 

Comment résister à l'envie de se plonger les... (photo masterfile)

 

Comment résister à l’envie de se plonger les deux mains dans le sable pour s’improviser architecte des plages ?

PHOTO MASTERFILE

 

ISABELLE MORIN
La Presse

Comment résister à l’envie de se plonger les deux mains dans le sable pour s’improviser architecte des plages? Quelques notions de base pour ériger une construction qui, bien qu’éphémère, ne sera pas oubliée de sitôt, et rencontre avec un bâtisseur.

Devenez un as des châteaux de sable

Envie d’impressionner les membres de votre famille lors de votre prochaine sortie à la plage? Voici les bons outils et les étapes à suivre pour construire un domaine de sable.

Les bons outils

Des seaux sans fond de formats différents pour contenir le mélange de sable pendant qu’on remplit les seaux par le haut.

• Cuillère, couteau, petite spatule et trombone : l’attirail complet pour creuser et définir les fenêtres, marches, arches ou tourelles.

• Une paille: pour dégager délicatement les amas de sable.

• Un pinceau: à utiliser en touche finale pour polir votre création.

• Un vaporisateur: un peu d’eau suffit pour fixer le sable une fois votre château terminé.

L’emplacement stratégique

Un château de sable est une construction temporaire, mais encore faut-il pouvoir la terminer avant qu’elle ne soit engloutie par la marée. Pour vous garder le loisir de l’admirer un peu une fois votre mission accomplie, construisez votre château au-dessus de la ligne de marée haute. Mais pas plus loin, pour ne pas perdre trop de temps dans le transport de l’eau de mer.

Plan de construction et préparation du terrain

Dans votre tête ou sur papier, concevez le domaine de vos rêves et imaginez chaque étape de sa production. Vous saurez ainsi quelle direction prendre et comment guider vos troupes, si troupe il y a. Préparez ensuite votre terrain en le compactant avec les pieds et en l’aplanissant, après avoir humidifié le sol à l’aide de quelques chaudières d’eau.

Collage et compactage

Les grains de sable viennent en formats différents selon les emplacements. Sachez que plus ils sont gros, plus le défi sera grand pour les amalgamer. Dans tous les cas, la solidité de votre oeuvre dépend de ces deux étapes cruciales: le collage et le compactage. Remplissez vos seaux en alternant entre sable et eau. Le mélange devrait être comparable au sable mouillé lorsque la mer vient de se retirer et qu’il est compact. Mélangez bien, puis pressez avec vos pieds.

Le démoulage et la sculpture

C’est le moment de vérité, celui qui vous indiquera si votre mélange est assez solide pour ne pas s’effondrer. Tapotez doucement les parois de chaque seau pour faire décoller le mélange de sable et retirez le contenant en retenant votre souffle. Votre château tient debout? Excellent! Vous êtes maintenant prêt à utiliser vos outils pour le travail de minutie, qui consiste à enjoliver votre création d’ouvertures, d’arches et de fioritures, afin de lui donner un air royal. L’un des principes de base est de ne jamais ajouter du sable, mais plutôt d’en enlever. Procédez de haut en bas, car l’excédent de sable tombera inévitablement sur les structures inférieures.

La touche finale

Utilisez une paille pour dégager délicatement les amas de sable et lissez le tout au moyen d’un pinceau. Vous pouvez d’ores et déjà être fier du travail accompli: dégainez dignement votre vaporisateur pour fixer les modules et nombreux détails de votre construction avec de l’eau. Pour que votre oeuvre soit bien mise en valeur, nettoyez la surface qui l’entoure avec une serviette mouillée ou un râteau, ou encore, lancez-vous dans l’aménagement d’un jardin digne de ceux de Versailles!

http://www.lapresse.ca/

Truc Express ►8 astuces pour se débarrasser des fourmis


Il est normal de ne pas vouloir partager notre maison ou jardin avec des fourmis, il faut quand même bien cibler celle qui peuvent des dégâts pour éviter celles qui sont utile à l’écosystème. Cependant, mieux vaut utiliser des produits qui ne font pas de tort à l’environnement et aux autres insectes qui sont essentiels à la nature
Nuage

 

8 astuces pour se débarrasser des fourmis

 

Au Québec, les espèces de fourmis connues pour envahir les résidences ne sont pas agressives. Toutefois, elles peuvent faire de beaux dégâts ! Comment les faire fuir sans nuire à l’environnement ?

1. Cessez de les nourrir

Sans le vouloir, vous pourriez attirer ces insectes dans votre logis. En effet, les colonies de fourmis envoient des éclaireuses dans les maisons pour trouver de la nourriture accessible. Pour éviter qu’elles voient votre résidence comme un marché d’alimentation, entreposez les aliments dans des pots de verre ou de plastique étanches. Éliminez les chances qu’elles se servent dans vos miettes en passant l’aspirateur fréquemment et videz chaque jour la poubelle de la cuisine qui contient vos restants de table. À noter que ces indésirables préfèrent les aliments gras et sucrés.

2. Calfeutrez les issues !

Par où les fourmis rentrent-elles ? Jouez à Colombo et repérez tous les trous et fissures sur les murs extérieurs et la fondation, et bloquez ces portes d’entrée. À l’intérieur, utilisez du ruban adhésif en toile pour calfeutrer toutes les issues. Elles sont souvent près des calorifères, des cadrages de fenêtres, des plinthes et à la base des murs. Aussi, coupez les branches d’arbres qui touchent à votre maison pour éviter qu’elles s’en servent comme chemin.

3. Du papier collant ? Il fallait y penser !

Ces petits insectes n’ont pas la capacité de marcher sur de la matière collante comme du papier adhésif double face : lorsqu’elles ont le malheur d’y mettre une patte, elles sont piégées. Disposez ces pièges de fortune sur leur chemin ou, si vous ne savez pas d’où elles arrivent, placez-les dans des endroits stratégiques : la base des armoires, les coins des étagères ou encore la base des pots.

4. Vive la terre de diatomées

Cette poudre composée de fossiles marins broyés est très irritante pour la fourmi puisqu’elle égratigne sa carapace, causant éventuellement sa mort. La terre de diatomées n’est pas toxique ou dangereuse pour les humains et les animaux de compagnie. Faites de petits amas ici et là. Lentement, mais sûrement, votre problème d’infestation se règlera.

5. De la craie ? Sauve qui peut !

Saviez-vous que la craie avec laquelle vous écrivez sur un tableau est composée de carbonate de calcium? Si cet élément n’a rien d’effrayant pour le commun des mortels, il en est autrement pour la fourmi. Tracez de gros traits au sol près des entrées, et le tour est joué : l’indésirable fera demi-tour !

6. Que faire avec la table à pique-nique ?

S’il y a un endroit où les fourmis s’en donnent à cour joie, c’est bien sûr la table à pique-nique qu’elles atteignent facilement en escaladant par les pattes. Pourtant, la solution est simple : placez un contenant rempli d’eau sous chaque patte. Incapables de nager, les fourmis rebrousseront chemin. vous laissant vous régaler en paix !

7. Une douche au citron ou au vinaigre blanc

Dans un pulvérisateur, mélangez une part d’eau pour une part de vinaigre blanc ou de jus de citron. Ensuite, aspergez les nids de fourmis ainsi que les trous et fissures de votre maison. Ces bestioles ont en horreur ces odeurs puissantes et elles iront faire leur nid dans un endroit où on ne les force pas à prendre une douche vinaigrée ou citronnée.

8. Le basilic, malodorant ?

Si les humains adorent le goût et l’odeur du basilic, ces fines herbes déplaisent grandement aux insectes. Placez du basilic frais dans les zones infestées et espérez que l’odeur les fasse fuir.

Psst ! Doit-on absolument s’en débarrasser ?

 

Est-il nécessaire de faire fuir les fourmis ? Tout d’abord, il faut savoir qu’au Canada, on retrouve les charpentières (les plus grosses) qui peuvent abimer les structures des maisons parce qu’elles grugent le bois pour faire des tunnels. Il est donc préférable de se débarrasser de ces dernières . La fourmi de trottoirs peut aussi être nuisible parce qu’elle colonise les jardins, les allées asphaltées, les pelouses et aussi l’intérieur des maisons. Mais il existe aussi d’autres espèces moins visibles et peu nuisibles comme la petite fourmi noire, la fourmi odorante, la fourmi ravisseuse ou la fourmi pharaon. La présence de ces spécimens devrait être tolérée, parce qu’elles se nourrissent des autres insectes nuisibles dans le jardin.

fourmi charpentière

fourmi de trottoir.

fourmi noire

fourmi odorante

fourmi ravisseuse

fourmi pharaon

http://www.remax-quebec.com/fr/

Truc Express ► 4 façons de se rafraîchir quand il fait chaud


Les journées chaudes, on a tous intérêt à faire baisser notre température corporelle. À défaut d’avoir l’air climatisé, on peut toutefois se tourner vers des moyens plus faciles qui pourraient aider.
Nuage

 

4 façons de se rafraîchir quand il fait chaud

 

Les aliments épicés contribuent à une température corporelle plus basse. © HLN.

Les températures sont montées en flèche au cours des dernières semaines et particulièrement ce week-end. Heureusement, malgré la chaleur, il existe de nombreuses façons de se rafraîchir.

Boire beaucoup d’eau

C’est connu mais il est recommandé de boire au moins 2 litres d’eau par jour quand il fait chaud. Pour un peu plus de fraicheur, vous pouvez ajouter des rondelles de concombre ou des feuilles de menthe dans votre verre. La menthe va stimuler vos papilles, qui penseront qu’il fait froid. 

Fractionner les repas

Votre alimentation affecte également la chaleur de votre corps. Il est conseillé de manger des plus petites portions que d’habitude, tout au long de la journée. Votre corps utilise l’énergie pour digérer les repas, ce qui réchauffe votre corps. Pour résister à la chaleur, mieux vaut commencer par diminuer la température de votre corps.    

Vive les épices

Les aliments épicés contribuent à une température corporelle plus basse. En réaction à l’effet piquant, votre corps produit des endorphines et le sang circule plus. Cela a pour effet de vous faire transpirer et de vous rafraîchir. 

Les boissons chaudes

Nombreux sont ceux qui ventent les bienfaits d’un thé chaud, comme les nomades du désert. Toujours parce que ce liquide vous fait transpirer. Le thé, le café et l’eau vont avoir pour effet de refroidir votre corps. Il vaut mieux éviter les boissons sucrées et les boissons alcoolisées mais si vous le faites, buvez un verre d’eau pour chaque verre d’alcool.

https://www.7sur7.be

Truc Express ► Savez-vous vraiment comment choisir votre melon d’eau?


Le melon d’eau est le fruit par excellence durant la saison estivale. Le hic, c’est de choisir le melon de bonne maturation pour avoir ce goût sucré et rafraîchissant. Il y a quelques trucs qui peuvent aider à mieux choisir.
Nuage

 

Savez-vous vraiment comment choisir votre melon d’eau?

 

 

Il se peut que vous n’ayez jamais mis la main sur la parfaite pastèque.

 

  • Par Philippe Lépine

    Si vous pensiez faire un bon coup en choisissant le melon d’eau le plus beau du lot, uniformément vert et brillant, eh bien, vous avez tout faux.

    Quoiqu’il soit difficile de connaître la qualité de la chair d’un melon entier avant de l’ouvrir, il y a certains aspects que vous devez considérer si vous voulez vraiment croquer dans le meilleur.

    Il y a quatre gestes à faire :

  • 1. Vérifiez s’il est ferme, symétrique et exempt de bosses ou entailles. Une forme irrégulière peut indiquer qu’il a manqué d’eau pendant sa croissance. Selon le New York Times, on le préfère aussi non brillant.

  • 2. Cognez-le délicatement pour avoir un aperçu de son contenu. Un son «profond» ou «creux» signifie qu’il est rempli d’une chair bien mûre. Un melon qui n’est pas prêt – trop ferme – fera un son plus «plein».

  • 3. Soulevez-le. Comme la pastèque est faite à 92% d’eau, elle devrait être lourde.

  • 4. Tournez-le de bord. Le dessous du fruit devrait avoir une tache jaune pâle due au moment pendant lequel il a été en contact avec le sol après son mûrissement. Si la tâche est blanchâtre ou non existante, ça signifie qu’il n’a pas assez mûri.

YOUTUBE.COM

Source : watermelon.org

Psst

Vous n’avez pas à réfrigérer le melon d’eau à tout prix. Si vous l’avez acheté à la température ambiante, il peut rester sur le comptoir. Si vous l’avez acheté froid, mettez-le au frigo. Une étude montre toutefois qu’il renferme plus de nutriments lorsqu’il reste au chaud.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Truc Express ► Ne regardez pas les feuilles : Il y a une autre façon de choisir le meilleur ananas


J’aime l’ananas quand il est mûr juste à point. À l’épicerie si on choisi un ananas en regardant si une feuille s’enlève facilement, on risque d’avoir des surprises. Il y a des petits trucs pour mieux choisir ce fruit.
Nuage

 

Ne regardez pas les feuilles : Il y a une autre façon de choisir le meilleur ananas

Que vous preniez des fruits et légumes de votre propre jardin ou au supermarché, il est normal de choisir le plus beau et le plus meilleur à mettre sur la table.

Pour les fruits, l’état de maturité se vérifie, en s’assurant qu’ils ne soient ni trop verts ni trop mûrs ; pour les légumes, la fraîcheur est prise en compte. Cependant, lorsqu’il s’agit d’ananas, c’est difficile de choisir le meilleur, à la fois parce qu’il ne s’agit pas d’un fruit que vous connaissez bien et parce que son aspect extérieur ne peut pas révéler grand chose sur sa qualité intérieure. Cependant, voici ce que vous devez regarder pour choisir celui qui est sucré et mûr au bon moment.

1. La couleur

image: Victoria Rachitzky Hoch/Flickr

Nous commençons par observer la couleur pour comprendre si un ananas vaut la peine d’être acheté. Tout d’abord, le fruit ne doit pas être complètement vert, mais doit présenter des nuances allant du jaune-orange au vert, ce qui indique un degré de maturité correct.

2. Les feuilles

image: Raphaël Labbé/Flickr

On dit que quand un ananas est mûr c’est toujours facile d’enlever quelques feuilles au centre du fruit. En fait, s’il était vraiment facile de détacher une feuille au milieu, le fruit pourrait probablement être mou à l’intérieur. Il est vrai, d’autre part, que moins l’ananas est mûr, plus les feuilles seront attachées à la base, de sorte que la vérité se trouve entre les deux.

3. La consistance

image: Scot Nelson/Flickr

Avant d’ouvrir et de manger un ananas, essayez de le serrer légèrement dans vos mains : vous devriez sentir une certaine élasticité de l’extérieur, synonyme d’un état de maturation correct. Si le fruit s’avère trop dur, vous devrez le laisser mûrir quelques jours de plus, au contraire, s’il est trop mou, il pourrait être pourri. Touchez toute la surface et assurez-vous qu’il n’y ait pas de zones plus molles que les autres, ce qui signifierait que le fruit a pris quelques coups avant d’être exposé.

4. L’odeur de la base

image: U.S. Department of Agriculture Segui/Flickr

Vous voulez savoir comment reconnaître le meilleur ananas, sans ennuyer le marchand en touchant les fruits ? Le secret est de sentir la base de l’ananas. A maturité, une très bonne odeur d’ananas frais se répand au niveau du fond. Si aucune odeur particulière ne peut être détectée, l’ananas est probablement encore trop peu mature. Au contraire, une odeur trop sucrée ou désagréable est un signe clair que le fruit a mal tourné.

http://www.regardecettevideo.fr/

Jusqu’où peut-on manipuler l’ADN des espèces?


Jusqu’où peut-on jouer avec la génétique ? Ils ont réussi avec un gène synthétique créé des femmes qui peuvent détruire le parasite de la malaria. On parle aussi de forçage génétique dans les oeufs pour que volontairement certaines espèces puissent disparaitre. Mais si la disparition des moustiques n’aiderait pas aux parasites de trouver d’autres hôtes ou que l’écosystème soit débalancé a cause d’une disparition de moustique, avons-nous ce droit morale de vouloir changer le cours de la nature ?
Nuage

 

Jusqu’où peut-on manipuler l’ADN des espèces?

 

Il est en train de piquer un humain.

Un moustique Photo : Radio-Canada

Une technologie de modification génétique parmi les plus puissantes jamais créées, le forçavyge génétique, pourrait permettre d’éliminer la malaria, le virus Zika et d’autres fléaux. Mais outre ces possibilités, elle soulève plus que jamais des interrogations sur nos rôles et nos responsabilités à l’égard du monde vivant.

Un texte de Binh An Vu Van, de Découverte

Sur les étagères d’un laboratoire de l’Université de Californie à Irvine, sont entassés des cages à moustiques génétiquement modifiés. Le biologiste Anthony James met au point une technique de modification génétique puissante, le forçage génétique, qui confère à l’humain le pouvoir de façonner des populations entières d’animaux et de végétaux à une vitesse inégalée.

Il s’agirait d’un des meilleurs espoirs pour éradiquer la malaria, une meurtrière qui a encore fait 400 000 morts l’année dernière, et des dizaines de millions de morts au cours des dernières décennies, en majorité des enfants. La Fondation Bill et Melinda Gates, convaincue qu’il s’agit d’un des meilleurs espoirs pour éradiquer la maladie, investit plus de 70 millions de dollars dans cette démarche.

« Si tout se passe comme prévu, nous croyons qu’en une ou deux saisons, nous serions capables d’enrayer la malaria presque entièrement », affirme Anthony James.

La stratégie d’Anthony James est d’altérer le moustique Anopheles stephensi, qui colporte le parasite de victime en victime. Depuis 30 ans, le chercheur décortique son génome, pièce par pièce, avec une patience infinie.

En 2012, en introduisant un gène synthétique, il a réussi à créer des femelles qui produisent un anticorps qui détruit le parasite de la malaria, ce qui prévient la propagation de la maladie.

Nous avons alors démontré qu’il était possible de rendre des moustiques résistants à la malaria. Mais la question suivante était : comment propager ces gènes dans l’environnement?

Le biologiste Anthony James

Ils sont maintenus dans un récipient.

Des moustiques génétiquement modifiés Photo : Radio-Canada/Binh An Vu Van

Relâcher ces moustiques mutants ne suffit pas à éradiquer la maladie.

Si l’un d’eux se reproduit avec un individu sauvage, environ la moitié de ses petits portera le gène protecteur. C’est la loi de l’hérédité. Plusieurs générations plus tard, seulement une fraction de la descendance le possédera.

Pour porter un coup contre la malaria, il faudrait libérer à répétition un nombre phénoménal de moustiques. Une stratégie… peu appréciée.

« Nous avions alors essayé, pendant plus de dix ans, de chercher des moyens de contourner ce problème, sans succès », explique Anthony James.

Le reportage de Binh An Vu Van et d’Yves Lévesque est présenté à l’émission Découverte, dimanche à 18 h 30, à ICI Radio-Canada Télé.

Faire fi de la loi de l’hérédité

 

Anthony James teste à présent une nouvelle technique qui permet de transgresser les lois de l’hérédité.

Le forçage génétique oblige environ 99 % des descendants à hériter d’un trait génétique. Il suffirait alors d’un tout petit nombre d’insectes pour propager très rapidement le gène et remplacer la population sauvage.

« En relâchant 1 % de moustiques modifiés génétiquement, une population peut être entièrement modifiée en seulement dix générations, soit environ une saison de transmission de la malaria », observe Ethan Bier, un biologiste californien qui a mis au point la technique sur des mouches à fruits avant de collaborer avec Anthony James.

L’idée est pratiquer dans des œufs de moustiques une insertion génétique, un segment composé du gène qu’on souhaite forcer, muni de l’outil CRISPR-Cas9. Ce mécanisme cherche les segments génétiques naturels, les coupe et les remplace par une copie de lui-même.

Il recommence ainsi de génération en génération. Presque tous les moustiques descendants portent ainsi deux copies du gène mutant.

La première fois que nous avons réussi à forcer des gènes, c’était comme si j’entrais dans mon bureau et que j’étais capable de marcher au plafond parce que la gravité s’était renversée.

Le biologiste Ethan Bier

L’idée a été proposée il y a plus de quinze ans, mais c’est seulement avec l’avènement de CRISPR, ce nouvel outil de modification génétique ultra précis, qu’on peut la concrétiser.

La technique a été appliquée sur des levures dès 2014, sur des mouches à fruits en 2015 et peu après sur les moustiques dans le laboratoire d’Anthony James, ce qui a donné lieu à la première application potentielle de cette technologie. Plus récemment, en 2017, deux équipes ont reproduit l’expérience sur des souris.

Le forçage génétique à grande échelle

Deux moustiques.

Les yeux rouges des moustiques confirment qu’ils ont reçu une insertion génétique. Photo : Radio-Canada

Le forçage génétique pourrait en principe modifier toute espèce qui se reproduit sexuellement, soit la majorité des espèces vivantes. Certains envisagent sérieusement d’éradiquer des rongeurs nuisibles ou des pestes agricoles.

« Ce qui est spectaculaire et unique du forçage génétique, c’est la rapidité des conséquences de la modification, prévient Vardit Ravitsky, éthicienne à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. En deux ou cinq générations, on peut probablement modifier toute une population et avoir un impact réel sur toute une espèce et son écosystème. C’est sans précédent dans l’histoire de la science. »

« Il faut procéder avec prudence, mais il y a aussi un prix éthique à ne pas appliquer la technologie, ajoute-t-elle. Si on a un moyen qu’on croit efficace – on ne peut pas en être certain – pour éradiquer une maladie mortelle, a-t-on le droit de ne pas l’employer? C’est aussi une question. »

Si le forçage génétique fonctionne aussi bien en nature qu’en laboratoire, il permettra de détourner le cours de l’évolution d’une espèce ou même de mener volontairement certaines espèces à l’extinction, mais une seule erreur pourrait avoir des répercussions catastrophiques.

« En voulant se débarrasser d’un organisme invasif, on court aussi le risque d’éradiquer cette espèce dans son habitat d’origine », cite en exemple Ethan Bier, qui croit que chaque application devra être étudiée avec circonspection.

Prudence et transparence

 

Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un moratoire sur la technique. D’autres intervenants, du FBI à l’ONU, craignent même qu’elle puisse être détournée comme arme biologique. C’est pour cela qu’Ethan Bier, Anthony James et plusieurs autres travaillent sur des moyens de renverser le forçage génétique, en cas de problème ou de relâchement non désiré, notamment par un autre forçage.

Plusieurs scientifiques exigent que ces essais soient expliqués au grand public et menés de la manière la plus transparente possible.

Tout le monde devrait en discuter. Jusqu’à quel point devrions-nous modifier notre environnement et quelles limites voulons-nous nous imposer? Nous sommes au début d’une nouvelle ère, et il est très important que tous participent à cette conversation. Le biologiste Ethan Bier

Un moustique dans un piège

Des moustiques génétiquement modifiés Photo : Radio-Canada

« Pour savoir si on est prêt, il faut que l’opinion publique et les valeurs sociétales appuient la technologie. Si elle est perçue comme une technique développée pour le bénéfice des industries, elle causera une réaction hostile. On a vu ça avec les OGM », rappelle Vardit Ravitksy.

Pour sa part, Anthony James continue ses essais sur des cages à moustiques de plus en plus grandes en préparation de les relâcher sur le terrain.

« Ce que je crains le plus, c’est que ça ne fonctionne pas, si le parasite s’adaptait à ce nouveau gène par exemple, note Anthony James. Les effets sur l’opinion publique seraient alors indélébiles. »

https://ici.radio-canada.ca/nouve