Le Saviez-Vous ► Voici pourquoi les Nord-Américains mettent leurs oeufs au réfrigérateur et pas les Européens


Avec les échanges sur Internet, on apprend que les Européens gardent leurs oeufs à la température ambiante. Peut-on faire la même chose en Amérique du Nord ? Pas vraiment, pour la bonne simple raison, avant d’être mise sur le marché, il y a des techniques différentes entre l’Europe et l’Amérique du Nord pour éviter la salmonellose
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Voici pourquoi les Nord-Américains mettent leurs oeufs au réfrigérateur et pas les Européens

 

Voici pourquoi les Nord-Américains mettent leurs oeufs au réfrigérateur et pas les Européens

LIGHTFIELD STUDIOS / SHUTTERSTOCK

L’essentiel est d’isoler les bactéries dangereuses. Mais le frigo est-il absolument nécessaire ? Pas d’après les Européens.

PAR ALEXA ERICKSON

En Amérique du Nord, on met traditionnellement presque tout au frigo et même des aliments qui devraient être conservés sur le comptoir de la cuisine ou dans le garde-manger. Et c’est là qu’on apprend cette chose invraisemblable : les Européens gardent leurs œufs sur le comptoir ! Ils sont absolument contre leur réfrigération. Qui a raison ? Il semble qu’on se trouve devant deux approches différentes d’un même mal.  Pour en apprendre sur la conservation des aliments: Les meilleurs trucs pour bien conserver ses aliments

Au cœur de l’enjeu se trouve la salmonellose, l’une des causes d’intoxication alimentaire les plus courantes. Elle couve dans les élevages avicoles et se retrouve sur les coquilles par contamination avec la saleté et les excréments. Mais le danger s’accroît lorsque la bactérie se trouve dans l’œuf après une infection bactérienne des ovaires de la poule. Pour mettre fin à ce problème, les Américains ont instauré dans les années 70 une nouvelle technique de nettoyage des œufs au savon et à l’eau très chaude après la ponte. Cette douche bouillante élimine bien toute trace de salmonelle, mais décape également l’œuf de sa fine couche protectrice appelée cuticule. Cette perte le prive de sa réserve d’eau et d’oxygène, ainsi que de sa protection contre les bactéries nuisibles. D’où la réfrigération pour prévenir l’infection.

Les experts européens en sécurité alimentaire, de leur côté, ont fait un autre choix : la préservation de la cuticule, l’interdiction aux producteurs de laver les œufs et de les réfrigérer (pour éviter la moisissure et la contamination bactérienne d’œufs mouillés remis à température ambiante). Ils ont mis en place un programme efficace de vaccination des poules contre la salmonelle. Ainsi, la quantité d’empoisonnements alimentaires liés aux œufs en Grande-Bretagne en 2000 était de 14 000 cas pour 8000 aujourd’hui, après le déploiement extensif de mesures préventives. Aux États-Unis, on compte 79 000 cas pour une population nettement supérieure.

Les deux approches ont toutes deux leurs défauts et leurs mérites. On sait que les œufs se conservent plus longtemps au frigo, soit 50 jours, plutôt que 21 sur le comptoir. Cependant, ils absorbent des odeurs et des goûts provenant des aliments voisins. Les adeptes du comptoir affirment que leurs œufs ont nettement meilleur goût. Mais des œufs conservés dans leur boîte au frigo sans autre aliment odoriférant ne subissent pas d’altération du goût. Et pour certains chefs, les œufs destinés à la pâtisserie devraient toujours être à température ambiante. Ce qui peut expliquer cette exigence dans certaines recettes.

Si vous choisissez de conserver vos œufs hors du frigo, commencez par en discuter avec des producteurs avicoles au marché fermier du coin. Vous pourriez alors trouver des œufs non lavés et non réfrigérés avec une cuticule intacte, ce qui vous permettrait de les conserver sur le comptoir. Essayez de voir la différence. Mais soyez conséquent : un œuf non lavé qui a fait un passage au frigo doit y rester jusqu’au moment où il sera consommé.

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Combattre les maux de l’hiver : distinguer les vrais remèdes des préjugés


L’hiver est synonyme de grippe, toux, rhume, pharyngite, gastro-entérite et encore bien des maux. Ce qui importe pour éviter les contaminations est d’abord l’hygiène des mains, car ils sont les plus aptes à transmettre ces maladies. L’activité physique, une bonne alimentation etc ..
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Combattre les maux de l’hiver : distinguer les vrais remèdes des préjugés

Les bons (et mauvais) gestes pour combattre les maux de l'hiver

Chez un adulte en bonne santé, les épisodes de rhino-pharyngite, très fréquents en hiver, se guérissent d’eux-mêmes en quelques jours.

© GARO / PHANIE / AFP

Par Rédacteur l

L’hiver met souvent notre organisme à mal. Le manque de lumière déprime, le froid affaiblit, les virus sont à la fête… Quelques gestes simples permettent de mieux faire face à cette saison dangereuse. À une condition, distinguer vérités et contre-vérités. Un extrait de Sciences et Avenir 850, daté décembre 2017.

Je me lave les mains plusieurs fois par jour

Vrai. Se laver les mains à l’eau et au savon est la mesure d’hygiène la plus efficace, selon l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) pour prévenir la transmission des infections. 80 % des microbes transitent en effet par les mains. En période hivernale, ce geste simple permet de lutter contre l’assaut des gastroentérites, des bronchiolites ou encore de la grippe. Une analyse d’études publiée en avril 2017 dans Epidemics a confirmé son efficacité pour diminuer la transmission du virus de la grippe. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, Santé publique France rappelle la nécessité de se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon – ou, à défaut, avec des solutions hydro-alcooliques – après s’être mouché, avoir toussé ou éternué, après avoir rendu visite à une personne malade, avant de s’occuper d’un nourrisson, après chaque sortie à l’extérieur et bien sûr avant de préparer les repas, de les servir ou de les prendre…

Je tousse depuis trois jours, je me fais prescrire des antibiotiques

Faux. La toux est un réflexe de défense de l’organisme contre les microbes. Et la majorité des infections hivernales sont dues à des virus contre lesquels les antibiotiques sont inutiles. Même les expectorations purulentes n’entraînent pas systématiquement la prescription d’antibiotiques. Ces derniers ne vont réduire ni la durée ni l’évolution des symptômes ni le risque de complications, comme l’a rappelé une étude publiée par The Lancet Infectious Diseases en février 2013. Plus récemment, une étude publiée par le British Medical Journal a montré que les patients dont les médecins prescrivaient le moins d’antibiotiques lors d’infections respiratoires, toux, rhumes, infections de la gorge et des bronches, ne souffraient pas de plus de complications bactériennes graves. En revanche, prescrire un antibiotique pour une infection virale va favoriser l’antibiorésistance.

Je me suis vacciné contre la grippe l’année dernière, je ne me vaccine pas cette année

Faux. 

« Le virus mute sans arrêt. Le plus souvent, le vaccin inoculé l’année précédente est moins efficace sur le virus apparu entre-temps que le vaccin de l’hiver en cours », précise le docteur Jean-Marie Cohen, responsable de l’open Rome, réseau d’observation des maladies et des épidémies.

C’est pourquoi, d’une année sur l’autre, la souche contre laquelle on se fait vacciner évolue. Ainsi cette année, la composition du vaccin est modifiée par rapport à la saison 2016-2017.

« De plus, se refaire vacciner permet de stimuler l’immunité et d’être mieux protégé », poursuit le docteur Cohen qui rappelle qu’aucun moyen de protection n’est efficace à 100 % contre la grippe.

Pour éviter sa transmission, il est nécessaire de se faire vacciner mais aussi de respecter une bonne hygiène des mains et de porter un masque lorsqu’on est malade. Par ailleurs, mieux vaut se vacciner le plus tôt possible avant l’épidémie.

« Le vaccin est efficace 10 à 15 jours après son injection, mais le taux d’anticorps continue à augmenter pendant 2 ou 3 mois. De plus, chez les personnes dont l’immunité est normale, la protection dure plusieurs trimestres », précise Jean-Marie Cohen.

 

Lorsque j’ai un rhume, je ne vais pas chez le médecin

Vrai. Chez un adulte en bonne santé, les épisodes de rhino-pharyngite, très fréquents en hiver, se guérissent d’eux-mêmes en quelques jours. Inutile donc se précipiter chez le médecin au moindre nez bouché ou qui coule… Même une forte fièvre ne signifie pas pour autant qu’il s’agit de la grippe.

« Le seul signe véritablement distinctif de la grippe, c’est son début très brutal », précise le docteur Jean-Marie Cohen.

Face à un simple rhume, il est néanmoins possible d’essayer de soulager les manifestations les plus inconfortables de la maladie. Le paracétamol aidera à faire baisser la fièvre si besoin, les solutions nasales à base de sérum physiologique ou d’eau de mer permettront de désencombrer le nez. Il est recommandé d’éviter les médicaments à base de vasoconstricteurs, plus particulièrement chez les mois de 15 ans et les personnes atteintes de troubles cardio-vasculaires. Bien s’hydrater, éviter de fumer et de respirer la fumée des autres, dormir la tête surélevée, se méfier des climatiseurs qui assèchent l’air, maintenir une atmosphère fraîche à 18-20°C sont autant de mesures qui vont soulager les désagréments liés au nez bouché. Il est aussi possible d’avoir recours aux inhalations à base d’eucalyptus, thym, menthol tout en respectant leurs contre-indications.

Je laisse les fenêtres fermées lorsqu’il fait froid

Faux. L’air de nos intérieurs peut contenir de nombreux polluants issus du tabagisme, mais aussi des produits d’entretien et de bricolage, des animaux et des acariens ou encore des produits désodorisants d’intérieur (encens, bougies, brûle parfums, diffuseurs, sprays…). Selon une étude de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), l’encens, utilisé par 21 % des Français, émet des polluants volatils dans l’air intérieur, en particulier du formaldéhyde et du benzène. Pour s’en débarrasser, une seule solution : aérer dix minutes par jour. Par ailleurs, chaque année, plusieurs milliers de personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone. C’est pourquoi, outre l’aération, il est primordial de faire vérifier et entretenir chaudières et appareils de chauffage.

Je m’expose à la lumière, le plus souvent possible

Vrai « L’hygiène lumineuse » est quasi aussi importante que l’hygiène alimentaire ou physique sur notre santé. L’hiver, le manque de luminosité désorganise notre horloge biologique qui règle le rythme veille/sommeil et l’humeur. Comme la lumière dure moins longtemps pendant la journée, il faut s’y exposer dès qu’elle est disponible. Or, spontanément, la tendance est de moins sortir, notamment lorsque le froid commence à sévir. Une marche de 20 à 30 minutes par jour aux heures les plus ensoleillées aidera à remettre les pendules à l’heure. Par ailleurs pour bien dormir, mieux vaut éteindre tous les écrans une heure avant d’aller se coucher.

Je ne fais pas de sport lorsqu’il fait froid

Vrai et faux. L’activité physique est recommandée même l’hiver. En évitant toutefois les séances de sport à l’extérieur quand le froid pique trop ! Chez l’humain, on sait que la température centrale, tout au long du jour et de l’année, est proche de 37 °C.

« Pour pouvoir maintenir fixe la température centrale de l’organisme, il faut que celui-ci puisse, à la demande, fabriquer de la chaleur quand il en a besoin, et évacuer le surplus quand elle devient excessive », explique le professeur Jean-Louis San Marco dans Canicule et froid hivernal, comment se protéger (Éditions du Rocher).

S’adapter au froid demande donc des efforts supplémentaires à l’organisme et notamment au coeur qui bat plus vite pour lutter contre le refroidissement. En période de grand froid, le site du ministère de la Santé recommande de limiter les efforts physiques et les activités à l’extérieur, même pour les personnes en bonne santé.

Je mange plus gras pour supporter le froid

Faux. L’hiver invite aux plats roboratifs. S’il y a un demi-siècle, manger plus gras ou plus sucré était effectivement nécessaire pour compenser l’énergie dépensée à maintenir notre corps à 37°C, alors que la température extérieure flirtait avec zéro, ce n’est plus vrai aujourd’hui. Le mode de vie très sédentaire et la résidence dans des locaux bien chauffés ont considérablement diminué nos besoins énergétiques. Faut-il pour autant tourner le dos à la raclette, choucroute et fondue bourguignonne ? Non, ces plats conviviaux doivent seulement être consommés avec modération. Quant à « l’alcool qui dissout les graisses » et qui aiderait à mieux faire passer ces plats, méfiance ! Très calorique, il peut également avoir un effet négatif lorsqu’il fait froid. Il favorise en effet la dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui masque la sensation de froid mais augmente dans le même temps le risque d’hypothermie ou d’engelures.

Par Anne Prigent, avec Emilie Gillet

https://www.sciencesetavenir.fr

Réchauffement: les souris québécoises se transforment


 

Beaucoup d’animaux migrent vers le nord à cause des changements climatiques. La souris à pattes blanches du Québec, ne fait pas exception. L’étude de cette espèce montre d’après la chercheuse, la rapidité du réchauffement climatique par le changement de métamorphose de la souris en moins d’un siècle. Cette migration montre aussi un renversement des espèces (comme ici les souris) grâce a leur adaptation aux changements rapide
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Réchauffement: les souris québécoises se transforment

 

Souris à pattes blanches capturée par la biologiste... (Photo fournie par Alex Tran)

Souris à pattes blanches capturée par la biologiste Virginie Millien

PHOTO FOURNIE PAR ALEX TRAN

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Changements accélérés de leur morphologie. Migrations qui provoquent une compétition entre les espèces. Extinctions locales. Les souris québécoises réagissent fortement aux changements climatiques, selon une étude de l’Université McGill. Et ce qui leur arrive n’est qu’un baromètre des bouleversements qui secouent la planète.

Souris à pattes blanches... (PHoto fournie par Virginie Millien) - image 1.0

Souris à pattes blanches

PHOTO FOURNIE PAR VIRGINIE MILLIEN

Les souris québécoises réagissent fortement aux changements climatiques,... (PHoto fournie par Virginie Millien) - image 1.1

Les souris québécoises réagissent fortement aux changements climatiques, selon une étude de l’Université McGill.

PHOTO FOURNIE PAR VIRGINIE MILLIEN

DES SOURIS DIFFÉRENTES

Vous ne le remarquerez pas si vous les voyez filer entre vos pieds au chalet. Mais les souris du sud du Québec sont différentes de celles qui épouvantaient votre grand-mère dans les années 50. Virginie Millien, biologiste et directrice de la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill, au mont Saint-Hilaire, a comparé minutieusement les souris d’aujourd’hui avec des photos et des spécimens capturés il y a plusieurs décennies. Et découvert que le devant du crâne des souris est maintenant plus long et que leurs molaires ont reculé dans leur bouche.

« Il y a très peu d’études qui documentent ce type de changements et il est difficile d’avoir un comparatif. Mais selon certains taux d’évolution connus, il semble que le rythme des changements est extrêmement rapide », dit la professeure Millien.

LE RÉCHAUFFEMENT EN CAUSE

Pourquoi les souris se transforment-elles si rapidement ? Pour Virginie Millien, l’hypothèse la plus probable est claire : les rongeurs tentent de s’adapter au rythme implacable des changements climatiques.

« Le devant du crâne comporte tout un système d’os qui est poreux et qui sert de système de ventilation », explique la scientifique.

Le fait qu’il soit plus long n’est donc pas surprenant : quand le climat se réchauffe, quoi de plus logique que d’agrandir son système de ventilation ? Quant au recul des molaires, la professeure Millien l’attribue à l’alimentation qui se modifie, encore une fois à cause des bouleversements provoqués par les changements climatiques.

« Au mont Saint-Hilaire, le sous-bois a presque disparu à cause de la densité de chevreuils. On le constate visuellement : la végétation a beaucoup changé », dit-elle.

UN RENVERSEMENT DES ESPÈCES

Un autre changement majeur s’est produit chez les souris du mont Saint-Hilaire. Dans les années 70, les données historiques montrent que 90 % des souris qu’on y capturait étaient des souris sylvestres, contre 10 % de souris à pattes blanches. Aujourd’hui, cette proportion est complètement inversée, si bien que 90 % des souris observées sont des souris à pattes blanches.

 « C’est un cas typique de compétition entre les espèces provoquée par le réchauffement climatique », dit Virginie Millien.

Les chercheurs ont montré que l’aire de distribution de la souris à pattes blanches, un animal historiquement plus à l’aise au sud, monte de 10 kilomètres par année vers le nord.

« La souris à pattes blanches est en mode migration-colonisation. Elle est beaucoup plus agressive et opportuniste que la souris sylvestre, qui voit arriver son voisin du sud sans y être préparée. Il n’est donc pas surprenant d’observer un déclin de la souris sylvestre », dit la chercheuse.

EXTINCTIONS ET DIFFÉRENCIATIONS

Dans certains sous-bois québécois, la souris à pattes blanches a déjà complètement chassé la souris sylvestre – une extinction locale qu’on appelle « extirpation ». Fait intéressant, Virginie Millien a montré que les changements morphologiques subis par les deux espèces de souris sont en train de les rendre de plus en plus différentes.

« Une autre stratégie, en cas de compétition entre deux espèces, est de se différencier. Le fait que les deux espèces soient plus distinctes permet d’exploiter des ressources différentes et de diminuer la pression de compétition », explique la scientifique.

UN BAROMÈTRE

Ce qui arrive à la souris est loin d’être unique. Partout sur la planète, les changements climatiques poussent les espèces à coloniser de nouveaux territoires, à entrer en compétition avec de nouvelles espèces, à changer leur morphologie pour s’adapter à la fois au nouveau climat et aux nouveaux venus.

« C’est le paradoxe de la biodiversité. Dans les régions du nord, on voit une augmentation du nombre d’espèces à cause de celles qui viennent du sud. Mais cette augmentation sera ensuite suivie d’une série d’extinctions pour retrouver le nombre d’espèces qui peut être supporté par l’environnement », dit Virginie Millien.

Et pendant que tout le monde migre vers le nord, les perdants sont ceux qui se trouvent à l’extrême nord et qui, eux, n’ont nulle part où aller.

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Les pédiatres mettent en garde contre les boissons végétales


Personnellement, j’utilise plus les boissons végétale que le lait, mais jamais je n’aurais substitué le lait de vache ou maternisé pour des jeunes enfants et des nourrissons. Cela est vraiment contre-indiqué pour la santé des enfants
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Les pédiatres mettent en garde contre les boissons végétales

 

Les pédiatres mettent en garde contre les boissons végétales

Photo Marie-Ève Dumont

Agence QMI

 

OTTAWA – La Société canadienne de pédiatrie incite les parents à faire preuve de prudence au moment de se tourner vers les boissons à base de végétaux, comme le lait d’amandes, pour nourrir leurs enfants.

Les pédiatres, en association avec les Diététistes du Canada, ont senti le besoin de faire cette mise en garde après «la publication de rapports faisant état de cas de malnutrition et d’un décès chez des nourrissons et de jeunes enfants à qui l’on avait principalement donné des boissons à base de plantes», peut-on lire dans un communiqué publié mardi.

Selon ces professionnels, opter pour du lait d’amandes ou de noix de coco ou, encore, pour des boissons à base de riz ou de chanvre plutôt que pour du lait de vache ou de soya enrichi peut être néfaste.

«Dans bien des cas, les parents ne réalisent pas que certaines boissons à base de plantes ne sont pas enrichies de minéraux ou de vitamines; ces produits ont une faible teneur en nutriments, à l’exception des glucides», a expliqué la porte-parole de la Société, la Dre Catherine Pound.

Un enfant entre deux et huit ans a besoin de 13 à 19 grammes de protéines par jour. Deux tasses de lait de vache en contiennent 16 grammes, tandis que deux tasses de lait de soya enrichi en contiennent 13 grammes. En comparaison, les boissons comme le lait d’amande n’en contiennent pratiquement pas. Les enfants qui en consomment doivent donc obtenir leurs protéines via d’autres sources, comme la viande et les lentilles.

«Ce qui rend la tâche des parents difficile, ce sont les messages contradictoires. Ils lisent dans les médias sociaux que ces boissons sont considérées comme « plus santé » ou entendent des renseignements erronés sur le lait de vache ou les boissons de soya enrichies», a souligné la diététiste Becky Blair, qui invite les parents qui souhaitent tout de même en donner à leurs enfants à consulter un diététiste.

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Un trouble alimentaire à 55 ans


Quand on parle de troubles alimentaires comme la boulimie, l’anorexie, hyperphagie, de compulsion alimentaire on pense beaucoup que ces troubles de jeunes alors qu’en réalité, il y a des femmes et hommes plus âgés qui ont depuis longtemps ce genre de troubles ou qu’ils commencent plus tard.
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Un trouble alimentaire à 55 ans

 

Voilà 40 ans que l'anorexie fait partie du... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

Voilà 40 ans que l’anorexie fait partie du quotidien de Manon Germain, aujourd’hui âgée de 55 ans.

CATHERINE HANDFIELD

La Presse

«On les oublie, mais les gens qui ont 40, 50, 60 ans peuvent souffrir encore d’anorexie. J’en suis la preuve. J’ai 55 ans. Je n’ai pas honte, mais malheureusement, je souffre encore d’anorexie.»

Voilà 40 ans que l’anorexie fait partie du quotidien de Manon Germain. L’an dernier, pour la toute première fois dans sa vie, elle a entamé une thérapie, à l’Institut Douglas, à Montréal. Lorsqu’elle l’a entreprise, elle était rendue si faible qu’elle était incapable de monter les marches.

Lorsqu’elle regarde les jeunes femmes qui suivent la thérapie avec elle, Manon Germain ne peut s’empêcher de se voir en elles.

«Je les comprends. Je les comprends, mon Dieu. Tu aimerais tellement les aider, leur dire: « Ne faites pas comme moi. »»

Lorsque nous lui avons parlé, Manon Germain n’avait pas mangé depuis quatre jours («je n’y pense même pas»). Sa voix était affaiblie, mais on y percevait quand même l’espoir.

«Je voudrais manger plus. J’aimerais avoir un poids santé, dit la quinquagénaire, qui s’est souvent sentie jugée dans sa maladie. Douglas m’aide à trouver une nouvelle façon de penser envers moi. De prendre le temps de réaliser que je me fais tellement de tort…»

Quand on pense au trouble alimentaire, l’image de la jeune femme anorexique arrive spontanément. La réalité est pourtant beaucoup plus vaste. S’il est vrai que l’anorexie touche davantage les plus jeunes, les cliniciens voient de plus en plus de patients plus âgés atteints de boulimie ou d’hyperphagie (l’équivalent de la boulimie, sans comportements compensatoires), indique Howard Steiger, chef du Programme des troubles de l’alimentation à l’Institut Douglas.

«On voit des troubles alimentaires qui débutent plus tard dans la vie et qui persistent plus tard», constate le psychologue, qui déplore cette «manie culturelle» envers le maintien d’une image de jeunesse.

44 ans

En 2015-2016, la moyenne d’âge des utilisateurs des groupes de soutien d’Anorexie et boulimie Québec était de 44 ans. Elle était de 36 ans en 2016-2017.

«C’est une statistique qui surprend autant les gens dans la population que les professionnels de la santé, affirme Marilène Dion, coordonnatrice clinique, Anorexie et boulimie Québec (ANEB). On a souvent l’impression que c’est une maladie d’adolescente, alors que dans les faits, ça touche vraiment toutes les tranches d’âge.»

Céline Desparois, 43 ans, a commencé à souffrir... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 2.0

Céline Desparois, 43 ans, a commencé à souffrir de troubles alimentaires vers l’âge de 25 ans, après deux grossesses.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Marc* avait 62 ans le jour où il a rappelé les Outremangeurs Anonymes (OA), une association de partage pour les gens qui souffrent de compulsion alimentaire. Ce jour-là, Marc avait rencontré des clients à Sainte-Catherine, sur la Rive-Sud de Montréal.

«Je n’avais rien vendu le matin, ça n’avait pas fonctionné.»

Marc était déçu. Et il ressentait l’urgent besoin de manger. De manger beaucoup. Plusieurs assiettes. Il est donc parti à la recherche d’un restaurant de type buffet, en vain.

«Je peux vous dire qu’il n’y en a pas, de buffet, à Sainte-Catherine», lance l’homme de 69 ans, qui peut maintenant en parler avec humour.

Les OA permettent à Marc d’exprimer ses émotions au lieu de les manger. Il mange aujourd’hui raisonnablement.

Quel est le modèle des gens d’âge mûr qui souffrent d’un trouble alimentaire?

Certaines personnes vont carrément développer un trouble alimentaire en âge avancé, mais ça demeure rare, indique Cynthia Bulik, professeure de psychiatrie à l’Université de la Caroline du Nord et auteure du livre Midlife Eating Disorders. Deux cas de figure sont plus fréquents: des gens qui, comme Manon Germain, vivent depuis longtemps avec une forme chronique de la maladie ou encore des gens qui ont vu une résurgence de leur trouble en raison d’un enjeu venu bouleverser leur vie

«Ça peut être n’importe quoi qui dépasse la capacité d’adaptation de la personne, souligne Howard Steiger. La personne va avoir recours à quelque chose qu’elle peut contrôler [dans ce cas-ci, la nourriture] pour se sécuriser.»

Pour Céline Desparois, 43 ans, les troubles alimentaires ont débuté assez tardivement, vers l’âge de 25 ans. Au terme de ses deux grossesses, elle voulait perdre du poids et s’est inscrite au programme alimentaire Minçavi. En trois mois, elle a perdu 25 livres.

«Mais plus j’en perdais, plus je voulais en perdre. J’ai complètement dérapé, comme quelqu’un qui descend une pente avec son vélo. Je n’étais plus capable de freiner.»

Les années ont passé, et l’anorexie a fini par laisser place à la boulimie. Céline Desparois souffre encore de boulimie aujourd’hui, mais elle va beaucoup mieux. Elle vient d’ailleurs d’entreprendre une thérapie à la clinique St-Amour, où elle réapprend à bien manger le jour.

Si Céline Desparois et Manon Germain parlent ouvertement de leur maladie, beaucoup de gens d’âge mûr souffrent dans la solitude, dans la honte même, souligne Marilène Dion, de l’ANEB.

Paradoxalement, note Cynthia Bulik, souffrir d’un trouble alimentaire à un âge plus avancé (avec les responsabilités professionnelles et familiales qui viennent avec) peut avoir des effets considérables sur la vie de la personne.

Manon Germain, qui était acheteuse dans le domaine de la mode, a arrêté de travailler dans la quarantaine lorsque sa vie a basculé. Et l’anorexie y est pour beaucoup.

Pour s’en sortir, briser l’isolement demeure essentiel, disent à l’unisson tous les intervenants à qui nous avons parlé. Plus on agit rapidement, plus la personne a la chance de se rétablir rapidement. N’empêche, note Marylène Dion, les gens qui souffrent depuis longtemps d’un trouble alimentaire ont tout un vécu dans lequel ils peuvent puiser pour continuer à évoluer.

«Sans trouble alimentaire, je ne serais pas devenue la personne que je suis aujourd’hui, souligne Céline Desparois. J’ai appris que la vie est fragile. Et qu’il faut en prendre soin.»

«Il ne faut pas lâcher, conclut tout doucement Manon Germain. Et il faut s’aimer.»

* Comme Marc est membre des Outremangeurs Anonymes, il a demandé qu’on n’indique pas son nom de famille.

La bigorexie et les femmes aisées

Chez les femmes d’âge mûr issues de milieux socioéconomiques aisés, une autre forme de trouble alimentaire se dessine, note Myriam Gehami, nutritionniste en troubles alimentaires à la Clinique psychoalimentaire. Il s’agit de la bigorexie, la recherche obsessive d’un corps à la fois mince et musclé. Ces femmes, dont l’estime de soi est souvent basse, cherchent à se valoriser, à fuir leur réalité. Et cette fuite passe par l’entraînement et l’alimentation, qui finissent par occuper toute la place dans leur tête et dans leur vie.

«Ce sont des femmes qui s’entraînent beaucoup – au-delà de 12, 13 heures par semaine – et qui, malgré toute l’activité physique qu’elles font, mangent de petites portions, sans féculents ou presque», constate Mme Gehami, selon qui la compétition du milieu alimente la problématique. Ces femmes ont souvent recours à la chirurgie esthétique.

Ressources

ANEB: Anorexie et boulimie Québec est un organisme sans but lucratif dont la mission est de garantir une aide immédiate, spécialisée et gratuite aux personnes atteintes d’un trouble alimentaire et à leurs proches.

Cliniques: La clinique St-Amour, la clinique Muula et la Clinique psychoalimentaire ont toutes une spécialisation dans le traitement des troubles alimentaires.

OA: Outremangeurs Anonymes est une association d’hommes et de femmes qui partagent leur expérience personnelle, leur force et leur espoir dans le but de se rétablir de la compulsion alimentaire.

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Une bonne alimentation pour retrouver le moral


Pour se prémunir de la dépression, on sait que l’activité physique et une bonne hygiène de vie est important. Un point que l’on ne parle pas vraiment est l’alimentation. Pourtant, ce dernier est aussi important pour notre santé mentale. Pas question de suivre des régimes restrictives, cela est décourageant et stressant, mais plutôt une alimentation équilibrée permettant quelques petits écarts pour se faire plaisir
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Une bonne alimentation pour retrouver le moral

 

COURTOISIE

La recherche nous dit assez clairement qu’il y a une corrélation entre la qualité de notre alimentation et la dépression.

Adopter une bonne alimentation aiderait à lutter contre la dépression, l’anxiété et d’autres formes de maladies mentales selon plusieurs spécialistes.

Bien manger aidait à réduire les risques de dépression, d’anxiété et autres maladies mentales.

Au cours de l’histoire, plusieurs études scientifiques ont démontré que bien manger aidait à réduire les risques de dépression, d’anxiété et autres maladies mentales. Parmi ces études, celle réalisée en 1999 par l’Université de Las Palmas de Gran Canaria a cherché à analyser l’évolution de la santé mentale d’un échantillon de 15 093 personnes en fonction du régime alimentaire.

À travers cette étude, les chercheurs de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria ont examiné trois types de régimes alimentaires : le régime méditerranéen riche en légumes verts, noix et poisson, le régime pro-végétarien exclusivement végétarien et l’Alternative Healthy Eating Index 2010 recommandé contre les maladies chroniques.

En faisant le bilan, les chercheurs ont analysé 1 550 cas de dépression. Les personnes qui ont suivi le régime méditerranéen et le programme Alternative Healthy Eating ont été moins affectées par cette pathologie.

Vanessa Peronne est nutritionniste, membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec et du Canada. Pour elle l’alimentation devrait faire presque intégralement partie du traitement pour une personne souffrant de problèmes de santé mentale :

« physiquement, dans notre cerveau il y a un impact direct avec les aliments que l’on mange. La recherche nous dit assez clairement qu’il y a une corrélation entre la qualité de notre alimentation et la dépression. Donc il y a déjà plusieurs facteurs qui démontrent qu’il y a un lien entre ce que l’on mange, le moral et la santé mentale » révèle la fondatrice de Motive Nutrition.

Elle ajoute que pour elle, le régime méditerranéen est idéal « la diète méditerranéenne qui aurait un effet protecteur contre la dépression et serait un modèle à suivre pour les gens en souffrance, notamment les fruits et légumes pour leur composés anti-inflammatoires, les poissons gras pour leurs acides gras omégas-3 comme le saumon sauvage, les aliments fermentés pour la santé du microbiote intestinal car il y aurait un lien entre le cerveau et l’intestin. On conseille aussi une alimentation qui soit riche en protéine. On peut vraiment avoir un impact sur notre moral et notre anxiété si on garde notre intestin en santé » soutient la nutritionniste.

Le sucre un atout à ne pas délaisser

Contrairement à certains préjugés l’ajout de produits sucrés et caloriques n’est pas néfaste pour le moral. Au contraire certains spécialistes estiment qu’équilibrer entre une petite gourmandise de temps en temps et une bonne alimentation aiderait à garder le moral

« ce que je conseille à mes patients c’est d’adopter le principe du 80/20 c’est-à-dire 80% du temps on va consommer une alimentation à base d’aliment entier comme les fruits, comme les légumes et les poissons et 20% du temps on va se faire plaisir. C’est important de se faire plaisir » conseille Vanessa Peronne.

Les régimes, trop exigeants pour le moral

Pas une publicité sur les régimes ne plébiscite leur efficacité et leur complète garantie, pourtant beaucoup de nutritionnistes restent perplexes quant à leur impact à long terme notamment les plus restrictifs:

« dans les régimes qui sont très restrictifs d’un point de vue calorique c’est parfois difficile d’aller rencontrer ses besoins nutritionnels quand un régime est si drastique. Il peut y avoir un impact physique causé par l’absence de nutriment et de calories. Ça fait en sorte qu’on est plus irritable, plus fatigué. Il y a aussi le fait que souvent ce sont des régimes auquel on doit adhérer à long terme, on fini par lâcher prise et ça c’est quelque chose qui affecte le moral de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout » explique Vanessa Peronne.

Une opinion que confirme Chantal Bournival, psychologue et directrice de la clinique des troubles de l’alimentation « l’alimentation stricte, les régimes, les diètes peuvent conduire à plusieurs problèmes dont par exemple les troubles alimentaires. Certaines études démontrent vraiment clairement qu’un régime de trois semaines est suffisant à déclencher un trouble de la conduite alimentaire chez quelqu’un qui a une vulnérabilité génétique, c’est pour ça que l’on fait beaucoup de prévention au niveau des gens qui travaillent dans les troubles alimentaires et des diètes, auprès des jeunes » explique la psychologue spécialiste en troubles de l’alimentation.

Nous ne sommes pas tous égaux…

Toutefois tout le monde n’est pas génétiquement prédisposé aux troubles alimentaires, mais certaines diètes, certains régimes entraîneraient les personnes vers une obsession puis un mal-être:

« les régimes, les restrictions importantes ça a des effets négatifs sur la santé mentale, ça peut paraître bénéfiques au début à cause de cette satisfaction dans la perte de poids, mais rapidement on tombe dans la préoccupation de bien manger et ça peut mener aux troubles alimentaires, la dépression, l’anxiété » affirme Chantal Bournival.

Pour cette spécialiste des troubles alimentaires, l’alimentation n’est pas une solution suffisante pour lutter contre la dépression. Elle conseille d’identifier au préalable les prédispositions comme la prise de certains médicaments qui aurait un impact sur l’humeur de la personne et les facteurs de risques possibles comme le décès d’un proche, la perte d’un emploi, le stress, la consommation d’alcool ou de drogue, une fausse couche, un divorce, une séparation ou une fatigue chronique.

Au quotidien

Elle donne quelques conseils pour aider au maintien de notre santé mentale

« c’est d’abord d’avoir un bon équilibre de vie, prendre la vie dans l’instant présent, éviter d’entretenir des pensées négatives, de ressasser le passé ou d’anticiper l’avenir. Pratiquer de la méditation, reconnaître et surmonter ses peurs, ne pas être trop exigent avec soi-même. Avoir un régime de vie sain. Se coucher tôt, avoir une bonne attitude de sommeil » beaucoup de conseils que préconise Chantal Bournival.

La santé mentale est importante, les professionnels spécialisés en santé mentale s’accordent à dire que prendre soin de soi-même est primordial et cela passe souvent par une alimentation équilibrée, mais aussi par une bonne hygiène de vie et la pratique régulière d’une activité sportive.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine


Avoir de telles dents, il est surprenant que cet animal marin préhistorique se nourrissait comme les baleines d’aujourd’hui. Faut dire que la façon que sont disposées ses dents, il n’avait pas tellement choix de manger des petites crevettes, des coquillages et de petits poissons
Nuage

 

Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine

 

Morturneria seymourensis

Reconstruction artistique de Morturneria seymourensis.

S. J. GODFREY/TEXAS TECH UNIVERSITY

Par Joël Ignasse

C’est le premier reptile marin identifié à avoir adopté un mode d’alimentation par filtration.

Le fossile de ce plésiosaure a été découvert en 1984, sur l’île de Seymour en Antarctique, par Sankar Chatterjee, actuellement conservateur au musée de l’université Texas Tech. La patience est décidément une vertu puisque 30 ans plus tard, une nouvelle étude de son crâne révèle une étonnante adaptation de cet animal.

Un amateur de Krill

Les plésiosaures étaient des reptiles marins qui vivaient dans les mers et les océans du Jurassique et du Crétacé. A la même époque, les dinosaures occupaient la plupart des niches écologiques sur la terre ferme. Les deux groupes se sont éteints en même temps, il y a environ 65 millions d’années. Depuis lors, aucune créature semblable aux plésiosaures n’a existé et les paléontologues étudient toujours ces animaux avec intérêt et notamment la façon dont ils nageaient. La plupart d’entre eux étaient dotés d’un (très) long cou, de quatre membres-nageoires et d’une mâchoire munie de dents robustes et coniques.

Mais ce n’est pas le cas de Morturneria seymourensis dont les dents sont longues, minces et orientées vers l’extérieur comme le montre la reconstitution que les chercheurs ont réalisée. Une mâchoire pas du tout adaptée à la capture et à l’ingestion des grosses proies qui constituent la nourriture des autres plésiosaures. Pour eux, qui publient leurs analyses dans le Journal of Vertebrate Paleontology, Mortumeria devait avoir un mode d’alimentation bien particulier : par filtration, comme chez les baleines à fanons.

L’animal devait ingérer de grandes quantité d’eau contenant du Krill (des sortes de minuscules crevettes), des petits poissons ou des coquillages. Puis rejeter l’eau à travers ses dents qui retenaient la nourriture qu’il lui suffisait ensuite d’ingurgiter. Ce mode d’alimentation n’avait jamais été observé jusqu’à présent chez un reptile marin ; c’est un cas frappant d’évolution convergente. Face aux même contraintes environnementales certaines espèces, parfois très éloignées sur l’arbre évolutif, peuvent adopter les mêmes solutions – comme pour les dauphins et les requins, étrangement ressemblant, même si les uns sont des mammifères et les autres des poissons. 

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