Pourquoi mon chat doit avoir à manger en libre service et à volonté ?


Mes chats ont toujours eu leurs écuelles pleines. Fripouille viens quand bon lui semble une croquette ici, une croquette là. On ne se casse pas la tête à mesurer chaque repas
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Pourquoi mon chat doit avoir à manger en libre service et à volonté ?

 

chat gamelle pleine

Voilà une cause de stress importante chez nos chats : la gamelle. Voilà une idée répandue de fractionner en deux ou trois repas un grammage exact de croquettes. Voilà la cause du surpoids des chats domestiques.

Le chat a une capacité stomacale minime. Quelques grammes (environ une cuillère à café). Et un métabolisme rapide qui nécessite de nombreux repas. En effet, les ancêtres de Félix devaient pouvoir se déplacer rapidement pour chasser ou pour survivre. Grimper, sauter, courir, autant de facultés accrues chez nos félins. Mais pour cela, il ne faut pas avoir l’estomac qui déborde !

Le chat se rationne naturellement grâce à ce petit estomac, de lui-même afin de pouvoir garder intactes ses aptitudes.

À l’état sauvage le principal souci d’un chat est d’être sûr d’avoir suffisamment à manger. Des que les proies se font plus rares, l’hiver par exemple, le chat mange plus que normalement afin de stocker assez d’énergie.

Le chat est un animal pessimiste face à son alimentation.

Rationner son chat : une mauvaise idée

chat gamelle

En rationnant le chat dans l’espoir de limiter son poids il va engranger tout le contenu de son écuelle en quelques minutes, distendant ainsi son estomac. Si cette méthode est quotidienne, au bout d’un certain temps, l’estomac reste distendu continuellement (comme chez les canards gavés), et le chat semblera insatiable du fait de la nouvelle capacité de ce dernier passé de quelques grammes à deux ou trois dizaines de grammes, il en faudra toujours plus. Le métabolisme rapide fera qu’il aura rapidement faim et demandera sans cesse à manger. Et là, c’est trop tard, vous êtes dans une spirale infernale. Du coup Félix sera tout le temps angoissé devant son assiette vide… et comme l’anneau gastrique pour chat n’existe pas, ça complique les choses.

Le chat doit toujours avoir de la nourriture à disposition

Par contre, un chat dont on remplira l’écuelle sans compter et qu’il verra constamment pleine, lui, ne fera que grignoter quelques bouchées régulièrement et gardera un poids convenable sans que l’on ait de vocalises. De plus il sera moins en proie au stress, plus détendu. Le dosage indiqué sur le sachet de nourriture n’est qu’indicatif et ne devrait servir qu’à ce titre.

Laissez Minet manger 20 fois par jour dès son plus jeune âge, et faire de l’exercice pendant les séquences de jeux, il vous en remerciera et sa santé aussi.


Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
www.comportement-chat.com

https://wamiz.com/

La limite à ne pas franchir quand on est amateur de sushis


Des sushis !!! Mon gendre qui n’aime pas les sushis en fait pourtant de très bons. Malheureusement, il faut être raisonnable surtout avec certains poissons qui absorbent beaucoup de mercure.
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La limite à ne pas franchir quand on est amateur de sushis

 

Variez les sushis pour une alimentation équilibrée © getty.

Jeanne Poma.

Si vous ne pouvez pas vous passer des sushis saumon ou que vous n’envisagez pas un week-end sans un plateau de california rolls, sachez que tout cela a un impact sur votre santé.

Avec les tranches de poissons, le riz et les légumes, les sushis sont excellents si vous voulez manger sainement. Les diététiciens rassurent les amateurs de cuisine japonaise: un adulte peut tout à fait manger des sushis deux à trois fois par semaine.

Mercure

En se nourrissant d’une grande quantité de poissons, les thons absorbent une dose importante de mercure. Ce poison peut être à l’origine de troubles du développement et même de dommages au cerveau.

Prudence

Il est donc recommandé de limiter la consommation de sashimis et de nigiris. Craquez une fois par semaine maximum. Les autres sushis, comme les makis, contiennent généralement des poissons qui absorbent beaucoup moins de mercure. Ils contiennent du saumon, des crevettes ou encore du crabe.

Equilibre

Pour un plat équilibré, les diététiciens conseillent de commander des sushis avec un poisson à faible teneur en mercure, comme le saumon, et de l’accompagner par des sushis aux légumes.

L’exception de la grossesse

Il est malheureusement déconseillé aux femmes enceintes de consommer du poisson cru, à cause des maladies qui pourraient contaminer les fœtus et les mères. Cela vaut aussi pour les femmes qui allaitent. A fortiori, les diététiciens déconseillent aux femmes enceintes et aux enfants de dépasser les 200 grammes de poisson par semaine.

https://www.7sur7.be/

L’obésité malmène le cerveau


Le cerveau joue de vilains tours aux personnes souffrant d’obésité. ll semble en effet l’obésité amènerait une perte de la matière grise qui serait responsables des comportements, comme face à la nourriture et qui peut entrainer une surconsommation
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L’obésité malmène le cerveau

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Au point de perdre le contrôle sur ses stimulus alimentaires, entre autres, et encore plus manger

Être obèse rend malade, on le sait : risques accrus de maladies cardiovasculaires et chroniques. Mais l’obésité maltraiterait aussi le cerveau en entraînant une perte de matière grise.

« Toutes les études analysées vont dans le même sens et constatent une diminution de la quantité de matière grise liée aux inflammations plus fréquentes du cerveau de la personne obèse », soutient Alain Dagher, chercheur à l’Institut neurologique de Montréal, le Neuro, et l’un des auteurs d’une étude québécoise, publiée en juillet dans l’International Journal of Obesity.

Les chercheurs en obésité constataient depuis des années des modifications subtiles dans la structure du cerveau des personnes obèses. Mais toutes les études n’affirmaient pas avec clarté que c’était l’obésité qui malmenait le cerveau.

C’est pourquoi l’équipe du Neuro s’est livrée à une méta-analyse. Ils ont retenu 21 études, représentant 5882 participants âgés de 18 à 92 ans, qui avaient analysé toutes les parties des cerveaux de ces personnes

« Ce qui en ressort, c’est que la diminution du volume de la matière grise, dans des zones comme le cortex préfrontal moyen, le cervelet bilatéral et le lobe temporal gauche, s’associe constamment aux variables liées à l’obésité », détaille Alain Dagher.

Responsable de gérer les débalancements énergétiques — par exemple, d’envoyer des signaux d’appétence après une activité physique intense —, le cerveau va souffrir de la baisse de la matière grise dans les régions responsables des comportements.

« Il aura moins de contrôle et d’inhibition et cela va entraîner une surconsommation de calories », note le chercheur.

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Dans une autre récente étude, publiée en août celle-là dans Proceedings of the National Academy of Sciences, l’équipe du Neuro a démontré encore la validité de la théorie du lien entre obésité et les différences structurelles du cerveau. Les résultats sont tirés cette fois de l’analyse de données des fratries de 895 participants, dont près de 300 jumeaux — partie du Human Connectome Project, projet international visant, littéralement, à « cartographier » nos neurones.

« Des différences qui seraient plus héritables qu’on ne le pensait. Ce trait génétique ne représente toutefois qu’une partie du casse-tête et on ne peut écarter les interactions avec l’environnement, les habitudes nutritionnelles de la personne et d’autres facteurs qui agissent sur la gestion du poids », ajoute le Pr Dagher.

Le cercle vicieux de la récompense

Pour le directeur de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval, Denis Richard, qui n’a pas participé à ces études, « on peut se fier aux conclusions qui mettent en relation le fonctionnement du système exécutif, qui assure le contrôle des pulsions, et la perte de matière grise ».

Il explique que la personne obèse va tomber dans un cercle vicieux, car en perdant des neurones, elle aura encore moins de contrôle sur son alimentation.

« Ce qui va la pousser à manger plus et donc à accentuer encore la perte de neurones qui auraient pu l’aider à résister aux stimuli alimentaires ».

Il faut par contre veiller à ne pas stigmatiser pour autant les personnes obèses.

« Notre environnement est « obésogène ». Nous vivons avec des stimuli qui nous poussent à manger à outrance. » Cette étude pourrait à tout le moins « nous motiver à être plus prudents et à mettre plus d’efforts sur la prévention », soutient l’expert.

https://quebec.huffingtonpost.ca//

Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter


Parmi les troubles alimentaires, la néophobie alimentaire, cette phobie est très peu connu et ceux qui en souffre sont souvent mal jugé pour le refus de manger certains aliments. Il semble que les aliments les plus redoutés soient les fruits, légumes et viandes. Imaginez le stress dans des restaurants ou à un repas de famille. Il y a plusieurs thérapies qui peuvent aider à élargir leur choix d’aliments.
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Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter

Notre alimentation n'a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

MARIE-EVE FOURNIER
La Presse

Notre alimentation n’a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous faire découvrir de nouveaux ingrédients. Les foodies courent les restaurants pour tester leur menu. À l’opposé, des personnes ne mangent que deux ou trois fruits, car elles ont peur de goûter aux autres. D’autres évitent des catégories entières d’aliments. Incursion dans le monde intime et méconnu des adultes souffrant du trouble de l’alimentation sélective et évitante.

Plus que des caprices

Des pommes et des bananes. Des petits pois, du brocoli et des pommes de terre. Du poulet et du boeuf. Deux fromages. Des féculents. Aucun condiment. Aucune sauce. Aucun fruit de mer. Des oeufs, seulement s’ils sont cuits d’une certaine manière. Voilà de quoi se compose essentiellement l’alimentation de Julie Dawson. Qui, pourtant, n’est pas difficile. Ni capricieuse.

Pourquoi ne mange-t-elle pas de fraises, de bacon, de sauce BBQ? Elle n’y a jamais goûté. Et l’idée de le faire l’effraie, comme d’autres ont peur des araignées, des foules ou de l’avion. Sa phobie porte un nom: néophobie alimentaire, un trouble qui touche une bonne proportion d’enfants d’âge préscolaire et certains adultes. Une réalité méconnue, taboue, peu documentée.

«Ce n’est pas juste « je n’aime pas ça, ça me lève le coeur ». Ça va beaucoup plus loin que ça. […] Ce n’est pas que tu ne veux pas goûter. C’est que tu n’es pas capable de le faire. Il se passe quelque chose dans ton corps», explique la psychologue Chantal Bournival, directrice de la Clinique des troubles de l’alimentation. La personne peut paniquer, recracher, vomir…

Malgré les préjugés et l’incompréhension, Julie Dawson a accepté de témoigner pour venir en aide à d’autres néophobes en démystifiant ce trouble. Car s’il existe de nombreux écrits sur les enfants qui refusent de goûter les légumes, la science n’a rien à dire ou presque sur les plus grands.

En fait, la recherche sur le sujet est tellement embryonnaire que le taux de prévalence chez l’adulte, même approximatif, est inconnu, rapporte la Dre Mimi Israël, spécialiste de la question à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Le trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments (une nomenclature qui regroupe divers troubles, dont la néophobie) n’est entré dans la bible des troubles mentaux, le fameux DSM-5, qu’en 2013.

Incompréhension de l’entourage

«Les amis que j’ai depuis longtemps et ma famille comprennent, confie Julie Dawson. Mais si je rencontre quelqu’un de nouveau, c’est dur d’expliquer pourquoi je ne mange pas quelque chose. Ça me fait toujours angoisser.»

Ainsi, au lieu d’admettre qu’elle n’a jamais goûté à un aliment, elle dit qu’elle ne l’aime pas, pour simplifier.

Malgré tout, on lui pose parfois des questions aux réponses évidentes.

«Mon père me demande encore si je veux du ketchup! Je ne sais pas s’il oublie ou s’il a espoir», raconte la femme de 40 ans qui a déjà goûté au condiment une fois «par accident dans un hamburger».

La psychologue Chantal Bournival constate qu’il y a «beaucoup d’incompréhension chez l’adulte», et précise que la néophobie peut engendrer des tensions dans les couples – lorsque vient le temps d’aller souper dans la belle-famille, par exemple – ainsi qu’à l’arrivée d’un enfant. Les néophobes pourront se faire accuser d’être responsables de la néophobie de leur progéniture pourtant normale dans leur développement. Ils vont aussi se mettre beaucoup de pression pour que leur enfant mange de tout.

«C’est très complexe, plus chez l’adulte que chez l’enfant. Et ça provoque de l’isolement social. La personne se sent jugée, ce qui crée de l’anxiété à manger avec d’autres personnes.»

«C’est pire de manger chez des gens qu’au restaurant, où on peut faire un choix», poursuit la psychologue, en ajoutant que le trouble provoque aussi des carences nutritionnelles.

Hypersensibilité aux odeurs et aux textures

Louise Nadeau n’est pas très attirée par les fruits, elle non plus. Elle mange des fraises, des framboises, des pêches. Pas de porc, d’agneau, de veau, de gibier, d’abats, de fruits de mer. Le boeuf ne doit présenter aucun gras, aucun os, idem pour le blanc de poulet.

«Tout le monde est pâmé sur les sushis. Moi, vous ne réussirez jamais à me faire manger ça. Je ferais une syncope. Pourquoi ? Je ne le sais pas», explique la femme de 60 ans qui n’a pris conscience de son trouble que l’an dernier, et qui rêve de «retrouver sa liberté alimentaire».

Louise Nadeau refuse divers aliments en raison de leur texture ou de leur température, ce qu’on appelle le trouble de l’alimentation sélective (TAS).

«Je ne peux pas manger de pain avec des graines. Je ne peux pas mélanger le mou et le dur.» La crème glacée, c’est non. «Je n’aime pas le froid.» La variété d’une seule marque de yogourt passe le test. «Du grec, ce serait impossible: c’est granuleux!»

«Le pire, c’est la pomme»

Robin Belley est encore plus sensible à l’acidité des fruits. Il n’en a jamais mangé un seul. Même bébé, sa mère ne réussissait pas à lui en faire manger en purée.

«Je criais, je pleurais, je vomissais, je ne voulais rien savoir», relate-t-il.

Adulte, il a réussi à intégrer le jus d’orange à son alimentation. Mais c’est tout.

Quel fruit le rebute le plus?

«Le pire, c’est la pomme. Je ne suis pas capable. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas investigué.»

 Il n’est pas dégoûté, mais les fruits lui font faire «des faces». C’est comme si sa langue était trop sensible, le goût trop intense pour être supportable, décrit-il.

Les odeurs (poissons, fromages, oeufs) et des aversions provoquées par un événement anxiogène sont également à l’origine de certains TAS, explique Chantal Bournival, qui précise que deux troubles – néophobie et TAS – se confondent facilement et que plusieurs personnes souffrent des deux à la fois.

«Moi, je me considère comme quelqu’un de joyeux, qui aime la vie et qui est ouvert d’esprit. Et je me retrouve avec un secret comme celui-là… Ça clashe!», lance Louise Nadeau.

L’angoisse au menu

À l’université où Julie Dawson travaille, ses collègues sont des foodies qui se précipitent chaque jour de paie dans un resto à la recherche d’expériences culinaires excitantes. Julie les accompagne «pour parler», pour faire partie du groupe. Mais chaque fois, «c’est difficile».

«Mes amis ne me jugent pas. Mais ils me poussent un peu. L’autre jour, j’ai pris un taco. Seulement la coquille et le boeuf dedans.»

Lorsque nous lui avons parlé, ses collègues venaient de lui apprendre que leur prochaine destination était le LOV, un resto végétarien à la mode à Montréal.

«Je vais prendre des frites et manger autre chose en revenant au bureau», prévoyait-elle.

Car évidemment, elle regarde toujours les menus d’avance pour voir si elle pourra commander quelque chose (en demandant un changement, généralement) ou si elle devra s’organiser en mangeant avant ou après. Un comportement que la psychologue Chantal Bournival voit chez tous ses patients néophobes ou souffrant d’un TAS.

«En regardant d’avance le menu, je sais ce que je vais manger. J’ai l’air relaxe et personne ne se doute de rien», explique Louise Nadeau, atteinte de néophobie alimentaire.

La Dre Israël, qui a traité depuis cinq ans une cinquantaine de cas extrêmes (des personnes présentant un important sous-poids et des carences nutritionnelles), dit que ses patients «ne vont jamais au restaurant» tant cela les angoisse.

Le confort italien

Comme bien d’autres néophobes, Julie Dawson ne fréquenterait dans un monde idéal que les restaurants italiens.

«La vie serait plus simple s’il y avait juste des restaurants italiens et du blanc de poulet», concède Louise Nadeau, qui se limite généralement à manger de la soupe ou des salades au resto.

Évidemment, pour un néophobe, les repas chez les connaissances ou la famille éloignée, ainsi que les cocktails dînatoires avec de petites bouchées composées de plusieurs ingrédients (fruits de mer, poisson, fromages, sauces) et les buffets gastronomiques sont de véritables sources de stress. Et de mise en place de stratégies: manger avant ou après, prétendre ne pas avoir faim, se bourrer de pain en cachette, s’inventer des allergies, etc.

«On a un problème si l’anxiété est assez présente pour être en anticipation», note la Dre Israël.

Et les voyages?

Tandis que Mme Nadeau s’empêche de voyager à certains endroits comme le Mexique et l’Asie parce qu’elle sait qu’elle n’aimera pas la nourriture, Julie Dawson, elle, ne s’en priverait pas même si son niveau d’angoisse «serait très élevé».

«En France, il y a des Subway et des McDo partout. Je ne suis pas foodie, alors je me fiche de ce que je mange. Je veux juste trouver quelque chose pour survivre.»

La question des voyages lui rappelle une anecdote survenue en Australie.

«Je mange des Cheerios ordinaire tous les matins. Mais en Australie, ça goûtait un peu différent, un peu plus le miel. Je ne pouvais pas en manger.»

Louise Nadeau est encore marquée par un repas en France.

«À Lyon, quand j’ai vu la carte d’un restaurant gastronomique avec du cerveau, de la langue et des rognons, je ne pouvais pas croire que des humains mangeaient ça!»

Qu’est-ce qu’un bon resto?

«Un resto qui sert quelque chose que j’aime», répond Julie Dawson.

Merci à Anderson Cooper

Le journaliste vedette de CNN Anderson Cooper a beaucoup contribué à faire connaître la néophobie alimentaire chez l’adulte en abordant le sujet sur diverses tribunes. Il a déjà dit à un magazine qu’en voyage, il commande sa nourriture dans le menu pour enfants des hôtels puisqu’il a «le palais d’un jeune de 7 ans». Il a aussi révélé à Jerry Seinfeld qu’il n’avait jamais goûté à une gaufre, même s’il aime les crêpes.

Des féculents du matin au soir

Certains blogues tenus par des néophobes et des études menées sur des enfants rapportent que ce sont les fruits qui provoquent le plus d’angoisse. Viendraient ensuite les légumes et les viandes. Ainsi, certaines personnes racontent n’avoir mangé que des féculents toute leur vie.

La Dre Mimi Israël, de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, ne peut dire si ce palmarès est véridique ou pas, faute d’études sérieuses sur le sujet. De son côté, la psychologue Chantal Bournival a déjà effectivement rencontré des patients qui ne mangent que des féculents et constate dans sa pratique que les fruits, les légumes et la viande sont les trois catégories d’aliments les plus souvent rejetées par ses patients. C’est le cas de l’auteure du site phobie-alimentaire.fr, Marie Perchey, une jeune femme de 29 ans qui travaille à Paris. Pendant 20 ans, raconte-t-elle, elle n’a mangé pratiquement que des frites, du riz, des pâtes au beurre, des pommes de terre, du pain et des bananes. Elle a réussi à varier son alimentation au moyen de diverses stratégies qu’elle détaille et explique sur son site rempli de références intéressantes.

Les caractéristiques du trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments selon le DSM-5

– Perte de poids importante

– Carences nutritionnelles importantes

– Dépendance envers les suppléments nutritionnels

– Perturbation du fonctionnement psychosocial (incapacité à manger avec d’autres, anxiété à aller au restaurant ou chez des amis)

– Aucune volonté de perdre du poids, aucun lien avec l’image corporelle

Les problèmes nutritionnels ne s’expliquent pas par un accès insuffisant aux aliments ou une pratique culturelle (tel le jeûne religieux)

Il n’est pas nécessaire d’avoir tous les symptômes pour avoir un diagnostic. La perturbation du fonctionnement psychosocial, par exemple, suffit, note la Dre Mimi Israël.

Source: Programme canadien de surveillance pédiatrique

Les solutions

Il y a de l’espoir pour les adultes qui rêvent de varier leur alimentation et d’être capables de manger n’importe quels entrée et plat principal au restaurant.

La thérapie cognitivo-comportementale

Cette thérapie expose graduellement la personne à ce qui lui fait peur. Ce traitement permet d’obtenir «de bons résultats», dit la psychologue Chantal Bournival. On commence par faire la pyramide des aliments angoissants en plaçant les plus phobiques au sommet. Et on apprivoise d’abord ceux à la base.

«Certaines personnes ne peuvent même pas s’imaginer ouvrir un pot de yogourt, alors on ne leur en donnera pas une bouchée!», dit Mme Bournival.

L’exposition progressive peut commencer par le fait de regarder une image de l’aliment, l’entrer dans la pièce, le toucher, le couper et finalement y goûter. Souvent, le thérapeute mange l’aliment avec le patient.

L’enchaînement alimentaire

Cette méthode consiste à essayer de nouveaux aliments similaires à ceux qui sont déjà aimés. Par exemple, une personne qui mange des pâtes et des pommes de terre bouillies pourrait tester les gnocchis. Les pépites de poulet pourraient mener aux poitrines de poulet, la trempette au yogourt. Le rapprochement avec les aliments jugés sûrs peut se faire en se basant sur la couleur, la texture, la forme ou l’odeur. Pensez aussi à piger dans le même groupe alimentaire. Il peut être astucieux de tester l’aliment sous différentes formes et textures : râpé, en tranches, en cubes, bouilli, grillé.

Le pairage des aliments

Cette technique consiste à s’habituer à un aliment non toléré en l’associant à un autre qui est aimé. Par exemple, une personne qui n’aime pas le fromage pourrait en mettre un peu sur du pain.

«Il faut éviter l’évitement, explique la Dre Mimi Israël, de l’Institut Douglas. Il faut réentraîner le cerveau à ne pas avoir peur en lui montrant qu’il n’y aura pas les conséquences désagréables auxquelles il croit.»

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Frissons assurés avec cette crème glacée à la mayo


De la crème glacée à la mayonnaise ? Je trouve qu’on gâche le plaisir d’une glace. Peut-être servi avec du poulet froid ! Et encore, j’aurais l’impression d’avoir un gout de gras dans la gorge.  J’aime bien goûter a des choses nouvelles, mais une mayonnaise devrait rester un condiment.
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Frissons assurés avec cette crème glacée à la mayo

La crème glacée à la mayonnaise, oui, ça existe… et ça fait jaser la toile.

Ice Falkirk, un petit glacier écossais, a partagé sur son compte Instagram la photo d’une crème glacée à la mayonnaise. En temps de canicule, faire parler de soi avec des créations givrées les plus improbables est clairement un super coup de publicité.

Cette innovation glacée est loin de faire l’unanimité, quoique certains sembleraient prêts à la tester.

«Ça ne sera probablement pas mauvais? Cela doit rendre la crème glacée très onctueuse et légère à l’intérieur sans goûter la mayonnaise? J’ai une recette de gâteau chocolat dans laquelle on doit ajouter de la mayo et cela donne au dessert une pure onctuosité sans goûter la mayonnaise.»

«Cela fait du sens, la crème sure devrait fonctionner aussi. »

Voici pour les commentaires positifs, voire intéressés. La liste des commentaires comprenant des « non », des « pourquoi, vraiment? » est pas mal plus longue.

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L’huile de palme «décime» les espèces


L’huile de palme que l’on retrouver dans les aliments est responsable la déforestation et un danger pour la biodiversité en pensant que 193 espèces sont en danger de disparition. Cependant, si on ne prend pas d’huile de palme, une autre huile sera sûrement remplacée et le problème n’est pourtant pas réglé. Quelle serait la meilleure solution ?
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L’huile de palme «décime» les espèces

 

Les plantations de palmiers à huile sont responsables... (Beawiharta, archives REUTERS)

 

Les plantations de palmiers à huile sont responsables de moins de 0,5 % de la déforestation mondiale, mais ce chiffre peut monter à 50 % dans certaines zones. Sur cette photo, une plantation industrielle de palmiers à huile en Indonésie.

BEAWIHARTA, ARCHIVES REUTER

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS
Agence France-Presse
Paris

Les dommages causés par les plantations en expansion de palmiers à huile sur les espèces sont « considérables », mais l’interdire ne ferait certainement que déplacer le problème, estime l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Depuis plusieurs années, l’huile de palme, utilisée principalement dans l’alimentation, est montrée du doigt par les défenseurs de l’environnement qui la considèrent comme l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité tropicale, en raison de la déforestation qu’elle entraîne.

S’il note que d’autres pratiques agricoles comme les monocultures de soja et d’hévéas peuvent être « tout aussi néfastes », le rapport de l’UICN publié mardi constate effectivement un « impact négatif considérable sur la plupart des espèces ».

« L’huile de palme décime la riche diversité d’espèces de l’Asie du Sud-Est, car elle dévore des pans entiers de forêt tropicale », commente Erik Meijaard, auteur principal du rapport basé sur l’étude de la littérature sur le sujet publié jusque début 2018.

Selon le texte, publié en marge d’une réunion à Paris de l’organisation de certification RSPO (Table ronde pour une huile de palme durable), les plantations de palmiers à huile sont responsables de moins de 0,5 % de la déforestation mondiale, mais ce chiffre peut monter à 50 % dans certaines zones.

La situation est particulièrement problématique en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux qui accueillent respectivement 60 % et 32 % des 18,7 millions d’hectares de plantations industrielles de palmiers à huile.

Cette monoculture a ainsi été responsable de 50 % de la déforestation à Bornéo entre 2005 et 2015, avec un impact plus sévère dans la partie malaisienne qu’indonésienne.

Conséquence bien connue de cette déforestation massive, couplée à d’autres facteurs comme le braconnage, la population d’Orang-outangs a chuté de 25 % sur l’île pendant la dernière décennie.

Mais gibbons, tigres et certaines espèces d’oiseaux sylvicoles sont également « gravement touchés », souligne le rapport.

Au total, 193 espèces considérées comme menacées par la liste rouge de l’UICN sont concernées.

D’autres huiles plus gourmandes

Malgré ce constat, l’organisation ne plaide pas pour une interdiction de l’huile de palme réclamée par certains militants.

« La moitié de la population mondiale utilise l’huile de palme pour son alimentation. Aussi si nous l’interdisons ou la boycottons, d’autres huiles, plus gourmandes en terres, prendront très certainement sa place », a commenté la directrice générale de l’UICN Inger Andersen dans un communiqué.

Le rendement d’huile de palme est en effet beaucoup plus élevé que celui d’autres huiles végétales, comme le tournesol ou le colza. La remplacer risquerait de nécessiter plus de terres et cela conduirait également à déplacer l’impact vers d’autres écosystèmes, comme les forêts d’Amérique du Sud ou la savane.

Dans la perspective de l’augmentation prévue de la production (de 165 millions de tonnes en 2013 à 310 millions en 2020), « nous devons chercher à avoir une huile de palme exempte de déforestation », plaide Erik Meijaard.

Par exemple des plantations sur des zones écologiquement dégradées, et non à la place de forêts tropicales.

Le rapport se montre en revanche prudent sur les labels pour une huile de palme durable, dont le RSPO.

« L’huile de palme certifiée s’est avérée, jusqu’à présent, à peine plus efficace pour empêcher la déforestation que son équivalente non-certifiée, mais l’approche est encore relativement nouvelle et possède un potentiel pour améliorer la durabilité », estime l’UICN.

Le rapport aborde également l’impact sur le changement climatique.

Si les plantations de palmiers absorbent du carbone et que l’huile pouvait remplacer les combustibles fossiles, « il faudrait des décennies pour compenser le carbone libéré » par la destruction des forêts.

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Le Saviez-Vous ► Comment les dromadaires peuvent-ils manger des cactus sans se blesser ?


Ayoye, difficile à croire que des animaux sont capables de manger des cactus avec de grandes épines sans être blessés. Les dromadaires aux États-Unis apprécient beaucoup les figuiers de Barbarie. Moi, juste à prendre le fruit de ce cactus vendu à l’épicerie, je me plante quasi toujours les minuscules épines dans les doigts, alors directement du cactus, il faut vraiment être adapté pour cette nourriture
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Comment les dromadaires peuvent-ils manger des cactus sans se blesser ?

 

Dromadaire

Ce dromadaire peut se nourrir de cactus. Sans broncher.

© YOUTUBE/CAMELSANDFRIENDS

 

Par Anne-Sophie Tassart

Eleveuse de dromadaires, une Américaine a filmé ses bêtes pendant que ceux-ci se nourrissaient de cactus recouverts d’épines de plusieurs centimètres.

Difficile pour un être humain de s’imaginer mastiquer un cactus sans sourciller. Mais les dromadaires sont capables de relever le défi sans problème comme le démontre la vidéo Youtube ci-dessous mise en ligne le 23 mai 2018. Dans celle-ci, on aperçoit deux camélidés, le mâle Baby âgé de 11 ans et la femelle Nessie plus jeune de 3 ans, se repaître de cactus couverts d’épines de plusieurs centimètres.

 

© Youtube / camelsandfriends

Pour éviter d’être piqués, les camélidés utilisent leurs papilles situées dans la cavité buccale comme l’expliquait sur Twitter en août 2016 le Dr Darren Naish, un zoologiste.

« La bouche des dromadaires est pourvue de papilles kératinisées qui rendent l’animal insensible aux piquants », confirme à Sciences et Avenir le Dr Bernard Faye de l’unité de recherche Systèmes d’élevage méditerranéens et tropicaux au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).

Cette protéine constitue, entre autres, les cheveux et les ongles humains. Les cornes des rhinocéros sont également constituées de kératine.

« La muqueuse buccale interne est suffisamment sure et résistante pour permettre la consommation de branches et d’épines qui ne blessent pas la partie interne de la bouche. Les 34 dents sont suffisamment robustes pour broyer des plantes ligneuses et des sclérophytes (plantes résistantes à la sécheresse) souvent caractérisées par des tiges coriaces », précise le chercheur sur son site. « L’intérêt du figuier de Barbarie (plante consommée dans la vidéo, NDLR) est qu’il apporte du fourrage vert même en pleine période sèche et contient suffisamment de protéines et de fibres pour l’entretien des animaux, explique-t-il à Sciences et Avenir. Cette variété est de plus en plus utilisée en haie vive ».

« Maintenant il n’y a plus un seul cactus sur le terrain »

Alex Warnock, la propriétaire des deux camélidés filmés, vit en Arizona (Etats-Unis) où elle s’occupe d’eux depuis que ces derniers sont bébés. Tout d’abord élevés au biberon, ils consomment désormais de l’herbe des Bermudes.

 « Mais si je leur donne le choix ils vont toujours préférer le figuier de Barbarie. Quand j’ai emménagé dans la propriété que j’ai aujourd’hui, ils ont labouré plus de 8000 m2 de terrain rempli de tant de figuiers de Barbarie qu’ils pouvaient à peine circuler – maintenant il n’y a plus un seul cactus sur le terrain », a confié à l’Independant Alex Warnock.

Grâce à sa chaîne Youtube Camelsandfriends, la jeune femme souhaite améliorer la réputation de ces animaux auprès du public.

« J’ai de grands projets pour le futur, explique-t-elle sur sa page Facebook. Mon rêve est de ouvrir un zoo dédié aux enfants, avec un accent mis sur la sensibilisation ». 

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