Pourquoi fait-on des cauchemars ?


Il y a les mauvais rêves et les cauchemars, et c’est dernier qui sont le plus souvent traumatisants. Ils sont plus présents à certaines tranches d’âge ou suite à des évènements négatifs. Certains reviennent fréquemment ce qui peut constituer un gros problème qui pourrait se soigner
Nuage

 

Pourquoi fait-on des cauchemars ?

 

Faire un cauchemar ou un mauvais rêve à l’âge adulte est plus fréquent qu’on ne le pense. Comprendre le mécanisme en jeu permet de traiter cette peur nocturne.

Quand nous dormons, notre cerveau travaille ! Si le rêve se définit comme étant une activité cognitive produite par le cerveau endormi, il est loin d’être bienveillant, au contraire. Deux tiers des rêves seraient négatifs, affirme le Pr Isabelle Arnulf, chef de service du département des pathologies du sommeil à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

Et cela ne doit surtout pas vous inquiéter. Avoir des rêves perturbés est un phénomène tout à fait normal. Voire thérapeutique, car, selon les chercheurs, il permettrait de digérer nos émotions négatives.

Digérer nos émotions négatives dans le sommeil

« Ce serait même l’une des fonctions du sommeil : reprendre les événements du quotidien et les retravailler pour les digérer sur un mode de possibilité plus embêtant, par exemple la jeune maman qui « rêve » que son bébé tombe du lit », explique le Dr Arnulf.

Autrement dit, nous imaginons le pire dans notre sommeil pour pouvoir mieux y faire face dans la réalité. Simuler la menace pour la neutraliser. C’est un processus complexe, une « drôle d’alchimie » qui nous fait associer des choses qui n’ont rien à voir entre elles pour les assimiler.

Quelle différence entre le mauvais rêve et le cauchemar ?

Le mauvais rêve devient cauchemar lorsqu’il vous réveille en pleine nuit. Il traduit l’échec de ce processus de « digestion ».

« L’émotion est tellement forte qu’elle réveille la personne et ne peut pas être digérée. Et tant qu’elle n’est pas digérée, le cauchemar revient. »

    Quelque 5% des adultes feraient des cauchemars récurrents.

    A quoi sont dus les cauchemars récurrents ?

  • Cette « maladie des cauchemars » survient principalement après une agression, un stress aigu, un traumatisme. C’est l’un des symptômes caractéristiques d’un stress post-traumatique.

  • Dans une moindre mesure, le cauchemar récurrent renvoie à un conflit entre deux personnes.

    Comment faire disparaître cette « maladie des cauchemars » ?

    La thérapie EMDR, basée sur la désensibilisation et le retraitement d’informations négatives par des mouvements des yeux, est généralement utilisée en cas de stress post-traumatique et donne de bons résultats.

    Si les cauchemars persistent, on a recours à la thérapie cognitive par répétition d’images mentales.

« La personne reprend le scénario habituel du cauchemar, et en change le cours au moment où il dégénère. Elle imagine une fin plus positive qu’elle doit visualiser et répéter deux fois par jour pendant dix minutes pendant une semaine”, explique le Pr Arnulf.

Le cauchemar disparaît quand le cerveau, à force de répétition, a appris à « emprunter un autre chemin ».  Quatre séances sont généralement nécessaires.

En dernière intention, en cas de résistance à cette thérapie cognitive, certains médicaments (à base d’adrénaline comme les hypertenseurs) peuvent être prescrits. A savoir : les somnifères sont inefficaces.

Et quand le cauchemar est agité ?

Chez le jeune adulte, entre 18 et 30 ans, ce type de terreurs nocturnes avec cris ou hurlements, se focalise autour d’un danger imminent : un train qui arrive sur soi, un plafond qui s’effondre, des bêtes sur le lit qui vous attaquent. L’hypnose est généralement efficace.

Autre population particulièrement concernées : les plus de 65 ans. 8% des seniors ont ce type de cauchemars agités, pouvant aller jusqu’à la chute du lit, avec des gestes violents pouvant conduire malgré soi à se blesser ou à blesser son conjoint. La spécialiste du sommeil insiste sur le fait qu’il est indispensable de prendre en charge ces personnes car ces cauchemars traduisent aussi un risque élevé de développer dans les cinq ans une démence ou une maladie de Parkinson.

Entre ces deux tranches d’âge extrêmes, il est beaucoup plus rare d’avoir des cauchemars agités. Ils sont alors dus au manque de sommeil ou au stress. C’est notamment le cas des jeunes mamans.     

A savoir : certains médicaments, comme les bêtabloquants, ceux contenant de la dopamine, certains antidépresseurs et somnifères (Stilnox ou zolpidem), favorisent la survenue de cauchemars. 

http://www.santemagazine.fr

Regarder des vidéos d’animaux rend plus heureux


Pour aider a se sentir bien et heureux, rien de plus facile, selon une étude ! Il suffit de regarder des vidéos d’animaux ou de la nature.
Nuage

Regarder des vidéos d’animaux rend plus heureux

 

Photo promotionnelle BBC

Photo promotionnelle BBC

Repéré par Galaad Wilgos

Repéré sur BBC, Yahoo! Finance

 

 

 

 

Une récente étude de la BBC a démontré que regarder des vidéos sur la nature ou les animaux a des effets bénéfiques sur la santé.

Thomas d’Aquin, traduisant Aristote, estimait que l’homme est par nature un animal social, et s’il est vrai qu’il est difficile de vivre heureux sans la présence aimante des autres, c’est aussi une perception commune que l’on ne saurait vivre heureux sans la présence de la nature. La nature serait-elle donc nécessaire au bonheur?

Si de nombreuses études scientifiques semblent désormais donner raison au bon sens, et démontrent ainsi qu’évoluer entouré de la nature a des impacts positifs sur la psyché d’un individu –elle rendrait «plus gentil, plus heureux et plus créatif»–, une nouvelle étude s’ajoute à la longue liste de preuves, avec un argument massue: non seulement la nature rend heureux, mais le simple fait de la regarder sur un écran est déjà bénéfique!

À l’heure où Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand récoltent des sommes immenses grâce à leurs documentaires et autres travaux, BBC Earth en partenariat avec l’université de Californie, Berkeley, vient de publier les conclusions d’une étude nommée The Real Happiness Project. Les résultats? Regarder ne serait-ce qu’un extrait de vidéo montrant la nature accroît les sentiments d’admiration, de contentement, de joie et d’amusement, tout en diminuant l’anxiété, la peur et la fatigue!

Servant entre autre de publicité pour leur dernière émission «Planet Earth II» –au succès colossal–, elle a été conduite par le professeur Dacher Keltner, un expert dans la science de l’émotion. Ce projet global de recherche quantitative a étudié les réactions de plus de 7.500 participants originaires des États-Unis, de la Grande-Bretagne, du Singapour, de l’Inde, de l’Afrique du Sud et de l’Australie. Il s’appuie également une synthèse de plus de 150 études scientifiques sur les liens entre nature et bien être.

Émerveillement

Les participants devaient compléter un sondage sur leur humeur avant de voir des extraits de la série «Planet Earth II» ainsi que des extraits d’une série populaire et d’un journal télévisé pour la comparaison. Leurs réponses en temps réel étaient en même temps capturées par la technologie de cartographie du visage Crowd Emotion, avant de compléter des tests psychométriques ainsi qu’un autre questionnaire sur leur humeur. Les résultats ont montré que, par ailleurs, l’impact était 35% plus grand chez les femmes, et aussi plus grand chez les jeunes de 16 à 24 ans.

«Les changements d’émotions, démontrés par l’étude de la BBC comme étant le résultat du fait de regarder cette puissante série d’histoire animalière, sont significatifs car nous savons que l’émerveillement et le contentement sont les bases du bonheur humain, commente Dacher Keltner. Si les gens ressentent de l’admiration, ils auront plus tendance à faire preuve d’empathie et de charité ainsi qu’à mieux gérer le stress.»

 

http://www.slate.fr/

 

Les gens ont tellement peur du dentiste qu’il est très difficile de quantifier le phénomène


Pour moi aller chez le dentiste, ce n’est peut-être pas une phobie, mais une peur d’avoir mal, et d’être étouffée avec l’eau pendant le nettoyage ou les réparations, assez pour en avoir mal au ventre avant le rendez-vous, et le stress jusqu’à la fin. Certaines hygiènes dentistes et dentistes sont plus attentives alors que d’autres se montrent impatients
Nuage

 

Les gens ont tellement peur du dentiste qu’il est très difficile de quantifier le phénomène

 

Un dentiste et une patiente / U. S. Navy (2011)

Un dentiste et une patiente / U. S. Navy (2011)

Repéré par Robin Panfili

Repéré sur The Washington Post, Quartz

Aller chez le dentiste effraie beaucoup de monde, mais à des degrés variés. Ce qui rend très difficile l’évaluation de l’ampleur du phénomène

Disons-le clairement: personne n’aime aller chez le dentiste. Mais, si cela relève de la simple corvée pour certains, un passage chez le dentiste peut s’apparenter pour d’autres à un véritable cauchemar. En moyenne, on estime à 60% la part de la population qui a peur ou qui éprouve de l’anxiété avant de se rendre chez le dentiste. En France, on l’observe chez près d’un Français sur deux.

En ce qui concerne la «phobie dentaire» –inscrite dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, un ouvrage de référence publié par l’Association américaine de psychiatrie–, on estime le nombre de personnes atteintes à 5%, voire 10%, de la population. Ces troubles, qui vont de l’anxiété à une véritable phobie, se distinguent par des manifestations de stress ou de peur; lorsqu’un un azpatient ne se rend pas aux rendez-vous; lorsqu’on a des difficultés à s’endormir la veille ou encore des crises d’angoisse et de panique dans la salle d’attente, énumère Quartz.

Si ces chiffres sont un bon point de départ pour quantifier le phénomène de peur du dentiste, ils demeurent toutefois incomplets. Pour offrir des traitements et des soins adaptés, chercheurs et praticiens ont dû, au fil des années, apprendre à évaluer les différentes peurs des patients. Un exercice indispensable, mais qui a rapidement viré au casse-tête, souligne Quartz. Depuis 1969, on dénombre pas moins de sept questionnaires et échelles pour mesurer l’anxiété des patients vis-à-vis des dentistes.

Le problème auquel se confronte la médecine, encore aujourd’hui, est donc d’évaluer de manière précise l’ampleur du phénomène. Un défi très délicat dans la mesure où la peur peut se manifester de diverses manières et, surtout, pour des raisons très variées. On peut avoir peur de l’imaginaire du dentiste, ou simplement de l’anesthésie. Du bruit des instruments, ou simplement de l’idée de se voir retirer une dent.

Des peurs multiples et variées

La solution, suggérée par Quartz et semble-t-il partagée par la communauté scientifique, serait de tenter d’établir un test qui rassemble et mette en commun les indicateurs les plus utiles des questionnaires déjà existants. Mais personne ne s’est encore mis d’accord sur la façon de procéder. Chaque questionnaire à ses avantages et des atouts propres. En attendant, des centres de soin prennent les choses en main pour venir en aide aux plus anxieux, notamment à l’aide d’une thérapie couplée à une faible sédation destinée à mettre à l’aise les patients ou de psychothérapie cognitivo-comportementale.

Bien qu’il reste encore beaucoup à explorer dans le domaine de la peur du dentiste, la situation reste plutôt encourageante, dit Quartz:

«Les dentistes ont de plus en plus de patients et de plus en plus de patients affichent une meilleure santé bucco-dentaire».

Il faut ajouter ici que la gestion de la douleur a fait d’énormes progrès qui pourraient peu à peu changer l’image de la profession. Une bonne nouvelle pour la médecine, donc, et pour les dentistes qui sont parfois eux-mêmes victimes de certaines formes de phobie dentaire. Une étude de 2012 révélait que près de 28% des étudiants en faculté d’odontologie ou de chirurgie dentaire étaient sujets à l’anxiété dentaire.

http://www.slate.fr

Heure avancée: une incidence sur le quotidien de la plupart des Québécois


La nuit du 11 ou 12 mars, nous serons à l’heure d’été au Québec. Une perte de sommeil d’heure si on ne se prépare pas à l’avance. Je crois aussi que c’est difficile quand la température à cette époque de l’année est changeante : pluie, neige, verglas, froid, douceur etc… peuvent aussi être des facteurs importants
Nuage

 

Heure avancée: une incidence sur le quotidien de la plupart des Québécois

 

Le passage à l'heure avancée, prévu dans la nuit de samedi à dimanche,... (Photothèque La Presse)

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

 

La Presse Canadienne

Le passage à l’heure avancée, prévu dans la nuit de samedi à dimanche, perturbera la plupart des Québécois, révèle un sondage Léger.

À la suite du changement d’heure printanier, plus d’un Québécois sur cinq constate une baisse de son niveau d’énergie, tandis que 13 % de la population se juge plus irritable.

Quelque 35 % des répondants disent également éprouver une plus grande difficulté à se tirer hors du lit.

Après le 12 mars, 58 % des Québécois requerront d’une journée à une semaine entière pour s’adapter au dérèglement de l’horloge. Chez les membres des familles, cette proportion grimpera à 72 %.

Plus de la moitié des parents profiteraient d’ailleurs de cette heure perdue pour rattraper du sommeil.

Le sondage, dévoilé lundi, a été mené en ligne pour le compte de la Boulangerie Canada Bread du 6 au 10 février 2017, auprès d’un échantillon de 1000 adultes. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.

http://www.lapresse.ca/

Se parler à soi-même fait du bien !


Si vous parler à vous-même à voix haute, c’est normal. Et même cela est une excellente habitude pour se donner confiance en soi.
Nuage

 

Se parler à soi-même fait du bien !

 

S’encourager tout haut en prononçant des mots qui nous donnent de la force est une excellente technique utilisée d’ailleurs par de nombreux sportifs.

La prochaine fois que vous murmurez quelques phrases à vous-même, n’ayez pas peur d’avoir l’air ridicule : c’est bon pour le mental ! Même de simples affirmations comme « je vais être en retard », ou « j’ai tellement faim », nous aident à mieux nous ancrer dans l’instant présent et peuvent modifier notre façon d’affronter la journée.

La psychothérapeute Lisa Ferentz, citée par Reader’s digest, explique que le fait d’exprimer nos pensées tout haut est une excellente habitude que chaque personne devrait prendre. Elle peut servir notamment à nous donner ou à maintenir une vision positive de nous-même si elle est utilisée correctement. Pour y parvenir, notre monologue intérieur ne doit pas se transformer en des critiques constantes, jugements ou attitudes négatives, au risque de nous plonger dans la mauvaise humeur.

S’encourager soi-même

Entrainez-vous plutôt en écrivant quelques petites phrases encourageantes et positives, basées sur vos qualités et vos accomplissements, puis placez-vous devant un miroir et lisez-les à voix haute, en vous regardant. L’impression de ridicule est tout à fait normale, et finira par passer. Cet exercice permet de gagner en confiance au fil du temps, et nous aide à nous habituer au son de notre voix.

Se parler de façon négative peut parfois avoir un effet soulageant, précise Lisa Ferentz. Ne vous en privez pas, mais veillez à ce que ces moments ne soient qu’une façon de réévaluer et de vous débarrasser d’une frustration ou d’une idée qui vous hante. Une fois que vous l’avez explicitée, passez à autre chose.

Des études ont confirmé le pouvoir des paroles positives adressées à nous-même, qui sont capables de nous faire changer de perspective, d’attitude et de réaction. C’est d’ailleurs assez fréquent de voir des sportifs murmurer quelques mots d’auto-encouragement avant une épreuve. Si vous avez besoin de vous donner du courage, pensez à écouter votre voix !

http://www.santemagazine.fr/

L’angoisse des appels téléphoniques est bien réelle, et elle se soigne


Avec tous les téléphones qui circulent dans le monde, on est loin de se douter que certaines personnes ne sont pas à l’aise des appels téléphoniques. Parler à une personne via ce téléphone développe un stress difficile à gérer. Ces personnes préfèrent les courriels, les réseaux sociaux et les SMS. Cela se guérit ! Je présume pour ces personnes doivent faire de gros efforts pour avancer
Nuage

 

L’angoisse des appels téléphoniques est bien réelle, et elle se soigne

 

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu | The Official White House Photostream via Wikimédia CC License by

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu | The Official White House Photostream via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Science of Us, Studio404

La popularisation des SMS et des mails a rendu cette épreuve encore plus compliquée pour certaines personnes

Pour quelqu’un qui n’est pas concerné par ce problème, l’anxiété au téléphone peut paraître étrange. Après tout, l’appareil devait permettre de vaincre l’angoisse de parler, en permettant de ne plus avoir à regarder l’autre dans les yeux. Et pourtant, cette angoisse existe belle et bien, et elle est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit. L’année dernière, dans le cadre de l’émission Studio404 (à laquelle participe la rédactrice en chef adjointe de Slate.fr Mélissa Bounoua), le chroniqueur Fibre Tigre partageait ses propres angoissesquand il s’agissait d’appeler quelqu’un:

«Vous composez un numéro et vous attendez qu’on vous réponde ou non, chaque bip est un point de suspension, vous vous introduisez dans la vie de quelqu’un sans savoir si à cet instant il souhaite vous répondre. Cette “création d’instance IRL” forcée a un petit coté agressif, voire impoli.»

Et de nos jours, comme les outils de communication (réseaux sociaux, applications de chat, SMS,…) permettent d’éviter de plus en plus les contacts vocaux, les appels deviennent de plus en plus exceptionnels, et donc angoissants.

Pour y remédier, Science of Us a étudié le phénomène et tenté de trouver des solutions. Tout d’abord, il leur fallait comprendre pourquoi ce mal existe. On vient de le voir, les appels téléphoniques deviennent plus rares, à tel point qu’on oublie comment se comporter. Mais ce n’est pas tout. En temps normal, une large partie du langage passe par le corps, une donnée qui disparaît lors d’échanges uniquement vocaux. Il est donc impossible de savoir au téléphone ce que l’autre personne pense réellement, ce qui peut provoquer une source de stress. La situation s’aggrave quand l’appel se déroule à côté d’autres personnes.

Dans un open space par exemple, il est très facile de se sentir jugé si votre voix est la seule à briser le silence ambiant. L’on a alors tendance à trop se contrôler, ce qui peut «rendre une conversation encore plus bizarre, exacerbant les problèmes et les anxiétés qui vont avec».

Ne pas hésiter à se parler à soi-même avant un appel

De plus, explique le site, l’appel téléphonique est source de «pression temporelle».

Fibre Tigre expliquait ainsi à juste titre que «le téléphone est aussi le territoire de l’improvisation: contrairement à un message écrit, vous n’avez pas la possibilité de relire vos bêtises avant d’appuyer sur entrée. Elles sont dites, et puis tant pis  – heureusement que les paroles s’envolent…»

Pour y remédier, Science of Us conseille de s’imposer des appels car c’est en répétant une expérience angoissante que l’on parvient progressivement à la rendre inoffensive. En citant le professeur Alexander Queen de l’université de Tufts, un spécialiste des phénomènes d’anxiété, le site explique qu’il faut utiliser la technique de la «restructuration cognitive».

«Vous pouvez vous dire “Bon, pourquoi est-ce qu’ils répondraient au téléphone s’ils n’étaient pas disponibles pour parler?”»

Un autre professeur explique qu’il faut s’imposer des appels d’au moins cinq minutes avec des personnes désignées.

«Peut-être que vous devriez essayer de vous dire quelques mots à vous-même, à voix haute. Puis, quand il ne reste rien d’autre à faire que de composer le numéro, vous téléphonez.» 

http://www.slate.fr/

Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment


Il existe de 10 à 15 % de gaucher (Mon petit frère en fait partie) et cela existe depuis fort longtemps donc, cela serait génétique.Le cerveau ne fonctionne pas comme un droitier, les scientifiques émettent bien des hypothèses. Cependant, ils sont certains qu’il y a des différences physiologique et neurologique en rapport aux droitiers
Nuage

 

Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment

 

Le Huffington Post  |  Par Carolyn Gregoire

    Jusqu’à une époque relativement proche, la particularité des gauchers était considérée comme un défaut, voire une tare. Ils étaient obligés d’apprendre à écrire de la main droite, ce qui les plaçait souvent dans une position très défavorable.

    Bien entendu, nous savons aujourd’hui qu’il n’y a rien de mal à être gaucher. Comme le psychologue Stephen Christmas, de l’université de Toledo, l’a expliqué au magazine Scientific American, rien ne prouve que les gauchers soient naturellement désavantagés sur le plan physique ou psychologique. D’abord ils constituent environ 10 à 15 % de la population mondiale depuis des milliers d’années. Le fait que cette particularité se soit transmise de génération en génération suggère qu’elle ne constitue pas un handicap au niveau évolutif, comme le pensaient naguère beaucoup de spécialistes.

    Cependant, la main avec laquelle on écrit est liée à certaines spécificités physiologiques et neurologiques. La recherche est alors incomplète, mais voici ce que nous savons sur les particularités cognitives et psychologiques des gauchers :

    Ils réfléchissent peut-être plus vite

    Les gauchers pourraient accéder aux hémisphères de leur cerveau plus rapidement et plus efficacement.

    D’après une étude australienne publiée en 2006 dans la revue Neuropsychology, les connexions entre les hémisphères du cerveau sont plus rapides chez les gauchers, ce qui se traduit par un traitement plus rapide de l’information. Les auteurs de l’étude en question ont confié aux participants une tâche qui leur permettait de mesurer le temps de transfert entre les hémisphères, et une autre qui nécessitait de se servir des deux hémisphères en même temps.

    Ces travaux ont démontré que les gauchers traitaient l’information plus rapidement d’un hémisphère à l’autre, un atout cognitif qui pouvait les avantager dans des activités comme les jeux vidéo ou le sport.

    Ils privilégient peut-être le côté gauche quand ils doivent prendre une décision

    Votre préférence manuelle pourrait influer sur la façon dont vous analysez des concepts abstraits, comme les valeurs, l’intelligence et l’honnêteté. Selon une étude de 2009 de l’université de Stanford, gauchers et droitiers favorisent peut-être leur côté dominant. Les participants étaient invités à regarder deux colonnes d’illustrations, puis dire lesquelles leur paraissaient les plus joyeuses, honnêtes, astucieuses et séduisantes. Les gauchers choisissaient spontanément les illustrations de la colonne de gauche, et les droitiers, celles de la colonne de droite.

    «Les gauchers pensent implicitement que les choses agréables sont du côté gauche, et les mauvaises, du côté droit, même quand la langue et la culture leur disent exactement le contraire», indiquait l’auteur principal de cette étude, Daniel Casasanto.

    Ils sont meilleurs dans certains sports

    Bien que les gauchers représentent moins de 15 % de la population, 25 % des joueurs de baseball professionnels sont gauchers. Pourquoi? Peut-être parce qu’ils ont un temps de réaction inférieur à celui des droitiers, comme l’a démontré l’étude australienne de 2006 citée plus haut.

    Mais il y a une autre raison. Différents chercheurs se sont aperçus que les gauchers semblaient avoir beaucoup plus de facilité dans les sports interactifs, comme la boxe, l’escrime, le tennis et le baseball, mais pas les activités solitaires, comme la gymnastique ou le plongeon. Peut-être parce qu’en raison de leur posture physique singulière, ils parviennent à décontenancer les droitiers qui ont l’habitude d’affronter d’autres droitiers.

    Leur cerveau gère peut-être les émotions différemment

    Votre préférence manuelle pourrait déterminer la manière dont votre cerveau traite les émotions. Une étude de 2012 publiée dans la revue PlaS ONE indique que la motivation des gauchers se traduit par une plus grande activité dans l’hémisphère droit, contrairement à ce qui se passe chez les droitiers.

    Ceci pourrait avoir des conséquences importantes dans le traitement de l’anxiété et des troubles de l’humeur, que l’on soigne parfois en stimulant le cerveau pour augmenter l’activité neuronale dans l’hémisphère gauche.

    «Au vu de nos conclusions, ce traitement, qui soulage les droitiers, pourrait faire du tort aux gauchers, ce qui n’est évidemment pas du tout l’effet recherché», a déclaré l’un des auteurs de l’étude, Geoffrey Brookshire.

    Les gauchers pourraient être plus créatifs

    De nombreux experts et diverses études suggèrent l’existence d’un lien entre le fait d’être gaucher et la créativité. Est-ce vraiment le cas? Certaines études ont en tout cas démontré que les gauchers étaient plus doués pour la pensée divergente (la capacité à trouver plusieurs solutions pour un même problème), une caractéristique cognitive de la créativité. Cependant, il convient de noter que ces études établissent une corrélation, et non une causalité. Ces conclusions ne sont donc pas véritablement probantes.

    Une autre possibilité, avancée par le psychologue Chris McManus, de l’University College de Londres, dans son livre «Right-Hand, Left-Hand», est que l’hémisphère droit du cerveau des gauchers est plus développé, ce qui influerait sur la créativité.

    Enfin, une théorie tout à fait fascinante avance qu’en grandissant dans la minorité des gauchers, ce qui les distingue de la plupart de leurs camarades, certains enfants finissent par acquérir une construction mentale privilégiant l’individualité. Cet état d’esprit peut les prédisposer à développer des traits de caractère comme l’indépendance et l’anticonformisme, que les psychologues associent à la créativité et l’innovation.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/