Se parler à soi-même fait du bien !


Si vous parler à vous-même à voix haute, c’est normal. Et même cela est une excellente habitude pour se donner confiance en soi.
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Se parler à soi-même fait du bien !

 

S’encourager tout haut en prononçant des mots qui nous donnent de la force est une excellente technique utilisée d’ailleurs par de nombreux sportifs.

La prochaine fois que vous murmurez quelques phrases à vous-même, n’ayez pas peur d’avoir l’air ridicule : c’est bon pour le mental ! Même de simples affirmations comme « je vais être en retard », ou « j’ai tellement faim », nous aident à mieux nous ancrer dans l’instant présent et peuvent modifier notre façon d’affronter la journée.

La psychothérapeute Lisa Ferentz, citée par Reader’s digest, explique que le fait d’exprimer nos pensées tout haut est une excellente habitude que chaque personne devrait prendre. Elle peut servir notamment à nous donner ou à maintenir une vision positive de nous-même si elle est utilisée correctement. Pour y parvenir, notre monologue intérieur ne doit pas se transformer en des critiques constantes, jugements ou attitudes négatives, au risque de nous plonger dans la mauvaise humeur.

S’encourager soi-même

Entrainez-vous plutôt en écrivant quelques petites phrases encourageantes et positives, basées sur vos qualités et vos accomplissements, puis placez-vous devant un miroir et lisez-les à voix haute, en vous regardant. L’impression de ridicule est tout à fait normale, et finira par passer. Cet exercice permet de gagner en confiance au fil du temps, et nous aide à nous habituer au son de notre voix.

Se parler de façon négative peut parfois avoir un effet soulageant, précise Lisa Ferentz. Ne vous en privez pas, mais veillez à ce que ces moments ne soient qu’une façon de réévaluer et de vous débarrasser d’une frustration ou d’une idée qui vous hante. Une fois que vous l’avez explicitée, passez à autre chose.

Des études ont confirmé le pouvoir des paroles positives adressées à nous-même, qui sont capables de nous faire changer de perspective, d’attitude et de réaction. C’est d’ailleurs assez fréquent de voir des sportifs murmurer quelques mots d’auto-encouragement avant une épreuve. Si vous avez besoin de vous donner du courage, pensez à écouter votre voix !

http://www.santemagazine.fr/

L’angoisse des appels téléphoniques est bien réelle, et elle se soigne


Avec tous les téléphones qui circulent dans le monde, on est loin de se douter que certaines personnes ne sont pas à l’aise des appels téléphoniques. Parler à une personne via ce téléphone développe un stress difficile à gérer. Ces personnes préfèrent les courriels, les réseaux sociaux et les SMS. Cela se guérit ! Je présume pour ces personnes doivent faire de gros efforts pour avancer
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L’angoisse des appels téléphoniques est bien réelle, et elle se soigne

 

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu | The Official White House Photostream via Wikimédia CC License by

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu | The Official White House Photostream via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Science of Us, Studio404

La popularisation des SMS et des mails a rendu cette épreuve encore plus compliquée pour certaines personnes

Pour quelqu’un qui n’est pas concerné par ce problème, l’anxiété au téléphone peut paraître étrange. Après tout, l’appareil devait permettre de vaincre l’angoisse de parler, en permettant de ne plus avoir à regarder l’autre dans les yeux. Et pourtant, cette angoisse existe belle et bien, et elle est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit. L’année dernière, dans le cadre de l’émission Studio404 (à laquelle participe la rédactrice en chef adjointe de Slate.fr Mélissa Bounoua), le chroniqueur Fibre Tigre partageait ses propres angoissesquand il s’agissait d’appeler quelqu’un:

«Vous composez un numéro et vous attendez qu’on vous réponde ou non, chaque bip est un point de suspension, vous vous introduisez dans la vie de quelqu’un sans savoir si à cet instant il souhaite vous répondre. Cette “création d’instance IRL” forcée a un petit coté agressif, voire impoli.»

Et de nos jours, comme les outils de communication (réseaux sociaux, applications de chat, SMS,…) permettent d’éviter de plus en plus les contacts vocaux, les appels deviennent de plus en plus exceptionnels, et donc angoissants.

Pour y remédier, Science of Us a étudié le phénomène et tenté de trouver des solutions. Tout d’abord, il leur fallait comprendre pourquoi ce mal existe. On vient de le voir, les appels téléphoniques deviennent plus rares, à tel point qu’on oublie comment se comporter. Mais ce n’est pas tout. En temps normal, une large partie du langage passe par le corps, une donnée qui disparaît lors d’échanges uniquement vocaux. Il est donc impossible de savoir au téléphone ce que l’autre personne pense réellement, ce qui peut provoquer une source de stress. La situation s’aggrave quand l’appel se déroule à côté d’autres personnes.

Dans un open space par exemple, il est très facile de se sentir jugé si votre voix est la seule à briser le silence ambiant. L’on a alors tendance à trop se contrôler, ce qui peut «rendre une conversation encore plus bizarre, exacerbant les problèmes et les anxiétés qui vont avec».

Ne pas hésiter à se parler à soi-même avant un appel

De plus, explique le site, l’appel téléphonique est source de «pression temporelle».

Fibre Tigre expliquait ainsi à juste titre que «le téléphone est aussi le territoire de l’improvisation: contrairement à un message écrit, vous n’avez pas la possibilité de relire vos bêtises avant d’appuyer sur entrée. Elles sont dites, et puis tant pis  – heureusement que les paroles s’envolent…»

Pour y remédier, Science of Us conseille de s’imposer des appels car c’est en répétant une expérience angoissante que l’on parvient progressivement à la rendre inoffensive. En citant le professeur Alexander Queen de l’université de Tufts, un spécialiste des phénomènes d’anxiété, le site explique qu’il faut utiliser la technique de la «restructuration cognitive».

«Vous pouvez vous dire “Bon, pourquoi est-ce qu’ils répondraient au téléphone s’ils n’étaient pas disponibles pour parler?”»

Un autre professeur explique qu’il faut s’imposer des appels d’au moins cinq minutes avec des personnes désignées.

«Peut-être que vous devriez essayer de vous dire quelques mots à vous-même, à voix haute. Puis, quand il ne reste rien d’autre à faire que de composer le numéro, vous téléphonez.» 

http://www.slate.fr/

Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment


Il existe de 10 à 15 % de gaucher (Mon petit frère en fait partie) et cela existe depuis fort longtemps donc, cela serait génétique.Le cerveau ne fonctionne pas comme un droitier, les scientifiques émettent bien des hypothèses. Cependant, ils sont certains qu’il y a des différences physiologique et neurologique en rapport aux droitiers
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Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment

 

Le Huffington Post  |  Par Carolyn Gregoire

    Jusqu’à une époque relativement proche, la particularité des gauchers était considérée comme un défaut, voire une tare. Ils étaient obligés d’apprendre à écrire de la main droite, ce qui les plaçait souvent dans une position très défavorable.

    Bien entendu, nous savons aujourd’hui qu’il n’y a rien de mal à être gaucher. Comme le psychologue Stephen Christmas, de l’université de Toledo, l’a expliqué au magazine Scientific American, rien ne prouve que les gauchers soient naturellement désavantagés sur le plan physique ou psychologique. D’abord ils constituent environ 10 à 15 % de la population mondiale depuis des milliers d’années. Le fait que cette particularité se soit transmise de génération en génération suggère qu’elle ne constitue pas un handicap au niveau évolutif, comme le pensaient naguère beaucoup de spécialistes.

    Cependant, la main avec laquelle on écrit est liée à certaines spécificités physiologiques et neurologiques. La recherche est alors incomplète, mais voici ce que nous savons sur les particularités cognitives et psychologiques des gauchers :

    Ils réfléchissent peut-être plus vite

    Les gauchers pourraient accéder aux hémisphères de leur cerveau plus rapidement et plus efficacement.

    D’après une étude australienne publiée en 2006 dans la revue Neuropsychology, les connexions entre les hémisphères du cerveau sont plus rapides chez les gauchers, ce qui se traduit par un traitement plus rapide de l’information. Les auteurs de l’étude en question ont confié aux participants une tâche qui leur permettait de mesurer le temps de transfert entre les hémisphères, et une autre qui nécessitait de se servir des deux hémisphères en même temps.

    Ces travaux ont démontré que les gauchers traitaient l’information plus rapidement d’un hémisphère à l’autre, un atout cognitif qui pouvait les avantager dans des activités comme les jeux vidéo ou le sport.

    Ils privilégient peut-être le côté gauche quand ils doivent prendre une décision

    Votre préférence manuelle pourrait influer sur la façon dont vous analysez des concepts abstraits, comme les valeurs, l’intelligence et l’honnêteté. Selon une étude de 2009 de l’université de Stanford, gauchers et droitiers favorisent peut-être leur côté dominant. Les participants étaient invités à regarder deux colonnes d’illustrations, puis dire lesquelles leur paraissaient les plus joyeuses, honnêtes, astucieuses et séduisantes. Les gauchers choisissaient spontanément les illustrations de la colonne de gauche, et les droitiers, celles de la colonne de droite.

    «Les gauchers pensent implicitement que les choses agréables sont du côté gauche, et les mauvaises, du côté droit, même quand la langue et la culture leur disent exactement le contraire», indiquait l’auteur principal de cette étude, Daniel Casasanto.

    Ils sont meilleurs dans certains sports

    Bien que les gauchers représentent moins de 15 % de la population, 25 % des joueurs de baseball professionnels sont gauchers. Pourquoi? Peut-être parce qu’ils ont un temps de réaction inférieur à celui des droitiers, comme l’a démontré l’étude australienne de 2006 citée plus haut.

    Mais il y a une autre raison. Différents chercheurs se sont aperçus que les gauchers semblaient avoir beaucoup plus de facilité dans les sports interactifs, comme la boxe, l’escrime, le tennis et le baseball, mais pas les activités solitaires, comme la gymnastique ou le plongeon. Peut-être parce qu’en raison de leur posture physique singulière, ils parviennent à décontenancer les droitiers qui ont l’habitude d’affronter d’autres droitiers.

    Leur cerveau gère peut-être les émotions différemment

    Votre préférence manuelle pourrait déterminer la manière dont votre cerveau traite les émotions. Une étude de 2012 publiée dans la revue PlaS ONE indique que la motivation des gauchers se traduit par une plus grande activité dans l’hémisphère droit, contrairement à ce qui se passe chez les droitiers.

    Ceci pourrait avoir des conséquences importantes dans le traitement de l’anxiété et des troubles de l’humeur, que l’on soigne parfois en stimulant le cerveau pour augmenter l’activité neuronale dans l’hémisphère gauche.

    «Au vu de nos conclusions, ce traitement, qui soulage les droitiers, pourrait faire du tort aux gauchers, ce qui n’est évidemment pas du tout l’effet recherché», a déclaré l’un des auteurs de l’étude, Geoffrey Brookshire.

    Les gauchers pourraient être plus créatifs

    De nombreux experts et diverses études suggèrent l’existence d’un lien entre le fait d’être gaucher et la créativité. Est-ce vraiment le cas? Certaines études ont en tout cas démontré que les gauchers étaient plus doués pour la pensée divergente (la capacité à trouver plusieurs solutions pour un même problème), une caractéristique cognitive de la créativité. Cependant, il convient de noter que ces études établissent une corrélation, et non une causalité. Ces conclusions ne sont donc pas véritablement probantes.

    Une autre possibilité, avancée par le psychologue Chris McManus, de l’University College de Londres, dans son livre «Right-Hand, Left-Hand», est que l’hémisphère droit du cerveau des gauchers est plus développé, ce qui influerait sur la créativité.

    Enfin, une théorie tout à fait fascinante avance qu’en grandissant dans la minorité des gauchers, ce qui les distingue de la plupart de leurs camarades, certains enfants finissent par acquérir une construction mentale privilégiant l’individualité. Cet état d’esprit peut les prédisposer à développer des traits de caractère comme l’indépendance et l’anticonformisme, que les psychologues associent à la créativité et l’innovation.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des fillettes de 6 ans croient que les hommes sont plus intelligents


Je ne me souviens pas au primaire avoir pensé que les garçons étaient plus intelligents que les filles. Peut-être est-ce le fait que ma mère avait son propre commerce et que papa travaillait de son côté sur la route pour une compagnie. Si nos petites filles se sentent nulles, il est important de les encourager pour qu’elles découvrent leur potentiel
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Des fillettes de 6 ans croient que les hommes sont plus intelligents

 

Un garçon et une fillette à l'école

Un garçon et une fillette à l’école Photo : iStock

Une femme peut-elle être très intelligente? Les fillettes commencent déjà à en douter à l’âge de 6 ou 7 ans, si l’on en croit une nouvelle étude américaine.

ASSOCIATED PRESS

Publiée jeudi dans la revue Science, l’étude suggère que des fillettes d’à peine 6 ans peuvent déjà être portées à croire que les hommes sont naturellement plus intelligents et plus doués que les femmes.

Les chercheurs croient que ce préjugé pourrait ainsi freiner l’élan de filles qui désirent mener des activités novatrices ou une ambitieuse carrière.

On connaissait déjà l’existence de ces stéréotypes dans la population adulte, mais l’étude semble montrer que le phénomène apparaît déjà à un très jeune âge, dès le début de l’école primaire, signale Andrei Cimpian, professeur agrégé au département de psychologie de l’Université de New York et coauteur de l’étude.

Les chercheurs ont d’abord raconté à 400 enfants de 5 à 7 ans l’histoire d’une personne très intelligente, et leur ont demandé ensuite de montrer cette personne parmi les photos de deux hommes et deux femmes, à l’allure comparable.

À 5 ans, les enfants ont tendance à choisir la personne de leur genre, mais à mesure qu’ils fréquentent l’école, le stéréotype sexiste commence à infuser chez les fillettes.

Dans une deuxième partie, les chercheurs présentaient aux enfants deux jeux : l’un pour les enfants vraiment intelligents, l’autre pour les enfants qui travaillent très fort.

À 5 ans, les enfants des deux genres réagissent de la même façon, mais à 6 et 7 ans, les fillettes choisissent moins souvent que les garçons pour le jeu qui exige de l’intelligence.

Les chercheurs ne sont pas sûrs des origines précises de ce préjugé : parents, enseignants, enfants, médias, tout le monde est soupçonné, admet le professeur Cimpian.

Mais selon lui, il faut prendre les mesures qui s’imposent afin de ne plus brimer les aspirations professionnelles légitimes des filles. À commencer par leur présenter des modèles de femmes qui ont réussi.

Rebecca S. Bigler, professeure de psychologie à l’Université du Texas à Austin, a salué le « travail remarquable » de l’équipe du professeur Cimpian.

Elle soutient aussi que les stéréotypes se développent au tout début de l’école primaire, lorsque les élèves sont exposés à de célèbres scientifiques, compositeurs ou écrivains, ces « génies de l’histoire » qui sont la plupart du temps des hommes.

« Il faut ensuite expliquer aux enfants que des lois ont été adoptées expressément pour empêcher les femmes de devenir ces génies de l’histoire et des dirigeantes », croit la professeure Bigler.

Des concepteurs de jouets comme Mattel, créateur de la poupée Barbie, ont commencé à faire certains gestes afin de réduire les stéréotypes reliés au genre.

http://ici.radio-canada.ca/

Votre cœur est-il raciste?


Une étude qui examine le coeur lors d’une situation qui pourrait expliquer pourquoi, qu’il y a plus de victimes chez les noirs, mais le stress émotionnel peut aussi affecter notre jugement pour d’autres occasions
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Votre cœur est-il raciste?

 

Campagne Benetton, mars 1996

Campagne Benetton, mars 1996

Repéré par Peggy Sastre

Quand notre cœur fait boum, c’est là que les risques d’une erreur de jugement sont les plus élevés.

Selon une étude publiée dans Nature Communications, les battements de notre cœur peuvent renforcer des préjugés racistes –inconscients ou non– lorsque nous faisons face à un potentiel danger. Plus précisément, lorsque notre cœur se contracte pour propulser le sang dans notre organisme, c’est là que nous avons le plus de chances de laisser parler nos biais, en croyant par exemple qu’un individu noir porte forcément une arme.

Des recherches qui s’inscrivent dans la droite ligne des travaux de deux de ses co-auteurs,Hugo D. Critchley et Sarah N. Garfinkel, qui avaient précédemment montré que pendant la systole –une contraction des chambres du cœur–, l’organe ne se contente pas d’injecter du sang dans notre corps, il envoie aussi tout un tas de messages au cerveau. Des signaux, en particulier, relatifs à la peur et à notre gestion inconsciente des menaces.

Ruben T. Azevedo, autre co-auteur de l’article, précise:

«Si notre étude se focalise sur les préjugés dont sont victimes les Noirs, et dont les conséquences sont si souvent tragiques au quotidien, il est tout à fait possible qu’elle puisse s’appliquer à d’autres situations. En cas d’excitation physique et émotionnelle, comme lors d’une situation très stressante, des battements de cœur plus rapides et plus forts pourraient augmenter la probabilité de croire réelle une menace inexistante, et de mener à des erreurs de jugement.»

L’hormone du stress

En l’espèce, les participants (tous blancs) à l’étude devaient déterminer si la personne –noire ou blanche– dont la photo défilait sous leurs yeux avait un téléphone ou un pistolet dans sa main. Lorsque le choix s’effectuait pendant la systole, et non pendant la diastole, les volontaires ont eu 10% de chances supplémentaires de croire le noir armé, alors qu’il ne l’était pas. Des conclusions confirmant d’autres expériences menées en laboratoire sur des étudiants et des policiers et prouvant combien les erreurs de jugements nées des préjugés raciaux peuvent être mortelles, vu que les individus sont bien plus susceptibles de se tromper sur l’objet qu’un noir a dans la main –confondre un revolver et une clé à molette, par exemple–, avant de lui tirer dessus pour se préserver d’une menace illusoire.

Dans le cerveau, il suffit qu’un Blanc aperçoive furtivement le visage d’un Noir pour que ses neurones s’affolent, une réaction propre au «système de signalement de la peur» se manifestant notamment par une augmentation de l’activité de l’amygdale. Un phénomène qui a tout du cercle vicieux, tant le cortisol –l’hormone du stress– a tendance non seulement à exacerber notre vigilance à de potentielles menaces, mais diminue aussi notre capacité à nous raisonner, c’est-à-dire à contrôler et modérer l’effet de nos préjugés sur nos pensées et nos actions.

Une panique dont on ne connaît que trop les effets délétères. Aux États-Unis, on estime aujourd’hui que les noirs non armés ont jusqu’à deux fois plus de risque de se faire tuer par la police que leurs compatriotes blancs.

http://www.slate.fr/

Un «vaccin» pour s’immuniser contre les fausses nouvelles


Un « vaccin psychologique » contre la désinformation serait possible, dans le même sens qu’un vaccin contre une maladie. Chose certaine, c’est que la désinformation fait beaucoup de tort
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Un «vaccin» pour s’immuniser contre les fausses nouvelles

 

Pour étudier les fausses nouvelles, les chercheurs ont... (PHOTO THINKSTOCK)

Pour étudier les fausses nouvelles, les chercheurs ont demandé à plus de 2000 Américains d’estimer l’ampleur du consensus scientifique sur l’idée que l’être humain est responsable du réchauffement climatique. Puis ils se sont amusés à faire bouger l’aiguille des participants en les bombardant de toutes sortes d’énoncés.

PHOTO THINKSTOCK

PHILIPPE MERCURE
La Presse

 

L’expression « fausse nouvelle » est sur toutes les lèvres, y compris celles de Donald Trump. Et comme on dit souvent que les fausses rumeurs sont virales, des chercheurs ont voulu vérifier si on peut s’en immuniser avec un « vaccin » – un avertissement servi en petite dose qui augmente la résistance à la désinformation. Résultat : testé aux États-Unis, le vaccin fonctionne autant chez les démocrates que chez les républicains.

Explications.

La thèse est pour le moins audacieuse : si les fausses nouvelles se propagent comme des virus qui déclenchent des épidémies, on peut les atténuer avec des vaccins. C’est pourtant ce que vient de démontrer un groupe de chercheurs dans un article scientifique brûlant d’actualité.

«En médecine, la résistance à un virus peut être conférée en exposant quelqu’un à une version atténuée du virus. […] La théorie psychosociale de l’inoculation d’attitude suit une logique similaire», expliquent des scientifiques des universités Cambridge, Yale et George Mason (Virginie) dans une étude publiée dans le journal sérieux Global Challenges.

Ces mots savants veulent dire une chose simple : en exposant des gens à de petites doses de fausses informations, puis en déboulonnant ces faussetés, il est possible de réduire l’influence des fausses nouvelles.

«Il y aura toujours des gens qui résistent complètement au changement, admet Sander van der Linden, professeur adjoint en psychologie sociale à l’Université Cambridge et premier auteur de l’étude, dans un article publié par l’institution. Mais nous tendons à montrer qu’il y a moyen de changer la façon de penser de la plupart des autres, ne serait-ce qu’un peu.»

La découverte risque de susciter un intérêt considérable au moment où les fausses nouvelles sont sur toutes les lèvres. Facebook est accusé d’en véhiculer et a promis de les combattre, et plusieurs experts estiment qu’elles ont contribué à l’élection de Donald Trump. Le nouveau président américain a lui-même retourné l’expression contre certains médias lors de sa première conférence de presse.

Un sujet chaud

Pour étudier les fausses nouvelles, les chercheurs ont choisi un sujet particulièrement chaud qui polarise les Américains : les changements climatiques. Ils ont demandé à plus de 2000 Américains d’estimer, en pourcentage, l’ampleur du consensus scientifique sur l’idée que l’être humain est responsable du réchauffement climatique. Puis ils se sont amusés à faire bouger l’aiguille des participants en les bombardant de toutes sortes d’énoncés.

Premier constat : les convictions des gens sont modifiables. En présentant la vérité aux participants (soit que 97% des experts sur le climat jugent qu’un réchauffement est en cours et que l’être humain en est responsable), les chercheurs ont observé que les participants changent leur pourcentage à la hausse. Lorsqu’on leur sert plutôt un énoncé faux affirmant qu’il n’existe aucun consensus scientifique sur le rôle de l’être humain dans le réchauffement climatique, ils revoient leur pourcentage à la baisse.

Et si on leur balance coup sur coup les énoncés vrai et faux? Les deux se neutralisent et la perception des participants demeure inchangée, ce qui montre tout le pouvoir des fausses nouvelles. Pire : dans cette situation, les électeurs qui se définissent comme républicains rajustent leur pourcentage à la baisse, ce qui indique qu’ils ont été plus réceptifs à la fausse information qu’à la vraie.

«Il est dérangeant de penser que la désinformation est si puissante dans nos sociétés», commente Sander van der Linden dans l’article publié par Cambridge.

Exposer pour immuniser

Ensuite, les chercheurs ont sorti leurs «vaccins». Ils ont «attaqué» les convictions initiales des participants en leur disant que «certains groupes ayant des motivations politiques utilisent des tactiques trompeuses pour convaincre le public qu’il existe une forte dissension parmi les scientifiques». Puis ils ont rectifié les faits en affirmant qu’une telle dissension n’existe pas.

Les scientifiques ont aussi mis au point une version élaborée du «vaccin». Par des sondages, ils ont découvert que la fausseté la plus populaire auprès des participants provient d’un projet appelé Oregon Petition. Ce groupe prétend avoir recueilli les signatures de 31 000 scientifiques américains affirmant que le CO2 dégagé par l’homme ne joue aucun rôle dans le réchauffement du climat.

Les chercheurs ont ensuite attaqué spécifiquement cette pétition. Ils ont montré aux participants que certaines signatures sont frauduleuses (Charles Darwin et des filles des Spice Girls y figurent) et que moins de 1% des signataires possèdent une formation en science du climat.

Donner de tels avertissements aurait pu braquer les participants les plus convaincus et alimenter les théories du complot. Or, ce ne fut pas le cas. Comme un vaccin qui stimule le système sans l’attaquer vraiment, les deux formes de «vaccins psychologiques» se sont avérées efficaces.

Lorsqu’ils étaient présentés avant la fausse information, les vaccins ont réduit la portée de celle-ci. En moyenne, les participants ont modifié leur opinion de 6,5 points de pourcentage en faveur du consensus scientifique.

«Nous avons découvert que les messages d’inoculation étaient aussi efficaces à modifier les opinions des républicains et des indépendants que des démocrates dans une direction compatible avec les conclusions de la science du climat», précise Sander van der Linden.

Les chercheurs concluent leur article en avançant que communiquer certains faits, comme le haut niveau de convergence des experts sur les questions climatiques, peut s’avérer efficace pour dépolariser les débats publics. Chose certaine, plusieurs seront rassurés de savoir qu’en cette ère qu’on dit «post-factuelle», dire la vérité peut encore contribuer à modifier les opinions.

http://www.lapresse.ca/

Les personnes vulgaires apparaissent comme plus honnêtes


Cela expliquerait probablement l’élection de Donald Trump, mais pour ma part, une personne qui insulte et qui lance des jurons en toute occasion et ce même si c’est une personne connue du public, ne m’inspire aucune confiance,.. Bien sûr, les beaux parleurs non plus n’ont pas plus l’air plus honnête. Bref, pour moi, Donald Trump est un vrai mystère le pourquoi qu’il soit devenu Président
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Les personnes vulgaires apparaissent comme plus honnêtes

 

Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

C’est le résultat d’une nouvelle étude qui explique en partie l’élection de Trump.

Quelqu’un qui jure beaucoup serait-il jugé plus honnête que les autres? C’est la question à laquelle tente de répondre une étude, relayée par Mashable.

«Nous avons trouvé une relation cohérente entre les jurons et l’honnêteté, avancent ainsi les chercheurs. La vulgarité est associée à un moindre degré de mensonges au niveau individuel, et à une plus grande intégrité au niveau de la société.»

L’étude, appelée Frankly, We Don’t Give A Damn, s’est divisée en trois parties. D’abord, 276 participants ont été réunis dans une pièce, et ont dû dire s’ils juraient souvent, et s’ils se considéraient comme honnêtes. Les profils et statuts de 74.000 utilisateurs de Facebook ont ensuite été analysés, avant que les chercheurs ne se penchent sur le cas des États-Unis en tant que nation. Les résultats sont concluants, mais les chercheurs précisent:

«Dans notre article, l’honnêteté signifie l’expression authentique du soi, dans les interactions avec autrui. […] Nos conclusions ne doivent pas être interprétées comme affirmant que plus une personne est vulgaire, plus elle aura des comportements éthiques, sérieux ou moraux.»

 

L’une des nombreuses compilations d’insultes de Trump se trouvant sur Youtube

De quoi sans doute aider à expliquer la victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton, lors de l’élection présidentielle américaine. Le candidat républicain s’est démarqué grâce à son franc-parler, jusqu’à l’insulte. Gregory Guy, professeur de linguistique à l’université de New York, n’a pas pris part à l’étude mais note à ce propos:

«L’idée que les gens interprètent le juron comme une marque de véracité est quelque chose que je trouve assez convaincant. […] On l’a vu avec Trump, qui dit des choses outrageuses. […] Les électeurs pensent que c’est là un facteur d’authenticité.»

http://www.slate.fr/