Aux États-Unis, l’hypnose est encore utilisée pour condamner les criminels


L’hypnose n’est peut-être pas la meilleure façon pour régler les enquêtes criminelles, mais elle semble être beaucoup utilisées aux États-Unis, notamment dans les états ou la peine de mort est toujours en place. L’hypnose, ne serait si fiable qu’on le prétend, par la vulnérabilité d’implanter de faux souvenirs ou omettre plus de détails. Enfin bref, cette méthode serait susceptible d’envoyer des innocent en prison ou pire à la mort.
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Aux États-Unis, l’hypnose est encore utilisée pour condamner les criminels

Sur les dix-sept États américains admettant les témoignages induits par hypnose, dix autorisent encore la peine de mort. | Matthew Ansley via Unsplash

Sur les dix-sept États américains admettant les témoignages induits par hypnose, dix autorisent encore la peine de mort. | Matthew Ansley via Unsplash

Repéré par Mathilda Hautbois

Repéré sur The Guardian

Malgré de sérieux doutes sur sa validité scientifique, la méthode sert toujours à envoyer des gens dans le couloir de la mort.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les forces de l’ordre américaines et les services de renseignement ont recours à l’hypnose dans le cadre d’enquêtes criminelles.

En juillet 1976, un article faisait la une du New York Times, annonçant qu’un conducteur d’autobus enterré vivant s’était souvenu sous hypnose du numéro de plaque d’immatriculation de ses ravisseurs en Californie. Cette affaire a popularisé la méthode et a mené les services de police à l’utiliser à travers tout le pays.

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, la police effectuait en moyenne plus de cent séances d’hypnose par an à Los Angeles. Le chef du programme d’hypnose des forces de l’ordre de la ville a affirmé que les trois quarts d’entre elles ont fourni des informations utiles à la résolution des affaires.

Selon les partisan·es de l’hypnose, elle permet aux victimes et aux témoins de se rappeler d’événements traumatisants avec plus de clarté, en les détachant des émotions qui troublent le souvenir.

Aux États-Unis, treize États autorisent encore les témoignages induits par hypnose si celle-ci est réalisée conformément à certaines directives et quatre autres États les admettent sans condition. Sur ces dix-sept États, dix ont également des lois sur la peine capitale, ce qui signifie qu’ils peuvent potentiellement infliger la mort à des personnes innocentes.

Fiabilité contestée

Au cours des dernières décennies, la validité scientifique de l’hypnose a en effet été remise en question par des expert·es étudiant le fonctionnement de la mémoire, en particulier dans les interrogatoires policiers et les salles d’audience.

«L’ampleur de l’erreur scientifique en matière de criminalistique est époustouflante», a assuré l’avocat Ben Wolff au Guardian.

À mesure que l’hypnose s’est répandue dans le domaine judiciaire, ses faiblesses sont devenues plus évidentes et c’est ainsi qu’est apparu «un changement d’attitude» à son égard chez les juristes et les psychologues, note le Dr. Steven Lynn, expert en hypnose.

Une étude menée en 1983 à l’université Concordia de Montréal a révélé que les sujets hypnotisés ont tendance à être particulièrement vulnérables à l’implantation de faux souvenirs.

En 2006, un autre travail de recherche a exploré les souvenirs d’individus après la mort de la princesse Diana et a constaté que les personnes sous hypnose omettaient plus de détails et se souvenaient moins bien que celles qui ne l’étaient pas.

Au cours des deux dernières décennies, des États américains ont bloqué ou restreint l’utilisation de l’hypnose, mais l’interdiction de cette méthode soulève la nécessité d’un réexamen plus large de la manière dont la police et les procureurs peuvent influencer la mémoire des témoins et des suspect·es.

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Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts : la science le confirme


Tout le monde on entendu un jour ou l’autre cette citation de Friedrich Nietzsche, « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ! »  Des scientifiques se sont penchés sur la question et leur conclusion semble aller dans le même sens que cette citation, comme quoi que les échecs ne sont pas une finalité du moins pas pour tout le monde.
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Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts : la science le confirme

« Le succès appelle le succès. » Ainsi se résume l’effet Matthew. Mais des chercheurs viennent aussi de démontrer que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ». © bella67, Pixabay License

« Le succès appelle le succès. » Ainsi se résume l’effet Matthew. Mais des chercheurs viennent aussi de démontrer que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ». © bella67, Pixabay License



Nathalie Mayer
Journaliste

Selon l’adage du philosophe allemand Friedrich Nietzsche : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ! » Et aujourd’hui, des scientifiques de l’université de Northwestern (États-Unis) en apportent la preuve.

Ils ont, pour cela, examiné les carrières de deux groupes de chercheurs. Les premiers ont demandé une subvention mais ne l’ont pas obtenue. Les seconds, au contraire, ont obtenu la subvention demandée. Dix ans plus tard, les chercheurs du premier groupe — ceux qui ont donc connu un échec — ont publié autant d’articles que ceux du second. Mais des articles plus « à succès » pour 6,1 % d’entre eux. La notion de succès étant ici basée sur le nombre de citations obtenues par ces articles. Un résultat d’autant plus surprenant si l’on se rappelle que les chercheurs en question n’ont pas été subventionnés pour leurs travaux.

Les scientifiques de l’université de Northwestern ont envisagé plusieurs hypothèses pour expliquer le phénomène. Mais la seule qui semble tenir à celle avancée par Nietzsche.

« Les échecs ont bien de la valeur… du moins pour ceux qui ne baissent pas les bras », conclut Dashun Wang, auteur principal de l’étude

https://www.futura-sciences.com/

Un suicide toutes les 40 secondes dans le monde


Dans le monde, il y a un suicide aux 40 secondes. C’est beaucoup trop. C’est semble-t-il surtout les hommes que les femmes qui choisissent le suicide comme solution surtout dans les pays à revenu élevé. Il est donc important que ces personnes en détresses puissent trouver de l’aide.

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Au Québec, il y a une ligne sans frais 24h/24.
1-866-277-3553
(1-866-APPELLE)
Liste des ressources régionales en prévention du suicide
https://www.aqps.info/besoin-aide-urgente/#liste-cpsregionaux


Un suicide toutes les 40 secondes dans le monde

Piotr Marcinski/shutterstock

Chaque année dans le monde, plus de 800 000 personnes mettent fin à leurs jours et le nombre des tentatives est encore beaucoup plus élevé. 

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, si « les mesures de prévention sont en progrès dans certains pays, il faudrait faire beaucoup plus. »

En 5 ans, le nombre de pays disposant de stratégies de prévention du suicide a progressé, passant à 38. Toutefois, ces résultats restent encore trop faibles.

« On compte toujours un décès par suicide toutes les 40 secondes », rappelle le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Chacun de ces décès est une tragédie pour la famille, les amis et les collègues. Or, on peut éviter les suicides. Nous appelons tous les pays à intégrer, de manière durable, les stratégies de prévention du suicide qui ont fait leurs preuves dans leurs programmes nationaux de santé et d’éducation. »

En quoi consistent ces stratégies ?

« L’intervention qui a dans l’immédiat le plus fort potentiel de réduction du nombre de suicides est la limitation de l’accès aux pesticides qui sont utilisés délibérément pour s’empoisonner », souligne l’OMS.

Des pays ont déjà montré l’exemple, comme le Sri Lanka, « où une série d’interdictions a entraîné une baisse de 70% du nombre de suicides et, d’après les estimations, a permis de sauver 93 000 personnes entre 1995 et 2015 ».

Les autres méthodes de suicide – comme la pendaison et les armes à feu notamment – doivent également faire l’objet de stratégies de prévention0

« Parmi les interventions clés, on trouve la limitation de l’accès aux moyens de suicide (armes à feu…), la mise en œuvre de programmes destinés aux jeunes pour leur permettre d’acquérir les capacités d’affronter les difficultés de la vie », poursuit l’organisation.

Des efforts d’autant plus nécessaires que « le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, après les traumatismes dus aux accidents de la route ».

Et en France ?

Près de 9 000 décès par suicide sont enregistrés chaque année en France métropolitaine, soit près de 24 décès par jour ou un toutes les heures. Ce fléau touche davantage les hommes que les femmes. Cette surmortalité des hommes par suicide touche tous les pays mais, dans une proportion plus forte, les pays à revenu élevé, dont la France.

A noter : Dans l’Hexagone, les modes de suicide les plus fréquents sont les pendaisons (57%), l’utilisation d’armes à feu (12%), les prises de médicaments et autres substances (11%) et les sauts d’un lieu élevé (7%).

  • Source : OMS, 9 septembre 2019 – Observatoire national du Suicide, France, février 2018

  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Vincent Roche

https://destinationsante.com/

Trump a littéralement rendu l’Amérique malade


Il semble que Donald Trump rende les Américains malades autant physiquement que mentalement. Depuis qu’il est au pouvoir, beaucoup éprouve des difficultés émotionnelles pouvant aller jusqu’à des pensées suicidaires. Vu de l’extérieur, et je crois ne pas être la seule à penser comme cela, que les États-Unis vit des instabilités à tous les niveaux que ce soit social, économique et les rapports avec les autres pays.
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Trump a littéralement rendu l’Amérique malade

«Un adulte sur cinq perd le sommeil à cause de la politique. Une personne sur vingt a dit que cela l'avait menée à avoir des pensées suicidaires», explique le politologue Kevin Smith. | Claudia via Unsplash

«Un adulte sur cinq perd le sommeil à cause de la politique. Une personne sur vingt a dit que cela l’avait menée à avoir des pensées suicidaires», explique le politologue Kevin Smith. | Claudia via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur Fast Company

Depuis qu’il est devenu président des États-Unis, la vie politique américaine est quelque peu perturbée. Plusieurs études analysent les impacts sur la santé mentale et physique des Américain·es.

Kimberly Allen a 67 ans et menait jusqu’à peu une retraite paisible à Takoma Park, dans le Maryland. Mais depuis bientôt trois ans, elle a des crises de larmes inexpliquées, son sommeil est perturbé et on lui a même prescrit des médicaments contre l’hypertension artérielle.

Elle attribue ses déboires physiques et mentaux au président Trump, à qui elle reproche de «faire du mal aux gens, aux animaux, à l’environnement, à nos relations avec les nations étrangères». Elle ajoute: «Je me réveille chaque jour en me demandant quelle nouvelle horreur va arriver.»

Une récente étude vient appuyer ses dires. Menée par le politologue Kevin Smith de l’Université du Nebraska à Lincoln, elle est parue dans la revue scientifique Plos One. Si elle n’affirme pas explicitement que Trump est la source des problèmes physiques et mentaux que rencontrent un nombre croissant d’Américain·es, elle souligne toutefois le rôle de l’élection de 2016 et ses conséquences dans leur développement. Décrivant la situation politique comme «inhabituelle» depuis que Trump est au pouvoir, Smith constate qu’«un adulte sur cinq perd le sommeil à cause de la politique. Une personne sur vingt a dit que cela l’avait menée à avoir des pensées suicidaires».

Augmentation générale du stress

Kevin Smith le concède aisément, «il s’agit d’une enquête à un moment donné» qu’il aimerait reproduire lorsque la politique sera dominée par une administration de gauche

Un autre chercheur qui n’a pas participé à l’étude, Christopher Borick, professeur de sciences politiques et directeur du Muhlenberg College Institute of Public Opinion, remarque néanmoins qu’il reçoit «beaucoup de rapports personnels et anecdotiques qui concordent avec les conclusions de cette étude, ce qui n’était pas le cas au cours de [ses] vingt-cinq dernières années passées dans ce domaine».

Une autre étude de l’Association américaine de psychologie, conduite annuellement et analysant les niveaux de stress des Américain·es, révèle également que «l’avenir de la nation» est devenu l’une des principales préoccupations des Américain·es (63%), devant l’argent (62%) et le travail (61%). 59% des répondant·es considèrent même vivre actuellement «le point le plus bas de l’histoire de la nation», et ce toutes générations confondues.

Christopher Borick invite les personnes stressées à «demander l’aide de professionnels pour faire face à leurs problèmes de santé. Plus important encore, en tant que société, nous devons réfléchir à la façon de réparer et inverser les dommages et trouver des moyens de rétablir la confiance dans nos institutions».


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Les changements climatiques, source d’« écoanxiété »


Il n’y a pas un jour qu’on ne parle pas des changements climatiques, on sait que cela n’ira pas en s’améliorant, mais on peu du moins atténuer les conséquences, sauf que pour agir, c’est maintenant. Malheureusement, il y a des gens qui ne voient que le négatif et développe un trouble d’anxiété. L’écoanxiété se retrouve surtout chez les jeunes. Il est important de ne pas être défaitiste et d’éduquer ce qu’ils peuvent faire en temps qu’individu et collectivité. Des jeunes comme Greta Thunberg peuvent faire la différence, elle peut toucher les jeunes pour forcer les adultes à agir.
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Les changements climatiques, source d’« écoanxiété »

PHOTO HANNAH MCKAY, ARCHIVES REUTERS

Un glacier en Norvège.

La Terre se réchauffe, les glaciers fondent, le niveau des océans augmente et la forêt amazonienne brûle : notre planète est en si mauvaise santé, et son avenir paraît si sombre, que certains commencent à perdre tout espoir et sont maintenant en proie à un phénomène relativement nouveau, « l’écoanxiété ».

JEAN-BENOIT LEGAULT
LA PRESSE CANADIENNE

« C’est un concept qui est beaucoup utilisé en Europe et dans d’autres pays, et nous on commence à le voir tranquillement, a dit la docteure Jalila Jbilou, qui est professeure agrégée à l’École de psychologie de l’Université de Moncton. C’est comme une conceptualisation d’une préoccupation qui existait déjà dans le milieu. On a vraiment un terme par rapport à ça. »

Le phénomène affecte surtout les jeunes, pour des raisons évidentes, mais aussi des adultes, au point de pouvoir devenir « pathologique » chez certains, a-t-elle ajouté.

« Ça touche tout le monde, a expliqué la docteure Jbilou. Il y a une vingtaine ou une trentaine d’années, c’était plus des gens qu’on identifiait comme des hyper engagés, des hyper orthodoxes de l’écologie et de l’environnement, et là on se rend compte en fait que, dans cette masse de “revendicateurs politiques”, il y a des gens qui sont vraiment anxieux et préoccupés et à la limite terrorisés par ce qui va arriver. »

On peut facilement penser à une anxiété et un désespoir extrême, poursuit-elle : l’écologie peut n’être qu’une première étape, et après tout s’effondre et ça a un effet beaucoup plus grand.

« L’anxiété c’est une préoccupation pour le futur, et ça c’est le grand point qui est avancé surtout par les gens qui se préoccupent de l’écologie : oui, tout de suite, les choses vont plus ou moins bien, mais le problème on l’a devant nous, il arrive et il s’en vient », a-t-elle dit.

Pas nouveau

Ce n’est pourtant pas d’hier que l’humain a un impact sur son environnement.

S’il n’y a aucun doute que les changements climatiques et la destruction de l’environnement constatés aujourd’hui soient de grande ampleur, et qu’ils aient tendance à s’accélérer, une vaste étude publiée récemment par le prestigieux magazine Science démontrait que l’humain a commencé à modifier son environnement il y a environ trois ou quatre mille ans, soit beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait jusqu’à présent.

L’étude ArchaeoGLOBE, qui a mis à contribution 255 chercheurs à travers le monde, révèle que c’est à ce moment que les humains ont commencé à domestiquer les animaux et les plantes. Les premiers agriculteurs et éleveurs ont alors notamment détruit les forêts pour faire pousser leurs récoltes ou créer des pâturages. Environ 40 % de la surface terrestre de la planète était touchée il y a quatre mille ans.

« Les changements cumulatifs à long terme provoqués par les premiers producteurs de nourriture sont plus importants que plusieurs ne le réalisent », a indiqué dans un communiqué une des auteures de l’étude, Andrea Kay de l’Université du Queensland.

Ces données pourraient permettre aux chercheurs d’examiner quelles solutions avaient été adoptées par les civilisations anciennes pour mitiger les effets négatifs de la déforestation, de la rareté de la ressource en eau, et autres.

Les chercheurs croient que ces nouvelles données pourraient aussi permettre de mieux prédire le futur impact humain sur l’environnement, puisque des prédictions de qualité comparent le présent au passé et que le portrait actuel du passé sous-estime cet impact.

Responsabilité collective

Mme Jbilou se dit frappée par l’exemple de Greta Thunberg, la jeune militante environnementale suédoise qui est notamment à l’origine du mouvement des vendredis sans école qui a mobilisé des centaines de milliers d’étudiants à travers le monde.

« Parfois les médias mettent une pléthore d’informations que probablement certaines personnes ne sont pas en mesure de processer au fond d’elles-mêmes pour temporiser, et du coup ça peut devenir anxiogène, a-t-elle dit. La responsabilité collective des médias, des parents, des institutions est d’outiller les jeunes pour que ce mouvement de revendications et d’actions politiques et sociales ne devienne pas une zone d’angoisse et de stress. »

L’important, ajoute-t-elle, est de reconnaître qu’il y a dans la vie des choses sur lesquelles on peut agir seuls, des choses sur lesquelles on peut agir collectivement et des choses face auxquelles nous sommes impuissants, « et c’est l’acceptation de ces trois aspects qui fait qu’on arrive à avoir une vie équilibrée ».

« Si on se concentre sur ce qu’on ne peut pas changer et qu’on en fait son cheval de bataille, c’est difficile d’avancer », a-t-elle dit.

Il est aussi crucial de remettre l’écoanxiété dans le contexte de « la vie au complet, dans toutes les sphères de vie, et notamment les sphères qui vont bien », poursuit Mme Jbilou.

« Il faut travailler sur les pensées sur ce qui ne va pas. Souvent on regarde les problèmes, mais on ne regarde pas les solutions, tout ce qui se passe de bien dans sa vie, a-t-elle expliqué. C’est un peu de déplacer la pensée par rapport à l’écologie seulement. »

« Le deuxième point, c’est l’éducation, a conclu, Mme Jbilou. “OK, tu penses que ça ne va pas, mais tu peux y contribuer pour améliorer”. On peut s’engager par rapport à l’écologie à tous les niveaux. C’est de transformer sa source d’anxiété en une source de force régénératrice : il devient maître de la pensée négative et il commence à agir dessus et il peut même éduquer d’autres personnes, donc ça transforme son inquiétude en valorisation d’action. »

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Le secret pour vivre vieux? L’optimisme, révèle une étude


Je ne suis pas surprise ! L’attitude face à la vie en générale y fait beaucoup sur nos agissements, nos capacités à affronter les problèmes, et même notre état de santé.
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Le secret pour vivre vieux? L’optimisme, révèle une étude


Les optimistes vivent 10 ans de plus que les pessimistes, selon une nouvelle étude américaine. C’est comparable à l’effet du diabète ou d’une crise cardiaque précoce.

MATHIEU PERREAULT
LA PRESSE

Longévité exceptionnelle

Les hommes optimistes vivent 11 % plus longtemps que les pessimistes, et chez les femmes, la longévité est accrue de 15 %, selon l’étude publiée hier dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

« C’est du même ordre qu’un diagnostic de diabète ou une crise cardiaque avant 60 ans pour les hommes ou 70 ans chez les femmes », explique l’auteure principale de l’étude de PNAS, Lewina Lee, de l’Université de Boston. « Nous avons été fort surpris de l’ampleur de l’effet. C’est remarquable. »

Pour une espérance de vie moyenne de 80 ans, la différence entre optimistes et pessimistes est donc de l’ordre de la décennie. Pour ce qui est de la « longévité exceptionnelle », soit vivre plus de 85 ans, l’effet est encore plus grand : une augmentation de la longévité exceptionnelle de 50 % pour les femmes et de 70 % pour les hommes.

« Modérément optimistes »

L’impact de l’optimisme est d’autant plus frappant que l’étude de Mme Lee ne visait pas les gens très optimistes ou pessimistes : l’échantillon de 71000 femmes et 6000 hommes a été divisé en quatre groupes, ou quartiles

« On parle de gens modérément optimistes, comme on en croise tous les jours dans notre vie », dit Mme Lee.

Les 71 000 femmes faisaient partie d’une célèbre cohorte de suivi appelée Nurses’ Health Study et avaient été suivies en moyenne pendant 10 ans à partir d’un âge moyen de 70 ans. Les 6000 hommes étaient des vétérans suivis en moyenne pendant 30 ans à partir d’un âge moyen de 62 ans.

Résolution de problèmes

Quel mécanisme peut expliquer l’effet de l’optimisme sur la longévité ?

« Les optimistes ont un mode de vie plus sain sur le plan de l’alimentation, de l’alcool, de l’exercice, des consultations médicales régulières et du tabagisme, mais cela n’explique pas toute la différence, dit Mme Lee. Une piste pourrait être la capacité d’avoir des buts et la confiance de les atteindre, qui semblent plus fortes chez les optimistes. Ils semblent aussi être plus aptes à régler des problèmes et à réguler leurs émotions en situation stressante. Par exemple, si un optimiste a de la difficulté à perdre du poids, il va essayer d’autres moyens, alors que le pessimiste va abandonner plus tôt ce projet. »

Les optimistes ont-ils moins de risque de souffrir de démence que les pessimistes ?

« C’est une autre piste à explorer, parce que la démence mène souvent à d’autres problèmes de santé. »

La psychiatre bostonienne veut aussi explorer pourquoi l’optimisme touche de manière différente les hommes et les femmes.

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Pourquoi le désespoir climatique doit nous conduire à l’action


Le désespoir climatique est une dépression face aux changements climatiques. Avec tout ce que l’on peut lire, ce que nous voyons et ressentons, nous sommes pour la plupart conscient que nous entamons bel et bien ce changement et qu’il est trop tard pour reculer. Cela, veut-il dire que nous devons rester des spectateurs ? Bien sûr que non. Même si nous ne pouvons pas reculer, nous pouvons probablement atténuer les effets.
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Pourquoi le désespoir climatique doit nous conduire à l’action


«C'est super douloureux d'être un humain à ce moment de l'histoire». | StockSnap via Pixabay

«C’est super douloureux d’être un humain à ce moment de l’histoire». | StockSnap via Pixabay

Repéré par Robin Lemoine

Repéré sur Vice

La planète va mal, on le sait et cela nous déprime. Mais au lieu de ne rien faire, agissons.

Si le réchauffement climatique est une force imparable qui exterminera l’humanité, pourquoi continuer à se battre pour sauver la planète? Pourquoi continuer à faire des enfants, à travailler? Pourquoi, tout simplement, continuer à vivre?

Si ces questions vous ont déjà traversé l’esprit, vous faites peut-être partie des personnes qui souffrent de ce que l’on appelle le désespoir climatique.

«C’est super douloureux d’être un humain à ce moment de l’histoire, déclare à Vice Renee Lertzman, spécialiste en sciences sociales et en psychologie et auteure de l’ouvrage Environmental Melancholia. «C’est une expérience surréaliste, car nous sommes toujours dans le même système où les gens conduisent, continuent de manger beaucoup de viande et agissent comme si c’était normal. Pour certaines personnes, ce sentiment est incompatible avec la poursuite des activités de la vie quotidienne.»

Mais le désespoir climatique va bien au-delà de la crainte des décisions difficiles qu’il faudrait prendre et de notre capacité à les mettre en place. Au lieu de nous rallier, cet état d’esprit nous pousse à abandonner.

Le simple fait de lire des articles sur le sujet peut produire des réactions proches de la dépression. Katerina Georgiou, thérapeute londonienne, indique que ce phénomène est «habituellement lié à des personnes qui présentent déjà des signes d’anxiété», mais que celui-ci empire la situation.

Désespérer, mais agir

Le rapport de l’ONU sur l’incapacité probable de l’humanité à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici à 2100, et celui concernant le million d’espèces sur le point de disparaître en raison de la dégradation de l’environnement causée par l’homme, illustrent à la fois une prise de conscience et une idée qu’il est dèjà trop tard.

Si le désespoir engendre l’inaction, c’est évidemment un problème.

Pour Renee Lertzman, «nous devons traduire notre inquiétude –notre désespoir, notre colère, nos sentiments– en action».

Heureusement, cette prise de conscience écologique est de plus en plus importante et des pays ainsi que des entreprises se retrouvent obligées de changer leur comportement.

Alors, au lieu de désespérer il faudrait appréhender cette réalité comme un malaise utile. C’est ce que conseillent quatre sociologues dans l’essai The Useful Discomfort of Critical Climate Social Science.

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