Se lever trop tôt peut faire de nous des psychopathes


À croire le titre, je serais une psychopathe, mais non, c’est pas tout à fait cela. A vrai dire, c’est plutôt l’heure du travail qui n’est pas adapté pour tout le monde. Ce qui peut engendrer un manque de productivité. Si nous pouvions avoir des horaires variables, selon notre horloge interne, cela serait bien
Nuage


Se lever trop tôt peut faire de nous des psychopathes


Le pic de productivité de 14 heures. | Tonny Tran via Unsplash

Le pic de productivité de 14 heures. | Tonny Tran via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur The Guardian

Contraindre son rythme biologique naturel peut porter atteinte à l’équilibre psychologique.

Faire la grasse mat’, c’est moche. Il n’y a qu’à écouter les success stories américaines pour s’en rendre compte: ce n’est pas en se faisant une tartine du Nutella au lit qu’on devient PDG d’Apple. Mais, couche-tard et noctambules, soyez rassuré·es: la fin du règne du réveil a enfin sonné, car se forcer à se lever tôt pourrait entraîner des comportements déviants.

Dictature des alouettes

Qu’on le veuille ou non, nous avons tous une horloge interne. Elle ne fait pas tic-tac, mais nous devrions quand même essayer de l’écouter. C’est elle qui définit notre rythme de sommeil, que l’on appelle scientifiquement le chronotype. Il en existe plusieurs sortes; des tests permettent de découvrir le sien.

Si notre horloge interne dure plus de vingt-quatre heures, nous préférons nous coucher tard; si elle dure moins longtemps, nous sommes des couche-tôt. Ainsi se répartissent les «hiboux» qui vivent la nuit, les «alouettes» qui se réveillent à l’aube et, entre les deux, les «diurnes».

N’est pas alouette qui veut –c’est la biologie qui le dit– et perturber nos cycles naturels pour satisfaire les gourous de la course à pied matinale n’est pas sans conséquences.

Jusqu’à présent, les horaires fixés par l’école ou le monde du travail ont toujours favorisé les alouettes; les autres chronotypes ont dû s’adapter. Forcés de casser leur rythme naturel, ces individus sont moins efficaces et leurs performances générales peuvent être dépréciées par rapport à celles des alouettes.

Il est temps pour les chouettes de se rebeller: c’est ce à quoi a invité la journaliste scientifique Linda Geddes dans son discours au Hay Festival. Selon elle, plutôt que d’exiger d’une personne couche-tard qu’elle soit au pic de sa productivité dès le matin, nous devrions lui donner des horaires flexibles pour qu’elle accomplisse au mieux son potentiel.

«Ce serait un moyen d’égaliser les chances, d’améliorer la productivité de tous et l’humeur de chacun. Une telle approche pourrait créer un cadre de travail plus harmonieux et plus moral», souligne-t-elle.

Variations morales

Le déséquilibre engendré par les horaires standards actuels va au-delà du risque de déficit de productivité: il touche à notre moralité, comme l’a révélé une étude américaine intitulée «La morale des alouettes et des chouettes».

D’après l’équipe de recherche, notre comportement éthique varie en fonction du type de relation entre les deux mécanismes constituant notre horloge interne: l’homéostasie, c’est-à-dire la pression qui nous dit de dormir si on est resté·e trop longtemps éveillé·e, et le cycle circadien, qui régule notre temps de sommeil et d’éveil.

Première situation, les mécanismes s’accordent: la période d’éveil survient quand la pression homéostatique est basse; on se sent en pleine forme. Notre comportement social est alors positivement influencé.

Deuxième situation, les mécanismes s’opposent: on reste éveillé·e alors que l’on a envie de dormir. Cette fois, notre système de moralité est influencé négativement:

«Des recherches suggèrent que vous êtes plus enclin à adopter un comportement contraire à l’éthique et déviant, comme être méchant, intimider vos collègues ou falsifier des reçus», précise Linda Geddes.

Pour enfoncer le clou, une autre étude avance que des comportements similaires ont été observés chez des employé·es dormant moins de six heures par nuit, la recherche ayant identifié un lien entre la privation de sommeil et les taux de glucose dans le cortex cérébral, la région du cerveau responsable du contrôle de soi-même.

http://www.slate.fr/

La banalisation du mensonge


On sait qu’en politique le mensonge est commun. Depuis l’élection de Donald Trump, on prend plus conscience de l’étendue de la désinformation. Les réseaux sociaux n’aident pas non plus, même, ils empirent le problème des mensonges de toutes sortes qui peut amener des violence envers un groupe ou a une personne innocente à cause des mensonges.
Nuage


La banalisation du mensonge

Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé... (PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS)

Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé pendant la campagne présidentielle en 2016 pourraient avoir joué un rôle dans l’élection de Donald Trump (photographié mercredi dernier à Washington).

PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS

VALÉRIE SIMARD
La Presse

La foule présente lors de la cérémonie d’investiture de Donald Trump était la plus grande de l’histoire. Et le soleil s’est pointé lorsque le président a commencé son discours. Les vaccins causent l’autisme. Il y a un minicheval à la crinière rose dans l’île Sainte-Hélène ! Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons exposés à de fausses informations. En cette ère dite de « post-vérité », le mensonge est-il plus présent qu’avant ?

Le cas du président américain est extrême. Selon le Washington Post Fact Checker, une équipe mise sur pied par le quotidien américain réputé pour « établir la vérité derrière la rhétorique », Donald Trump avait, en date du 29 avril dernier, prononcé plus de 10 000 déclarations fausses ou trompeuses pendant ses 827 jours au pouvoir

« Ce que Trump a fait – et ce qu’il continue de faire – est de dévaluer l’idée de vérité dans notre culture », a écrit le commentateur politique Chris Cillizza, dans une analyse publiée en avril dernier sur le site de CNN.

« Il faut faire attention à quel point on extrapole à partir du cas américain, qui est un cas très singulier à plusieurs égards, affirme Jocelyn Maclure, professeur titulaire de philosophie à l’Université Laval et président de la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST). Mais en même temps, on a connu le Brexit. Le camp du Non avait sous-estimé comment l’autre camp pourrait s’en sortir en prenant autant de libertés avec la rigueur et l’exactitude. »

C’est justement dans le contexte de l’élection de Donald Trump et du référendum sur le Brexit au Royaume-Uni que le dictionnaire britannique Oxford a déclaré « post-truth » (post-vérité) mot de l’année 2016, en référence à une période où les faits comptent moins que l’émotion.

Or, le mensonge en politique ne date pas d’hier, rappelle Jocelyn Maclure en nous ramenant à Machiavel.

« Je ne m’en prends pas au concept même de post-vérité, précise-t-il. Certains disent qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Il y a une radicalisation des problèmes qu’on a toujours connus. Il y a tout un marché pour des politiciens ou des formations politiques qui veulent instrumentaliser à la fois nos vulnérabilités et les nouvelles technologies de l’information, l’internet et les plateformes numériques, pour faire des gains politiques. »

Le fait que le mensonge a toujours existé ne le rend pas pour autant acceptable sur le plan des valeurs, ajoute-t-il.

 « La plupart des philosophes politiques et des philosophes en éthique ont jugé que le mensonge était mal, y compris en politique. Si on pense que c’est important que les prises de décision et l’adoption des lois soient fondées sur la rationalité et des faits avérés, il faut condamner de toutes nos forces le mensonge en politique et, surtout, il faut se donner des moyens institutionnels de le combattre. »

Le rôle des réseaux sociaux

Si le mensonge en politique n’est pas nouveau, les réseaux sociaux permettent d’en amplifier la diffusion. Il en va de même pour les fausses nouvelles, que le chroniqueur Jeff Yates, aujourd’hui à Radio-Canada, traque depuis maintenant quatre ans. Il n’est pas en mesure d’affirmer qu’elles ont proliféré, mais il constate que le ton qui y est employé est devenu plus agressif.

Selon sa définition, une fausse nouvelle est « une information soit carrément fausse, soit détournée, exagérée ou dénaturée à un point tel qu’elle n’est plus véridique, présentée comme une vraie nouvelle dans le but de tromper les gens ». 

« Anciennement, c’était difficile d’atteindre 100 000 personnes. Tu ne pouvais pas faire ça tout seul dans ton sous-sol. Maintenant, si tu sais comment les réseaux sociaux fonctionnent, tu peux rejoindre beaucoup de monde. »

Et faire des dommages. Au Sri Lanka, une fausse information diffusée sur Facebook a mené à une flambée de violence à l’endroit des musulmans. En Inde, au moins 25 hommes ont été lynchés à cause de fausses rumeurs d’enlèvements d’enfants sur WhatsApp. Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé pendant la campagne présidentielle en 2016 pourraient avoir joué un rôle dans l’élection de Donald Trump. À moindre échelle, au Québec, peu après la mort de la fillette à Granby, alors qu’il était interdit de dévoiler le nom de la victime et des accusés, des internautes ont fait circuler la photo d’une femme qui porte le même prénom que la belle-mère de la fillette en affirmant qu’il s’agissait de l’accusée.

« La dame a reçu des messages haineux et des menaces sur son Facebook, raconte Jeff Yates. Ce n’est pas quelque chose qui a eu un large impact sur la société, mais pour cette personne, ça a des conséquences. »

Selon Jeff Yates, beaucoup de la désinformation présente sur Facebook passe dorénavant par des groupes, souvent privés, depuis que la plateforme a modifié son algorithme pour leur donner priorité aux dépens des pages.

« Si on a un groupe conspirationniste, tous les gens dans le groupe ont tendance à être conspirationnistes. Ceux qui ne le sont pas vont avoir tendance à ne plus y aller parce que chaque fois qu’ils publient un commentaire, ils se font insulter. »

La science mise à mal

Ainsi, ces groupes sont un terreau fertile pour les théories conspirationnistes et les discours remettant en question les faits avancés par la science. Le neuroscientifique Daniel Levitin, professeur au département de psychologie de l’Université McGill et auteur du livre A Field Guide to Lies – Critical Thinking in the Information Age, déplore qu’une partie de la population ait perdu confiance en la science.

« C’est en partie la faute des scientifiques qui ne font pas vraiment un bon travail pour expliquer ce qu’ils font et comment ils le font et celle du système d’éducation, croit M. Levitin. Je ne pense pas que la personne moyenne possède les outils pour s’engager dans le genre de pensée critique qui est nécessaire. »

Il admet que la plupart des gens n’ont pas non plus le temps nécessaire à la vérification des faits. Il croit cependant qu’ils devraient être en mesure de reconnaître que tous n’ont pas la même crédibilité pour s’exprimer sur un sujet.

« Les gens entendent quelqu’un comme Robert F. Kennedy Jr dire que les vaccins sont dangereux. Ils ne savent peut-être pas grand-chose à son sujet, mais ils connaissent le nom de Kennedy. Ou, plus insidieusement, ils voient une publication sur Facebook et se disent : « Si j’y pense, il y a beaucoup d’enfants qui sont malades après la vaccination. Je ne fais pas confiance aux sociétés pharmaceutiques ni aux experts, alors peut-être que c’est vrai. » Mais il y a un fossé entre peut-être que c’est vrai et c’est vrai. »

Des remèdes contre la désinformation

• #30 secondes avant d’y croire

#30 secondes avant d’y croire est un projet mené par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et de l’Agence Science-Presse, auquel participent le journaliste Jeff Yates et plusieurs autres journalistes bénévoles. La formation a pour but de sensibiliser les adolescents aux fausses nouvelles et aux canulars qui circulent sur le web.

https://30secondes.org/

• PolitiFact

Ayant reçu un prix Pulitzer, PolitiFact est un site à but non lucratif tenu par le Poynter Institute, aux États-Unis. Les journalistes examinent, avec leur Truth-O-Meter, l’exactitude des déclarations faites par les élus américains.

https://www.lapresse.ca/

Il est tout à fait humain de s’énerver contre son wifi


Intéressant !!! Sans doute, qu’un moment donné, vous avez vécu ce genre d’expérience, un moment passionnant et hop ! Plus rien. Un peu comme une panne de courant lors d’un film, ou un évènement sportif, vraiment intéressant au moment le plus captivant, panne de courant, ou plus d’internet. La frustration pouvant aller a des injures. Un peu comme une panne de courant lors d’un film, ou un évènement sportif, vraiment intéressant au moment le plus captivant, panne de courant, ou plus d’internet. C’est notre façon comme un animal pris au piège de réagir jusqu’à ce qu’on retrouve notre calme.
Nuage


Il est tout à fait humain de s’énerver contre son wifi


L'animal qui sommeille en nous se réveille au moindre bug de wifi. | Norbu Gyachung via Unsplash

L’animal qui sommeille en nous se réveille au moindre bug de wifi. | Norbu Gyachung via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Lorsque nous devons affronter des frustrations aussi triviales qu’une panne d’internet, rationalité et logique sont balayées.

Repéré sur The Guardian

Nous marchons sur deux jambes, nous habillons, aimons l’art et nous délectons des joies de l’esprit d’un livre bien écrit: loin de nous l’idée de nous considérer comme des animaux guidés par leur seul instinct. Mais imaginez-vous au moment-clé de cet épisode final tant attendu –le dernier de Game of Thrones, par exemple, à cet instant précis où une unique pensée vous habite tout entier: que va-t-il se passer? Imaginez que soudain, l’image se gèle sur le visage de votre héros et qu’une triste conclusion s’impose: le wifi ne fonctionne plus.

Un événement d’une triste banalité qui peut pourtant produire un fort sentiment de rage, comme un animal pris au piège qui lutterait pour sa vie pour s’en délivrer. Mais nous ne pouvons ni mordre, ni griffer notre box wifi, cet ennemi carré qui nous fixe de ses deux LED rouges. Ainsi émerge, selon le Dr Douglas Fields, neurologue aux Instituts américains de la santé, une frustration bestiale.

Liberté contrainte

Dans son livre Pourquoi nous craquons: comprendre le circuit de la rage dans notre cerveau, il recense plusieurs facteurs qui nous font perdre la raison, ces déclencheurs de nos pulsions primaires. Celui qui est à l’œuvre dans la panne de wifi est, explique-t-il, le «stopping trigger». Il décrit une situation où notre liberté est contrainte, stoppée par un facteur externe: le piège pour l’animal, le lag du wifi pour nous:

«Les animaux lutteront violemment pour échapper aux contraintes, jusqu’à se ronger la patte s’ils sont pris dans un piège. Les humains ne sont pas différents, affirme le chercheur. Le fait d’être attaché, coincé, emprisonné ou empêché de poursuivre ses désirs déclenchera cette poussée de rage. L’émotion qui l’accompagne est la frustration.»

Un peu comme lorsqu’on est coincé dans un bouchon ou un ascenseur. La seule issue consiste alors à essayer d’agir: d’où la personnification de l’objet de nos tourments, en hurlant sur sa box –«Pourquoi tu me fais ça?!»–, en pestant contre les feux rouges ou en tambourinant sur les portes de l’ascenseur.

Selon Fields, la seule issue pour nous sortir de cet état de rage serait de reprendre le contrôle. Et quand c’est impossible, de respirer un grand coup.

http://www.slate.fr/

Comment démasquer quelqu’un qui ment


Il y a des mensonges pour ne pas blesser, mais d’autres sont plus graves. ou vraiment inutile. Avec l’ère des fausses nouvelles doivent-on accepter ces mensonges ? Dans la vie de tous les jours, comment détecter un menteur. Même si nous avions un polygraphe, ou encore qu’on observe pour détecter le non-verbal ne sont pas sûr à 100%. Le mieux est écouté et poser des questions. Et pour les fois que j’ai essayé, cela fonctionne assez bien.
Nuage


Comment démasquer quelqu’un qui ment

Pinocchio par-ci, Pinocchio par-là | Alex Bikfalvi via Flickr CC License by

Pinocchio par-ci, Pinocchio par-là | Alex Bikfalvi via Flickr CC License by


Repéré par Léa Polverini


Commencez par ne plus vous fier aux roulements d’yeux.


Repéré sur The Guardian

Fin avril, le Washington Post annonçait que Donald Trump venait de passer la barre des 10.000 déclarations fausses et trompeuses depuis son accession au pouvoir. Un beau record pour celui qui a largement popularisé l’expression de «fake news», qui sature désormais le paysage médiatique. Le mensonge connaît aujourd’hui son heure de gloire, cependant que les «vérités» dites alternatives font florès.

Cela signifierait-il que nous vivons dans des sociétés où il est plus acceptable de mentir?

Pour Robert Feldman, professeur de psychologie à l’Université du Massachusetts et auteur de The Liar in Your Life, «les présidents –même ceux que vous n’aimez pas– sont des modèles, et si vous voyez quelqu’un avec beaucoup de prestige mentir constamment et s’en tirer, comme cela semble être aujourd’hui le cas, cela fournit un modèle de ce qui est acceptable».

Tous loucheur·ses?

Mais comment dès lors repérer ces menteurs et menteuses qui bourgeonnent autour de nous? La croyance populaire veut que le menteur ait l’air louche: son œil partirait du mauvais côté lorsqu’il inventerait une histoire, strabisme intempestif n’échappant pas aux regards les plus affûtés, qui auraient tôt fait de débusquer l’entourloupe. Pour peu que le bigleux malhabile s’invente une crédibilité à coups de «en vérité…» surjoués, il est déjà cuit. En réalité, ces critères sont à peu près aussi fiables qu’une recette de grand-mère mal recopiée.

«Quand nous nous engageons dans la détection passive de mensonges –en regardant les gens pour essayer de déterminer s’ils mentent ou non– la conclusion générale est que nous arrivons à un résultat de très piètre qualité. Nous avons environ 54% de chances d’avoir raison. Lancer une pièce vous donnerait 50% de précision», estime Gordon Wright, co-directeur de la section de psychologie de Goldsmiths’.

Les tests polygraphiques ou les détecteurs de mensonges ont un taux de précision d’environ 65% à 70%, et les expériences qui envisagent les mouvements complets du corps peuvent arriver jusqu’à 85%, mais il va sans dire que ces méthodes ne sont pas de rigueur dans la vie courante.

À cela, il faut encore ajouter le fait que menteurs et menteuses peuvent anticiper sur ces attentes, et infléchir leur comportement en fonction :

 «les menteurs regardent les gens plus intensément –ils jouent avec ces stéréotypes», précise Wright.

Que disent les intriguant·es?

Que faire lorsqu’on ne possède donc pas l’attirail d’une salle d’interrogatoire? Déjà, arrêter de s’en remettre au mythe du comportement non verbal. Ensuite, se concentrer sur ce que les gens disent, plutôt que sur la façon dont ils le disent.

Pour Pär-Anders Granhag, professeur de psychologie à l’Université de Göteborg, un bon moyen est de tester la «technique des questions imprévues», qui consiste à poser des questions auxquelles les menteurs ne se sont pas préparés.

«Les menteurs se préparent plus que ceux qui disent la vérité. Si vous ne posez que des questions qui ont été anticipées, vous jouez leur propre jeu. Ceux qui disent la vérité peuvent répondre à ces questions car ils puisent dans leur mémoire, tandis que les menteurs auront plus de difficultés, parce qu’ils ont préparé des réponses toutes faites aux questions prévues, mais ne se sont pas préparés à d’autres questions», explique-t-il.

Les personnes qui mentent sont également plus susceptibles de s’ajuster aux réactions de leur auditoire, puisqu’elles cherchent avant tout à le convaincre, ce qui n’est pas nécessairement le but de quelqu’un qui vous raconterait une vérité comme une autre.

«Elles voient si la personne les croit ou non, et si elles soupçonnent que non, elles peuvent changer leur histoire, ajouter plus de détails», relève Granhag.

Dans le jeu du mensonge, nous sommes également victimes de nos propres préjugés. Nous sommes plus prompts à croire quelque chose qui correspond à nos propres opinions, même si ce quelque chose est erroné ou de mauvaise foi. Les petits mensonges sont aussi ce qui scande notre quotidien:

«la plupart du temps, ils ont des conséquences très mineures et n’ont pas d’importance, mais ils servent à lubrifier les rouages de l’interaction sociale», souligne Feldman.

C’est ainsi que l’on se retrouve à complimenter tel et telle amie sur son pull affreux, le sourire étant plus socialement acceptable que l’ahurissement. Dans ces cas-là, mieux vaut s’en remettre au bon sens.

http://www.slate.fr/

Fumer du lait de crapeaud veni­meux pour­rait soigner la dépres­sion


Qui aurait cru qu’une sécrétion toxique d’une espèce de crapaud pourrait servir pour soigner le stress, l’anxiété et la dépression ?
Nuage


Fumer du lait de crapeaud veni­meux pour­rait soigner la dépres­sion


par  Mathilda Caron


D’après une nouvelle étude publiée dans le jour­nal Psycho­phar­ma­co­logy le 13 mai 2019, le lait d’un crapaud veni­meux pour­rait être la clé pour soigner la dépres­sion. 

Le crapaud du désert de Sonora, que les scien­ti­fiques connaissent sous le nom de Bufo alva­rius, a la parti­cu­la­rité d’avoir des sécré­tions toxiques pouvant tuer ses préda­teurs, mais aussi faire « planer » l’être humain.

Les cher­cheurs se sont penchés sur la 5-méthoxy-dimé­thyl­tryp­ta­mine (5-MeO-DMT), une substance présente dans ses sécré­tions qui s’avère être un puis­sant psycho­trope, cousine de la DMT. Ce « lait » psyché­dé­lique est d’ailleurs convoité par un nombre crois­sant de consom­ma­teurs de drogues, et il est classé comme stupé­fiant dans certains pays d’Amé­rique du Nord et du Sud.

Cela n’a pas empê­ché une équipe inter­na­tio­nale de cher­cheurs – issus des univer­si­tés de Maas­tricht, aux Pays-Bas, et de Prague, en Répu­blique tchèque – de se pencher sur ses pouvoirs médi­ci­naux. Après plusieurs semaines d’ex­pé­rience sur des cobayes victimes de troubles mentaux, les symp­tômes de stress, d’an­xiété ou de dépres­sions auraient dimi­nué, dès la première inha­la­tion, chez les personnes testées.

Source : Psycho­phar­ma­co­logy

https://www.ulyces.co/

La dépression post-partum se manifeste aussi chez le père


Quand on parle de dépression post-partum, on fait référence à la maman après un accouchement. Maintenant, on commence a reconnaitre la possibilité que les papas aussi peuvent souffrir de dépression post-partum. Souvent, les hommes vont avoir des symptômes similaires à la maman, mais aussi d’autres symptômes qui ne sont pas reconnu comme tel.
Nuage


La dépression post-partum se manifeste aussi chez le père


La dépression post-partum se manifeste aussi chez le

IMAGE TAKEN BY MAYTE TORRES VIA GETTY IMAGES

Le problème est plus répandu qu’on ne le croit.

  • La Presse Canadienne

La dépression post-partum se manifeste aussi chez le père, mais le problème demeure mal connu et risque de passer sous le radar, prévient une nouvelle étude britannique.

Des chercheurs de l’Université Anglia Ruskin rapportent dans le Journal of Mental Health que seulement 76 pour cent des quelque 400 participants à leur recherche ont réalisé que quelque chose clochait avec le papa après avoir pris connaissance de ses symptômes, contre 97 pour cent pour la maman.

De manière encore plus pointue, 90 pour cent des sujets ont reconnu que la maman souffrait d’une dépression post-partum, mais seulement 46 pour cent d’entre eux en sont venus à cette conclusion dans le cas du papa.Vingt et un pour cent des participants ont estimé que l’homme était simplement fatigué, contre un minime 0,5 pour cent pour la femme.

Le problème est pourtant plus répandu qu’on ne le croit.

«Environ 10 pour cent des papas auront une dépression avant que le bébé ait un an, a rappelé la pédopsychiatre Anabel Carmel, qui rejoindra prochainement l’équipe du CHU Sainte-Justine. Mais quand la maman a une dépression post-partum, le risque du papa augmente de 50 pour cent, selon certaines études.»

Il se pourrait toutefois très bien que ce 10 pour cent ne soit que la pointe de l’iceberg.

«En médecine (…) c’est clair qu’on trouve ce qu’on cherche, a souligné la docteure Carmel. La dépression post-partum chez le papa, c’est quelque chose qu’on commence à reconnaître, qui devient de plus en plus d’actualité, mais qui n’est pas nécessairement un phénomène reconnu pour lequel on fait un dépistage de manière commune.»

Plus connu chez la femme

La mère recevra des soins pendant toute sa grossesse et profitera donc un peu d’un suivi par défaut à ce sujet. Plusieurs questions seront posées au sujet de sa santé mentale, puisque les équipes d’obstétriques sont très sensibilisées au problème de la dépression post-partum chez la femme. Il n’en va pas de même pour le père.

«Dans les études, plusieurs pères mentionnent que leur présence est parfois ignorée quand ils sont aux rendez-vous, ou alors on ne posera pas de questions par rapport au papa en tant que tel, donc c’est facile de passer à côté», a dit la docteure Carmel.

Le père et la mère vivront la transition vers la parentalité de manière bien différente.

La mère a grandi avec le bébé et a vu son corps se transformer. Pour le père, la transition est beaucoup moins concrète. Il devra se forger une nouvelle identité et assumer un nouveau rôle masculin, avec plus ou moins de temps pour se préparer et plus ou moins d’expérience pour le faire.

«Parfois les papas peuvent vivre beaucoup d’impuissance dans cette transition-là, qui peut même être traumatique quand on pense à des grossesses qui sont compliquées, des accouchements qui sont compliqués, a expliqué la docteure Carmel. Ils peuvent être confrontés à leur impuissance, à leur ignorance, ils ont de la misère à communiquer leur vécu à l’équipe (…) ou même à leur partenaire. Ça transforme vraiment leur vie au niveau du couple, au niveau personnel, au niveau professionnel, et les attentes et la réalité ne se rejoignent pas toujours.»

Les symptômes de base de la dépression post-partum chez le père — comme un manque de motivation ou de plaisir — pourront être similaires à ceux de la mère.Mais chez le père, prévient la docteure Carmel, il pourra aussi y avoir des expressions particulières qui ne seront pas nécessairement reconnues comme étant des manifestations de la dépression.

«Dans les études, on voit que plusieurs pères expriment de la fatigue, beaucoup d’irritabilité, de colère… Il y a un risque plus élevé de consommation d’alcool, de drogue. Il peut aussi y avoir un certain évitement sur le plan affectif par le père», a-t-elle dit.

Les premiers mois avec un bébé ne sont souvent pas faciles et sont fréquemment marqués par un manque de sommeil et beaucoup de stress, et il faut en être conscient, a-t-elle ajouté.

«Un autre message important est de valoriser le rôle unique du papa et ne pas l’ignorer quand il est présent», a-t-elle lancé en conclusion.

https://quebec.huffingtonpost.ca

La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde


Sans que les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi il semble que la méditation ne soit pas pour tout le monde. Il semble que pour certains, cela peut augmenter le stress, par la peur et des émotions négatives. Les hommes serait légèrement plus enclins que les femmes à ressentir un impact désagréable et étrangement l’écart est plus grand chez les athées que les croyants.
Nuage

La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde

Les scientifiques ne savent pas pour l'instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Les scientifiques ne savent pas pour l’instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré sur Cosmos Magazine

Cette pratique peut faire ressortir peur et anxiété.

Régulièrement vantée pour ses bienfaits sur l’humeur et la qualité de vie, la méditation apporterait aussi son lot de désagréments. Selon une étude publiée dans le journal PLOS ONE, plusieurs adeptes réguliers de cette pratique mentale l’ont vécue comme «désagréable» et ont éprouvé des sentiments de peur, d’anxiété ou encore des émotions déformées.

Dirigés par une équipe de recherche de l’University College de Londres au Royaume-Uni, ces travaux scientifiques s’appuient sur un sondage en ligne auquel 1.232 personnes ont répondu. Parmi les questions posées, l’appréciation de l’expérience de méditation et si elle était vécue comme «désagréable», à travers des sentiments d’anxiété, de peur, des émotions déformées, une altération du sens que les personnes avaient d’elles-mêmes ou du monde.

Un sentiment négatif chez 25% des adeptes

Au moins un quart des participant·es de l’enquête qui méditent régulièrement ont déclaré avoir connu une expérience psychologique «particulièrement désagréable»liée à la méditation, y compris des sentiments de peur et des émotions déformées. Les hommes distancent un peu plus les femmes: ils ont été 28,5% contre 23% d’entre elles à avoir exprimé un avis négatif sur leur expérience personnelle de la pratique.

L’écart se creuse encore un peu plus avec les personnes athées: 30,6% d’entre elles ont mal vécu la pratique, contre 22% pour les croyant·es.

«Ces résultats soulignent l’importance d’élargir la compréhension publique et scientifique de la méditation au-delà d’une technique de promotion de la santé», indique Marco Schlosser, psychiatre et chercheur à l’University College de Londres.

Les scientifiques indiquent toutefois que les données n’apportent aucune indication sur le type exact d’expériences, ni sur leur gravité ou leur impact.

«Nous savons très peu de choses sur pourquoi, quand et comment de telles difficultés liées à la méditation peuvent survenir: des recherches supplémentaires sont maintenant nécessaires pour comprendre la nature de ces expériences», prévient l’auteur principal de l’étude.

http://www.slate.fr/