Pourquoi on ne distingue pas toujours sa droite de sa gauche


Une question bête, mais cela est plus important que l’on croie. Bien sûr, nous savons si nous sommes droitiers ou gauchers, mais faire la différence au moment de stress, de bruits et autres distractions peut avoir de graves conséquences
Nuage

 

Pourquoi on ne distingue pas toujours sa droite de sa gauche

 

Quand on ne sait pas différencier chat gauche de chat droite | yomo 13 via Flickr CC License by

Quand on ne sait pas différencier chat gauche de chat droite | yomo 13 via Flickr CC License by

Gerard Gormley

Différencier sa gauche de sa droite semble être immédiat pour la plupart d’entre nous. Néanmoins une frange de la population éprouve des difficultés. Cela peut avoir de lourdes conséquences.

Avez-vous déjà eu du mal à distinguer votre droite de votre gauche? Par exemple, vous êtes en plein cours de conduite et l’instructeur vous demande de tourner à gauche et là, vous réfléchissez pour savoir dans quelle direction aller. Si cela vous est déjà arrivé, sachez que vous n’êtes pas seul, une part importante de la population connaît cette difficulté.

Distinguer sa droite de sa gauche est une action neuropsychologique complexe impliquant plusieurs fonctions neurologiques sophistiquées comme la capacité à intégrer des informations sensorielles et visuelles mais également celles du langage et de la mémoire. Pour certaines personnes, c’est une seconde nature mais pour d’autres un challenge considérable. Vous pouvez sur ce site (en anglais) réaliser un test pour voir comment vous vous en sortez.

Un cas pratique dans le domaine de la santé: quand un docteur ou un infirmier se tient devant un patient, leur côté droit fait face au côté gauche du patient. Ainsi, distinguer correctement la droite de la gauche mobilise la capacité de l’aire visuospatiale du cerveau à effectuer une rotation mentale des images.

Du loupé à l’erreur catastrophique

Ce n’est pas vraiment la fin du monde si vous prenez la mauvaise direction lors d’un voyage en voiture, en revanche, beaucoup d’autres situations peuvent avoir des conséquences bien plus graves. Certaines des erreurs les plus tragiques en médecine: quand une chirurgie a été réalisée sur le mauvais côté du corps d’un patient, retirer le mauvais rein ou amputer la mauvaise jambe. Malgré les systèmes de surveillance et de vérification pour minimiser ces risques, lorsqu’ils arrivent, l’erreur humaine en est bien souvent la cause.

L’erreur est une caractéristique inhérente au comportement humain. Parfois, nous nous trompons, simplement. Mais les problèmes de gauche et de droite pourraient être bien plus qu’un souci passager. Des indices suggèrent que ce problème toucherait majoritairement les femmes. La littérature scientifique indique en effet une meilleure fonction cérébrale visuospatiale chez les hommes.

Effet de distraction

Fait curieux: avoir un problème à distinguer sa droite de sa gauche n’arrive jamais lorsque nous sommes seuls. Les hôpitaux et autres lieux de soins sont des environnements de travail complexes et stressants. Les docteurs sont souvent distraits pendant qu’ils travaillent, parce qu’ils doivent répondre au téléphone, parce qu’ils entendent les bips des moniteurs cardiaques, ainsi que des collègues et des patients posant des questions. L’environnement clinique est très éprouvant.

Dans le cadre de nos travaux publiés dans le journal scientifique Medical Education, nous avons étudié l’impact de ces gênes sur des étudiants en médecine et leur capacité à distinguer la droite de la gauche. Nous les avons soumis au bruit ambiant normal d’un service de médecine puis nous les avons dérangés avec des questions médicales.

Nos découvertes furent saisissantes. Même le bruit de fond suffisait pour faire se tromper certains étudiants lorsqu’ils devaient faire leur choix droite-gauche. En leur posant des questions en même temps, l’impact était encore plus important. «L’effet de distraction» était le plus élevé pour les étudiantes âgées.

La capacité à déterminer sa propre capacité à distinguer la droite de la gauche était également peu performante. Ainsi, beaucoup d’étudiants pensaient être bon mais, une fois mesurés objectivement, ce n’était pas le cas.

Trucs et astuces

Les personnes éprouvant des difficultés à distinguer la droite de la gauche développent en général leurs propres trucs et astuces, par exemple ils placent leur pouce et leur index gauche à angle droit et vérifient qu’ils forment un L. Ces techniques sont néanmoins faillibles et ne fonctionnent pas dans tous les cas de figure.

Dans le domaine de la santé, l’éducation, dès la première année de médecine, doit faire comprendre aux étudiants les difficultés qu’ils pourraient avoir à prendre ces décisions et l’impact que peuvent avoir les distractions auxquelles ils seront soumis. Des stratégies doivent être développées pour réduire les situations de risque et rendre conscients les étudiants ainsi que les professeurs que certaines personnes sont plus enclines à avoir des problèmes de gauche et de droite.

Comme les personnes à risque ne pensent pas avoir de problème, la possibilité de tester cette capacité devrait être offerte aux étudiants à travers des tests psychométriques en ligne, par exemple. Cela pourrait pousser certaines personnes connaissant leur problème à agir avec encore plus de vigilance.

The ConversationMinimiser les distractions est également particulièrement important dans beaucoup de domaines. Par exemple, pendant les phases critiques d’un vol, les pilotes d’avion doivent suspendre toute conversation non essentielle afin d’éviter toute distraction inutile. Ces stratégies pourraient particulièrement bien s’adapter au domaine de la santé.

http://www.slate.fr/

Publicités

Souffrez-vous de décidophobie ?


Décidophobie, je crois qu’il est facile de comprendre que c’est la peur de prendre des décisions. Justement, c’est le cas d’une personne qui est proche de moi, et c’est vraiment handicapant comme situation
Nuage

 

Souffrez-vous de décidophobie ?

Souffrez-vous de décidophobie ?

Souffrez-vous de décidophobie ?

La phobie des décisions peut pousser les personnes qui en souffrent à s’isoler et à négliger leur vie par peur de faire des mauvais choix. Des solutions efficaces existent.

Hésiter lorsqu’on réfléchit au menu du déjeuner, aux chaussures à assortir à sa tenue, ou au film à voir au cinéma, fait partie des moments d’indécision classiques qui peuvent concerner n’importe quelle personne. Mais quand ce comportement se transforme en peur terrifiante à l’idée de prendre une décision, les experts parlent de décidophobie. Les personnes qui en souffrent sont paralysées par cette phobie, qui peut gâcher leur quotidien. Voici quelques signes qui peuvent vous alerter :

Prendre une décision vous fait paniquer

Le premier symptôme associé à la décidophobie est strictement lié à l’anxiété. Un sentiment de panique, des nausées, des vertiges, la bouche sèche, le souffle coupé, la transpiration, etc. font partie des manifestations de cette phobie. La qualité de vie est souvent affectée et la personne peut finir par s’isoler et négliger sa santé, ses finances et sa vie émotionnelle par peur de faire de mauvais choix.

D’autres personnes prennent des décisions pour vous

Pour les personnes concernées, la moindre décision est un véritable fardeau qui les remplit de stress. Même le simple fait de choisir leurs vêtements le matin peut sembler une tâche insurmontable. Ils ont donc tendance à demander à d’autres personnes de prendre ces décisions pour eux, ce qui peut aboutir à des relations de codépendance, explique le site Hello Giggles.

Vous préférez ne pas décider

Choisir de ne pas prendre une décision peut sembler être une solution efficace, mais laisser tomber quelque chose est déjà un choix en soi. Pour éviter que la situation ne stagne trop longtemps, les personnes atteintes de décidophobie peuvent demander de l’aide à un professionnel de santé. Des traitements médicaux peuvent réduire l’anxiété, et une thérapie classique ou cognitivo-comportementale peut aider à surmonter la phobie pour de bon.

http://www.santemagazine.fr/

Maladies mentales : tous concernés ?


En Nouvelle-Zélande, ils ont fait une étude très intéressante sur la maladie mentale, ils ont suivi pendant 50 ans une génération, environs 1041 individus, tous nés dans la même ville. Le résultat est édifiant que 80 % ont souffert à un moment ou un autre une maladie mentale, certains étaient passager d’autres non, et seulement 17 % semble immuniser contre les maladies mentales. Il serait judicieux de faire un dépistage comme certaines autres maladies
Nuage

 

Maladies mentales : tous concernés ?

 

Une nouvelle étude révèle que nous souffrirons presque tous d’une maladie psychiatrique à un moment de notre vie. Heureusement, ce sera souvent temporaire.

Aaron Reuben et Jonathan Schaefer.

 

Nous connaissons presque tous quelqu’un dans notre entourage qui a déjà fait face à une dépression, un stress post-traumatique ou un autre trouble psychologique. Malgré leur banalité, cependant, ces épisodes sont souvent considérés comme exceptionnels et même honteux.

De nouvelles études, de notre laboratoire et d’ailleurs dans le monde, montrent que les maladies mentales sont si communes que presque tout le monde développera au moins un de ces troubles à une période de sa vie. Cependant, la plupart de ces personnes ne recevront jamais de traitement, alors que leur vie sociale, professionnelle ou familiale sera perturbée. Et que dire des individus jamais malades ? Ces individus « anormaux » durablement en bonne santé mentale permettront peut-être aux chercheurs de trouver les clés du bien-être, en tout cas de la stabilité mentale.

Selon les études épidémiologiques, environ 20 à 25 % de la population souffrent d’une maladie mentale à un instant donné. Mais une vaste enquête conduite du milieu des années 1990 au début des années 2000 aux États-Unis a suggéré que ce pourcentage était beaucoup plus élevé : près de la moitié de la population serait concernée. Cette étude impliquait des milliers d’Américains représentatifs de la population générale selon l’âge, le sexe, la classe sociale et l’origine ethnique. Elle était aussi rétrospective : on demandait aux sujets de se souvenir de leurs émotions et comportements des derniers mois, années, voire décennies. Mais la mémoire humaine est faillible et la science a montré que nous sommes particulièrement mal placés pour parler de notre propre santé mentale. En outre, jusqu’à un tiers des personnes contactées par l’institut chargé de l’enquête avaient refusé de participer. Un interrogatoire plus poussé avait alors révélé que ces non-répondants avaient plus tendance à souffrir d’un trouble trouble mental.

Pour notre étude, publiée cette année dans le Journal of Abnormal Psychology, nous avons donc utilisé une approche différente, dite longitudinale, afin d’estimer la proportion de personnes souffrant de maladies psychiatriques. Plutôt que d’interroger les sujets sur leurs souvenirs, nous avons suivi pendant 50 ans une génération de Néo-Zélandais rassemblant 1041 individus, tous nés dans la ville de Christchurch, et nous avons régulièrement vérifié s’ils souffraient d’une maladie mentale.

Avec cette méthode, le résultat est surprenant : le pourcentage de personnes qui développe un trouble psychique durant une période de sa vie bondit à plus de 80 %. Seuls 17 % des sujets de notre étude semblaient épargnés toute leur vie. Mais comme quelques années s’écoulaient entre chaque évaluation psychique, nous ne sommes même pas certains que ces personnes n’aient jamais eu de maladies psychiatriques. La proportion pourrait être encore plus élevée…

En d’autres termes, notre travail montre que vous avez plus de chances d’être victime d’un trouble psychiatrique que de développer un diabète, une maladie cardiovasculaire ou n’importe quelle forme de cancer. Un résultat confirmé par l’étude d’autres populations en Nouvelle-Zélande, en Suisse et aux États-Unis.

Si vous avez déjà développé un trouble psychique, vous savez certainement que beaucoup de personnes pensent que vous l’aurez à vie.

« Pourtant, les troubles mentaux sont souvent de courtes durées et peu graves », explique John Horwood, épidémiologiste et directeur de l’étude longitudinale Christchurch sur le développement et la santé en Nouvelle-Zélande.

D’ailleurs, Horwood a aussi mis en évidence que près de 85 % des participants de cette étude ont connu une maladie mentale avant l’âge de 50 ans.

C’est peut-être une information utile à diffuser : selon Jason Siegel, professeur de psychologie sociale à l’université de Claremont aux États-Unis,

« les gens ont tendance à être plus sympathiques et serviables quand ils croient que les problèmes de santé de leur ami ou collègue de travail sont temporaires ».

Et les individus souffrant d’un trouble mental ont besoin de soutien. Même des maladies de courtes durées ou peu graves ont parfois des conséquences dramatiques sur la vie d’une personne.

Pourtant, pour être reconnu comme « malade », « un individu doit présenter des symptômes assez précis et un dysfonctionnement psychologique assez important », signale Horwood.

Néanmoins, pour certains, ces nouvelles statistiques sur la proportion de maladies mentales ne reflètent qu’une « surmédicalisation » de l’être humain. Ce que réfutent les « défenseurs » des patients atteints de troubles psychiques.

« Je ne suis pas du tout surpris par cette découverte », commente Paul Gionfriddo, président du Mental Health America, une association américaine de défense des malades.

Cette organisation considère les maladies mentales comme communes, « bien qu’elles ne durent parfois pas longtemps ».

Il y a trois ans, elle a lancé un outil en ligne qui permet aux individus de déterminer s’ils souffrent de troubles psychologiques. Depuis, 2 millions de personnes se sont « autodiagnostiquées » et 3 000 se connectent chaque jour pour déterminer si elles remplissent les conditions nécessaires pour bénéficier d’un traitement.

Une autre conséquence de ces études longitudinales concerne la façon dont nous étudions et traitons les maladies psychiatriques.

Pour Gionfriddo, ancien législateur qui a vu son fils finir sans abri et incarcéré à cause d’une schizophrénie non diagnostiquée, « une implication de ces nouvelles études est que les sociétés tireraient avantage à ce que le dépistage des troubles psychiques soit systématique ».

Bien que les services de prévention américains recommandent actuellement un dépistage régulier de la santé mentale pour toutes les personnes de plus de 11 ans, c’est loin d’être le cas.

Gionfriddo précise : « À partir du moment où nous avons reconnu l’importance de la prévention pour le diabète, les cancers et les maladies cardiaques, pourquoi devrions nous dire : « bien, pour les maladies mentales, nous n’allons pas faire de dépistage ni de prévention ». Nous devrions pourtant les dépister chez les adultes aussi systématiquement que l’on vérifie la tension artérielle. Mettre la tête dans le sable et attendre une catastrophe n’est pas une politique de santé. »

Autre résultat remarquable de ces études : certains individus ne développeraient jamais de maladies psychiatriques. Ils sont en quelque sorte les équivalents en santé mentale des centenaires en pleine forme : des personnes qui, sans que l’on sache vraiment pourquoi, ont de la chance et vivent sans maladie plus longtemps que prévu. Peut-être qu’étudier ces sujets nous donnerait une idée de la façon dont nous pourrions aider plus de gens à vivre sans troubles psychiques.

Qui sont donc ces personnes hors du commun ? Dans notre étude menée en Nouvelle-Zélande, nous avons constaté que les individus ayant une bonne santé mentale ont tendance à présenter ces deux caractéristiques : premièrement, ils ont peu ou pas du tout d’antécédents de maladies mentales dans leur famille, et deuxièmement, ils ont ce que nous appelons une personnalité « avantageuse ». En d’autres termes, dès l’âge de cinq ans, les personnes qui parviendront à la cinquantaine sans épisode de trouble mental présentent en général peu d’émotions négatives, sont bienveillantes avec les autres et ont une meilleure maîtrise d’elles-mêmes. Et elles ne sont pas plus riches, ni plus intelligentes ou en meilleure santé physique, au moins durant leur enfance.

En fin de compte, l’enseignement le plus important de nos travaux est que les problèmes de santé mentale sont quasi universels. Les troubles psychiques ne sont pas si différents d’une fracture, des calculs rénaux ou d’un rhume… Reconnaître cette universalité permettra peut-être d’y consacrer les moyens nécessaires pour développer la prévention et les traitements. Cela nous aidera peut-être aussi à être plus bienveillants envers nous-même et envers nos proches quand, inévitablement, ils traverseront une période difficile.

http://www.pourlascience.fr/

Pas moins de 27 émotions chez l’humain


Les émotions connues à ce jour sont le bonheur, la tristesse, la colère, la surprise, la peur et le dégoût.Il semble que des chercheurs aient noté 27 catégories d’émotions avec des extraites vidéos des participants
Nuage

 

Pas moins de 27 émotions chez l’humain

 

Photo : iStock

Vous pourrez y penser à deux fois la prochaine fois que quelqu’un vous demandera « comment ça va? », puisque des psychologues américains ont recensé pas moins de 27 états émotifs chez l’humain, bien plus que ceux qui étaient établis jusqu’à maintenant.Les expériences émotionnelles seraient ainsi beaucoup plus riches et plus nuancées que ce que l’on pensait auparavant.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle


Les travaux du chercheur Dacher Keltne et de ses collègues de l’Université de la Californie à Berkeley, aux États-Unis, remettent en question l’hypothèse selon laquelle les émotions humaines sont regroupées en six catégories, soit le bonheur, la tristesse, la colère, la surprise, la peur et le dégoût.

En utilisant de nouveaux modèles statistiques pour analyser les réponses de plus de 800 hommes et femmes à 2185 extraits vidéo évocateurs émotionnellement, l’équipe américaine a identifié 27 catégories distinctes d’émotions et a créé une carte interactive multidimensionnelle pour illustrer la façon dont elles sont connectées.

Les vidéos montraient des naissances d’enfants, des mariages, des animaux comme des serpents et des araignées, de la souffrance, des ébats sexuels, et des catastrophes naturelles.

Nous avons constaté que 27 dimensions distinctes, et non six, étaient nécessaires pour expliquer les réactions des participants aux différents extraits vidéo.

Dacher Keltne

En outre, contrairement à la notion selon laquelle chaque état émotionnel est une île, ces travaux révèlent l’existence de variations subtiles d’émotion entre, par exemple, la colère et la tranquillité, l’horreur et la tristesse, et l’amusement et l’adoration.

Nous n’établissons pas de carte précise de groupes d’émotions, car tout est interconnecté.[…] Les expériences émotionnelles sont beaucoup plus riches et plus nuancées que ce qu’on pensait auparavant.

Alan Cowen, étudiant au doctorat

Les auteurs de ces travaux, publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, espèrent que leur découverte aide à mieux saisir les états émotifs qui influencent les humeurs, l’activité cérébrale et les comportements expressifs. Ils espèrent notamment que ces nouvelles connaissances améliorent à terme les traitements psychiatriques.

http://ici.radio-canada.ca

Le succès monstre de "Ca" témoigne de la peur primale des clowns


Je ne crois pas que ce soit le genre de film d’horreur que j’aime, peut-être que je le visionnerais s’il passe à la télé, mais croire que cela pourrait accentuer la peur des clowns, bonne question ? Si le film serait vu par des enfants, là sûrement, mais adulte nous savons décoder les visages même des clowns sauf si nous avons vraiment une phobie
Nuage

 

Le succès monstre de « Ca » témoigne de la peur primale des clowns

 

La peur des clowns existe selon les psychologues depuis l’époque des bouffons de la Cour royale d’Angleterre au 16ème siècle. RelaxNews  /  nito100 / Istock.com

(AFP) – L’adaptation sur grand écran d’un roman d’épouvante de Stephen King, « Ca », avec le maléfique personnage de Pennywise, écrase le box-office nord-américain de ses records de ventes en salles, et confirme que les clowns sont au moins aussi horribles que drôles.

Avec Bill Skarsgard dans le rôle de l’effroyable clown Pennywise, « Ca » a amassé 123 millions de dollars en un week-end dans les cinémas nord-américains, un record pour une sortie en automne et pour un film d’horreur interdit aux moins de 17 ans.

Si de très nombreux films ou séries télé ont déjà exploré la « coulrophobie« , la peur inexpliquée des clowns, cette terreur primale associée aux êtres à gros nez rouge et chaussures géantes n’est pas née à Hollywood.

La peur des clowns existe selon les psychologues depuis l’époque des bouffons de la Cour royale d’Angleterre au 16ème siècle.

Alexandra Hamlet, psychologue à l’institut de psychologie des Enfants de New York, estime qu’une grande part de cette crainte vient d’un phénomène connu comme « la vallée dérangeante », théorie du roboticien japonais Masahiro Mori divulguée en 1970: il affirme que les répliques de l’apparence humaine légèrement déformées génèrent un sentiment de révulsion chez les humains.

Pour le roi des films d’horreur, le producteur Jason Blum (« Paranormal Activity », « American Nightmare », etc.), les clowns font peur parce qu’on « ne voit aucun vestige de la personne qu’ils sont vraiment ». « Le visage du clown masque l’humain (…) et je pense qu’avoir un visage peint en blanc, en général, c’est quelque chose de très effrayant », a-t-il expliqué à l’AFP.

Mme Hamlet ajoute toutefois que ce que nous appelons des phobies n’est en réalité qu’un « mauvais codage » des émotions: l’augmentation du rythme cardiaque, la tension des muscles, les pupilles dilatées quand nous voyons Pennywise pourraient en réalité résulter d’un sentiment d’excitation, et non de peur.

Elle remarque que l’inconfort généré par ces visages déformés n’empêche pas la plupart d’aller dans les restaurants de fast-food McDonald’s, dont la mascotte est un clown.

Mais la psychologue reconnaît que Stephen King, qui « excelle quand même dans l’art de nous donner la frousse », a fait passer la phobie des clowns dans la culture de masse grâce à la série télé des années 90 adaptée de son roman « Ca ».

– L’Association mondiale des clowns s’alarme –

Parmi les plus récentes exploitations de ce thème, « American Horror Story: Cult, » la septième saison de la série à succès de la chaîne FX, met en scène un clown qui sort d’un cercueil dès la séquence d’ouverture.

Mme Hamlet dit avoir commencé à se pencher sur ce phénomène avec l’apparition de clowns sinistres signalée à travers le pays, qui ont créé la panique l’an dernier même si une grande partie de ces signalements se sont révélés faux ou de simples blagues de mauvais goût.

L’effet de panique s’est répandu en Europe, Amérique du sud et même jusqu’en Australie.

L’Association mondiale des clowns, alarmée par l’imminente sortie de « Ca », s’est fendue d’un communiqué pour défendre les saltimbanques qui ne veulent que faire sourire les gens:

« Tous ces personnages d’épouvante ne sont pas des clowns », et les personnes déguisées en horribles clowns « prennent quelque chose d’innocent pour le pervertir et faire peur ».

Stephen King avait déjà appelé tout le monde à arrêter « l’hystérie ». Il est encore intervenu dans la polémique en avril en reconnaissant sur Twitter qu’il avait contrarié la communauté des clowns avec son roman de 1986, mais sans s’en excuser:

« Désolé, la plupart sont super, MAIS (…) les enfants ont toujours eu peur des clowns. Ne tirez pas sur le messager ».

https://static.ladepeche.

Pourquoi vous détestez tant les films d’horreur


Il y a ceux qui aime et ceux qui déteste les films d’horreur. Moi, cela dépend, si c’est plein de sang avec agression sauvages, je n’aime vraiment pas, alors que d’autres tout dépend du scénario. Mais, ceux qui déteste vraiment, ce n’est pas vraiment une affaire de goût, mais de la façon qu’ils vivent le film
Nuage

 

Pourquoi vous détestez tant les films d’horreur

 

© DR.

Il ne s’agit pas uniquement d’une question de goûts.

Avec la sortie du film « Ça« , de nombreuses personnes vont se ruer dans les salles de cinéma, excitées à l’idée de vivre, l’espace de quelques heures, un véritable cauchemar. Mais la vue d’un simple ballon rouge peut faire frémir de nombreuses autres personnes, qui pour rien au monde ne désirent voir cette nouvelle incarnation du clown tueur de Stephen King, ni un quelconque autre film d’horreur. Si vous faites partie de ce deuxième lot, sachez qu’il y a une raison psychologique qui explique pourquoi vous détestez tant ces films d’épouvante.

En effet, selon Margee Kerr, sociologue et auteure de « Scream: Chilling Adventures in the Science of Fear », si vous détestez les films d’horreur c’est tout simplement parce que vous ne « vivez » pas le stress qu’ils procurent de la même façon que les personnes qui les adorent.

« Certaines personnes interprètent le stress qu’elles ressentent de manière positive; elles se sentent vraiment vivantes, elles sentent leur corps presque comme si elles revenaient d’un cours de yoga intense », a-t-elle déclaré dans des propos rapportés par The Huffington Post. « Mais d’autres personnes interprètent ce stress comme une crise de panique, elles ont l’impression de perdre contrôle de leur propre corps ».

Qui plus est, les personnes particulièrement sensibles sont plus susceptibles de vivre un stress intense en regardant un film d’horreur, car elles ont tendance à être plus empathiques que la moyenne, et donc à se plonger davantage dans l’environnement du film, ainsi que dans l’horreur que vit le personnage. Alors, si vous êtes parfois gênés à l’idée de refuser une soirée films d’horreur en pensant que vous êtes trop froussards, ne le soyez plus: vous vivez tout simplement l’histoire et le stress qu’elle procure de manière trop intense.

http://www.7sur7.be

La dépression post-partum existe aussi chez les pères


On sait qu’il arrive qu’une nouvelle naissance puisse amener une dépression post-partum chez la mère, il est aussi possible que la paternité soit aussi source de dépression post-partum et d’hypersensibilité qu’il faut mieux en tenir compte pour l’harmonie de la famille
Nuage

 

La dépression post-partum existe aussi chez les pères

 

Crying Man | Thoroughly Reviewed via Flickr CC License by

Crying Man | Thoroughly Reviewed via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur UPI

Si les mères sont les premières victimes de la dépression post-partum, les pères sont également susceptibles de vivre cette situation. La clé: une baisse de leur niveau de testostérone.

Touchant officiellement 10 à 15% des mères (sans compter celles qui ne sont pas diagnostiquées), la dépression post-partum peut aussi bien résulter de variations hormonales –baisse des oestrogènes et de la progestérone– que de profonds changements du système immunitaire ou du métabolisme. Le tout est bien évidemment aggravé par un sentiment accru de solitude et un manque de sommeil croissant.

Sans trouver d’excuses à tous les pères qui ne s’occupent pas suffisamment de leur bébé et de sa mère, il faut néanmoins savoir que certains d’entre eux peuvent également être touchés par la dépression post-natale. S’il est encore difficile de quantifier le nombre de pères concernés, une étude vient de démontrer la réalité de cette dépression chez les hommes, et de pointer son origine: la baisse de la quantité de testostérone, explique le site UPI.

Un effet sur les mères

Une paternité récente peut faire diminuer la testostérone de certains hommes. Parmi les conséquences les plus fréquentes de cette diminution, on note l’apparition de symptômes dépressifs. Plus étonnant: cette baisse aurait aussi des effets indirects sur les mères, faisant naître chez elles des signes de dépression (ou les amplifiant s’ils étaient déjà présents). La recherche a donc tout intérêt à travailler conjointement sur les dépressions des pères et des mères, l’une ayant tendance à alimenter l’autre.

L’étude montre que la naissance d’un enfant peut également avoir l’effet inverse chez une partie des pères: leur taux de testostérone aurait tendance à augmenter, ce qui les rendrait plus agressifs et accroîtrait leur hypersensibilité. Si leur corps et leur situation professionnelle ne sont pas affectés par la venue au monde d’un enfant, les pères seraient néanmoins victimes de dérèglements hormonaux qui ne doivent pas occuper le devant de la scène mais nécessitent néanmoins d’être pris en compte afin d’assurer l’équilibre de chaque foyer.

http://www.slate.fr