Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


iNaturalist est une application qui permet d’avoir des informations sur une plante, insecte ou un animal. En téléversant une photo du sujet qui nous intrigue, un algorithme vous dira ce que ce pourrait être et une communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit. Tout cela comme le jeu de Pokémon Go … sauf que c’est plus instructif.
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Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


Une tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea) sur une feuille.

Des applications comme iNaturalist sont conçues pour vous aider à identifier des espèces comme cette tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea).

PHOTO : EMILY CHUNG/CBC

Radio-Canada

Vous êtes-vous déjà demandé le nom d’une plante ou d’un insecte de votre jardin ou de votre quartier? Des applications pour téléphone intelligent à la Pokémon Go permettent d’identifier des créatures, mais dans la vie réelle.

L’une des plus populaires est iNaturalist, qui compte 640 000 utilisateurs et utilisatrices dans le monde. Elle permet de garder les yeux ouverts sur l’incroyable variété d’espèces qui nous entourent grâce à l’intelligence artificielle.

Téléversez une photo de la plante ou de l’animal qui vous intrigue, et un algorithme vous dira ce que ce pourrait être. De plus, la communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit et préciser l’algorithme. L’application comprend aussi une carte des espèces que vous avez aperçues et des « missions » pour identifier celles que vous ne connaissez pas, mais qui sont néanmoins présentes dans les alentours.

« C’est un peu comme Pokémon Go. Combien pourrez-vous en trouver? », explique Carrie Seltzer, qui travaille pour l’application.

 Elle explique que même une pelouse en apparence banale, voire une craque de trottoir, peut receler une grande variété d’espèces.

« Quand je marche en ville, c’est un peu comme une chasse au trésor », dit celle qui vit à Washington.

Plus qu’un jeu

Mais contrairement à Pokémon Go, iNaturalist n’est pas qu’un jeu. L’application, qui s’appuie sur le concept de « science citoyenne », collecte des données qui peuvent être utiles à des biologistes et des organismes de conservation des espèces et des populations animales. La Fédération canadienne de la faune et de la flore et le programme pour la biodiversité du Musée royal de l’Ontario soutiennent la version canadienne de l’application.

L’application iNaturalist, qui recense 23 millions d’observations dans le monde, n’est pas unique en son genre. Certaines sont restreintes à des lieux précis tandis que d’autres s’attardent à des espèces en particulier. C’est le cas d’eBird, une application d’ornithologie qui compte plus de 590 millions d’observations.

Le site Internet IPapillon, de son côté, se spécialise dans les papillons. Lancé en 2011 par Jeremy Kerr, un biologiste de l’Université d’Ottawa, il est aussi soutenu par Espace pour la vie, à Montréal.

Dans un article publié l’an dernier dans le journal Global Change Biology, Jeremy Kerr et deux de ses collègues de l’Université d’Ottawa expliquent comment les utilisateurs et utilisatrices de l’application ont contribué à mieux comprendre la distribution de plus de 80 espèces, identifiées en moyenne 35 jours avant les échantillons faits par les scientifiques. L’application a aussi permis d’identifier trois espèces qui ne figuraient auparavant pas dans l’échantillonnage de certaines régions.

D’après un reportage d’Emily Chung, de CBC News

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Tchernobyl : pour quelles raisons les plantes ne sont-elles pas décimées par les radiations ?


La catastrophe nucléaire de Tchernobyl a été un désastre pour les habitants ainsi que les pays avoisinant. Les animaux n’ont pas échappé aux radiations non plus. Pour la végétation, ce fut une autre histoire. Les plantes ont su s’adapter et ramener la vie dans la zone d’exclusion qui est toujours dangereuse pour l’homme.
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Tchernobyl : pour quelles raisons les plantes ne sont-elles pas décimées par les radiations ?

tchernobyl plantes

| Kirill Voloshin

Thomas Boisson

En 1986, la fusion du cœur de la centrale nucléaire de Tchernobyl déclenche un accident radioactif de grande ampleur, entraînant une zone d’exclusion de plus de 2500 km². Si l’Homme a totalement déserté l’endroit, ce n’est pas le cas pour la faune et la flore, qui ont vite reconquis les forêts entourant la centrale. Les plantes les plus exposées et vulnérables aux radiations n’ont pas été décimées lors de la catastrophe ; en seulement trois ans, la végétation a recommencé à envahir les zones les plus irradiées.

Les humains ainsi que d’autres mammifères et oiseaux auraient été tués à maintes reprises par les radiations reçues par les plantes dans les zones les plus contaminées. Alors, pour quelles raisons ces plantes sont-elles si résistantes aux radiations et aux catastrophes nucléaires ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre comment les radiations des réacteurs nucléaires affectent les cellules vivantes. Les éléments radioactifs libérés par Tchernobyl sont instables car ils émettent en permanence des particules et des ondes de haute énergie, qui brisent des structures cellulaires ou produisent des substances chimiques réactives (radicaux libres) qui attaquent la machinerie cellulaire.

La plupart des parties de la cellule sont remplaçables si elles sont endommagées, mais l’ADN constitue une exception cruciale. À des doses de rayonnement plus élevées, l’ADN se brise irrémédiablement et les cellules meurent rapidement. Des doses plus faibles peuvent causer des dommages plus subtils, sous la forme de mutations qui altèrent le fonctionnement des cellules. Par exemple, elle devient cancéreuses, se multiplient de manière incontrôlable et se propagent à d’autres parties du corps.

Une structure végétale plus flexible que chez les animaux

Chez les animaux, cela est souvent fatal, car leurs cellules et leurs systèmes sont hautement spécialisés et inflexibles. Cependant, les plantes se développent de manière beaucoup plus flexible et organique. Parce qu’elles ne peuvent pas bouger, elles n’ont d’autre choix que de s’adapter aux circonstances dans lesquelles elles se trouvent. Plutôt que d’avoir une structure définie comme celle d’un animal, les plantes l’adaptent au fur et à mesure.

Qu’elles fassent pousser des racines plus profondes ou une tige plus haute, cela dépend de l’équilibre des signaux chimiques provenant d’autres parties de la plante, ainsi que de la lumière, de la température, de l’eau et des éléments nutritifs. De manière critique, contrairement aux cellules animales, presque toutes les cellules végétales sont capables de créer de nouvelles cellules, quel que soit le type dont la plante a besoin.

C’est pourquoi un jardinier peut faire pousser de nouvelles plantes à partir de boutures, avec des racines poussant à partir de ce qui était autrefois une tige ou une feuille. Tout cela signifie que les plantes peuvent remplacer les cellules ou tissus morts beaucoup plus facilement que les animaux, que les dommages soient dus à l’attaque d’un animal ou aux radiations.

Et tandis que les radiations et autres types de dommages à l’ADN peuvent provoquer des tumeurs chez les plantes, les cellules mutées ne peuvent généralement pas se propager d’une partie de la plante à une autre, comme le font les cancers chez les animaux, grâce aux parois rigides et interconnectées des cellules végétales. De telles tumeurs ne sont pas non plus mortelles dans la grande majorité des cas, car la plante peut trouver des moyens de contourner le tissu dysfonctionnel.

L’adaptation du génome végétal aux radiations

Il est intéressant de noter qu’en plus de cette résilience innée aux radiations, certaines plantes de la zone d’exclusion de Tchernobyl semblent utiliser des mécanismes supplémentaires pour protéger leur ADN, en modifiant leur composition chimique pour devenir plus résistantes aux dommages et en mettant en place des systèmes pour le réparer.

La vie est maintenant florissante autour de Tchernobyl. Les populations de nombreuses espèces de plantes et d’animaux sont en réalité plus grandes qu’avant la catastrophe. Cet écosystème, qui est aujourd’hui l’une des plus grandes réserves naturelles d’Europe, soutient plus de vies qu’avant, même si chaque cycle de cette vie dure un peu moins longtemps.

Cette vidéo en haute définition prise par un drone montre la reconquête de la ville abandonnée de Pripyat (zone d’exclusion) par la végétation :

https://trustmyscience.com/

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Des milliers d’animaux sauvages saisis dans un coup de filet international


Quand Interpol et l’Organisation mondiale des douanes s’y mettent pour traquer les ventes illégales d’animaux sauvages, ils y mettent le paquet. Ils ont oeuvrer dans 109 pays et ont saisie des animaux, des peaux, des défenses et objets en ivoire., Malheureusement, ce genre d’enquête ne cessera jamais.,
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Des milliers d’animaux sauvages saisis dans un coup de filet international

Un lionceau a été secouru par Interpol en... (PHOTO AP)

Un lionceau a été secouru par Interpol en Inde.

PHOTO AP

Agence France-Presse
Lyon

Félins, primates, tortues, reptiles, oiseaux, et même des requins : des milliers d’animaux ont été saisis lors d’un impressionnant coup de filet mondial contre le trafic d’animaux sauvages qui a permis l’arrestation de près de 600 suspects, a annoncé Interpol mercredi.

Au cours de cette opération coordonnée au mois de juin par Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (WCO) dans 109 pays, la police a interpellé 582 suspects et également mis la main sur 440 défenses d’éléphants, plus d’une demi-tonne d’objets en ivoire, 2550 mètres cubes de bois et 2600 plantes.

Ces arrestations et saisies ont été déclenchées par une équipe internationale d’enquêteurs et agents des douanes réunie dans les locaux d’Interpol à Singapour. D’autres arrestations et poursuites pourraient survenir dans les semaines et mois à venir, indique Interpol, organisation internationale de police criminelle dont le siège est à Lyon.

Au total, ont été saisis 23 primates, 30 fauves, plus de 4300 oiseaux, près de 10 000 animaux marins dont du corail, des hippocampes, des dauphins et requins, près de 10 000 tortues et quelque 1500 autres reptiles.

Les photos mises en ligne par Interpol montrent notamment des saisies de peaux de crocodile au Royaume-Uni, des dizaines de perroquets entassés les uns contre les autres dans une petite cage grillagée en Inde ou des poissons-zèbre morts pendant leur transport illégal au Brésil.

A également été saisie au Nigeria une demi-tonne d’écailles de pangolin, un des animaux les plus braconnés au monde, auxquelles la médecine traditionnelle chinoise attribue de nombreuses propriétés.

L’opération a remonté plusieurs filières de commerce illégal en ligne, permettant notamment l’arrestation de 21 personnes en Espagne et la saisie de 1850 oiseaux en Italie.

Dans un communiqué diffusé mercredi, Wildlife Conservation Society (WCS) a «applaudi» cette «perturbation massive de réseaux criminels», que cette ONG américaine juge «décisive pour sauver les animaux en danger à travers la planète».

«Ces saisies et arrestations constituent seulement le premier pas. Les gouvernements devraient maintenant assurer un suivi avec des poursuites solides et significatives. Les criminels faisant partie de ces réseaux doivent sentir tout le poids de la loi, des sanctions dissuasives et des peines de prison», insiste la WCS.

Il s’agit de la troisième opération de cette ampleur menée par Interpol, après 2017 et 2018, avec à chaque fois des saisies représentant plusieurs millions de dollars.

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Amour


Je pense vraiment que parler aux plantes, l’énergie que l’on dégage peut aider les plantes à bien grandir, tout comme parler aux animaux avec douceur les rends heureux, alors que dire des humains. Cela rendrait la vie plus simple et plus belle.
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Amour



Si parler aux plantes avec amour leurs permet d’aider à leur croissance, imaginez ce que parler avec amour aux humain peut faire


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Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


On parle beaucoup de d’extinction d’animaux, moins des plantes. Pourtant, il y a plus de plantes qui disparaissent dans le monde que d’animaux. C’est dramatique, car les plantes sont liés aux animaux. Il semble que ce soient surtout les plantes vivaces et certains arbres et buissons qui sont le plus touché. La majorité des plantes disparues viennent des régions tropicales et des petite iles. On ne doute pas que ce soit l’activité humaine qui en est la grande cause, que ce soit par l’agriculture, barrage, urbanisation, déforestation ….
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Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


Photo: iStock

Renaud Manuguerra-Gagné

Depuis 1900, trois espèces de plantes disparaissent chaque année. C’est le double des disparitions qu’on remarque chez les animaux et c’est 500 fois plus rapide que ce que l’on observerait si la nature en était la seule responsable.

Selon de nombreux scientifiques, la Terre se trouve actuellement au début d’une sixième extinction de masse. Un récent rapport de l’ONU a d’ailleurs montré que plus d’un million d’espèces risquent de disparaître d’ici le prochain siècle à cause de l’activité humaine.

Jusqu’à maintenant, la majeure partie de l’attention et des efforts de conservation a été dirigée vers les animaux, comme les mammifères ou les oiseaux. Or, une nouvelle étude, parue dans la revue Nature Ecology & Evolution, montre que le nombre de plantes à avoir disparu de la surface de la Terre au cours des 250 dernières années est deux fois plus élevé que ce qu’on a constaté du côté des animaux (Nouvelle fenêtre).

Puisque les plantes sont à la base de nombreux écosystèmes, cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes pour plusieurs autres espèces animales qui les utilisent comme source de nourriture ou comme habitation.

Les îles et les régions tropicales particulièrement touchées

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont ratissé large, passant en revue des études scientifiques, des bases de données d’organismes internationaux ainsi que des archives de musée. De toutes les espèces de plantes cataloguées depuis 1753, environ 571 ont maintenant disparu de la surface de la Terre.

Carte du monde montrant le nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1750. Carte du nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1753. Photo : Nature Ecology & Evolution

Bien que ce chiffre soit quatre fois plus élevé que ce qu’on retrouve actuellement sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, les chercheurs croient que leur premier bilan sous-estime largement l’ampleur du problème.

Ces derniers soulignent que les données actuelles restent limitées et que de l’information supplémentaire provenant de plusieurs régions à travers le monde permettrait d’avoir un portrait plus global de la situation.

Ces résultats ont quand même montré que les plantes touchées avaient des origines génétiques ou évolutives assez variées, ce qui signifie que ces extinctions ne sont pas nécessairement liées à des caractéristiques biologiques.

Malgré tout, les chercheurs ont relevé que des plantes vivaces comme certains arbres ou buissons étaient les plus touchés par ces disparitions. De plus, leurs données indiquent que certains endroits sont plus concernés que d’autres, et que la majorité des plantes disparues provenait de régions tropicales ou de petites îles.

De toutes les régions étudiées, c’est dans l’archipel d’Hawaï que l’on a retrouvé le plus d’espèces éteintes, avec 79 plantes aujourd’hui disparues. Le triste palmarès concerne aussi l’Afrique du Sud, avec 37 espèces, ainsi que des régions comportant des biodiversités uniques, comme Madagascar, l’Australie, l’Inde et le Brésil.

Dans ces régions, la principale cause d’extinction est attribuable aux activités humaines, comme l’agriculture, l’urbanisation, la déforestation ou la construction de barrages.

Des espèces en fin de vie

Une partie de la difficulté de faire un bilan des espèces disparues vient du fait qu’il faut plusieurs années pour confirmer qu’une variété de plantes s’est éteinte. Pour les chercheurs, parcourir le monde entier à la recherche des derniers survivants d’une espèce est souvent impossible.

À cela, il faut aussi ajouter qu’il existe plusieurs espèces surnommées « mortes-vivantes », c’est-à-dire que leurs derniers représentants n’ont plus aucune chance de reproduction et sont condamnés à disparaître au cours des prochaines années.

De plus, puisque la communauté scientifique découvre plusieurs milliers de nouvelles espèces chaque année, il est probable que plusieurs espèces se seront éteintes avant même qu’on ne les découvre et ne puissent jamais faire partie de ce recensement.

Heureusement, il arrive que des espèces considérées comme éteintes soient redécouvertes par la suite, lorsque des populations inconnues sont répertoriées pour la première fois. Ces espèces ne sont toutefois pas nécessairement hors de danger, et leur faible nombre leur occasionne un risque élevé de disparaître de nouveau.

Pour les chercheurs, ce type de recensement est essentiel pour faciliter le travail de conservation, en déterminant non seulement les espèces les plus à risques, mais aussi les lieux où la biodiversité a été fragilisée par les activités humaines.

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Découverte de plantes carnivores qui se nourrissent de salamandres en Amérique du Nord


J’étais loin de me douter qu’il y a des plantes carnivores au Canada, entre autres en Ontario. En fait, il y en a plusieurs espèce,s et même au Québec. Ce qui a surpris les botanistes est une plante pichet qui semble se régaler par des plus grosses proies que des insectes, ils se délectent de salamandre.
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Découverte de plantes carnivores qui se nourrissent de salamandres en Amérique du Nord


salamandre mangee par plante carnivore

| Algonquin Wildlife Research Station

Jonathan Paiano

Nous savons tous à quoi peut ressembler une plante carnivore, du moins globalement. Lorsque nous pensons à ces types de plantes, nous les imaginons se nourrir principalement d’insectes et d’autres invertébrés. Cependant, des chercheurs ont découvert, dans l’Ontario (Canada), des plantes carnivores un peu plus gourmandes : elles se nourrissent de salamandres.

En 2017, Teskey Baldwin de l’Université de Guelph étudiait les plantes pichet (Sarracénie pourpre ; Sarracenia purpurea) du parc Algonquin, en Ontario, lorsqu’il a découvert qu’une salamandre était emprisonnée à l’intérieur de la plante. Bien que certaines plantes carnivores tropicales asiatiques consommeraient des oiseaux et des souris, personne n’avait encore jamais signalé un tel cas impliquant une Sarracénie pourpre. L’étude a été publiée dans la revue Ecology

salamandre mangee par plante carnivore

Une salamandre prise au piège dans une plante carnivore. Crédits : Université de Guelph

Mais dans le cadre d’une enquête sur les plantes pichet dans l’un des étangs du parc, 20% des plantes contenaient une salamandre à l’intérieur, et plusieurs en avaient plus d’une. Cela signifie que du moins à cet endroit, il s’agissait d’un cas plutôt courant.

Le parc Algonquin est proche de Toronto et d’Ottawa et est très fréquenté par les botanistes et les visiteurs. En tant que tel, beaucoup de gens ont probablement déjà vu des salamandres condamnées dans les plantes, mais personne avant Baldwin ne trouvait cela suffisamment important pour en informer le monde. Ceci est en partie dû au timing : en effet, l’étude a été menée juste après qu’une grande quantité de salamandres ait quitté la tourbière pour se rendre dans les terres environnantes.

Une fois piégées par la plante, certaines salamandres ont vécu 19 jours, alors que d’autres sont mortes en moins de trois jours. Par contre, nous ne savons toujours pas pourquoi les amphibiens s’aventurent aussi loin, jusqu’à être pris au piège. Les chercheurs pensent que les salamandres pourraient en arriver là suite à une fuite, chassées par des prédateurs. Ou alors, il se pourrait que les animaux, dans une tentative stratégique de profiter des captures de la plante, se retrouvent elles-mêmes à faire partie du prochain repas.

Baldwin a ajouté que cette découverte pourrait aussi inciter les responsables du parc à réécrire les documents d’interprétation.

« J’espère et imagine qu’un jour le dépliant d’interprétation de la tourbière pour le grand public indiquera quelque chose du genre : ‘Restez sur la passerelle et surveillez vos enfants. Il y a des plantes qui mangent des vertébrés’ ».

Baldwin et ses co-auteurs ont surnommé le site « La petite tourbière des horreurs », un clin d’œil à une comédie musicale mettant en scène une plante carnivore chanteuse.

Les auteurs souhaitent maintenant savoir à quel point les salamandres sont importantes pour l’équilibre du régime de ces plantes, et déterminer si certaines parviennent à s’échapper.

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Érable noir : un arbre rare qui se retrouve surtout dans la région de Montréal


Je ne suis pas une pro en botanique, je sais reconnaître certaines espèces d’arbres, mais pas vraiment les variétés. Ce qui nous amène a l’érable, emblème du Canada et bien sûr du sirop d’érable. Il existerait 100 variétés dans le monde, et au Québec, nous avons 6 espèces indigènes. Parmi eux, il y a l’érable noir, un arbre très noire qui malheureusement risque de disparaitre entre autres, à cause de l’urbanisation, les plantes évasive etc …
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Érable noir : un arbre rare qui se retrouve surtout dans la région de Montréal

Érable noir : un arbre rare qui se retrouve surtout dans la région de MontréalPhoto: Ministère de l’Environnement du QuébecIl est très difficile de distinguer l’érable noir de l’érable à sucre.

On croit souvent qu’il n’existe qu’une seule espèce d’érable au Québec, le fameux érable à sucre dont le sirop fait les délices des petits et grands. Cependant, la province compte six espèces d’érable indigènes dont son très proche cousin : l’érable noir, un arbre très rare et en situation précaire au point où il a été désigné espèce vulnérable au Québec en 2012.

« En effet, on compte seulement un peu plus d’une centaine de populations d’érable noir au Québec. De ce nombre, six populations ont déjà disparu et 33 vont l’être éventuellement, car il n’y a pas assez d’individus pour assurer la reproduction. Il reste à peine 27 populations viables parmi lesquelles il y a quatre populations protégées », explique Frédéric Coursol, inspecteur de la flore.

Ces populations se trouvent au sud de la province, dont plus de la majorité dans la grande région de Montréal.

Cependant, être un arbre dans une ville n’est pas facile. La principale menace vient de l’expansion urbaine. Même si des populations ont été recensées dans des aires protégées de certains espaces verts de Montréal, ces endroits sont fortement fréquentés par les visiteurs. Ce qui entraîne souvent la dégradation des sous-bois particulièrement fragiles par le piétinement. Il y a aussi l’invasion des plantes exotiques qui sont une vraie calamité. Notre expert songe particulièrement à l’alliaire, à l’anthrisque des bois et au nerprun cathartique.

« Cette plante envahissante peut donner la diarrhée aux oiseaux qui la disperse partout. Le nerprun peut remplir un sous-bois et le détruire. Rien d’autre ne peut y germer! Quand au broutement du cerf de Virginie, c’est un problème majeur! »

Une autre menace qui plane sur l’érable noir : il peut s’hybrider avec l’érable à sucre qui lui ressemble beaucoup. En effet, il peut s’associer à son proche cousin pour se reproduire. Ce qui crée des individus intermédiaires qui possèdent des caractéristiques des deux espèces. Ceci peut menacer l’intégrité génétique des populations d’érable noir surtout si celles-ci ne comptent qu’une petite quantité d’arbres.

« Où peut-on observer l’érable noir? Suivez les couches géologiques et l’affleurement de calcaires. On peut en trouver aux parcs-nature du Bois-de-Saraguay, du Bois-de-Liesse et du Bois-De-L’île-Bizard, au parc Angrignon, au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, près de la petite chapelle de la Réparation. Il y en a également au parc Angell Woods, au parc Thomas-Chapais et beaucoup au parc Marcelin-Wilson. »

Cependant, il est très difficile de distinguer l’érable noir de l’érable à sucre (Acer nigrum) en dehors de la saison de végétation

« Le truc est d’examiner les feuilles mortes au pied de l’arbre. Le dessous des feuilles de l’érable noir est poilu et doux comme du velours », de dire Frédéric Coursol.

Il est toujours agréable d’observer ce bel arbre pouvant atteindre de 21 à 34 m de hauteur (de 67 pi à 112 pi) et plus 100 cm (40 po) de diamètre. On peut en apprendre davantage grâce à des visites guidées sur la flore organisées dans les parcs-natures.

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