Des plantes OGM favorisent la propagation de virus mutés


Oh la la ! On joue avec la génétique, est on risque de trouver des obstacles encore plus grand et plus difficile à résoudre. C’est ce qui est arrive avec le manioc qui est au prise avec un virus. Après avoir modifié pour le rendre résistant à ce virus, ils ont plutôt renforcie le virus en question. Alors que les aliments sont déjà sur une corde raide, il ne faudrait surtout pas empirer la situation
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Des plantes OGM favorisent la propagation de virus mutés

 

Nathalie Mayer
Journaliste

L’édition génomique est aujourd’hui largement employée dans de nombreux domaines de la science. Grâce à elle, les chercheurs opèrent des modifications génétiques ciblées. Mais une équipe vient de découvrir que, dans certains cas, la technique pouvait avoir des conséquences fâcheuses.

Le manioc est l’aliment principal de plus de 500 millions de personnes. Et il peut être durement touché par une maladie connue sous le nom de virus de la mosaïque. Dans les cas les plus graves, ce virus entraîne une perte de production allant jusqu’à 90 %. Voilà qui explique pourquoi des chercheurs ont souhaité produire, par édition génomique, des plants de manioc capables de recombiner l’ADN du virus de la mosaïque. De quoi les rendre résistants à la maladie.

Pour cela, ils ont fait appel au système CRISPR-Cas9, un système connu depuis 2012 et déjà largement employé dans différents domaines. Dans la nature, les bactéries l’utilisent aussi pour combattre les virus. Mais, dans ce cas, les chercheurs ont obtenu des résultats inattendus.

Globalement, le virus de la mosaïque est responsable de la perte annuelle de 20 % des récoltes de manioc dans le monde. À droite, des plants sains. À gauche, des plants malades. © Hervé Vanderschuren, ETH Zurich

Globalement, le virus de la mosaïque est responsable de la perte annuelle de 20 % des récoltes de manioc dans le monde. À droite, des plants sains. À gauche, des plants malades. © Hervé Vanderschuren, ETH Zurich

Des précautions à prendre à l’avenir

Les plants de manioc n’ont pas développé de résistance au virus de la mosaïque comme attendu. Pire : 

« Notre intervention a créé une pression sur les virus qui les a encouragés à évoluer plus rapidement et leur a fourni aussi les moyens de le faire. Nous avons vu apparaître en laboratoire, un virus mutant résistant à notre procédé », explique Devang Mehta, chercheur à l’université de l’Alberta (Canada).

Les chercheurs estiment que CRISPR-Cas9 ne pose pas ce genre de problème dans la plupart des autres applications agroalimentaires. Mais ils encouragent tout de même ceux qui travaillent avec, à mener à l’avenir des tests en laboratoire afin de détecter d’éventuelles mutations virales avant de lancer des essais de terrain.

https://www.futura-sciences.com/

Truc Maison ► Rempoter sans se planter


Au printemps, c’est le temps de rafraîchir et du changement. Certaines plantes intérieures auront besoin d’être rempotées. Pour bien faire profiter les plantes, il y a quelques trucs bon à savoir. Est-ce le bon moment pour cette plante ? Comment procéder ? Pourquoi il est mieux d’éviter la terre noire ? Est-il mieux de prendre des terreaux pour le type de plante à rempoter ? Etc …
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Rempoter sans se planter

 

BOGDAN KURYLO VIA GETTY IMAGES

Par Philippe Lépine

N’espérez pas que votre plante d’intérieur subsiste et continue de croître si vous la gardez dans le même pot indéfiniment. Il faut la rempoter. Les experts de Plantzy, agence végétale montréalaise, nous explique comment faire question ne pas se planter.

    1. Ne rempotez pas trop tôt

    Si la terre se décroche des racines en sortant votre plante du pot, c’est qu’elle a encore suffisamment de place pour grandir dans son contenant actuel. Elle devrait y rester encore un peu.

    Et contrairement à la croyance populaire, la déménager dans un pot plus grand ne la fera pas grandir plus vite.

    «La plante va envoyer ses énergies aux racines pour combler le vide, donc elle va pousser par en dessous, plutôt que sur le dessus comme vous le souhaitez, explique le co-propriétaire de Plantzy, William Plamondon Huard. Ça complique aussi l’arrosage. Le volume de terre autour des racine a tendance à devenir super imbibé. Ça peut alors faire pourrir les racines.»

    Voici les signes qui montrent un besoin de rempotage selon Plantzy :

  • Lorsque les racines sortent par le trou de drainage sous le pot ou lorsqu’elles refont surface.

  • Lorsque vous sortez la plante du pot et que vous observez plus de racines que de terreau.

  • Lorsque la plante est déséquilibrée par rapport à la grosseur de son pot et qu’elle semble vouloir quitter ce dernier.

  • Lorsque vous remarquez que le pot est envahi par les rejets de la plante mère, il est alors temps de les rempoter dans de nouveaux pots pour leur offrir une nouvelle vie.

Rempoter sans se

GETTY CREATIVE

    2. Faites-le au printemps

    Le rempotage devrait toujours avoir lieu au printemps lorsque les plantes se réveillent de leur hibernation. Le cycle d’ensoleillement est plus long, donc elles croissent davantage.

    3. Suivez la bonne procédure

  • Arrosez la plante une heure avant la transplantation pour lui éviter un choc.

  • Prenez la base de la plante, tirez en remuant délicatement jusqu’à ce qu’elle sorte du pot.

  • Mettez du nouveau terreau au fond du nouveau pot.

  • Placez la plante au centre.

  • Comblez le vide avec du nouveau terreau en laissant un espace entre la terre et l’extrémité supérieure du pot pour pouvoir arroser sans que ça déborde.

  • Appuyez sur le terreau et tentez de rendre la surface le plus plane possible (pour pas que l’eau s’accumule plus d’un côté).

  • Arrosez.

4. Choisissez le bon pot

La règle générale est de rempoter dans un contenant deux pouces plus grand que son précédent tous les deux ans.

Préférez un pot percé au fond qui permet d’éviter les accumulations d’eau. L’arrosage excessif est la cause de mortalité numéro un de vos précieux végétaux.

5. Laissez faire la terre noire, investissez dans un bon terreau

Même si les gros sacs de terre noire sont vendus 1$ moins cher une fois le printemps venu, ce n’est pas une raison pour se jeter dessus. Évitez-les, avise même William Plamondon Huard.

«Ça tue la plante, surtout les variétés d’intérieur, à cause du manque de minéraux. Les plantes sont habituées à vivre dans un milieu naturel riche et là vous les mettez à l’intérieur, dans un petit pot avec une terre vide.»

Optez plutôt pour un bon terreau. Inutile de choisir le plus cher, ni celui qui est spécialisé à votre sorte de plante.

«Rendu là, c’est plus du marketing», explique M. Plamondon-Huard.

6. Compressez le terreau dans le pot

Rempoter sans se

BRIZMAKER VIA GETTY IMAGES

Contrairement à ce que plusieurs pensent, il faut bien appuyer sur le terreau afin qu’il soit bien compact autour des racines. Ça laisse sinon des bulles d’air qui peuvent se remplir d’eau et faire pourrir la plante.

7. Utilisez le terreau le plus frais possible

Plus votre terreau est frais, mieux vos plantes prospéreront. Selon le co-fondateur de Plantzy, il faut éviter de l’entreposer à l’extérieur pour qu’il ne gèle pas et perde des nutriments utiles à la croissance.

8. Évitez les mélanges de plantes disparates

Le «compagnonnage», c’est à dire le mélange de plantes dans un même pot, est ultra tendance, mais les végétaux ne font pas tous bon ménage. Vous ne pouvez pas, par exemple, mélanger cactus et fougère qui ont des besoins en eau complètement différents. Assurez-vous de jumeler des espèces similaires. Les succulentes ensemble, les plantes tropicales dans un autre environnement.

https://quebec.huffingtonpost.ca//

Désolé, mais les plantes d’intérieur ne purifient pas l’air


On dit qu’avoir des plantes dans la maison peut purifier l’air, il est vrai que certaines plantes sont mieux que d’autres. À moins d’avoir un appartement sans fenêtres, ni portes, donc hermétique, quelques plantes ne peuvent pas purifier l’air, sauf si .. il y a beaucoup, mais vraiment beaucoup de plantes. Le hic, un autre problème naîtra, l’humidité …
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Désolé, mais les plantes d’intérieur ne purifient pas l’air

 

Il faudrait énormément de plantes pour qu'un effet positif se fasse ressentir. | Annie Spratt via Unsplash

Il faudrait énormément de plantes pour qu’un effet positif se fasse ressentir. | Annie Spratt via Unsplash

Repéré par Jasmine Parvine

Entretenez-les, mais seulement parce que vous les trouvez jolies.

 

Repéré sur The Atlantic

Les plantes d’intérieur offrent une belle décoration, sont plaisantes à entretenir et rencontrent un vif succès sur Instagram. Une autre de leurs supposées vertus anime depuis des années les débats scientifiques: ces plantes purifient-elles l’air intérieur de votre logement? La réponse est, hélas, négative.

«C’est une idée très séduisante, confie à The Atlantic Elliot Gall, professeur à l’université de Portland, aux États-Unis. Mais la littérature scientifique montre que les plantes d’intérieur font très peu pour assainir l’air.»

D’autres experts se montrent encore plus pessimistes: «Les plantes d’intérieur ne nettoient pas l’air plus qu’une vieille paire de chaussettes ou une casquette de baseball que j’accrocherais au mur», écrit Richard Corsi, chercheur de longue date sur la pollution atmosphérique.

Alors, d’où émane cette idée reçue?

L’origine du mythe

À la fin des années 1980, le scientifique de la Nasa Bill Wolverton a cherché à savoir si les plantes d’intérieur pouvaient éliminer un certain type de polluant atmosphérique, les composés organiques volatils (COV). Ces derniers sont régulièrement libérés par des produits ménagers courants, des peintures de maison, le vernis à ongles, des shampoings et presque tout ce qui contient du parfum. Leurs effets néfastes peuvent aller d’une démangeaison à la gorge au cancer du rhinopharynx. Contrairement aux particules fines, les COV sont impossibles à filtrer et peuvent donc s’accumuler dans des environnements hermétiques clos, tel qu’un vaisseau spatial ou un laboratoire. Directement concerné par le monde de l’aérospatial, Wolverton a donc étudié la capacité des plantes à absorber les COV. Son rapport, publié en 1989, annonçait que les plantes étaient «une solution prometteuse et économique à la pollution de l’air intérieur».

Une étude citée à de nombreuses reprises pour répandre l’idée que les plantes d’intérieur purifiaient les maisons. Sauf que… si rien n’est foncièrement faux dans le travail de Wolverton, un logement n’est pas un lieu hermétique –il y a des fenêtres, des portes et des courants d’air–, à l’inverse d’un vaisseau spatial, explique Michael Waring, professeur d’ingénierie à l’université de Drexel.

Warning et ses collègues ont récemment réétudié toute la question. Conclusion: pour que l’air intérieur soit vraiment purifié, une grande quantité de végétation serait nécessaire. Par exemple, pour un petit bureau d’environ dix-huit mètres cubes, il faudrait presque mille plantes pour obtenir un système de purification efficace. Et encore, certaines espèces sont moins aptes à absorber des composés organiques volatils que d’autres.

L’effet des plantes a aussi été examiné sur d’autres polluants, comme l’ozone troposphérique. Là non plus, elles ne peuvent pas faire grand-chose: même les plantes les plus efficaces en matière de purification de l’air réduisent à peine le niveau d’ozone intérieur.

À moins de tapisser vos murs de plantes vertes, vous ne purifierez donc pas votre intérieur de cette manière. Et ce n’est pas tout… de nouveaux inconvénients pointeraient leur nez, met en garde Elliot Gall:

«Vous finiriez par avoir un vrai système vivant chez vous et cela pourrait augmenter l’humidité intérieure et causer d’autres soucis.»

http://www.slate.fr/st

Les arbres sont bien plus "intelligents" qu’on ne le croit


Des études plus poussées montre vraiment que les arbres ont une intelligence, Intelligence sans cerveau, mais efficace, ils ont la perception et configuration de leur propre corps et d’espace autour d’eux. Ils peuvent diminuer de grandir pour prendre plus d’ampleur pour se protéger des vents inhabituels. Ils peuvent percevoir les odeurs et les sons et communiquer entre eux … Il est temps de voir autrement les plantes.
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Les arbres sont bien plus « intelligents » qu’on ne le croit

L’arbre serait-il intelligent ? L’épineuse question interroge la communauté scientifique. © getty.

Ils perçoivent la gravité, le vent et leur position qu’ils peuvent corriger: les arbres possèdent une forme d' »intelligence » qui fascine scientifiques et grand public.

Dans les locaux de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Clermont-Ferrand, l’installation a des airs de décor de cinéma pour film de science-fiction. Dans une sphère de lumière blanche aveuglante, alimentée par plus de quatre-vingt-dix néons, le chercheur Bruno Moulia installe une jonquille inclinée à l’horizontale, maintenue au milieu par un arceau métallique. Une fois cette boule de lumière refermée, à l’abri de toute autre lumière extérieure dans une structure octogonale digne d’un vaisseau spatial, la plante – partageant le même comportement que l’arbre – va opérer une drôle de chorégraphie.

Proprioception

« Baignant de toute part dans cette lumière, elle ne peut pas l’utiliser pour savoir où est le haut, où est le bas. Pourtant, elle va complètement se redresser vers le haut. Elle perçoit la gravité », explique le directeur de l’Unité de recherche sur la Physique et physiologie intégratives de l’arbre en environnement fluctuant (PIAF).

Pourtant, si les plantes et donc les arbres poussent droit, ce n’est pas uniquement grâce à l’attraction terrestre. Avec son équipe, Bruno Moulia a fait la découverte d’un autre sens, que l’on croyait pourtant réservé à l’homme: la proprioception ou autrement dit la perception de la configuration de son propre corps dans l’espace.

Dans une autre expérience, les scientifiques auvergnats ont positionné à l’horizontale des arabettes des dames – une modeste plante servant d’organisme modèle en biologie – avant de les faire tourner sur elles-mêmes pour les empêcher de s’orienter par rapport à la gravité. Résultat: le petit végétal va continuer de pousser de manière rectiligne, sans chercher à se redresser.

« L’arbre perçoit s’il est bien rectiligne ou courbé et a la capacité de se rectifier et de contrôler son équilibre », précise l’agronome-physicien.

Le sens du toucher

Chose encore plus inattendue, l’arbre possède le sens du toucher. En soumettant des plantes à des « impulsions d’air », les chercheurs clermontois se sont aperçus que celles-ci savent très bien percevoir le vent et son intensité.

« Un arbre qui va se trouver confronté à un vent inhabituel va réduire sa croissance en hauteur et augmenter sa croissance en diamètre et faire plus de racines », résume Bruno Moulia.

Grâce à des électrodes placées sur la tige de jeunes peupliers, ils ont aussi enregistrés des réactions électriques, similaires à l‘ »influx nerveux » chez l’homme, lorsque ceux-ci ont été fléchis par le vent. Des informations que ce végétal enregistre dans sa « mémoire », pouvant varier « d’une semaine à un an ».

L’arbre serait-il donc intelligent ? L’épineuse question interroge la communauté scientifique.

« Les arbres combinent beaucoup d’informations. C’est plus complexe que de simples réflexes mais est-ce pour autant de l »intelligence’? », questionne le scientifique.

D’autres études démontrent encore les arbres sont capables de percevoir des sons et des odeurs, de distinguer leurs voisins et communiquer avec eux, grâce à une série de capteurs.

Pour percer le mystère et appréhender s’il existe chez les plantes une « intelligence sans cerveau » et éviter tout « anthropocentrisme », l’Inra collabore désormais avec des spécialistes de l’intelligence artificielle.

Hurluberlus

Car depuis peu, la thématique a trouvé un nouvel écho au sein de la communauté scientifique, longtemps sceptique.

« Au début on nous prenait pour des hurluberlus. Aujourd’hui, on sent une effet générationnel. Nos étudiants, ça les botte! », sourit encore Bruno Moulia, qui pointe aussi « l’effet Avatar », fable écologiste réalisée par James Cameron.

L’intérêt du grand public se fait aussi sentir auprès du grand public. La preuve avec le succès du livre du garde forestier allemand Peter Wohlleben « La vie secrète des arbres », traduit en plus de 40 langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires en France.

Une prise de conscience de la sensibilité du végétal qui pourrait faire évoluer des croyances bien ancrées.

« Nos recherches font tomber le mur que notre civilisation occidentale avait dressé depuis Aristote entre animaux, sensibles et capables de mouvement actifs, et les plantes seulement capables de… végéter » souligne Bruno Moulia. « Les plantes sont des êtres pleins de tact, bougeant tout le temps, mais à leur rythme, plus calme que le nôtre ».

https://www.7sur7.be

Des chercheurs ont modifié génétiquement une plante pour qu’elle dépollue nos intérieurs


Avant on faisait des croissements pour avoir de nouvelles variétés de plantes, aujourd’hui on ajoute des gènes qui peuvent provenir d’animaux. En effet, les scientifiques ont ajouté un gène de lapin sur une plante dans le but de purifier la pollution intérieure. Cela fonctionne en laboratoire, reste à savoir si dans une maison, cela serait tout aussi efficace. Cependant, les fenêtres que l’on ouvrent au moins 1 fois par jour est tout aussi efficace.
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Des chercheurs ont modifié génétiquement une plante pour qu’elle dépollue nos intérieurs

 

Crédits : Université de Washington

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

On évoque assez souvent la capacité qu’auraient les plantes d’intérieur à purifier l’air de nos logements. S’il s’agit là d’un fait pas toujours avéré, des chercheurs américains ont bel et bien modifié génétiquement une plante pour lui donner cette même capacité !

La qualité de l’air intérieur

Si la pollution atmosphérique fait craindre le pire en termes de qualité de l’air, il faut savoir que l’air intérieur est souvent davantage pollué qu’à l’extérieur. En effet, de nombreuses substances sont concentrées, provenant entre autres des produits d’entretien, de la peinture et divers aérosols, ou encore du tabagisme, du chauffage au fioul ainsi que des bougies parfumées.

Des chercheurs de l’Université de Washington (États-Unis) ont expliqué leur travail dans une publication du 19 décembre 2018 dans la revue Environmental Science and Technology. Il y est question d’une plante d’intérieur très commune ayant tout de même une particularité : celle-ci a été modifiée génétiquement. Ainsi, cette plante OGM contient un gène de lapin destiné à purifier l’air intérieur.

Au passage, le principal auteur de l’étude Stuart Strand rappelle que les plantes sont relativement inefficaces dans la purification de l’air. L’intéressé évoque une dépollution plus souvent obtenue par des interactions microbiennes avec des bactéries présentes dans la terre.

Un gène “détox”

Afin d’obtenir leur plante agissant en qualité de bio-filtre, les chercheurs ont utilisé un gène présent chez le lapin. Celui-ci a pour mission de coder l’enzyme cytochrome P450 2e1. Présente chez les mammifères en général, cette enzyme dégrade les composés toxiques situés dans le foie, entre autres le benzène et le chloroforme.

Le gène en question a ensuite été transféré dans le génome d’un Epipremnum aureum, une plante plus connue sous le nom de lierre du diable. Or, cette plante a plusieurs avantages, car celle-ci n’a pas besoin de beaucoup d’entretien ni même d’arrosage. De plus, les scientifiques disent avoir ajouté au végétal un gène de fluorescence pour lui donner un look plus attrayant.

Des tests concluants

Les chercheurs ont bien sûr pratiqué des tests afin de vérifier les capacités de la plante. Ainsi, du lierre modifié et du lierre normal ont été placés dans des tubes à essai et exposés à des polluants pendant plus d’une semaine. À la fin de l’expérience, les tubes de lierre OGM montraient une chute de 90 % de la présence de benzène, contre 10 % pour la plante normale. En revanche, ces résultats sont le fruit d’une expérience en laboratoire, et les chercheurs ne s’en cachent pas.

« La dépollution n’est réellement efficace que si les plantes sont placées dans un endroit clos avec un système permettant de faire circuler l’air sur les feuilles, comme un ventilateur », a rappelé Stuart Strand.

Enfin, si les recherches se poursuivent à l’heure actuelle afin de trouver un moyen de combiner d’autres gènes pour davantage de performance, le meilleur moyen afin de dépolluer l’intérieur reste encore d’ouvrir les fenêtres.

Sources : Genetic Engineering & Biotechnology NewsFutura Sciences

https://sciencepost.fr/

Les plantes non plus n’aiment pas que vous les touchiez


Les plantes réagissent beaucoup plus que l’on pense, bien qu’elles ne peuvent pas se déplacer en cas de menace, elles se consacrent à répondre aux chocs qui peuvent être un simple effleurement. L’énergie qu’elles prennent pour répondre, ne l’aide donc pas à grandir.
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Les plantes non plus n’aiment pas que vous les touchiez

 

Vertes ou pas, les plantes n'aiment pas vos mains | Gaestano Cessati via Unsplash CC License by

Vertes ou pas, les plantes n’aiment pas vos mains | Gaestano Cessati via Unsplash CC License by

Repéré par Barthélemy Dont

Repéré sur Quartz

Une simple caresse provoque une réponse massive.

 

Il est déjà connu que les plantes sont conscientes de l’environnement qui les entoure. Certaines peuvent vous entendre, d’autres ont une réaction directe au moindre effleurement. C’est le cas par exemple de la bien nommée «sensitive», dont les feuilles se replient au moindre choc. Pour la plupart des plantes, la réaction n’est pas aussi visible, mais une récente étude suggère qu’elles sont tout de même très sensibles au toucher.

Des scientifiques ont étudié des Arabette des dames, ou Arabidopsis thaliana afin de découvrir leurs réactions interne au toucher. Pour cela, l’équipe de recherche a caressé les plantes avec un pinceau souple puis analysé leur réponse biologique.

«Le moindre effleurement de la part d’un humain, d’un animal, d’un insecte ou même d’autres plantes bousculées par le vent déclenche une énorme réponse génétique dans la plante», explique Jim Whelan l’un des chercheurs. «En trente minutes, 10% du génome de la plante est altéré.»

Cette explication peut paraître obscure, mais elle signifie que la plante étudiée consacre beaucoup d’énergie à répondre au choc. Comme les plantes ne peuvent pas se déplacer pour éviter les menaces, elle utilisent énormément d’énergie, qui n’est donc pas dépensée pour grandir.

En effet, en répétant les stimuli, l’équipe s’est rendue compte qu’un contact répété suffit à diminuer le taux de croissance de la plante de 30%. Cela peut aussi présenter des avantages. Par exemple, lorsque des plantes poussent près les unes des autres, elles grandissent moins vite et optimisent ainsi leur exposition au soleil, précise Yan Wang, un autre scientifique ayant travaillé sur ce projet.

Selon, Jim Whelan, ces observations serviront surtout à l’industrie de l’agriculture. Connaître en profondeur les mécanismes de défense des plantes permettra de les altérer et donc d’augmenter les rendements.

http://www.slate.fr/

À l’avenir, la nourriture sera beaucoup moins nutritive


Les émissions de gaz à effet de serre occasion une hausse du dioxyde de carbone, bien que les plantes s’en nourrissent, une augmentation risque d’appauvrir les nutriments dans notre assiette. Déjà certains aliments comme le blé et le soja contiennent moins de protéine et autres.
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À l’avenir, la nourriture sera beaucoup moins nutritive

 

agriculture intensive blé

Blé, soja, riz, les cultures seront moins nutritives à mesure que les températures continueront de grimper. Crédits : iStock

 

par Brice Louvet

L’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone semble rendre certaines plantes beaucoup moins nutritives qu’auparavant. À l’avenir, les principales cultures pourraient ne pas donner suffisamment “d’essence” au corps humain.

Plusieurs recherches ont déjà montré que certaines cultures, comme le blé ou le soja, contiennent beaucoup moins de protéines, de zinc et de fer lorsqu’elles sont cultivées avec les niveaux de dioxyde de carbone prévus d’ici 2050. Une récente étude, publiée dans Science Advances, révèle que c’est également le cas pour 18 souches de riz. Les chercheurs se sont ici concentrés sur les vitamines du groupe B, telles que la riboflavine, qui permet de décomposer les aliments en énergie, et le folate, qui permet le développement du fœtus. Exposées aux niveaux de dioxyde de carbone attendus en 2050, ces vitamines ont vu leur concentration chuter de 30 %. Comment est-ce possible ?

Des “calories vides” pour les plantes

Le dioxyde de carbone reste en effet la principale source de nourriture des plantes. Ainsi exposées à davantage de dioxyde de carbone, il n’est pas interdit de penser que les plantes pourraient grandir et grossir plus vite, maximisant ainsi au passage leur apport en nutriments. Mais c’est un raccourci un peu court. Nous pourrions comparer cet excès de dioxyde chez les plantes à l’excès de glucides chez les Hommes. Si vous mangez trop de glucides, votre corps ne pourra pas suivre la cadence pour transformer les nutriments. L’excès se transforme alors en graisses. Vous prenez ainsi du poids, tout en minimisant votre apport en nutriments. Chez les plantes, c’est la même chose.

L’excès de dioxyde de carbone agit en effet comme des “calories vides”. Les plantes deviennent alors de plus en plus grosses, certes, mais beaucoup moins riches en nutriments. Et les implications négatives sont énormes. D’autant plus lorsque l’on considère les niveaux de dioxyde de carbone attendus au cours des 30 prochaines années.

Déjà présents, les problèmes de malnutrition vont s’intensifier

On estime aujourd’hui à environ deux milliards le nombre de personnes dans le monde souffrant de “faim cachée”. En d’autres termes, près d’un humain sur trois consomme suffisamment de calories, mais présente en même temps descarences nutritionnelles (fer, zinc, calcium et magnésium principalement). La plupart de ces personnes évoluent dans les pays les plus pauvres. Ces nutriments sont pourtant essentiels. Si nous mettons du gasoil dans un moteur à essence, le moteur lâche. C’est un peu la même chose pour le corps humain, qui est en revanche une machine bien plus complexe. Si l’on ne met pas les bons ingrédients dans le moteur, alors d’importants problèmes de santé se développent.

On rappelle que la population mondiale augmente. Nous pourrions être plus de 9 milliards d’ici à 2050. La demande alimentaire sera donc beaucoup plus importante, tout comme les besoins nutritionnels. Et parallèlement, les niveaux de dioxyde de carbone devraient encore évoluer. Si nous ne voulons pas mourir de faim tout en étant obèses, des mesures drastiques doivent donc être entreprises pour stopper les émissions de gaz à effet de serre. À côté de ça, nous devrions également être menés à repenser notre façon de nous nourrir. Auquel cas la malnutrition pourrait faire davantage de ravages.

Source

https://sciencepost.fr/