4 daltoniens voient les couleurs pour la première fois grâce à des lunettes spéciales


Des lunettes inventées par erreur, enfin, disons que le rôle de cette lunette était destiné pour tout autre chose en chirurgie. Un daltonien l’a essayé et des couleurs inconnues pour cette personne sont apparues
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4 daltoniens voient les couleurs pour la première fois grâce à des lunettes spéciales

 

Le daltonisme, qui est héréditaire, touche principalement les hommes. © Valspar

    Le daltonisme, qui est héréditaire, touche principalement les hommes. © Valspar

Par Lise Loumé

    Près de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de daltonisme. Certaines ne font pas la différence entre le rouge et le vert, d’autres ne perçoivent que des nuances de gris.

Confondre les cou­leurs de la cire à cacheter et de la feuille de laurier, voir un géranium bleu ciel à la lumière naturelle puis jaune orangé à la lueur de la chan­delle avaient suffisamment intrigué le chimiste britannique John Dalton, pour en faire l’objet d’une communication à la Société philosophique et littéraire de Manchester en 1794. De son cas est né le mot « daltonisme ». Comme lui, près de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de cette anomalie de la vision. Certains ne font pas la différence entre le rouge et le vert, d’autres ne perçoivent que des nuances de gris.

Équiper les musées d’art

LUNETTES. Le fabricant de peintures américain Valspar et la start-up californienne EnChroma ont créé des lunettes capables de séparer les couleurs et permettre ainsi aux daltoniens de voir le rose, le jaune, le bleu etc. Ces lunettes filtrent les longueurs d’ondes que perçoit l’œil de façon à ce que le signal de couleur envoyé au cerveau soit amplifié. Le filtre doit faire des coupes très précises dans le spectre de lumière afin de « bloquer » les couleurs qui ne sont pas primaires.

« Les lentilles font apparaître les couleurs de façon plus lumineuse, plus vive et saturée. Les utilisateurs les perçoivent plus rapidement et précisément », explique l’entreprise sur son site web.

Dans la vidéo, Atlee, Keith, Andrew et Chris, 4 personnes atteintes de daltonisme, testent ces lunettes pour la première fois.

Valspar invite sur son site web les personnes touchées de près ou de loin par ce trouble de la vision à livrer leurs propres témoignages. Pour se procurer ces lunettes, il faut débourser environ 400 dollars (environ 367 euros). Le fabricant de peintures mettra à disposition des visiteurs daltoniens duMusée d’art contemporain de Chicago quelques paires afin que ceux-ci puissent apprécier pleinement les œuvres. Cette initiative pourrait être suivie dans d’autres musées à travers le pays.

Une anomalie qui touche essentiellement les hommes

Le daltonisme, qui est héréditaire, touche principalement les hommes (environ 8 % de la population en Europe et aux États-Unis, contre 0,45 % des femmes). En effet, comme l’anomalie est portée par le chromosome X, les femmes en ayant deux peuvent le plus souvent compenser la mutation ou l’absence d’un gène sur l’un des chromosomes X. L’image ci-contre permet notamment de détecter l’anomalie : les daltoniens ne voient pas le chiffre 6 en orangé et au centre de l’image.

MUTATION. D’où provient cette anomalie ? En fait, la vision des couleurs repose sur un mécanisme très élaboré. La lumière atteint d’abord la mince couche de cellules qui tapissent le fond de l’œil, la rétine, composée de récepteurs (bâtonnets et cônes) qui réagissent à des rayonnements lumineux et les convertissent en signaux électriques. Le cerveau combine ensuite ces informations pour produire le spectre de couleurs que nous percevons. Il existe trois types de cônes, qui se différencient en fonction de leur pigment photorécepteur sensible à une longueur d’onde particulière : le rouge, le vert ou le bleu. Deux des pigments des cônes sont codés par des gènes du chromosome X : le pigment responsable de la vision du rouge et celui responsable de la perception du vert.

Or chez les daltoniens, l’un des deux gènes est muté, de sorte que leurs récepteurs réagissent à d’autres longueurs d’ondes, ou bien ils ne fonctionnent plus. Il existe ainsi plusieurs catégories de daltoniens. Par exemple, les « protanopes », qui perçoivent le vert et le bleu mais pas le rouge, les « deutéranopes » qui voient le bleu et le rouge mais pas le vert (c’est la forme de daltonisme la plus fréquente, empêchant de distinguer le rouge du vert) et les « tritanopes », qui ne détectent pas la couleur bleue (voir illustration ci-dessous). Ces lunettes corrigent surtout l’anomalie des protanopes et deutéranopes. Les daltoniens ne peuvent pas exercer certains métiers, comme électricien ou pilote de ligne.

Crédits images : © Domaine public, Wikimedia Commons

Des lunettes inventées par hasard

La création de ces lunettes est en fait purement… accidentelle. C’est sur un produit destiné aux chirurgiens, des lunettes de protection laser, que la start-up californienne EnChroma travaillait. Mais un petit incident les a détourné de leur objectif premier. En essayant un premier prototype, une personne daltonienne s’est rendue compte qu’elle parvenait à voir certaines gammes de couleurs pour la première fois de sa vie ! Les inventeurs se sont donc concentrés sur cette nouvelle piste

http://www.sciencesetavenir.fr/

Des organes plus vrais que nature grâce à l’impression 3D


L’imprimante 3D n’a pas fini de faire parler d’elle dans le domaine médical. Plus la technologie avance, plus il est possible de former des futurs chirurgiens à l’aide de l’imprimante et autre technologie pour rendre les organes plus vrais que nature avec une réalité semble-t-il déconcertante
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Des organes plus vrais que nature grâce à l’impression 3D

 

Un employé de Fasotec montre un foetus modélisé.... (PHOTO YOSHIKAZU TSUNO, ARCHIVES AGENCE FRANCE PRESSE)

Un employé de Fasotec montre un foetus modélisé.

PHOTO YOSHIKAZU TSUNO, ARCHIVES AGENCE FRANCE PRESSE

SHINGO ITO
Agence France-Presse
Tokyo

Incision au scalpel, suintement sanglant, rien de plus normal, si ce n’est que le poumon opéré n’est pas un vrai, mais un spécimen de formation pour les apprentis chirurgiens, organe plus vrai que nature créé grâce à l’impression en trois dimensions (3D).

Humide, doux, infecté de tumeurs et strié de vaisseaux sanguins, ce poumon ultra-réaliste n’est qu’un exemple de la bibliothèque d’organes sur étagère que propose une petite entreprise japonaise, objets destinés à parfaire les compétences des médecins sans sacrifier des patients.

«Ce modèle restitue la texture de l’organe et les saignements dans le but de faire réellement éprouver au praticien les conséquences de ses gestes», explique Tomohiro Kinoshita, fondateur de Fasotec, une société basée à Chiba, au sud-est de Tokyo.

Des armes aux pièces de voitures ou maisons, des prothèses aux oeuvres d’art, l’impression 3D est perçue comme une nouvelle révolution industrielle susceptible de transformer non seulement le secteur manufacturier, mais aussi notre vie quotidienne dans les prochaines années et décennies, de façon aussi spectaculaire qu’internet l’a fait récemment.

Ce type d’organe humide, qui sera utilisé en sessions de formation chirurgicale au Japon à compter du mois d’avril, n’est pas lui-même imprimé en trois dimensions.

Il est fabriqué à partir d’un moule qui, lui, est façonné avec cette technologie consistant à superposer des couches de résine ou autre matériau pour reconstituer une forme tridimensionnelle sur la base de données issues de l’image numérique d’un organe réel.

Les techniques de numérisation actuelles permettent de recréer un foie, un coeur ou un estomac dans les moindres détails.

Une résine sous forme de gel synthétique est injectée ensuite dans le moule issu de l’impression 3D.

En attendant les organes imprimés transplantables

Chaque organe n’est pas seulement une copie visuelle, mais a aussi la même masse que l’organe reproduit. La réponse au coup de bistouri est exactement identique, au point que c’en est «presque trop réaliste», aux yeux de Maki Sugimoto, un médecin qui a tâté l’objet.

«Le toucher est similaire à celui d’un vrai foie», assure le chirurgien qui enseigne aussi à l’école de médecine de l’université de Kobe, dans l’ouest du Japon.

«Non seulement les jeunes en formation, mais aussi les praticiens expérimentés peuvent tirer profit d’exercices avec ces reproductions», estime-t-il.

Comparés aux imitations utilisées jusqu’à présent, il n’y aurait pas photo, selon Toshiaki Morikawa, de l’université Jikei à Tokyo:

«Les modèles actuels sont trop simples, les détails de l’anatomie pas fidèlement restitués.»

Et l’évolution proposée par Fasotec n’est peut-être qu’une étape avant la recréation directement via l’impression 3D des organes eux-mêmes, non pas à partir de matériaux artificiels, mais de cellules, ce qui les rendrait alors fonctionnels et transplantables.

De nombreuses recherches sont en cours à travers le monde, du Japon aux États-Unis et à l’Angleterre, sur la «bio-impression» et «l’encre biologique» qui, constituée de cellules, pourrait effectivement permettre d’«imprimer» des tissus humains.

Dans les laboratoires spécialisés, on imagine qu’un jour il sera possible d’utiliser les cellules d’une personne pour recréer tout ou partie de ses organes abîmés et de les transplanter sans rejet par son système immunitaire.

«Considérant les progrès futurs en sciences de la vie, je pense que cette technologie est un domaine de recherche à approfondir vite», juge M. Morikawa.

En attendant, Fasotec a a priori le temps de profiter de son activité naissante. La société a commencé à accepter les commandes de vessies et urètres et reçoit déjà des demandes en provenance d’autres pays asiatiques.

http://www.lapresse.ca/

iPhone: 5 choses qu’Apple sait sur votre vie privée (et partage parfois avec d’autres entreprises)


Lisez-vous les conditions d’utilisation de vos appareils intelligents ? C’est long, et souvent écrit en petits caractères dans un langage souvent ambigu que même des experts ne sont pas capables de les expliquer avec précision
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iPhone: 5 choses qu’Apple sait sur votre vie privée (et partage parfois avec d’autres entreprises)

 

Chaque iPhone, iPad et iPod est vendu avec une documentation aussi longue que dense et indigeste. Son but? Vous informer que l’utilisation de ces gadgets va de pair avec la divulgation d’une tonne d’informations très sensibles.

Pour Apple, il est parfaitement légal d’ingurgiter toutes ces données personnelles puisque vous lui en avez donné l’autorisation. Cela ne vous dit rien? Vous vous en seriez rendu compte si vous n’aviez pas lu les conditions générales d’utilisation de cette manière:

Mais si vous vous êtes plongés dans les conditions générales d’utilisation de l’iOS Apple et sa politique de confidentialité – que vous avez accepté à la première utilisation puis à chaque mise à jour – son langage extrêmement vague concernant les données personnelles ne vous aura pas échappé. Au lieu de préciser tous les scénarios où Apple pourrait garder ces informations, les documents restent flous.

Le HuffPost a soumis à des experts juridiques les conditions générales de l’iOS 8.1 etsa politique de confidentialité pour mieux comprendre ce que chacun abandonne de sa vie privée à Apple.

Voici donc cinq types de données sensibles que vous communiquez à Apple ou à l’un de ses partenaires, juste à travers une utilisation normale de votre iPhone.

1. Tout ce que vous dites à Siri et où vous le lui avez dit

appple vie privee

Quand vous parlez à Siri, ou à l’un des systèmes de dictée de votre iPhone, un prestataire d’Apple peut vous écouter aussi.

Votre iPhone permet à Apple d’utiliser et partager toutes sortes de données « telles que vos noms et pseudonymes, les noms, pseudonymes et relations entre vos contacts et vous-même. »

Les « filiales et agents » qui peuvent mettre la main dessus ne sont pas du tout définis. S’agit-il de sous-traitants? D’après Ryan Calo, professeur à l’université de droit de Washington, cela peut inclure des milliers de personnes.

Cette collecte a bien un but pour Apple. Elle vise à aider Siri à être le plus pertinent dans la compréhension et l’interprétation des questions posées.

2. Certaines informations « non personnelles » très personnelles

apple vie privee

La politique de confidentialité d’Apple divise les informations en deux camps: personnelles et non personnelles. Elle insiste bien sur le fait qu’elle ne communique pas les infos personnelles au service marketing. Mais ces deux catégories ne sont pas définies avec le même luxe de détails.

La définition du caractère « personnel » d’une information est très étroite, elle se limite au nom, adresse, courriel, numéro de téléphone, préférences de contact, et numéro de carte bancaire. Des données ultra-sensibles qu’Apple n’utilise « que » pour l’amélioration de ses produits et de ses publicités.

D’un autre côté, les données « non personnelles » recouvrent un domaine beaucoup plus large qu’Apple peut partager. Cela inclut pourtant des informations telles que le métier, le code postal, l’identifiant unique de l’appareil, l’URL de référence, la localisation de l’appareil…

« Nous pouvons également collecter des informations sur les activités des clients par l’intermédiaire de notre site web, des services iCloud, de l’iTunes Store et à partir de nos autres produits et services », poursuit Apple.

Elles sont « non personnelles » parce qu’elles ne permettent pas, à elles seules, votre identification directe. Malgré tout, il est certainement possible d’extraire de ce fatras de données insignifiantes des dossiers complets sur de véritables personnes – le « qui, quand et où » explique Chip Pitts, de Stanford.

3. Où se trouve votre téléphone (et vous aussi a priori)

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N’importe quel « service » – quelle qu’en soit la définition – qui a recourt à la localisation peut connaître votre position. Puisque nous emmenons notre téléphone intelligent à peu près n’importe où, notre journée entière peut potentiellement être cartographiée. Surtout, ces données peuvent être conservées.

Apple précise malgré tout que ces données de géolocalisation ne sont pas collectées afin de les relier à un individu. Même dans ces conditions, il reste toujours possible d’établir un lien en les combinant avec d’autres données.

Votre localisation est également transmise à chaque achat et utilisation d’une application. On ne voit pas bien en quoi cela est nécessaire, mais si une application est capable de vous localiser, elle a le droit d’envoyer ces données à Apple et à ses partenaires.

4. À quelle vitesse vous vous déplacez

apple vie privee

Toute application qui utilise vos données de géolocalisation peut aussi récupérer « les informations relatives à la vitesse de votre parcours ». À priori, cela intéresse surtout celles qui donnent des informations sur le trafic routier.

Dans les faits, il existe au moins un exemple où des données liées à la vitesse ont été détournées dans un but précis. En 2011, les GPS Tom Tom ont dû présenter leurs excuses pour avoir transmis ce type d’informations à la police néerlandaise, qui les a ensuite utilisées pour placer ces radars.

5. Tous vos iMessage, au moins pendant « une période limitée »

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Pour s’assurer que les iMessage sont bien envoyés, Apple les stocke sous forme cryptée pour « une période limitée ». Une minute? Un an? Un siècle? Aucune idée.

Comme pour toutes les données confidentielles, ce stockage pose problème. Les messages peuvent très bien être la cible de pirates, même si leur cryptage en font des cibles difficiles a priori. En revanche, Apple ne garde pas les données de FaceTime. Cela demanderait trop d’espace, et reviendrait trop cher.

BONUS: l’acceptation par défaut d’autres termes et conditions

Les conditions d’utilisation d’Apple iOS, son système d’exploitation, signalent très succinctement qu’en utilisant son logiciel « en connexion avec un Apple ID, ou un autre service Apple, vous acceptez les termes et conditions applicables à ce service. » En clair, vous acceptez les « termes et conditions » d’iTunes rien qu’en le faisant tourner sur votre iPhone.

Mais cela pourrait avoir d’autres conséquences. Télécharger une application avec votre Apple ID peut impliquer une validation automatique des termes et conditions de cette application. Mais il est presque impossible de dire quand et si ce genre de choses arrivent.

Il est bon de noter que si Apple et d’autres entreprises se réservent le droit de rassembler un grand nombre d’informations à notre sujet, il est très difficile de savoir s’ils le font effectivement, ou ce qu’ils en font – si tant est qu’ils en fassent quoi que ce soit.

Le langage employé dans les documents de références et la politique de confidentialité d’Apple est si vague qu’aucun expert en droit n’est capable de l’interpréter avec précision, assure Ryan Calo, professeur à l’université de droit de Washington.

Apple affirme que son activité n’est pas de vendre des données sur ses clients aux publicitaires. Contrairement à Google et Facebook, ses profits viennent de la vente de ses produits. Certaines conditions générales précisent que les données amassées servent à voir ce qui marche et ne marche pas. De plus, Apple semble prendre très au sérieux le cryptage de ces données.

Malgré tout, les revendeurs de données – des entreprises qui collectent, analysent et vendent des études sur les consommateurs- prospèrent grâce aux informations que les détenteurs de téléphones intelligents les laissent récolter. Une fois que vous avez accepté d’en céder une poignée à Apple, vous êtes libre d’allumer votre iPhone, de surfer sur internet, de télécharger des tonnes d’applications marrantes, etc. À chaque fois, ce sont de nouvelles entreprises qui surveillent vos faits et gestes pour leur compte.

« [Les consommateurs utilisent et] parlent à leur téléphone comme si c’était leur meilleur ami, et ils ne réalisent pas que tout cela tombe dans un grand aspirateur à données », explique Chip Pitts, de l’école de droit de Stanford.

Aux États-Unis, ces entreprises peuvent compiler des informations sur la religion, les origines ethniques, les préférences politiques, les noms d’utilisateurs, les revenues, et l’historique médical familial, entre autres choses, d’après une enquête de CBS News investigation en 2014. L’un des acteurs majeurs de cette industrie des données, Acxiom, prétend détenir 1500 informations sur la majorité des Américains adultes.

Pourtant, les consommateurs ne sont pas démunis face aux géants des technologies. La plupart d’entre eux restent très sensibles au mécontentement de leurs clients

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une nourriture inédite grâce à l’impression 3D


L’alimentation via l’imprimante 3D, je me demande jusqu’où nous pouvons aller avec la technologie. Serais-ce la nourriture de demain ? Ou bonne vieille culture sera chose du passé ? Et si un jour la technologie tombe en panne, que se passera-t-il ?
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Une nourriture inédite grâce à l’impression 3D

 

Une nourriture inédite grâce à l'impression 3D

Exemple de met cuisiné en 3D. Capture d’écran Gentside

Sorti tout droit du cerveau d’une jeune designer néerlandaise, ce projet qui mêle alimentation et nouvelles technologies, risque bien dans l’avenir de modifier le contenu de nos assiettes.

Imaginé par Chloé Rutzerveld, ce projet baptisé «Edible Growth» (pousses comestibles) se présente comme une sorte de pâte dans laquelle se trouve mélangées de la terre comestible, ainsi que des graines qui ne demandent qu’à germer.

Approchée par l’organisme de recherche TNO pour développer un projet autour des questions touchant à l’alimentation et à l’impression 3D, Chloé Rutzerveld a donc créé ces structures de pâte qui contiennent des graines, des spores ainsi que des levures de fermentation.

Une fois imprimées, celles-ci offrent un terrain favorable aux graines pour germer. Au bout de 3 à 5 jours, lorsque les champignons et autres herbes sont arrivés à maturité, il ne reste plus au consommateur qu’à déguster l’ensemble de la structure.

Avec sa démarche innovante, la designer entend créer dans les années futures une véritable nourriture alternative, saine, équilibrée et bio qui permet également d’offrir de nouvelles perspectives en matière de création culinaire.

http://fr.canoe.ca/

Cette luxueuse niche pour chien est estimée à 40 000 $ (VIDÉO)


40 mille dollars pour une niche à chien ! C’est bien de voir au confort d’un animal de compagnie, mais quand même, il ne faut pas exagérer !
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Cette luxueuse niche pour chien est estimée à 40 000 $

 

Tandis que la plupart des gens ne se contentent que de maintenir un niveau de vie raisonnable, d’autres gâtent leurs animaux de compagnie de manière indécente.

Des luxueux hôtels pour animaux de Paris aux massages en passant par les portraits royaux, on pensait avoir tout vu.

C’était du moins le cas jusqu’à ce que Samsung révèle sa niche pour chien de rêve estimée à près de 40 000 $ CAD.

La niche vient avec un tapis d’entraînement, une piscine d’hydrothérapie, une mangeoire automatique et même un papier peint très tendance.

Bref, de quoi rendre n’importe quel être humain un tantinet envieux!

Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Piloter un scarabée vivant comme un drone, c’est possible


Des questions se posent, a-t-on le droit de disposer des scarabées vivants comme nous voulons ? Au nom de la science est-ce que tout est permis ? Ils ont déjà réussi à mettre un mini-ordinateur dans le cerveau des rats et contrôler des mites à distance. Point de vue éthique, on en fait quoi ? Et quelles seront les implications d’utiliser des drones vivants ? Espionnage ?
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Piloter un scarabée vivant comme un drone, c’est possible

 

scarabée drone

Des insectes vivants contrôlés par ordinateur ? C’est désormais une réalité.Photo : Current Biology

 

DRONE BIOLOGIQUE – Un scarabée vivant que l’on peut télécommander à loisir ? C’est la prouesse technologique à laquelle sont parvenus des scientifiques. Mais est-ce souhaitable ?

 

Techniquement, c’est une prouesse indéniable. Ethiquement, ça… interroge. Des scientifiques américains sont parvenus à transformer un scarabée vivant en drone biologique. Ils ont réussi à poser un mini-ordinateur sur le dos de l’insecte et à le relier au muscle de l’animal qui contrôle le vol. Résultat : à l’aide d’une télécommande, il est possible de piloter le scarabée comme on le ferait avec un drone fait de métal et de plastique. La différence – notable – c’est qu’ici le drone est vivant. Rien à voir avec le chat quadricoptère, qui était avant tout un projet artistique.

Dans la revue scientifique Current Biology, les chercheurs détaillent la méthode utilisée. Des scientifiques de l’université de Californie (Berkeley) ont fait appel à des stimuli électriques pour prendre le contrôle sur l’animal avec précision. L’objectif premier n’était pas de créer un drone biologique mais avant tout de mieux comprendre comment les insectes s’orientent changent de trajectoire en plein vol.

« Notre découverte du muscle majeur du vol nous a permis pour la première fois d’imposer un niveau élevé de contrôle sur les trajectoires des scarabées, explique Michel Maharbiz, un scientifique informatique de l’université de Californie et coauteur de l’étude. Il s’agit là d’une excellente alliance entre l’ingénierie et la science ».

Six petites électrodes pour prendre le contrôle du muscle du vol

Posé sur le dos du scarabée tel un sac à dos, le mini-ordinateur est constitué d’un microcontrôleur pilotable à distance et d’un transmetteur. Six petites électrodes ont été implantées dans l’insecte sur un muscle bien particulier, le 3 Ax, qui lui permet de manoeuvrer à loisir en plein vol. Lors de tests, un stimulus sur le muscle permettait de faire tourner l’animal à gauche. Plus la fréquence de la microdécharge électrique était rapprochée, plus le virage était marqué. Idem sur le muscle 3 Ax à droite pour aller à droite.

Détail du scarabée avec le mini-ordinateur posé sur son dos.

Détail du scarabée avec le mini-ordinateur posé sur son dos.Photo : Current Biology

Un test qui a été filmé en timelapse afin que l’œil humain puisse observer la démonstration :

 

Rats, mites, cafards… la liste des animaux cyborgs s’allonge

Cette découverte vient compléter une liste qui en cesse de s’allonger de recherches visant à contrôler un animal à distance grâce à des électrodes. Ainsi, en 2011, des chercheurs de l’université de Tel Aviv (Israël) ont implanté un mini-ordinateur dans le cerveau de rats. En 2012, ce sont des mites en plein vol qui étaient contrôlées à distance au MIT (Massachusetts Institute of Technology, aux Etats-unis). Et l’an dernier, en 2014, l’université de Caroline du Nord démontrait qu’il était possible de prendre la main sur des cafards. Ici, l’objectif était de trouver une solution pour venir en aide à de possibles victimes de catastrophes naturelles, les cafards pouvant s’infiltrer dans des décombres où l’être humain mettrait nettement plus de temps à pénétrer.

Reste que ces « avancées technologiques » posent question. D’un point de vue éthique tout d’abord, puisqu’on transforme des animaux en cyborgs corvéables à merci. Certes, on peut imaginer des usages pour le bien de populations en danger lors d’un tsunami, d’un tremblement de terre, etc. Mais ces avancées technologiques pourraient tout aussi bien être détournées pourmettre en place des systèmes de surveillance évolués, voire pour attaquer des ennemis en transformant ces animaux en bombes vivantes.

« L’homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique », a déclaré l’homme qui a inspiré la bombe atomique avec son E=mc², Albert Einstein.

http://www.metronews.fr/

Des gadgets pour animaux branchés


Je peux comprendre que les gadgets technologiques peuvent intéresser les professionnels comme les vétérinaires, ceux qui étudient les animaux sauvages .., Mais pour le commun des mortels, faire de son animal branchés m’apparait exagéré et comme tout accessoires branchés, il y a des données qui se transmettent à des entreprises qui surement l’utiliseront pour leurs propres intérêts pour promouvoir des nouveaux produits bien ciblés
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Des gadgets pour animaux branchés

 

Le collier Voyce se connecte à l’ordinateur ou à l’appareil mobile du maître et transmet des statistiques sur la distance parcourue, les calories brûlées, le temps de sommeil, le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire du chien.

PHOTO FOURNIE PAR VOYCE

SIMON LORD

Collaboration spéciale

La Presse

Les technologies portables sont en plein essor. On les retrouve à la cheville des joggeurs, au poignet des professionnels BCBG… et au collier de Rex. Les accessoires intelligents et connectés pour animaux sont à la mode et ils ont indéniablement du mordant. 

Tour d’horizon.

DE PETITS LUXES POUR LES ANIMAUX

Les accessoires intelligents destinés aux animaux de compagnie gagnent en popularité. Les experts prédisent une forte croissance de ce marché au cours des années qui viennent. Qu’est-ce qui motive les acheteurs à adopter de telles technologies ?

« Les gens font de leur compagnon un être intégré dans la famille. Ils lui achètent des produits ou services similaires à ceux qu’ils s’achèteraient et veillent davantage à leur santé », explique Rénald Sabourin, directeur général adjoint du Conseil consultatif mixte de l’industrie des animaux de compagnie (PIJAC Canada).

Les technologies portables sont donc la nouvelle addition à la liste des petits luxes pour les animaux, comme les traitements d’hydrothérapie et les spas pour chien.

Les amateurs de techno ont d’abord emboîté le pas lorsqu’un produit leur a permis de récolter de l’information à propos de leur activité physique. Le développement d’un gadget similaire pour chien était donc la suite naturelle des choses. Après Fitbit, Fitbark.

LA TECHNO DANS LES ANIMALERIES

Les animaleries, elles, suivent la tendance. La boutique d’animaux Chico, une chaîne de la grande région de Montréal, n’a pas de difficulté à écouler ses gadgets techno.

« Il y a certainement de l’intérêt pour ces produits », note Pierre Charbonneau, propriétaire de la chaîne.

Il ne s’agit toutefois pas d’une manne pour toutes les boutiques. Bien que plusieurs d’entre elles se soient lancées dans la vente de ces produits, les consommateurs ne sont pas toujours au rendez-vous.

« J’ai plusieurs Eyenimal Petcam en stock, une caméra que l’on attache au collier d’un chat. Je l’ai mise à 50 % sur mon comptoir et je ne suis pas capable de la vendre. En plus, mon distributeur m’avait fait un rabais », raconte Benoît Lussier, gérant de la boutique pour animaux Croque en Bol, sur l’avenue du Mont-Royal, à Montréal.

Dans l’ensemble, les experts prédisent que la tendance poursuivra son envol.

En 2025, la valeur du marché international de la techno pour les animaux devrait atteindre 2,6 milliards US, selon IDTechEx, une firme d’études de marché du secteur animalier. Le nombre d’entreprises fabriquant ces appareils pourrait passer de 300 à 500.

Cinq accessoires intelligents pour animaux de compagnie

Bien qu’il s’agisse d’une tendance récente, il existe déjà une large gamme de produits et accessoires intelligents destinés aux animaux. Les voici.

EYENIMAL PETCAM

Le Petcam, c’est un peu la GoPro des amoureux d’animaux. Il s’agit d’une petite caméra qui s’attache au collier de son animal et qui enregistre tout ce qu’il voit de sa perspective. Un microphone permet aussi d’enregistrer les doléances de ses voisins lorsque l’animal favori décide d’aller marquer son territoire de l’autre côté de la clôture.

La Petcam peut être commandée de partout en Amérique du Nord sur le site web dewww.pettechworld.com au prix de 81,08 $ US.

Pour une trentaine de dollars de plus, la Eyenimal Cat Videocam offre la vision de nuit et la détection de mouvement. www.eyenimal.com

 

PHOTO FOURNIE PAR FITBARK

FITBARK

FitBark est un petit appareil, de la taille d’un pouce, qui s’attache au collier de son chien. Ce petit accessoire intelligent, en forme d’os, permet de faire un suivi de l’activité physique de son animal de compagnie. Les informations récoltées par FitBark sont ensuite envoyées vers son appareil mobile par Bluetooth. L’appli génère des statistiques et permet de voir, entre autres, le nombre d’heures de jeu et de repos de son animal favori. On a donc un aperçu de sa santé et de son comportement en un coup d’oeil.

L’appli est compatible avec iOS et Android. Le FitBark peut être acheté directement sur le site de l’entreprise au coût de 99,95 $ US. L’appareil est aussi en vente chez Best Buy et Future Shop. www.fitbark.com

G-PAWS

Le G-Paws est un petit appareil, gros comme un briquet, qui s’attache au collier de sa boule de poil. Il enregistre ses déplacements et l’heure de ceux-ci grâce à un récepteur GPS. Les données peuvent ensuite être téléchargées sur un ordinateur, en branchant G-Paws avec un fil USB, puis envoyées vers le site web de l’entreprise. On peut enfin partager les aventures de son animal sur les réseaux sociaux et tracer ses déplacements sur Google Maps.

«Nous avons déjà enregistré un total de 1 million de kilomètres en déplacements d’animaux domestiques», note Dave Evans, fondateur de l’entreprise.

G-Paws est utile pour avoir une idée d’où trouver son animal en cas de fugue. L’accessoire résiste à l’eau et pèse 12 g. Le G-Paws peut être commandé sur le site web de l’entreprise pour 96,17 $. www.g-paws.com

STICKNFIND

StickNFind est une pastille autocollante de la taille d’une pièce de monnaie. Elle permet de situer l’objet sur lequel elle est collée à l’aide d’un appareil mobile muni de fonctionnalités Bluetooth. La portée du gadget est d’environ 30 m. L’appareil peut naturellement être utilisé pour retrouver ses valises et ses clefs. Mais l’appli de StickNFind offre une fonctionnalité particulière à ceux qui posent l’autocollant sur le collier de Fido. C’est la laisse virtuelle. Il s’agit d’une alarme qui est déclenchée lorsque l’animal de compagnie se déplace au-delà d’une limite de distance préétablie.

Le StickNFind peut être acheté sur le site web de l’entreprise au coût de 49,99 $ US pour deux pastilles intelligentes. Compatible avec iOS et Android. www.sticknfind.com

VOYCE

Voyce est un collier intelligent pour chien similaire à FitBark, mais en plus high-tech – et plus dispendieux. Il s’agit d’un gadget ayant pour but de suivre la santé et le bien-être de Rex. Le collier nouveau genre se connecte à l’ordinateur ou à l’appareil mobile du maître et transmet des statistiques sur la distance parcourue, les calories brûlées, le temps de sommeil, le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire du chien. Les données sont téléchargées à l’aide du WiFi. L’appareil dispose d’une autonomie d’une semaine et résiste à l’eau ainsi qu’à la poussière.

Le collier Voyce coûte 299 $ US, plus des frais d’adhésion annuels d’une centaine de dollars. L’entreprise ne vend pour l’instant qu’aux États-Unis, à partir de son site web. www.mydogsvoyce.com

Au service de la santé, du savoir et du sport

L’intérêt pour les accessoires intelligents a explosé en 2013, révèle Google Trends. Mais les professionnels du monde animal ne sont pas impressionnés. Ils utilisent cette technologie depuis déjà des décennies. Les avancées techniques leur permettent néanmoins de faire plus avec moins et de rêver à de nouvelles fonctionnalités.

« Tous les flamants roses sont pareils. Un flamant, c’est un flamant », remarque d’emblée Patrick Paré, biologiste et directeur de la recherche et de la conservation au Zoo de Granby.

Cela complique la tâche de les identifier. Une solution est de leur mettre une bague d’identification en plastique. Une autre option, plus 2015, consiste à leur implanter une micropuce en forme de grain de riz, longue de 6 à 12 mm, sous la peau.

Celle-ci émet une radiofréquence qui permet d’identifier l’animal au moyen d’un lecteur portatif et de le relier à son dossier informatique.

« J’ai une girafe, ici, qui a 20 ans. Je peux retracer chaque année de sa vie et savoir, par exemple, s’il y a des objets qu’elle préfère ou si elle a été soignée », illustre M. Paré. Le zoo se sert de ces puces pour identifier plusieurs de ses animaux.

Cette technologie n’est toutefois pas exactement nouvelle. « Ça fait 22 ans que je suis dans le domaine des zoos. Ça existe d’aussi loin que je me souvienne », dit M. Paré.

Les percées technologiques permettent maintenant aux accessoires intelligents de transférer les données colligées par satellite ou au moyen d’une antenne portative. Plus besoin de recapturer les animaux pour lire les données.

« On utilise des colliers émetteurs pour faire de la recherche. On s’est déjà servi d’un bracelet de géolocalisation, connecté à un satellite, pour évaluer si nos éléphants faisaient suffisamment de marche au cours d’une journée », raconte M. Paré.

Des dispositifs intelligents similaires sont aussi utilisés sur des animaux sauvages pour étudier, par exemple, l’étendue territoriale habitée par des tortues menacées, le mouvement migratoire des caribous et le comportement des polatouches.

AU SERVICE DES ÉLEVEURS

Les éleveurs bovins, eux, se servent d’une technologie semblable aux micropuces du zoo pour identifier leurs animaux et, par exemple, enregistrer de l’information relative à leur production de lait.

Ils ont, dans leur arsenal techno, d’autres outils beaucoup plus puissants pour évaluer la santé et la productivité de leurs animaux. Il existe entre autres deswearables permettant de mesurer le déplacement des vaches, d’établir si elles ont brouté suffisamment, de connaître leur température et de savoir durant combien de temps elles ont été couchées.

D’autres appareils aident à déterminer si une vache est en chaleur.

« Ce n’est pas tout le monde qui a l’oeil pour ça. En plus, le producteur n’a qu’un nombre de minutes donné par jour pour observer les signes », explique Jean-Philippe Roy, professeur à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Dans la plupart des cas, les appareils envoient les données recueillies directement vers l’ordinateur de l’éleveur en passant par une antenne installée dans l’étable. Parfois, les informations sont envoyées dans le nuage et analysées par un fournisseur de service qui recommande des actions à prendre.

« Les technologies portables sont en ébullition. On les utilise de plus en plus chaque année et beaucoup de nouveaux systèmes sont développés. J’ai l’impression que ce sera la norme d’ici quelques années », prédit M. Roy.

INNOVATIONS QUÉBÉCOISES

La course aux nouveaux produits est donc lancée. Et le Québec y participe.

Maryse Tanguay est enseignante et vétérinaire au Cégep de Saint-Hyacinthe. Elle travaille aussi au Groupe CTT, un centre de transfert technologique. Son mandat : trouver des applications pour les textiles intelligents dans le domaine vétérinaire.

Les projets sur lesquels elle travaille sont, pour l’instant, top secret. Ils ne sont pas brevetés et elle veut éviter de révéler de l’information sur les produits en développement.

« Mais l’industrie est très intéressée », confie-t-elle.

L’avenir de certaines spécialités vétérinaires repose même sur les innovations dans ce domaine, selon certains experts.

« Il y a également de l’intérêt dans le domaine équin. On peut imaginer, par exemple, des vêtements intelligents qui détectent certains paramètres physiologiques des chevaux et qui aident à optimiser leur entraînement. Un peu comme les athlètes olympiques. »

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