Il invente des gants qui convertissent la langue des signes en sons audibles


Parmi les choses intelligentes, ce jeune homme a trouvé le moyen d’aider à la communication entre une personne qui signe et les autres. Grâce a des gants et une application sur Android, il est possible de convertir en parole la langue des signes. Un gros bravo a cet homme pour son innovation.
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Il invente des gants qui convertissent la langue des signes en sons audibles

 

Crédits : Roy Allela

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Roy Allela, 25 ans, a réussi à créer des gants intelligents capables de convertir les mouvements de la langue des signes en sons audibles. Le tout en temps réel. Cette innovation pourrait, à terme, permettre aux sourds et malentendants de mieux communiquer avec leur entourage

En France, un peu plus 180 000 personnes vivent avec une surdité complète (environ 0.3 % de la population totale). Par ailleurs, plus de 7 millions de personnes reconnaissent avoir au moins une déficience auditive. Dans le monde, ce sont plus de 360 millions de personnes qui sont concernées. La langue des signes reste un excellent moyen de communiquer pour les plus touchées. Malheureusement, beaucoup de la maîtrisent pas. Pour pallier ce problème, un jeune kenyan de 25 ans a imaginé une paire de gants capables de retranscrire les mouvements des mains en sons parfaitement audibles.

Ma nièce porte aujourd’hui les gants. (..) Et je suis capable de comprendre ce qu’elle dit”

“Ces gants ont pour objectif de combattre la stigmatisation associée à la surdité et à un trouble de la parole“, explique Roy Allela, à l’origine de l’innovation. “Si les gants ont l’air cool, chaque enfant voudra savoir pourquoi vous les portez”.

Le jeune homme explique avoir été inspiré par sa nièce malentendante.

 “Ma nièce porte aujourd’hui les gants, les associe à son téléphone ou au mien, puis commence à parler. Et je suis capable de comprendre ce qu’elle dit“, explique-t-il au Guardian.

Effectivement, vous aurez besoin d’un smartphone pour les utiliser. Si ce n’est pour l’heure qu’un prototype, voilà comment ça fonctionne : les gants nommés Sign-IO reconnaissent les mouvements de vos mains grâce à des capteurs de flexionsinstallés à l’intérieur. Puis ils transmettent ces données à une application smartphone sur Android où elles sont ensuite vocalisées. L’application permet par ailleurs à l’utilisateur de définir la langue, le sexe et le ton de la voix.

Sign-IO gants

Les capteurs installés dans les gants sont reliés par Bluetooth à votre smartphone. Crédits : Brett Eloff / Académie royale d’ingénierie

Des millions d’enfants concernés

Quant au “style”, Roy Allela, diplômé en technologie et instrumentation des microprocesseurs de l’Université de Nairobi, compte laisser le choix.

“Le plus important est peut-être que les gants peuvent être définis dans le style souhaité par l’utilisateur, qu’il s’agisse d’un gant de princesse ou d’un gant Spiderman“, dit-il.

Son principal objectif est aujourd’hui de pouvoir fournir des paires de gants dans chaque école spécialisée du Kenya. À terme, il espère pouvoir aider les 34 millions d’enfants dans le monde souffrant de surdité.

On note par ailleurs que ce prototype a récemment remporté le premier prix décerné par l’American Society of Mechanical Engineers (ASME), la plus grande organisation d’ingénieurs en mécanique du monde.

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Un accélérateur de particules fait renaître des photos anciennes


Les dagurrotyopes sont des photographes sur des plaques d’argent inventé par un Français en 1830. Aujourd’hui, plusieurs de ces photos anciennes ont jauni et ne peuvent être restaurées sans effacer l’image dont certains ne sont plus visibles. Il existe un accélérateur de particules : le synchrotron. Avec cette technologie, il est maintenant possible de restaurer des photos même ceux qui sont vraiment détériorer avec le temps.
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Un accélérateur de particules fait renaître des photos anciennes

 

C'est une photo ancienne montrant les deux hommes assis par terre, dans leurs vêtements de prospecteurs, devant une tapisserie de studio de photo. Ils ont l'air sales et plutôt fatigués.

Ce daguerréotype montre deux prospecteurs d’or aux alentours de 1860. Photo: Institut canadien de la photographie/Musée des beaux-arts du Canada

Dominique Forget

Madalena Kozachuk redonne vie à des hommes et des femmes qui n’ont pas vu la lumière du jour depuis plus de 100 ans. Elle restaure des photographies anciennes grâce à un accélérateur de particules.

Des tuyaux d’acier courent dans toutes les directions et s’étirent sur une surface grande comme un terrain de football. Les fils électriques se comptent par dizaines de milliers. Nous sommes au Centre canadien de rayonnement synchrotron, à Saskatoon. La chercheuse Madalena Kozachuk est venue dans cet endroit aux allures futuristes pour faire revivre des trésors du passé.

On voit les installations complexes du synchrotron.

Le synchrotron de Saskatoon Photo : Radio-Canada

Dans ses bagages, elle a apporté quelques daguerréotypes, prêtés par le Musée des beaux-arts du Canada. Les daguerréotypes sont des photographies du 19e siècle, imprimées sur des plaques d’argent.

Certains sont tellement ternis qu’on n’arrive plus à distinguer les images. Les restaurateurs n’osent pas les nettoyer, de peur de les endommager.

Grâce au synchrotron de Saskatoon, une espèce de microscope géant, Madalena Kozachuk arrive à reconstituer les images.

Sur un daguerréotype complètement noirci, elle a découvert l’image d’un homme en costume, assis sur une chaise en bois sculpté.

On voit un homme, assis sur une chaise en bois sculpté. Il porte un chapeau.

Portrait d’un homme dans ses vêtements de travail, vers 1850. Photo : Institut canadien de la photographie/Musée des beaux-arts du Canada

Sur un autre, le synchrotron a révélé une femme.

« C’est très émouvant. Vous avez ce moment qui était perdu dans le temps et tout à coup, vous lui donnez une seconde vie », raconte celle qui complète un doctorat en chimie à l’Université de Western Ontario.

Il s'agit d'une photo du 19e siècle, montrant une femme.

Le synchrotron permet de voir à travers la couche de ternissure qui recouvre le daguerréotype, révélant le portrait d’une femme. Photo : Institut canadien de la photographie/Musée des beaux-arts du Canada

Le daguerréotype

Le procédé du daguerréotype a été inventé par le Français Louis Daguerre, dans les années 1830

La résolution des daguerréotypes est comparable à celle des caméras numériques d’aujourd’hui. C’est assez incroyable, quand on sait qu’il s’agit du premier procédé photographique jamais commercialisé. Madalena Kozachuk

On voit Mme Kozachuk, penchée, de profil, qui examine des daguerréotypes posés sur une table. Derrière elle, on voit des livres sur les étagères d'une bibliothèque.

Madalena Kozachuk arrive à reconstituer des images à partir des daguerréotypes du 19e siècle. Photo : Radio-Canada

Pour fabriquer ces photographies, on utilise une plaque de cuivre, recouverte d’une mince couche d’argent.

Cette plaque est d’abord polie, puis exposée à des vapeurs d’iode. L’iode réagit avec l’argent pour former de l’iodure d’argent, un composé sensible à la lumière.

On place ensuite la plaque photosensible dans une boîte coulissante, munie d’une ouverture pour la prise de vue.

Pour finir, on expose la plaque à des vapeurs de mercure. Le mercure se combine à l’iodure d’argent et forme un amalgame, uniquement aux endroits où la lumière a agi. L’image se révèle.

Pour protéger les daguerréotypes, les plaques d’argent sont placées à l’intérieur de boîtiers de verre étanches. Il arrive, malgré tout, que l’air arrive à s’infiltrer.

On voit un daguerréotype dans son boîtier.

Les plaques d’argent sont conservées dans des boîtiers de verre étanches pour les protéger de l’air. Photo : Radio-Canada

« C’est de l’argent. Ça ternit, comme l’argenterie de votre mère. Mais vous ne pouvez pas les frotter, parce que ça effacerait l’image », explique John McElhone, expert des photographies anciennes qui, jusqu’à récemment, était chef du département de restauration au Musée des beaux-arts du Canada.

Accélérateur d’électrons

Madalena Kozachuk a fait équipe avec John McElhone pour tenter de sauver des daguerréotypes jugés irrécupérables. Elle a amené les plaques jusqu’à Saskatoon, où se trouve le seul synchrotron au Canada.

Un synchrotron, c’est un immense instrument qui sert à accélérer des particules subatomiques à des vitesses folles. Celui de Saskatoon est un accélérateur d’électrons.

Les électrons sont d’abord éjectés par un canon, puis envoyés vers un premier accélérateur de forme linéaire. Ils atteignent une vitesse qui frôle celle de la lumière.

On voit un gros cylindre métallique bleu et d'autres tuyaux et câbles alignés dans les installations du synchrotron.

Le canon à électrons, au synchrotron de Saskatoon Photo : Centre canadien de rayonnement synchrotron

Ils poursuivent leur course dans un second accélérateur, de forme circulaire, où ils acquièrent encore plus d’énergie.

Les électrons sont ensuite transférés dans un anneau de stockage qui fait 171 mètres de circonférence.

Des aimants les font tourner, puis dévier de leur trajectoire. Ils émettent alors des rayons très intenses, dont des rayons X, concentrés dans un faisceau ultra-puissant, mince comme un cheveu.

Ces rayons sont dirigés vers des stations expérimentales.

La signature du mercure

Madalena Kozachuk a placé les daguerréotypes endommagés dans l’une des chambres expérimentales. Les rayons X ont bombardé les plaques.

Les rayons X transfèrent leur énergie aux atomes individuels qui se trouvent sur le daguerréotype.

Lorsqu’ils relâchent ensuite cette énergie, les atomes émettent une lumière phosphorescente. Chaque type d’atome a une signature phosphorescente unique.

De cette façon, Madalena Kozachuk arrive à repérer précisément où se trouvent les atomes de mercure sur la plaque. Autrement dit, elle arrive à voir où la lumière a agi.

« Sur le col de la chemise blanche, il y a une grande concentration de particules de mercure. Sur les portions plus sombres de l’image, comme les cheveux, les particules sont beaucoup moins concentrées », explique-t-elle en montrant l’image de l’homme dévoilée par le synchrotron.

Nettoyer les daguerréotypes

On voit la surface d'une plaque d'argent ternie.

Voici ce à quoi ressemblent les daguerréotypes avec lesquels travaille Madalena Kozachuk. La couche de ternissure empêche de voir l’image. Photo : Radio-Canada

Les images révélées par Madalena Kozachuk ne peuvent pas être exposées dans un musée. Il faut un synchrotron pour voir à travers la couche de ternissure qui recouvre la plaque. Mais cela pourrait changer.

Car le synchrotron révèle d’autres informations précieuses. Il permet de déterminer très précisément quels éléments chimiques composent la couche de ternissure. Cette information aidera les restaurateurs à nettoyer les daguerréotypes.

On voit des tentes plantées dans un décor naturel d'arbres et de collines. Sur ces tentes est écrit « Our Store » et « Lodging ». Devant se tiennent des hommes et des chevaux qui tirent une charrette.

Un campement dans la région de l’American River, en Californie, au tournant des années 1850. Photo : Institut canadien de la photographie/Musée des beaux-arts du Canada

C’est tout un pan de l’histoire humaine qui reprendra vie.

« Les daguerréotypes sont une mine d’information sur l’Europe et l’Amérique du 19e siècle. Par exemple, nous avons des images des camps miniers dans la région de Sacramento, en 1849. C’est notre seule source d’information sur la ruée vers l’or en Californie », s’enthousiasme John McElhone.

Le reportage de Dominique Forget et Geneviève Turcotte

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La Suisse lance un défi à 132.000 euros aux hackers


C’est un bon procédé pour essayer de sécuriser des élections par Internet. Surement, qu’il aura beaucoup de pirates informatiques qui vont vouloir relever le défi, surtout avec un prix près de $ 200 000 cad
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La Suisse lance un défi à 132.000 euros aux hackers

© Thinkstock.

La Suisse a lancé jeudi un défi aux hackers qui réussiront à pirater sa nouvelle génération de système de vote électronique, avec à la clé une récompense totalisant 150.000 francs suisses (132.000 euros).

La Chancellerie fédérale indique qu’un faux scrutin sera organisé du 25 février au 24 mars et invite les génies de l’informatique désireux d’exercer leurs talents à s’inscrire sur le site https://onlinevote-pit.ch.

Ils pourront « tenter de manipuler des suffrages, de lire des suffrages exprimés, de violer le secret du vote et de mettre hors-service ou de contourner les dispositifs de sécurité qui protègent aussi bien les suffrages que les données inhérentes à la sécurité », a-t-elle précisé dans un communiqué.

Le montant de la récompense dépendra de la capacité d’intrusion de chaque hacker. Le gros lot, de 50.000 francs suisses, reviendra à celui qui parviendra à manipuler des suffrages de façon indétectable. Violer le secret du vote sera récompensé par 10.000 francs suisses, tandis que celui qui détruira l’urne électronique remportera 5.000 francs suisses.

Les autorités suisses entendent par cet appel s’assurer de la sécurité du système de vote électronique.

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Transposer la pensée en parole, bientôt réalité?


Il y a du encore du travail à faire, mais ils semblent être sur la bonne voie pour utiliser l’intelligence artificielle au service de ceux qui n’ont plus la parole, ainsi rendre la pensée en mot.
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Transposer la pensée en parole, bientôt réalité?

 

Illustration d'une femme dont les idées sont transformées en parole.

C’est la première fois que des scientifiques réussissent à transposer des signaux du cerveau directement en parole. Photo: iStock

Alain Labelle

Un système qui permet de traduire la pensée en paroles intelligibles a été mis au point par des neuro-ingénieurs américains.

C’est la première fois que des scientifiques réussissent à transposer clairement des signaux du cerveau directement en parole.

En analysant l’activité cérébrale d’une personne, cette technologie basée sur des synthétiseurs de la parole et sur l’intelligence artificielle reconstruit les mots qu’une personne entend avec une clarté inégalée.

Selon Nima Mesgarani de l’Université Columbia et ses collègues, cette percée marque une étape déterminante vers la création d’interfaces cerveau/ordinateur permettant aux personnes dont la capacité de parler est limitée ou inexistante de s’exprimer, notamment celles qui vivent avec les séquelles d’un AVC ou avec la sclérose latérale amyotrophique.

En outre, cette avancée pourrait aussi mener à de nouvelles façons pour les ordinateurs de communiquer directement avec le cerveau.

La voix, instrument central

« Notre voix nous aide à communiquer avec nos amis, notre famille et le monde qui nous entoure, c’est pourquoi en perdre l’usage à la suite d’une blessure ou d’une maladie est si terrible », explique Nima Mesgarani de l’Université Columbia.

Notre étude représente un moyen de rétablir ce pouvoir. Nous montrons qu’avec la bonne technologie, les pensées peuvent être décodées et comprises par n’importe quel auditeur. Nima Mesgarani

Le cerveau en observation

Dans les dernières décennies, les travaux de neuroscientifiques ont montré que certains modèles particuliers d’activité apparaissent dans le cerveau lorsqu’une personne s’exprime par la parole (ou s’imagine le faire).

D’autres signaux particuliers apparaissent aussi dans le cerveau lorsqu’une personne en écoute une autre.

Ces deux observations ont mené des chercheurs à vouloir enregistrer et décoder ces schémas dans l’objectif de percevoir les pensées dans le cerveau et de les traduire en paroles.

Un exploit difficile à réaliser

De précédents efforts menés par la présente équipe, mais aussi d’autres groupes de recherche, se sont concentrés sur des modèles informatiques simples qui analysaient des spectrogrammes, qui sont des représentations visuelles des fréquences sonores.

Mais cette approche n’a pas été un succès puisqu’elle n’a pas réussi à reproduire des sons intelligibles semblables à la parole.

À la suite de cet échec, l’équipe de Nima Mesgarani a abandonné le spectrogramme et s’est tournée vers un vocodeur, un algorithme informatique qui peut synthétiser la parole après avoir été formé à l’écoute de conversations humaines.

« C’est la même technologie utilisée par Amazon Echo et Apple Siri qui répond verbalement à nos questions », explique le Dr Mesgarani.

Leur nouvel objectif était d’apprendre à ce vocodeur à interpréter l’activité cérébrale d’un individu.

Pour cette étape cruciale, le Dr Nima Mesgarani s’est associé avec le neurochirurgien Ashesh Dinesh Mehta, un expert de l’épilepsie qui pratique régulièrement des chirurgies au cerveau.

« Nous avons demandé à des patients épileptiques en cours d’opération au cerveau d’écouter des phrases prononcées par des personnes différentes, pendant que nous mesurions leurs schémas d’activité cérébrale », explique le Dr Nima Mesgarani.

Ce sont ces schémas neuronaux qui ont servi à l’entraînement du vocodeur.

Les chercheurs ont ensuite demandé à ces mêmes personnes d’écouter des chiffres de 0 à 9 audibles à partir de haut-parleurs, tout en enregistrant leurs signaux cérébraux qui étaient ensuite transmis par le vocodeur.

Puis le son produit par le vocodeur en réponse à ces signaux a été analysé et nettoyé par des réseaux neuronaux, un type d’intelligence artificielle qui imite la structure des neurones du cerveau.

Le résultat fut l’émission d’une voix robotique récitant une séquence de chiffres.

Pour en vérifier l’exactitude, le Dr Mesgarani et son équipe ont demandé à des personnes d’écouter l’enregistrement et de rapporter ce qu’elles avaient entendu.

Nous avons constaté que les gens pouvaient comprendre et répéter les sons dans 75 % du temps, ce qui est bien au-delà de toutes les tentatives précédentes. Nima Mesgarani

L’amélioration de la compréhension est particulièrement claire lorsque l’on compare les nouveaux enregistrements aux tentatives antérieures, basées sur des spectrogrammes.

Vers la création d’un implant

 

La prochaine étape sera de tester des mots et des phrases plus complexes.

L’objectif final escompté serait de voir leur système s’intégrer dans un implant semblable à ceux que portent certains patients épileptiques, qui traduirait directement les pensées du porteur en mots. Un individu pourrait alors penser « j’ai besoin d’un verre d’eau » et le système transformerait les signaux cérébraux générés par cette pensée en parole synthétisée.

Le détail de cette étude est publié dans le journal Scientific Reports(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

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La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité?


Pour le commun des mortels, il y a probablement une sensation que tout va trop vite. Bien que nous apprécions certains avantages, l’intelligence artificielle, la robotisation donne l’impression que le travailleur perd du terrain et qu’il n’y a pas de solution de rechange. Sans compter cette impression de surveillance un peu partout. Devons-nous être inquiet, être alarmiste devant cette rapidité que tout change en moins temps que prévu ?
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La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité?

 

CAIAIMAGE/RANA DIAS VIA GETTY IMAGES

La quatrième révolution industrielle est en marche. Doit-on la craindre?

La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité? Explosion des données en circulation, emplois menacés par les robots, fiscalité incertaine et intelligence artificielle menaçante ont occupé les esprits toute la semaine à Davos.

Preuve de cette forte préoccupation, 75 pays ont eu recours à Davos au multilatéralisme et à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pourtant mal en point depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et promis d’engager des discussions afin de réguler de manière « plus efficace le commerce en ligne ».

À cette occasion, les États-Unis et la Chine ont enterré un instant la hache de guerre pour se joindre à ce groupe, même si Pékin ne s’est engagé qu’en dernière minute vendredi matin, a indiqué le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, lors d’une conférence de presse.

Le discours le plus alarmiste a certainement été tenu jeudi soir par le milliardaire-philanthrope George Soros, lors du dîner qu’il donne traditionnellement en marge du Forum économique mondial.

Je veux attirer l’attention sur le danger mortel que font courir aux société ouvertes les instruments de contrôle que le « machine learning » et l’intelligence artificielle mettent dans les mains de régimes répressifs.George Soros

Autre préoccupation: la menace que fait peser sur les emplois la robotisation, dans un monde où les inégalités se creusent et où la peur du déclassement alimente le populisme.

« Toute ces entreprises tech et non tech ont une très grande responsabilité », a dit Jean-Philippe Courtois, vice-président exécutif de Microsoft, à l’AFP.

Les fruits de l’économie numérique doivent être redistribués « à une plus grande masse de personnes », selon lui, ce qui implique de faire des efforts « dans l’éducation ».

Les entreprises « sous-estiment l’accélération du rythme de la digitalisation, les changements de comportement et de technologie qui dictent ce rythme et, surtout, l’ampleur de la +disruption+ qui les attend », a noté la société de conseil McKinsey dans une récente étude.

Pour prendre l’exemple du secteur financier, « il a été conçu pour servir des gens qui travaillent de 9h à 17h, pour un seul employeur, souvent pendant toute leur carrière », constate Bill Ready, directeur opérationnel de la société de paiement par Paypal.

« Quand la façon de gagner de l’argent change, la manière dont l’argent est versé et géré doit changer aussi », a-t-il dit.

Microsoft, de son côté, a choisi de se tourner vers l’informatique dématérialisée, le « cloud », après avoir constaté que sa vache à lait traditionnelle, le système d’exploitation Windows, perdait du terrain.

Dans un local installé dans la rue principale de Davos, le géant américain montre des vidéos censées représenter les petites révolutions promises par l’intelligence artificielle.

Par exemple le « supermarché du futur », avec des capteurs qui permettent d’alerter immédiatement le service de nettoyage si une brique de lait s’écrase par terre.

Mais les entreprises « doivent être super claires sur ce qu’elles veulent faire », alors que les innovations technologiques suscitent leur lot de tensions, autour des VTC par exemple, ou de l’impact d’AirBnB sur le marché immobilier et hôtelier.

4e révolution industrielle

Cette « quatrième révolution industrielle » va « plus vite que quiconque l’attendait », explique Murat Sonmez, expert du Forum économique modial, l’organisation qui gère la réunion de Davos mais produit aussi un grand nombre de rapports ou expertises.

« Les entreprises et les gouvernements prennent du retard, et restent coincés en arrière », selon lui.

L’influence des réseaux sociaux sur les processus politiques, la confidentialité des données personnelles mais aussi la fiscalité des géants de la tech sont autant de défis pour les Etats.

La numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, a elle profité de sa venue à Davos pour tâcher de redorer l’image du groupe, ternie par le scandale Cambridge Analytica.

« Nous n’avons pas anticipé tous les risques liés au fait de relier autant de gens entre eux », a-t-elle dit lors d’une rencontre organisée par l’hebdomadaire allemand Die Zeit. « Nous avons besoin de regagner la confiance », a-t-elle ajouté.

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Ils inventent un spray pour empêcher la formation de glace !


Aurait-on enfin trouvé une façon d’éviter que la glace se forme sur tout transport aérien ou encore des centrales électriques ? Il semble que oui. Cela sera une économie en temps et argent
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Ils inventent un spray pour empêcher la formation de glace !

 

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Chaque année durant l’hiver, la glace détériore le fonctionnement des infrastructures. À ce problème plutôt ancien, des chercheurs américains ont répondu par l’élaboration d’un spray capable d’empêcher la glace de se former.

Une idée lumineuse

Le gel est un véritable fléau concernant les dommages causés entre autres aux transports aériens et aux centrales électriques. Aux États-Unis, les problèmes causés par la glace engendrent plusieurs milliards de dollars de frais par an pour les industries. Dans leur étude publiée dans la revue Materials Horizons le 4 janvier 2019, les chercheurs de l’Université de Houston (États-Unis) ont dévoilé leur invention : une matière diffusée via un spray capable d’empêcher la formation de glace.

Dans le cadre de leurs recherches, les scientifiques ont élaboré une nouvelle théorie baptisée “localisation des contraintes”. Celle-ci est destinée à ajuster et prédire les propriétés des matériaux utilisés par un concepteur. Or, il faut savoir que cette nouvelle technique s’appuie sur une nouvelle matière. Il s’agit d’un revêtement de polymère de silicone durable, dont la principale caractéristique est de repousser la glace à la surface de l’endroit où celui-ci est pulvérisé.

Crédits : Capture YouTube/ University of Houston

Un pari sur l’avenir

Les chercheurs ont indiqué que leur revêtement pouvait assumer sa fonction anti-glace tout en bénéficiant de propriétés chimiques, mécaniques et environnementales sur le long terme. Toutefois, les chercheurs à l’origine de ce produit miracle estiment que son usage ne se limitera pas à la conception de matériaux qui ne gèlent pas. En effet, il est également question de l’intégrer dans la recherche de nouveaux matériaux en limitant les essais et donc les erreurs, ce qui devrait être une grande source d’économie de temps et d’argent.

L’invention en question pourrait devenir un élément très important lorsque l’on sait le temps et l’investissent que nécessite la mise sur le marché d’un produit dont la longue phase de prototypage représente une obligation. Les chercheurs n’hésitent d’ailleurs pas à parler de “point fort” pour l’industrie aéronautique américaine, et assurent que le spray ne réduira en aucun cas la performance des appareils

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Quand les algorithmes influencent les peines de prison


Je veux bien croire que tout est mathématique, il n’est pas judicieux à mon avis, de laisser les algorithmes faire des prédictions sur un détenu dans un tribunal, et cela, même, si le dernier mot revient au juge.
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Quand les algorithmes influencent les peines de prison

 

Un marteau de bois et le plateau d'une balance.

L’utilisation des algorithmes pour prédire les crimes et les risques de récidive est vivement critiquée par les organismes de défense des libertés civiles. Photo: iStock

Des algorithmes s’invitent de plus en plus dans les procès aux États-Unis, où ils aident à déterminer le risque de récidive d’un accusé… et à décider s’il devrait être emprisonné ou relâché. Des prédictions trop souvent faussées par des données historiques non pertinentes, rapporte le magazine MIT Technology Review.

Devant composer avec l’impératif de réduire le nombre de prisonniers sans augmenter le taux de criminalité, le système judiciaire américain se tourne de plus en plus vers des outils technologiques pour tenter d’améliorer son efficacité.

Après les algorithmes prédicteurs de crimes pour les policiers, voilà maintenant que l’intelligence artificielle prétend pouvoir accorder un pointage aux accusés en cour. Ce pointage, obtenu en colligeant des données sur le profil de la personne et des données historiques, permettrait de connaître le risque que poserait l’accusé s’il était remis en liberté.

Il revient ensuite au juge de tenir compte ou non de ce pointage dans ses décisions : choix des services de redressement, emprisonnement ou non pendant le procès, sévérité de la peine, etc.

Les personnes en faveur de l’utilisation de l’intelligence artificielle par les tribunaux estiment que les algorithmes pourraient réduire, voire éliminer la partialité des juges en basant les décisions uniquement sur des données.

Des algorithmes biaisés, dénoncent des opposants

Mais c’est justement la question de la partialité qui dérange les opposants à cette technologie. Ceux-ci croient plutôt que ces algorithmes sont intrinsèquement biaisés, puisqu’ils se basent sur des données historiques pour effectuer certaines prédictions.

Les outils de ce genre tentent de trouver des corrélations dans de grandes quantités de données. Comme les communautés à faible revenu et les minorités ont historiquement été davantage ciblées par les forces de l’ordre, les outils d’intelligence artificielle ont plus de chances de conclure qu’une personne issue de ces communautés pose un risque pour la société, explique le MIT Technology Review.

Or, la corrélation entre deux catégories de données ne signifie pas qu’il y a un lien de cause à effet. En basant leurs conclusions sur des données biaisées, les algorithmes auraient donc tendance à amplifier ces biais, alimentant un cercle vicieux qui pénaliserait les communautés judiciarisées.

Malgré l’appel, en juillet(Nouvelle fenêtre), de l’American Civil Liberties Union et de la National Association for the Advancement of Colored People, des organismes américains de défense des libertés civiles, à tourner le dos à cette technologie, de plus en plus d’États commencent à s’en servir, espérant réduire le taux d’occupation de leurs prisons

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Avec les informations de MIT Technology Review

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