Les «extropiens», ces chasseurs de mort


À la recherche de l’immortalité grâce à la technologie. Personnellement, j’aimerais vivre longtemps, pour voir mes petits enfants grandir, mais de là que la technologie remplace les morceaux défaillants ou ajouter des logiciels pour être plus performante, ça jamais ! Qui veut voir des dictateurs vivre 100 et plus … ? En plus, on parle de surpopulation, il y aurait plus encore plus de personnes âgées, sans compter le manque de ressources de la terre pour nourrir tout ce beau monde. Sans compter que ce serait les plus riches qui en profiteraient, là, un fossé de plus en plus grand entre riche et les moins nantis.
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Les «extropiens», ces chasseurs de mort

 

Pixabay  Domaine public

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Repéré par Xavier Ridel

Repéré sur New Republic

L’extropianisme, un courant du cherche à rendre les êtres humains immortels grâce aux technologies.

En ce moment même, des hommes cherchent à tuer la mort. Ceux qui se font appeler les «extropiens» placent ainsi tous leurs espoirs dans la science et les avancées technologiques qui, selon eux, permettront de devenir immortels et de réaliser l’impossible. Le site américain New Republic s’est longuement penché sur leur cas, en s’appuyant sur le livre To Be A Machine du journaliste Mark O’Connell.

Voilà comment Max More, philosophe et co-fondateur de l’extropianisme, décrit ce mouvement de pensée:

«Nous voyons l’humanité comme une phase de transition dans le développement évolutionnaire de l’intelligence. Nous défendons l’usage de la science pour accélérer notre passage d’une condition humaine à une condition transhumaine, ou posthumaine.»

Le courant philosophique en question n’est pas neuf. Ses principes de base, écrits par More, ont été publiés en 1993; et dès 1994, le magazine Wired publiait une très longue enquêtesur ces hommes en quête d’immortalité, cherchant à «devenir plus que des humains». Une quête qui, en dehors de toute idée métaphysique, est également motivée par les avancées technologiques, et la crainte d’être un jour dépassé par les machines.

Un business en pleine expansion

Il semble facile de voir dans l’extropianisme un ensemble d’idées absurdes et loufoques. Pourtant, les géants du numérique ont déjà investi des sommes colossales dans les recherches contre la mort. Dmitry Itskov, le milliardaire russe, est un grand partisan de ce courant de pensée. Il a notamment lancé le projet 2045 et déclarait à ce propos en 2015 dans L’Obs:

«Tout le monde aura le droit de vivre éternellement. Au pied du mur vous le ferez, car personne n’a envie de mourir. Ni vous ni moi.»

Il n’est pas le seul à s’être positionné sur le sujet et à rêver d’immortalité, puisque ces dernières années, Google s’est aussi lancé dans la course. En effet, Larry Page, le co-fondateur de l’entreprise, a investi 750 millions de dollars dans Calico, un laboratoire de recherche sur les technologies anti-âge. Et Ray Kurzweil, internationalement connu pour être en faveur du transhumanisme, a été nommé ingénieur en chef de la société.

Quitter le corps?

Les extropiens se subdivisent en deux camps. Ceux qui, d’un côté, souhaitent se libérer de leur enveloppe de chair (et, pourquoi pas, finir par faire migrer leur conscience dans un hologramme), et ceux qui veulent conserver leur corps en bonne santé le plus longtemps possible. Max More fait partie de cette seconde catégorie. Il a ainsi créé Alcor Life Extension Foundation, qui propose de cryogéniser des corps humains, mais aussi des animaux de compagnie. Pour l’instant, l’homme abrite 149 «patients», même si la science n’a pas encore trouvé le moyen de réanimer un corps.

Il paraît néanmoins essentiel de noter que l’extropianisme pose de nombreux problèmes, autant d’un point de vue philosophique que social. Si on se projette dans un futur où l’Homme verrait son espérance de vie atteindre les 100 ans, tout serait chamboulé. Le concept même d’enfance finirait par évoluer, la planète serait probablement surpeuplée, et le paysage politique serait totalement modifié. En outre, comme le notait le philosophe Bernard Stiegler pour Sciences et Avenir, au vu des prix exorbitants de ces technologies, on peut supposer que seuls les riches auront accès à l’immortalité, et qu’un fossé finira forcément par se creuser entre les différentes classes sociales. Sans compter que ce rejet de la mort et des imperfections ressemble fort à une dictature du bien-être, telle que l’esquissent ces quelques mots d’Itskov, parus dans l’Obs:

«Rendez-vous compte : il n’y aura plus de vieillards, plus de malades, et tout le monde sera beau.»

http://www.slate.fr

Les ascenseurs sont intelligents et parlent désormais entre eux


Je n’ai pas peur des ascenseurs, malgré qu’à 5 ans, j’ai embarqué trop vite que mes parents n’ont pas pu me rejoindre. La panique totale ! On m’a entendu crier de plusieurs étages. Bref, la conversation entre ascenseurs pourrait probablement aider les enfants qui sont pris au piège seul. Mais, je ne suis pas certaine que ce soit une bonne chose pour autant
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Les ascenseurs sont intelligents et parlent désormais entre eux

 

Elevator hall | heiwa4126 via Flickr CC License by

Elevator hall | heiwa4126 via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

Est-ce la fin de l’ascensumophobie, ou le début de son apogée?

 

Le temps où l’on redoutait de rester bloqué dans un ascenseur sera bientôt révolu. En effet, comme l’a relevé le site américain Quartz, les machines sont aujourd’hui intelligentes et capables de prévenir leur société mère dès qu’il y a le moindre problème. Mieux encore: il est désormais possible d’entendre ces ascenseurs discuter entre eux, en direct.

C’est la compagnie norvégienne Kone, spécialisée dans les escalators et les ascenseurs, qui s’est lancée sur ce créneau. Elle a annoncé cette semaine un partenariat avec IBM, qui a intégré aux équipements de l’ascensoriste son programme d’intelligence artificielle, Watson, pour un projet appelé «24/7 Connected Services». Comme il est impossible de visualiser la discussion que peuvent avoir deux intelligences artificielles entre elles, la société d’informatique s’est donc appliquée à traduire pour les humains ce langage impalpable qui est celui de nos machines. Si cette conversation n’est pas destinée aux occupants de l’ascenseur, celle-ci s’écoute et se visualise en temps réel à cette adresse.

Tandis que la voix masculine —l’ascenseur— donne des informations sur ses activités, la voix féminine —le «cloud» de Kone— lui répond et lui intime parfois l’ordre de patienter, comme sur la capture d’écran ci-dessous:

«Je confirme, tu es inactif.

– J’attends des passagers.

– Tu es à l’arrêt. Vérification.

– Prêt à me remettre en route.

– Attends. Quelqu’un arrive bientôt.»

Si minime que puisse paraître cette avancée, assister à ce genre de discussion provoque un effet assez étrange, à la fois fascinant, glaçant et réconfortant; et pourrait bien donner un (très) bref aperçu de ce à quoi ressemblera le futur.

http://www.slate.fr/

Un matériau qui agit comme un climatiseur


Un matériau qui serait écologique, mince et pas cher a produire tout en diminuant de 10 C dans les chaleurs d’été aurait serait utile autant pour les panneaux solaires, la climatisation des bâtiments et aider pour le refroidissement des centrales thermo-électrique. Espérons qu’il sera utile pour les particuliers au lieu d’utiliser des climatiseurs qui polluent ou du moins diminuer leur utilisation
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Un matériau qui agit comme un climatiseur

 

Photo : Y. Zhai et al.

Un matériau mis au point par des ingénieurs américains refroidit de 10 °C tout ce qu’il touche.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Utilisé sous forme d’un film appliqué sur une surface, ce méta-matériau qui n’existe pas à l’état naturel reflète efficacement l’énergie solaire tout en permettant simultanément à l’objet qu’il recouvre de se débarrasser de la chaleur emmagasinée sous forme de radiations infrarouges.

Le film de 50 micromètres d’épaisseur est à peine plus épais qu’une feuille d’aluminium. Il est composé d’un mélange de plastique, de sphères de verre et d’une très fine couche d’argent.

Mieux, ce polymère hybride est écologique, facile à produire en grandes quantités et n’est pas cher à fabriquer.

Photo : Y. Zhai et al.,

Ses créateurs, des ingénieurs des universités du Colorado et du Wyoming , expliquent que leur matériau a la capacité de refroidir les objets même en étant exposé directement au soleil, agissant comme un climatiseur sans utiliser ni d’énergie ni d’eau.

De dix à vingt mètres carrés de ce matériau sur le toit d’une maison suffisent à bien la rafraîchir en été. Pr Gang Tan, Université du Wyoming

En outre, ce matériau peut aussi améliorer l’efficacité et la durée de vie des panneaux solaires qui en plein soleil peuvent surchauffer, ce qui réduit leur capacité à convertir l’énergie du soleil en électricité.

ll sera parfait pour la climatisation des bâtiments, et pourrait ainsi être utilisé pour le refroidissement des centrales thermo-électriques qui actuellement nécessitent d’importants volumes d’eau et une grande quantité d’électricité pour maintenir des températures compatibles avec le fonctionnement de leurs équipements.

Le détail de cette invention est décrit dans un article publié dans la revue Science. Ses créateurs ont déposé une demande de brevet afin de protéger leur technologie.

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Google Street View peut servir à contester des contraventions


Google Street View peut faire son entrée devant les tribunaux en cas de contestation d’une contravention. Bien sûr sur certaines conditions et ce n’est nécessairement bon pour l’accusé. Cependant, l’avenir avec Google Street pourrait devenir plus présent en cour de justice
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Google Street View peut servir à contester des contraventions

 

Dans une décision récente, le juge Guy Cournoyer... (Photo Google Street View)

Dans une décision récente, le juge Guy Cournoyer a eu à se pencher sur l’admissibilité de l’outil de navigation gratuit, qui pourrait être utilisé, par exemple, pour contredire en cour des policiers sur la présence de panneaux de limites de vitesse.

PHOTO GOOGLE STREET VIEW

STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne

La technologie Google Street View peut-elle aider à contester des contraventions? Un récent jugement de la Cour supérieure confirme que cet outil de navigation virtuelle relativement nouveau peut servir devant les tribunaux.

Dans une décision récente, le juge Guy Cournoyer a eu à se pencher sur l’admissibilité de l’outil de navigation gratuit, qui pourrait être utilisé, par exemple, pour contredire en cour des policiers sur la présence de panneaux de limites de vitesse.

Le juge Cournoyer se penchait sur une décision rendue par un tribunal inférieur. Dans ce premier procès, c’est le procureur de la Couronne qui a voulu se servir des images d’une route de campagne pour démontrer qu’il y avait un panneau indiquant un maximum de 50 km/h, alors que le conducteur circulait à une vitesse de 94 km/h.

L’automobiliste avait témoigné qu’il n’y avait pas de panneau à cet endroit, ni de signal avancé de cette limite de vitesse, contredisant le policier qui l’avait arrêté en février 2015.

La Couronne a donc présenté les images Google Street View pour appuyer le témoignage de son policier et démontrer l’existence du panneau.

Le juge du tribunal inférieur a consulté Google Street View et vu le panneau. Il a déclaré l’automobiliste coupable.

La cause s’est ensuite rendue devant le juge Cournoyer, qui a écrit que cette technologie de navigation virtuelle, tout comme Google Earth, «soulève plusieurs questions» et que «la consultation de la jurisprudence laisse paraître des incertitudes quant aux conditions d’utilisation de ces outils».

Bref, il faut la clarifier, a poursuivi le juge Cournoyer.

Selon lui, les images tirées de Google Street View – qui sont l’équivalent moderne d’une visite des lieux – sont admissibles comme les photographies et les enregistrements vidéo.

Mais il faut que les images décrivent bien la scène, qu’elles n’aient pas été retouchées ni modifiées et qu’un témoin puisse attester en cour de ces faits sous serment, a noté le magistrat.

Si c’est le cas, à la fois la Couronne et la défense peuvent s’en servir, a indiqué en entrevue Nicolas Bellemare, chargé de cour en droit pénal à l’Université de Montréal.

«C’est un outil qui peut aider le tribunal, a-t-il dit. Mais il faut qu’on puisse témoigner que ça représente l’état des lieux au moment des faits.»

Car on ne sait pas toujours avec exactitude quand les images Google Street View ont été captées, fait-il remarquer. Parfois, elles ont été prises des mois auparavant.

«Si quelqu’un veut dire qu’il y avait un gros banc de neige et qu’il n’a pas pu voir le stop et dire «regardez, on va aller voir Google Street View, et c’est le mois de juillet… Ça ne marche pas.»

Il prévient toutefois qu’il pourrait y avoir des difficultés techniques dans les cours municipales qui ne sont pas toutes pourvues d’écrans assez grands ou de systèmes de lecture de DVD. Et puis, il faut produire des images physiques tirées de l’outil pour la Cour, note-t-il.

Il y a cinq ans, Google Street View n’était pas du tout utilisé en Cour, dit M. Bellemare. Mais il est d’avis que ça va être appelé à l’être de plus en plus.

Il entrevoit même un avenir pas si lointain où les contraventions seront transmises par courriel, avec, en pièces attachées, le fichier Google Street View des lieux et l’enregistrement audio du témoignage du policier. Et en cour, il n’y aura plus qu’à ouvrir les images sur écran géant et faire jouer le fichier sonore.

Google Street View est un service de navigation virtuelle qui vise à compléter Google Maps et Google Earth. Il permet de visualiser un panorama à 360 degrés d’un lieu situé sur une voie urbaine ou rurale, sur laquelle aura préalablement circulé un véhicule chargé d’enregistrer les prises de vue.

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Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas


Avec les robots et l’intelligence artificielle de plus en plus perfectionné que sera l’avenir pour les futurs adultes aptes au travail.? Dans quel domaine, ils pourront se démarquer ? Quels sont les atouts que l’être humain surpassent les robots et l’intelligence artificielle ?
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Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas

Le Huffington Post Québec  |  Par Laurence Houde-Roy

Alors qu’au moins 5 millions d’emplois seront remplacés par des robots ou par des services d’intelligence artificielle d’ici 3 ans dans le monde, plusieurs travailleurs tenteront de sauver leur emploi et d’échapper à cette transformation du milieu.

Pour affronter cette situation et éviter de se faire remplacer par la technologie, il ne suffit pas que d’être prêt pour le marché du travail («job ready»), ont fait valoir des experts du milieu universitaire lors d’une conférence au dernier Forum économique mondial, à Davos, il faut carrément être prêt pour le futur («futur ready»).

Les tâches dans le milieu industriel sont depuis longtemps remplacées par l’automatisation, et plus récemment, même l’analyse de données dans le milieu financier et médical a été remplacée par l’intelligence artificielle. Sans parler que la voiture autonome, qui semblait être une lubie de l’esprit il y a 3 ans, se promène déjà dans certaines villes à travers le monde.

Pourtant, le secret n’est pas de compétitionner contre la robotique, disent les experts, mais plutôt de perfectionner ce que la machine ne pourra jamais faire : être un humain.

«Parce que ce qui va compter, c’est cette capacité de voir un peu plus loin que le robot; cette créativité qui est encore très difficile à codifier dans un logiciel, précise Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière de l’Université McGill, qui était l’une des conférencières. Alors on sait très bien que la créativité va demeurer un atout de l’être humain par rapport au robot.»

Mme Fortier nomme également d’autres habiletés humaines comme le leadership, la capacité à prendre des décisions, l’évaluation du risque et la résilience qu’il faut cultiver afin de se démarquer du robot et devenir un complément essentiel.

«Il y a la compassion, aussi. Un robot peut nous sembler très sympathique, mais pour comprendre l’être humain, avec sa complexité, ce n’est pas encore quelque chose qu’on peut facilement codifier. Et dans le domaine médical, notamment, c’est nécessaire», ajoute-t-elle.

Même son de cloche du côté d’Erik Brynjolfsson, directeur de l’Initiative on the Digital Economy au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui était également panelliste.

Selon lui, «suivre des instructions, mémoriser des faits, c’est ce que les machines font. Ce que les humains ont de plus, c’est la créativité, une intelligence émotionnelle, la capacité de penser différemment. Pour vous démarquer, vous devez faire des choses que les machines ne font pas bien», explique l’expert.

Suzanne Fortier résume son idée par trois lettres qui distingue l’Homme de la machine : RDD (Recherche, Développement et Design).

«L’homme a d’abord cette forte capacité de rechercher encore plus profonde, plus précise, que la machine. Il peut ensuite développer son idée avec leadership et en analysant le risque. Enfin, le design permet de faire le pas entre la découverte et l’être humain, de développer son idée en l’adaptant aux besoins de l’être humain», précise la vice-chancelière.

Ainsi, elle estime qu’un étudiant devrait choisir un domaine qui lui plaît réellement, dans lequel il a envie d’apprendre plus quotidiennement.

«Et dans ce qui l’intéresse, il lui faut regarder les types d’emplois qui font appel aux RDD, afin de rester toujours indispensable et complémentaire à la machine», explique-t-elle.

Pour cela, une large connaissance du monde qui nous entoure est nécessaire, rappelle-t-elle, en incluant les arts et l’étude d’autres cultures.

«C’est ce qui fait mousser la créativité, et nous rend «futur ready»», précise Suzanne Fortier.

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Cybersécurité : ne faites plus le « V » de la victoire sur les photos !


Sans aucune technologie, il est possible de copier des empreintes digitales d’une photo d’une personne qui expose ses doigts comme faire le signe de V. Il suffit juste d’une photo qui soit très nette et bien exposée. Cela est d’ailleurs déjà arrivé à la ministre allemande de la Défense à partir de simples photos numériques montrant ses doigts. Ils ont pu cloner ses empreintes digitales
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Cybersécurité : ne faites plus le « V » de la victoire sur les photos !

 

C’est un geste anodin, que des millions de personnes ont déjà fait au moins une fois en posant pour une photo : le « V » de la victoire aussi appelé signe de la paix. Il se trouve qu’au Japon, des chercheurs du National Institute of Informatics (NII) ont réussi à facilement copier les empreintes digitales à partir des images montrant des gens en train de faire ce signe très prisé des jeunes, en particulier au pays du Soleil-Levant. Un cybercriminel pourrait éventuellement créer une reproduction d’une empreinte et s’en servir pour s’authentifier sur un système biométrique en usurpant l’identité de sa victime.

Selon le professeur Isao Echizen qui a conduit cette expérimentation, les énormes progrès accomplis par les appareils photo des smartphones conjugués à la facilité avec laquelle on peut partager des clichés sur les réseaux sociaux favorisent ce risque. Le scientifique explique que la méthode ne nécessite aucune technologie particulière et que quiconque peut copier des empreintes digitales à partir d’une photo. Seule condition, il faut que le cliché soit net et bien exposé.

Un film transparent pour protéger les empreintes contre le vol

Lors des essais, l’équipe du NII dit avoir pu récupérer des empreintes à partir de photos prises à trois mètres de distance. Parallèlement à cela, les chercheurs ont développé une solution pour prévenir ce genre de risque. Il s’agit d’un film transparent contenant de l’oxyde de titane qui se colle sur l’extrémité des doigts et empêche de pouvoir copier les empreintes digitales depuis une photo. Une technologie qui demandera encore au moins deux années de développement, ont prévenu les chercheurs.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle démonstration est faite. Il y a deux ans de cela, un hacker membre du Chaos Computer Club surnommé Starbug avait fait la démonstration d’une technique qui lui avait permis de cloner les empreintes digitales de la ministre allemande de la Défense à partir de simples photos numériques montrant ses doigts.

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Les effets potentiels des véhicules autonomes en 6 chiffres


La voiture autonome sera probablement bientôt sur nos routes. Il y aura des points positifs dont les gaz à effet de serre et des mauvais côtés qui sera des pertes considérables d’emplois
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Les effets potentiels des véhicules autonomes en 6 chiffres

 

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Les véhicules autonomes dominent depuis quelques années déjà les listes des nouvelles technologies les plus susceptibles de changer notre vie.

Les voitures autonomes, qui peuvent rouler sans intervention du conducteur, sont maintenant très près d’envahir les routes.

Dans un message à ses actionnaires, Mary Barra, PDG de General Motors, a affirmé que «l’industrie automobile changera davantage dans les 5 prochaines années qu’elle n’a changé au cours des 50 dernières».

Et selon le magazine Business Insider, 19 entreprises travaillent à mettre au point des véhicules autonomes d’ici 2020. Parmi elles, des constructeurs automobiles, mais également des sociétés du secteur technologique, telles que Google, Apple et Uber.

Mais quelles seront les répercussions de cette technologie sur la vie des Québécois?

Les aspects positifs

488 : C’est le nombre de morts causées par des véhicules à moteur au Québec en 2012. En comparaison, 107 homicides ont été commis durant la même période. Selon des experts de McKinsey, un des plus grands cabinets de consultation au monde, les voitures autonomes ont le potentiel de réduire les morts par accident de 90 %.

59 minutes : C’est le temps moyen que les Montréalais consacraient quotidiennement à leur transport lié au travail, selon le recensement de 2011, et 70 % d’entre eux utilisaient une automobile, un camion ou une fourgonnette pour se déplacer. À Québec, 44 minutes étaient consacrées au transport et 80 % des gens se déplaçaient en voiture. Les véhicules autonomes ont le potentiel de réduire ce temps, car ils pourront circuler plus efficacement et diminueront la densité de la circulation. Ils ont aussi le potentiel de libérer les conducteurs pour qu’ils puissent se divertir ou travailler.

2,32 millions : C’est le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus qui vivront au Québec en 2031, selon l’hypothèse de référence des perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec. En 2061, l’Institut prévoit qu’il grimpera à 2,88 millions. Les véhicules autonomes ont le potentiel d’augmenter la mobilité de ces personnes et celle des jeunes sans permis de conduire.

43 % : Au Québec, c’est le pourcentage des émissions de gaz à effet de serre provenant des transports, selon les dernières statistiques des autorités de la province. Les véhicules autonomes ont le potentiel de réduire considérablement ces émissions. D’abord, ils rendront l’usage des voitures électriques plus facile, car celles-ci pourront, après chaque utilisation, retourner automatiquement à une borne de recharge. Ensuite, ces véhicules choisiront les niveaux d’accélération et la vitesse idéaux pour limiter au minimum les émissions. Enfin, davantage de personnes décideront de ne pas acheter de voiture et choisiront, en fonction de leurs déplacements, des véhicules beaucoup plus petits et donc moins énergivores.

10 443 dollars : C’est ce que les ménages québécois dépensent en moyenne en transports au cours d’une année. Il s’agit de leur troisième poste budgétaire après le logement (13 187 dollars) et l’impôt (13 005 dollars). Les véhicules autonomes auront le potentiel de leur faire épargner plusieurs milliers de dollars en facilitant la décision de ne pas posséder de voiture ou de n’en avoir qu’une par ménage au lieu de deux. Ceux qui choisiront de posséder plus d’un véhicule pourront les offrir en location et les transformer ainsi en sources de revenus.

L’aspect négatif

2,5 % : C’est une estimation prudente du pourcentage d’emplois qui pourraient disparaître au Québec à cause de cette nouvelle technologie. De 2011 à 2013, il y avait en moyenne 69 300 chauffeurs de camion, 8 000 de taxi et de limousine, et 21 000 d’autobus au Québec. Cela représente près de 2,5 % des quatre millions d’emplois du Québec. Ils ne disparaîtront pas tous, et ils ne le feront que progressivement, mais un bon nombre de ces 98 300 travailleurs devront se trouver une nouvelle activité dans les 20 prochaines années.

L’aspect incertain

Les véhicules autonomes auront en outre un grand nombre de retombées, potentiellement positives ou négatives, tout aussi importantes. Par exemple, ils auront des répercussions sur le prix des propriétés — il sera notamment plus simple de se déplacer quotidiennement de la ville aux banlieues, ce qui rendra celles-ci plus attrayantes —, l’industrie du tourisme et l’aménagement urbain et rural.

Personnellement, j’ai très hâte de pouvoir regarder un film en faisant la route de Montréal à Québec et de dormir en chemin vers la maison de mes beaux-parents, à Baltimore!

http://www.lactualite.com/