Cette queue robotisée aide les personnes âgées à garder l’équilibre


J’imagine des personnes âgées en manquent d’équilibre bouger avec cette queue robotisée. Il semble que mêmes les travailleurs qui transportent des charges lourdes puissent l’utiliser. Enfin, je ne crois pas que je veuille de cet engin pour me déplacer.
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Cette queue robotisée aide les personnes âgées à garder l’équilibre



Céline Deluzarche
Journaliste

Les ancêtres des humains ont perdu leur queue il y a plusieurs millions d’années. Un manque que des ingénieurs de l’université de Keio à Tokyo (Japon) ont voulu combler avec leur queue robotisée destinée aux personnes âgées.

Nommé Dubbed Arque, cet appendice d’un mètre de long qui s’attache à la taille à l’aide d’un harnais aide à garder l’équilibre, selon les chercheurs.

« Quand on penche du côté gauche, la queue s’oriente dans la direction opposée comme un pendule », explique Junichi Nabeshima, étudiant à l’Embodied Media Project, qui invente des technologies pour « augmenter » le corps humain.

Inspirée de l’hippocampe, cette queue robotisée est dotée de quatre muscles artificiels et peut se balancer dans huit directions différentes. Sa longueur et le poids sont ajustables en retirant ou en rajoutant des « vertèbres », des petits modules en métal pesant entre 24 et 184 grammes. Outre les personnes âgées, l’équipe vise aussi les travailleurs qui doivent porter des lourdes charges, la queue venant dans ce cas réduire l’effort en créant un contrepoids.

Alors qu’un tiers de la population japonaise aura plus de 65 ans en 2025, le pays mise à fond sur la robotique pour faire face au vieillissement. Panasonic a par exemple créé un lit pouvant se transformer en fauteuil roulant. Secom Medical System commercialise un bras robotisé capable de nourrir une personne avec une petite cuillère tandis que RT Works, filiale du géant de l’électronique Fujitsu, a développé une sorte de déambulateur motorisé baptisé RT.2.

https://www.futura-sciences.com/

Pérou : le visage d’une reine huari reconstitué 1200 ans après sa mort


C’est une reine huari de 1200 ans au Pérou. Elle a été découverte en 2012 avec d’autres personnes ainsi que des bijoux, fioles et des tissus fait d’or. Sa notoriété, semble t’il serait grâce à ses talents de tissage. Avec la technologie d’aujourd’hui, les informations de ce peuple et autres renseignements, il a été possible de reconstituer cette femme dans la soixantaine en 3D et le résultat est épatant.
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Pérou : le visage d’une reine huari reconstitué 1200 ans après sa mort



Le crâne de la reine photographié après son excavation. Des cheveux noirs ont été préservés par le climat aride de la région.

PHOTOGRAPHIE DE ROBERT CLARK, NATIONAL GEOGRAPHIC CREATIV

De Michael Greshko

Des siècles après l’ensevelissement d’une reine huari au Pérou, les scientifiques sont parvenus à reconstruire son visage en 3D.

Il y a 1 200 ans, une femme de haute noblesse âgée d’au moins 60 ans s’est éteinte au Pérou. Elle a eu pour dernière demeure un tombeau rempli de bijoux, de fioles, d’outils de tissage faits d’or. Plus de cinq ans après la découverte de la tombe, les scientifiques sont parvenus à reconstruire son visage à partir du crâne mis au jour en 2012.

« Quand j’ai vu les premières reconstructions, j’ai reconnu les traits de certains de mes amis indigènes, » explique le boursier National Geographic Miłosz Giersz, archéologue ayant co-découvert le tombeau. 

En 2012, Giersz et l’archéologue péruvien Roberto Pimentel Nita ont mis au jour le tombeau d’El Castillo de Huarmey. Le site sur les hauteurs était autrefois un temple dédié à la culture huari, qui a dominé la région des siècles avant celle des Incas, beaucoup plus connue à ce jour. La tombe – que les pilleurs avaient miraculeusement ignoré – contenait les restes de 58 personnes de haute noblesse, dont quatre reines et princesses.


« C’est l’une des découvertes les plus importantes de ces dernières années » expliquait Cecilia Pardo Grau, conservatrice du Musée d’Art de Lima dans une précédente interview accordée au magazine National Geographic.

Une de ces femmes inhumées, surnommée la reine d’Huarmey, a été ensevelie dans un faste inédit. Son corps a été retrouvé dans une chambre funéraire privative, entouré de bijoux et de produits luxueux, dont des boucles d’oreilles en or, une hache de cérémonie en cuivre et un gobelet en argent.

Qui était cette femme ? L’équipe de Giresz a examiné avec attention le squelette et a découvert que comme beaucoup de femmes de bien, la reine d’Huarmey avait passé la majeure partie de sa vie assise et avait beaucoup utilisé ses bras, vraisemblablement pour tisser.

Son expertise dans ce travail délicat lui a certainement valu son statut d’élite. Parmi les Huaris et les autres cultures andines de l’époque, les textiles valaient plus cher que l’or et l’argent, parce qu’ils nécessitaient beaucoup de temps pour être produits. Giersz indique que d’anciennes étoffes trouvées ailleurs au Pérou étaient le fruit du travail de deux à trois générations de tisseurs.

La reine Huarmey, en particulier, devait être vénérée pour son tissage : elle a été inhumée avec des outils de tissage faits d’or. Il lui manquait par ailleurs certaines dents, chose courante lorsque l’on boit beaucoup de chicha, boisson andine préparée à base de maïs, d’arachide, de manioc ou encore de riz, auxquels on ajoute des fruits. Seule l’élite huari était autorisée à en boire.


L’équipe de Giersz a aussi découvert un canal menant à la tombe de la reine d’Huarmey depuis d’autres chambres funéraires. Le passage aurait permis la préparation de cérémonies permettant de partager avec la défunte des offrandes, même après son ensevelissement. 

« Même après sa mort, les gens du commun venaient partager leur chicha avec elle, » raconte Giersz.

Mais à quoi pouvait bien ressembler cette femme d’importance ? Au printemps 2017, Giersz a consulté l’archéologue Oscar Nilsson, célèbre pour les reconstitutions faciales dont il est passé maître, pour ramener la reine d’Huarmey à la vie.

Oscar Nilsson a utilisé l’impression 3D du crâne comme base, avant de procéder à une reconstruction manuelle. Pour le guider, Nilsson s’est basé sur la reconstruction du crâne et sur les données lui permettant d’évaluer la densité des muscles et de la chair recouvrant les os. Il a également utilisé les photographies d’Andins indigènes vivant près d’El Castillo de Huarmey. Des examens chimiques ont pu confirmer que la reine d’Huarmey buvait de l’eau provenant de cette région, justifiant la comparaison voulue par Nilsson.

La reconstruction dans les moindres détails du visage très expressif de la défunte a pris à Nilsson 220 heures. Pour reconstituer sa chevelure – que le climat aride avait préservé – Nilsson a utilisé des vrais cheveux de femmes andines âgées, achetés sur des marchés péruviens. 

« La première étape était très scientifique, et graduellement le processus est devenu plus artistique, pour apporter une expression plus humaine ou une lueur dans le regard, » explique Nilsson. « Sinon, cela donne un faux air de mannequin de cire. »


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Les applications ne pourront jamais remplacer les parents


Ce n’est pas un secret pour personne, pourtant, il semble important de souligner que la technologie ne peut pas remplacer la présence des parents dans l’apprentissage des enfants. Il y a tellement d’applications éducatifs des informations pour savoir n’importe quels sujets et pourtant, ils apprennent mieux avec des contacts humains.
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Les applications ne pourront jamais remplacer les parents


L'hyperconnexion dans laquelle nous évoluons est tout le contraire de ce dont aurait besoin un enfant pour grandir. | Jane Evelyn Ann via Unsplash

L’hyperconnexion dans laquelle nous évoluons est tout le contraire de ce dont aurait besoin un enfant pour grandir. | Jane Evelyn Ann via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur Quartz

Inutile d’en inventer plus, il n’y a rien de mieux que le contact humain pour leur apprentissage.

La technologie sait tout faire: gagner contre le champion du monde du jeu de go, faire atterrir des avions sans pilote et même peindre des tableaux. Ce n’est donc pas lui demander grand chose que de nous aider dans la lourde tâche qui incombe aux parents: éduquer les enfants.

En 1995, Betty Hart et Todd Risley établissaient une célèbre étude selon laquelle un enfant de quatre ans défavorisé entendait trente millions de mots en moins qu’un enfant issu d’une famille aisée. Cette inégalité se justifie-t-elle encore? Car qui d’autre peut exposer un enfant aux mots de manière plus égalitaire que la technologie?

Aujourd’hui, même les méthodes les plus prisées de la coûteuse école Montessori sont disponibles sur l’Apple Store. D’autant qu’on a prouvé l’efficacité du livre numérique pour la concentration et l’assimilation de notions. Grâce aux applications, il n’y aura plus de dictée et on ne fera pas plus cas de la dyslexie que de savoir ce qu’est un épithète. Mais cette reluisante utopie pourrait se ternir de quelques critiques. À commencer par l’efficacité promise de l’apprentissage.

Un App Store plein d’étoiles

En 2003, Pat Kuhl, linguiste à l’université de Washington, a mené une expérience portant sur l’exposition des enfants aux sons d’une langue étrangère. Ainsi, sur seulement douze sessions, il a montré comment des enfants entre 6 et 12 mois pris en charge par une personne qui jouait, parlait et chantait avec eux en chinois avaient acquis autant de bases de la langue que s’ils avaient grandi à Taïwan.

Dans une seconde expérience, il a remplacé le locuteur chinois par une télévision et des enregistrements audio éducatifs. Cette fois-ci, les enfants n’ont rien appris.

Les résultats de cette expérience mènent à deux conclusions: la première est qu’un enfant possède une capacité d’apprentissage hors-norme lors de ses premières années. La seconde est que pour développer cette capacité d’apprentissage, il n’existe pas de méthode miracle. Il faut simplement à l’enfant, du temps et une présence physique. C’est cela qui construit le langage et la vivacité d’esprit, pas les prouesses technologiques.

Dans une métaphore très imagée, Alison Gopnik, professeure de philosophie à l’université de Berkeley explique qu’il faut voir un parent comme un «jardinier, qui offre à l’enfant de l’espace pour grandir et s’épanouir» plutôt que comme un «charpentier, visant un résultat».

L’hyperconnexion, le multitasking, la vitesse des échanges et la recherche d’optimisation dans laquelle nous évoluons est donc tout le contraire de ce dont aurait besoin un enfant pour grandir.

Il a besoin d’espace pour explorer le monde autour de lui, d’attention et d’interactions sans exigence d’objectifs. En somme, il a besoin d’amour.

http://www.slate.fr/


Facebook pourrait bientôt lire vos pensées


Le titre est moins pire qu’il ne parait. Bien que cela ne soit pas tout à fait au point, cette technologie serait pour la réalité augmentée ou virtuelle. Et sûrement elle aura sa place dans des applications médicales
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Facebook pourrait bientôt lire vos pensées

Une image montrant une silhouette de profil accompagnée de la représentation d'un cerveau et d'équations mathématiques complexes.

La technologie mise au point par les chercheurs en est encore à ses balbutiements, mais elle est très prometteuse, selon Facebook.

PHOTO : ISTOCK

Des chercheurs engagés par Facebook ont mis au point un appareil capable d’écrire des mots à l’ordinateur à partir d’ondes cérébrales.

L’étude (Nouvelle fenêtre), menée par des scientifiques de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) et financée par Facebook, tentait de déterminer s’il est possible de comprendre la signification de certaines ondes cérébrales et de les traduire en mots.

Pour ce faire, les chercheurs ont implanté des électrodes dans le cerveau de trois patients volontaires et ont enregistré les ondes émises par le cerveau lorsque ces personnes répondaient à des questions simples.

Au cours de l’expérience, un écran pouvait par exemple afficher la question suivante : « Lequel des instruments de musique suivants aimez-vous écouter? » Une liste de choix de réponses s’affichait alors et des ondes cérébrales étaient une fois de plus captées lorsque la personne répondait à la question.

Grâce à un logiciel conçu par l’équipe de recherche, un ordinateur affichait en temps réel les réponses qu’il croyait que les patients venaient de prononcer avec un taux de réussite de 61 %. L’appareil est également parvenu à identifier correctement les questions entendues par les patients dans une proportion de 76 %.

Facebook finance également un autre projet de recherche à l’UCSF, au cours duquel les scientifiques tenteront d’aider une personne incapable de parler à communiquer en utilisant ses ondes cérébrales.

Pour de futures lunettes de réalité augmentée?

Outre ses applications médicales, l’invention des chercheurs de l’UCSF pourrait permettre à Facebook de concevoir un système de réalité augmentée (RA) ou de réalité virtuelle (RV) contrôlable par la pensée.

« Nos progrès permettent d’imaginer à quoi pourraient un jour ressembler les interactions avec des lunettes de réalité augmentée », a affirmé à ce sujet le vice-président de la RA et de la RV de Facebook, Andrew Bosworth, sur Twitter(Nouvelle fenêtre).

Les consommateurs ne devraient toutefois pas s’attendre à voir apparaître un appareil doté de cette technologie sous peu.

« Elle est actuellement encombrante et lente, et elle manque de fiabilité, écrit Facebook(Nouvelle fenêtre) sur son blogue Tech@Facebook. Toutefois, son potentiel est significatif, alors nous croyons qu’il vaut la peine que nous continuions graduellement à améliorer cette technologie de pointe. »

Neuralink, une entreprise appartenant à Elon Musk, est aussi engagée dans la course visant à mettre au point un système fonctionnant en symbiose avec le cerveau humain. Plus tôt ce mois-ci, l’entreprise a annoncé vouloir tester dès l’an prochain un ordinateur branché directement dans un cerveau.

Avec les informations de CNN et CNBC

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20 000 images d’abus pédosexuels détectées par jour grâce au robot Arachnid


Le Canada a créé un robot des plus utile et il est utilisé dans plusieurs pays. Arachnid détecte plus de 100 000 images par mois de pornographie juvénile qui est ensuite des analystes humains doivent confirmer ou non s’ils s’agit bien de vidéos, images pédosexuels. Ensuite, une demande aux hébergeurs de retirer ces images. Malheureusement, certains hébergeurs sont lents à agir et d’autres ne font absolument rien. Depuis 2 ans et demi, ce robot à détecter 9 millions d’images potentiellement de la pornographie juvénile et il y a eu 4 millions de demandes de retrait.
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20 000 images d’abus pédosexuels détectées par jour grâce au robot Arachnid


20 000 images d’abus pédosexuels détectées par jour grâce au robot

SERDJOPHOTO VIA GETTY IMAGES

Lorsqu’une telle image est repérée, le robot envoie un avis à l’hébergeur lui demandant de la retirer immédiatement.

La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Toutes les 12 heures, le robot Arachnid, créé au Canada, détecte 10 824 nouvelles images d’abus pédosexuels sur Internet. Devant la prolifération de ce fléau sur le web, le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE), l’organisation à l’origine d’Arachnid, exhorte les entreprises de technologie à en faire davantage pour réduire l’accessibilité aux images d’abus pédosexuels.

Le terme Arachnid désigne une classe d’arthropode, dont fait partie l’araignée. Et comme celle-ci, le robot Arachnid tisse sa toile dans le monde virtuel pour détecter, à partir d’empreintes numériques, des images et des vidéos de pornographie juvénile.

Lorsqu’une telle image est détectée, le robot envoie un avis à l’hébergeur lui demandant de la retirer immédiatement.

Toutefois, ce ne sont pas tous les hébergeurs qui s’y conforment, comme l’a déploré René Morin, porte-parole du CCPE, en entrevue avec La Presse canadienne.

«Dans la majorité des cas, les hébergeurs vont obtempérer dans un délai de deux à trois jours, et les images vont être retirées. Car de se faire dire par une entité qui est proche des services policiers, que vous possèdez des images illégales sur votre serveur, ça ne vous donne pas envie de le laisser là. Il y a néanmoins un certain nombre d’hébergeurs qui vont agir moins rapidement, ou pas du tout.»

Le Centre canadien de protection de l’enfance demande aux entreprises du web de faire cause commune et à utiliser gratuitement l’application «Shield par Projet Arachnid».

«Si vous êtes un grand hébergeur comme Vidéotron ou Telus, et que certains de vos clients utilisent vos serveurs pour mettre des images de pornographie juvénile, vous ne le saurez pas nécessairement. Alors, on met une application de la technologie Arachnid à leur disposition pour qu’il puisse scanner leur serveur à la recherche de ce type d’images» a expliqué René Morin.

Selon le porte-parole du CCPE, les hébergeurs qui sont réticents contribuent à faire en sorte que des milliers de photos et de vidéos d’abus pédosexuels restent en ligne, «ce qui entraîne la revictimisation d’enfants ayant subi des abus sexuels.»

Au Canada, la loi oblige les fournisseurs d’accès internet et d’hébergement de contenu à rapporter tout incident de pornographie juvénile aux autorités policières.

La technologie développée par le Centre canadien de protection de l’enfance a attiré l’attention de plusieurs organisations dans le monde.

Des centrales de signalement d’exploitation sexuelle d’enfants aux États-Unis, en Finlande, en Suède, en Colombie, au Royaume-Uni et en Croatie, utilisent maintenant Arachnid.

Validé par des humains

Arachnid n’agit pas seul. Des analystes du Centre canadien de protection de l’enfance doivent valider chacune des images détectées par le robot. Ces employés voient défiler des milliers d’images de pornographie juvénile devant leurs yeux.

«Ce n’est pas léger comme travail, on est conscient de la charge émotionnelle associée à ce travail. Mais on tient à s’assurer de la qualité des données versées dans la base de données d’Arachnid, donc ça doit être vérifié par des humains»,  a indiqué M. Morin.

Arachnid détecte plus de 100 000 images différentes par mois. Selon M. Morin, si le robot repère toujours plus d’images, c’est par ce qu’il ne cesse d’évoluer et de s’adapter pour améliorer ses capacités, mais aussi parce qu’il y a malheureusement de plus en plus de sites web contenant de la pornographie juvénile.

Depuis son lancement il y a deux ans et demi, Arachnid a détecté plus de neuf millions d’images potentiellement associées à des abus pédosexuels et a formulé près de quatre millions de demandes de retrait à des hébergeurs dans le monde entier.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


iNaturalist est une application qui permet d’avoir des informations sur une plante, insecte ou un animal. En téléversant une photo du sujet qui nous intrigue, un algorithme vous dira ce que ce pourrait être et une communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit. Tout cela comme le jeu de Pokémon Go … sauf que c’est plus instructif.
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Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


Une tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea) sur une feuille.

Des applications comme iNaturalist sont conçues pour vous aider à identifier des espèces comme cette tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea).

PHOTO : EMILY CHUNG/CBC

Radio-Canada

Vous êtes-vous déjà demandé le nom d’une plante ou d’un insecte de votre jardin ou de votre quartier? Des applications pour téléphone intelligent à la Pokémon Go permettent d’identifier des créatures, mais dans la vie réelle.

L’une des plus populaires est iNaturalist, qui compte 640 000 utilisateurs et utilisatrices dans le monde. Elle permet de garder les yeux ouverts sur l’incroyable variété d’espèces qui nous entourent grâce à l’intelligence artificielle.

Téléversez une photo de la plante ou de l’animal qui vous intrigue, et un algorithme vous dira ce que ce pourrait être. De plus, la communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit et préciser l’algorithme. L’application comprend aussi une carte des espèces que vous avez aperçues et des « missions » pour identifier celles que vous ne connaissez pas, mais qui sont néanmoins présentes dans les alentours.

« C’est un peu comme Pokémon Go. Combien pourrez-vous en trouver? », explique Carrie Seltzer, qui travaille pour l’application.

 Elle explique que même une pelouse en apparence banale, voire une craque de trottoir, peut receler une grande variété d’espèces.

« Quand je marche en ville, c’est un peu comme une chasse au trésor », dit celle qui vit à Washington.

Plus qu’un jeu

Mais contrairement à Pokémon Go, iNaturalist n’est pas qu’un jeu. L’application, qui s’appuie sur le concept de « science citoyenne », collecte des données qui peuvent être utiles à des biologistes et des organismes de conservation des espèces et des populations animales. La Fédération canadienne de la faune et de la flore et le programme pour la biodiversité du Musée royal de l’Ontario soutiennent la version canadienne de l’application.

L’application iNaturalist, qui recense 23 millions d’observations dans le monde, n’est pas unique en son genre. Certaines sont restreintes à des lieux précis tandis que d’autres s’attardent à des espèces en particulier. C’est le cas d’eBird, une application d’ornithologie qui compte plus de 590 millions d’observations.

Le site Internet IPapillon, de son côté, se spécialise dans les papillons. Lancé en 2011 par Jeremy Kerr, un biologiste de l’Université d’Ottawa, il est aussi soutenu par Espace pour la vie, à Montréal.

Dans un article publié l’an dernier dans le journal Global Change Biology, Jeremy Kerr et deux de ses collègues de l’Université d’Ottawa expliquent comment les utilisateurs et utilisatrices de l’application ont contribué à mieux comprendre la distribution de plus de 80 espèces, identifiées en moyenne 35 jours avant les échantillons faits par les scientifiques. L’application a aussi permis d’identifier trois espèces qui ne figuraient auparavant pas dans l’échantillonnage de certaines régions.

D’après un reportage d’Emily Chung, de CBC News

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Une application pour tuer des diabétiques créée… pour mieux les protéger


Des chercheurs en sécurité informatique ont forcé la main de Medtronic à prendre au sérieux des risques de la pompe à insuline MiniMed 508 à une attaque pour changer la dose d’insuline nécessaire ou ne pas en donner du tout. Ils ont même rendu public l’application qui peut tuer un diabétique.Medtronic a été lent à avouer la vulnérabilité de ses pompes, mais il a fini par agir.Il a fallu des moyens drastiques pour changer les choses. J’avoue ne pas trop aimer ce genre de procédé qui permet de rester en vie que ce soient les pompes insulines ou autres outils, alors qu’il y a toujours une personne qui pourrait pirater le programme.
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Une application pour tuer des diabétiques créée… pour mieux les protéger


Une personne dont on ne peut voir que la taille vérifie l'écran de sa pompe à insuline.

Deux chercheurs ont voulu démontrer le potentiel meurtrier des vulnérabilités informatiques des pompes à insuline MiniMed 508 de Medtronic.

PHOTO : GETTY IMAGES / MARKHATFIELD

Radio-Canada

Des chercheurs en sécurité informatique ont mis au point une application pouvant se connecter à des pompes à insuline et administrer des doses fatales d’insuline aux personnes diabétiques. Dans une entrevue avec Wired, ces chercheurs disent avoir conçu l’application pour forcer le fabricant à réagir aux vulnérabilités de ses appareils.

Il y a deux ans, les chercheurs de la firme QED Billy Rios et Jonathan Butts faisaient une découverte troublante en étudiant le fonctionnement des pompes à insuline MiniMed 508 de Medtronic. Avec un peu de savoir-faire, une personne mal intentionnée pouvait aisément copier les radiofréquences de la télécommande de ces appareils pour lui envoyer des instructions à distance. Résultat : il était possible d’administrer de multiples doses d’insuline ou encore d’en bloquer l’injection à une personne diabétique.

Rapidement après leur découverte, les deux hommes contactent Medtronic pour la prévenir du danger et tentent de négocier avec l’entreprise pour mettre en place un système de protection ou un plan de remplacement des appareils.

Exaspérés par la résistance de Medtronic, les deux chercheurs rendent leur découverte publique dans l’espoir de faire bouger les choses. Leur présentation au congrès de cybersécurité Black Hat de Las Vegas, en août 2018, attire l’attention des médias du monde entier, et la Food and Drug Administration (FDA), l’équivalent de Santé Canada aux États-Unis, émet un avertissement public (Nouvelle fenêtre) sur son site web.

Mais ni Medtronic ni la FDAFood and Drug Administration n’agissent concrètement pour régler le problème et protéger les diabétiques utilisant une pompe MiniMed 508. Medtronic ne reconnaît d’ailleurs pas publiquement l’existence des vulnérabilités avant la publication sur son site web d’un bulletin de sécurité (Nouvelle fenêtre) en mars 2019.

L’application qui tue

À ce moment-là, Billy Rios et Jonathan Butts sont à bout de patience. Selon eux, un nouveau coup d’éclat est nécessaire pour forcer Medtronic à réagir. Cette fois, au lieu d’expliquer les risques théoriques liés à leur découverte, ils démontrent le véritable potentiel meurtrier des vulnérabilités des MiniMed 508.

Ces pompes à insuline sont généralement contrôlées directement par la personne diabétique, mais elles sont livrées avec une télécommande permettant au personnel médical de l’activer dans un rayon de quelques mètres.

Les communications entre la télécommande et la pompe ne sont toutefois pas chiffrées, ont découvert Billy Rios et Jonathan Butts, avec l’aide des chercheurs Jesse Young et Carl Schuett. Cela fait en sorte qu’il est relativement facile d’imiter le signal de la télécommande et de contourner les défenses rudimentaires en place à l’aide d’une télécommande fabriquée de toute pièce.

Une fois le contact entre la télécommande frauduleuse et la pompe établi, une personne mal intentionnée peut contrôler l’appareil à partir de son téléphone cellulaire.

Rappel volontaire

Le pari des chercheurs a porté fruit. Le 27 juin dernier, la FDAFood and Drug Administration a émis un avis de rappel volontaire (Nouvelle fenêtre) pour les pompes MiniMed 508 et pour 10 autres modèles de MiniMed. Selon Medtronic et la FDAFood and Drug Administration, il n’existe aucun moyen de mettre à jour les pompes à insuline pour les prémunir contre ce genre d’attaque.

Medtronic offre des appareils de remplacement équipés de « capacités de sécurité améliorées ». L’entreprise exhorte par ailleurs les diabétiques à consulter leur médecin pour savoir s’ils et elles devraient changer de pompe.

Avec les informations de Wired et CNBC

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