Amazon Go, l’épicerie sans caisse enregistreuse


Non merci ! Je ne voudrais pas aller dans ce genre de commerce. Il me semble que nous sommes à la merci des entreprises alimentaires. Même si les files d’attente ne sont pas toujours idéales quand il y a beaucoup de monde, cela demeure quand même une liberté de notre consommation
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Amazon Go, l’épicerie sans caisse enregistreuse

 

 

BIG BROTHER

– LAURENT LASALLE

Le géant du commerce en ligne a dévoilé cette semaine son concept d’épicerie sans caisse enregistreuse qui tire profit d’une toute nouvelle technologie liée au téléphone mobile de ses clients.

À défaut de concurrencer Netflix en lançant son service Prime Video au Canadacomme le suggérait les rumeurs, Amazon a plutôt choisi de dévoiler cette semaine son projet d’établir une chaîne de supermarchés d’un nouveau genre à travers les États-Unis.

Le concept? Visiter le commerce en question, prendre ce que l’on souhaite, et quitter les lieux sans perdre son temps à faire la queue ou à faire la conversation avec qui que ce soit en attendant de payer. Une expérience d’achat accélérée, judicieusement nommée Amazon Go.

Si cette formule donne l’impression de commettre un vol à l’étalage, c’est sans compter la technologie exploitée par Amazon dans ce contexte.

 

«Nous utilisons la vision artificielle, l’apprentissage profond, et la combinaison de capteurs, très similaires à ce que l’on retrouve dans les voitures autonomes», explique Amazon dans sa vidéo. «Nous nommons cette technologie Just Walk Out

Car avant de pénétrer un commerce, il faut bien entendu numériser l’application Amazon à l’entrée. Ce sont les capteurs à la sortie du magasin qui identifieront ce que vous avez en votre possession afin de les facturer automatiquement à votre compte.

Du point de vue de consommateur, il va de soi que le bénéfice est de parvenir à réaliser ses emplettes plus rapidement. Pour Amazon, on compte certainement traquer ce que vous achetez régulièrement pour vous améliorer son système de recommandations. Qui vous incitera, peut-être, à consommer plus. D’autant plus que la barrière psychologique de «passer à la caisse», l’étape où l’on est informée du prix de nos achats, est essentiellement reléguée aux oubliettes. À moins de faire comme la cliente dans la vidéo et de prendre soin de vérifier le montant de la facture à votre sortie du supermarché.

Le premier commerce Amazon Go devrait ouvrir ses portes au début 2017 à Seattle, à Washington, non loin de la maison-mère d’Amazon. La boutique d’une superficie de 1 800 pi2 (environ 170 m2) est actuellement mise à l’essai par des employés de l’entreprise.

http://branchez-vous.com/

Les poupées connectées: des espionnes en herbe, selon des associations de consommateurs


Qu’importe le moment qu’on offre ce genre de poupée à des enfants, il est important de prendre conscience que ce jouet a un gros problème de sécurité via Internet
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Les poupées connectées: des espionnes en herbe, selon des associations de consommateurs

 

Rédaction du HuffPost avec AFP

À l’approche des célébrations de Noël, des associations de défense des consommateurs mettent en garde. Certains jouets connectés sont susceptibles de se transformer en « espions » en herbe, contrôlables à distance par un simple téléphone portable, préviennent les organismes américains et européens qui ont décidé de porter plainte.

Les craintes des défenseurs de la vie privée portent notamment sur deux jouets: « Mon amie Cayla » et « i-Que », qui requièrent l’utilisation d’une application sur téléphone ou tablette pour fonctionner, explique l’Association européenne de défense des consommateurs (BEUC) dans un communiqué publié mardi à Bruxelles.

Ils sont manufacturés par Genesis Toys, qui se revendique numéro 1 mondial du jouet connecté, basé à Hong Kong.

Les enfants ont la possibilité de poser des questions simples aux poupées qui leur répondent. Toutes les conversations sont téléchargées, de façon cryptée, sur un serveur tiers.

Une étude de l’organisme indépendant de protection des consommateurs norvégiens (Forbrukkerradet), sur laquelle se basent les plaintes des différentes associations et que l’AFP a pu consulter, souligne toutefois que le fonctionnement de « Cayla » et « i-Que » comme de simples écouteurs Bluetooth les rend particulièrement vulnérables.

« Il est très facile pour n’importe qui de se connecter à la poupée. Donc, si vous êtes à proximité de la poupée et qu’elle est allumée, il est facile pour un inconnu par exemple de se connecter et de parler au travers de la poupée et d’écouter ce que les gens disent au travers de cette connexion », a expliqué à l’AFP Finn Myrstad, responsable de la section Services numériques au Conseil norvégien des consommateurs.

« C’est un problème de sécurité qui a été signalé au fabricant il y a presque deux ans. Ils auraient dû l’avoir réparé depuis », a-t-il regretté.

Le rapport norvégien fait une recommandation simple, une légère modification: exiger un accès « physique » pour la connexion, comme presser un bouton pour valider le jumelage entre appareils.

Où finissent les données?

Dans son communiqué, le BEUC déplore en outre que toute parole prononcée par l’enfant joueur soit transférée vers la compagnie Nuance Communications, spécialisée dans la technologie de reconnaissance vocale.

Dans leur projet de plainte contre Genesis Toys et Nuance Communications devant la Commission fédérale du Commerce (FTC), quatre associations américaines soulignent que Nuance – qui affirme utiliser les données recueillies pour améliorer ses produits – vend sa technologie à des agences militaires, de renseignement et de police.

Au moins 18 associations de défense des consommateurs et de protection de l’enfance dans 15 pays européens et aux États-Unis vont porter le dossier devant les autorités concernées. Un troisième jouet, « Hello Barbie », est concerné par l’étude norvégienne. Le cas de la poupée, non commercialisée en Europe, avait déjà été soulevé chez nos voisins du sud par les défenseurs de la sécurité en ligne.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ressuscitez vos vieilles photos en quelques clics


Sans vouloir faire de pub pour Google, il y a tout de même une application qui semble vraiment bien. Si comme moi, vous n’avez pas de scanner pour des photographies dans un album, cette application via le Smartphone permet de quand même de les mettre en photos numériques
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Ressuscitez vos vieilles photos en quelques clics

 

Ressuscitez vos vieilles photos en quelques clics. © Capture d’écran.

Google lance PhotoScan, une application qui fait revivre vos vieux albums photos.

Dans le monde, plus de deux milliards de photos imprimées dorment à l’intérieur de vieux albums de famille qui ne sont plus que rarement feuilletés.

PhotoScan permet à ses utilisateurs de rendre vie à ses souvenirs précieux en numérisant des images analogiques tout en les « nettoyant » afin d’améliorer leur qualité à l’aide d’un scanning intelligent.

Grâce à la technologie mise au point par Google, vous créerez une version numérique optimale de vos souvenirs sur papier. La balance des blancs est automatiquement adaptée afin que les photos retrouvent leur éclat initial. L’application est simple à utiliser: prenez quatre photos d’une image en fonction de quatre points différents, après quoi Google combine les images pour en tirer le meilleur.

Une fois scannées, les photos sont prêtes à être sauvegardées de façon sécurisée et à être organisées, retravaillées et partagées via Google Photos.

« Les vieilles photos débordent d’émotion. Le lancement de PhotoScan réunit à nouveau famille et amis à l’occasion de beaux moments tels que la Saint-Nicolas et Noël. C’est l’application idéale pour les fêtes. Non seulement les selfies tendance mais aussi les photos analogiques ont désormais leur place dans votre compte Google Photos », explique Michiel Sallaets, Communications Manager chez Google Belgique.

Découvrez Google PhotoScan (Google Play / Apple Store) et partagez vos photos préférées de la Saint-Nicolas avec le hashtag #TBSaintNicolas

http://www.7sur7.be/

Une clé USB pour dépister le VIH


La technologie pourrait permettre aux personnes à risque de dépister le VIH grâce à une clé USB ou bien de suivre l’évolution de la maladie
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Une clé USB pour dépister le VIH

 

Des chercheurs de l’Imperial College of London, en Angleterre, ont mis au point une clé USB capable de dépister le VIH dans le sang.

Ce prototype, créé avec l’aide de l’entreprise de biotechnologie DNA Electronics, prélève une goutte de sang de son utilisateur et mesure son niveau d’acidité. Moins de 30 minutes après avoir été branché dans un ordinateur, il présente à l’aide d’une application la concentration du virus dans le sang.

Selon Gizmodo, cette technologie pourrait permettre aux personnes atteintes du VIH de «surveiller la progression du virus». Cela est important puisque l’organisme peut parfois combattre les effets des antibiotiques contre le VIH, ce qui fait monter la concentration du virus dans le sang des patients.

Elle servirait aussi à aider les personnes qui se trouvent dans les régions du monde où les tests standards de dépistage du VIH sont inaccessibles.

D’après le rapport publié par les chercheurs sur Scientific Reports, cette clé USB présente des résultats fiables à près de 95%.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des épinards bioniques capables de détecter les explosifs


On n’arrête pas le progrès ! Imaginez des épinards qui pourront détecter des produits chimiques qui font partie de la composition d’explosif,  ce qui serait plus économique et plus sûr pour trouver par exemple des mines antipersonnel
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Des épinards bioniques capables de détecter les explosifs

 

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Des épinards modifiés pour repérer la présence d’explosifs dans le sol.Photo Gentside

C’est une nouvelle prouesse qu’a réalisée une équipe de recherche du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pour la première fois, elle a réussi à  implanter des nanotubes de carbone dans des feuilles d’épinard. L’objectif: créer des plantes bioniques capables de repérer la présence d’explosifs.

L’invention semble tout droit sortie d’une oeuvre de science-fiction et pourtant, il s’agit bien de la réalité. Le protocole qui lui a permis de voir le jour est le fruit d’une récente discipline scientifique connue sous le nom de nanobionique. Contrairement à la génétique, elle ne touche pas à l’ADN des végétaux mais leur introduit des nanoparticules pour leur conférer de nouvelles fonctionnalités.

Bien que la finalité soit proche de celle des OGM, organismes génétiquement modifiés, il s’agit de deux catégories distinctes. Mais si la nanobionique a encore du chemin à  faire, de premières performances réalisées au sein des laboratoires du MIT laissent déjà entrevoir de grandes possibilités. L’étude a d’ailleurs fait l’objet d’une récente publication dans la revue Nature Materials.

UNE NOUVELLE ALTERNATIVE POUR UNE DÉTECTION CIBLÉE

Le document y détaille le principe de l’expérience qui a consisté à  intégrer au sein des feuilles, des nanotubes de carbone capables de repérer les nitroaromatiques, des composés chimiques souvent utilisés lors de la fabrication d’explosifs.

Concrètement, les plantes bioniques pourraient être utilisées sur des terrains recelant de mines antipersonnel. À l’heure actuelle, les actions de déminage faisant appel à des chiens ou des robots sont particulièrement coûteuses. La possibilité d’utiliser des plantes réceptives aux explosifs offre ainsi une nouvelle alternative plus économique.

Selon les auteurs de l’étude, il suffirait de planter des graines dans le sol à l’aide de drones et attendre qu’elles poussent pour repérer avec certitude la présence de charges explosives. Entre une et deux semaines sont nécessaires pour permettre aux épinards de grandir et d’arriver jusqu’aux mines enfouies sous terre. Le secret réside ensuite dans les propriétés des plantes.

Lorsque les racines des épinards absorbent l’eau contenue dans le sol, elles intègrent également les différents composants qui s’y trouvent. Si un explosif se trouve a proximité, des composés nitroaromatiques vont alors pénétrer à  la base de l’organisme avant de remonter jusqu’aux feuilles sous l’action de la transpiration végétale.

LA PRÉSENCE DE MINES SIGNALÉE PAR FLUORESCENCE

Une fois dans les feuilles, il ne faut pas moins de dix minutes pour que celles-ci en signalent la présence. Ce message est transmis via une fluorescence émise par les feuilles des plantes elles-mêmes. Il suffit d’utiliser une simple caméra infrarouge pour établir à terme une carte détaillée localisant chacun de ces dispositifs insidieux.

Selon Michael Strano, professeur d’ingénierie chimique, ces organismes végétaux modifiés représentent d’excellents capteurs chimiques et pour cause, l’ampleur du réseau de leurs racines permet de sonder la terre en profondeur et ce, avec une quantité minimale d’énergie solaire. Ce dispositif permettrait de détecter une grande variété d’explosifs mais aussi des produits chimiques issus de la dégradation d’explosifs.

Les chercheurs affirment qu’un simple smartphone adapté pourrait être utilisé pour capter le signal infrarouge à  partir de plusieurs plantes. Il serait d’ailleurs possible d’étendre le protocole à  d’autres spécimens végétaux et de l’adapter à  toute sorte de composants pour détecter par exemple des polluants chimiques présents dans le sol.

Michael Strano et le principal auteur de l’étude, Min Hao Wong, se sont lancés dans la création d’une société appelée Plantea afin de développer la technologie et de travailler sur une commercialisation éventuelle.

http://fr.canoe.ca/

L’autopsie virtuelle, exit le scalpel


La virtopsie commence à faire son entrée au Québec. Une autopsie virtuelle qui pourra aider les coroners a discerner la cause de la mort d’une personne en moins de temps qu’avec une autopsie conventionnelle. Sauf dans certains cas, comme les causes cardiaques
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L’autopsie virtuelle, exit le scalpel

 

Passage d'un corps dans le scanneur

Simulation du passage d’un corps dans un scanneur à l’Hôtel-Dieu de Lévis   PHOTO : RADIO-CANADA

Dans certains cas de morts suspectes, le coroner demande une autopsie. Un exercice parfois traumatisant pour les familles. Une nouvelle technique, l’autopsie virtuelle ou virtopsie, pourrait simplifier le travail des pathologistes, tout en préservant l’intégrité du défunt.

Un texte de Danny Lemieux Courriel de l’émission Découverte

Au printemps 2016 aux Îles-de-la-Madeleine, sept personnes perdent la vie dans un écrasement d’avion. Le journaliste Jean Lapierre est du nombre. Le coroner demande une enquête.

Pour éviter un coûteux transport des corps en vue d’une autopsie, cinq des sept corps sont gardés à l’Hôpital de l’Archipel pour passer un examen d’imagerie au moyen d’un scanneur. Les images sont ensuite envoyées au département d’imagerie médicale de l’Hôtel-Dieu de Lévis pour y être analysées. Ce sont les premières virtopsies, des autopsies virtuelles, au Québec.

La virtopsie est une collaboration étroite entre les radiologistes et les pathologistes […] qui utilisent des techniques d’imagerie telles que la tomodensitométrie et la résonnance magnétique afin d’imager le corps du défunt. Luc Lacoursière, radiologiste, Hôtel-Dieu de Lévis

Dans la salle d’imagerie, le scanneur balaie le corps à quelques reprises. Rapidement, 5000 coupes virtuelles sont produites. En une minute.

De façon générale, plus la dose de radiation est élevée, meilleure sera la qualité des images obtenues. Sur un cadavre, l’appareil administre plus de deux fois la dose de radiation habituelle. Sans scalpel, la virtopsie préserve l’intégrité du corps du défunt.

« On peut imaginer à quel point il est difficile et, jusqu’à un certain point, traumatisant pour la famille de voir un de ses proches subir une autopsie conventionnelle », précise le radiologiste Luc Lacoursière de l’Hôtel-Dieu de Lévis, surtout « lorsqu’il est question d’enfants décédés. »

L’écran d’ordinateur se transforme alors en table d’opération virtuelle. D’un simple clic, la peau devient translucide. Tissus mous, organes, muscles et vaisseaux sanguins se révèlent. Le squelette apparaît. On peut observer l’anatomie du défunt sous tous ses angles.

Mais il n’existe aucun logiciel spécifique à la virtopsie. Alors, comment identifier la cause possible d’un décès? La virtopsie permet d’interpréter les images et établir le diagnostic en moins d’une heure. C’est trois fois plus rapide que l’autopsie traditionnelle.

Malgré l’intérêt qu’elle suscite, cette méthode n’est pas une panacée médico-légale, notamment quand de petits caillots viennent obstruer l’artère pulmonaire, une cause fréquente de décès.

À l’écran, impossible de différencier les caillots qui ont causé la mort de ceux qui surviennent naturellement après le décès. Cette limitation s’applique aussi au décès d’origine cardiaque.

Les rayons X ne nous permettent pas de faire la différence entre le muscle cardiaque sain et le muscle cardiaque qui viendrait de subir un infarctus. Luc Lacoursière, radiologiste, Hôtel-Dieu de Lévis

Si on ne parvient pas à identifier les causes probables du décès, le coroner exige alors une autopsie traditionnelle. On estime tout de même que la virtopsie pourrait réduire de 30 % à 40 % le nombre d’autopsies classiques. La première phase du projet pilote commence à peine. On y documentera 25 cas d’imagerie virtuelle post mortem avant d’en présenter les résultats.

De 7 % à 8 % des décès qui surviennent chaque année au Québec sont signalés à un coroner. Son mandat est de déterminer les causes probables de la mort et d’éclaircir ses circonstances. Pour y arriver, on a recours à l’autopsie dans 35 % des cas.

À ce jour, la virtopsie a permis d’étudier neuf corps au Québec.

http://ici.radio-canada.ca/

Espionnage: ce qu’un téléphone peut révéler


Un téléphone si intelligent soit-il, ne permet pas vraiment qu’il soit un outil tout à fait privé. En cas d’enquête, avec un mandat, du moins en principe,  pour le  Canada et les États-Unis, il est possible que le téléphone soit devenu un traitre délateur
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Espionnage: ce qu’un téléphone peut révéler

« Les policiers peuvent aller chercher tout ce qui... (Photo Edouard-Plante Fréchette, archives La Presse)

« Les policiers peuvent aller chercher tout ce qui laisse une trace électronique », affirme un expert.

PHOTO EDOUARD-PLANTE FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

KARIM BENESSAIEH
La Presse

Un téléphone intelligent peut révéler énormément sur son propriétaire… mais la technologie a encore des limites.

« Les policiers peuvent aller chercher tout ce qui laisse une trace électronique », résume un expert.

Survol des « indiscrétions » possibles.

Numéros

La première information facilement accessible que conservent les fournisseurs de service, de Bell à Telus en passant par Rogers et Vidéotron, ce sont les numéros de téléphone liés aux appels reçus ou émis. À ces informations sont associées l’heure et la durée de l’appel. Ces registres ne sont pas une nouveauté : les policiers les obtiennent avec mandat depuis des décennies.

Et, non, « les fournisseurs ne conservent pas d’enregistrement des appels sur leur réseau, c’est une légende urbaine », indique un expert qui préfère ne pas être identifié.

Localisation

On peut situer un téléphone essentiellement par deux moyens qui sont consignés chez le fournisseur. Si on n’a utilisé que le réseau cellulaire, la localisation se fera par « triangulation », selon les tours avec lesquelles le téléphone s’est connecté. Mais en se branchant à l’internet, le téléphone obtient également une adresse IP qui permet de le repérer. Selon la technologie utilisée, cette localisation peut aller du pâté de maisons à un domicile.

« Ça va être plus précis au centre-ville qu’en campagne », précise un second expert.

Textos

Comme pour les appels, les numéros de téléphone et l’heure associés à un texto reçu ou envoyé sont enregistrés.

Quant à leur contenu, « tout dépend de la configuration de l’appareil et de la technologie utilisée », indique-t-on.

En clair, un SMS classique n’utilisant que le réseau cellulaire pourrait voir son contenu enregistré par le fournisseur. Par contre, un texto envoyé et reçu par iMessage ou WhatsApp, crypté de bout en bout, est pratiquement impossible à déchiffrer.

« Ce n’est pas du tout la même game », explique un de nos spécialistes en sécurité.

Navigation

Chaque téléphone a un code unique, l’adresse MAC, qui permet en outre au fournisseur de savoir quels sont les domaines visités sur l’internet par son propriétaire. On sait ainsi, par l’adresse IP de ces domaines, qu’un téléphone donné s’est branché à tel moment à Facebook, à Gmail, mais sans connaître le détail de ce qui a été visité.

Mandat

Selon l’importance de l’enquête, ou sa « profondeur » comme le précise un expert, il est possible pour les policiers de demander à des sites comme Facebook le contenu spécifique associé à la requête d’un téléphone à un moment précis. Ces grandes entreprises, de Google à Apple en passant par Amazon, ont obtempéré des centaines de fois aux États-Unis et ont fourni les données conservées sur leurs serveurs, quand des mandats les y ont obligées.

http://www.lapresse.ca/