Une invention contre les jerricans toxiques


C’est magnifique que des concours puissent aider des inventeurs à mettre en oeuvre leur projet. Pouvoir transporter de l’eau dans n’importe quel récipient, même ceux qui a contenu de l’essence sans pour autant contaminer l’eau sera sans doute très utile pour l’aide aux réfugiés, aux pays pauvres, mais aussi pour d’autres raisons
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Une invention contre les jerricans toxiques

 

 

Par Erwan Lecomte

Deux inventeuses ont été récompensées par le James Dyson Award 2015 pour un dispositif permettant de réutiliser les jerricans en toute sécurité.

CONTAMINATION. C’est une idée simple et efficace qui a retenu l’intérêt du jury dans le cadre de la finale française du James Dyson Award. Un concours d’inventions technologiques, lancé par l’organisation caritative éponyme, visant à« trouver une solution innovante à un problème identifié« . Parmi les 58 projets soumis par de jeunes ingénieurs, c’est le Wat’Bag qui a été retenu . Ce projet développé par les designeuses industrielles Chloé Louisin et Nadine Nielsen, consiste en un réservoir de plastique souple roulé sur lui-même et destiné à être inséré dans un jerrican d’eau.

Ainsi, puisque l’eau est isolée des parois du récipient, n’importe quel jerrican peut servir à transporter de l’eau potable dans des conditions sanitaires satisfaisantes, même s’il a servi auparavant à transporter du carburant ou des produits chimiques. Une situation pas si rare que cela, notamment lorsque ce type de conteneurs est réemployé pour transporter de l’eau dans des camps de réfugiés, comme ont pu le constater les deux jeunes femmes durant une mission humanitaire aux côtés de Médecins sans frontières, en République Démocratique du Congo. 

Comme ces inventeuses l’expliquent dans cette vidéo, leur dispositif consiste en un sac qui se déploie au fur et à mesure qu’il se remplit d’eau, après avoir été inséré dans le jerrican, ainsi que d’un système de bouchon qui assure son maintien et son étanchéité. Leur projet est donc en lice pour la finale internationale du concours dont le vainqueur sera annoncé le 10 novembre 2015. Ce projet se verra alors attribuer un financement de 37.500 euros. Par ailleurs 12.500 euros seront également versés pour l’Université qui a inspiré et encouragé ces travaux.

Quatre autres projets ont été sélectionnés par le jury :

Le Weeprint, une imprimante qui découpe les feuilles à la taille de l’impression plutôt que de sortir du A4 standard.

The Muscle, the Gear & the Carrot : un « robot » multifonction de cuisine qui fonctionne à l’huile de coude.

R-Flow : un filtre à air qui capture les odeurs et les graisses de cuisine à la manière d’une hotte aspirante portable.

L’aventurier : un jouet qui permet aux enfants hospitalisés d’exprimer leurs émotions (joie, peine, colère, la douleur ou « l’absence de ressenti ») et de la faire connaître aux parents et soigneurs via une application smartphone

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Depuis janvier, les pilotes américains ont frôlé plus de 650 fois la collision avec des drones


Si les États-Unis s’inquiètent des conséquences des drones dans l’espace aérien, on peut imaginer aussi que cela est aussi un danger ailleurs. Franchement, je ne suis pas à l’aise avec ces engins qu’on peut même mettre des caméra.
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Depuis janvier, les pilotes américains ont frôlé plus de 650 fois la collision avec des drones

 

Un drone survolant la mer aux Etats-Unis | Alfred Grupstra via Flickr CC License by

Un drone survolant la mer aux Etats-Unis | Alfred Grupstra via Flickr CC License by

Repéré par Benjamin Delille sur The Washington Post Discover

L’utilisation croissante de drones aux États-Unis inquiète de plus en plus les autorités quant à de possibles accidents avec des avions de ligne.

Vendredi 21 août, un rapport de la Federal Aviation Administration (FAA) à destination du gouvernement a été dévoilé par le Washington Post. Il recense tous les signalements de drones par des pilotes d’avions de ligne dans des espaces aériens qui leur sont normalement réservés. Au total, les pilotes américains ont frôlé la collision avec plus de 650 drones en 2015, essentiellement aux alentours de New York et Los Angeles.

En pratique, les drones civils n’ont pas le droit de voler à plus de 120 mètres de hauteur et à moins de 8 kilomètres d’un aéroport. Mais, selon une analyse du Centre d’étude des drones, seuls 9,9% des 617 cas rapportés où l’on a pu déterminer l’altitude du drone se trouvaient en dessous de 120 mètres. L’altitude moyenne de ces drones est d’environ 1.000 mètres. Un pilote dit même avoir croisé un drone à plus de 7.600 mètres.

Sur les 219 signalements où les pilotes ont pu évaluer la distance entre leur avion et le drone, la distance moyenne était de 115 mètres –soit environ la longueur d’un terrain de football. Heureusement, dans la grande majorité des cas, les pilotes n’ont pas eu à faire de manœuvres trop importantes pour éviter les drones.

À quand le crash provoqué par un drone?

Mais cette tendance est en hausse. La FAA n’a rapporté que 238 signalements en 2014, et elle en compte déjà 70 sur les trois premières semaines d’août.

Quand on sait qu’un grand oiseau suffit pour faire tomber un avion de ligne, la question n’est plus de savoir si un drone peut provoquer un crash, mais plutôt quand cela arrivera. Pour le sénateur Charles E. Shumer, sans une loi adaptée pour faire face à ce problème, on ne devrait pas attendre longtemps avant de voir un accident. Les législateurs américains réfléchissent en ce moment aux outils qu’ils pourraient donner au gouvernement afin de poursuivre les utilisateurs voyous de drones. Certaines options sont technologiques et cherchent à rendre les drones inutilisables dans les espaces interdits par la loi.

L’idée n’est pas d’interdire les drones mais bien plutôt de faire respecter la loi. La grande majorité des drones respectent le cadre légal, mais ces quelque 650 exceptions mettent des vies en danger. Et avec 700.000 nouvelles ventes cette année, ces criminels du ciel devraient encore se multiplier en 2016.

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Les robots ne vont peut-être pas détruire de l’emploi mais…


Avec la robotisation, les travailleurs peuvent-ils se retrouver au chômage ou trouver un travail moins intéressant et moins payant ? Les emplois disponibles seront-ils pour les hyper qualifiés ? Restera-t-il des emplois ? Il aura probablement beaucoup de gens sans travail, comment pourront-ils vivre
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Les robots ne vont peut-être pas détruire de l’emploi mais…

 

Le Huffington Post France  |  Par Grégory Rozières

    Les révolutions technologiques à venir peuvent faire fantasmer. Ou faire froid dans le dos. Prenez la voiture sans chauffeur. Plus besoin de conduire, moins d’accident, un trafic moins dense… Bref, le rêve.

    Enfin, sauf si vous êtes chauffeur de taxi. Auquel cas, cette révolution se transforme en un cauchemar appelé chômage technique. Pour autant, encore faudrait-il que les Etats autorisent des véhicules sans aucun conducteur.

    Si cette perspective peut sembler très lointaine, elle pourrait arriver bien plus rapidement pour les routiers. Il suffit d’imaginer des convois de camions se suivant automatiquement, et où seul un conducteur serait présent pour gérer ce flux de véhicules. D’ailleurs, des camions sans conducteur sont déjà en test sur les routes américaines.

    3 millions d’emplois perdus en 10 ans

    Les conducteurs ne sont pas les seuls concernés par une possible mise au ban. L’automatisation, via les robots et les intelligences artificielles (des algorithmes capables de réaliser diverses tâches répétitives et encadrées), pourrait toucher de nombreuses catégories sociales dans les années à venir. Une étude d’un cabinet de conseil citée par le JDD en 2014 évoquait ainsi le chiffre de 3 millions d’emplois supprimés en France d’ici à 2025.

    Un chiffre obtenu en imaginant une automatisation des tâches de 20%, touchant de nombreux secteurs, de l’agriculture au bâtiment en passant par l’hôtellerie (avez-vous entendu parler de cet hôtel japonais géré par des robots?).

    En 2013, des chercheurs de l’université d’Oxford avaient imaginé la probabilité pour chaque profession d’être remplacée par un robot d’ici 20 ans. Si les emplois créatifs et très qualifiés (chirurgien, conseillers sociaux, professeurs, etc) avaient peu de chance d’être touchés, il n’en était pas de même pour des tâches plus facilement automatisables: développeur photo, réparateur de montres, télévendeur, agent de crédit… la liste est longue. Au total, 47% des emplois avaient plus d’une chance sur deux de devenir l’apanage des robots.

    Depuis 200 ans, les machines ont créé des emplois

    Pas besoin pour autant de sortir la fourche et d’hourdir une révolte contre l’avènement des robots (pour le moment). Car la peur du remplacement par les machines ne date pas d’hier. Déjà au début du XIXe siècle, le luddisme avait opposé les tondeurs et tricoteurs travaillant dans le textile à détruire les révolutionnaires métiers à tisser mécaniques, accusés de mettre au chômage les artisans.

    robots ia

    Pourtant, si l’avenir n’est pas écrit, le passé est lui assez clair, et la technologie et ses machines ont créé de l’emploi. C’est en tout cas ce qu’affirme le cabinet Deloitte, cité par le Guardian, dans une étude publiée mi-août. Après avoir analysé 140 ans de données économiques en Angleterre et au Pays de Galles, le constat est clair: la technologie a été « une bonne machine à créer de l’emploi ».

    Selon les auteurs, la perception populaire tient au fait qu’il est plus facile de voir les emplois détruits par la technologie que ceux créés par celle-ci.

    Ainsi, la chute du nombre de travailleurs dans l’agriculture et la manutention « a été plus que compensée par la croissance rapide des services à la personne, de la créativité, de la technologie et des affaires ».

    Notamment dans le secteur du service, avec une augmentation importante du nombre de coiffeurs et de barmans (attention, les robots s’attaquent maintenant à ce secteur!), par exemple.

    Sur les deux dernières décennies, on voit par exemple des croissances de 909% dans le secteur des auxiliaires de puériculture. Autre exemple: en 1871, il y avait 9832 comptables en Angleterre et au Pays de Galles. Ils sont maintenant 215.678.

    Pile ou face

    Mais ces statistiques seront-elles valables dans le futur? Difficile à dire. Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, deux chercheurs du MIT américain, affirmaient dans le livre « The Second Machine Age », en 2014, que nous étions en plein dans une nouvelle révolution industrielle. Après la force manuelle de la vapeur, c’est la force cognitive qui est maintenant remplacée.

    Et comme les capacités de calcul des machines doublent quasiment tous les deux ans et demi, les robots et l’intelligence artificielle devraient devenir de plus en plus efficaces, et ce exponentiellement.

    A l’inverse, un autre chercheur du MIT, a une position « non alarmiste ». David Autor, professeur d’économie, affirme de son côté que si les emplois moyennement qualifiés sont effectivement de plus en plus détruits (comptable, travail de bureau aux tâches répétitives, etc), les emplois qualifiés, demandant de la créativité, sont eux en hausse. De même que les emplois peu qualifiés, qui résistent à l’automatisation.

    De plus, David Autor rappelle qu’il est actuellement très difficile de programmer une machine pour qu’elle imite le travail d’une personne, à moins que celui-ci soit très répétitif.

    Si vous ne savez pas sur quel pied danser, c’est normal, même les spécialistes sont perdus. Une enquête du Pew research center, qui a interrogé 1896 experts sur la question, montre que près d’un chercheur sur deux estime que robots et IA vont à l’avenir remplacer de nombreux travailleurs humains. L’autre moitié pense que la technologie créera plus d’emplois qu’elle n’en détruira…

    Des emplois, mais lesquels?

    Et si la question n’était pas de savoir si nous aurons tous un emploi, mais lequel? En reprenant les études de David Autor, l’écrivain Scott Santens s’interroge, chez nos confrères américains du Huffington Post.

    graphique emploi

    Sur ce graphique, provenant des travaux d’Autor, les lignes correspondent aux quatre dernières décennies. Les points placés en dessous de la ligne horizontale rouge indiquent qu’il y a eu une diminution du nombre d’emplois. Dès qu’une des courbes passe au dessus de cette ligne rouge, il y a eu une création d’emploi. Plus les points sont placés à gauche, plus ce sont des emplois non qualifiés. A l’inverse, plus ils sont à droite, plus ils représentent les emplois qualifiés.

    La conclusion tirée par Santens est qu’à terme, une minorité de travailleurs va trouver des emplois très qualifiés, mais que la majorité, la classe moyenne, va vite se retrouver avec des emplois peu qualifiés et peu rémunérés. Bref, à devoir faire le service dans un fast-food avec un bac+5 en poche.

    Et, note l’auteur, si un travail intéressant peut rendre un ancien chômeur heureux, un travail inintéressant le fera se sentir encore plus mal, selon une étude australienne.

    Peut-être que la question n’est pas de savoir s’il y aura plus ou moins d’emploi dans le futur, mais si celui-ci sera « rentable »… dans tous les sens du terme?


     

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Comment le téléphone portable a tué le téléphone


Il est vrai que les téléphones intelligents ont changé la façon de communiquer et de son utilisation.
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Comment le téléphone portable a tué le téléphone

 

<a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barack_Obama_on_phone_with_Benjamin_Netanyahu_2009-06-08.jpg">President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu</a> / The Official White House Photostream via Wikimedia <a href="https://creativecommons.org/licenses/publicdomain/">License by</a>

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu / The Official White House Photostream via Wikimedia License by

Repéré par Vincent Manilève

Nous sommes scotchés à nos téléphones portables, mais nous ne les utilisons plus comme des téléphones.

Depuis l’avènement des smartphones, jamais le téléphone portable n’a aussi mal porté son nom. Les coups de téléphones sont de plus en plus rares, explique The Atlantic, et encore plus chez les jeunes, qui préfèrent les textos et les application de messagerie. Comme nous vous l’expliquions il y a quelques années déjà, une étude TNS Sofres sur les adolescents et l’usage du téléphone mobile rapportait que

ces derniers étaient «près des deux tiers en 2009 à textoter tous les jours, mais seulement 39% à appeler tous les jours.» 

«Quand on leur demande, explique The Atlantic, les gens qui n’aiment pas les appels téléphoniques disent qu’ils sont présomptueux et intrusifs, surtout avec les méthodes alternatives de contact dont on dispose et qui ne demandent pas l’attention exclusive de quelqu’un.»

Après plusieurs études sur le sujet, certains chercheurs ont évoqué des raisons sociales et psychologiques, tel que l’inconfort face à un interlocuteur, pour expliquer ce phénomène. Mais ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte. Toute l’histoire de la technologie des téléphones était destinée à amener ce rejet des appels.

Par exemple, depuis que le téléphone fonctionne sans fil, nous dépendons d’un réseau cellulaire qui peut être sujet à des problèmes (le fameux appel impossible à passer lorsque vous tombez en panne sur une route de montagne). Une instabilité qui renforce la méfiance des utilisateurs à l’égard des appels téléphoniques, et qui est même devenue une caractéristique intrinsèque des téléphones. On sait qu’un appel peut et va avoir rendre la conversation difficile. Les textos et les messages envoyés via Internet peuvent aussi connaître des problèmes d’envoi, mais il est beaucoup plus facile de les renvoyer que de tenter un nouvel appel vocal.

L’environnement dans lequel se déroulent ces appels a aussi changé. Avant, on s’appelait depuis un salon, une chambre, ou un bureau, ce qui garantissait une certaine intimité. Désormais, un appel peut surgir à n’importe quel moment, dans la rue, dans le train, ou au cinéma, ce qui peut être un frein supplémentaire aux échanges vocaux directs.

Paradoxalement, la possibilité d’appels omniprésents a donc provoqué leur disparition progressive. 

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Il pèse moins de trois kilogrammes, et il se range dans le sac.


Intéressant comme engin. Il est facile à transporter partout et l’utilisation ne semble vraiment pas compliqué
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Il pèse moins de trois kilogrammes, et il se range dans le sac.

 

Si vous déambulez dans les rue de Paris, vous avez sûrement déjà remarqué des personnes se baladant sur une roue gyroscopique, avec plus ou moins d’aisance. Il s’agit d’un monoroue, un segway sans guidon qui se pilote avec le corps.

Mais si l’on en croit l’Agence Reuters, le futur du déplacement urbain pourrait bientôt résider dans le «WalkCar», une planche munie de roues inventé par l’entreprise japonaise Coca Motors. Semblable à un skateboard auquel on aurait coupé les deux extrémités,

Reuters le décrit comme un «transporteur portable assez petit pour être rangé dans un sac à dos», ce qui est difficilement envisageable pour le monoroue.

Alimenté par une batterie en lithium, le WalkCar est fait en aluminium, peut supporter des charges allant jusqu’à 120 kilogrammes, (165 lbs) et pèse en deux et trois kilos, selon les versions. Moins rapide que le monoroue, il peut aller jusqu’à 10 km/h et parcourir 12 kilomètres après trois heures de chargement. Selon ses créateurs, et comme le montre la vidéo, l’engin est extrêmement facile à manier, et jouant avec le poids de son corps, il démarre quand on monte dessus et s’arrête immédiatement dès qu’on en descend.

La vidéo de présentation est assez impressionnante, et comme l’a expliqué son créateur à Reuters, les clients pourront réserver leur WalkCar sur Kickstarter dès l’automne 2015 pour un peu plus de 700 euros (1006 $ cad) et les livraisons commenceront au printemps prochain. 

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Deux hackers ont réussi à prendre le contrôle d’un fusil «connecté»


En plus qu’il y a trop d’armes à feu en circulation, il faut que des armes soient encore plus précises avec l’informatique. Et comme toutes choses connectées est susceptibles d’être piraté, ce n’est vraiment pas une technologie intelligente
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Deux hackers ont réussi à prendre le contrôle d’un fusil «connecté»

 

 

Runa Sandvik et Michael Auger, spécialistes de sécurité informatique qui ont réussi à prendre le contrôle à distance d’une arme à feu | <a href="http://www.wired.com/2015/07/hackers-can-disable-sniper-rifleor-change-target/" target="_blank">Wired</a>

Runa Sandvik et Michael Auger, spécialistes de sécurité informatique qui ont réussi à prendre le contrôle à distance d’une arme à feu | Wired

Un couple de spécialistes de sécurité informatique a réussi à prendre le contrôle à distance d’une arme à feu munie d’un «système de précision guidée».

Des voitures au frigo en passant par la brosse à dents, tous les objets veulent aujourd’hui être «connectés» ou «smart». L’armement n’est pas resté en marge de cette tendance, et un fabricant américain propose par exemple des fusils de chasse à assistance informatique pour la visée. L’entreprise Tracking Point commercialise des modèles munis d’un système de «précision guidée»: la ligne de mire se fixe sur la cible et le point d’impact le plus précis souhaité. Le logiciel prend en compte des aléas comme le vent, la température et le poids des munitions pour ajuster le tir. Environ un millier de ces fusils, vendus 13.000 dollars, sont en circulation.

Or Runa Sandvik et Michael Auger, un couple de spécialistes de sécurité informatique, ont réussi à prendre le contrôle à distance de cette arme à feu, et montrent leurs exploits dans une vidéo réalisée par le site Wired.

Car comme tous les objets connectés, l’arme a un point faible: permettre un point d’entrée au réseau, en l’occurrence une connexion wifi. Cette connexion permet notamment à l’heureux détenteur d’un modèle semi-automatique de devenir «la star de sa propre chasse» en diffusant en direct sur n’importe quel écran connecté ce qu’il voit dans l’œilleton, idéalement auprès des membres de sa famille tranquillement installés dans leur salon…

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Une application pour encourager les passants à intervenir quand quelqu’un est en danger


C’est une application qui pourrait être très utile, en autant que la police soit avertie. Cependant dans les places publiques, il est triste de constater que venir en aide à quelqu’un en difficulté n’est pas spontanée.
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Une application pour encourager les passants à intervenir quand quelqu’un est en danger

 

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Night I Wore Mike Maguire via Flickr CC License by

Repéré par Annabelle Georgen

Cette semaine, nous avons publié le témoignage d’une journaliste américaine qui a récemment été victime d’une agression dans le métro new-yorkais sans que personne ne prenne sa défense, malgré ses appels à l’aide répétés. Il est en effet fréquent que les usagers des transports en commun ou les passants n’interviennent pas lorsqu’une agression a lieu dans l’espace public, par peur de devenir à leur tour la victime de ou des agresseurs.

Des étudiants allemands de l’université de Karlsruhe veulent changer la donne en lançant une application pour smartphone qui exhorte les gens à faire preuve de courage civil, rapporte jetzt.de, un magazine en ligne destiné aux jeunes édité par le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung. Baptisée enCourage, cette application basée sur la géolocalisation permet aux victimes d’une agression d’alerter les autres utilisateurs se trouvant dans les environs, comme l’explique un des quatre créateurs de l’application, Rene Brandel, 19 ans:

«Il arrive souvent qu’on entende un cri sans savoir s’il s’agit d’une situation d’urgence. Notre appli te dit: là, en face, il y a quelqu’un qui a besoin de ton aide, pour telle ou telle raison.»

Pour que l’application soit fonctionnelle, les fondateurs de EnCourage estiment qu’elle devrait être installée chez 8% des gens qui possèdent un smartphone. Comme l’explique Tobias Röddiger au blog spécialisé sur les start-ups allemandes Gründerszene, l’idée leur est venue après qu’une de ses amies l’ait alerté par sms qu’elle était en danger:

«Une fois, une amie a été agressée par plusieurs hommes. Elle m’a envoyé un message, mais comme je me trouvais bien trop loin, je ne pouvais pas faire grand-chose. Avec EnCourage, elle aurait pu, au contraire, lancer rapidement l’alarme afin d’informer les gens se trouvant près d’elle.»

Le principe du «Dead man’s switch»

 

L’application repose sur le principe du «Dead man’s switch», un système de veille automatique qui permet d’utiliser l’application dans des situations angoissantes. Exemple: vous traversez un parc de nuit ou une ruelle vide et mal éclairée avec la désagréable impression que quelqu’un vous suit. Vous attendez le métro dans une station déserte quand un groupe de six garçons éméchés fait bruyamment irruption sur le quai et vous interpelle. Comme l’explique Rene Brandel:

«Si j’appuie sur le bouton d’alarme de l’appli, il ne se passe rien dans un premier temps. Ce n’est que quand je le relâche que l’alarme est déclenchée. Je peux donc traverser le parc, appuyer sur le bouton, et si tout se passe bien, je désactive le processus. Mais si quelqu’un arrache mon portable de ma main, l’alarme se déclenche automatiquement.»

Leur projet a été sélectionné pour la finale de la Microsoft Imagine Cup, une compétition technologique internationale destinée aux étudiants. L’application devrait être commercialisée à partir d’octobre 2015.

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