Les robots sont (presque) meilleurs que vous


Je me souviens qu’on commençait à peine d’entre parler des ordinateurs et des prouesses qu’on pouvait faire avec cette technologie, qu’on commençait à parler que les ordinateurs remplaceraient des personnes aux emplois, puis nous sommes à l’ère de la robotisation qui semble plus qu’évident, malgré que les concepteurs se veulent rassurant que des catégories de personnes auront beaucoup de difficulté à travailler par manque de diplôme, ou un premier emploi et autres … La question que je me pose est comment ces personnes sans emplois vont survivre pour payer un logement-nourriture-habillement et les coûts rattachés ?
Nuage

Les robots sont (presque) meilleurs que vous

 

Photo: Ezume Images

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Les robots envahissent le marché de l’emploi. Des programmes informatiques de plus en plus puissants battent déjà les êtres humains à plate couture dans de nombreux domaines. Tour d’horizon d’un phénomène où la fiction rejoint la réalité, et ce, de plus en plus vite !

Naël Shiab

 

Tout a commencé par une demande de rendez-vous tout ce qu’il y a de plus normal, par courriel. L’actualité souhaitait obtenir une entrevue avec une entreprise française spécialisée dans les nouvelles technologies.

« Merci de votre intérêt pour notre produit ! Julie, en copie de ce mail, va nous organiser un call d’une vingtaine de minutes. »

Peu après, Julie répond, comme prévu, en propo­sant divers créneaux horaires.

« Lequel vous conviendrait le mieux ? » demande-t-elle.

Un dernier échange et le rendez-vous est fixé. Rien d’exceptionnel a priori, mis à part que Julie n’est pas une assistante comme les autres : c’est une intelligence artificielle.

L’algorithme Julie Desk a été créé à la fin 2014 par l’ingénieur de formation Julien Hobeika et deux de ses anciens camarades de classe. Julie comprend le langage humain et peut gérer vos rendez-vous, prévoir vos déplacements ou réserver au restaurant pour un repas d’affaires. Vous avez besoin de quelque chose ? Il suffit de lui envoyer un courriel

« L’avantage, explique Julien Hobeika, c’est le coût, évidemment, mais Julie est surtout plus rapide qu’une personne et elle est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle s’améliore aussi au fur et à mesure qu’on a recours à elle. »

Au Canada, en 2011, 330 000 assistants administratifs gagnaient en moyenne 33 000 dollars par année, selon Statistique Canada. L’abonnement annuel à Julie coûte un peu moins de 3 000 dollars avec toutes les options, et elle n’a pas besoin d’un bureau. Une nouvelle révolution industrielle se pointe à nos portes. Après la mécanisation puis l’informatisation, voici l’ère de la robotisation.

L’Institut Brookfield, dont le siège est à Toronto, a analysé les tâches effectuées dans près de 500 emplois au Canada et publié un rapport en juin. Conclusion : jusqu’à 40 % de ces emplois seront très probablement touchés par une forme d’automatisation d’ici 10 à 20 ans, et la technologie pour le faire est en grande partie déjà au point. Julie Desk n’est donc pas le fruit du hasard. Les probabilités que le travail d’assistant administratif soit robotisé d’ici deux décennies sont de 96 %, alors que 54 % de ses tâches peu­vent déjà être automatisées.

Pour obtenir une idée plus précise de la situation au Québec, L’actualité a croisé les résultats de cette étude avec les données du recensement de 2011. De 500 000 à 1 600 000 travailleurs pourraient ainsi être concernés dans la Belle Province. Les hommes seront plus touchés que les femmes, puisqu’ils sont plus nombreux à exercer des métiers manuels et que leurs tâches peuvent être effectuées plus rapidement et plus efficacement par des machines. Les travailleurs âgés de 15 à 24 ans, qui occupent souvent un premier emploi nécessitant peu de compétences, se trouvent aussi en première ligne, tout comme la population active sans diplôme universitaire. Les employés gagnant moins de 30 000 dollars sont également surreprésentés. Bref, la robotisation risque de frapper de plein fouet les travailleurs les plus vulnérables de notre société. Les vendeurs de commerce au détail, les serveurs au comptoir, les caissiers et les chauffeurs de camion font partie de ceux dont le métier est le plus susceptible de subir très bientôt une transformation forcée.

HOMMES

L’assistante virtuelle Julie Desk est née de l’autre côté de l’Atlantique, mais les initiatives québécoises ne sont pas en reste. ISA a vu le jour à… Chicoutimi ! Ellipse Synergie a décidé d’utiliser des algorithmes pour s’attaquer à un enjeu aussi personnel que délicat : la santé mentale. Seriez-vous prêt à parler à cœur ouvert de vos problèmes à un robot ? Le cofondateur de l’entreprise Louis-Raphaël Tremblay, 41 ans, n’en doute pas.

« Dans cinq ans, on aura démontré que le soutien psychologique de première ligne doit être assuré par un module d’intelligence artificielle », affirme l’ancien professeur de mathématiques et de sciences.

Selon lui, de nombreuses personnes n’osent pas appeler les services d’aide, entre autres parce qu’un inconnu se trouve à l’autre bout du fil. Gêne, appréhension, difficulté à exprimer le problème vécu… Avec un robot, aucun jugement n’est porté et tout reste strictement confidentiel. L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec a été séduite par l’idée et a commencé à offrir le service à ses membres au printemps 2016.

Une version d’essai est en ligne à psylio.ca. Une fois connecté, le logiciel ISA, doté d’une voix féminine, s’adresse directement à l’utilisateur et celui-ci répond à ses questions, aussi affichées à l’écran, en cliquant sur des options. ISA s’adapte à l’interlocuteur et lui prodigue des recommandations en fonction de la situation. L’utilisateur peut en tout temps cliquer sur un bouton d’urgence s’il souhaite parler de vive voix à quelqu’un.

JEUNES

« Qui ira consulter un psychologue par curiosité ? Personne, dit Louis-Raphaël Tremblay. On attend toujours à la dernière minute, quand les dommages collatéraux sont très grands. Pour la première fois, on peut prétendre s’adresser à tout le monde, même s’il n’y a rien de grave. » Disponible en tout temps et capable d’interagir avec des milliers de personnes en même temps, ISA est une révolution dans le domaine, estime son créateur.

Le Montréalais Ian Gascon a aussi ses robots… qui veulent s’occuper de vos économies ! Pionnier au Canada dans le secteur des robots-conseillers, il a lancé en 2010 Placements Idema et il a lui-même codé ses programmes informatiques. Ses algorithmes investissent dans des fonds négociés en Bourse.

« Je pense que tout système automatisé, en particulier en gestion de portefeuille, sera toujours meilleur qu’un gestionnaire qui prend des décisions arbitraires », affirme-t-il.

Certes, au début, il n’a pas été facile de convaincre ses clients de confier le fruit de leur labeur à un robot. Mais les gens sont de plus en plus à l’aise avec cette idée, précise-t-il. D’autant que ses conseillers numériques permettent d’abaisser les frais, et donc d’augmenter les rendements.

« Nous avons des systèmes qui nous permettent de passer moins de temps sur chacun des comptes et de générer des alertes au besoin. C’est essentiellement ma philosophie de gestion de portefeuille que j’ai traduite en système informatisé pour ouvrir de nombreux comptes à la fois et rendre le tout rentable. »

Et si vous préférez investir votre argent dans une propriété, sachez qu’il existe aussi des robots conçus à cette fin ! La jeune entreprise montréalaise Local Logic a mis au point un moteur de recherche qui permet d’évaluer une gamme de services, comme la proximité avec une épicerie, une école, l’accès au transport en commun, les infrastructures pour cyclistes, l’aspect verdoyant de la rue, le niveau de bruit, etc.

« Les agents immobiliers consacrent des heures à chercher de l’information sur chacune des propriétés qu’ils recommanderont à leurs clients, dit Vincent-Charles Hodder, cofondateur de l’entreprise. Nous sommes capables de générer ça en quelques secondes. »

Local Logic couvre pour l’instant les 10 plus grandes villes au pays. D’ici fin 2017, l’objectif est d’ajouter à la liste les 100 plus grandes villes américaines. Vincent-Charles Hodder et ses collègues, d’ex-étudiants en urbanisme de l’Université McGill, ne comptent pas s’arrêter là. Ils veulent aussi renseigner les voyageurs sur les hôtels et auberges les mieux situés, partout dans le monde, grâce à un robot qui comprendrait, par exemple, un message texte.

Tous ces travailleurs virtuels, incroyablement performants et rapides, sonnent-ils le glas des assistants administratifs, des psychologues, des conseillers financiers, des courtiers immobiliers et des agents de voyages ? Et, qui sait, la fin de votre propre profession ? Devons-nous, pauvres humains que nous sommes, nous préparer à vivre des prestations de l’assurance-emploi ?

SALARIES

« Il n’y a presque aucun cas où Julie a remplacé un assistant, assure Julien Hobeika. Nos clients sont des entreprises qui n’en avaient déjà plus. C’est fini, l’époque où des gens serraient des boulons. Aujourd’hui, quand on recourt à un humain, c’est pour qu’il prenne une responsabilité par rapport à quelque chose. Ce n’est pas pour faire une tâche répétitive. »

L’entrepreneur souligne que sa boîte a même créé de l’emploi. Chaque fois que Julie prend une décision, un de ses employés doit la vérifier et l’approuver. Mais pour combien de temps ?

« On améliore notre algorithme grâce aux humains, dans l’idée d’utiliser de moins en moins d’humains pour faire les modifications. »

Du côté d’ISA, le but n’a jamais été de remplacer les pro­fessionnels en santé mentale, soutient Louis-Raphaël Trem­blay. L’objectif est au contraire de pousser les utilisateurs à en contacter un.

Une fois qu’ISA a compris ce qui se passe, elle dit : “Écoute, on a fait un premier bout de chemin ensem­ble, maintenant que tu as travaillé sur ce que tu vis, aimerais-tu communiquer avec une ressource près de chez toi ?” Et là, elle lui propose des services offerts dans un rayon de 50 km. Ainsi, toute la profession, psychologues, psycho­éducateurs et intervenants sociaux, en bénéficierait. »

En ce qui a trait aux robots-conseillers, Ian Gascon est catégorique.

« Si un conseiller n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités, aux technologies qui permettent de faire les mêmes choses pour moins cher, tant pis. C’est notre modèle d’affaires, et je pense que c’est gagnant pour le consommateur. »

L’expert financier pense tout de même que des humains seront toujours nécessaires pour résoudre des problèmes particuliers ou offrir des services plus personnalisés.

SCOLARISES

Côté immobilier, Local Logic a été pressentie par des courtiers qui aimeraient profiter de sa technologie. L’entreprise est d’ailleurs en pleine croissance et doit grossir ses rangs, même si elle se trouve dans une situation bien paradoxale.

« C’est difficile pour nous de planifier les ressources dont nous aurons besoin parce qu’on fait toujours de la recherche pour automatiser nos tâches, explique Vincent-Charles Hodder. Donc, dans deux ou trois mois, il est possible qu’on n’ait plus besoin de ces ressources parce que le travail sera automatisé. »

En revanche, l’entrepreneur avoue avoir de la difficulté à recruter de bons vendeurs.

« On l’a appris au fur et à mesure. On développe une relation humaine avec un client, un partenaire d’affaires, un investisseur. Et je ne pense pas qu’un robot va vraiment pouvoir remplacer ça. »

Une lueur d’espoir pour le travailleur simplement humain ?

Tous les entrepreneurs de ces domaines de pointe s’entendent sur un point : le marché du travail s’apprête à traverser une période de grande transformation. Le chômage deviendra-t-il endémique ? Les travailleurs que nous sommes laisseront-ils inévitablement la place à des employés immatériels ? L’intelligence artificielle prendra-t-elle le pas sur le cerveau humain ? Ou de nouvelles catégories d’emplois apparaîtront-elles ?

« Il y a des tâches que des algorithmes effectuent mieux que les humains, affirme Jean-Paul Isson, vice-président mondial de Monster Worldwide, un des plus grands sites de recherche d’emplois au monde. Mais l’algorithme ne peut pas toujours reproduire le flair, ce côté humain, que l’expérience, l’intuition apportent. C’est en combinant l’expérience, l’intuition et la technologie qu’on prend les meilleures décisions. »

Mathématicien de formation, il a lui-même créé des programmes informatiques pour prédire quels employés au sein d’une entreprise sont les plus à risque de démissionner. En fonction des heures travaillées, du salaire, de l’âge, des tâches, du secteur, de l’état de l’économie et de dizaines d’autres facteurs, ses robots peuvent envoyer une alerte à un patron et lui suggérer de modifier les conditions de travail d’un employé pour éviter un départ.

Et ce n’est pas tout. Bientôt, c’est un robot qui pourrait même être responsable de votre embauche !

« Quand vous avez des centaines de personnes qui posent leur candidature à un poste, il faut un temps fou pour passer à travers tous les dossiers, explique Jean-Paul Isson. On a mis au point un algorithme capable de lire les CV. »

Par exemple, si vous êtes à la recherche d’un analyste en marketing qui a étudié à Mont­réal, le robot peut donner une note à chaque candidature. Et ce travail-là, pour des milliers de CV, se fait en quelques secondes.

« Mais c’est toujours l’être humain qui prend les décisions au final », précise-t-il, rassurant.

Du moins, pour l’instant.

http://www.lactualite.com/

Cet homme a vu notre futur proche (et ça ne fait pas vraiment rêver)


2030 ce n’est pas si loin, comment fonctionnera notre société hyper-connectée ? Comment ceux qui n’ont pas beaucoup d’étude pourront survivre si le chauffeur de taxi, la caissière d’épicerie ou autres emplois disparaissent à cause de la technologie.
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Cet homme a vu notre futur proche (et ça ne fait pas vraiment rêver)

 

future.world / d26b73 via Flickr CC License By

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Repéré par Jean-Laurent Cassely

Dans le futur, on sera déchargé des corvées mais on aura le temps de rien.

Le consultant Dan Clay, dont le métier consiste à étudier l’avenir, avoue dans un billetpublié sur le site d’actualités high tech Venture Beat son «anxiété» croissante quand il envisage ce futur proche. Ne serons-nous pas alors tous submergés par les technologies qui nous assisteront dans les moindres recoins de notre existence? Pour en avoir le cœur net, l’auteur a décidé de vivre pendant un mois comme en 2030… C’est-à-dire d’utiliser le plus de services connectés qui répondent déjà à des attentes «futuristes».

Dan Clay a donc passé un mois à utiliser Uber pour se déplacer, Airbnb pour se loger à l’étranger, TaskRabbit pour commander des micro-tâches à des inconnus et une multitude de réseaux où perdre son temps et anéantir sa productivité, de Tumblr à Whisper. Il a tiré de ces expériences quelques prédictions pour le futur, sous forme de petites maximes. À la lumière de son expérience d’hyper-connecté, en 2030 nous serons libérés des corvées routinières mais probablement enchaînés à notre travail, heureux d’être connectés en permanence mais toujours à la recherche de plus d’approbation en ligne, nous pourrons tout obtenir à la demande et la patience sera un concept dépassé, nous trouverons la personne parfaitement assortie à nous mais notre esprit vagabondera en pensant aux autres membres du site de rencontres que nous n’avons pas rencontrés, nous ne serons pas en meilleure forme, mais nous culpabiliserons encore plus qu’avant… Mais toutes ces réserves ne doivent pas faire oublier que la qualité des séries télé sera encore meilleure dans vingt ans. Et notre addiction à elles, encore plus prononcée.

Optimiste malgré tout et poussé par la curiosité, Dan Clay se languit de découvrir ce monde qui ressemble étrangement au nôtre, ne serait-ce que pour l’apprivoiser plutôt que de le subir…

http://www.slate.fr/

L’urine pourrait un jour recharger les téléphones intelligents


On ne peut nier qu’il sera plus facile de recharger une batterie avec l’urine, pas besoin de chercher une prise, seulement une toilette qui fera une pierre deux coups : se soulager tout en rechargeant la batterie du téléphone. Point de vue hygiène ?
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L’urine pourrait un jour recharger les téléphones intelligents

 

Une «pile à combustible microbienne» utilise les processus... (PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Une «pile à combustible microbienne» utilise les processus biologiques naturels des bactéries «électriques» pour transformer la matière organique, comme l’urine, en électricité.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La Presse Canadienne
Montréal

Vous pourriez un jour recharger votre téléphone intelligent en urinant dans une nouvelle pile à combustible développée par des chercheurs britanniques.

Cette «pile à combustible microbienne», plus petite que des appareils similaires, utilise les processus biologiques naturels des bactéries «électriques» pour transformer la matière organique, comme l’urine, en électricité.

L’urine traverse la pile microbienne, ce qui enclenche la réaction. L’électricité générée par les bactéries peut alors être stockée ou utilisée directement pour alimenter des appareils électriques.

Une seule pile de six centimètres carrés peut générer deux watts par mètre cube, soit suffisamment d’énergie pour alimenter un téléphone intelligent. Contrairement à ses rivales, cette technologie est très peu coûteuse à produire et elle utilise comme carburant des déchets qui ne s’épuiseront jamais et qui ne produisent aucun gaz nocif.

Les chercheurs essaient maintenant d’améliorer le rendement et la performance de la pile.

http://techno.lapresse.ca/

Internet est-il en train de nous rendre tous amnésiques?


Avons-nous perdu la mémoire avec toute cette technologie que l’on peut emmagasiner ? Sommes-nous capables de retenir les numéros de téléphone comme avant ? Les anniversaires ? Peut-être, mais est-ce une si mauvaise chose ? Le cerveau peut-il s’adapter autrement ?
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Internet est-il en train de nous rendre tous amnésiques?

 

Le cerveau à la loupe | Opensource.com via Flickr CC License by

Le cerveau à la loupe | Opensource.com via Flickr CC License by

Saima Noreen

Avec le développement des technologies, serions-nous tous bientôt sujet à une grande «amnésie numérique»? Pour preuve, on ne se rappelle plus d’aucun numéro de téléphone. Heureusement, les sciences viennent nous dire qu’il ne faut peut-être pas s’angoisser trop vite.

Explications.

Depuis que le numérique a envahi nos vies, nous avons moins besoin de solliciter notre mémoire. Pourquoi prendre le risque d’oublier l’anniversaire d’un proche ou une soirée entre amis quand on peut tout stocker dans son agenda en ligne et recevoir une alerte le moment venu?

Paul McCartney expliquait dans une interview que les Beatles ont perdu beaucoup de chansons dans les années 1960, faute d’outils pour les enregistrer «à la volée».

«Nous imaginions une chanson, et nous essayions de nous en souvenir. Mais il y avait toujours un risque qu’on l’oublie. Et si, en nous réveillant le lendemain matin, nous l’avions oubliée, c’était fichu.»

Aujourd’hui, tout a changé: il peut «composer la chanson, la peaufiner, la mémoriser et l’enregistrer dans la foulée».

Au vu des transformations liées à l’omniprésence du numérique dans nos vies, les chercheurs se sont penchés sur l’impact profond de la technologie sur l’apprentissage et sur la mémoire. Certaines études suggèrent que notre dépendance aux outils numérique –qui nous permettent de stocker toutes sortes d’informations– nous mène à une sorte d’«amnésie numérique».

Dans le cadre de cette étude, on a questionné 1.000 personnes de 16 ans et plus sur leur usage du numérique: 91 % d’entre elles admettaient se servir des outils numériques comme d’une mémoire externe. Dans une autre enquête, menée sur 6.000 personnes, 71% des participants ne se rappelaient pas du numéro de téléphone de leurs enfants et 57% ne se souvenaient pas du numéro de téléphone de leur bureau. Cela tend donc à prouver que le fait de compter sur les outils numériques endommage notre mémoire.

Une optimisation de notre mémoire

Mais avant de se lamenter sur cette apparente perte de mémoire, il faut se pencher sur des études plus récentes, qui laissent penser qu’en réalité, notre mémoire s’adapte. L’une de ces recherches s’intéresse à la façon dont notre mémoire s’appuie sur les ordinateurs, à travers une série d’expériences. Dans l’une de ces expériences, les participants doivent se servir de l’ordinateur pour écrire une série de déclarations, comme «l’œil de l’autruche est plus gros que son cerveau».

Les chercheurs ont dit à la moitié d’entre eux que leurs documents seraient sauvegardés, et à l’autre moitié qu’ils ne le seraient pas. Or, ceux qui pensaient que leur travail serait sauvegardé ont plus de mal à se souvenir des phrases qu’ils avaient notées.

Dans une autre expérience, les participants doivent noter une série de déclarations qui sont enregistrées dans des dossiers spécifiques. On leur demande ensuite de se rappeler des phrases et des dossiers dans lesquels elles sont stockées. Globalement, ils se souviennent mieux des dossiers que des phrases. Que peut-on en conclure? Simplement que la technologie transforme notre façon d’organiser l’information, de sorte que nous nous rappelons uniquement de ce qui n’est pas enregistré ailleurs, et que nous donnons la priorité au lieu de stockage de l’information –et non plus à l’information elle-même.

(djem)

Un cerveau commun

Cette conclusion a mené les chercheurs à former l’hypothèse selon laquelle les outils numériques sont devenus une forme de «mémoire transactive». La théorie de la «mémoire transactive» date des années 1980 et suggère que la mémoire du groupe est supérieure à la somme des mémoires individuelles.

D’après cette théorie, les individus peuvent stocker et distribuer l’information de façon collective: ce stock commun de connaissances permet à chacun d’accéder à une information qu’il ne connaît pas, mais dont il sait qu’un membre du groupe la connaît. C’est la même chose avec internet: nous développons une «mémoire transactive» qui se focalise sur le lieu où l’information est stockée et non sur l’information elle-même.

Une autre étude menée récemment a suivi cette piste et permis de découvrir que le fait de sauvegarder une information sur nos ordinateurs ne change pas seulement la façon dont notre cerveau interagit avec elle, mais nous aide également à apprendre de nouvelles choses. Dans une expérience dont les résultats ont été publiés l’an dernier, les participants doivent retenir deux listes de mots qui se trouvent dans deux dossiers différents. La moitié des participants doit sauvegarder le premier dossier avant de passer à la deuxième liste, tandis que l’autre moitié doit fermer le premier dossier sans le sauvegarder. L’expérience montre que ceux qui peuvent sauvegarder le premier dossier se rappellent davantage de mots que les autres. En l’occurrence, déléguer sa mémoire à l’ordinateur nous permet de mémoriser de nouvelles informations.

En somme, quiconque redoute que la technologie détériore notre précieuse mémoire devrait être rassuré par ces résultats. Évidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus du tout s’inquiéter des effets potentiellement délétères de la technologie: McCartney, dans l’interview évoquée plus haut, disait aussi que les chansons que les Beatles gardaient en mémoire jusqu’à l’enregistrement en studio étaient indéniablement leurs meilleures. Il est donc possible que l’absence de technologie ait fait des Beatles de meilleurs compositeurs.

Mais –de même que la tradition orale a disparu au profit de l’écriture– les outils qui nous permettent d’externaliser notre mémoire nous libèrent, puisque nous ne devons plus essayer de nous rappeler de tout. L’augmentation de nos capacités de mémorisation grâce à ces outils est aussi une avancée. Alors, peut-être que nous ferions mieux de nous préoccuper de ce que nous avons gagné en cours de route, plutôt que de nous en faire pour ce que nous avons perdu.

http://www.slate.fr/

Waze, l’application qui vous prévient de ne pas oublier bébé dans la voiture


Personnellement, je ne comprends pas qu’on puisse oublier des enfants dans une auto. Ni de laisser seul un enfant croyant n’avoir qu’entrer et sortir dans un dépanneur ou autre. Mais bon, c’est une réalité tout comme les animaux laissés par des chaudes journées d’été dans une voiture. L’application Waze qui sert de GPS, de problème sur la route, comme des travaux, des accidents, des radars, etc, permet de personnaliser au cas où, qu’un enfant ou un animal serait oublié
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Waze, l’application qui vous prévient de ne pas oublier bébé dans la voiture

 

Capture d'écran

Capture d’écran

Repéré par Camille Malnory

Sait-on jamais…

Le 5 août 2016, dans l’État de Géorgie aux États-Unis, Asa North, 24 ans, a été arrêté pour homicide involontaire et conduite imprudente après la mort de ses deux bébés, laissés plusieurs heures dans sa voiture en plein soleil. Et Asa North n’est pas un cas isolé. Devant l’ampleur du phénomène, les développeurs de l’application Waze, une appli sur le trafic routier, ont ajouté une alerte pour rappeler aux conducteurs de bien sortir leur enfant de la voiture.

«C’est une malheureuse réalité, mais près de 40 enfants décèdent chaque année d’insolations après avoir été oublié dans une voitures, explique Meghan Kelleher, porte-parole de Waze au Boston Globe. Pour nous, il s’agit d’un rappel supplémentaire pour les conducteurs qui en ont envie. C’est une alerte personnalisable qui apparaît quand ils arrivent à destination.»

En 2016, déjà 26 enfants sont décédés dans ces conditions aux États-Unis, d’après des chiffres du département de météorologie et du climat de l’université de San José. La raison? Le corps d’un enfant se réchauffe trois à cinq fois plus vite que celui d’un adulte et la température à l’intérieur d’une voiture est nettement plus élevée qu’à l’extérieur. En une heure, par 25° en plein soleil, la température peut monter à 50° dans un véhicule.

La France n’est pas non plus en reste: en 2011, un père de famille a été condamné à huit mois de prison avec sursis après le décès de son fils de deux ans, oublié sur le siège arrière pendant plusieurs heures.

Waze n’oublie pas non plus les animaux, eux aussi victimes de mort par insolation –près de 100 chaque année, d’après la porte-parole de Waze. Il est donc possible de personnaliser l’appli en lui demandant de nous rappeler de bien sortir Arthur (ou Lassie, c’est au choix).

L’alerte fait déjà parler d’elle. Sur Facebook, des utilisateurs se sont insurgés contre l’idée même d’une telle appli:

«Si vous avez besoin d’un rappel pour vous souvenir que votre enfant ou votre chien est dans la voiture, vous ne méritez pas de les élever!», écrit une internaute.

http://www.slate.fr/

Deux chercheurs lancent l’alerte: les données du cerveau ne sont pas assez protégées


La technologie avance à grand pas, et le piratage ne suit pas loin derrière et parfois passe en avant. Des chercheurs veulent connecter le cerveau pour de multiples usages comme pour donner plus d’autonomie à des quadraplégiques mais cela peut devenir accessible pour tout le monde, le piratage pourrait créer de réelle problème de manipulation du cerveau
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Deux chercheurs lancent l’alerte: les données du cerveau ne sont pas assez protégées

 

Les interfaces cerveaux-machines pourraient être détournées à des fins malveillantes | Tim Sheerman-Chase via Flickr CC License by

Les interfaces cerveaux-machines pourraient être détournées à des fins malveillantes | Tim Sheerman-Chase via Flickr CC License by

Repéré par Camille Malnory

L’utilisation des interfaces cerveaux-machines pourrait vite s’avérer problématique.

Si vous avez faim, et qu’on vous montre une image d’un superbe plat de pâtes, votre cerveau envoie des signaux. Si on vous montre une image d’épinards bouillis et que vous détestez ça, votre cerveau réagit tout autant. Imaginez un monde, pas forcément si lointain, où quelqu’un pourra hacker ces données. Ne commençons pas tout de suite à nous inquiéter, cela est encore loin.

Aujourd’hui, les ingénieurs ont créé des interfaces cerveaux-machines (ICM) qui mesurent l’activité cérébrale et peuvent avoir de multiples utilisations. À long terme, les chercheurs veulent d’ailleurs utiliser cette technologie à des fins cliniques notamment pour permettre à des tétraplégiques de retrouver de l’autonomie. Pour autant, des chercheurs américains tirent la sonnette d’alarme: non réglementées, les ICM pourraient avoir une utilisation malveillante, raconte un reportage de Motherboad.

Pour Howard Chizeck, chercheur à l’université de Washington, il faut impérativement commencer à se pencher sur les questions de protection des données de notre cerveau.

«Il n’y a vraiment plus beaucoup de temps, si on ne le fait pas maintenant, ce sera trop tard», explique-t-il à la journaliste.

Mais que craignent-ils vraiment? Qu’un jour, l’utilisation des ICM se démocratisent dans la vie de tous les jours, notamment des applications de jeux, et soient détournées.

Récupération

En nous envoyant des images subliminales et en analysant les signaux de notre cerveau, des hackers pourraient récupérer les informations qui en découlent. Ou des publicitaires, sur le mode, «je te montre une image de burger-ton cerveau réagit bien-je t’envoie une pub de restaurant». D’après Chizek, cela pourrait même être utilisé par le gouvernement:

«La justice ou le gouvernement pourraient l’utiliser à de mauvaises fins –comme vérifier votre appartenance à l’opposition ou regarder si vous avez des activités illégales. Cet outil est comme un détecteur de mensonges mais, pour les pensées.»

Pour le moment, les connaissances scientifiques sur le cerveau ne sont pas complètes et on ne peut associer totalement stimuli du cerveau et pensée. Mais, Chizek et sa consoeur Tamara Bonaci préfèrent prévenir que guérir, car les recherches et la technologie sont de plus en plus pointues. En 2014, les deux chercheurs avaient déjà écrit un papier intitulé «Vie privée et sécurité dans les interfaces cerveaux-machines». Les deux scientifiques sont assez alarmistes sur le sujet:

«[Nos craintes] sont techniquement possible, dès que l’on met des électrodes sur la tête de quelqu’un, c’est possible.»

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Le bus qui enjambe les embouteillages existe vraiment


Ingénieux et économique pour désengorger les embouteillages, mais je ne crois pas que cela soit possible partout, surtout à cause de la hauteur de certains camions lourds
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Le bus qui enjambe les embouteillages existe vraiment

 

Le TEB fait son premier teste en Chine New China

Le TEB fait son premier teste en Chine New China

Présenté comme un prototype il y a quelques mois, ce bus hors-norme a été testé en Chine.

 

ENJAMBER. TEB, pour Transit Elevated Bus, tel est son nom.

Présenté comme un prototype au mois de mai 2016, il vient de faire ses premiers mètres sur une portion d’autoroute de test. Long de 20 mètres, le véhicule haut de 5 mètres a effectué avec succès un parcours de 300 mètres pendant lequel des voitures ont pu passer entre ses « jambes ». Destiné à décongestionner les routes encombrées des mégalopoles chinoises, le TEB peut embarquer jusqu’à 300 passagers soit 7 fois plus qu’un autobus traditionnel. 4 TEB peuvent être attelés ensemble portant la capacité à 1.200 passagers.

Selon l’ingénieur en chef responsable du projet, Song Youzhou, le TEB présente également « l’avantage d’être moins cher à produire qu’un réseau de transports sous-terrain ».

Le véhicule dispose d’un autre avantage de taille, il est électrique et permettrait ainsi d’économiser 800 tonnes de carburants par an.

http://www.sciencesetavenir.fr/