Les vidéos truquées, bientôt des armes de désinformation massive?


Une technologie qui nécessite quelques ajustements, malheureusement, il y a des risques que la désinformation sera de plus en plus efficace. N’importe quoi pourrait prendre une personne connue et lui faire dire n’importe quoi ou montrer des images qui n’ont pas eu lieu tout cela sur vidéo
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Les vidéos truquées, bientôt des armes de désinformation massive?

 

 

PHOTO AP

Cette image prise d’une fausse vidéo du président Barack Obama montre des éléments de cartographie faciale utilisée par de la nouvelle technologie qui permet à n’importe qui de créer des vidéos avec de vraies personnes semblant dire des choses qu’ils n’ont jamais dites.

Ce sénateur a-t-il vraiment fait cette déclaration? Est-ce réellement le président Donald Trump dans cette vidéo, ou est-ce que je me fais berner?

Avec de nouveaux outils technologiques, il est maintenant possible de produire une vidéo où quelqu’un semble dire des choses qui ne sont pourtant jamais sorties de sa bouche.

Au Congrès des États-Unis, républicains comme démocrates craignent que cette technologie se convertisse en arme dans le cadre de guerres de désinformation contre les démocraties occidentales.

Il n’est pas question de vidéos où l’on synchronise approximativement le mouvement des lèvres d’une personne à une trame sonore. Cette technologie a plutôt recours à la reconnaissance faciale et à l’intelligence artificielle pour produire des images qui semblent si réalistes qu’il est difficile de distinguer le vrai du faux.

Les législateurs et les autorités en matière de renseignement appréhendent le moment où ces vidéos truquées — nommées «deepfakes» — seront employées pour menacer la sécurité nationale ou pour s’ingérer dans des élections.

«Je m’attends à ce qu’on commence à voir ce genre de contenu ici aux États-Unis dans les élections de mi-mandat à venir et pendant les élections nationales dans deux ans», estime Hany Farid, un expert en informatique judiciaire de l’Université de Dartmouth, au New Hampshire.

Lorsqu’un internaute ordinaire sera en mesure de créer une vidéo où il pourra faire dire ce qu’il veut au président américain par exemple, «nous serons entrés dans un monde où il sera difficile de savoir si on peut en croire ses yeux», prévient-il.

Le contraire sème aussi l’inquiétude. Les gens pourraient confondre des images authentiques avec des canulars.

Détecter les vidéos falsifiées

Le département de la Défense des États-Unis est au fait de ces risques. Une de ses agences mène depuis deux ans déjà un programme visant à mettre au point des technologies capables de détecter des images et des vidéos falsifiées. Identifier des photos truquées requiert présentement une analyse exhaustive.

Les «deepfakes» tirent leur nom du «deep learning» — l’apprentissage profond nécessaire à leur création. Leur réalisation nécessite un algorithme, une série de consignes et beaucoup d’images et d’enregistrements de la personne ciblée. Le programme informatique apprend ainsi à imiter ses expressions faciales, ses manières, sa voix et ses intonations.

Jusqu’à présent, les «deepfakes» ont surtout été utilisés contre des célébrités, mais il est facile de concevoir qu’ils puissent être employés par une agence de renseignement étrangère, s’inquiète le sénateur floridien Marco Rubio.

Il cite en exemple la possibilité de montrer un militaire massacrant des civils à l’étranger, un politicien reconnaissant la véracité d’une théorie du complot ou encore un dirigeant mettant la population en garde contre une catastrophe imminente.

«C’est une arme qui pourrait être utilisée — au bon moment et au bon endroit — de la même manière que les fausses nouvelles sont utilisées, mais sous forme de vidéo, ce qui pourrait vraiment semer le chaos et l’instabilité à la veille d’une élection ou d’une décision majeure de quelque nature qu’elle soit», s’inquiète le sénateur.

La technologie des «deepfakes» n’est cependant pas tout à fait au point. Les clignements de paupières des personnes figurant dans ces vidéos peuvent par exemple paraître artificiels. Mais ces pépins sont en voie d’être corrigés.

«D’ici un an ou deux, il sera vraiment difficile de distinguer une vraie vidéo d’une fausse», avance Andrew Grotto, du Centre pour la sécurité internationale et le contrôle des armements à l’Université Stanford en Californie.

«Je crois que cette technologie sera irrésistible pour les pays qui font des campagnes de désinformation pour manipuler l’opinion publique, duper des populations et miner la confiance en nos institutions», s’alarme-t-il.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

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À 11 ans, elle imagine une corbeille intelligente pour lutter contre le gaspillage


    Une jeune fille de 11 an a créé en Angleterre une corbeille intelligente qui peut éviter du gaspillage de fruits, légumes, et même fromage. Son invention pourrait être commercialisée.
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À 11 ans, elle imagine une corbeille intelligente pour lutter contre le gaspillage

 

La corbeille mise au point par Rumaan Malik vous prévient lorsque la date limite de consommation approche.

Jeter des fruits car vous avez « oublié » de les manger et qu’ils ne sont plus comestibles, cela vous arrive (trop) souvent? Rumaan Malik a trouvé la solution.

Lauréate d’un concours d’inventions organisé par un supermarché en ligne britannique, la jeune fille de 11 ans a été recompensée pour son « Alarm Cup », une corbeille de fruits qui vous rappelle qu’il est temps de consommer son contenu, relate The Independent.

Le principe? Il est très simple. Vous programmez une date limite d’utilisation lorsque vous placez les fruits dans la corbeille. Deux jours avant l’échéance, vous recevez une alerte.  D’autres aliments comme le fromage et les légumes peuvent être placés dans cette corbeille intelligente.

L’invention de Rumaan Malik est en passe d’être commercialisée par Ocado, l’enseigne à l’origine du concours.

https://www.7sur7.be/

L’art délicat de la création de nouveaux emojis


Tout le monde peut proposer un emojis, mais il doit s’attendre à respecter certains critères et être très patient. En effet, il faut environs 2 ans entre la proposition, et la publication s’il est accepté.
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L’art délicat de la création de nouveaux emojis

 

:D | Capture d'écran via Youtube License by

😀 | Capture d’écran via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

C’est bien plus compliqué qu’on ne le croit.

Depuis quelques années, les emojis ont remplacé les émoticônes, si chères aux utilisateurs de MSN messenger. Nés au Japon à la fin des années 1990, leur introduction sur les claviers de l’iPhone en 2011 puis sur Android en 2013 a propulsé leur utilisation. Un langage emoji serait même en train d’émerger: plus les symboles deviennent complexes et nuancés, plus la communication devient riche. Aujourd’hui cet «alphabet» compte 2.823 caractères et chaque année, de nouveaux symboles apparaissent. Comment les nouveaux emojis sont-ils choisis?

Le Consortium Unicode est chargé de l’unification et la standardisation des lettres et caractères sur les ordinateurs et les smartphones grâce au système de codage Unicode. Cette organisation privée à but non lucratif se réunit quatre fois par an pour décider de l’introduction des nouveaux emojis. Elle est composée de représentants des grandes entreprises technologiques comme Oracle, IBM, Adobe, Apple, Microsoft, Facebook, Google, Shopify, Netflix, Huawei et le gouvernement d’Oman (o_O).

Un choix inclusif

N’importe quelle personne lambda peut soumettre une proposition de nouvel emoji. Toutefois, si vous voulez proposer une idée, il faudra se contraindre à une longue (et compliquée) liste de prérequis: par exemple il ne faut pas que votre emoji représente une divinité, un logo ou une personne connue (décédée, vivante ou fictive). Le plus important est d’évaluer le potentiel d’utilisation de votre création: il faut qu’elle puisse servir dans plusieurs contextes (archétype, métaphore ou symbole). Plus de deux ans peuvent s’écouler entre la proposition et la publication d’un emoji. Il faudra (peut-être) s’armer de patience.

En 2016, Jennifer 8. Lee a fait campagne pour la créationd’un emoji dumpling. Selon elle, ce plat multiculturel manquait sur les claviers de téléphone. Depuis, cette ancienne journaliste du New York Times a rejoint le comité de Consortium Unicode. Même si elle ne dispose pas de droit de vote, sa voix compte. En deux ans, elle a fait passer une centaine d’emojis dont la femme voilée, les baguettes asiatiques ou le brocoli.

«Nous choisissons à l’unanimité. Le but est de créer des emojis par le peuple, pour le peuple», résume-t-elle pour Wired.

Depuis quelques années, la sélection des nouveaux caractères se fait dans une volonté d’inclusivité. En février dernier, Unicode a dévoilé la liste de nouveaux emojis. Les personnes aux cheveux roux, gris ou frisés sont enfin représentées. Plus important encore, Apple a proposé d’inclure treize nouveaux symboles autour du handicap. Suite aux attaques terroristes et aux tueries de masse, l’emoji revolver a été remplacée par un pistolet à l’eau –à part sur Facebook. Même si la nature des emojis est la communication et le divertissement, ces symboles peuvent aussi être politiques.

http://www.slate.fr/

Un autre meurtre résolu grâce à la généalogie génétique


Que faire avec un ADN relevé lors d’un crime quand il n’est pas dans les données de la police ? Souvent, ces crimes finissent en dossiers non résolus. La technologie change les choses, grâce à la généalogie génétique. C’est de faire un arbre généalogique avec les basses de données des archives généalogique en incluant ceux qui ont cherché leur ascendance.
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Un autre meurtre résolu grâce à la généalogie génétique

 

Les avancées technologiques en matière d'ADN ont permis... (PHOTO ARCHIVES AFP)

Les avancées technologiques en matière d’ADN ont permis de relancer l’enquête sur ce meurtre commis en 1986.

PHOTO ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse

Le mystère de l’agression sexuelle suivie du meurtre d’une adolescente américaine en 1986 a été résolu 32 années plus tard grâce à la technique extrêmement novatrice de la généalogie génétique, ont annoncé les autorités de l’État de Washington.

Un homme de 66 ans, Gary Hartman, a été interpellé mercredi et écroué. Il doit comparaître lundi pour se voir signifier les charges pénales pesant contre lui dans cette affaire qui avait choqué la commune de Tacoma, à l’extrémité nord-ouest des États-Unis.

Le 26 mars 1986, Michella Welch, 12 ans, avait disparu alors qu’elle jouait avec ses deux jeunes soeurs dans un parc public de la ville. Un chien policier avait retrouvé dans la soirée son corps, abandonné dans un ravin.

L’enquête s’était ensuite enlisée, le dossier devenant un « cold case », c’est-à-dire une affaire non résolue.

Les avancées technologiques en matière d’ADN ont permis de relancer l’enquête en deux étapes.

D’abord, en 2006, la police scientifique a réussi à reconstituer une empreinte ADN à partir d’éléments collectés sur les lieux du crime. Celle-ci n’a cependant révélé aucune correspondance avec les fichiers de délinquants connus aux États-Unis.

Douze ans plus tard, la percée a été réalisée grâce à la technique de la généalogie génétique, qui a recours aux bases de données et archives généalogiques incluant notamment des personnes ayant cherché à connaître leur ascendance.

« La généalogie génétique utilise la technologie de l’ADN pour associer un profil inconnu à un membre de sa famille. On a alors recours à la généalogie traditionnelle pour construire un arbre généalogique grâce aux sites internet disponibles publiquement », a expliqué vendredi dans une conférence de presse Donald Ramsdell, le chef de la police de Tacoma.

Ceci a permis d’isoler deux frères, dont l’âge et le lieu de résidence en 1986 en faisaient des suspects éventuels. Ils ont été placés sous surveillance, les policiers guettant la possibilité de vérifier leur profil génétique.

Gary Hartman s’est récemment rendu dans un restaurant, sans savoir qu’un client d’une table voisine était un enquêteur à l’affût. Il a utilisé une serviette en papier, que le policier a ensuite collectée et confiée à un laboratoire d’analyse.

L’ADN correspondait avec celui prélevé sur Michella Welch.

« Cette affaire est véritablement à la croisée du bon vieux travail policier traditionnel, combiné avec les progrès technologiques », a commenté le chef Ramsdell.

« Nous avons désormais atteint un point où, si vous êtes un criminel et que vous laissez votre ADN sur les lieux de votre méfait, alors autant vous rendre: on vous aura », a prévenu de son côté Mark Lindquist, le procureur du comté de Pierce.

La généalogie génétique a permis d’arrêter fin avril en Californie un homme suspecté d’être le « tueur du Golden State », soupçonné d’être l’auteur de 12 meurtres et une cinquantaine de viols dans les années 1970 et 80.

http://www.lapresse.ca/

Préparez-vous pour l’«internet des vaches»


L’intelligence artificielle va devenir agriculteur au Canada.Il semble que cette technologie pourra améliorer le rendement a des coûts moins chers, analysé le lait, surveiller les vaches … et encore bien des choses. Le hic, il y aura moins d’emploi pour les saisonniers
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Préparez-vous pour l’«internet des vaches»

 

GETTY IMAGES

L’intelligence artificielle arrive à la ferme.

Ross Marowits

    La Presse canadienne

Préparez-vous pour l’«internet des vaches».

Des générations d’agriculteurs misent sur la transmission d’un savoir-faire et d’une expertise familiale pour cultiver des aliments, mais le secteur s’approche d’un point de rupture marqué par une technologie canadienne d’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle aide déjà les producteurs agricoles à travers le pays pour améliorer les rendements, réduire les coûts et minimiser les impacts sur l’environnement.

Par exemple, au lieu d’étendre des fertilisants partout sur des acres de champs ou d’arroser d’herbicides des vergers entiers, les producteurs peuvent maintenant cibler des endroits précis pour maximiser les interventions.

SomaDetect Inc., de Fredericton au Nouveau-Brunswick, se prépare à distribuer l’automne prochain des systèmes commerciaux qui vont permettre d’analyser le lait à la ferme.

Le producteur obtiendra des rapports produits à l’aide de l’intelligence artificielle pour l’aider à maximiser sa rentabilité. Ils pourront aussi surveiller leurs troupeaux grâce à l’«internet des vaches».

Des senseurs installés dans chaque box de l’étable permettent d’identifier chacune des vaches, d’analyser leur lait et d’informer rapidement le producteur avec des données sur la teneur en protéines et en gras, la présence de maladie, le taux d’hormones liées à la reproduction et la présence de résidus antibiotiques.

«Nous en sommes à la quatrième révolution en agriculture et l’intelligence artificielle est absolument essentielle», soutient la cofondatrice de l’entreprise Bethany Deshpande.

Cependant, Mme Deshpande reconnaît que la technologie en est à ses balbutiements alors que les agriculteurs commencent à peine à se familiariser avec le potentiel d’amélioration qu’elle peut générer sur leurs opérations.

La firme montréalaise Motorleaf Inc. a mis au point un système capable d’accumuler des données sur la production en serrepuis à se servir de l’intelligence artificielle et d’algorithmes d’apprentissage machine pour identifier des courbes de croissance à l’intérieur de la serre.

Ces informations peuvent ensuite permettre d’aider à prévoir la valeur des futures récoltes.

Pour le président Alastair Monk, qui a cofondé Motorleaf il y a deux ans avec l’ingénieur agricole Ramen Dutta, c’est comme fournir un assistant virtuel aux cultivateurs.

«Tous ces ingrédients sont mélangés dans une grande soupe et au bout de la chaîne il sort un algorithme spécifique à la serre, qui permet de prendre des décisions éclairées plutôt que d’y aller au hasard et de prendre des risques», décrit M. Monk.

La prévision des récoltes est cruciale pour les maraîchers, car elle indique le volume disponible en prévente.

Les méthodes traditionnelles procurent des résultats variables de 20 à 30 pour cent par rapport à la véritable récolte parce que les cultivateurs font leur estimation totale en multipliant le nombre de légumes, de feuilles et de fleurs dans une petite partie de leur production.

Les serres californiennes SunSelect, qui produisent des tomates, ont abandonné les prédictions manuelles après que l’algorithme de Motorleaf leur a permis de doubler la précision des estimations hebdomadaires. L’entreprise a ainsi pu réaliser d’importantes économies, selon Motorleaf.

Les systèmes utilisant l’apprentissage machine sont capables de réaliser des millions de calculs pour déceler des caractéristiques imperceptibles pour l’humain et qui sont nécessaires pour l’ensemencement ciblé, les véhicules autonomes et la robotique, décrit Graham Taylor, professeur associé en génie à l’Université de Guelph et membre de la faculté du Vector Institute spécialisé en intelligence artificielle.

L’utilisation de l’intelligence artificielle en agriculture attire l’attention un peu partout sur la planète en raison du besoin de nourrir de plus en plus de gens tout en devant s’adapter à des pénuries d’eau et aux changements climatiques.

Une combinaison de drones et d’intelligence artificielle a aidé à soulager la pression sur les récoltes de pistaches et d’amandes en Californie en permettant d’irriguer seulement les endroits précis où cela était nécessaire, donne en exemple le président de la torontoise Deveron UAS, David MacMillan.

Cette même technologie peut servir aux larges champs de maïs en Ontario ou au Québec pour cibler l’utilisation de fertilisants.

Deveron UAS a tissé l’un des plus grands réseaux de drones en Amérique du Nord.

Le gouvernement fédéral a prévu une enveloppe de 950 millions $ pour financer des innovations technologiques mises de l’avant par des «supergrappes» et stimuler la coopération entre les institutions d’enseignement et les entreprises.

L’une des «supergrappes», formée dans les Prairies, est dédiée à l’agriculture et a pour but d’aider à faire du Canada un grand producteur de protéines végétales.

Ces nouveaux moyens techniques pourraient cependant entraîner la disparition de nombreux emplois agricoles. Les robots peuvent déjà traire les vaches, récolter des pommes et désherber.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

En Chine, un robot-professeur pour garder les tout-petits


Pour aider un robot-professeur, gardien, ou compagnon ? Je suis personnellement, mal à l’aise avec cette technologie, car même si on conçoit que ces robots ne peuvent pas prendre la place des parents, des professeurs ou tout contacts humains, je crains qu’il y a des abus qui viendront avec cette utilisation d’iPal. Juste a regarder quand on donne l’accès à la télé pour les enfants ou même la tablette .. qui va souvent à l’excès, alors un robot ………..
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En Chine, un robot-professeur pour garder les tout-petits

 

En Chine, un robot-professeur pour garder les tout-petits

En Chine, un robot-professeur pour garder les tout-petits © AFP / –

Il parle chinois et anglais, donne des petits cours de maths, plaisante et propose des jeux: ce professeur idéal est un robot de la taille d’un enfant, présenté récemment à Shanghai et conçu pour être un « compagnon » des tout-petits solitaires.

Basé sur l’intelligence artificielle, « iPal » fait partie des robots éducatifs dévoilés cette semaine au Consumer Electronics Show (CES) à Shanghai, grand-messe de l’innovation technologique en Asie.

Haut comme un enfant de cinq ans, « iPal » se déplace sur roues motrices, est doté de bras articulés et possède sur la poitrine un large écran-tablette, tandis que ses yeux mobiles sont équipés d’une technologie de reconnaissance faciale.

« L’idée, c’est que ce robot devienne un compagnon pour les enfants », explique Tingyu Huang, cofondateur d’AvatarMind Robot Technology, une start-up née il y a quatre ans et basée à Nankin (est de la Chine).

« Quand l’enfant voit notre robot, il le perçoit d’emblée comme un ami, un autre enfant dans la famille », assure-t-il.

Et de promettre pour « iPal » des fonctionnalités bien plus développées que les enceintes connectées commercialisées par l’américain Amazon ou les géants technologiques chinois Alibaba et Baidu.

Un rien orwellien, ce robot blanc avec un liseré rose ou bleu au choix, peut notamment permettre aux parents, à distance, de parler avec leur enfant ou de le surveiller, grâce à ses capteurs qui entendent et voient tout autour de lui.

Pour de jeunes couples actifs, prendre soin de sa progéniture en bas âge peut s’avérer en Chine un insoluble défi. Certains enfants sont laissés à leurs grands-parents ou envoyés très jeunes au jardin d’enfants. Selon ses concepteurs, « iPal » peut offrir aux bambins un « compagnon » à l’écoute et familier, présent à la maison.

« Les Chinois sont très réceptifs aux nouvelles technologies. Les firmes promeuvent volontiers (en Chine) les assistants vocaux, les consommateurs sont déjà familiarisés » avec le concept, commente Hattie He, analyste du cabinet Canalys.

Danse pop

Pékin a fait de l’intelligence artificielle l’une des priorités de son ambitieux plan de développement technologique « Made in China 2025 ». Le premier robot humanoïde chinois, capable de tenir une conversation simple, a été dévoilé en 2017 au Consumer Electronics Show de Las Vegas (Etats-Unis).

Au CES de Shanghai, à côté des technologies 5G ou de réalité virtuelle, des véhicules autonomes et des objets connectés, on a pu voir une douzaine de robots « iPals », alignés en trois rangées et esquissant une danse au son de chansons populaires chinoises.

« Ils sont adorables ! Je pensais justement que cela plairait beaucoup à ma fille de deux ans », sourit Mike Stone, un négociant australien admirant le numéro.

Mais la performance a un coût: le prix d’un robot « iPal » avoisine 9.000 yuans (1.200 euros/ plus de 1800 $ cad). Un modèle de luxe proposant un écran plus grand et une batterie de plus longue durée grimpe jusqu’à 13.000 yuans (1.720 euros).

Après les enfants, les robots chinois pourraient aussi apporter des solutions à l’épineux problème de la dépendance, dans un pays où les personnes âgées préfèrent traditionnellement rester chez elles et où les maisons de retraite sont en nombre encore insuffisant malgré le vieillissement rapide de la population.

AvatarMind s’apprête ainsi à lancer un robot capable de parler avec des seniors, de leur rappeler de prendre leurs médicaments, et même de contacter l’hôpital s’ils font une chute à leur domicile.

Pour autant, « je ne pense pas que des robots peuvent remplacer des parents ou des professeurs », tempère M. Huang. « Mais iPal constitue un outil complémentaire pour alléger leur fardeau ».

http://www.lepoint.fr/

L’IA retrouve 3 000 enfants à Delhi


Impressionnant ! En 4 jours, l’intelligence artificielle grâce à un logiciel de reconnaissance faciale a ou retrouvé près de 3 000 enfants porter disparus en Inde C’est un autre moyen très efficace d’utiliser cette technologie pour une bonne cause.
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L’IA retrouve 3 000 enfants à Delhi

 

heso59

Une IA de reconnaissance faciale a permis de retrouver la trace de 3 000 enfants disparus à Delhi.

(CCM) La police de Delhi a testé avec succès un logiciel de reconnaissance faciale de dernière génération. Son but : retrouver la trace d’enfants disparus, un fléau dans cette mégalopole indienne. En quelques jours, l’IA a permis d’identifier plus de 3 000 enfants.

Dans ce pays de 1,3 milliard d’habitants, 50 000 disparitions d’enfants sont reportées chaque année. Pour combattre ce fléau, le ministère de l’Intérieur indien a conçu TrackChild, une base de données qui traite les photos des enfants disparus. A l’origine du projet, l’organisation de l’enfance Bachpan Bachao Andolan a lancé le développement du logiciel. Elle a également décidé de lancer un premier essai grandeur nature avec la police de Delhi. Sur une période de 4 jours en avril, le logiciel a identifié 2 930 enfants, la plupart étant hébergés dans des orphelinats de la ville.

Après un tel succès, la Commission nationale pour la protection des droits de l’enfant souhaite élargir ce dispositif de recherche d’enfants disparus à base d’intelligence artificielle et de reconnaissance faciale. La Bachpan Bachao Andolan a également pris l’initiative d’ouvrir aux citoyens indiens la consultation de la base de données TrackChild. Ce test mené à Delhi n’est pas sans rappeler celui de la police de Zhengzhou, qui avait équipé ses agents de lunettes connectées.

Photo : © Shanti Hesse – Shutterstock.comhttps://www.commentcamarche.net/