Première en Australie: des nageurs secourus en mer par un drone


Même si je trouve que les drones sont utilisés souvent à tort et à travers, certaines utilisations sont par contre d’une grande aide pour des secteurs précis. En Australie, les drones peuvent sauver des vies chez les baigneurs et surfeurs en plus surveiller les environs pour être alerté si des requins approchent trop près
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Première en Australie: des nageurs secourus en mer par un drone

 

Illustration. © thinkstock.
  Source: Belga

Un drone a pour la première fois jeudi en Australie secouru deux nageurs en difficulté dans l’océan, en leur larguant des équipements de sauvetage.

L’île-continent est un des leaders de l’expérimentation des drones dans le domaine du sauvetage aquatique. Plusieurs dizaines d’engins sont actuellement en phase de test sur diverses plages du pays, en plein été austral.

Jeudi, deux adolescents ont été les premiers à être secourus par un drone, après avoir été emportés et mis en difficulté dans l’eau par une houle de trois mètres au large de Lennox Head en Nouvelles-Galles du Sud, non loin de la frontière avec le Queensland.

Ce sont des plagistes qui ont alerté les nageurs-sauveteurs, lesquelles ont prévenu le pilote du drone.

« J’ai pu le faire décoller, voler et larguer l’équipement de sauvetage en une à deux minutes », a expliqué Jai Sheridan au Gold Coast Bulletin.

« D’habitude, cela prend quelques minutes de plus aux sauveteurs pour atteindre les personnes en difficulté. »

Également utilisés pour repérer les requins

Ces drones sont également testés pour repérer les requins s’approchant des côtes. Ils utilisent ainsi les technologies dernier cri pour identifier différents objets dans la mer: intelligence artificielle, milliers d’images et algorithme.

Le logiciel peut faire la différence entre les différents habitants de la mer comme les requins, qu’il identifie avec un taux de réussite de 90%, contre 16% à l’œil nu.

Les clubs de secours pour les surfeurs sont des institutions sur les côtes australiennes, où vit la majorité de la population. Les secouristes surveillent la mer à l’œil nu et en cas de danger, ils partent au secours de la personne à bord de canots pneumatiques ou de planches.

Les attaques mortelles de requin sont rares

Certaines plages australiennes sont équipées de filets antirequins mais ils ne garantissent pas totalement la sécurité, tout en provoquant d’importants dégâts sur la faune marine, selon une étude gouvernementale qui préconise leur disparition progressive.

Il y a eu plusieurs attaques de squales cette année. D’après les spécialistes, les incidents sont en augmentation à cause de la popularité croissante des sports nautiques et du fait que certaines catégories de poissons se rapprochent des plages. Mais les attaques mortelles sont rares, 47 au cours des 50 dernières années.

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Voici Aibo, le robot chien plus vrai que nature


On remplace des emplois par des robots et des animaux aussi. Alors si les chiens robots envahissent le marché que deviendront les chiens qui sont abandonnés, dans les refuges ? Nous sommes en train de changer notre âme pour de la mécanique, la robotique et vivre dans un environnement artificiel
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Voici Aibo, le robot chien plus vrai que nature

 

« Le chien que nous avions est mort, donc nous avons acheté ce robot »:

Naohiro Sugimoto, garçonnet de 7 ans, était un des premiers, jeudi à Tokyo, à prendre possession d’Aibo, officiellement lancé par Sony.

Le petit Naohiro Sugimoto, 7 ans, et son nouveau compagnon. © afp

Au cours d’une très sérieuse « cérémonie d’anniversaire », des dirigeants du géant japonais de l’électronique ont dévoilé la créature d’un blanc ivoire, précieusement gardée dans un écrin dont elle est sortie en dodelinant de la tête et en remuant la queue, avant de s’étirer comme si elle se réveillait d’une sieste. Avec ses adorables yeux ronds, le chien robot, haut de 30 centimètres, a rapidement conquis ses maîtres, tels le petit Naohiro qui l’a décrit comme « lourd mais mignon ».

Un compagnon pas à la portée de toutes les bourses

Aibo, capable de développer sa propre personnalité et d’exprimer des émotions, est truffé d’une batterie de capteurs, caméras et micros, et sa connexion internet permet à son propriétaire d’interagir avec lui à distance, via un smartphone. Une technologie qui n’est pas à la portée de tous: il faut débourser plus de 2.100 euros (288.000 yens), via un forfait de trois ans, pour s’offrir sa compagnie. Sony, qui prévoit de le commercialiser à l’étranger, n’a pas donné de détails ni d’objectifs chiffrés, mais il espère rencontrer le même succès qu’avec son premier Aibo, lancé en juin 1999: les 3.000 premières unités s’étaient arrachées en seulement 20 minutes, en dépit d’un prix tout aussi élevé (250.000 yens). Au total, le groupe en avait vendu plus de 150.000 dans le monde jusqu’en 2006, quand des difficultés financières l’avaient contraint d’arrêter la production.

Yasuyuki Nakamura, 46 ans, un autre heureux possesseur d’Aibo (son troisième chien robot), attendait avec impatience que Sony conçoive une nouvelle version. Parmi les acheteurs, un couple disait avoir décidé cette petite folie pour son 25e anniversaire de mariage. Il ne faut cependant pas attendre d’Aibo qu’il fasse causette ou vous aide dans vos tâches ménagères, mais là n’est pas sa finalité, insiste Izumi Kawanishi, chargé du projet.

« Quand vous achetez un chien, vous ne vous demandez pas ce qu’il est capable de faire, si? L’important, c’est qu’il touche une corde sensible chez les gens », estime-t-il.

Sony retente le coup de la robotique

Sony, qui a retrouvé le chemin de la croissance sous la houlette de son PDG Kazuo Hirai, renoue ainsi avec la robotique qu’il semblait avoir abandonnée avec l’arrêt du développement d’Aibo il y a plus de dix ans. Il a à cette fin investi en 2016 dans une entreprise américaine, Cogitai, spécialiste de l’intelligence artificielle (AI).

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Le CEO de Sony Kazuo Hirai présente la nouvelle version du robot chien Aibo, Las Vegas, le 8 janvier 2018. © afp.

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Cette application va obliger vos enfants à répondre à vos appels


Étant donné que maintenant plusieurs enfants et adolescents se font offert un téléphone, les parents espèrent que leurs enfants n’ignoreront pas leurs appels. Comme ce n’est pas toujours le cas, un papa a décidé d’y aller autrement. Je ne suis pas certaines que les adolescents apprécierons ce logiciel
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Cette application va obliger vos enfants à répondre à vos appels

 

© thinkstock.

Elle a été créée par un papa britannique.

Si vous avez un enfant, vous devez certainement penser que le Smartphone est l’invention du siècle puisqu’il vous permet de pouvoir le contacter en n’importe quelle circonstance.

Enfin, ça, c’est la théorie. Car en pratique, vos petits chérubins ne semblent, en général, pas trop pressés de répondre à vos messages où à vos appels. Et les excuses ne manquent pas. « J’ai pas vu », « Mon téléphone était sur silencieux », « Il était au fond de mon sac », ne sont que des exemples de ce qu’ils peuvent vous dire.

Pour lutter contre cela, Nick Herbert, un papa britannique, a décidé de créer une application pour smartphone d’adolescents. Cette dernière est capable de bloquer le téléphone de votre enfant jusqu’à ce qu’il vous réponde.

Son nom: ReplyASAP (traduisez: Réponds au plus vite). Une fois installée sur le téléphone de votre progéniture, l’application bloque l’écran du téléphone jusqu’à ce qu’une réponse soit envoyée aux numéros pré-enregistrés.

L’enfant pourra lui aussi utiliser cette méthode.

 « Mon fils a également la possibilité de m’envoyer ces messages, de sorte qu’il y a une compréhension mutuelle de l’utilisation de ReplyASAP », a expliqué le concepteur. « Il faut qu’elle soit utilisée uniquement pour des choses importantes et non pas parce qu’il a besoin de nouvelles piles pour sa console Xbox ».

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C’est le plus petit téléphone portable du monde


 

Personnellement, je trouve cela trop petit et pas très pratique.
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C’est le plus petit téléphone portable du monde

Le prix du Zanco tiny t1? 55 euros,  frais d’expédition compris.

Il mesure 4 cm de haut et 2,1 cm de large pour un poids de 13 grammes. Lui, c’est le Zanco tiny t1, autoproclamé plus petit téléphone du monde. Son écran OLED possède une résolution de 64 x 32 pixels. Uniquement à titre de comparaison, celui de l’iPhone X est de 2 436 x 1 125 pixels.

Plus de 130.000 euros sur Kickstarter

Le 14 décembre dernier, Zanco a mis en ligne sur Kickstarter son projet de « plus petit téléphone au monde ». La cagnotte a déjà largement dépassé son objectif, récoltant à l’heure actuelle plus de 130.000 euros.

55 euros (83 $ canadien)

Il est impossible de naviguer sur internet avec le Zanco tiny t1. En revanche, grâce à une nano-SIM sur un réseau 2G uniquement, le téléphone permet de passer des coups de fils et d’envoyer des textos. La batterie du gadget, rechargée grâce à un micro port USB, tient trois jours d’après son constructeur. Son prix? 55 euros, frais d’expédition compris.

Entrez la légende de la vidéo ici

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Les jeux vidéo favoriseraient l’apprentissage de la lecture


Il semble que les jeux vidéo d’actions aident à l’apprentissage, la lecture et la mémorisation. Devrait-on délaisser la manière conventionnelle ? Heureusement non ! Cela pourrait par contre développer des jeux éducatifs, c’est donc à suivre
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Les jeux vidéo favoriseraient l’apprentissage de la lecture

 

Les jeux vidéo favoriseraient l’apprentissage de la lecture

Le 2 janvier 2018

Les jeux vidéo ne seraient pas si néfastes. Selon des chercheurs du CNRS, ils développeraient les capacités d’attention des enfants et favoriseraient leur apprentissage de la lecture.

Les effets positifs des jeux vidéo

De nombreuses études ont cherché à montrer que les jeux vidéo avaient des effets négatifs sur les joueurs : addiction, violence, exclusion sociale, troubles du sommeil, surpoids… Pourtant, ces dernières années, ils tendent à être réhabilités car ils auraient aussi des effets positifs. Ils amélioreraient le développement des facultés d’apprentissage, de mémorisation, de raisonnement. Ils permettraient également aux enfants d’évacuer leur agressivité et de retrouver leur confiance en eux.

Dernier effet positif en date : les jeux vidéo favoriseraient l’apprentissage de la lecture. Une étude publiée le 6 novembre 2017 dans la revue Nature Scientific Report, réalisée par des chercheurs du laboratoire de Psychologie et neurocognition du CNRS en collaboration avec des équipes espagnoles, montre que les joueurs de jeux vidéo d’action ont de meilleures performances en lecture.

Les joueurs de jeux vidéos sont plus attentifs que les non-joueurs

Les chercheurs ont comparé les performances en lecture de joueurs de jeux vidéo d’action et de non-joueurs. Les enfants devaient lire des mots inventés qui apparaissaient sous forme de flash à l’écran. Résultats : les joueurs de jeux vidéo lisent correctement un plus grand nombre de mots que les non-joueurs.

La raison se trouve dans un mécanisme commun à la lecture et aux jeux vidéo : l’empan visuo-attentionnel. Il correspond au nombre d’informations visuelles que l’on peut traiter simultanément en un seul regard.

D’après les scientifiques cette expérience montre que les joueurs de jeux vidéo d’action ont des « capacités supérieures d’attention visuelle ».

Ainsi, selon l’étude, « La pratique des jeux vidéo d’action confère donc de meilleures capacités de lecture et de traitement visuel simultané aux joueurs. Ils sont alors capables d’identifier plus de lettres simultanément dans la séquence d’un mot et ainsi de le lire plus efficacement ».

Mais pas question pour les chercheurs de prôner l’utilisation des jeux vidéo !

Leur objectif est plutôt « d’utiliser leurs propriétés pour la création de jeux à visée éducative ».

Une expérimentation est actuellement en cours avec des élèves de l’académie de Grenoble, qui jouent régulièrement avec un jeu vidéo d’action conçu spécialement pour entraîner leur empan visuo-attentionnel. Les résultats sont attendus pour l’été 2018.

Perrine de Robien

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Une intelligence artificielle décode le langage des poulets


Les poulets ont un langage élaboré pour exprimer leur bien-être, le danger, le manque de sommeil etc … Des scientifiques arrivent à décoder ce langage et veulent par l’intelligence artificielle, un outil plus perfectionné. Cependant, un bon éleveur qui observe, sait reconnaître les divers sons que ces poules.
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Une intelligence artificielle décode le langage des poulets

 

un élevage de poulet

© pixabay / geral

Des algorithmes d’apprentissage automatiques s’essayent à traduire ce que signifient les cris des poulets. Une information qui pourrait être précieuse pour les éleveurs.

Les poulets sont des animaux loquaces, et Kevin Mitchell en sait quelque chose. Il supervise les soins d’un million d’entre eux dans les élevages de Wilcox Farms dans l’État de Washington et en Oregon, aux Etats-Unis.

Kevin Mitchell affirme que les volatiles ont des « types de discours » qui en disent long sur leur bien-être. Ils sont habituellement plus bruyants le matin – un concert robuste de claquements, de chœurs et de croassements.

« Quand j’entends cela, je sais qu’ils sont en assez bonne santé et heureux », dit Mitchell.

Le soir, lorsqu’ils se préparent à dormir, les poulets sont d’humeur beaucoup plus douce et roucoulent doucement. Lorsqu’une poule pond un oeuf, elle le célèbre avec une série de gloussements staccato, comme des roulements de tambour, qui culminent dans un bruyant « cot cot codec » ! Si les poulets repèrent un prédateur aérien – en apercevant l’ombre d’un faucon ou d’un aigle, par exemple – ils produisent un cri perçant, court et aigu. Et ils ont un avertissement distinct pour les menaces terrestres : le gloussement répétitif que la plupart des gens associent aux poules est en fait un cri d’alarme pour les prédateurs terrestres.

Un matin, il y a de nombreuses années, Mitchell est entré dans un des poulaillers et l’a trouvé étrangement calme et tranquille. Au lieu du vacarme habituel, les oiseaux murmuraient et déambulaient de façon léthargique. Il découvrit rapidement qu’un système d’éclairage automatique était tombé en panne et que les lumières n’avaient pas été éteintes la nuit précédente : les poulets avaient été privés de sommeil. S’il avait pu écouter le troupeau, il aurait su bien plus tôt que quelque chose n’allait pas.

Au cours des cinq dernières années, des ingénieurs et des scientifiques avicoles de l’Université de Géorgie et de l’institut de technologie de Géorgie (Georgia Tech) ont collaboré pour aider des agriculteurs comme Mitchell à mieux tirer parti des informations véhiculées par les cris des poulets. Dans une série d’études publiées entre 2014 et 2016, l’ingénieur de recherche Wayne Daley, de Georgia Tech et ses collègues ont exposé des groupes de 6 à 12 poulets à des situations modérément stressantes, comme des températures élevées, une augmentation du niveau d’ammoniac dans l’air ou des infections virales bénignes, et ont enregistré leurs vocalisations à l’aide de microphones standards. Ils ont ensuite introduit ces enregistrements dans un programme d’apprentissage automatique, en l’entraînant à reconnaître la différence entre les sons produits par les oiseaux satisfaits et ceux des oiseaux en détresse.

Jusqu’à présent, le logiciel peut détecter quand les poulets ne sont pas à l’aise à cause d’un stress thermique et identifier leurs « râles » – un léger gargouillement produit lorsque le mucus d’une infection respiratoire obstrue leurs voies respiratoires – avec une précision presque parfaite.

« Beaucoup d’éleveurs de volailles avec qui nous avons travaillé disent qu’ils peuvent entendre quand un troupeau a un problème, mais ils ne peuvent pas nous dire exactement comment ils le savent », rapporte Wayne Daley.

« Il y a beaucoup de subtilités. Nous avons appris qu’il y a des variations de la fréquence des sons et de leur amplitude que les machines peuvent capter ».

L’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) a publié les résultats de ces études en cours lors de la Conférence mondiale annuelle de l’IEEE sur le traitement du signal et de l’information.

« C’est un travail intéressant, assez ingénieux et logique », dit Wallace Berry, un spécialiste des volailles au Collège d’agriculture de l’Université Auburn, qui n’a pas participé aux études.

« Les poulets sont une espèce très communicative, et en tant qu’éleveur, vous pouvez utiliser des données supplémentaires pour prendre de meilleures décisions. C’est une excellente façon de filtrer en continu toute l’information disponible dans un poulailler et d’apprendre le plus tôt possible que quelque chose ne va pas. »

Carolynn Smith, biologiste à l’Université Macquarie en Australie et spécialiste des vocalisations du poulet, affirme que, bien que les études publiées jusqu’ à présent soient préliminaires et portent sur des petits échantillons, elles constituent « une preuve claire du concept » et une « approche fascinante ». « Il est très important de trouver de nouvelles façons de surveiller la santé des poulets », ajoute-t-elle. « Il y a des milliards de ces volatiles dans les élevages intensifs dans le monde. Nous avons besoin de plus d’outils pour définir précisément ce que signifie le stress chez un poulet et comment il se manifeste ».

Les hommes élèvent des poules depuis au moins 6 000 ans, et la population mondiale de poulets domestiques dépasse aujourd’hui les 19 milliards. Mais malgré notre longue histoire commune, peu de gens ont sérieusement réfléchi à la signification des vocalisations du poulet.

Entre les années 1950 et 1980, les ornithologues Nicholas et Elsie Collias, de l’Université de Californie à Los Angeles, ont répertorié plus de 24 cris de poulets distincts et leurs significations probables. Ce n’est que dans les années 1990 que des chercheurs comme Chris Evans (conseiller de Carolynn Smith), à l’Université Macquarie, ont commencé à mener des expériences contrôlées pour étudier les fonctions de ces appels.

Evans, Smith et d’autres scientifiques ont découvert que la communication des poulets est beaucoup plus complexe qu’on ne l’avait cru. En attachant des microphones sans fil aux poulets, par exemple, Smith et ses collègues ont révélé que les coqs ne crient pas à chaque fois qu’ils repèrent un prédateur aérien – après tout, cet appel les rend plus vulnérables. Au lieu de cela, ils évaluent la situation : s’il y a des femelles à proximité, elles sonnent généralement l’alarme ; si elles sont seules ou entourées d’autres mâles, elles restent souvent silencieuses. Elles sont aussi beaucoup plus susceptibles d’émettre un cri en signe d’avertissement si elles peuvent se mettre à l’abri sous un buisson, par exemple. Pourrait-il y avoir davantage de nuances dans les vocalisations du poulet que nous ne comprenons pas encore? C’est tout à fait possible, selon Carolynn Smith.

Wayne Daley et ses collaborateurs veulent à présent éprouver leurs algorithmes pour extraire encore plus d’informations des cris des poulets en modifiant des variables environnementales telles que l’accès à la nourriture et à l’eau. Mais lors d’essais récents, en passant de petites installations expérimentales hautement contrôlées à des élevages réels, ils ont rencontré un problème. La plupart des poulaillers industriels ont un bruit de fond élevé, en grande partie causé par les appareils de chauffage et les ventilateurs géants. Le programme que Daley et ses collègues ont conçu a parfois du mal à détecter les changements subtils dans les vocalisations des poulets au milieu du chaos acoustique. Le nouveau défi est d’apprendre au logiciel à se focaliser sur les poulets – un peu comme si on se concentrait sur le discours d’une seule personne dans une pièce bondée.

S’ils finissent par surmonter cet obstacle, la technologie devrait être facile à intégrer dans les exploitations avicoles existantes.

« Un poulailler moderne est déjà une affaire de haute technologie, équipé de toutes sortes de capteurs », note Kevin Mitchell, de Wilcox Farms.

Les éleveurs de volailles peuvent surveiller et modifier l’éclairage, la température, la ventilation et les systèmes d’alimentation automatisés à partir de leur téléphone et de leur ordinateur portable. Mitchell pense que l’ajout d’un composant audio pourrait être utile.

« Certains agriculteurs me disent qu’en dépit de tous les gadgets, leur technologie la plus importante est un seau », dit Wallace Berry. « Ils le retournent, s’assoient dessus et regardent les oiseaux pendant des heures. Ils apprennent à quoi ressemble un poulailler sain. Si les poules sont satisfaites, ils émettent un certain son. S’ils ont froids ou chauds, ils émettent d’autres sons. C’est ce que Wayne Daley essaie de faire de façon automatisée. C’est parfaitement logique. Les systèmes qu’il conçoit sont si discrets que je ne vois aucun problème à les intégrer. »

« En Géorgie, la volaille est une grande industrie et presque toutes les entreprises d’élevage de poulets sont présentes », explique Wayne Daley. « Nous avons parlé avec beaucoup d’entre elles et elles pensent toutes que ce serait utile. L’écosystème existe déjà. On a juste besoin de perfectionner la technologie. »

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Le Smartphone, cette addiction bien alimentée


Bon, à ce que je constate, je ne suis pas addicte si des gens vont consulter leur Smartphone ou IPhone jusqu’a 5 à 6 fois à l’heure. C’est vraiment épouvantable. Et sur les réseaux sociaux je ne pas vraiment beaucoup de temps .. Et mes petites filles, après une expérience assez frustrante, n’ont plus accès à mon téléphone
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Le Smartphone, cette addiction bien alimentée

 

12/12/17 – 12h41  Source: Le Temps, The Guardian

Chaque jour, on déverrouille 80 fois en moyenne son smartphone, « cinq à six fois par heure ». Mais les interactions avec l’appareil sont beaucoup plus nombreuses: le constat d’une obsession préoccupante, voire d’une réelle addiction tant elle occupe une place démesurée dans les habitudes quotidiennes, rappelle Le Temps.

Selon une étude de la société américaine Dscout, un propriétaire de smartphone accumule en moyenne 2.617 interactions avec son téléphone par jour. Notifications informatives, « refresh », notifications Facebook, Instagram ou Twitter, SMS, « refresh », messages Whatsapp, mails, « refresh », Tinder, Candy Crush, rappels en tout genre, alerte calendrier et appels ordinaires monopolisent en effet de manière incroyablement disproportionnée l’attention de l’utilisateur.

Les développeurs, eux, s’en frottent les mains et se réjouissent des techniques d’addiction généralisées en amont. Mais pas tous…

Refresh & like

Ainsi, Loren Britcher, « l’inventeur » du « pull to refresh », ce petit geste qui permet de rafraîchir la page consultée, émet malgré tout quelques regrets. Récemment, il confiait d’ailleurs au Guardian avoir sous-estimé le potentiel addictif de ses idées:

« Depuis que j’ai deux enfants, je regrette chaque minute que mon téléphone me vole à leurs dépens ».

Même constat dans le chef de Justin Rosenstein, le concepteur du « like » cher à Facebook qu’il qualifie aujourd’hui de « clochette de pseudo-plaisir ». 

Vendeur d’addiction

Gilles Demarty est UX Architect (« User Experience Architect ») à Lausanne, soit un expert de l’interaction entre l’utilisateur et l’interface, celui qui va optimiser tous les facteurs afin de rendre l’expérience plus agréable, plus facile, plus pratique et, surtout… la plus addictive possible. Il analyse son domaine de spécialisation avec lucidité:

« Si je caricature, ce que nous vendons, c’est de l’addiction. Il y a des similitudes avec la drogue. Nous donnons des produits pour répondre aux besoins de l’utilisateur. Et si nous faisons du bon boulot, l’utilisateur revient… évidemment », confie-t-il.

« Mon métier est le seul, avec celui de… vendeur de drogue, où l’on parle d’«utilisateurs», conclut-il d’ailleurs cyniquement….

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