Les visages des minorités visibles moins bien identifiés par la reconnaissance faciale


Je peux comprendre lors d’un attentat ou au crime qu’on puisse utiliser la reconnaissance faciale pour trouver les criminelles, mais si cette technologie identifie, à tort des personnes de couleurs, il y a des risques de harcèlements et d’accusations infondées.
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Les visages des minorités visibles moins bien identifiés par la reconnaissance faciale

Une foule de personnes identifiées par reconnaissance faciale en Chine.

L’étude paraît au moment où de plus en plus de gens critiquent l’arrivée de cette technologie aux États-Unis, qui pourrait selon eux mener à des cas d’arrestation ou de harcèlement injustifiés.

PHOTO : REUTERS / CHINA DAILY CDIC

Reuters

Plusieurs systèmes de reconnaissance faciale identifient mal les visages des personnes de couleur plus souvent que ceux des personnes blanches, d’après une étude rendue publique par le gouvernement américain jeudi. 

L’étude du National Institute of Standards and Technology (NIST) a trouvé que les algorithmes de reconnaissance faciale faisant des comparaisons un à un, qui servent habituellement à confirmer l’identité d’une personne, ont mal identifié les personnes noires et asiatiques de 10 à 100 fois plus souvent que pour les personnes caucasiennes.

L’étude a également trouvé que les femmes noires ont plus de chances d’être mal identifiées par des algorithmes de reconnaissance faciale faisant des comparaisons un à plusieurs, dont se servent souvent les autorités pour identifier des personnes d’intérêt lors d’enquêtes criminelles.

Le fondateur de la Ligue de la Justice Algorithmique, Joy Buolamwini, a qualifié l’étude de réfutation exhaustive des arguments des gens qui estiment que le biais algorithmique n’est pas (ou plus) un enjeu.

L’étude paraît au moment où de plus en plus de gens critiquent l’arrivée de cette technologie aux États-Unis, qui pourrait selon eux mener à des cas d’arrestation ou de harcèlement injustifiés.

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Le monde comptera 1 milliard de caméras de surveillance en 2021


1 milliard de caméras de surveillance prévu en 2021 dans le monde, rien que ça. La Chine et les États-Unis sont les pays qu’il y a plus de ces caméras. Je peux comprendre que c’est utile, mais quand c’est pour épier la population comme le fait la Chine, c’est inquiétant.
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Le monde comptera 1 milliard de caméras de surveillance en 2021

Des caméras de surveillance montées sur un poteau, à l'extérieur.

La Chine et les États-Unis sont les pays où l’on retrouve le plus de caméras de surveillance par personne.

PHOTO : GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / SKARIE20

Radio-Canada

Il y aura plus de 1 milliard de caméras de surveillance actives partout dans le monde en 2021, et la moitié de celles-ci se trouveront en Chine, d’après une récente étude de la firme IHS Markit.

C’est une augmentation de près de 30 % par rapport au nombre de caméras de surveillance présentement en service, dont le total mondial s’élève à près de 770 millions. Environ 350 millions de celles-ci sont situées en Chine (1 pour chaque 4,1 citoyens ou citoyennes), alors que 70 millions se trouvent aux États-Unis (1 pour chaque 4,6 citoyens ou citoyennes).

Ces deux pays sont de loin les plus touchés par le phénomène. Il faut par contre préciser que plus de la moitié des caméras installées en Chine sont utilisées à des fins de surveillance urbaine, alors que c’est le cas pour seulement 3 % de celles qu’on trouve aux États-Unis.

Il n’en demeure pas moins que l’auteur du rapport croit que la surveillance de masse pourrait bientôt être un problème de taille aux États-Unis, qui verra son nombre total de caméras de surveillance gonfler de 15 millions dans les deux prochaines années.

Étant donné que les États-Unis sont presque au même niveau que la Chine en ce qui concerne le taux de pénétration de caméras sur le marché, les futurs débats sur la surveillance de masse pourraient autant viser les États-Unis que la Chine, explique-t-il dans un communiqué.

Le Canada n’est pas mentionné dans la version abrégée du rapport dont Radio-Canada a obtenu une copie. Il est donc impossible pour l’instant de connaître les statistiques exactes sur le taux de caméras de surveillance par personne. Le classement complet devrait être rendu public plus tard cette semaine.

La Chine, chef de file

Certains des plus importants fabricants de matériel de surveillance vidéo, comme Hikvision, Dahua et Huawei, sont chinois. Ils exportent plusieurs de leurs produits partout dans le monde, dont en Amérique du Nord.

Le gouvernement du Parti communiste a su bâtir cette année un véritable système de surveillance de masse à l’aide d’un système de caméras propulsé par l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale.

Il a d’ailleurs récemment été révélé que la Chine se sert de cette technologie pour surveiller les moindres faits et gestes de la minorité ouïghoure, dont plus de 1 million de membres sont emprisonnés dans des camps d’internement.

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Google aurait ciblé des sans-abri pour améliorer sa technologie de reconnaissance faciale


Si au moins, ils auraient payé une semaine de repas aux sans-abri, cela aurait été un peu moins pire, mais profiter pour améliorer des produits et faire des millions sans rien au retour et en plus sans dire exactement ce qu’ils attendent de ces personnes est pitoyable
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Google aurait ciblé des sans-abri pour améliorer sa technologie de reconnaissance faciale

Le visage d'un homme est analysé par un ordinateur.

Google est dans l’embarras après avoir utilisé des tactiques douteuses pour améliorer sa technologie de reconnaissance faciale.

PHOTO : GETTY IMAGES

Moins de deux semaines avant le lancement du Pixel 4, son nouveau téléphone intelligent, Google a décidé de suspendre un programme controversé, qui avait pour but d’améliorer sa technologie de reconnaissance faciale, à la suite de révélations déconcertantes sur les tactiques utilisées.

Dans le contexte de ce programme, on offrait des chèques-cadeaux de 5 $ à des volontaires dans plusieurs villes américaines, en échange d’un balayage numérique de leur visage. Or, le New York Daily News a publié un reportage qui démontre que les gens engagés par Google auraient été encouragés à viser des personnes noires et des sans-abri, souvent sans annoncer qu’ils travaillaient pour Google et sans spécifier que leur visage serait enregistré.

Un ex-employé a affirmé au New York Daily News qu’un gestionnaire de Google lui aurait donné comme instruction de viser les sans-abri, parce qu’ils et elles sont moins à risque de dire quoi que ce soit aux médias.

Google aurait également trompé des étudiants et étudiantes en cachant ses intentions réelles et en leur disant qu’on testait une nouvelle application, une espèce de jeu d’égoportraits semblable à Snapchat.

Programme suspendu et enquête lancée

Initialement, Google a prétendu que l’idée était de s’assurer que la fonction de déverrouillage du Pixel 4, activée par la reconnaissance faciale, prenne en compte un large éventail de visages, afin d’éviter les biais notamment envers les personnes de couleur.

L’entreprise a finalement affirmé au New York Times et au magazine The Verge qu’elle suspendait le programme sur-le-champ et qu’on ouvrait une enquête à la suite des révélations du New York Daily News. Sans commenter chacune des allégations, Google a affirmé qu’elle avait bel et bien engagé du personnel de Randstad pour ses recherches, et que les détails rapportés par les médias étaient très troublants.

Google se défend de manquer de transparence

Google a assuré à The Verge qu’elle avait pris les mesures nécessaires pour que celles et ceux qui conduisaient l’étude soient transparents dans leurs démarches. L’entreprise pourrait ainsi éluder certaines des accusations lancées contre elle et rejeter le blâme sur le sous-traitant si les allégations devaient s’avérer.

Nous prenons ces allégations au sérieux et nous avons lancé une enquête afin d’en savoir plus. Les allégations concernant la transparence et le consentement sont contraires à nos exigences et à la formation que nous avons fournie, a déclaré Google dans à The Verge.

Google ne suspend toutefois pas définitivement le programme. L’entreprise affirme qu’il est simplement suspendu le temps que la lumière soit faite sur la situation, et qu’elle continuera à payer entre-temps les personnes engagées.

Le géant du web a dû faire face à ses responsabilités après que Nina Hickson, une avocate d’Atlanta, lui a envoyé un courriel incisif à propos de ses tactiques douteuses.

La possibilité qu’on exploite des membres les plus vulnérables de la population pour avancer les intérêts commerciaux de votre compagnie est profondément alarmante, pour de multiples raisons, a-t-elle écrit, selon ce que rapporte le New York Times.

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Nous serions capables de reconnaître en moyenne 5 000 visages


Je trouve cela pas mal de reconnaître au temps de visage qui serait environ 5 000 visages qui peut être de façon personnelle ou non.
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Nous serions capables de reconnaître en moyenne 5 000 visages

 

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Crédits : iStock

par Brice Louvet

Une récente étude suggère que nos cerveaux seraient capables de reconnaître environ 5000 visages en moyenne. Certaines personnes peuvent même aller jusqu’à 10 000. Une capacité de reconnaissance faciale que nous devons en grande partie à notre histoire.

Combien de visages pourriez-vous reconnaître ? Des milliers, apparemment. Une capacité incroyable que nous devons à notre évolution.

« Le vocabulaire des identités faciales est vaste compte tenu du contexte de l’histoire de notre espèce,explique à Newsweek Rob Jenkins, du département de psychologie de l’Université d’York (Canada) et principal auteur de l’étude. Pendant la majeure partie de cette période, les humains vivaient par groupes d’une centaine de personnes. Nous sommes aussi bombardés par les visages des médias. C’est pourquoi les exigences en matière de capacités de reconnaissance du visage humain se sont intensifiées de façon spectaculaire ».

Nous avons ainsi évolué avec la capacité de reconnaître beaucoup de visages. D’accord, mais dans quelle mesure exactement ?

« Dans la vie de tous les jours, nous avons l’habitude d’identifier des amis, des collègues et des célébrités, ainsi que de nombreuses autres personnes, poursuit le chercheur. Mais personne n’a établi le nombre de visages que les gens connaissent réellement ».

Dans le cadre de cette étude, publiée dans le journal Proceedings de la Royal Society B, Rob Jenkins et son équipe ont demandé à des dizaines de participants de noter autant de visages qu’ils connaissaient en une heure. Ces derniers ont ensuite été invités à faire la même chose avec des personnalités reconnues et célèbres, mais sans les connaître personnellement.

Plus précisément, et dans un premier temps, les sujets ont identifié une moyenne de 362 visages connus (de 167 à 524). Les participants devaient ici donner le nom ou une description claire de la personne. Concernant les visages de personnalités publiques, le taux d’identification était inférieur : 290 visages en moyenne (169 à 407). Dans les deux expériences, la vitesse des identifications a commencé fort, puis diminué. On arrêtait ici le chronomètre à une heure. Les chercheurs ont ainsi extrapolé ces chiffres pour déterminer que s’ils avaient eu plus de 60 minutes, les participants auraient pu reconnaître entre 1000 et 10 000 visages, soit un peu moins de 5 000 visages en moyenne.

Cette nouvelle étude permet ici d’entrevoir un large éventail de voies de recherche, notamment concernant la technologie de reconnaissance faciale dans les aéroports.

« Une meilleure compréhension de la reconnaissance des visages chez l’Homme devrait éclairer une meilleure modélisation de ce processus dans les machines », conclut le chercheur.

Source

https://sciencepost.fr/

L’IA retrouve 3 000 enfants à Delhi


Impressionnant ! En 4 jours, l’intelligence artificielle grâce à un logiciel de reconnaissance faciale a ou retrouvé près de 3 000 enfants porter disparus en Inde C’est un autre moyen très efficace d’utiliser cette technologie pour une bonne cause.
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L’IA retrouve 3 000 enfants à Delhi

 

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Une IA de reconnaissance faciale a permis de retrouver la trace de 3 000 enfants disparus à Delhi.

(CCM) La police de Delhi a testé avec succès un logiciel de reconnaissance faciale de dernière génération. Son but : retrouver la trace d’enfants disparus, un fléau dans cette mégalopole indienne. En quelques jours, l’IA a permis d’identifier plus de 3 000 enfants.

Dans ce pays de 1,3 milliard d’habitants, 50 000 disparitions d’enfants sont reportées chaque année. Pour combattre ce fléau, le ministère de l’Intérieur indien a conçu TrackChild, une base de données qui traite les photos des enfants disparus. A l’origine du projet, l’organisation de l’enfance Bachpan Bachao Andolan a lancé le développement du logiciel. Elle a également décidé de lancer un premier essai grandeur nature avec la police de Delhi. Sur une période de 4 jours en avril, le logiciel a identifié 2 930 enfants, la plupart étant hébergés dans des orphelinats de la ville.

Après un tel succès, la Commission nationale pour la protection des droits de l’enfant souhaite élargir ce dispositif de recherche d’enfants disparus à base d’intelligence artificielle et de reconnaissance faciale. La Bachpan Bachao Andolan a également pris l’initiative d’ouvrir aux citoyens indiens la consultation de la base de données TrackChild. Ce test mené à Delhi n’est pas sans rappeler celui de la police de Zhengzhou, qui avait équipé ses agents de lunettes connectées.

Photo : © Shanti Hesse – Shutterstock.comhttps://www.commentcamarche.net/

Sécurité informatique: la fin des mots de passe?


Les mots de passe, à chaque fois qu’on ouvre un compte, il faut mettre un mot de passe ingénieux et s’en rappeler. Il parait que la plupart des gens préfèrent grandement le gestionnaire de mot de passe. Moi, j’aimerais mieux la biométrie, moins compliqué et tout aussi sécuritaire. Cependant, rien n’est 100 % sécuritaire sur le Web
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Sécurité informatique: la fin des mots de passe?

 

On se creuse la tête pour les créer. On s'arrache les cheveux quand on les... (Illustration La Presse)

ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

On se creuse la tête pour les créer. On s’arrache les cheveux quand on les perd. Les mots de passe, c’est un paquet de troubles! Et ils ne garantissent même pas notre sécurité. En serons-nous libérés par la reconnaissance faciale ou par empreinte digitale?

Des casse-têtes essentiels

«Les gens ne réalisent pas l’importance des mots de passe», estime Benoît Gagnon.

L’expert en sécurité informatique ne parle pas seulement de monsieur ou madame Tout-le-Monde qui utilise le nom de son chien pour bloquer l’accès à son ordinateur personnel.

«J’ai vu des bases de données très sensibles protégées avec [le mot de passe] 12345, dit le vice-président technologie de l’information et service-conseil au Corps des commissionnaires du Québec. J’ai vu des choses à faire dresser les cheveux sur la tête…»

Utiliser «12345» comme mot de passe n’a rien d’exceptionnel. Cette suite de chiffres figure même en très bonne position dans la liste des mots de passe les plus utilisés en 2017, selon une compilation effectuée par Splash Data. Benoît Gagnon ne croit pas que ce soit par paresse ou par naïveté qu’on opte pour des mots de passe simplets. On le fait parce qu’on est pressé.

«Les gens se disent qu’ils vont revenir le changer plus tard, dit-il. Et ils ne le changent pas…»

Mission impossible

«Ce qu’on nous demande, c’est un effort surhumain: se faire 50 mots de passe indéchiffrables pour 50 services différents et s’en souvenir, c’est pratiquement impossible», constate pour sa part Stéphane Leman-Langlois, professeur à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval.

De nos jours, le moindre site internet demande de s’enregistrer et d’établir un mot de passe.

«On en a tellement que ça devient impossible de faire le ménage là-dedans.»

Sur combien de sites et à combien de services ou d’applications êtes-vous enregistré? Une dizaine? Une centaine? Difficile à savoir. En comptant seulement les services bancaires, les médias sociaux, les courriels, les accès nécessaires pour le boulot, les sites de magasinage ou de divertissement et les services publics, on arrive facilement à plusieurs dizaines. Sans compter tous ceux qu’on n’utilise plus et qu’on a déjà oubliés… Stéphane Leman-Langlois évoque des études qui estimaient que l’utilisateur moyen avait jusqu’à 100-150 comptes enregistrés!

 

Réutiliser, c’est risqué

Choisir des mots de passe faciles est une façon de prévenir les oublis et de limiter les dégâts. L’autre stratégie utilisée par quantité de gens est de réutiliser les mêmes sur plusieurs sites. Ou, du moins, des variations des mêmes mots de passe. Environ 40 % des internautes américains le font, selon le Pew Research Center.

«Lorsqu’un utilisateur se fait pirater un compte, son mot de passe se trouve peut-être sur une quinzaine d’autres», signale toutefois Benoît Gagnon.

L’expert en sécurité informatique avance que bon nombre de gens ont quelques mots de passe principaux (entre six et neuf, selon lui) qu’ils utilisent (et réutilisent) en fonction du degré de protection jugé nécessaire: les plus complexes seraient ainsi réservés aux données sensibles comme les comptes bancaires. Sachez que percer un compte qui utilise l’un des 100 mots de passe les plus communs – la liste est facilement accessible sur l’internet – est un jeu d’enfant pour un logiciel d’attaque.

Au doigt et bientôt à l’oeil?

L’identification à deux facteurs est l’une des façons de se protéger contre le piratage de données. Pour prouver votre identité, vous devez savoir quelque chose (un mot de passe, par exemple) et posséder quelque chose (une clé USB, par exemple). L’envoi d’un code directement à l’appareil que vous utilisez est aussi une façon de prouver que vous l’avez en main. Compliqué? Non. Pratique? Non plus…

«La sécurité, très souvent, va réduire la facilité d’utilisation», indique Benoît Gagnon, expert en sécurité informatique.

Apple et Microsoft ont aussi mis en place l’identification par données biométriques: il est possible d’accéder à son ordinateur ou à son téléphone grâce à la reconnaissance faciale ou d’empreintes digitales. Benoît Gagnon estime que ce genre d’outil soulève des enjeux de vie privée, et il n’est pas du tout certain que la majorité des utilisateurs soient prêts à fournir ces informations à n’importe qui.

«Le côté pratique est là. C’est plus sécuritaire que d’avoir le même mot de passe partout ou « abc123 », juge Stéphane Leman-Langlois, qui y voit un développement positif. Par contre, il ne faut pas s’imaginer que personne n’arrivera jamais à exploiter ça et qu’il n’y aura jamais de moment où l’empreinte digitale ne fonctionnera pas ou que notre visage ne sera pas reconnu.»

Il faut donc avoir des plans B et C.

Un allié méconnu

Les deux spécialistes en sécurité informatique estiment que le commun des mortels néglige un dispositif fort pratique et sécuritaire: le gestionnaire de mots de passe.

«Je ne sais pas comment les gens font pour vivre sans», dit carrément Benoît Gagnon.

Cet outil crée des mots de passe compliqués que l’utilisateur n’a même pas besoin de retenir. En fait, il lui suffit de retenir celui qui donne accès à l’application. Retenir un seul mot de passe compliqué, ça, c’est du domaine du possible.

Stéphane Leman-Langlois affirme que si on lui offre le choix entre biométrie et gestionnaire de mots de passe, il choisit le second sans hésiter. Seuls 12 % des Américains utilisent un tel outil, selon le Pew Research Center.

«Quand on dit aux gens qu’ils devront apprendre une nouvelle affaire en informatique, ils lèvent les yeux au plafond, constate Stéphane Leman-Langlois. Même la soi-disant génération internet.»

Des gestionnaires de mots de passe sont offerts gratuitement ou par abonnement (de 2 $ à 3 $ par mois, par exemple). Les versions gratuites ne sont pas moins sécuritaires, selon les experts, seulement moins flexibles.

Les pires mots de passe

Splash Data a fait la liste des 100 mots de passe les plus utilisés en 2017… et qui seraient décryptés quasi instantanément par un logiciel de piratage. En voici 10.

Top 5

123456

password

12345678

qwerty

12345

Aussi dans le top 100 

letmein (7e)

iloveyou (10e)

starwars (16e)

trustno1 (25e)

1q2w3e (89e)

Construire un mot de passe sécuritaire Il n’est pas toujours nécessaire de se casser la tête pour trouver un mot de passe difficile à décrypter. Il suffit de tenir compte de quelques règles de base. Mode d’emploi.

sesame

Ce mot de sept lettres est jugé très faible, même s’il ne figure pas sur la liste des 100 mots les plus utilisés. Ses défauts? Il est trop court, contient une suite de lettres couramment utilisées et ressemble à un mot du dictionnaire. Il serait découvert en 13 secondes maximum par un logiciel d’attaque*.

*Les estimations du temps nécessaire pour décrypter les mots de passe et les commentaires généraux découlent de tests effectués sur les sites passwordmeter.com, howsecureismypassword.net et password.kapersky.com.

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Plus un mot de passe est long, plus il est sécuritaire. Certains sites les limitent néanmoins à six ou huit caractères.

«C’est une indication [que ces entreprises] ne sont peut-être pas à la page en matière de sécurité», estime Stéphane Leman-Langlois, de l’Université Laval.

Il faudrait tout de même entre 51 et 84 ans pour le décrypter.

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Stéphane Leman-Langlois explique qu’un mélange aléatoire de chiffres et de lettres peut faire un bon mot de passe. Un truc facile comme tout consiste à mettre des chiffres à la place de certaines lettres et faire en sorte que la combinaison ait l’air aléatoire tout en étant facile à retenir. Changer le A pour un 4 et le O pour un 0 est une pratique peu originale, mais qui fait son effet: il faudrait maintenant entre 200 et 5000 ans pour le décrypter!

Ses4me0uvret0i!

Il faudrait entre 3400 ans et… 18 milliards d’années pour trouver celui-ci. Deux détails font la différence: une majuscule (même placée au début) et un point d’exclamation (même placé à la fin).

À signaler: ce truc – très souvent conseillé par les experts – ne fonctionne que parce que le mot de passe est assez long.

Ses4me! tout court serait décrypté en environ 20 minutes.

http://www.lapresse.ca/

Des tatouages intelligents de conception québécoise au Super Bowl


Moi tout ce qui facilite un paiement avec des gadgets intelligents, je les redoute beaucoup. Bon, peut-être que je suis vieux jeu, mais c’est un moyen, d’après moi de perdre le contrôle de ses économies .. Peut-être que je me trompe
Nuage

 

Des tatouages intelligents de conception québécoise au Super Bowl

 

Ce tatouage permet de payer sans contact.

Ce tatouage permet de payer sans contact.   Photo : Connect & Go

Avant même que les Eagles et les Patriots ne s’affrontent dimanche, l’entreprise québécoise Connect & Go avait déjà gagné son pari. Plus de 70 000 amateurs de football portaient un tatouage intelligent conçu pour le paiement rapide.

Pour une deuxième année, cette innovation de Connect & Go a été testé durant la grand-messe de la NFL qui se tenait à Minneapolis, dans le cadre d’une campagne de paiement sans friction, en partenariat avec Visa et U. S. Bank.

Le tatouage intelligent, muni d’une puce, permettait de payer sans contact sur le site du Super Bowl.

« On se met un tatouage sur la main, on le relie à notre carte de crédit et on se promène. On scanne son épiderme et automatiquement, ça paie! », explique le cofondateur de Connect & Go Dominic Gagnon.

Le coeur de cette nouvelle technologie, ce n’est pas le tatouage, mais plutôt la puce. Connect & Go est surtout connue pour ses bracelets connectés.

Des bracelets connectés au JO

Le rideau tombé sur le Super Bowl, Connect & Go a maintenant la mission d’assurer la sécurité du village olympique de Pyeongchang, en fournissant des bracelets connectés aux athlètes et à leur famille.

L'un des bracelets conçus par la compagnie Connect & Go.

L’un des bracelets conçus par la compagnie Connect & Go. Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

« Qui le veut ne peut pas rentrer au village olympique. La sécurité au niveau du village olympique, c’est vraiment quelque chose d’important », informe Dominic Gagnon.

Le bracelet va être lié à la reconnaissance faciale. Chaque athlète ou membre de leur famille sera pris en photo. Dominic Gagnon, cofondateur de Connect & Go

Ce bracelet offre la possibilité de désactiver des accès à distance.

« Je peux changer dans ma base de données les informations en temps réel », dit l’entrepreneur.

Ce gadget permettra aussi d’acheter des dollars olympiques.

Des bracelets intelligents de l'entreprise québécoise Connect & Go

Des bracelets intelligents de l’entreprise québécoise Connect & Go   Photo : Connect & Go

Dominic Gagnon précise que sa technologie est « extrêmement » sécuritaire. Il peut récolter de nombreuses données, mais il ne peut pas savoir « qui vous êtes ».

Connecte & Go vient tout juste de signer un contrat avec le Festival d’été de Québec pour le contrôle d’accès avec des bracelets intelligents.

« On essaie de pousser de plus en plus les événements à accepter le paiement », dit-il.

http://ici.radio-canada.ca/