Le FBI fait une mise en garde sur les dangers liés aux télévisions intelligentes


Avec les ventes des fêtes, les télévisions connectés peuvent être intéressantes, mais comme toute chose connectées, il est important de comprendre les risques et les moyens pour diminuer les piratages

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Le FBI fait une mise en garde sur les dangers liés aux télévisions intelligentes

Une télécommande pointe un téléviseur.

Les télévisions intelligentes peuvent aussi être un accès à votre maison pour les pirates, selon le FBI de l’Oregon.

PHOTO : GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / DMITRIMARUTA

Radio-Canada

Alors que bien des gens profitaient du Vendredi fou et du Cyberlundi pour mettre la main sur une télévision intelligente bon marché, la branche orégonaise du Federal Bureau of Investigation (FBI) mettait le public en garde contre les sérieux risques que représentent ces télés de nouvelle génération.

Les téléviseurs connectés sont de plus en plus populaires sur le marché de l’électronique depuis quelques années. Ils fonctionnent de manière semblable aux téléviseurs normaux, mais peuvent se connecter à Internet, offrant un accès instantané à des plateformes de diffusion en continu comme Netflix.

Plusieurs de ces appareils sont également équipés d’un microphone et d’une caméra, qui permettent respectivement d’envoyer des commandes vocales à la télévision et de se faire proposer du contenu plus personnalisé à l’aide de la reconnaissance faciale.

Au-delà du risque que le fabricant de votre télévision et que les développeurs d’applications vous écoutent et vous regardent, cette télévision peut aussi être un accès à votre maison pour les pirates, explique le FBI de l’Oregon dans son communiqué. 

L’agence de renseignement explique que les objets connectés sont généralement moins sécurisés que les ordinateurs, et qu’ils pourraient accorder un accès facile à votre routeur à un pirate.

Dans le pire scénario, [un pirate] pourrait même activer la caméra et le microphone de la télévision située dans votre chambre pour vous espionner, poursuit le communiqué.

Prendre les précautions nécessaires

Le FBI de l’Oregon rappelle qu’il existe plusieurs manières de sécuriser un téléviseur intelligent, en commençant par s’informer sur le web des fonctionnalités de protection de la vie privée du modèle en question. 

L’agence de renseignement suggère, si possible, de modifier le mot de passe par défaut de la télévision et de désactiver le microphone et la caméra. Coller un ruban adhésif pour cacher la caméra est aussi une tactique viable. 

Une autre option est d’acheter une télévision non connectée. Étant donnée toute la controverse entourant les téléviseurs intelligents cela constitue l’option la plus simple (et, dans bien des cas, la moins coûteuse).

https://ici.radio-canada.ca/

Les réseaux sociaux et la télévision seraient liés à la dépression chez les adolescents


Il semblerait que ce ne soit pas le temps passé devant un ordinateur ou à des jeux vidéo, qui font augmenter la dépression à l’adolescence, mais les réseaux sociaux et la télévision. Ces constatations pourraient peut-être mieux aider ces jeunes à reprendre l’estime de soi.
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Les réseaux sociaux et la télévision seraient liés à la dépression chez les adolescents



AUDREY-MAUDE VÉZINA
La Presse

Passer plus de temps sur les réseaux sociaux ou à regarder la télévision serait lié à une augmentation de la dépression chez les adolescents, constatent des chercheurs du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine.

Dans leur recherche, Patricia Conrod, professeure de psychiatrie à l’Université de Montréal (UdeM) et au CHU Sainte-Justine, et Elroy Boers, chercheur postdoctoral au département de psychiatrie de l’UdeM, ont étudié quatre types d’activités sur écran : les réseaux sociaux, la télévision, les jeux vidéo et la navigation sur l’ordinateur. Les résultats montrent que ce n’est pas le temps passé devant l’écran qui augmente la dépression. En effet, les jeux vidéo et la navigation sur l’internet ne seraient pas des activités liées à une augmentation des cas de dépression à l’adolescence, contrairement aux réseaux sociaux et à la télévision.

L’étude, publiée dans la revue scientifique JAMA Pediatrics, regroupe les données de 3826 adolescents canadiens de 12 à 16 ans. Durant quatre ans, ces jeunes devaient évaluer leur temps passé devant l’écran pour chacun des quatre types d’activités. Ils devaient aussi remplir des questionnaires concernant divers symptômes dépressifs, comme les pensées suicidaires, la tristesse et le désespoir.

L’analyse des données de ces adolescents démontre un effet linéaire.

« S’il y avait une augmentation de l’usage, on voyait une augmentation des symptômes de dépression, alors que s’il y avait une diminution de l’usage, on notait une réduction des symptômes », rapporte Patricia Conrod.

Estime de soi et chambre d’écho

Dans leur étude, les chercheurs ont mis à l’épreuve trois hypothèses pour expliquer le lien avec la dépression. La première considérait l’effet de la réduction des activités physiques due au temps passé devant l’écran, mais les résultats n’appuyaient pas cette hypothèse. Les données indiquaient davantage un lien avec la deuxième hypothèse : la diminution de l’estime de soi.

« Ce qui est particulier dans le cas de la télévision et des réseaux sociaux, c’est que les jeunes partagent et regardent du contenu qui implique d’autres jeunes qui sont dans des situations plus favorables que la leur. Plus ils passent de temps devant ces deux types de plateformes, plus leur estime de soi diminue. Ça pourrait expliquer la relation entre ces deux types de plateformes et les symptômes de dépression », avance la professeure.

Les résultats de l’étude montrent aussi que les réseaux sociaux pourraient augmenter les symptômes de dépression chez ceux qui en souffrent déjà. Ces observations indiquent un lien avec la troisième hypothèse, celle des « spirales qui se renforcent ».

« On pense que c’est lié au fait que les algorithmes des réseaux sociaux présentent du contenu en lien avec votre comportement. Le contenu que vous choisissez influencera le contenu qui vous sera envoyé par la suite. Cet aspect des réseaux sociaux renforcera le risque chez les jeunes », analyse Patricia Conrod.

La professeure espère que les résultats pourront aider à prévenir la dépression.

« On pourrait aider les jeunes à mieux comprendre l’incidence potentielle des types de contenus sur leur santé mentale et leur estime de soi, ou les aider à avoir une perspective plus équilibrée sur les images et le contenu présenté. »

https://www.lapresse.ca/

L’écoute de séries en rafale pourrait augmenter le risque de cancer du côlon


Pourquoi regarder la télé pendant des heures est un risque du cancer du côlon ? La sédentarité. Ce comportement d’inactivité a de très mauvaises conséquences sur notre corps. Curieusement, les chercheurs n’ont pas remarque les risques devant un écran d’ordinateur. De plus, la proportion du risque du cancer de l’intestin est accrue chez les hommes que chez les femmes
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L’écoute de séries en rafale pourrait augmenter le risque de cancer du côlon

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Les chercheurs n’ont trouvé aucun lien entre le temps passé devant un écran d’ordinateur et le risque de cancer.

 

  • Natasha Hinde

  • HuffPost Royaume-Uni

S’asseoir et écouter la télévision plus de quatre heures par jour pourrait augmenter le risque de développer un cancer du côlon chez les hommes, selon une nouvelle étude.

Regarder plus de quatre heures de télévision par jour a été associé à un risque 35% plus élevé de développer un cancer du côlon chez les hommes. Les résultats n’étaient pas les mêmes pour les femmes.

Fait intéressant, les chercheurs n’ont trouvé aucun lien entre le temps passé à l’ordinateur et le risque de cancer de l’intestin.

« Des recherches antérieures suggèrent que regarder la télévision peut être associé à d’autres comportements, tels que fumer, boire et grignoter davantage. Ces choses peuvent augmenter le risque de cancer de l’intestin », a déclaré le Dr Neil Murphy, chercheur principal au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en France.

« Être sédentaire est également associé à un gain de poids et à une plus grande masse grasse. L’excès de graisse corporelle peut influencer les taux sanguins d’hormones et d’autres produits chimiques qui affectent la croissance de nos cellules et peuvent augmenter le risque de cancer du côlon. »

C’est l’une des plus grandes études à ce jour sur le lien entre le comportement sédentaire et le risque de cancer du côlon. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 500 000 hommes et femmes pour l’étude qui a été publiée dans le British Journal of Cancer.

Après six années de suivi, 2 391 personnes de l’étude britannique Biobank ont développé un cancer du côlon.

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Lorsque les chercheurs du CIRC, de l’Imperial College de Londres et de l’Université d’Oxford ont analysé les données, ils ont établi un lien entre le comportement sédentaire et le cancer de l’intestin. Sans surprise, ils ont également constaté qu’une augmentation de l’activité physique était associée à un risque inférieur de cancer de l’intestin chez les hommes.

«Cette étude pose des questions intéressantes: pourquoi le temps d’écran des ordinateurs n’augmentait-il pas le risque de cancer de l’intestin? Il existe des preuves qu’une plus grande exposition aux publicités de malbouffe à la télé augmente la probabilité d’en consommer, ce qui augmentera également les chances de prendre du poids », a déclaré la professeure Linda Bauld, experte en prévention de Cancer Research UK.

«Nous aurons besoin de recherches supplémentaires pour répondre aux questions soulevées par cette étude. Ce que nous savons, c’est que garder un poids santé, réduire l’alcool, faire de l’activité physique et manger des fruits et légumes réduisent le risque de cancer de l’intestin », a-t-elle ajouté.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Royaume-Uni a été traduit de l’anglais.

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Le Saviez-Vous ► Ils changent le monde avant d’avoir atteint 25 ans


Changer le monde avant 25 ans c’est possible que ce soit pour la sécurité en vélo avec le casque en papier, le soutien-gorge qui peut détecter un cancer du sein, ou ce jeune de 10 ans qui a inventé un boîtier au cas qu’un enfant est oublié dans l’auto, le vernis à ongles antiviol …. Ces jeunes femmes et ces jeunes hommes on créer pour mieux servir la population
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Ils changent le monde avant d’avoir atteint 25 ans

 

Quelques-unes des inventions les plus révolutionnaires de l'histoire - le... (Photomontage La Presse)

PHOTOMONTAGE LA PRESSE

SAMUEL LAROCHELLE

Collaboration spéciale

La Presse

Quelques-unes des inventions les plus révolutionnaires de l’histoire – le téléphone, le braille, le cache-oreilles, la télévision, la planche à voile et le popsicle – sont l’oeuvre de femmes et d’hommes qui n’avaient pas encore atteint 25 ans. Voyons voir ce que les jeunes d’aujourd’hui ont inventé à leur tour.

Soutien-gorge pour diagnostiquer le cancer

Après que sa mère eut survécu à un cancer du sein, le Mexicain de 18 ans Julian Rios a eu l’idée d’intégrer 200 capteurs sensoriels à un soutien-gorge, afin d’analyser la température, la texture et la couleur des seins. En portant l’invention entre 60 et 90 minutes par semaine, une femme peut récolter plusieurs données qui seront analysées par une application mobile. Celle-ci transmettra ensuite un diagnostic à la femme et à son oncologue. Évidemment, l’invention du jeune homme ne se substitue pas à la mammographie. Toutefois, le concept lui a valu la victoire au concours international Global Student Entrepreneur Awards, qui récompense les étudiants entrepreneurs.

Rester connecté avec bébé

Selon l’association américaine Kids Car, plus de 800 enfants sont morts après avoir été oubliés dans une voiture depuis 1994. Il y a quelques mois, un Texan de 10 ans, Bishop Curry, a entendu parler d’un drame semblable survenu près de chez lui. Il a alors trouvé une solution: un boîtier attaché au siège d’auto du bébé, doté d’un ventilateur et d’une connexion WiFi, qui alerte les parents et les secours en cas d’oubli. Depuis son lancement sur la plateforme de sociofinancement GoFundMe, en janvier 2017, le projet Oasis a récolté plus de 48 000 $.

Robot planteur

Les producteurs de vin du monde entier pourraient augmenter leur productivité grâce à Clément, un jeune Grenoblois de 13 ans, qui a inventé un robot avec un bras articulé, muni d’une pince et d’une bineuse, afin d’arracher et de planter la vigne.

«Je plante des vignes sous la pluie, ça fait mal au dos. On est toujours baissé, on doit creuser des trous et installer des piquets», a expliqué l’adolescent dans un reportage diffusé sur Europe 1.

 Son robot pourrait planter jusqu’à 60 pieds de vigne par heure, au lieu d’une centaine… par jour.

Vernis «antiviol»

Au cours des dernières années, quatre étudiants de l’Université de Caroline du Nord ont énormément fait parler d’eux après avoir inventé un vernis à ongles hors de l’ordinaire. Le produit change de couleur lorsqu’on trempe un ongle verni dans un liquide contenant des drogues, comme le GHB. Depuis 2014, le quatuor a récolté près de 5,5 millions de dollars afin de commercialiser le produit sous le nom d’«Undercover Colors», qui sera vraisemblablement accessible aux consommateurs au cours de l’année 2017. Le vernis permettrait également de repérer la présence de Xanax, d’ecstasy et de Rohypnol.

Barbe à papa

Un robot qui fabrique de la barbe à papa, voilà ce qu’ont inventé quatre jeunes Égyptiens.

«Ensuite, ils ont commencé à travailler avec moi pour former des enfants plus jeunes, afin que notre équipe grandisse et puisse s’engager dans de plus gros projets», a expliqué le fondateur de l’équipe de robotique Asama Zayed au site web Africa Top Success.

L’un de leurs rêves: présenter leur robot Big Hero 6 en septembre prochain au prestigieux World Maker Fair de New York, une conférence annuelle américaine où les concepteurs de robots présentent leurs toutes dernières créations.

Scanneur à pesticides

Allier nouvelles technologies et développement durable, c’est possible ! Parlez-en à Simon Bernard, un étudiant français qui a élaboré un scanneur capable de détecter la présence et la quantité de substances chimiques qui se trouvent sur et dans les fruits et légumes. Placé au-dessus d’un aliment, l’appareil émet une lumière infrarouge qui est absorbée selon le groupe chimique qu’il rencontre. Son invention a gagné le premier prix au concours Green Tech Écoles, organisé par le ministère de l’Environnement, au printemps 2016. Sa machine, nommée «scan eat», pourrait également repérer différents polluants dans l’eau et dans l’air.

Casque de vélo… en papier

Insouciants, les jeunes? Pas si on se fie à Isis Shiffer, une jeune diplômée en design industriel du Pratt Institute of Design de New York, qui a imaginé un casque en papier pliable capable de protéger la tête des usagers. Son EcoHelmet possède une structure dite «alvéolaire» qui résiste aux chocs, comme les casques en polystyrène. Fait de papier, le casque est imperméable à la pluie pendant des heures et pourrait être vendu dans les stations de vélo en libre-service au coût de 5 $. L’année dernière, la jeune femme a remporté le prix international James Dyson Award.

Bouteille biodégradable

Une bouteille en plastique prend entre 100 et 1000 ans pour se décomposer. Afin de contrecarrer ce fléau environnemental qui ne cesse de prendre de l’ampleur, l’étudiant islandais Ari Jonsson a créé une bouteille 100 % dégradable faite à partir d’agar-agar en poudre, un produit japonais qui se transforme en gel au contact de l’eau. Moulée par un processus de congélation, la bouteille se dégrade ensuite très vite, à partir du moment où le contenant est vide. Si l’eau n’est pas consommée rapidement après remplissage, elle peut prendre le goût naturel de l’agar-agar, une algue sans danger pour les humains.

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Les enfants voient 25 Millions de pubs d’aliments par année


Avec la publicité numérique, les enfants de 2 a 11 ans voit en 1 an 25 millions des publicités ciblées pour eux et 90 % concernent la malbouffe. Ils sont visés partout, sur les sites pour enfants, les jeux vidéos, film … Il est temps que la publicité ciblée pour nos jeunes soient réglementé plus sévèrement
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Les enfants voient 25 Millions de pubs d’aliments par année

 

FUSE

L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte.

Il est clair que les taux d’obésité sont influencés par la masse de publicité à laquelle sont exposés les enfants

 

Chers parents,

Vous ignorez peut-être la masse de publicité que voient vos jeunes sur des aliments et boissons à faible valeur nutritive.

Ce n’est pas de votre faute. C’est le monde dans lequel nous vivons. Nous devons nous rendre à l’évidence : les entreprises de produits alimentaires et de boissons exercent leur emprise sur nos enfants.

Il y a vingt-cinq ans, les parents pouvaient s’attendre à voir et contrôler la plupart des publicités auxquelles leurs enfants étaient exposés. Aujourd’hui, même les parents les plus consciencieux ne sont pas en mesure de le faire.

Les enfants sont ciblés par la publicité d’aliments et de boissons à faible valeur nutritive à la télévision, à la radio, dans les magazines, les jeux vidéo et les films, sur les panneaux publicitaires, par le placement de produits, et par le parrainage d’événements et d’équipes. L’industrie fait régulièrement appel aux célébrités et aux personnages pour capter leur attention. Des publicités les attendent aussi où ils se rassemblent, comme dans les arénas, les centres récréatifs et les écoles.

La situation a empiré au fil des ans.

Les nouvelles formes de publicité numérique permettent aux entreprises de cibler à bas prix les jeunes avec leurs propres sites Web, ainsi que par des bandeaux, fenêtres et vidéos publicitaires sur d’autres sites, ou encore au moyen d’applications, d’alertes ou d’annonces commerciales et de textos. La publicité alimentaire est aussi intégrée aux publications des blogueurs sur YouTube.

L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte.

La plupart de ces entreprises sont très présentes sur les médias sociaux, ce qui leur permet d’interagir avec vos jeunes. L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte. En transmettant le lien à leurs amis, ils deviennent annonceurs à leur tour.

Les techniques publicitaires ont bien évolué.

Le marketing en ligne est très différent du traditionnel. Dans bien des cas, il permet aux enfants d’interagir avec le produit, et fait appel au ciblage publicitaire basé sur leur comportement et au ciblage géographique.

 

Le Code de la publicité radiotélévisée destinée aux enfants limite cette dernière à quatre minutes par émission de 30 minutes pour enfants. Toutefois, la publicité d’aliments et de boissons sous forme numérique ne fait l’objet d’aucune restriction.

En un an, à l’échelle du pays, les enfants de 2 à 11 ans ont vu 25 millions de ces publicités – dont 90 % concernent des produits à faible valeur nutritive – sur leurs dix sites Web préférés.

Plus tôt cette année, mon équipe de recherche et moi-même avons entrepris de mesurer l’ampleur de la publicité numérique d’aliments et de boissons destinée aux enfants. Nous nous attendions à de gros chiffres, mais les résultats nous ont renversés. En un an, à l’échelle du pays, les enfants de 2 à 11 ans ont vu 25 millions de ces publicités – dont 90 % concernent des produits à faible valeur nutritive – sur leurs dix sites Web préférés.

Ce marketing est bon pour la santé des entreprises, mais pas pour celle de nos jeunes.

Il est clair que les taux d’obésité sont influencés par la masse de publicité à laquelle sont exposés les enfants. L’obésité expose ces derniers à un risque beaucoup plus élevé d’en souffrir à l’âge adulte, de même qu’à de nombreux problèmes de santé susceptibles de raccourcir leur vie, dont les maladies du cœur, l’AVC et le diabète.

L’industrie alimentaire s’est dotée d’un système volontaire censé limiter la publicité destinée aux enfants sur des aliments et boissons à faible valeur nutritive. Ce système ne fonctionne pas. J’ai mené plusieurs études pour évaluer l’influence de l’autorégulation en matière de publicité alimentaire, et les résultats indiquent de manière convaincante qu’il s’agit d’un échec.

Heureusement, nous avons un modèle qui fonctionne au pays. Depuis 1980, le Québec interdit la publicité commerciale de tous biens et services destinée aux enfants de moins de 13 ans. Il est temps que le reste du Canada emboîte le pas. Par ailleurs, la restriction devrait aussi englober les adolescents, et la loi devrait encadrer toute l’étendue de la publicité.

Tous les parents veulent que leurs enfants soient élevés dans la santé, mais ils ont besoin d’aide pour y arriver. Une réglementation fédérale de la publicité d’aliments et de boissons serait un bon moyen de les épauler. Les preuves à cet effet ne manquent pas.

Donnons aux parents le coup de main dont ils ont besoin pour que leurs enfants grandissent en santé.

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Surexposés aux écrans, les enfants deviennent-ils autistes ?


Aujourd’hui, les enfants bien avant 5 ans savent naviguer sur You Tube et jouer a des jeux sur Internet, que ce soit sur la tablette ou le Smartphone. Il est important de gérer le temps des très jeunes enfants devant les écrans numériques pour ne pas avoir des retards de développement
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Surexposés aux écrans, les enfants deviennent-ils autistes ?

 

Mamaza/shutterstock.com

L’envahissement de notre environnement par les écrans est une réalité. Les tout-petits n’y échappent pas. Si les sociétés savantes de pédiatrie ont depuis longtemps émis des recommandations pour limiter leur exposition au numérique, des médecins des services de la Protection maternelle et infantile (PMI) en région parisienne sonnent l’alarme. Selon eux, l’exposition massive à la télévision, aux tablettes et autres smartphones provoque des dégâts considérables sur le développement des jeunes enfants.

« Au cours de 15 dernières années, nous avons observé une explosion des signalements de retards de développement chez les enfants de moins de 4 ans », indique le Dr Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI à Grigny dans l’Essonne. « Pour les cas les plus graves, cela se manifeste par des symptômes qui ressemblent à des troubles autistiques, sans en être réellement. » 

Des petits de 2 ans qui ne répondent pas à leur prénom, des enfants qui restent dans leur bulle, un comportement obsessionnel et se jette sur le smartphone de leurs parents…

Après avoir interrogé les parents, le dénominateur commun est devenu évident pour cette professionnelle de terrain :

« une forte exposition aux écrans, souvent jusqu’à 12h par jour ».

La télévision allumée en permanence alors que le petit de 15 mois joue dans le salon, la tablette pour s’endormir, le portable pour calmer…

« Et les parents ne pensent pas mal faire », souligne le Dr Ducanda. « Nombre d’entre eux estiment même qu’il est bénéfique de préparer les enfants au monde d’aujourd’hui, au numérique. »

Or c’est là que l’erreur peut avoir de graves conséquences.

Des effets sur un cerveau en formation

« Le cerveau humain est immature à la naissance », rappelle le Pr Jean-Michel Pedespan, responsable de l’unité de neurologie pédiatrique du CHU de Bordeaux.

 C’est en interagissant avec son environnement, en 3 dimensions, et en utilisant les 5 sens, que les réseaux neuronaux se constituent.

« Les connexions vont se faire de façon lente, par étapes successives, à condition que le processus de maturation se fasse convenablement ».

Or « une exposition précoce et répétitive de stimulation visuelle est susceptible d’envahir certains circuits neuronaux qui initialement étaient voués à d’autres fonctions », poursuit-il. « Le développement se fait de façon aberrante. » Ce qui risque, à terme, de « créer une réduction de l’espace cortical disponible ». Ainsi, « des expériences trop précoces, trop intenses et inadéquates aux besoins de l’enfant peuvent perturber cette mécanique neuronale extrêmement précise et génétiquement déterminée dans son organisation qui est très subtile », ajoute-t-il.

Est-ce réversible ? Par expérience, Anne-Lise Ducanda pense que c’est le cas.

Généralement, « un mois après le sevrage de l’exposition massive, le comportement et le développement de l’enfant reviennent dans la norme », raconte-t-elle. « Sauf pour ceux qui présentent réellement un profil autistique », précise-t-elle. Le Dr Pedespan est plus mesuré. « On peut imaginer que ça puisse avoir des conséquences irréversible, mais ce n’est pas démontré », note-t-il.

Quoi qu’il en soit, « les parents veulent bien faire », assure le Dr Ducanda.

Il faut donc les informer et les aider à éloigner leurs tout-petits des écrans.

En pratique, comment les sevrer ?

« Ça le calme, ça l’occupe, il regarde tout seul sur Youtube des petits dessins animés ou fait des jeux éducatifs »…

Comment revenir, en pratique, sur ces comportements déjà bien installés dans la famille ?

« Il est difficile de modifier ces habitudes », admet le Dr Ducanda. Et ce, d’autant plus s’il y a une fratrie. « Les recommandations 3-6-9-12 sont impossibles à appliquer quand on a un enfant de 10 ans et un de 5 par exemple. »

Pourtant, les parents sont volontaires lorsqu’ils comprennent l’importance de sevrer leurs enfants des écrans.

« Il faut que ce soit une démarche familiale », note-t-elle.

Et « s’il est trop dur de le laisser regarder un peu le téléphone ou la tablette car il fait des crises quand ça s’arrête, mieux vaut ne rien donner du tout avant 5 ans », conseille-t-elle. Dans tous les cas, « il faut toujours accompagner l’enfant avant 5 ans », ajoute le Dr Pedespan.

Pour Anne-Lise Ducanda et ses collèges, « il faudrait un plan Marshall sur l’éducation, le numérique, le marketing pour prévenir les parents des risques encourus ». Sans cela, « nous aurons une génération sacrifiée », conclut-elle.

  • Source : interview du Dr Anne-Lise Ducanda, médecin en PMI dans l’Essonne, 22 mai 2017 – interview du Dr Jean-Michel Pedespan, responsable de l’unité de neurologie pédiatrique du CHU de Bordeaux, 23 mai 2017

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