Les appareils auditifs contre la démence, la dépression et les chutes !


Avoir une perte auditive, c’est frustrant ! La plupart des problèmes auditifs peuvent se corriger grâce à une prothèse. Plus qu’on prend de l’âge cette prothèse est un gain pour diminuer certaines maladies comme la démence, la dépression et aussi les chutes
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Les appareils auditifs contre la démence, la dépression et les chutes !


Erica-Smit/Shutterstock.com

Corriger une perte auditive n’impacte pas seulement l’ouïe mais la santé en générale. Selon des chercheurs américains, s’appareiller contre une surdité nouvellement diagnostiquée réduit les risques de démence, de dépression, d’anxiété et de chutes au cours des 3 années suivantes !

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques s’intéressent à la pertinence d’un appareillage auditif. Récemment, des chercheurs britanniques avaient montré que les prothèses réduisaient considérablement le risque de développer une démence. Mais les vertus iraient bien plus loin.

Une équipe de l’Université du Michigan a examiné les données de près de 115 000 personnes âgées de plus de 66 ans souffrant d’une perte auditive. En examinant les parcours de santé suivis par les patients au cours des 3 années suivant le diagnostic, ils ont constaté des différences significatives.

Ainsi, le risque d’être diagnostiqué d’une démence, y compris la maladie d’Alzheimer, dans les trois ans était inférieur de 18% pour les utilisateurs d’appareils auditifs. Le risque de dépression était réduit de 11%, tout comme le risque de chute (-13%).

Côté explications, les auteurs avancent le fait que la surdité favorise « le manque d’interactions sociales, la perte d’autonomie, d’équilibre et le manque de stimulation cérébrale. ».

  • Source : Journal of the American Geriatrics Society, 5 septembre 2019

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Les changements climatiques, source d’« écoanxiété »


Il n’y a pas un jour qu’on ne parle pas des changements climatiques, on sait que cela n’ira pas en s’améliorant, mais on peu du moins atténuer les conséquences, sauf que pour agir, c’est maintenant. Malheureusement, il y a des gens qui ne voient que le négatif et développe un trouble d’anxiété. L’écoanxiété se retrouve surtout chez les jeunes. Il est important de ne pas être défaitiste et d’éduquer ce qu’ils peuvent faire en temps qu’individu et collectivité. Des jeunes comme Greta Thunberg peuvent faire la différence, elle peut toucher les jeunes pour forcer les adultes à agir.
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Les changements climatiques, source d’« écoanxiété »

PHOTO HANNAH MCKAY, ARCHIVES REUTERS

Un glacier en Norvège.

La Terre se réchauffe, les glaciers fondent, le niveau des océans augmente et la forêt amazonienne brûle : notre planète est en si mauvaise santé, et son avenir paraît si sombre, que certains commencent à perdre tout espoir et sont maintenant en proie à un phénomène relativement nouveau, « l’écoanxiété ».

JEAN-BENOIT LEGAULT
LA PRESSE CANADIENNE

« C’est un concept qui est beaucoup utilisé en Europe et dans d’autres pays, et nous on commence à le voir tranquillement, a dit la docteure Jalila Jbilou, qui est professeure agrégée à l’École de psychologie de l’Université de Moncton. C’est comme une conceptualisation d’une préoccupation qui existait déjà dans le milieu. On a vraiment un terme par rapport à ça. »

Le phénomène affecte surtout les jeunes, pour des raisons évidentes, mais aussi des adultes, au point de pouvoir devenir « pathologique » chez certains, a-t-elle ajouté.

« Ça touche tout le monde, a expliqué la docteure Jbilou. Il y a une vingtaine ou une trentaine d’années, c’était plus des gens qu’on identifiait comme des hyper engagés, des hyper orthodoxes de l’écologie et de l’environnement, et là on se rend compte en fait que, dans cette masse de “revendicateurs politiques”, il y a des gens qui sont vraiment anxieux et préoccupés et à la limite terrorisés par ce qui va arriver. »

On peut facilement penser à une anxiété et un désespoir extrême, poursuit-elle : l’écologie peut n’être qu’une première étape, et après tout s’effondre et ça a un effet beaucoup plus grand.

« L’anxiété c’est une préoccupation pour le futur, et ça c’est le grand point qui est avancé surtout par les gens qui se préoccupent de l’écologie : oui, tout de suite, les choses vont plus ou moins bien, mais le problème on l’a devant nous, il arrive et il s’en vient », a-t-elle dit.

Pas nouveau

Ce n’est pourtant pas d’hier que l’humain a un impact sur son environnement.

S’il n’y a aucun doute que les changements climatiques et la destruction de l’environnement constatés aujourd’hui soient de grande ampleur, et qu’ils aient tendance à s’accélérer, une vaste étude publiée récemment par le prestigieux magazine Science démontrait que l’humain a commencé à modifier son environnement il y a environ trois ou quatre mille ans, soit beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait jusqu’à présent.

L’étude ArchaeoGLOBE, qui a mis à contribution 255 chercheurs à travers le monde, révèle que c’est à ce moment que les humains ont commencé à domestiquer les animaux et les plantes. Les premiers agriculteurs et éleveurs ont alors notamment détruit les forêts pour faire pousser leurs récoltes ou créer des pâturages. Environ 40 % de la surface terrestre de la planète était touchée il y a quatre mille ans.

« Les changements cumulatifs à long terme provoqués par les premiers producteurs de nourriture sont plus importants que plusieurs ne le réalisent », a indiqué dans un communiqué une des auteures de l’étude, Andrea Kay de l’Université du Queensland.

Ces données pourraient permettre aux chercheurs d’examiner quelles solutions avaient été adoptées par les civilisations anciennes pour mitiger les effets négatifs de la déforestation, de la rareté de la ressource en eau, et autres.

Les chercheurs croient que ces nouvelles données pourraient aussi permettre de mieux prédire le futur impact humain sur l’environnement, puisque des prédictions de qualité comparent le présent au passé et que le portrait actuel du passé sous-estime cet impact.

Responsabilité collective

Mme Jbilou se dit frappée par l’exemple de Greta Thunberg, la jeune militante environnementale suédoise qui est notamment à l’origine du mouvement des vendredis sans école qui a mobilisé des centaines de milliers d’étudiants à travers le monde.

« Parfois les médias mettent une pléthore d’informations que probablement certaines personnes ne sont pas en mesure de processer au fond d’elles-mêmes pour temporiser, et du coup ça peut devenir anxiogène, a-t-elle dit. La responsabilité collective des médias, des parents, des institutions est d’outiller les jeunes pour que ce mouvement de revendications et d’actions politiques et sociales ne devienne pas une zone d’angoisse et de stress. »

L’important, ajoute-t-elle, est de reconnaître qu’il y a dans la vie des choses sur lesquelles on peut agir seuls, des choses sur lesquelles on peut agir collectivement et des choses face auxquelles nous sommes impuissants, « et c’est l’acceptation de ces trois aspects qui fait qu’on arrive à avoir une vie équilibrée ».

« Si on se concentre sur ce qu’on ne peut pas changer et qu’on en fait son cheval de bataille, c’est difficile d’avancer », a-t-elle dit.

Il est aussi crucial de remettre l’écoanxiété dans le contexte de « la vie au complet, dans toutes les sphères de vie, et notamment les sphères qui vont bien », poursuit Mme Jbilou.

« Il faut travailler sur les pensées sur ce qui ne va pas. Souvent on regarde les problèmes, mais on ne regarde pas les solutions, tout ce qui se passe de bien dans sa vie, a-t-elle expliqué. C’est un peu de déplacer la pensée par rapport à l’écologie seulement. »

« Le deuxième point, c’est l’éducation, a conclu, Mme Jbilou. “OK, tu penses que ça ne va pas, mais tu peux y contribuer pour améliorer”. On peut s’engager par rapport à l’écologie à tous les niveaux. C’est de transformer sa source d’anxiété en une source de force régénératrice : il devient maître de la pensée négative et il commence à agir dessus et il peut même éduquer d’autres personnes, donc ça transforme son inquiétude en valorisation d’action. »

https://www.lapresse.ca

Fumer du lait de crapeaud veni­meux pour­rait soigner la dépres­sion


Qui aurait cru qu’une sécrétion toxique d’une espèce de crapaud pourrait servir pour soigner le stress, l’anxiété et la dépression ?
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Fumer du lait de crapeaud veni­meux pour­rait soigner la dépres­sion


par  Mathilda Caron


D’après une nouvelle étude publiée dans le jour­nal Psycho­phar­ma­co­logy le 13 mai 2019, le lait d’un crapaud veni­meux pour­rait être la clé pour soigner la dépres­sion. 

Le crapaud du désert de Sonora, que les scien­ti­fiques connaissent sous le nom de Bufo alva­rius, a la parti­cu­la­rité d’avoir des sécré­tions toxiques pouvant tuer ses préda­teurs, mais aussi faire « planer » l’être humain.

Les cher­cheurs se sont penchés sur la 5-méthoxy-dimé­thyl­tryp­ta­mine (5-MeO-DMT), une substance présente dans ses sécré­tions qui s’avère être un puis­sant psycho­trope, cousine de la DMT. Ce « lait » psyché­dé­lique est d’ailleurs convoité par un nombre crois­sant de consom­ma­teurs de drogues, et il est classé comme stupé­fiant dans certains pays d’Amé­rique du Nord et du Sud.

Cela n’a pas empê­ché une équipe inter­na­tio­nale de cher­cheurs – issus des univer­si­tés de Maas­tricht, aux Pays-Bas, et de Prague, en Répu­blique tchèque – de se pencher sur ses pouvoirs médi­ci­naux. Après plusieurs semaines d’ex­pé­rience sur des cobayes victimes de troubles mentaux, les symp­tômes de stress, d’an­xiété ou de dépres­sions auraient dimi­nué, dès la première inha­la­tion, chez les personnes testées.

Source : Psycho­phar­ma­co­logy

https://www.ulyces.co/

La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde


Sans que les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi il semble que la méditation ne soit pas pour tout le monde. Il semble que pour certains, cela peut augmenter le stress, par la peur et des émotions négatives. Les hommes serait légèrement plus enclins que les femmes à ressentir un impact désagréable et étrangement l’écart est plus grand chez les athées que les croyants.
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La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde

Les scientifiques ne savent pas pour l'instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Les scientifiques ne savent pas pour l’instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré sur Cosmos Magazine

Cette pratique peut faire ressortir peur et anxiété.

Régulièrement vantée pour ses bienfaits sur l’humeur et la qualité de vie, la méditation apporterait aussi son lot de désagréments. Selon une étude publiée dans le journal PLOS ONE, plusieurs adeptes réguliers de cette pratique mentale l’ont vécue comme «désagréable» et ont éprouvé des sentiments de peur, d’anxiété ou encore des émotions déformées.

Dirigés par une équipe de recherche de l’University College de Londres au Royaume-Uni, ces travaux scientifiques s’appuient sur un sondage en ligne auquel 1.232 personnes ont répondu. Parmi les questions posées, l’appréciation de l’expérience de méditation et si elle était vécue comme «désagréable», à travers des sentiments d’anxiété, de peur, des émotions déformées, une altération du sens que les personnes avaient d’elles-mêmes ou du monde.

Un sentiment négatif chez 25% des adeptes

Au moins un quart des participant·es de l’enquête qui méditent régulièrement ont déclaré avoir connu une expérience psychologique «particulièrement désagréable»liée à la méditation, y compris des sentiments de peur et des émotions déformées. Les hommes distancent un peu plus les femmes: ils ont été 28,5% contre 23% d’entre elles à avoir exprimé un avis négatif sur leur expérience personnelle de la pratique.

L’écart se creuse encore un peu plus avec les personnes athées: 30,6% d’entre elles ont mal vécu la pratique, contre 22% pour les croyant·es.

«Ces résultats soulignent l’importance d’élargir la compréhension publique et scientifique de la méditation au-delà d’une technique de promotion de la santé», indique Marco Schlosser, psychiatre et chercheur à l’University College de Londres.

Les scientifiques indiquent toutefois que les données n’apportent aucune indication sur le type exact d’expériences, ni sur leur gravité ou leur impact.

«Nous savons très peu de choses sur pourquoi, quand et comment de telles difficultés liées à la méditation peuvent survenir: des recherches supplémentaires sont maintenant nécessaires pour comprendre la nature de ces expériences», prévient l’auteur principal de l’étude.

http://www.slate.fr/

Patient hors norme : elle ne ressent ni douleur ni anxiété


Je savais que cela pouvait exister, et à première vue, une personne qui ne ressent presque pas la douleur, ni l’anxiété, cela doit génial et pourtant, si on ne ressent pas la douleur, il n’y a pas d’alerte que quelque chose ne va pas. Cette femme ne s’est jamais sentie différente jusqu’à 60 ans, quand les médecins se sont penchés sur son cas. Elle a permis d’avancer certaines connaissances sur la douleur et l’humeur et d’un gène que les scientifiques croient inutile. Grâce a ces nouvelles connaissances, cela pourrait aider a mieux contrôler la douleur.
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Patient hors norme : elle ne ressent ni douleur ni anxiété

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Cette Écossaise de 71 ans ne ressent quasiment ni douleur, ni peur, ni anxiété. Son cas exceptionnel a permis à des chercheurs britanniques d’identifier une nouvelle mutation génétique, qui ouvre la voie vers des applications médicales pour traiter douleur et anxiété.

C’est l’histoire d’une femme qui a vécu plus de 60 ans sans s’apercevoir qu’elle n’était pas comme tout le monde, comme elle l’a affirmé : 

« Il y a quelques années, je ne savais pas qu’il y avait quelque chose d’inhabituel dans le peu de douleur que je ressens. Je pensais que c’était normal. » 

Je pensais que c’était normal

Vers l’âge de 65 ans, elle est repérée des médecins à l’hôpital d’Inverness, en Écosse, car elle avait de l’arthrose à la hanche, avec une dégénérescence importante des tissus articulaires. Pourtant, elle n’avait pas mal. Un an plus tard, à 66 ans, elle subit une opération à la main, qui habituellement conduit à des douleurs postopératoires. Mais chez elle, rien de tout cela : elle ne se plaint d’aucune douleur.

La patiente, replongeant dans son passé, a relaté différentes expériences illustrant son cas : par exemple, elle n’avait jamais eu besoin d’analgésiques après des opérations, comme des chirurgies dentaires ; quand elle se coupait, la plaie cicatrisait assez vite ; si elle se brûlait, elle ne ressentait pas de douleur, jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive d’une odeur de chair brûlée… Autre preuve de son insensibilité à la douleur : d’après l’article médical paru dans le British Journal of Anaesthesia, 

« Elle a déclaré avoir mangé du piment Scotch-Bonnet sans aucune gêne », avec à la place « un éclat agréable » de courte durée dans la bouche.

Les chercheurs de l’UCL (University College London) et d’Oxford se sont donc intéressés à son cas et ont trouvé deux mutations intéressantes dans son génome. L’une concernait un pseudogène, appelé FAAH-OUT, dont on pensait jusqu’à présent qu’il n’était pas fonctionnel. L’autre était une mutation dans un gène proche, qui contrôle l’enzyme FAAH, mais cette mutation (rs324420) est répandue dans la population. Le gène FAAH (fatty-acid amide hydrolase) est impliqué dans le signal de la douleur, la mémoire et l’humeur. Des souris qui n’ont pas FAAH ressentent moins la douleur et l’anxiété et guérissent plus rapidement de leurs plaies.

Une insensibilité liée au système endocannabinoïde

D’autres tests réalisés en collaboration avec l’université de Calgary au Canada ont révélé qu’elle avait dans son sang des niveaux élevés d’un neurotransmetteur, l’anandamide. Cette molécule se fixe sur des récepteurs du système endocannabinoïde, CB1, des récepteurs connus aussi pour être des cibles des principes actifs du cannabis. L’anandamide est normalement dégradé par l’enzyme FAAH. Pour les chercheurs, cette concentration anormale d’anandamide était le signe d’un signal élevé du système endocannabinoïde et de l’absence de fonctionnement de l’enzyme FAAH.

Les chercheurs ont aussi testé l’humeur de cette patiente hors norme sur une échelle habituellement utilisée pour connaître l’anxiété d’un individu (Generalized Anxiety Disorder-7).  Elle a obtenu le score minimal soit 0/21. Cette éternelle optimiste a expliqué qu’elle ne paniquait jamais, même dans des situations dangereuses, comme lors d’un accident de la circulation qu’elle avait vécu récemment. Elle avait cependant des problèmes de mémoire, oubliant des mots au milieu de phrases, des troubles qui pourraient être liés au système endocannabinoïde.

Ces travaux suggèrent que le gène FAAH-OUT, qui est muté chez cette femme, contrôle l’expression du gène FAAH.

James Cox, chercheur à l’UCL, a expliqué dans un communiqué que « Nous avons constaté que cette femme avait un génotype particulier qui réduit l’activité d’un gène [ndlr : FAAH] déjà considéré comme une cible potentielle pour les traitements de la douleur et de l’anxiété. »

Les chercheurs pensent qu’il est possible que d’autres personnes soient dans le même cas, étant donné que cette femme ne s’est pas rendu compte de rien d’anormal avant 60 ans. Ils encouragent les personnes insensibles à la douleur à se faire connaître.

Cette recherche suggère de nouvelles voies pour développer des analgésiques qui cibleraient FAAH-OUT avec de nombreuses applications médicales : 

« Nous espérons qu’avec le temps, nos découvertes pourraient contribuer à la recherche clinique sur la douleur et l’anxiété postopératoires, ainsi que sur la douleur potentiellement chronique, le trouble de stress post-traumatique et la cicatrisation des plaies, éventuellement au moyen de techniques de thérapie génique. »

La patiente s’est réjouie que son cas puisse aider un jour à soulager des malades :

« Je serais ravie si des recherches sur ma propre génétique pouvaient aider d’autres personnes qui souffrent. »

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une Écossaise de 71 ans, d’un naturel optimiste, ne ressent pas de douleur postopératoire.
  • Des chercheurs ont identifié dans son génome une nouvelle mutation, dans un gène que l’on croyait « inutile ».
  • Cette découverte pourrait aider à mettre au point de nouveaux analgésiques.

https://www.futura-sciences.com/

Votre personnalité pourrait influencer celle de votre chat


Pourquoi pas ! Les chats ressentent beaucoup choses de leur humain. Alors, il me semble logique qu’ils ont des comportements parfois similaires
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Votre personnalité pourrait influencer celle de votre chat

 

La psychologie de votre chat dépendrait de vous.| Eric Han via Unsplash

La psychologie de votre chat dépendrait de vous.| Eric Han via Unsplash

Repéré par Jasmine Parvine

Si votre chat est agressif ou stressé, c’est peut-être de votre faute. Des recherches menées par l’Université de Nottingham Trent et celle de Lincoln ont établi un lien entre la personnalité des propriétaires de chat et l’attitude de ce dernier. Ces résultats peuvent être apparentés au phénomène des enfants qui assimilent des traits de caractère de leurs parents.

Pour cette étude, 3.000 propriétaires de chats, majoritairement britanniques, ont été interrogés. Les scientifiques ont posé des questions aux maîtres et maîtresses sur leur personnalité, ainsi que sur la santé et le mode de vie de leurs félins. Ils ont découvert que les individus avec un neuroticisme élevé –c’est-à-dire des personnes plus susceptibles de souffrir d’anxiété, de dépression, de colère et de solitude– avaient des animaux dont le comportement était semblable. Leurs chats étaient plus agressifs et craintifs, souffraient de maladies liées au stress, ainsi que des problèmes de santé continus, comme un surpoids.

Inversement, les propriétaires psychologiquement stables et en bonne santé avaient des félins plus calmes, heureux, et prospères.

Des chats considérés comme un membre de la famille

Mark Farnworth, professeur à l’Université de Nottingham Trent, explique que «de plus en plus, nous apprenons que le bien-être des animaux de compagnie dépend de la nature sous-jacente du propriétaire, et pas simplement de décisions et comportements conscients».

La Dr. Lauren Finka, co-autrice de l’étude, estime que le lien entre un animal domestique et son maître ou sa maîtresse peut être comparé à celui entre un parent et son enfant:

«De nombreux propriétaires considèrent leurs animaux de compagnie comme un membre de la famille et forment des liens sociaux étroits avec eux», déclare-t-elle au Telegraph

«Il est donc très possible que nos animaux de compagnie soient affectés par la manière dont nous interagissons avec eux et dont nous nous en occupons, et que ces deux facteurs soient à leur tour influencés par nos différences de personnalité», ajoute Lauren Finka.

De nombreuses études ont montré que des parents névrosés ont une influence négative sur l’état psychologique de leur progéniture, et qu’à l’inverse, une relation éducative basée sur la confiance et la bienveillance a des conséquences positives sur les enfants.

http://www.slate.fr/story/173961/personnalite-influence-celle-chat

L’écoanxiété : quand le sort de la planète vous angoisse


On parle beaucoup des changements climatiques et l’impact dans le futur. Il est important d’en parler pour essayer de diminuer les conséquences. Le hic, est que des personnes souffrent d’anxiété envers le réchauffement planétaire. En 2000, un nom a été donné pour cette détresse, l’écoanxiété ou solastalgie.
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L’écoanxiété : quand le sort de la planète vous angoisse

 

Les changements climatiques font l’objet de multiples études, conférences et discussions sur la place publique. Pour certaines personnes, ils sont source d’un profond malaise appelé écoanxiété : un phénomène bien réel qui est de plus en plus observé par les scientifiques.

Un texte de Jacaudrey Charbonneau

Ils sont angoissés, ne dorment plus, ressentent un mal de vivre, une tristesse ou encore une colère face à leur propre impuissance et face à l’inaction des autres sur le plan du réchauffement planétaire; ils souffrent d’écoanxiété.

Krystel Papineau se décrit comme une écoanxieuse. Elle travaille dans le milieu de l’environnement depuis 20 ans et commence à ressentir les effets des changements climatiques sur sa santé mentale.

L’élément déclencheur a été l’arrivée de mes enfants. Je me suis demandé si c’était une bonne idée de les avoir mis au monde dans ce contexte-là Krystel Papineau

Angoisse, impuissance, colère, chagrin profond, les symptômes de cette anxiété écologique sont multiples.

Pour Amélie Côté, activiste écologique, cette anxiété se manifeste de façon cyclique. « Ce n’est pas constant, mais ça revient toujours », dit-elle.

« Il y a une bonne palette de sentiments qui peuvent être vécus. Parfois, ça prend la forme d’une grande fatigue. Face à l’ampleur de la tâche, on devient fatigué ou découragé. Il peut y avoir de la colère face à l’inaction ou encore face à des gestes qu’on voit », explique-t-elle.

Un concept étudié

Inventé à l’aube des années 2000 par le philosophe australien Glenn Albrecht, le terme solastalgie ou écoanxiété se décrit comme une forme de détresse existentielle causée par les changements environnementaux.

Ce phénomène observé par des chercheurs est de plus en plus répandu dans le monde.

À Montréal, le psychologue Joe Fanders note une augmentation du nombre de patients inquiets par le sort de l’humanité.

Les gens sont très préoccupés par ce qu’on lit, ce qu’on entend dans les nouvelles et c’est dérangeant émotionnellement. Cela peut vraiment affecter notre sentiment de bien-être à un niveau assez profond. Joe Fanders, psychologue

Faire son épicerie peut devenir une source de culpabilité et de stress, illustre le spécialiste.

« C’est très difficile de vivre dans un milieu urbain et de prendre conscience de l’omniprésence du plastique autour de nous. Ce sont des éléments déclencheurs à cette anxiété », indique-t-il.

Un stress pour les jeunes

Plusieurs études démontrent que les jeunes sont plus touchés par les enjeux environnementaux que les générations qui les précèdent, comme c’est le cas d’Adam Debbih, un élève de 16 ans.

« En fait, je suis vraiment stressé par ces changements parce que je sais qu’on ne les voit pas, mais c’est ça qui me fait peur. Ça va venir d’un coup et nous frapper en plein visage. »

De son côté, Béatrice Grace Castonguay admet faire des cauchemars dans lesquels la Terre est complètement détruite à cause des changements climatiques. « C’est un stress et ça affecte mes choix de vie », lance-t-elle.

Je me suis toujours imaginé avoir des enfants et devenir mère de famille, mais je me questionne vraiment si je devrais. Béatrice Grace Castonguay

D’autres de ses camarades de classe affirment que l’enjeu climatique les pousse à remettre en question leurs ambitions.

Audrey Bibeau, une jeune fille de 16 ans, s’interroge sur son avenir.

« Ça me brime dans mes choix de carrière. Je veux un emploi écoresponsable. Je n’ai pas envie de choisir un domaine comme le marketing, par exemple, pour encourager encore plus la consommation », confie-t-elle.

Des pistes de solution

 

Pour Joe Fauders, le traitement de l’éco-anxiété est le même que pour n’importe quel type d’anxiété.

« L’aspect très important du traitement repose dans la gestion de l’incertitude. Avec les changements climatiques, le niveau d’incertitude est très élevé, puisque personne ne sait précisément quand ni à quel point nous allons être affectés par ces bouleversements. C’est pour cette raison qu’il faut demeurer optimiste et apprendre à vivre avec cette incertitude », affirme-t-il.

Une autre piste de solution est le militantisme. Selon l’écosociologue Laure Waridel, le meilleur antidote à l’écoanxiété réside dans l’engagement social.

« Il existe une panoplie de gestes qu’on peut poser et qui font qu’on fait plus partie des solutions que du problème », déclare Laure Waridel.

Comme toute problématique de santé mentale, briser l’isolement est aussi une source puissante de résilience et d’espoir.

https://ici.radio-canada.ca/