Les filles ont le cerveau plus sensible aux « têtes » que les garçons


Au soccer (football en Europe) les coups de tête sur le ballon sont permis. Cependant, les filles risque beaucoup plus que les garçons a des traumatismes cérébraux
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Les filles ont le cerveau plus sensible aux « têtes » que les garçons

 

Une jeune femme frappe un ballon de soccer avec la tête.

Pour le moment, les chercheurs ne savent pas pourquoi le cerveau des femmes semble plus sensible aux coups à la tête que celui des garçons. Photo : iStock

Le jeu de tête au soccer blesse davantage le cerveau des filles que celui des garçons, révèle une étude américaine menée chez des joueurs amateurs âgés de 18 à 50 ans.

Un texte d’Alain Labelle

Les examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) montrent des signes de lésions cérébrales chez les deux sexes après une série de coups de tête de semblable intensité.

Cependant, les joueuses présentent plus de lésions microstructurelles que les joueurs; une réalité qui laisse à penser qu’il existe une différence biologique selon les sexes dans la réponse cérébrale aux traumatismes répétitifs.

On sait que les athlètes féminines présentent des symptômes plus appuyés après une commotion cérébrale que les athlètes masculins, mais il n’existait pas à ce jour une comparaison entre les cerveaux des deux sexes en ce qui concerne les coups de tête.

Notre étude a mesuré de façon objective les modifications du tissu cérébral plutôt que des symptômes autodéclarés, et les femmes semblent davantage souffrir d’un traumatisme cérébral en frappant un ballon de soccer avec la tête. Michael Lipton, professeur de radiologie et de psychiatrie au Collège de médecine Albert-Einstein

Pour l’établir, les auteurs de ces travaux ont suivi 98 joueurs. Ils ont ensuite comparé les examens des joueurs et des joueuses, qui ont dirigé le ballon avec leur tête un nombre similaire de fois au cours de la dernière année.

Pour les garçons, cela représente en moyenne 487 têtes et pour les filles, 469.

Une différence claire

Malgré un nombre similaire de coups donnés à la tête, les cerveaux des filles présentaient plus de taches associées à des dommages microscopiques.

L’IRM a permis d’identifier huit régions du cerveau des femmes qui présentaient des changements dans la substance blanche.

Dans certains cas, ces taches d’altération indiquaient des dommages possibles aux axones des neurones (cellules nerveuses) et à la myéline, un revêtement qui isole et protège certaines cellules du système nerveux, un peu à l’image du plastique autour des fils électriques.

Chez les hommes, seulement trois régions du cerveau présentaient des dommages potentiels associés à la fréquence des coups de tête.

Les analyses montrent que « le volume de substance blanche endommagée chez les joueuses est cinq fois plus important que chez les joueurs », affirment les chercheurs.

Les changements cérébraux observés n’étaient cependant pas suffisants pour causer des symptômes chez les joueuses.

Mais les données recueillies à ce jour permettent d’établir que des coups répétés au cerveau peuvent contribuer à la perte de mémoire et à l’encéphalopathie traumatique chronique. Ce trouble est souvent observé chez les sportifs professionnels, les soldats et les autres personnes dont le cerveau a subi des traumatismes à répétition.

Pour le moment, les chercheurs ne savent pas pourquoi le cerveau des femmes semble plus sensible aux coups.

Des différences anatomiques dans la tête et dans le cou peuvent avoir un rôle à jouer, pensent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Radiology (en anglais).

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Greffe de tête humaine : ils l’ont fait sur des cadavres


Vous savez sans doute qui est Sergio Canavero, un neurochirurgien qui veut transplanter une tête vivante a un autre corps. Ce rêve que je trouve insensé à commencer avec le neurochirurgien américain Robert White qui avait réussit de faire un cerveau hors du corps pendant quelques heures, ainsi qu’une transplantation d’une tête chien sur un autre chien dans les années 1960. Sergio Canavero a continué dans le même sens avec une technique plus élaboré. Il a réussi sur d’autres animaux qui eux aussi ont vécu un certain temps. Des expériences macabres qui je crois ne donne pas grand chose à continuer. Bien que voulant aider des tétraplégiques ou d’autres cas semblable, il m’apparaît difficile de croire qu’un jour, il réussira. Surtout que point de vue éthique, cela m’apparaît monstrueux. Il y a selon moi, des limites en science qu’on devrait respecter
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Greffe de tête humaine : ils l’ont fait sur des cadavres

 

Marie-Céline Jacquier
Journaliste

 

L’annonce d’une greffe de tête humaine sur un cadavre par le neurochirurgien italien Sergio Canavero a bouleversé la communauté médicale, qui insiste pour rappeler que cette opération ne prouve rien. Le journal Daily Mail rapporte des propos tenus jadis par ce médecin, et qui peuvent inquiéter…

Le neurochirurgien italien travaille sur ce sujet depuis des années avec obstination, et il a un rêve, rapporte le Daily Mail.

« Depuis trop longtemps, la nature nous a dicté ses règles. Nous naissons, nous grandissons, nous vieillissons et nous mourons. Pendant des millions d’années, les humains ont évolué et 110 milliards d’humains sont morts dans le processus. C’est un génocide à grande échelle. Nous sommes entrés dans un âge où nous reprendrons notre destin entre nos mains. (…). La première greffe de tête humaine (…) a été réalisée (…) Tout le monde a dit que c’était impossible, mais l’opération a été couronnée de succès. »

Vendredi, lors d’une conférence de presse tenue à Vienne (Autriche), le neurochirurgien italien Sergio Canavero a affirmé qu’il avait réalisé la première greffe de tête humaine post mortem. La communauté médicale est unanime pour dénoncer cette opération controversée.

Voilà plusieurs années que Sergio Canavero se prépare à greffer une tête humaine… C’est désormais chose faite : lors d’une opération de dix-huit heures, des médecins ont attaché la tête d’un cadavre au corps d’un autre cadavre. La prochaine étape – qui fait frémir – sera d’utiliser la tête d’un patient vivant. Pour Sergio Canavero, l’opération qu’il a décrite à la presse vendredi dernier à Vienne (Autriche) est un succès.

Dans un article paru en ligne dans Surgical Neurology International, l’équipe menée par Xiaoping Ren et Sergio Canavero décrit comment elle a réalisé cette opération qu’elle appelle « anastomosecéphalosomatique ». Cette première médicale a eu lieu à l’université médicale de Harbin, en Chine. Dans leur introduction, les auteurs affirment qu’une telle opération pourrait être la seule option thérapeutique pour certaines maladies neuromusculaires incurables autrement.

Le saviez-vous ?

En 2016, un patient russe, Valery Spiridonov, a affirmé être volontaire pour une telle expérimentation.

Dans le cas présent, les deux hommes décédés avaient donné leur corps à la science et leurs familles avaient signé un consentement. Les scientifiques expliquent que deux équipes de cinq chirurgiens ont travaillé ensemble sur les deux cadavres, pour préparer la tête du « receveur » d’un côté et le corps du « donneur » de l’autre.

L'opération nécessite de reconnecter les vaisseaux, les nerfs, la moelle épinière, la trachée, l'œsophage... © nikchala, Fotolia

L’opération nécessite de reconnecter les vaisseaux, les nerfs, la moelle épinière, la trachée, l’œsophage… © nikchala, Fotolia

Une expérience dangereuse qui soulève des questions éthiques

Les auteurs expliquent qu’il fallait réunir plusieurs spécialités médicales sur une même opération : chirurgies du cou, des vaisseaux, chirurgies orthopédique, plastique, gastro-intestinale et neurochirurgie. L’article donne des informations sur les incisions réalisées et l’installation de la tête du « receveur » sur le corps décapité du « donneur », au niveau de la vertèbre cervicale C3. Une plaque en titane a été fixée par des vis placées sur la colonne entre les vertèbres C3 et C5. D’après les auteurs, le système de vis et de tiges utilisées permet une bonne stabilité de la tête.

Des vaisseaux sanguins ont été reconnectés afin de restaurer une circulation sanguine pour le cerveau. Les muscles profonds ont été suturés ; l’œsophage et la trachée ont été reliés. Enfin, la peau a été recousue.

De nombreux scientifiques dans le monde ont dénoncé cette opération, qui n’apporte pas réellement de preuve qu’une greffe de tête soit réalisable. Ici, comme l’expérimentation s’est faite avec deux cadavres, les problèmes de perte de sang pendant l’intervention n’ont pas été gérés. Dans leur discussion, les auteurs avouent que les saignements pourraient « ajouter du temps à l’opération ». De plus, la fusion des moelles épinières n’a pas prouvé son efficacité chez l’Homme. Précédemment, Sergio Canavero avait recollé les moelles épinières de rats avec du polyéthylèneglycol (voir article ci-dessous).


Greffe de tête : il reconnecte la moelle épinière de rats

 

Article de Marie-Céline Jacquier paru le 19 juin 2017

Sergio Canavero, le chirurgien italien qui ambitionne de faire la première greffe de tête humaine, a sectionné et recollé la moelle épinière de rats. Pour lui, cette expérience réussie est une nouvelle avancée vers son but ultime.

Greffer une tête humaine sur un autre corps : une telle idée peut sembler à la fois barbare et farfelue. Pourtant c’est le projet nourri par Sergio Canavero, un neurochirurgien italien, en dépit des nombreux obstacles techniques et éthiques qui se dressent devant lui. Certains pensent qu’une telle opération pourrait sauver des personnes souffrant de maladies mortelles.

Pour se rapprocher de son objectif, le médecin participe à des travaux sur des animaux. Dans une nouvelle étude parue dans la revue CNS Neuroscience, il décrit, avec une équipe de scientifiques chinois, comment il est possible de sectionner et reconnecter la moelle épinière de rongeurs.

Pour cela, l’équipe a utilisé une substance particulière : le polyéthylène glycol (PEG), qui favorise la fusion de membranes cellulaires, et donc des fibres nerveuses. D’après le Busines Insider, des scientifiques ont déjà utilisé le PEG dans des expériences pour lier des moelles épinières de chiens et obtenir un animal à deux têtes.

Sergio Canavero a fait des expériences similaires sur des rongeurs. Dans un article paru en avril dernier dans CNS Neuroscience and Therapeutics, il décrit la greffe réussie d’une tête sur le corps d’un rat. Il aurait répété le protocole sur d’autres animaux et obtenu plusieurs rats à deux têtes qui ont vécu en moyenne 36 heures.

Dans un article paru en avril 2017, les auteurs décrivent un rat sur lequel a été greffée une deuxième tête. © Li et al., CNS Neuroscience & Therapeutics 2017

Dans un article paru en avril 2017, les auteurs décrivent un rat sur lequel a été greffée une deuxième tête. © Li et al., CNS Neuroscience & Therapeutics 2017

Le PEG recolle la moelle épinière sectionnée chez le rongeur

Pour cette toute nouvelle étude, la moelle épinière a été sectionnée chez 15 rats. Neuf animaux ont été traités avec du PEG pour guérir la blessure et six n’ont eu qu’une solution saline témoin. Le produit a été administré à l’aide d’une seringue au point de section. Les deux groupes ont pris des antibiotiques pendant 72 heures.

Résultats : les rongeurs qui ont eu du PEG en traitement ont retrouvé leurs fonctions motrices et pouvaient à nouveau marcher au bout de quatre semaines. En parallèle, aucun rat témoin n’a retrouvé ses fonctions motrices. Tous les rongeurs ont survécu un mois, sauf un qui est mort tôt.

Les auteurs en concluent qu’une section de la moelle épinière est réversible, ce qui ouvre la porte à des traitements contre des paralysies chez l’Homme. Des progrès ont été faits récemment pour soigner des patients qui ont eu des lésions de la moelle épinière grâce à différentes techniques : exosquelettes, interfaces cerveau-machine, stimulations électriques… Mais ces méthodes ne permettent pas de rétablir toutes les fonctions sensorimotrices.

Greffe de tête sur le corps d’un mort : un patient est volontaire

Article de Marie-Céline Jacquier paru le 31 août 2016

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero avait affirmé en 2015 qu’une greffe de tête serait réalisable en 2017. Aujourd’hui, un patient russe atteint d’une maladie grave se porte volontaire pour cette opération éthiquement discutable.

Valery Spiridonov est un homme russe de 31 ans souffrant d’une maladie génétique rare et mortelle : la maladie de Werdnig-Hoffmann, qui se caractérise par une grave faiblesse musculaire et la dégénérescence des neurones moteurs. Il est volontaire pour fournir sa tête à l’opération envisagée par Sergio Canavero et Xiaoping Ren, un chirurgien chinois.

Comme l’explique le neurochirurgien italien Sergio Canavero dans The Atlantic, l’opération qui aurait 90 % de chances de réussite nécessiterait 80 chirurgiens et coûterait 10 millions de dollars. En janvier dernier, les deux médecins ont affirmé avoir réalisé avec succès une greffe de tête chez le singe. Le chirurgien chinois est aussi l’auteur de plusieurs articles décrivant des opérations de greffe de tête chez la souris.


Transplanter la tête d’un patient sur le corps d’un mort

 

Article de Janlou Chaput paru le 01/07/2013 à 17:40

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero affirme que d’ici deux ans, on pourra transplanter la tête d’un patient tétraplégique, ou avec un cancer métastasique, sur le corps d’un mort. Impossible et farfelu ? L’expérience a déjà été partiellement réussie sur des singes dans les années 1970…

La médecine devient-elle comparable à la mécanique automobile ? Lorsque les soins apportés ne suffisent plus à guérir, les pièces défaillantes sont remplacées lors de transplantations, un procédé toujours délicat qui tend à se démocratiser. Les succès s’enchaînent. En parallèle, les chercheurs tentent d’éviter le recours aux donneurs, parfois incompatibles, mais essaient de recréer les organes entiers à l’aide de cellules souches, bien que les processus n’en soient encore qu’à leurs balbutiements.

Reste malgré tout un organe particulier, siège de notre pensée, qui semble exclu de ces considérations : le cerveau, notre ordinateur central. Le créer artificiellement in vitro ne lui conférerait pas les souvenirs et les traits caractéristiques associés à la personne. Alors que faire ? Une greffe ? Bien que l’idée paraisse saugrenue, elle est envisagée depuis bien des années, et le neurochirurgien italien Sergio Canavero estime dans un article paru dans la revue Surgical Neurology International que le dénouement est proche. Il l’affirme : d’ici deux ans, on pourra transférer la tête d’un être humain sur le corps d’un autre grâce au projet Heaven.

Alors, greffe de tête ou de corps ? Le receveur gardant sa tête, il semble plus pertinent de parler de greffe de corps.

Une greffe de corps déjà réalisée sur des singes

Aussi fou que cela puisse paraître, ces allégations reposent sur des faits scientifiques anciens. Le neurochirurgien américain Robert White (1925-2010) en est l’instigateur. Dans les années 1960, il réussissait à faire vivre un cerveau en dehors du corps quelques heures. Il tenta également l’expérience in vivo chez le chien : connecté au corps d’un animal, le cerveau continuait à vivre, même si on ignore encore si la conscience avait également été transplantée.

La science rattrape peu à peu la fiction. Certes, nous n'en sommes pas encore à ranimer les morts comme l'a réussi le docteur Frankenstein dans le livre de Mary Shelley, mais on touche du doigt des fantasmes que seuls les romans pouvaient se permettre de traiter, comme transférer sa tête dans un autre corps. © Universal Studios, Wikipédia, DP

La science rattrape peu à peu la fiction. Certes, nous n’en sommes pas encore à ranimer les morts comme l’a réussi le docteur Frankenstein dans le livre de Mary Shelley, mais on touche du doigt des fantasmes que seuls les romans pouvaient se permettre de traiter, comme transférer sa tête dans un autre corps. © Universal Studios, Wikipédia, DP

Mais ses expériences les plus célèbres ont porté sur des primates. Dans les années 1970, il est devenu célèbre en transférant tout entière la tête d’un singe sur le corps d’un autre. Cette première tentative a permis au greffé de ne vivre que quelques heures seulement, mais avec un peu de perfectionnement et de pratique, les animaux semblaient vivre plus longtemps, bien qu’on n’ait pu réellement le mesurer puisqu’ils finissaient euthanasiés.

Seul hic, et de taille : si les singes semblaient conscients et gardaient leurs sens en éveil, il était impossible de reconnecter les moelles épinières du donneur et du receveur. Ainsi, les primates étaient paralysés en dessous du cou. Robert White prédisait donc que le jour où l’on réussirait à connecter le tissu nerveux, la technique serait applicable à l’Homme.

Un traitement pour des malades désespérés ?

C’est désormais le cas, affirme Sergio Canavero. Le médecin turinois explique qu’en mettant en contact les deux extrémités de moelle épinière dans une solution composée de deux polymèresque sont le polyéthylène glycol et le chitosane, il est possible de faire fusionner les cellules nerveuses. Ce qui manquait à Robert White serait maintenant à notre portée. Le neurochirurgien italien prévoit de s’entraîner sur des singes, puis sur des cadavres humains, avant d’être prêt à tester le procédé grandeur nature d’ici deux ans.

Mais qui cela concernerait-il et comment l’opération se déroulerait-elle ? Cette greffe serait ouverte à des patients tétraplégiques, ou des personnes atteintes d’une maladie mortelle ou fortement invalidante touchant des régions autres que la tête. Cancéreux en phase terminale, diabétiques avancés ou des patients ayant de multiples organes défaillants pourraient y prétendre.

L’opération qui valait 10 millions

Pour procéder, une centaine de personnes devraient travailler en parallèle. Dans un premier temps, la tête du receveur est placée en hypothermie, à 15 °C, de manière à diminuer le métabolisme du cerveau et limiter les dégâts le temps du transfert. On sectionne au niveau du cou les muscles, les vaisseaux sanguins, la trachée et l’œsophage, tout en prenant soin de garder la thyroïde. Juste à côté, une seconde équipe réalise la même opération sur un patient en état de mort cérébrale, dont le corps est intact et dont la carrure et le sexe correspondent à ceux du receveur.

 

La tête est une région du corps très particulière puisqu'elle renferme le cerveau, un véritable ordinateur de bord qui centralise la grande majorité des fonctions, dont la conscience. Greffer une tête sur un corps revient un peu à dissocier le corps et l'esprit. © Mark Lythgoe et Chloe Hutton, Wellcome Images, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

La tête est une région du corps très particulière puisqu’elle renferme le cerveau, un véritable ordinateur de bord qui centralise la grande majorité des fonctions, dont la conscience. Greffer une tête sur un corps revient un peu à dissocier le corps et l’esprit. © Mark Lythgoe et Chloe Hutton, Wellcome Images, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Une fois ces opérations effectuées, la moelle épinière est tranchée à l’aide d’une lame extrêmement fine, de manière à abîmer le moins possible le tissu nerveux. D’après l’auteur, les dégâts seront minimes et de bien moins grande ampleur que ce qu’on retrouve chez les patients tétraplégiques. À ce stade, la tête est dans un état dit de mort contrôlée. On la replace rapidement sur le corps du donneur et on reconnecte les moelles épinières, en appliquant le traitement spécial à base de polymères. Puis les vaisseaux, muscles et autres tuyaux sont branchés.

À l’aide d’un traitement immunosuppresseur, le scientifique souhaite éviter le rejet de greffe. À son réveil, le patient bénéficie d’un suivi psychologique pour accepter son corps et d’une rééducation pour apprendre à s’en servir convenablement. Coût total estimé : 10 millions d’euros.

L’éthique au cœur du débat

 

Est-ce crédible ? Difficile à dire. D’ordinaire, les études les plus sérieuses paraissent dans les revues les plus célèbres, comme Nature ou Science. Cette fois, le journal est moins prestigieux. L’article a-t-il été proposé ailleurs et rejeté, ou l’auteur a-t-il délibérément choisi le Surgical Neurology International, sachant que son article aurait une visibilité bien moindre ?

Réelle ou pas, cette possibilité soulève des questions éthiques, auxquelles Sergio Canavero appelle à réfléchir et à trouver les réponses adaptées. Les lois de bioéthique n’avaient effectivement pas statué sur ce genre d’opérations, tout simplement parce qu’elles ne paraissaient pas réalistes. en théorie, le système sexuel fonctionne, mais les gamètes auront le patrimoine génétique du donneur, et non du Se pose alors le problème de la reproduction :receveur.

D’autre part, des dérives sont évidemment envisageables : si le traitement est normalement réservé à des patients malades en situation critique, sera-t-il possible d’empêcher un milliardaire insatisfait de son corps d’en revêtir un nouveau ? La question de la limite des donneurs disponibles reviendra inéluctablement sur la table, et il est fort probable qu’il faudra effectuer des choix dans la hiérarchie des patients, comme c’est déjà le cas pour les autres organes. En fin de compte, un problème tordu, à en perdre la tête…

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Xiaoping Ren et Sergio Canavero travaillent sur un projet de greffe de tête humaine.
  • Une équipe de médecins s’est « entraînée » avec deux cadavres en Chine.
  • L’opération ne prouve pas qu’une telle intervention soit viable.

http://www.futura-sciences.com

Cogner la tête


Ce qui veut dire qu’une déception n’est pas la fin de tout, alors que se lamenter ou se faire mal physiquement ne sert à rien. Mieux vaut se concentrer sur autre chose comme trouvé des solutions
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Cogner la tête

 

 

A se cogner la tête contre les murs, il ne vient que des bosses.

Proverbe Français

Parole d’enfant ► L’importance du casque de vélo


Quand Mlle part ces monologues, c’est vraiment quelque chose. Il faut que je dépêche a trouver quelque chose pour écrire. Je me demandais bien ou elle voulait en venir quand j’ai compris que c’était pour l’importance de porter un casque de vélo
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L’importance du casque de vélo

 

Grand-maman raconte :

 

Mlle part dans ses monologues plein de sagesse

J’ai plein sang dans moi, le sang s’est fait pour vivre. Pis si tu le perds si tu tombes, tu perds tout ton sang. Tu ne peux plus vivre, tu ne peux aller nulle part, ni au cours de danse. C’est important un casque, la tête ce n’est pas en métal, c’est pour de vrai

Ana-Jézabelle, 4 ans/3 Novembre 2016

La folle histoire du vol du crâne de Shakespeare


La tête de Shakespeare a-t-elle vraiment été volé en 1794 ? Avec un scanner, il s’avère que la tombe que l’on croit être à Shakespeare contient plutôt celui d’une femme d’un certain âge
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La folle histoire du vol du crâne de Shakespeare

 

Portrait de Shakespeare par un artiste non identifié (domaine public).

Portrait de Shakespeare par un artiste non identifié (domaine public).

Repéré par Vincent Manilève

L’auteur anglais aurait-il été la victime de pilleurs de tombe?

Dans Hamlet, le dramaturge fait jouer son personnage principal avec le crâne de Yorick, livrant au monde l’une des scènes les plus célèbres du théâtre britannique. On apprend aujourd’hui que d’autres personnes ont à leur tour joué avec un crâne, mais cette fois il s’agissait de celui de William Shakespeare en personne.

Sur son site, la BBC explique qu’une longue enquête dans la tombe du dramaturge a permis de découvrir que son crâne a été volé à la fin du XVIIIe siècle.

«La découverte donne du crédit à une information de 1879, plus tard considérée comme de la fiction, qui disait que des chasseurs de primes ont pris le crâne dans sa tombe en 1794», écrit le médias anglais.

La tombe en question a longtemps fait débat dans la communauté des historiens et des archéologues , notamment parce qu’elle est trop petite pour être celle d’un adulte, mais aujourd’hui, ils ont trouvé de quoi discuter.

Kevin Colls, archéologue à l’université de Staffordshire, explique au site avoir repéré«quelque chose d’étrange» au niveau de la tête du tombeau, comme si elle avait été réparée. Pour en arriver à de telles affirmations, son équipe et lui ont utilisé un scanner avec un radar pouvant pénétrer le sol (GPR) pour en analyser le contenu.

Au Guardian, le spécialiste a expliqué que «le pillage de tombe était très important au XVIIe et au XVIIIe siècle. Les gens voulaient les crânes de gens célèbres pour essayer d’analyser et voir ce qui en avait fait des génies. Ce n’est pas une surprise que Shakespeare ait pu être une cible.»

Confondu avec une femme de 70 ans

Il apparaît également qu’il a été enterré avec sa famille dans des tombes peu profondes, de moins d’un mètre. Enfin, le GPR n’a pas repéré de matériaux métalliques dans la zone du tombeau, tels que des clous pouvant fermer un cercueil. La BCC explique que l’auteur et ses proches ont été enterrés directement dans des draps.

Et si les chercheurs expliquent qu’il faut respecter les souhaits de Shakespeare et ne pas ouvrir sa tombe pour avoir le dernier mot sur cette histoire, ils ont pu néanmoins mettre fin à une autre légende tenace qui disait qu’il ne s’agissait pas de sa véritable tombe. Des rumeurs laissaient croire que son corps se trouvait en réalité à 25 kilomètres de son emplacement actuel, dans l’église de Saint Leonard à Beoley.

«L’équipe a scanné le crâne et a mené une analyse anthropologique et les résultats ont montré qu’il ne pouvait pas s’agir de Shakespeare», écrit le Guardian. Il s’agissait en réalité d’une femme de 70 ans

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http://www.slate.fr/

Une greffe de tête réalisée chez le singe


Un greffe de coeur, de poumon, de peau, c’est une chose, mais une greffe de tête sur un autre corps !!! Frankenstein sera bientôt chose du possible. Je comprends que des personnes ont besoin d’une grande avancée médicale pour améliorer leur vie, peut-être que si j’étais a leur place, je voudrais tenter l’expérience, je ne sais pas, mais sur le plan psychologique, je me demande bien quelle sera les conséquences.. Bref, je suis mal à l’aise devant ce genre d’expérience
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Une greffe de tête réalisée chez le singe

 

L'opération actuelle a été inspirée des travaux du Dr Robert White, neurochirurgien américain qui a tenté des greffes de têtes de chien et de singe dans les années 1970. © Image courtesy of Dr. White

 

Par Elena Sender

L’opération actuelle a été inspirée des travaux du Dr Robert White, neurochirurgien américain qui a tenté des greffes de têtes de chien et de singe dans les années 1970. © Image courtesy of Dr. White

La greffe d’une tête de singe sur le corps d’un autre a été réalisée en Chine, après quantité de greffes réussies de têtes de souris. La preuve que cette transplantation de l’extrême est prête pour être appliquée à l’humain, selon les auteurs.

EXPLOIT. Ils l’ont fait ! Une greffe de tête de singe (vivant) sur le corps (vivant) d’un autre singe a été accomplie par le groupe du professeur XiaoPing Ren, de l’Université médicale de Harbin (Chine), spécialiste jusqu’ici de la greffe de tête… de souris. Avec succès : le singe a été maintenu en vie pendant 20 heures, le cerveau préservé ! L’opération a été réalisée en collaboration avec Sergio Canavero, professeur de neurosciences de cette même université. De quoi, selon ses auteurs, tester avec succès la méthode afin de rendre bientôt l’opération possible… pour l’homme ! Et ce… dès 2017.

« C’est une vraie victoire pour l’humanité », s’enthousiasme Sergio Canavero qui savoure ce moment après avoir été décrié il y a quelques années.

Une « greffe de tête », c’est-à-dire la transplantation d’une tête humaine (vivante) sur le corps d’un donneur (vivant en mort cérébrale), permettrait en effet selon lui de redonner par exemple l’usage d’un corps valide à des tétraplégiques, ces personnes paralysées des quatre membres. Voilà maintenant trois ans que le neurochirurgien d’origine italienne travaille à ce protocole nommé Heaven (head anastomosis venture) / AHBR (allogenic head body reconstruction), dont il a eu l’initiative alors qu’il était neurochirurgien à l’hôpital de Turin (Italie). Un projet qui, à son annonce, avait fait couler beaucoup d’encre tant il pose de questions éthiques autant – sinon davantage – que techniques.

Une procédure chirurgicale innovante

Inspiré des travaux du Dr Robert White, neurochirurgien américain qui tenta des greffes de têtes de chien et de singe dans les années 1970, Sergio Canavero a revisité la procédure chirurgicale. Pour rappel, elle consiste à détacher dans un premier temps les têtes des corps, puis à faire fusionner la moelle épinière du corps du donneur avec celle de la tête du receveur. Pour cela, Sergio Canavero propose un protocole (GEMINI) mettant en oeuvre le « raboutage » des nerfs du donneur et receveur associé aux propriétés extraordinaires du polyéthylène glycol (PEG), une substance qui induit la fusion des fibres nerveuses (axones) coupées. Puis une stimulation électrique permet de reconnecter les deux cordons nerveux. Parallèlement, une autre méthode vise à « protéger » le cerveau du donneur le temps de l’opération.

Notre objectif était de prouver que l’on pouvait protéger le cerveau. »

L’étape qui vient d’être franchie est déterminante. Prouvée chez la souris par le professeur XiaoPing Ren, la validité de l’opération vient en effet d’être démontrée chez le singe, autrement dit chez un primate très proche de l’homme, grâce aux apports de chercheurs venus d’horizons différents.

« Nous avons maintenu en vie le singe durant 20 heures, assure le professeur Ren. Notre objectif était de prouver que l’on pouvait protéger le cerveau. » C’est apparemment chose faite. 

Le professeur apporte quelques éclairages sur la technique employée.

« La stratégie de protection du cerveau a consisté en une hypothermie, et à l’établissement d’une circulation sanguine croisée entre donneur et receveur par un système de canules ».

Circulation croisée qui n’avait pas été mise en place Robert White en son temps. Par ailleurs une molécule, le perfluorocarbone (Perftoran), étudié par les professeurs russes Orlova et Maevsky de l’ITEP (Institute of theoretical and experimental physics) de Moscou, aurait été utilisée pour son action neuroprotectrice.

Selon Sergio Canavero, au contraire des souris, le singe n’a pas reçu, lui, la procédure Gemini, « en raison des lois éthiques qui ne permettent plus de garder plus d’un certain temps un animal dans ces conditions d’expérimentation. »

Selon le communiqué de Heaven, sept articles scientifiques ayant trait au protocole global auraient été acceptés simultanément dans deux revues universitaires prestigieuses, Surgery et SNC Neurosciences & Therapeutics et en voie de publication.

Soutenus par le rédacteur en chef Michael Sarr, ancien président de la société internationale de chirurgie qui y voit un réel intérêt pour « les implications en ce qui concerne la réparation neuronale chez des patients qui ont eu une section traumatique de la moelle épinière pour laquelle il n’y a encore aucun traitement et qui les maintien paralysés à vie. » 

Pour parer les questions éthiques que cette opération ne va pas manquer de soulever, Sergio Canavero a fait aussi appel à un philosophe, historien des idées, Guiliano Mori, qui travaille notamment  sur le changement d’identité après réception d’un nouveau corps.

Un Russe volontaire pour recevoir un nouveau corps

Car l’équipe n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin ! Les premières études sur des cadavres humains ont déjà commencé en Chine et permis d’affiner le protocole. Déjà un patient, Valery Spriridonov, jeune russe de trente ans souffrant d’une grave maladie dégénérative est volontaire pour recevoir un nouveau corps. Reste que l’intervention exceptionnelle sera extrêmement coûteuse. Aussi l’équipe Heaven / AHBR cherche d’ores et déjà des bailleurs de fonds indépendants, « comme Mark Zuckerberg« , selon le communiqué, pour financer la procédure, en Russie ou ailleurs. Dans l’intervalle, le Vietnam a lui-même offert d’accueillir les futures greffes de tête. La première du genre pourrait avoir lieu fin 2017…

http://www.sciencesetavenir.fr/

Découverte au parc Angrignon La tête est bel et bien celle de Jun Lin


Surement que malgré la douleur et l’épouvante la famille seront tranquille que tout les membres de Jun Lin a été retrouver. Il ne manquait que la tête et voilà qu’elle est aussi retrouvé …
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Affaire Magnotta : Découverte au parc Angrignon

La tête est bel et bien celle de Jun Lin

 

La tête est bel et bien celle de Jun Lin

Crédit photo : Agence QMI

Agence QMI

Consultez la chronologie de cette affaire

La tête retrouvée ce week-end dans le parc Angrignon, dans l’arrondissement de LaSalle à Montréal, est bel et bien celle de Jun Lin, la victime du présumé «dépeceur» de Montréal Luka Rocco Magnotta. C’est ce qu’a confirmé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), mercredi après-midi, dans un communiqué.

C’est une information reçue par les enquêteurs des crimes majeurs dans le dossier Magnotta qui les avait menés au parc Angrignon, dimanche.

Le SPVM ne pouvait alors confirmer qu’il s’agissait bel et bien de la tête de Jun Lin, ce ressortissant chinois dont le corps a été retrouvé démembré à Montréal et Ottawa.

Les restes humains avaient été envoyés pour analyse au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.


Jun Lin (Facebook)

Mercredi, la police refusait toujours de confirmer si l’information qui les a menés à la tête de Jun Lin provenait de Magnotta lui-même ou d’une autre source.

La pièce manquante

Depuis l’arrivée de Magnotta au Canada, après sa cavale d’une semaine en Europe au terme de laquelle il a été arrêté à Berlin, les enquêteurs du SPVM tentaient d’obtenir des aveux du présumé tueur, essayant principalement de savoir où se trouvait la tête de sa présumée victime.

La découverte de la tête humaine de Jun Lin était un élément manquant important pour les enquêteurs, après une série de macabres découvertes un peu partout au pays.

Le tronc de Jun Lin a été découvert dans une valise placée dans un amas d’ordures dans le secteur de Côte-des-Neiges le 29 mai dernier.

La même journée, deux colis envoyés à partir de Montréal contenant respectivement un pied et une main avaient été retrouvés à Ottawa. Le pied humain avait été expédié au siège social du Parti conservateur, alors que la main était destinée au siège social du Parti libéral du Canada.

Quelques jours plus tard, soit le 5 juin dernier, deux autres colis contenant un pied et une main et provenant aussi de la métropole ont été découverts dans deux écoles de Vancouver.

Des analyses ont plus tard permis de démontrer que ces membres humains appartenaient tous à Jun Lin, un étudiant chinois de l’Université Concordia.

Luka Rocca Magnotta a été formellement accusé du meurtre prémédité de Jun Lin le 19 juin au palais de justice de Montréal. L’homme de 29 ans a aussi été accusé d’outrage à un cadavre, d’avoir produit et distribué du matériel obscène, d’avoir utilisé la poste pour envoyer du matériel obscène et de harcèlement envers le premier ministre Stephen Harper ainsi que des membres du Parlement.

Les avocats de Magnotta n’ont pas demandé d’évaluation psychiatrique de leur client. Ayant plaidé non coupable aux chefs d’accusation, l’accusé doit donc subir un procès devant jury.

L’enquête préliminaire de Magnotta est prévue pour mars prochain, alors qu’une conférence préparatoire devrait se tenir en janvier 2013.

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