Le premier vaccin créé avec une intelligence artificielle


L’intelligence artificielle pourrait faire économiser beaucoup, tout en étant plus rapide pour trouver le bon vaccin anti-grippal et serait plus efficace, c’est du moins ce qu’espèrent les chercheurs.
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Le premier vaccin créé avec une intelligence artificielle


Céline Deluzarche
Journaliste


Une équipe australienne a conçu un vaccin contre la grippe doté d’un adjuvant découvert par un algorithme. L’intelligence artificielle pourrait à l’avenir se généraliser pour accélérer et rationaliser le développement de nouveaux médicaments.

Le premier vaccin mis au point grâce à l’intelligence artificielle va entrer en phase d’essai clinique aux États-Unis. Ce vaccin contre la grippe saisonnière comporte un adjuvant spécial stimulant le système immunitaire afin d’améliorer son efficacité. Un premier programme baptisé « SAM » a d’abord été conçu pour analyser quels vaccins anti-grippaux ont été les plus efficaces ces dernières années. Un deuxième algorithme a ensuite créé des milliards de composés imaginaires dont SAM a tiré une dizaine de candidats présentant le meilleur potentiel.

Un adjuvant censé doper l’efficacité du vaccin contre la grippe

« Au lieu de travailler avec des millions de composés, nous avons synthétisé uniquement les meilleurs pour les tester, indique Nikolai Petrovsky, professeur de médecine à l’université Flinders (Australie) qui a dirigé les recherches. L’adjuvant que nous avons identifié cible un récepteur particulier qui stimule le système immunitaire lorsqu’il est en contact avec le virus de la grippe. La réponse immunitaire est ainsi renforcée par rapport au vaccin classique ».

L’efficacité de ce vaccin devrait ainsi atteindre 80 % à 90 %, contre 20 % à 50 % en moyenne pour les vaccins anti-grippaux habituels. En 2017, elle n’avait même pas dépassé les 10 % en raison d’une mutation du virus.

Les algorithmes passent au crible des milliards de molécules potentielles, générant des économies d’argent et de temps considérables pour la mise au point des médicaments. © Sashkin, Fotolia

Les algorithmes passent au crible des milliards de molécules potentielles, générant des économies d’argent et de temps considérables pour la mise au point des médicaments. © Sashkin, Fotolia

Réduire drastiquement les coûts de développement des médicaments

L’intelligence artificielle apporte de nouvelles perspectives inespérées pour la découverte de nouveaux médicaments, alors que les laboratoires font face à des coûts de plus en plus exorbitants en recherche et développement. Sur 10.000 molécules ciblées lors de la phase préclinique, seule une parvient au final à une mise sur le marché. Le coût de développement d’un médicament a ainsi explosé ces dernières années pour atteindre 1,5 milliard de dollars. En isolant en amont les molécules répondant à différents critères physico-chimiques, l’IA pourrait réduire drastiquement toute la phase préclinique.

« Il nous a fallu moins de deux ans pour développer ce nouveau vaccin, contre cinq ans minimum pour le vaccin normal », témoigne Nikolai Petrovsky.

S’il passe le cap final des essais cliniques humains, ce qui devrait prendre 12 mois, il devrait être disponible à la commercialisation d’ici trois ans.

https://www.futura-sciences.com/

Il invente une chatière connectée pour empêcher son chat de rentrer avec des animaux morts !


C’est une bonne idée pour ceux qui ont une chatière. Muni d’une caméra de surveillance, le chat ne peut rentrer avec une proie dans sa gueule. Son maître reçois un sms et  si c’est un oiseau, il fait un don pour à une société pour la protection des oiseaux …
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Il invente une chatière connectée pour empêcher son chat de rentrer avec des animaux morts !


Metric bloqué dehors

On a tendance à l’oublier, mais les chats conservent un instinct de prédation important. Ainsi, lorsqu’ils sortent la nuit, il n’est pas rare qu’ils rapportent des proies à moitié mortes, qu’ils vous offrent avec amour au pied de votre lit. 

C’est la pari que s’est lancé Ben Hamm, ingénieur et papa humain de Metric, un chat particulièrement chasseur qui venait régulièrement perturber les nuits de Ben.

Comment ça fonctionne ? 

L’ingénieur a mis au point un système de verrouillage automatique de chatière relié à l’une des IA créées par son entreprise.

Il a installé au-dessus de la chatière une caméra équipée de la toute dernière technologie DeepLens, développée par Amazon. Cette caméra est reliée à un système de verrouillage Arduino, et le fonctionnement est plus que simple.

T’as une proie ? Tu rentres pas !

Lorsque son chat Metric rentre de ses promenades nocturnes, il est observé par la caméra de surveillance placée au-dessus de sa chatière.  S’il a une proie dans sa gueule, la porte se verrouille automatiquement pendant 15 minutes. Metric doit alors patienter dehors, ou lâcher sa proie un peu plus loin. 

En revanche, si la caméra ne détecte rien, la porte se dévérouille naturellement et Metric peut finir sa nuit dans le confort de sa maison. 

Et ce n’est pas tout !

Ben reçoit directement un SMS dès que Metric rentre avec un oiseau dans la gueule, et un don à la National Audubon Society (société qui se bat pour la protection des oiseaux) est automatiquement fait quand il reçoit ce message.

C’est une belle façon de se racheter auprès des oiseaux que nos félins préférés chassent à longueur de journée… !

En tout cas, on espère que Ben Hamm repasse de belles nuits avec son invention, et qu’elle sera démocratisée un peu partout. 

https://wamiz.com/

Une IA capable de prédire votre apparence par l’écoute de votre voix a été développée


Les chercheurs ont réussi à entrainer l’intelligence artificielle de reproduire un visage avec le seul indice la voix. Le résultat n’est pas parfait, mais c’est quand même, l’IA réussit a donner des répondre assez bien à l’exercice. Reste à savoir l’implication d’une telle technologie. Cela risque t-il a une certaine discrimination ?
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Une IA capable de prédire votre apparence par l’écoute de votre voix a été développée

visage cache

Jean-Jerrold Pierre

Un nouveau type d’intelligence artificielle créé aux États-Unis est capable de reconstituer les traits de visage d’une personne par analyse d’un échantillon de sa voix. Une technologie qui pourrait inquiéter certains, du fait du possible caractère discriminatoire qu’elle pourrait engendrer.

Combien de fois vous est-il arrivé d’être surpris de l’apparence d’une personne avec qui vous aviez, jusqu’à votre première rencontre physique, discuté uniquement par communication audio ? Le type de visage que l’on s’imaginait n’a souvent aucun rapport avec la réalité. Mais à présent, il serait possible de se faire rapidement une idée de l’apparence de l’interlocuteur uniquement grâce à sa voix.

Des chercheurs du MIT ont développé “Speech2Face“, une intelligence artificielle qui analyse des courts enregistrements de voix pour reconstituer un visage correspondant, uniquement avec cette information. Bien que les images obtenues soient loin d’être parfaites, de nombreux traits faciaux sont reproduits, donnant des résultats impressionnants pour le peu d’informations fournies à l’IA.

Pour sa création, le groupe de chercheurs explique dans son papier pré-publié la semaine dernière qu’ils ont utilisé ce qu’on appelle un réseau adverse génératif : un algorithme reproduisant des images fortement réalistes par apprentissage automatique, à partir d’un certain type d’échantillon. Ils ont entrainé le système à analyser de nombreux extraits d’enregistrements vocaux afin de faire correspondre le plus de caractéristiques biométriques possibles du propriétaire de la voix, réduisant ainsi le facteur chance pour une meilleure précision.

IA reconstitution visage

Reconstitution du visage d’individus à partir de leurs voix. La ressemblance n’est pas des plus frappantes, mais de nombreux traits et détails faciaux sont reproduits, le but étant de corréler les voix avec des caractéristiques physiques. Crédits : Speech2Face

Cependant, les responsables du projet reconnaissent eux-mêmes les risques de leur invention au niveau de l’intimité et de la discrimination, ce qu’ils expliquent sur leur page GitHub :

« Bien qu’il s’agisse d’une enquête purement académique, nous estimons qu’il est important de discuter explicitement dans le document d’un ensemble de considérations éthiques, en raison de la sensibilité potentielle des informations faciales ».

Ils ajoutent également qu’ils vont effectuer de plus amples recherches et investigations sur leur algorithme, afin de s’assurer qu’il puisse représenter la population d’utilisateurs visés.

Néanmoins, cette invention montre une fois de plus les possibles futures implications de l’IA dans des domaines que l’on aurait difficilement imaginé il y a encore quelques années. L’efficacité d’apprentissage d’un tel algorithme n’en est encore qu’à ses balbutiements.

Source : ArXiv

https://trustmyscience.com/

Cette Mona Lisa animée est générée par une intelligence artificielle. Et c’est plutôt perturbant !


Personnellement, je ne vois pas l’intérêt du moins pour le moment. Mona Lisa, Albert Einstein et autres, pourquoi ? Publicité ? Je crains que cela ne ferait qu’augmenter les deepfakes comme on a vu avec l’ancien président Barack Obama avec un faux discours.
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Cette Mona Lisa animée est générée par une intelligence artificielle. Et c’est plutôt perturbant !

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Un nouveau type d’intelligence artificielle peut générer un portrait animé à partir d’une seule image source. | Egor Zakharov

Jonathan Paiano

Depuis la publication sur YouTube d’une vidéo présentant une nouvelle intelligence artificielle capable de simuler et de prédire l’apparence d’un visage à partir d’une seule (ou plusieurs) image(s) source(s), l’exemple d’une Mona Lisa dont le visage et la tête sont entièrement animés par le système a rapidement fait le tour du web.

C’est sur l’exemple du joli sourire célèbre et quelque peu mystérieux de la peinture Mona Lisa que ce travail de recherche, effectué sous la supervision d’Egor Zakharov, ingénieur à l’Institut des sciences et de la technologie de Skolkovo et au Samsung AI Center (tous deux situés à Moscou, en Russie), s’est principalement fait connaître ces derniers jours.

Aujourd’hui, une nouvelle gamme d’expressions viennent se greffer à ce visage que vous connaissez toutes et tous, grâce à l’intelligence artificielle.

Dans la publication YouTube originale (publiée le 21 mai), trois clips vidéo montrent des exemples (perturbants) de Mona Lisa bougeant les lèvres et tournant la tête dans plusieurs directions. Elle a été créée par un réseau de neurones convolutionnels : un type d’IA qui traite des informations de la même manière que le cerveau humain, ici dans le but d’analyser et traiter des images.

Zakharov et ses collègues ont mis au point l’algorithme pour comprendre les formes générales des traits des visages humains et leurs comportements les uns par rapport aux autres, puis pour appliquer ces informations à des images fixes. Cela leur a permis d’obtenir une série de séquences vidéos réalistes montrant de nouvelles expressions faciales générées à partir d’une seule image.

Dans le cas des vidéos montrant Mona Lisa, l’IA a “appris” le mouvement du visage à partir de jeux de données de trois sujets humains, produisant trois animations très différentes. Alors que chacun des trois extraits d’apprentissage était encore reconnaissable en tant que Mona Lisa, Zakharov a donné des “personnalités” distinctes aux portraits vivants, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

mona lisa animee creee par IA

Crédits : Egor Zakharov

L’équipe de recherche a également créé des animations à partir de photos d’icônes culturelles du XXe siècle, telles qu’Albert Einstein, Marilyn Monroe et Salvador Dali. Les résultats de l’étude ont été publiés la semaine dernière sur le serveur de préimpression arXiv, dans l’attente d’une évaluation par les pairs.

De plus, selon l’étude, ce système de “vision humaine” est très efficace pour identifier des erreurs, même mineures, dans des visages ou têtes humaines modélisées en 3D. Voir quelque chose ayant l’air humain, sans pour autant vraiment l’être, déclenche une sensation de malaise profond connue sous le nom “d’effet de vallée dérangeante“.

Comme vous pouvez bien vous en douter, produire des vidéos originales comme celles-ci, connues sous le nom de deepfakes, n’est pas une chose facile. Les têtes humaines étant géométriquement complexes et hautement dynamiques.

Les modèles 3D générés comportent “des dizaines de millions de paramètres”, ont écrit les auteurs de l’étude.

source et visages generees ia

Des visages familiers de célébrités prennent des expressions entièrement générées par ordinateur. Crédits : E. Zakharov et al.

L’intelligence artificielle a déjà démontré qu’il était possible de produire des deepfakes convaincants, mais elle nécessitait de multiples angles du sujet souhaité. Dans le cadre de cette nouvelle étude, les ingénieurs ont introduit l’intelligence artificielle dans un très grand ensemble de données de vidéos de référence montrant des visages humains en action. Ainsi, elle a pu apprendre d’elle-même, en créant sa propre interprétation de ce qu’est un visage humain et son comportement en mouvement.

Ensuite, ils ont formé l’IA à utiliser les expressions de référence pour cartographier le mouvement des entités de l’image source. Cela a permis au système de créer une simulation cohérente même si elle ne disposait que d’une seule image de base.

Et ce n’est pas tout : les chercheurs expliquent également que dans le cadre d’une session d’étude distincte impliquant l’utilisation de 32 images sources au lieu d’une seule, les simulations obtenues frôlaient la perfection.

Une technologie qui fait presque peur dites-vous ? On vous comprend. En effet, imaginez-vous que quiconque en possession d’une telle IA ainsi que de quelques photos de vous (et cela est très facile avec les réseaux sociaux), pourrait générer des séquences animées ultra-réalistes avec votre propre visage. Étant donné que les algorithmes d’imitation de la voix ne sont pas nouveaux, un mélange des deux technologies promettrait de produire des exemples (d’usurpation d’identité ?) sans égal, et avec une facilité déconcertante.

Sources : arXiv, YouTube (Egor Zakharov)

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San Francisco interdit la reconnaissance faciale


San Francisco est une ville de haute technologie, mais ils vont probablement opter pour interdire la reconnaissance faciale si le vote est accepté. Il y a des pour comme par exemple un danger d’un profilage racial, de vivre dans une ville tout en étant constamment surveillée … Et d’autres croient que pour la disparition d’enfants ou de trafic sexuel, c’est un outil qu’on ne devrait pas interdire. Par contre, il y toujours les caméras de surveillance publique qui peuvent servir pour des enquêtes
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San Francisco interdit la reconnaissance faciale


Un homme tient un téléphone devant son visage, sur lequel sont projetés des dizaines de points blancs.

La reconnaissance faciale comporte des risques pour la sécurité, selon des experts. Photo: iStock


  • Agence France-Presse

San Francisco, capitale des hautes technologies, est devenue la première ville américaine à bannir l’utilisation d’outils de reconnaissance faciale par la police et d’autres agences du gouvernement local. Ces technologies suscitent des inquiétudes croissantes en matière de respect de la vie privée.

Huit des neuf membres du conseil municipal de la mégalopole californienne se sont prononcés en faveur de la nouvelle réglementation, qui ne s’appliquera ni aux aéroports ni aux sites régulés par les autorités fédérales. La réglementation doit encore faire l’objet d’un vote de procédure la semaine prochaine, mais il est peu probable qu’elle ne soit pas adoptée.

Il sera illégal pour tout département d’obtenir, de conserver, d’avoir accès à ou d’utiliser une quelconque technologie de reconnaissance faciale ou une quelconque information obtenue à partir d’une technologie de reconnaissance faciale, détaille un paragraphe du long document présentant la nouvelle réglementation.

Des risques plus grands que les avantages

Pour ses partisans, l’utilisation de logiciels et de caméras en vue d’identifier des personnes n’est pas encore au point, a estimé l’élu Aaron Peskin.

Cette technologie va exacerber l’injustice raciale et menacer notre capacité à vivre libre de toute surveillance permanente par le gouvernement, précise la réglementation.

La propension à ce que la technologie de reconnaissance faciale mette en danger les droits civils et les libertés civiques contrebalance nettement ses prétendus bénéfices.

L’interdiction s’inscrit dans le cadre d’une réglementation plus vaste portant sur l’utilisation des systèmes de surveillance et sur l’audit des politiques en la matière. Elle prévoit des conditions plus strictes et la nécessité d’une approbation préalable de tels systèmes par le conseil pour les agences municipales.

Une interdiction similaire est envisagée à Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco. Cette région abrite des géants des nouvelles technologies comme Facebook, Twitter, Uber ou Alphabet, la maison mère de Google.

Un atout pour la police?

La surveillance par reconnaissance faciale suscite des craintes liées aux risques que des personnes innocentes soient identifiées à tort comme étant des délinquants et que ces systèmes empiètent au quotidien sur la vie privée.

Toutefois, pour les partisans de cette technologie, elle peut aider la police à lutter contre la criminalité et à rendre les rues plus sûres.

L’arrestation de criminels par la police a été portée à son crédit, mais elle est également responsable d’identifications erronées.

La reconnaissance faciale peut être utilisée pour la surveillance générale en association avec des caméras vidéo publiques et peut être utilisée d’une manière passive ne requérant pas la connaissance, le consentement ou l’adhésion de la personne concernée, relève la puissante Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) sur son site Internet.

Le plus grand danger est que cette technologie soit utilisée pour des systèmes de surveillance classiques et au-dessus de tout soupçon, ajoute-t-elle.

Retrouver des enfants disparus ou combattre le trafic sexuel

À San Francisco, un groupe local de résidents luttant contre la criminalité, Stop Crime SF, considère pour sa part que la reconnaissance faciale peut aider à retrouver des enfants disparus ou des personnes atteintes de démence, ou encore à combattre le trafic sexuel.

Cette technologie va s’améliorer et pourrait se révéler un outil utile pour la sécurité publique si elle est utilisée de manière responsable et avec le plus grand soin. Stop Crime SF

Nous devrions laisser la porte ouverte à cette possibilité, argue le groupe dans un communiqué.

Une réalité en Chine?

La Chine s’est dotée de vastes réseaux de caméras de surveillance sur tout son territoire. L’utilisation par Pékin de caméras de reconnaissance faciale dans le cadre d’un système de surveillance généralisée de la population musulmane dans la province du Xinjiang est d’ailleurs dénoncée par l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch.

Le quotidien américain The New York Times a rapporté récemment que les autorités chinoises se servent de cette technologie pour repérer les membres de la minorité musulmane des Ouïgours. Le système est programmé pour ne chercher que les personnes arborant les caractéristiques physiques caractéristiques des membres de cette minorité.

Ce serait le premier exemple connu de l’utilisation de l’intelligence artificielle par un gouvernement en vue de faire du profilage racial

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El Niño, l’enfant terrible du Pacifique, est de plus en plus turbulent


Avec El Niño et les changements climatiques la météo est de plus en plus difficile de prédire le temps qu’il fera. La température est trop changeante. Et pourtant, El Niño va probablement nous mener la vie dure. Grâce à l’intelligence artificielle et les coraux, il semble que l’étude des évènements passés de quelques siècles, il est peut-être possible de prévoir ce qui nous attend dans les prochaines années.
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El Niño, l’enfant terrible du Pacifique, est de plus en plus turbulent


Une image animée de la Terre montre l'évolution du phénomène dans le Pacifique.

En étudiant des coraux vieux de 400 ans, des chercheurs australiens ont montré qu’El Niño est en train de changer en fréquence et en intensité. Photo: earth.nullschool.net

Renaud Manuguerra-Gagné

En étudiant des coraux vieux de quatre siècles, des chercheurs australiens ont montré que certaines variantes du phénomène El Niño ont augmenté en nombre au cours des dernières années, tandis que d’autres ont augmenté en intensité.

El Niño est un phénomène climatique étonnamment complexe dont les répercussions sont ressenties partout autour du globe.

Selon certains modèles, le contexte actuel de changements climatiques pourrait augmenter le rythme et l’intensité des « crises » de cet enfant terrible du Pacifique. Or, jusqu’à maintenant, cette affirmation restait difficile à confirmer, puisque les chercheurs n’avaient pas de témoins nous indiquant les cycles d’El Niño avant l’époque où l’on a commencé à prendre des mesures systématiques.

Cela va toutefois changer grâce aux travaux d’une équipe de chercheurs australiens qui ont récemment découvert des archives historiques sur le phénomène El Niño gravées à l’intérieur des coraux.

Ces êtres vivants enregistrent une partie de leur vécu au cœur de leur structure, un peu comme le font les anneaux d’un tronc d’arbre. En « traduisant » ce vécu à l’aide d’une intelligence artificielle, les chercheurs ont pu retracer les faits et gestes d’El Niño au cours des 400 dernières années. Et selon leurs résultats(Nouvelle fenêtre), l’enfant serait de plus en plus turbulent.

Un enfant capricieux

Le phénomène El Niño est difficile à étudier. Cet événement météorologique survient tous les deux à sept ans, et il est caractérisé par une hausse des températures de l’océan Pacifique ainsi que des changements dans les courants marins et aériens de cette région.

Ces changements dans la chaleur et l’humidité augmentent le rythme des événements météo extrêmes et ont des répercussions partout dans le monde. Certaines régions seront frappées par de grands ouragans ou des inondations, tandis que d’autres subiront plus de sécheresses et des feux de forêt.

La force et le rythme de ces événements ne sont toutefois pas constants. Certains épisodes, comme celui de 1997-1998, ont entraîné des dommages importants à l’échelle du globe, tandis que d’autres n’ont qu’une faible influence sur les événements météorologiques extrêmes.

De plus, les chercheurs reconnaissent maintenant qu’il existerait deux variantes du phénomène, une qui débute au centre du Pacifique, et une autre qui débute dans l’est de cet océan, chacune touchant plusieurs régions de façon différente.

Jusqu’à maintenant, nos connaissances de l’histoire du phénomène restaient limitées, et les chercheurs ne pouvaient qu’utiliser les données des événements qui ont été mesurés directement au cours du dernier siècle.

Les archives secrètes des coraux

L’étude des coraux va toutefois changer la donne. Ces derniers possèdent un squelette de carbonate de calcium qu’ils assemblent à l’aide de minéraux dissous dans l’océan. Leur composition permet d’en apprendre plus sur la salinité et la température de l’eau où les coraux ont grandi, des informations qui pourraient permettre d’identifier les changements océaniques occasionnés par El Niño.

Or, les modifications subies par les coraux sont infiniment plus complexes que celles que l’on trouve dans les anneaux des arbres, et plusieurs experts croyaient que cette méthode serait impraticable ou même impossible à réaliser.

C’est là que les chercheurs de l’Université de Melbourne se sont tournés vers l’intelligence artificielle. À l’aide d’échantillons de coraux provenant de 27 sites distincts à travers l’océan Pacifique, les scientifiques ont entraîné leur algorithme à reconnaître les modifications des coraux et à les associer aux événements El Niño du dernier siècle dont on connaissait déjà les dates.

Une fois que leur système était capable de faire cette association sans erreur, ils lui ont soumis des données de coraux plus anciens, échelonnés sur les quatre derniers siècles.

Ce faisant, ils ont remarqué que le nombre d’occurrences d’El Niño originaires du centre du Pacifique a plus que doublé durant la deuxième moitié du 20e siècle comparativement aux siècles précédents, passant de 3,5 épisodes par période de 30 ans à 9 épisodes durant la même période.

En ce qui concerne les occurrences d’El Niño débutant dans l’est du Pacifique, leur nombre semble plutôt avoir décliné durant les dernières décennies. Par contre, leur intensité semble suivre la tendance inverse, et les trois derniers phénomènes de ce type à avoir été enregistrés, ceux de 1982, 1997 et 2015, sont parmi les plus puissants El Niño des 400 dernières années.

Selon les chercheurs, cette méthode permet non seulement de mieux comprendre l’histoire du phénomène, mais aussi de mieux prévoir comment il pourrait se comporter au cours des prochaines années. En intégrant de nouvelles données dans les modèles actuels, il sera donc possible de se préparer aux événements météorologiques extrêmes que l’avenir nous réserve.

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L’intelligence artificielle pour mieux se préparer aux inondations


Avec les inondations que nous avons encore cette année, l’intelligence artificielle pourrait devenir un outil pour mieux gérer les situations et donner des informations importantes pour ne plus construire ou c’est inondable.
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L’intelligence artificielle pour mieux se préparer aux inondations

 

Un homme marche dans l'eau

Un homme marche dans une rue inondée à Rigaud, au Québec. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Pour aider à mieux gérer des catastrophes comme les inondations, des chercheurs se tournent vers l’intelligence artificielle, car cet outil excelle dans la gestion des situations impliquant une grande quantité de variables, ce qui est le cas des catastrophes naturelles.

L’intelligence artificielle est appelée à prendre une plus grande place dans la gestion des épisodes d’inondation, les algorithmes étant capables de faire émerger des tendances à partir de données fournies par des satellites ou encore des cartes, a expliqué le journaliste scientifique Manuguerra-Gagné à RDI Matin lundi.

À terme, ils seront en mesure de prévoir avec précision le niveau d’eau qui sera atteint selon les quartiers, par exemple. Ils pourront contribuer à mieux identifier les zones constructibles afin d’éviter de construire des maisons sur des terrains à risque.

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