143 nouvelles lignes de Nazca découvertes


Grâce aux technologies de plus en plus avancées, des archéologues ont pu retrouver 143 nouveaux géoglyphes de Nazca au Pérou. Bien qu’ils ne savent pas encore leurs significations, ils croient que les grands géoglyphes étaient des lieux de rituels alors que les autres des points de repères.
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143 nouvelles lignes de Nazca découvertes


Nathalie Mayer
Journaliste

Gravées dans le sol du désert péruvien, les lignes de Nazca, bien que découvertes il y a près de 100 ans, continuent d’intriguer les archéologues. Dernièrement, ils ont toutefois mis au jour 143 nouveaux de ces géoglyphes qui pourraient les aider à mieux comprendre leur signification.

Des créatures vivantes, des objets ou de simples figures géométriques… Quelque part sur la plaine côtière aride du sud du Pérou, de surprenantes lignes sont tracées au sol. Pour certaines, il y a plus de 2.500 ans. Des lignes qui forment des figures pour la plupart tellement grandes qu’il faut prendre de l’altitude pour les discerner. Depuis 1994, elles sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Et on les connait désormais sous le nom de lignes ou géoglyphes de Nazca.







Le saviez-vous ?

Les fameuses lignes de Nazca que l’on trouve dans le désert péruvien sont l’œuvre de la tribu amérindienne éponyme. Mais pas que… Et même si plusieurs hypothèses ont été avancées depuis leurs premières observations en 1927, les chercheurs en ignorent encore la signification. Malgré leur aspect spectaculaire, elles ne semblent pas avoir été difficiles à tracer. Simplement en déplaçant des pierres au sol. Les chercheurs estiment ainsi qu’elles ont pu être toutes tracées en moins d’une décennie.


Après quelque 15 années à étudier ses lignes, des archéologues de l’université de Yamagata (Japon) annoncent aujourd’hui avoir mis au jour dans la région pas moins de 143 nouveaux géoglyphes. Ils représentent des animaux, des personnes et d’autres êtres vivants ou objets. La plupart ont été découverts grâce à des analyses de données 3D haute résolution et à des études de terrain. Mais aussi à l’aide d’un modèle d’intelligence artificielle (IA) développé par des chercheurs d’IBM.

Un serpent à deux têtes en train de dévorer des figures humanoïdes. © Université de Yamagata

Un serpent à deux têtes en train de dévorer des figures humanoïdes. © Université de Yamagata

Selon les chercheurs, tous ces géoglyphes ont été dessinés entre 100 av. J.-C. et 300 apr. J.-C. En écartant les pierres noires présentes au sol, exposant ainsi le sable blanc caché dessous. Et révélant des dessins d’oiseaux, de singes, de poissons, de serpents, de renards, de félins et même d’humanoïdes.

Une intelligence artificielle (IBM Watson Machine Learning Community Edition), mise au point par des humains d’aujourd’hui, a permis aux archéologues de l’université de Yamagata (Japon) de mettre au jour un géoglyphe imaginé par des populations anciennes et dont la symbolique reste encore mystérieuse. © Université de Yamagata

Une intelligence artificielle (IBM Watson Machine Learning Community Edition), mise au point par des humains d’aujourd’hui, a permis aux archéologues de l’université de Yamagata (Japon) de mettre au jour un géoglyphe imaginé par des populations anciennes et dont la symbolique reste encore mystérieuse. © Université de Yamagata

Lever le voile du mystère des lignes de Nazca

Les archéologues ont classé ces nouveaux géoglyphes selon deux grandes catégories. Les géoglyphes les plus anciens, de « type B » présentent généralement une longueur inférieure à 50 mètres. Le plus petit d’entre eux n’atteint même pas les 5 mètres. Les plus récents, de « type A », sont plus grands. Le plus long d’entre eux dépasserait même les 100 mètres. Et selon les chercheurs, ces derniers devaient représenter des lieux de rituel. Ils y ont trouvé des vases en poterie cassés. Alors que les plus petits géoglyphes, situés le long de sentiers, devaient servir de point de repère pour orienter les voyageurs.

De forme humanoïde, ce géoglyphe de type B. © Yamagata University

De forme humanoïde, ce géoglyphe de type B. © Yamagata University

Autre différence entre les géoglyphes de type A et ceux de type B : les premiers sont formés de lignes colorées – ou décolorées, selon le point de vue – et les seconds, de surfaces entières de couleur. Pour mieux comprendre ces tracés dans leur ensemble, les chercheurs souhaitent désormais produire une carte de la zone. Et pour cela, s’appuyer un peu plus sur les qualités des IA et notamment, leur capacité à traiter de grandes quantités de données en un temps réduit.

Un poisson. © Université de Yamagata

Un poisson. © Université de Yamagata

Les archéologues espèrent également que la publication de leurs travaux aidera à sensibiliser le public à la nécessité de préserver la région, menacée par l’expansion des zones urbaines.


CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs ont découvert 143 nouvelles lignes de Nazca.

  • L’un de ces géoglyphes a été mis au jour grâce à une intelligence artificielle.

  • Les archéologues espèrent désormais pouvoir mieux comprendre la signification de ces lignes.

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Une publicité Nike créée par une intelligence artificielle


Ce n’est pas une publicité officielle, mais une création sans que Nike en fasse la demande. Un Français a réuni plusieurs publicités de Nike et l’IA en a fait une nouvelle publicité. Pour ma part, je suis un peu déçue, sauf peut-être (et encore) si elle jouer a la radio par exemple, car en vidéo, il n’a rien d’accrochant.
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Une publicité Nike créée par une intelligence artificielle


Fabrice Auclert
Journaliste

Après avoir investi la peinture, la musique et bien sûr le jeu vidéo et la santé, l’intelligence artificielle va-t-elle créer des campagnes de publicité ? Un créatif français a nourri un réseau neuronal de publicités Nike très connues, et voici le résultat…

Ce spot a été produit à titre expérimental et il n’est donc pas officiel mais c’est la première publicité créée par une intelligence artificielle. C’est le concepteur-rédacteur Jean-Baptiste Le Divelec qui en est à l’origine car il a toujours été « fasciné par les réseaux neuronaux et le deep learning ». Avec des amis, il explique qu’il a alimenté un réseau neuronal avec plus d’une « dizaine d’années de publicités Nike » pour voir si l’intelligence artificielle était capable de créer une publicité originale.

Il précise bien que Nike n’est pas à l’initiative du projet, mais il s’est appuyé sur des publicités populaires et connues de tous. Il avait besoin de s’appuyer sur une marque emblématique, mondiale, et dont le corpus de publicités était facilement accessible. On en dénombre 20, et l’intelligence artificielle a fonctionné comme un générateur de textes automatiques. Notamment GPT-2, mis au point par Open-IA, et dont l’utilisation reste universitaire, tant la création de faux textes pourrait poser de problèmes à l’ère du « deep fake » et des « fake news ».

On n’est pas loin de l’écriture automatique lorsque l’IA conçoit une publicité. © Jean-Baptiste Le Divelec

Le prochain slogan va-t-il naître d’une IA ?

Là, il s’agit simplement d’une expérience de création. Jean-Baptiste Le Divelec explique à The Next Web qu’il avait été marqué par les performances de l’IA en musique ou en peinture, persuadé donc que « la machine » pouvait aussi être créatrice. À l’arrivée, le spot de 50 secondes a tout d’une publicité Nike, avec la musique, les codes couleurs, le rythme et l’importance de la sémantique.

Le publicitaire l’a appelé « AI et Kennedy » et même s’il reconnaît qu’on est « à la limite de l’inintelligible » et de « l’absurde », il y observe « une touche de génie ». Pour lui, le prochain slogan fort d’une marque ou le prochain spot de publicité, comme « Just Do It » pourrait donc naître du cerveau d’une intelligence artificielle. Il y a un siècle, on appelait ça le surréalisme, et c’est peut-être l’avenir de la publicité.

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L’intelligence artificielle s’invite dans vos toilettes


L’intelligence artificielle s’intéresse à nos étrons, surtout que l’on sait maintenant que notre microbiote intestinal est une mine d’information sur notre état de santé en général. Des chercheurs sont en quête de photos d’excréments humains sur une base volontaire pour les classifier et créer ainsi une base de données qui pourraient être utilisées par tout le monde dont ceux qui souffre de problèmes gastriques.
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L’intelligence artificielle s’invite dans vos toilettes


Fabrice Auclert
Journaliste

C’est parfaitement anonyme et aussi très sérieux. Des chercheurs du MIT et une startup ont créé la première intelligence artificielle capable de diagnostiquer les problèmes intestinaux. Sur la base du volontariat, les internautes peuvent envoyer des photos de leurs selles pour compléter cette immense base de données et entraîner l’IA.

L’intelligence artificielle est de plus en plus présente au quotidien, grâce notamment au développement de l’apprentissage automatique et du deep learning, qui lui permet d’analyser le monde et d’y apporter de nouvelles solutions. Après avoir maîtrisé des jeux vidéo, créé des vidéos réalistes ou encore complété des recherches, l’IA s’attaque désormais aux fèces humaines.

Les excréments sont une véritable mine d’informations médicales. L’aspect visuel permet de renseigner sur l’état de la flore intestinale, le régime alimentaire, et apporte des informations sur les dysfonctionnements et maladies du système digestif. Un groupe de chercheurs souhaite créer un outil capable d’analyser automatiquement les images des selles pour évaluer la santé des patients. Le projet est une collaboration entre des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Auggi, un coach virtuel pour la santé intestinale sous forme d’application, et Seed, une start-up concentrée sur la santé du microbiome.

Les internautes appelés à contribuer pour la science

Pour créer une intelligence artificielle capable de diagnostiquer les problèmes intestinaux, les chercheurs ont d’abord besoin d’une banque d’images conséquente des selles humaines. Ils ont d’abord commencé leurs recherches en créant de fausses selles à partir de pâte à modeler. Ensuite, ils ont parcouru le web à la recherche d’images réelles, et ont trouvé leur bonheur sur des forums en ligne, comme Reddit, où de nombreux utilisateurs discutent de leurs fèces et partagent des photos… Cependant, le matériel disponible était loin d’être suffisant.

Les chercheurs ont donc lancé une nouvelle campagne #GiveAShit qui demande à tous les internautes d’envoyer des photos de leurs matières fécales. Le nom est un jeu de mots sur l’expression anglaise qui signifie « se soucier » ou « faire attention à », et qui se traduit littéralement par « donner une merde ». Concrètement, il faut se rendre sur seed.com/poop/ avec son smartphone, car le site refuse les images en provenance d’un ordinateur. Appuyez sur le bouton « I accept the DARE », puis renseignez votre adresse e-mail, le moment de la journée à laquelle vous déféquez habituellement, et prenez une photo de votre étron, ou demandez un rappel dans la période indiquée.

Un site internet, visible depuis son téléphone mobile, permet d'envoyer les photos de sa grosse commission. © Seed Health

Un site internet, visible depuis son téléphone mobile, permet d’envoyer les photos de sa grosse commission. © Seed Health

    Une base de données de 100.000 images de fèces

    Les images sont anonymisées, puis analysées par une équipe de gastro-entérologues, qui les classifient parmi l’une des sept catégories de l’échelle de Bristol. Les chercheurs espèrent ainsi créer une base de données de 100.000 images qui serviront d’entraînement pour l’intelligence artificielle. L’IA devra apprendre seule à les classifier sur l’échelle de Bristol pour atteindre les mêmes résultats que les médecins.

    Les chercheurs espèrent ainsi créer un outil de diagnostic accessible à tous, et qui pourrait être notamment utilisé par les patients souffrant de problèmes gastriques.

    « Ils s’efforcent chaque jour à prendre des décisions sur quoi manger et la quantité d’exercice physique nécessaire pour maîtriser leurs symptômes. Il est essentiel de construire cette base de données et de développer ces outils de surveillance simples pour permettre à ces patients de le faire de chez eux, » a indiqué David Hachuel, cofondateur d’Auggi.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Nos excréments, par leur forme et leur couleur, en disent beaucoup sur notre santé.

  • Des chercheurs ont décidé de créer une immense base de données pour faciliter le diagnostic.

  • Une IA va apprendre, seule, à classifier la matière fécale pour épauler les médecins.

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Voici ce qu’a appris une équipe de robots à travers 500 millions de parties de cache-cache


5 millions de parties pour jouer à cache-cache entre deux équipes de robots (des avatars) dotés d’intelligence artificielle : les bleus et les rouges. 75 millions de parties de plus, ils ont appris a utilisé leurs environnements pour se cacher ou trouver selon l’équipe. Ces robots virtuels ont pu donc créer des stratégies pour gagner..
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Voici ce qu’a appris une équipe de robots à travers 500 millions de parties de cache-cache

Les robots virtuels d'OpenAI jouent à cache-cache.

Les robots étaient propulsés par OpenAI Five, un système informatique composé de cinq réseaux de neurones artificiels indépendants qui prennent des décisions de façon autonome et apprennent de leurs erreurs afin de développer des nouveaux comportements.

Radio-Canada

On peut apprendre beaucoup sur le processus décisionnel de robots propulsés par l’intelligence artificielle en les observant lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes. C’est ce qu’a fait l’équipe de recherche du laboratoire d’intelligence artificielle OpenAI avec sa dernière expérience, qui consistait à simuler des centaines de millions de parties de cache-cache entre deux équipes de robots.

Les règles du jeu étaient simples. Une équipe d’agents virtuels devait se cacher tandis que l’autre devait les trouver. Le nombre de membres de chaque équipe variait aléatoirement entre un et trois.

Les avatars étaient placés dans une arène fermée où se trouvaient des boîtes et des rampes manipulables. Ils avaient aussi la capacité de bloquer l’accès à ces objets à l’autre équipe afin qu’elle ne puisse pas les déplacer.

Les robots étaient propulsés par OpenAI Five, un système informatique composé de cinq réseaux de neurones artificiels indépendants qui prennent des décisions de façon autonome et apprennent de leurs erreurs afin de développer de nouveaux comportements.

OpenAI Five fonctionne avec l’apprentissage par renforcement, qui récompense l’algorithme lorsqu’il adopte les comportements recherchés. C’est d’ailleurs une technique qui sert à entraîner des animaux.

Pour les 25 millions de premières parties, les avatars qui devaient se cacher (l’équipe bleue) se sont simplement déplacés dans l’espace tandis que les avatars qui devaient les trouver (l’équipe rouge) les pourchassaient.

L’équipe bleue a ensuite compris qu’elle pouvait se servir des objets dans son environnement pour créer des forts impénétrables grâce aux objets qu’elle avait à sa disposition.

Les robots virtuels d'OpenAI construisent un fort.

Les robots construisent un fort.

PHOTO : OPENAI

75 millions de parties plus tard, l’équipe rouge a développé une contre-stratégie. Elle s’est mise à utiliser des rampes pour sauter par-dessus les obstacles.

L'équipe rouge de robots virtuels d'OpenAI se sert d'une rampe pour franchir une barrière.

L’équipe rouge se sert d’une rampe.

PHOTO : OPENAI

L’équipe bleue a riposté en cachant les rampes dans son fort avant de bloquer l’entrée avec les blocs. 

L'équipe de robots bleus d'OpenAI cache des rampes.

L’équipe bleue cache des rampes.

PHOTO : OPENAI

Quand une équipe apprend une nouvelle stratégie, elle crée une pression chez ses adversaires, qui doivent s’adapter. On peut faire une intéressante analogie avec l’évolution des êtres humains sur la terre, lors de laquelle il y avait une constante compétition entre les organismes, a expliqué l’un des membres de l’équipe de recherche d’OpenAI, Bowen Baker, en entrevue avec New Scientist. 

Se servir de bogues pour gagner

Bowen Baker a été surpris de voir à quel point l’intelligence artificielle pouvait s’adapter, peu importe les embûches.

Quand l’environnement de la simulation s’est élargi pour inclure davantage d’obstacles, l’équipe bleue avait de nouvelles boîtes plus allongées à sa disposition. Les robots pouvaient alors fabriquer des forts plus complexes et plus difficiles à pénétrer.

Ils ont aussi fini par comprendre qu’ils pouvaient bloquer l’accès aux rampes à l’autre équipe. OpenAI était alors certain que cela marquait la fin de l’expérience, mais l’équipe rouge a découvert un bogue qui lui permettait de franchir des barrières sans rampe.

Démonstration du « surf de boîte » des robots d'OpenAI.

Démonstration du « surf de boîte ».

PHOTO : OPENAI

Cette stratégie, baptisée surf de boîte par l’équipe de recherche, consiste à se déplacer sur une boîte après avoir grimpé dessus à l’aide d’une rampe qui ne pouvait être manipulée.

Selon OpenAI, cette séquence d’événements indique que l’intelligence artificielle pourrait avoir la capacité de proposer des pistes de solutions inédites à des problèmes dans le monde réel.

On veut que les gens imaginent ce qui se passerait si on organisait une compétition de la sorte dans un environnement bien plus complexe. Les comportements appris pourraient résoudre des problèmes pour lesquels nous n’avons pas encore de solution, a expliqué Bowen Baker au MIT Technology Review. 

L’équipe bleue a fini par trouver une stratégie infaillible pour gagner toutes les parties : bloquer l’accès à tous les objets, y compris les boîtes, avant de construire son fort.

https://ici.radio-canada.ca/

Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Utiliser l’intelligence artificielle pour évaluer des personnes qui auraient des troubles mentaux pour prédire des tueries de masses et insensé. Je doute vraiment que toutes les personnes qui ont pris les armes de tuer le plus de personnes possibles aient tous des troubles mentaux. Et de toute façon, c’est une manière d’étiqueter les gens sur des bases fausses. Si on veut vraiment réduire les risques, il faut rendre plus difficile l’accès aux armes et d’interdire des armes d’assaut. Puis franchement, quelle utilité d’avoir des armes d’assaut pour soi-disant se protéger.
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Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay 

Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The Washington Post

Pour prédire et empêcher les fusillades de masse.

Après les récentes fusillades d’El Paso et de Dayton (trente-et-un morts en tout), Donald Trump a préféré évoquer la question du rôle des troubles psychiatriques plutôt que celle de l’accès aux armes à feu. Le président américain avait déclaré juste après les événements:

«C’est la maladie mentale et la haine qui appuient sur la gachette. Pas l’arme à feu.»

Depuis, l’un de ses proches, l’ancien président de la chaîne NBC, Bob Wright, a proposé de lancer un programme de recherche sur la façon dont l’intelligence artificielle pourrait prédire le passage à l’acte violent de ce type de personnes. Afin de mener ces études à bien, des volontaires autoriseraient l’accès aux données de leurs smartphones.

Il ne s’agit à ce stade que d’un projet, qui a été présenté au président Trump, à sa fille Ivanka et au ministre de la Santé, mais l’idée est déjà critiquée par plusieurs spécialistes.

Impossible prédiction

Interviewée par le Washington Post, une ancienne psychologue des services secrets américains explique que ce genre de technologie donnerait un nombre très élevé de fausses alertes et qu’il serait impossible de déceler les personnes potentiellement dangereuses. Elle ajoute que les recherches actuelles ne permettent pas d’établir de lien direct entre maladie mentale et fusillades de masse.

Des études ont montré que seulement un quart des responsables de ces tueries était atteint d’un trouble psychiatrique. D’autres facteurs sont partagés par ce genre d’individus: l’impression d’être victime d’injustice, le désir d’être célèbre, la volonté de copier d’autres massacres, un passé de violence conjugale, le narcissisme et l’accès aux armes à feu. Une étude sur la tuerie de Fort Hood en 2009, au cours de laquelle un commandant militaire avait tué quatorze personnes sur une base au Texas, avait conclu que les tentatives de prédiction de ce genre d’incidents étaient presque impossibles.

Interviewée par le site The Hill, la directrice d’une association de défense des personnes souffrant de désordres psychiques a réagi à cette proposition:

«L’augmentation de la violence par armes à feu n’est pas causée par les maladies mentales, elle est le produit de l’inaction politique et de l’absence de réforme sur les armes.»

http://www.slate.fr/

Les métiers de l’avenir : quand les besoins changent


Il y a des métiers ou même des professions qui ont disparus, ou sur le point de disparaître. D’autres sont en pleine évolution, d’autres encore, ne sont pas encore créer, mais les besoins se font sentir
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Les métiers de l’avenir : quand les besoins changent

Un homme tape sur un clavier d'ordinateur.

L’enjeu de la sécurité informatique risque d’aller de croître en importance au cours des prochaines années.

PHOTO : SHUTTERSTOCK


Vous vous questionnez à savoir quels sont les métiers de l’avenir? Nous avons quelques réponses. Alors, les emplois de demain sont : coiffeur-thérapeute, gardien de données personnelles et sommelier en cannabis, selon l’Institut Brookfield, qui publiera une étude sur le sujet lundi.

C’est ce qui ressort notamment d’un rapport intitulé L’Emploi en 2030, qui sera publié lundi par l’Institut Brookfield pour l’innovation + l’entrepreneuriat.

Pour aboutir à ces prédictions, ce groupe de réflexion qui se consacre à la prospérité économique avait notamment organisé, ce printemps, six ateliers partout au pays, sessions auxquelles ont participé 120 experts.

Par petits groupes, les participants devaient notamment évaluer comment la demande de plusieurs professions déterminées devrait changer au cours des 10 à 15 prochaines années.

Dans le cadre d’un exercice plus ludique, ces mêmes spécialistes devaient notamment imaginer comment les interactions complexes entre la technologie, les tendances sociales et les préoccupations environnementales allaient faire évoluer le marché du travail.

« Service de sagesse »

Parmi les facteurs de changement évalués, on retrouvait notamment l’intelligence artificielle, les chaînes de blocs et des problèmes tels que la rareté des ressources ou la solitude découlant de l’essor de la virtualité numérique.

Pour pallier la perte d’habiletés sociales chez les plus jeunes, Diana Rivera, économiste à l’Institut Brookfield, prévoit ainsi l’avènement de services de sagesse dans les écoles, qui pourraient transformer le traditionnel poste de conseiller en orientation en une forme de mentorat plus holistique.

Les experts devaient ensuite dresser une liste de nouvelles professions qui pourraient susciter des vocations au sein de la nouvelle génération.

Voici donc un aperçu de quelques métiers d’avenir (ou pas).

Coiffeur-thérapeute

Personne capable de régler les soucis surgissant à l’extérieur comme à l’intérieur de votre crâne. Selon Diana Rivera, les discussions sur le sujet ont été vraiment fascinantes, en particulier à l’ère de Queer Eye, l’émission de téléréalité qui consiste autant à ranimer votre psychisme blessé que votre garde-robe fanée.

Il y a un niveau de confiance élevé lorsque vous vous asseyez sur leur chaise, c’est donc déjà un obstacle surmonté. Avec une bonne formation, les stylistes sont vraiment bien placés pour offrir de puissants conseils. Diana Rivera, économiste à l’Institut Brookfield

Enquêteur du web caché

Ces enquêteurs pourraient épauler la police pour infiltrer des réseaux criminels ou être embauchés comme enquêteurs privés pour révéler les secrets d’un adversaire politique.

Il y a des gens qui sont très habiles pour trouver des informations, et monnayer cela. Diana Rivera

Dans la même branche, on retrouverait le métier de gardien des données personnelles. Un travail qui consiste à protéger les données de ses clients contre l’action malveillante de pirates, de concurrents ou de gouvernements.

Les besoins dans l’industrie canadienne de la cybersécurité devraient atteindre les 28 000 travailleurs d’ici 2021, a affirmé Lisa Kearney, fondatrice et PDG de Women CyberSecurity Society, un organisme à but non lucratif qui soutient les femmes et les filles intéressées par les carrières dans le domaine de la cybersécurité.

Sommelier en cannabis

Des pots remplis de feuilles séchées de cannabis sur des étagères.

La gamme des produits en vente est amenée à se diversifier avec la commercialisation prochaine des produits comestibles à base de cannabis.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / BRENNAN LINSLEY

Le marché légal du cannabis est en pleine croissance depuis sa légalisation et de nouvelles fenêtres vont encore s’ouvrir avec la commercialisation des produits comestibles cet hiver.

Il existe déjà des sommeliers pour obtenir les meilleurs accords entre un mets et un vin ou une bière. Alors, pourquoi pas des conseils pour trouver le meilleur cannabis à déguster avec son pouding chômeur?

Parmi les autres métiers imaginés : styliste virtuel, facilitateur de mobilité ou encore consultant en réduction de la consommation.

L’Institut précise que tout le travail réalisé ne vise pas à prédire l’avenir, mais plutôt à susciter la réflexion et à mettre en lumière la façon dont la demande de compétences pourrait changer en fonction de l’interaction de tendances multiples.

Cette initiative doit aboutir en 2020 à la diffusion d’un rapport stratégique qui détaillera quelles seront les compétences les plus recherchées sur le marché de l’emploi dans la prochaine décennie.

D’après un texte de Brandie Weikle, CBC News

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Le premier vaccin créé avec une intelligence artificielle


L’intelligence artificielle pourrait faire économiser beaucoup, tout en étant plus rapide pour trouver le bon vaccin anti-grippal et serait plus efficace, c’est du moins ce qu’espèrent les chercheurs.
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Le premier vaccin créé avec une intelligence artificielle


Céline Deluzarche
Journaliste


Une équipe australienne a conçu un vaccin contre la grippe doté d’un adjuvant découvert par un algorithme. L’intelligence artificielle pourrait à l’avenir se généraliser pour accélérer et rationaliser le développement de nouveaux médicaments.

Le premier vaccin mis au point grâce à l’intelligence artificielle va entrer en phase d’essai clinique aux États-Unis. Ce vaccin contre la grippe saisonnière comporte un adjuvant spécial stimulant le système immunitaire afin d’améliorer son efficacité. Un premier programme baptisé « SAM » a d’abord été conçu pour analyser quels vaccins anti-grippaux ont été les plus efficaces ces dernières années. Un deuxième algorithme a ensuite créé des milliards de composés imaginaires dont SAM a tiré une dizaine de candidats présentant le meilleur potentiel.

Un adjuvant censé doper l’efficacité du vaccin contre la grippe

« Au lieu de travailler avec des millions de composés, nous avons synthétisé uniquement les meilleurs pour les tester, indique Nikolai Petrovsky, professeur de médecine à l’université Flinders (Australie) qui a dirigé les recherches. L’adjuvant que nous avons identifié cible un récepteur particulier qui stimule le système immunitaire lorsqu’il est en contact avec le virus de la grippe. La réponse immunitaire est ainsi renforcée par rapport au vaccin classique ».

L’efficacité de ce vaccin devrait ainsi atteindre 80 % à 90 %, contre 20 % à 50 % en moyenne pour les vaccins anti-grippaux habituels. En 2017, elle n’avait même pas dépassé les 10 % en raison d’une mutation du virus.

Les algorithmes passent au crible des milliards de molécules potentielles, générant des économies d’argent et de temps considérables pour la mise au point des médicaments. © Sashkin, Fotolia

Les algorithmes passent au crible des milliards de molécules potentielles, générant des économies d’argent et de temps considérables pour la mise au point des médicaments. © Sashkin, Fotolia

Réduire drastiquement les coûts de développement des médicaments

L’intelligence artificielle apporte de nouvelles perspectives inespérées pour la découverte de nouveaux médicaments, alors que les laboratoires font face à des coûts de plus en plus exorbitants en recherche et développement. Sur 10.000 molécules ciblées lors de la phase préclinique, seule une parvient au final à une mise sur le marché. Le coût de développement d’un médicament a ainsi explosé ces dernières années pour atteindre 1,5 milliard de dollars. En isolant en amont les molécules répondant à différents critères physico-chimiques, l’IA pourrait réduire drastiquement toute la phase préclinique.

« Il nous a fallu moins de deux ans pour développer ce nouveau vaccin, contre cinq ans minimum pour le vaccin normal », témoigne Nikolai Petrovsky.

S’il passe le cap final des essais cliniques humains, ce qui devrait prendre 12 mois, il devrait être disponible à la commercialisation d’ici trois ans.

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