Les ascenseurs sont intelligents et parlent désormais entre eux


Je n’ai pas peur des ascenseurs, malgré qu’à 5 ans, j’ai embarqué trop vite que mes parents n’ont pas pu me rejoindre. La panique totale ! On m’a entendu crier de plusieurs étages. Bref, la conversation entre ascenseurs pourrait probablement aider les enfants qui sont pris au piège seul. Mais, je ne suis pas certaine que ce soit une bonne chose pour autant
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Les ascenseurs sont intelligents et parlent désormais entre eux

 

Elevator hall | heiwa4126 via Flickr CC License by

Elevator hall | heiwa4126 via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

Est-ce la fin de l’ascensumophobie, ou le début de son apogée?

 

Le temps où l’on redoutait de rester bloqué dans un ascenseur sera bientôt révolu. En effet, comme l’a relevé le site américain Quartz, les machines sont aujourd’hui intelligentes et capables de prévenir leur société mère dès qu’il y a le moindre problème. Mieux encore: il est désormais possible d’entendre ces ascenseurs discuter entre eux, en direct.

C’est la compagnie norvégienne Kone, spécialisée dans les escalators et les ascenseurs, qui s’est lancée sur ce créneau. Elle a annoncé cette semaine un partenariat avec IBM, qui a intégré aux équipements de l’ascensoriste son programme d’intelligence artificielle, Watson, pour un projet appelé «24/7 Connected Services». Comme il est impossible de visualiser la discussion que peuvent avoir deux intelligences artificielles entre elles, la société d’informatique s’est donc appliquée à traduire pour les humains ce langage impalpable qui est celui de nos machines. Si cette conversation n’est pas destinée aux occupants de l’ascenseur, celle-ci s’écoute et se visualise en temps réel à cette adresse.

Tandis que la voix masculine —l’ascenseur— donne des informations sur ses activités, la voix féminine —le «cloud» de Kone— lui répond et lui intime parfois l’ordre de patienter, comme sur la capture d’écran ci-dessous:

«Je confirme, tu es inactif.

– J’attends des passagers.

– Tu es à l’arrêt. Vérification.

– Prêt à me remettre en route.

– Attends. Quelqu’un arrive bientôt.»

Si minime que puisse paraître cette avancée, assister à ce genre de discussion provoque un effet assez étrange, à la fois fascinant, glaçant et réconfortant; et pourrait bien donner un (très) bref aperçu de ce à quoi ressemblera le futur.

http://www.slate.fr/

Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas


Avec les robots et l’intelligence artificielle de plus en plus perfectionné que sera l’avenir pour les futurs adultes aptes au travail.? Dans quel domaine, ils pourront se démarquer ? Quels sont les atouts que l’être humain surpassent les robots et l’intelligence artificielle ?
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Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas

Le Huffington Post Québec  |  Par Laurence Houde-Roy

Alors qu’au moins 5 millions d’emplois seront remplacés par des robots ou par des services d’intelligence artificielle d’ici 3 ans dans le monde, plusieurs travailleurs tenteront de sauver leur emploi et d’échapper à cette transformation du milieu.

Pour affronter cette situation et éviter de se faire remplacer par la technologie, il ne suffit pas que d’être prêt pour le marché du travail («job ready»), ont fait valoir des experts du milieu universitaire lors d’une conférence au dernier Forum économique mondial, à Davos, il faut carrément être prêt pour le futur («futur ready»).

Les tâches dans le milieu industriel sont depuis longtemps remplacées par l’automatisation, et plus récemment, même l’analyse de données dans le milieu financier et médical a été remplacée par l’intelligence artificielle. Sans parler que la voiture autonome, qui semblait être une lubie de l’esprit il y a 3 ans, se promène déjà dans certaines villes à travers le monde.

Pourtant, le secret n’est pas de compétitionner contre la robotique, disent les experts, mais plutôt de perfectionner ce que la machine ne pourra jamais faire : être un humain.

«Parce que ce qui va compter, c’est cette capacité de voir un peu plus loin que le robot; cette créativité qui est encore très difficile à codifier dans un logiciel, précise Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière de l’Université McGill, qui était l’une des conférencières. Alors on sait très bien que la créativité va demeurer un atout de l’être humain par rapport au robot.»

Mme Fortier nomme également d’autres habiletés humaines comme le leadership, la capacité à prendre des décisions, l’évaluation du risque et la résilience qu’il faut cultiver afin de se démarquer du robot et devenir un complément essentiel.

«Il y a la compassion, aussi. Un robot peut nous sembler très sympathique, mais pour comprendre l’être humain, avec sa complexité, ce n’est pas encore quelque chose qu’on peut facilement codifier. Et dans le domaine médical, notamment, c’est nécessaire», ajoute-t-elle.

Même son de cloche du côté d’Erik Brynjolfsson, directeur de l’Initiative on the Digital Economy au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui était également panelliste.

Selon lui, «suivre des instructions, mémoriser des faits, c’est ce que les machines font. Ce que les humains ont de plus, c’est la créativité, une intelligence émotionnelle, la capacité de penser différemment. Pour vous démarquer, vous devez faire des choses que les machines ne font pas bien», explique l’expert.

Suzanne Fortier résume son idée par trois lettres qui distingue l’Homme de la machine : RDD (Recherche, Développement et Design).

«L’homme a d’abord cette forte capacité de rechercher encore plus profonde, plus précise, que la machine. Il peut ensuite développer son idée avec leadership et en analysant le risque. Enfin, le design permet de faire le pas entre la découverte et l’être humain, de développer son idée en l’adaptant aux besoins de l’être humain», précise la vice-chancelière.

Ainsi, elle estime qu’un étudiant devrait choisir un domaine qui lui plaît réellement, dans lequel il a envie d’apprendre plus quotidiennement.

«Et dans ce qui l’intéresse, il lui faut regarder les types d’emplois qui font appel aux RDD, afin de rester toujours indispensable et complémentaire à la machine», explique-t-elle.

Pour cela, une large connaissance du monde qui nous entoure est nécessaire, rappelle-t-elle, en incluant les arts et l’étude d’autres cultures.

«C’est ce qui fait mousser la créativité, et nous rend «futur ready»», précise Suzanne Fortier.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Quand l’intelligence artificielle prédit la mort


Intéressant comme logiciel, cela permettrait d’agir plus vite et mieux dans les traitements pour les maladies cardiaques
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Quand l’intelligence artificielle prédit la mort

 

Image d'un coeur vu par un logiciel

Le coeur en 3D tel que vu par le logiciel.   Photo : London Institute of Medical Sciences

Un logiciel permet maintenant de prédire quand le cœur d’une personne atteinte d’une maladie cardiaque cessera de battre, et ce, beaucoup plus précisément qu’avec les moyens actuels.

Un texte d’Alain Labelle

Le Dr Declan O’Regan, du London Institute of Medical Sciences, explique que ce logiciel aidera éventuellement les médecins à identifier les patients en danger de mort et qui nécessitent plus d’attention et des traitements rapides.

Le logiciel en question apprend à analyser les tests sanguins et des examens cardiaques pour détecter les signaux de défaillance de l’organe.

C’est la première fois qu’un ordinateur peut interpréter des examens cardiaques pour prédire avec précision combien de temps un patient vivra.

Dr Declan O’Regan

Par exemple, l’ordinateur permet de prédire, avec une précision allant jusqu’à 80 %, la survie à un an. La précision est de 60 % à l’heure actuelle.

Un médecin équipé de ce logiciel serait donc en mesure d’établir un diagnostic plus éclairé que s’il fondait son analyse uniquement sur les moyens actuels.

Ce logiciel d’intelligence artificielle analyse automatiquement les images en mouvement du cœur d’un patient prises au cours d’un examen par résonnance magnétique.

Il utilise ensuite un traitement avancé d’images pour construire un « cœur virtuel en 3D » , qui reproduit la contraction du cœur au cours de chaque battement en pas moins de 30 000 points d’analyse.

Les chercheurs ont alimenté le logiciel de données de centaines de patients, puis ont lié ces données à des modèles.

Le logiciel a appris quels attributs d’un cœur, de sa forme à sa structure, le mettent en danger. Il peut ainsi établir le risque d’insuffisance cardiaque d’une personne à 5 ans.

Le logiciel a été développé en utilisant les données de patients présentant une hypertension pulmonaire, maladie par laquelle la haute pression dans les vaisseaux sanguins qui alimentent les poumons met aussi de la pression sur le côté droit du cœur.

Or, avec le temps, cette situation endommage progressivement le cœur et cause sa défaillance. Le tiers des personnes atteintes meurent dans les cinq ans après leur diagnostic.

On estime que 2000 à 5000 Canadiens ont reçu un diagnostic d’hypertension pulmonaire, mais que jusqu’à 10 000 Canadiens pourraient en être atteints sans le savoir.

Les chercheurs britanniques veulent maintenant tester cette technologie avec d’autres formes de problèmes cardiaques, comme la cardiomyopathie. Elle pourrait ainsi servir à établir si un patient a besoin d’un stimulateur cardiaque ou d’une autre forme de traitement.

En outre, ils veulent tester leur logiciel dans d’autres hôpitaux avant de décider s’ils le rendront disponible chez l’ensemble des médecins.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Radiology.

http://ici.radio-canada.ca/

5 raisons qui vont vous donner envie de protéger vos données sur Internet en 2017


Internet, les technologies connectées, intelligences artificielles sont tous susceptible d’être piratés pour avoir des renseignements sur des personnes, des sociétés, des hôpitaux, le gouvernement tout.
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5 raisons qui vont vous donner envie de protéger vos données sur Internet en 2017

 

Emmanuel Mériot

Directeur France chez Darktrace

Les cyberattaques qui ont fait la une des journaux cette année, tels que le vol d’argent à la Bangladesh Bank et le piratage des comptes Yahoo !, n’offrent qu’un aperçu de la cyberguerre que se livrent chaque jour, à grande échelle, les hackers et les spécialistes de la sécurité. Cette année nous a montré, plus que jamais, que si quelqu’un entend réellement forcer votre réseau, il y parviendra.

Voici les prévisions en matière de cybersécurité pour l’année 2017.

1. Les pirates ne se contenteront plus de voler les données, ils les modifieront

Aujourd’hui, les hackers les plus compétents ne s’arrêtent pas au simple vol de données, ils se fixent un objectif plus subtil: l’intégrité des données.

Ce scénario est particulièrement inquiétant pour les secteurs qui s’appuient fortement sur une relation de confiance avec le public. Un laboratoire qui ne peut plus garantir la fidélité des résultats de ses essais cliniques, ou une banque dont les soldes de comptes ont été falsifiés, constituent les exemples les plus évidents d’entreprises présentant un risque majeur. Les pouvoirs publics pourraient également faire les frais de ce type d’attaques, engendrant une défiance croissante des citoyens à l’égard des institutions nationales.

Ces «attaques de réputation» pourraient également être déployées pour perturber les marchés financiers. Nous avons déjà eu un aperçu de ce risque potentiel de cyberattaques lors d’opérations de fusion-acquisition. Est-ce une coïncidence si le hack de Yahoo! est survenu alors que Verizon s’apprêtait à racheter la société?

Ces attaques ont également la faculté d’influencer l’opinion publique. Une nation ou tout autre groupe possédant une technologie avancée pourrait non seulement divulguer des courriels, mais les manipuler pour donner l’impression trompeuse qu’un candidat a commis une action illégale ou malhonnête.

2. Les attaques (et les menaces latentes) proviendront davantage de l’intérieur

Les initiés représentent souvent la source des attaques les plus dangereuses. Ils sont plus difficiles à détecter, car ils utilisent des identifiants utilisateurs valables. Ils peuvent provoquer un maximum de dommages du fait qu’ils connaissent les informations nécessaires à leur mission et sont autorisés à y accéder; ils peuvent ainsi circuler entre les segments des réseaux.

Mais les menaces intérieures ne proviennent pas seulement de salariés remontés contre une institution. Des initiés n’ayant aucune intention malveillante peuvent tout à fait constituer une faille, au même titre que des saboteurs réfléchis. Combien de fois avez-vous cliqué sur un lien sans revérifier l’adresse courriel de l’envoyeur?

Pour la seule année passée, les techniques de défense des systèmes immunitaires en entreprise ont capté une multitude de menaces intérieures, notamment un employé exfiltrant délibérément une base de données client une semaine avant l’échéance de son contrat; un développeur de jeu transmettant le code source à son adresse courriel personnelle afin de pouvoir travailler de chez lui le week-end… Cette liste n’est pas exhaustive.

3. L’Internet des objets va devenir l’Internet des failles

En 2016, certains des piratages les plus sophistiqués contre des entreprises impliquaient des objets connectés. Lors de la brèche dans le service DNS Dyn en octobre, un malware s’est rapidement répandu dans un nombre inédit d’appareils. Mais la plupart des piratages d’IdO survenus dans l’année n’ont pas été divulgués; ils incluent des imprimantes, des unités d’air conditionné, des caméras de vidéoconférence, et même des machines à café.

Parmi ces attaques, nombre d’entre elles ont utilisé les appareils IdO comme porte d’entrée pour atteindre des périmètres du réseau plus intéressants. Cette année, l’une des menaces les plus marquantes que nous avons connues portait sur le scanner d’empreintes digitales contrôlant l’accès à une importante usine. Cette menace a été déjouée, les pirates ayant été attrapés alors qu’ils s’apprêtaient à remplacer certaines données biométriques par leur propres empreintes afin d’obtenir un accès physique au site.

4. Les appareils des utilisateurs serviront à demander des (cyber-) rançons

Les ransomware, ces logiciels de rançon malveillants, ont mis à mal de nombreuses sociétés à travers le monde. Ces malwares sont utilisés pour crypter des fichiers à une vitesse telle qu’il est virtuellement impossible de suivre le rythme, et forcent les sociétés à payer des rançons élevées pour s’en libérer.

Les hôpitaux constituent aujourd’hui des cibles de choix, étant devenus de véritables jungles numériques particulièrement bien garnies, depuis les équipements médicaux vitaux et les fichiers patients essentiels, jusqu’aux appareils des patients et aux ordinateurs des employés. Cette année, le Hollywood Presbyterian Medical Center de Los Angeles a payé l’équivalent de 17 000 $US en Bitcoin à des maîtres chanteurs, après que ses ordinateurs aient été mis hors service pendant une semaine.

En 2017 et au-delà, nous allons assister au début d’un nouveau type d’extorsion au niveau micro, avec des utilisateurs pris pour cible via un large choix d’objets connectés. Imaginez: si le nouveau GPS installé dans votre voiture était piraté alors que vous êtes déjà en retard pour un rendez-vous, combien seriez-vous prêt à débourser pour le rendre de nouveau utilisable?

5. L’intelligence artificielle deviendra malveillante

L’intelligence artificielle est formidable dans bien des domaines: voitures autonomes, assistants virtuels, amélioration des prévisions météorologiques, la liste est longue. Mais l’intelligence artificielle peut également être utilisée par des pirates pour mener des attaques hautement sophistiquées et persistantes, qui se perdent dans le bruit des réseaux.

En 2017, il faut s’attendre à ce que l’IA soit utilisée à tous les niveaux d’une cyberattaque. Cela inclut la faculté de mener des campagnes d’hameçonnage sophistiquées et sur mesure qui parviendront à tromper même le plus méfiant des employés.

Les pirates de l’année prochaine en savent plus sur vous que ce que dit votre profil sur les réseaux sociaux. Ils savent que votre rendez-vous de 10h00 avec votre fournisseur aura lieu à son nouveau siège social. À 9h15, un courriel dont l’objet sera: «Adresse de nos nouveaux locaux» arrivera dans votre boîte aux lettres, apparemment en provenance de la personne avec qui vous avez rendez-vous, alors même que vous descendez du train. Question: cliquez-vous sur le lien avec le plan qui figure dans le message?

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Elle discute par sms avec son ami mort


Je ne crois pas que cela soit une bonne chose de communiquer avec un avatar représentant une personne aimée, mais décédée, qu’utiliser des archives de conversation avec l’intelligence artificielle, n’aide pas à faire un deuil difficile
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Elle discute par sms avec son ami mort

 

Fantasme de l’immortalité ou dérive de l’intelligence artificielle?

La start-up américaine Luka travaille depuis quelques années sur l’intelligence artificielle et propose des services personnalisés à sa clientèle. Un jour, devant un épisode de Black Mirror, son CEO Eugenia Kuyda pense à son ami décédé et lui vient l’idée de reproduire le concept de la série: concevoir un avatar du défunt pour atténuer la souffrance du deuil, relate dans un article consacré L’Obs/Rue89

Conversation virtuelle

Elle récolte alors tous les sms, tous les courriels, tous les échanges avec son ami disparu et créé un « chatbot » de toutes pièces, soit une intelligence artificielle capable de dialoguer avec elle en s’inspirant des archives et du style développé tout au long de leurs années de communication. L’avatar de Roman Mazurenko prend vie, une étrange conversation à découvrir sur le site spécialisé The Verge.

Réflexion

L’expérience questionne avant tout le concept de la mort et l’incompréhension croissante de ce statut au sein de la société actuelle, sa non-acceptation à l’heure du monde ultraconnecté où les morts peuvent survivre virtuellement et donner l’illusion d’interagir d’outre-tombe. Une démarche qui ne facilite en rien le travail du deuil.

http://www.7sur7.be/

Les robots sont (presque) meilleurs que vous


Je me souviens qu’on commençait à peine d’entre parler des ordinateurs et des prouesses qu’on pouvait faire avec cette technologie, qu’on commençait à parler que les ordinateurs remplaceraient des personnes aux emplois, puis nous sommes à l’ère de la robotisation qui semble plus qu’évident, malgré que les concepteurs se veulent rassurant que des catégories de personnes auront beaucoup de difficulté à travailler par manque de diplôme, ou un premier emploi et autres … La question que je me pose est comment ces personnes sans emplois vont survivre pour payer un logement-nourriture-habillement et les coûts rattachés ?
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Les robots sont (presque) meilleurs que vous

 

Photo: Ezume Images

Photo: Ezume Images

Les robots envahissent le marché de l’emploi. Des programmes informatiques de plus en plus puissants battent déjà les êtres humains à plate couture dans de nombreux domaines. Tour d’horizon d’un phénomène où la fiction rejoint la réalité, et ce, de plus en plus vite !

Naël Shiab

 

Tout a commencé par une demande de rendez-vous tout ce qu’il y a de plus normal, par courriel. L’actualité souhaitait obtenir une entrevue avec une entreprise française spécialisée dans les nouvelles technologies.

« Merci de votre intérêt pour notre produit ! Julie, en copie de ce mail, va nous organiser un call d’une vingtaine de minutes. »

Peu après, Julie répond, comme prévu, en propo­sant divers créneaux horaires.

« Lequel vous conviendrait le mieux ? » demande-t-elle.

Un dernier échange et le rendez-vous est fixé. Rien d’exceptionnel a priori, mis à part que Julie n’est pas une assistante comme les autres : c’est une intelligence artificielle.

L’algorithme Julie Desk a été créé à la fin 2014 par l’ingénieur de formation Julien Hobeika et deux de ses anciens camarades de classe. Julie comprend le langage humain et peut gérer vos rendez-vous, prévoir vos déplacements ou réserver au restaurant pour un repas d’affaires. Vous avez besoin de quelque chose ? Il suffit de lui envoyer un courriel

« L’avantage, explique Julien Hobeika, c’est le coût, évidemment, mais Julie est surtout plus rapide qu’une personne et elle est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle s’améliore aussi au fur et à mesure qu’on a recours à elle. »

Au Canada, en 2011, 330 000 assistants administratifs gagnaient en moyenne 33 000 dollars par année, selon Statistique Canada. L’abonnement annuel à Julie coûte un peu moins de 3 000 dollars avec toutes les options, et elle n’a pas besoin d’un bureau. Une nouvelle révolution industrielle se pointe à nos portes. Après la mécanisation puis l’informatisation, voici l’ère de la robotisation.

L’Institut Brookfield, dont le siège est à Toronto, a analysé les tâches effectuées dans près de 500 emplois au Canada et publié un rapport en juin. Conclusion : jusqu’à 40 % de ces emplois seront très probablement touchés par une forme d’automatisation d’ici 10 à 20 ans, et la technologie pour le faire est en grande partie déjà au point. Julie Desk n’est donc pas le fruit du hasard. Les probabilités que le travail d’assistant administratif soit robotisé d’ici deux décennies sont de 96 %, alors que 54 % de ses tâches peu­vent déjà être automatisées.

Pour obtenir une idée plus précise de la situation au Québec, L’actualité a croisé les résultats de cette étude avec les données du recensement de 2011. De 500 000 à 1 600 000 travailleurs pourraient ainsi être concernés dans la Belle Province. Les hommes seront plus touchés que les femmes, puisqu’ils sont plus nombreux à exercer des métiers manuels et que leurs tâches peuvent être effectuées plus rapidement et plus efficacement par des machines. Les travailleurs âgés de 15 à 24 ans, qui occupent souvent un premier emploi nécessitant peu de compétences, se trouvent aussi en première ligne, tout comme la population active sans diplôme universitaire. Les employés gagnant moins de 30 000 dollars sont également surreprésentés. Bref, la robotisation risque de frapper de plein fouet les travailleurs les plus vulnérables de notre société. Les vendeurs de commerce au détail, les serveurs au comptoir, les caissiers et les chauffeurs de camion font partie de ceux dont le métier est le plus susceptible de subir très bientôt une transformation forcée.

HOMMES

L’assistante virtuelle Julie Desk est née de l’autre côté de l’Atlantique, mais les initiatives québécoises ne sont pas en reste. ISA a vu le jour à… Chicoutimi ! Ellipse Synergie a décidé d’utiliser des algorithmes pour s’attaquer à un enjeu aussi personnel que délicat : la santé mentale. Seriez-vous prêt à parler à cœur ouvert de vos problèmes à un robot ? Le cofondateur de l’entreprise Louis-Raphaël Tremblay, 41 ans, n’en doute pas.

« Dans cinq ans, on aura démontré que le soutien psychologique de première ligne doit être assuré par un module d’intelligence artificielle », affirme l’ancien professeur de mathématiques et de sciences.

Selon lui, de nombreuses personnes n’osent pas appeler les services d’aide, entre autres parce qu’un inconnu se trouve à l’autre bout du fil. Gêne, appréhension, difficulté à exprimer le problème vécu… Avec un robot, aucun jugement n’est porté et tout reste strictement confidentiel. L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec a été séduite par l’idée et a commencé à offrir le service à ses membres au printemps 2016.

Une version d’essai est en ligne à psylio.ca. Une fois connecté, le logiciel ISA, doté d’une voix féminine, s’adresse directement à l’utilisateur et celui-ci répond à ses questions, aussi affichées à l’écran, en cliquant sur des options. ISA s’adapte à l’interlocuteur et lui prodigue des recommandations en fonction de la situation. L’utilisateur peut en tout temps cliquer sur un bouton d’urgence s’il souhaite parler de vive voix à quelqu’un.

JEUNES

« Qui ira consulter un psychologue par curiosité ? Personne, dit Louis-Raphaël Tremblay. On attend toujours à la dernière minute, quand les dommages collatéraux sont très grands. Pour la première fois, on peut prétendre s’adresser à tout le monde, même s’il n’y a rien de grave. » Disponible en tout temps et capable d’interagir avec des milliers de personnes en même temps, ISA est une révolution dans le domaine, estime son créateur.

Le Montréalais Ian Gascon a aussi ses robots… qui veulent s’occuper de vos économies ! Pionnier au Canada dans le secteur des robots-conseillers, il a lancé en 2010 Placements Idema et il a lui-même codé ses programmes informatiques. Ses algorithmes investissent dans des fonds négociés en Bourse.

« Je pense que tout système automatisé, en particulier en gestion de portefeuille, sera toujours meilleur qu’un gestionnaire qui prend des décisions arbitraires », affirme-t-il.

Certes, au début, il n’a pas été facile de convaincre ses clients de confier le fruit de leur labeur à un robot. Mais les gens sont de plus en plus à l’aise avec cette idée, précise-t-il. D’autant que ses conseillers numériques permettent d’abaisser les frais, et donc d’augmenter les rendements.

« Nous avons des systèmes qui nous permettent de passer moins de temps sur chacun des comptes et de générer des alertes au besoin. C’est essentiellement ma philosophie de gestion de portefeuille que j’ai traduite en système informatisé pour ouvrir de nombreux comptes à la fois et rendre le tout rentable. »

Et si vous préférez investir votre argent dans une propriété, sachez qu’il existe aussi des robots conçus à cette fin ! La jeune entreprise montréalaise Local Logic a mis au point un moteur de recherche qui permet d’évaluer une gamme de services, comme la proximité avec une épicerie, une école, l’accès au transport en commun, les infrastructures pour cyclistes, l’aspect verdoyant de la rue, le niveau de bruit, etc.

« Les agents immobiliers consacrent des heures à chercher de l’information sur chacune des propriétés qu’ils recommanderont à leurs clients, dit Vincent-Charles Hodder, cofondateur de l’entreprise. Nous sommes capables de générer ça en quelques secondes. »

Local Logic couvre pour l’instant les 10 plus grandes villes au pays. D’ici fin 2017, l’objectif est d’ajouter à la liste les 100 plus grandes villes américaines. Vincent-Charles Hodder et ses collègues, d’ex-étudiants en urbanisme de l’Université McGill, ne comptent pas s’arrêter là. Ils veulent aussi renseigner les voyageurs sur les hôtels et auberges les mieux situés, partout dans le monde, grâce à un robot qui comprendrait, par exemple, un message texte.

Tous ces travailleurs virtuels, incroyablement performants et rapides, sonnent-ils le glas des assistants administratifs, des psychologues, des conseillers financiers, des courtiers immobiliers et des agents de voyages ? Et, qui sait, la fin de votre propre profession ? Devons-nous, pauvres humains que nous sommes, nous préparer à vivre des prestations de l’assurance-emploi ?

SALARIES

« Il n’y a presque aucun cas où Julie a remplacé un assistant, assure Julien Hobeika. Nos clients sont des entreprises qui n’en avaient déjà plus. C’est fini, l’époque où des gens serraient des boulons. Aujourd’hui, quand on recourt à un humain, c’est pour qu’il prenne une responsabilité par rapport à quelque chose. Ce n’est pas pour faire une tâche répétitive. »

L’entrepreneur souligne que sa boîte a même créé de l’emploi. Chaque fois que Julie prend une décision, un de ses employés doit la vérifier et l’approuver. Mais pour combien de temps ?

« On améliore notre algorithme grâce aux humains, dans l’idée d’utiliser de moins en moins d’humains pour faire les modifications. »

Du côté d’ISA, le but n’a jamais été de remplacer les pro­fessionnels en santé mentale, soutient Louis-Raphaël Trem­blay. L’objectif est au contraire de pousser les utilisateurs à en contacter un.

Une fois qu’ISA a compris ce qui se passe, elle dit : “Écoute, on a fait un premier bout de chemin ensem­ble, maintenant que tu as travaillé sur ce que tu vis, aimerais-tu communiquer avec une ressource près de chez toi ?” Et là, elle lui propose des services offerts dans un rayon de 50 km. Ainsi, toute la profession, psychologues, psycho­éducateurs et intervenants sociaux, en bénéficierait. »

En ce qui a trait aux robots-conseillers, Ian Gascon est catégorique.

« Si un conseiller n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités, aux technologies qui permettent de faire les mêmes choses pour moins cher, tant pis. C’est notre modèle d’affaires, et je pense que c’est gagnant pour le consommateur. »

L’expert financier pense tout de même que des humains seront toujours nécessaires pour résoudre des problèmes particuliers ou offrir des services plus personnalisés.

SCOLARISES

Côté immobilier, Local Logic a été pressentie par des courtiers qui aimeraient profiter de sa technologie. L’entreprise est d’ailleurs en pleine croissance et doit grossir ses rangs, même si elle se trouve dans une situation bien paradoxale.

« C’est difficile pour nous de planifier les ressources dont nous aurons besoin parce qu’on fait toujours de la recherche pour automatiser nos tâches, explique Vincent-Charles Hodder. Donc, dans deux ou trois mois, il est possible qu’on n’ait plus besoin de ces ressources parce que le travail sera automatisé. »

En revanche, l’entrepreneur avoue avoir de la difficulté à recruter de bons vendeurs.

« On l’a appris au fur et à mesure. On développe une relation humaine avec un client, un partenaire d’affaires, un investisseur. Et je ne pense pas qu’un robot va vraiment pouvoir remplacer ça. »

Une lueur d’espoir pour le travailleur simplement humain ?

Tous les entrepreneurs de ces domaines de pointe s’entendent sur un point : le marché du travail s’apprête à traverser une période de grande transformation. Le chômage deviendra-t-il endémique ? Les travailleurs que nous sommes laisseront-ils inévitablement la place à des employés immatériels ? L’intelligence artificielle prendra-t-elle le pas sur le cerveau humain ? Ou de nouvelles catégories d’emplois apparaîtront-elles ?

« Il y a des tâches que des algorithmes effectuent mieux que les humains, affirme Jean-Paul Isson, vice-président mondial de Monster Worldwide, un des plus grands sites de recherche d’emplois au monde. Mais l’algorithme ne peut pas toujours reproduire le flair, ce côté humain, que l’expérience, l’intuition apportent. C’est en combinant l’expérience, l’intuition et la technologie qu’on prend les meilleures décisions. »

Mathématicien de formation, il a lui-même créé des programmes informatiques pour prédire quels employés au sein d’une entreprise sont les plus à risque de démissionner. En fonction des heures travaillées, du salaire, de l’âge, des tâches, du secteur, de l’état de l’économie et de dizaines d’autres facteurs, ses robots peuvent envoyer une alerte à un patron et lui suggérer de modifier les conditions de travail d’un employé pour éviter un départ.

Et ce n’est pas tout. Bientôt, c’est un robot qui pourrait même être responsable de votre embauche !

« Quand vous avez des centaines de personnes qui posent leur candidature à un poste, il faut un temps fou pour passer à travers tous les dossiers, explique Jean-Paul Isson. On a mis au point un algorithme capable de lire les CV. »

Par exemple, si vous êtes à la recherche d’un analyste en marketing qui a étudié à Mont­réal, le robot peut donner une note à chaque candidature. Et ce travail-là, pour des milliers de CV, se fait en quelques secondes.

« Mais c’est toujours l’être humain qui prend les décisions au final », précise-t-il, rassurant.

Du moins, pour l’instant.

http://www.lactualite.com/

Un ordinateur a peint un «nouveau Rembrandt» après avoir analysé le style de l’artiste


C’est une expérience intéressante, mais je suis d’avis du journaliste qu’on ne pourra jamais remplacer un chef d’oeuvre par l’intelligence artificiel, car il n’a pas les émotions de l’artiste au moment précis qu’il peint son oeuvre
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Un ordinateur a peint un «nouveau Rembrandt» après avoir analysé le style de l’artiste

 

Par Grégory Rozières

Depuis quelques années, les rapport alarmants s’enchaînent, prédisant sous peu le remplacement de millions d’emplois peu qualifiés par des robots. Et si les algorithmes arrivaient même à remplacer les artistes? Mardi 5 avril, un « nouveau Rembrandt » a été dévoilé. Sauf qu’il ne s’agit pas d’une oeuvre du maître mort il y a près de 350 ans, mais d’un ordinateur.

Dans une vidéo, les auteurs du projet expliquent comment ils ont programmé un ordinateur pour qu’il analyse les centaines d’oeuvres de l’artiste pour arriver à le copier.

« Nous avons utilisé la technologie et les données comme Rembrandt a utilisé ses stylos et ses pinceaux pour créer quelque chose de nouveau », affirme Ron Augustus de Microsoft, qui a participé à l’expérience avec la banque ING, l’université de Delft et deux musées néerlandais.

Comment? En utilisant des scanners 3D et le deep learning, cette branche de l’intelligence artificielle qui permet à un logiciel d’apprendre via un grand nombre d’exemples. Une fois que la machine a analysé les tableaux du peintres, elle a regardé certaines caractéristiques, comme le genre, l’âge et la direction du regard des portraits de Rembrandt.

Un portrait robot

Pour coller le plus possible au style du maître, le nouveau tableau devait avoir plusieurs caractéristiques. Ce devait être un portrait d’un homme de 30 à 40 ans, caucasien, avec une barbe ou une moustache, des vêtements noirs, une collerette, qu’il porte un chapeau et qu’il regarde vers la droite.

Les auteurs ont ensuite commencé à analyser plus spécifiquement les portraits de Rembrandt correspondant à cette définition. L’analyse de ces données très précises (le nez, les yeux, la bouche), leur a permis de recréer un de ces éléments à la façon du peintre. Il fallut ensuite définir un algorithme capable d’analyser les proportions des visages des tableaux.

Une fois que l’ordinateur savait ce qu’il voulait faire, encore fallait-il le reproduire sur une toile. Pour ce faire, l’équipe a utilisé une imprimante 3D? Pourquoi? Car une peinture est réalisée en 3D, il y a une certaine profondeur liée aux différents coups de pinceaux de l’auteur.

« Notre but était de créer une machine qui travaille comme Rembrandt afin de mieux comprendre qu’est-ce qui fait d’un chef d’oeuvre un chef d’oeuvre », a déclaré à la BBC Emmanuel Flores, directeur du projet. « Je ne pense pas que l’on puisse remplacer Rembrandt, il est unique », a-t-il toutefois précisé.

D’autres sont moins enthousiastes, comme le critique d’art du Guardian Jonathan Jones, qui considère que cette « tromperie » réalisée par des « fous » est une « nouvelle manière de moquer l’art ».

nouveau rembrandt

Si le style de la peinture réalisée par l’ordinateur semble proche de celles du maître, pour le journaliste ce n’est pas le cas.

« Ce nouveau tableau singe le style premier de Rembrandt, qui était lumineux, dynamique et brillant. Mais au fil de sa vie et de ses souffrances, la perte de sa femme, sa fortune, son statut, Rembrandt a abandonné ce « style » pour dire la vérité crue », affirme-t-il.

Le portrait devrait être exposé au public, mais aucune date n’a encore été communiquée.

Que cela plaise ou non, les algorithmes n’en finissent plus de s’immiscer dans l’art. Google a même créé l’année dernière un mouvement artistique, « l’inceptionnisme ». A l’origine, les ingénieurs ont développé une intelligence artificielle fonctionnant encore une fois sur le principe du deep learning.

Après lui avoir montré des millions d’exemples de formes, la machine devait normalement reconnaître des choses précises, comme des animaux. Mais les ingénieurs lui ont demandé de pousser la reconnaissance un peu plus loin:

« Qu’importe ce que tu y vois, je veux le voir encore plus. »

En forçant le trait, le logiciel a reconnu dans les nuages d’étranges animaux, notamment un cochon-escargot, un oiseau-chameau et un poisson-chien.

chien cochon chameau chien poisson

Une fois que Google a publié le code source permettant à tout un chacun de refaire l’expérience, de nombreux internautes se sont amusés à voir ce que l’algorithme allait dessiner au gré de différentes photos.

Ici, encore plus que pour le « nouveau Rembrandt », l’idée de création artistique est présente. Dans quelques années, nous nous poserons peut-être la question du titre phare de l’écrivain Philip K. Dick, les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?

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