Le Saviez-Vous ► Il y a 70 ans, l’Abitibi-Témiscamingue subissait la plus importante tempête de son histoire


L’Abitibi-Témiscamingue se situe au nord-ouest du Québec, c’est ma région natale, mais je n’étais pas encore née au moment de cette grande tempête de 1947. Ma mère était présente et probablement, mon père. La neige est notre quotidien au Québec et quand s’annonce le printemps, l’hiver n’aime pas tirer sa révérence trop vite et certaines années, il est moins pressé et laisse sa marque avant de quitter pour le prochain hiver. Si cette tempête a paru plus importante que celle que le Québec a eue dernièrement (qui pourtant a fait des morts et des carambolages importants en 2017), c’est bien le déneigement était différent et moins d’automobiles en circulation dans ces années-là.
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Il y a 70 ans, l’Abitibi-Témiscamingue subissait la plus importante tempête de son histoire

Un train enlisé dans la neige à Rouyn-Noranda lors de la grande tempête de 1947. En arrière plan, la mine Noranda.

Un train enlisé dans la neige à Rouyn-Noranda lors de la grande tempête de 1947. En arrière plan, la mine Noranda.   Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Il y a 70 ans, une tempête monstre s’abattait sur l’Abitibi-Témiscamingue. Durant trois jours, soit du 25 au 27 mars 1947, des dizaines de centimètres de neige ont enseveli la région. Train perdu, transports paralysés, rues impraticables, mines, boutiques et écoles fermées… du jamais vu auparavant, ni depuis!

Un article de Félix B. Desfossés

La tempête se lève

« Depuis une semaine, il faisait une véritable température printanière. Les amateurs de pêche commençaient déjà à penser à leurs excursions et les jeunes filles à leur prochain costume de bain. Et comme on avait déjà eu un hiver très neigeux, on était loin de s’imaginer que ce n’était pas fini. Puis voilà que lundi soir, il commence à neiger, à neiger et à neiger. Un vent violent s’élève au début de la nuit. Il va, prétend-on, à une vitesse de 60 miles à l’heure […] et mardi matin, on se réveille partout dans la neige. Pour sortir, il faut d’abord commencer par l’enlever à la porte de sa demeure pour avoir ensuite la consolation de tomber dans des rues où il faudrait des raquettes. […] Le vent continue et la neige continue de tomber. Cela, pendant toute la journée de mardi, toute la nuit de mercredi, jusqu’à mercredi après-midi alors qu’on commence à avoir l’espoir que c’est enfin fini », écrivait-on dans l’édition du 27 mars 1947 du journal La Frontière.

Désorganisation générale

La grande tempête de 1947 en Abitibi-Témiscamingue. Crédit : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Des photos de Rouyn-Noranda disponibles à la Bibliothèque et aux Archives nationales du Québec nous montrent des trains qui non seulement ont été paralysés par la tempête, mais qui ont aussi été ensevelis. Dans le secteur d’Évain, 50 à 60 hommes ont été appelés pour vider une dénivellation qui s’était remplie de neige sur la voie ferrée, bloquant le passage au train du Nipissing Central.

Entre Barraute et Senneterre, un train aurait littéralement été perdu!

« Ils ont essayé de rebrousser chemin, mais ils sont restés coincés dans une dépression. Les gens ont passé la nuit dans le train, ils ont mangé dans le train. Le lendemain, ils ont été évacués vers Barraute. Ils ont fini par envoyer une charrue pour sortir le train de son mauvais pas. Les gens sont accueillis à Barraute, logés et nourris pendant trois jours chez les familles, le curé et son presbytère », raconte Guillaume Trottier, de la Société d’histoire d’Amos.

Une fois le train dégagé, une foule de 500 personnes attendait le convoi sur le quai de la gare d’Amos.

La grande tempête de 1947 en Abitibi-Témiscamingue. Crédit : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Les autoneiges taxis – un moyen de transport important à l’époque – avaient de la difficulté à circuler. Plusieurs automobiles ont été abandonnées en bordure de rues devant l’impossibilité d’aller plus loin.

La grande tempête de 1947 en Abitibi-Témiscamingue. Crédit : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Plusieurs mines ont cessé leurs activités étant donné que leurs employés n’arrivaient simplement pas à cheminer jusqu’au travail.

Le centre-ville de Rouyn-Noranda était désert selon La Frontière, puisque la majorité des commerces étaient également fermés. Inutile de dire que les écoles aussi.

Aucun mort, mais plusieurs naissances!

Malgré cela, on ne rapporte aucun mort, mais des urgences médicales sont tout de même survenues.

Une femme devant accoucher a été transportée à l’hôpital en voiture de police précédée d’un bulldozer pour ouvrir le chemin! Une femme a aussi donné naissance à un enfant à l’hôtel Albert, à Rouyn, étant donné qu’il était difficile même de marcher jusqu’à l’hôpital, qui se trouve à quelques coins de rue de là. Un médecin a aussi utilisé le bon vieux traîneau à chiens pour se rendre au chevet d’un mourant à Rouyn-Sud.

Des quantités de neige

Les données historiques confirment que l’accumulation de neige a été beaucoup plus abondante que la moyenne lors de cette tempête.

« Ce que je constate, c’est qu’il y a vraiment eu beaucoup de neige pour ces dates-là, affirme Simon Legault, météorologue à Environnement Canada. C’est très variable aussi à travers la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Il y a des endroits qui ont accumulé une trentaine de centimètres, 25-30, et j’ai vu des pointes à 71 centimètres pour la région de Ville-Marie. Donc, c’est vraiment des grandes différences, ce qui me laisse croire que la situation était vraiment très variable et qu’il y avait aussi, je suppose, beaucoup de vent dans la région. […] Ça devait ressembler à des conditions de blizzard. »

Cette neige venait s’ajouter à celle tombée lors de deux tempêtes précédentes.

« Avant d’arriver au 25 mars, il y avait eu quand même des accumulations plus tôt au mois de février et au mois de mars. [Vers le] 3 mars, ça variait autour d’une vingtaine à une quarantaine de centimètres qui étaient accumulés. Avec toutes ces accumulations-là, s’il a continué à faire froid, on avait une accumulation de neige au sol qui pouvait aussi être déplacée par les forts vents possibles du 25 mars en 1947 », explique M. Legault.

À Ville-Marie, les accumulations totalisaient 1,2 mètre!

Solidarité lors de la grande tempête de 1947 en Abitibi-Témiscamingue

Solidarité lors de la grande tempête de 1947 en Abitibi-Témiscamingue   Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Comparable à la dernière tempête au Québec?

La grande tempête d’Abitibi-Témiscamingue est comparable à celle qui a frappé le sud du Québec au cours des dernières semaines, selon Simon Legault, étant donné que la quantité de neige tombée varie de 40 à 70 cm selon les endroits.

Il souligne toutefois que les façons de faire étaient complètement différentes à l’époque, que ce soit pour le déneigement, pour lequel on n’avait pas les machines qu’on peut avoir aujourd’hui, ou pour la quantité de véhicules sur les routes. En 1947, il y avait beaucoup moins d’automobiles en circulation, donc nécessairement moins de carambolages et de risques mortels.

Il n’en demeure pas moins que l’Abitibi-Témiscamingue n’a probablement pas revu de tempête aussi importante dans son histoire.

Dans le journal La Frontière du 27 mars 1947, on dit que

« des pionniers de Rouyn-Noranda qui ont vécu en différents endroits de la province et du pays n’hésitent pas à dire que jamais ils n’ont vu un temps pareil et jamais même ils n’auraient pu l’imaginer. »

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► 5 mythes sur la puberté


L’adolescence, bien des adultes, on oublié bien côtés de l’adolescence et pourtant, dans les grandes lignes c’est un peu la même chose
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5 mythes sur la puberté

 

Adolescents et adultes partagent quelques fausses idées et stéréotypes sur la période de la puberté et les changements qui l’accompagnent.

La puberté est un passage compliqué dans la vie de chaque personne. Les changements physiques et hormonaux, associés à une confusion et à un manque d’informations, sont la porte ouverte aux mythes sans fondement. Les adolescents préfèrent souvent demander conseil à des amis plutôt qu’à des adultes afin de mieux comprendre leur corps et leur sexualité. Résultat : les fausses idées n’arrêtent pas de circuler. Même constat pour les parents, qui nourrissent parfois des stéréotypes incorrects.

Les ados font la grasse matinée parce qu’ils sont paresseux. Vrai ou faux ?

FAUX. C’est un classique : les adolescents se couchent tard et dorment jusqu’au début de l’après-midi dès qu’ils sont en week-end ou en vacances. Mais ce comportement n’est pas forcément provoqué par de la paresse. Le cycle de sommeil de l’organisme se modifie pendant l’adolescence, rappelle le site Medical Daily. Il devient donc plus difficile de se coucher avant 23 heures. Et puisqu’un adolescent a besoin de 8 à 10 heures de sommeil, il récupère pendant la matinée.

Les ados font n’importe quoi à cause des hormones. Vrai ou faux ?

VRAI ET FAUX. Des études ont prouvé que les hormones ne sont pas les seules responsables du comportement des adolescents. Le cerveau se modifie rapidement, à partir de l’âge de 12 ans, et peut provoquer une modification des habitudes définie par les parents comme « du grand n’importe quoi ! »

La puberté commence avec les premières règles. Vrai ou faux ?

FAUX. Les premières règles se déclenchent entre 18 mois et deux ans après le début de la puberté. L’âge exact, généralement avant 13 ans, varie en fonction des personnes.

On ne tombe pas enceinte pendant les règles. Vrai ou faux ?

FAUX. Une grossesse est moins probable pendant le cycle menstruel, mais toujours possible. Les femmes sont fertiles pendant les jours qui précèdent et qui suivent l’ovulation, et la durée de vie du sperme peut jouer sur le risque de grossesse.

La malbouffe provoque de l’acné. Vrai ou faux ?

FAUX. De nombreuses personnes accusent les adolescents qui souffrent d’acné d’avoir abusé de sucreries ou d’aliments gras. Or, ce problème de peau est provoqué par l’augmentation de la production d’huile liée aux hormones. Mais une mauvaise alimentation reste néfaste pour la santé et pour l’aspect de la peau en général.

http://www.santemagazine.fr

Le Saviez-Vous ► Un médicament qui devint un colorant


Un médicament qui a connu une certaine gloire promettait de guérir certaines maladies et devenu aujourd’hui, un moyen très utile en radiologie
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Un médicament qui devint un colorant

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

Pendant très longtemps, les carences en iode, particulièrement dans des régions éloignées de la mer, provoquaient une maladie dont personne ne voulait: le crétinisme. Cette maladie amenait des troubles physiques et des retards mentaux importants. L’iode est en effet un élément essentiel au bon fonctionnement de la glande thyroïde qui synthétise les hormones nécessaires à la croissance tant physique qu’intellectuelle. Il existe deux formes de la maladie: le goitre endémique qui provient d’une carence en iode et le goitre infantile qui provient d’un problème congénital d’hypothyroïdie. Le goitre endémique fut endigué en Amérique par l’obligation d’ajouter de l’iode au sel de table. Au Canada, cette mesure fut obligatoire dès 1924. Quant au goitre infantile, des tests de dépistages dès la troisième journée de vie du bébé permettent d’éviter le développement de la maladie. Ce qui fait qu’aujourd’hui dans les pays industrialisés, le goitre est devenu une maladie rare.

Mais, tel n’était pas le cas au début du 20e siècle, alors que plusieurs cherchaient à connaitre les vertus de l’iode sur l’organisme humain.

Le lipiodol : de panacée universelle à colorant

Au début du XXe siècle, l’arrivée d’un nouveau médicament s’affichait souvent comme une panacée. Ainsi en était-il des huiles iodées. Merck avait déjà mis en marché la sienne en 1896 en faisant réagir du chlorure d’iode sur de l’huile de sésame. Deux pharmaciens français décidèrent de modifier un peu la recette (le me-too était déjà à la mode!) en utilisant de l’acide iodhydrique et de l’huile de graines de pavot encore appelée huile d’œillette. Cette dernière serait plus pure et plus active que l’huile de sésame.

C’est ainsi que ces deux pharmaciens, Laurent Lafay et Marcel Guerbet, présentèrent leur produit qu’ils avaient nommé lipiodol à la Société française de Dermatologie et de Syphilographie en 1901. Ils l’annoncèrent comme ayant des vertus dépuratives du sang. Aux dires de ses concepteurs, ses vertus seraient dues aux grandes quantités d’iode qu’on pouvait ainsi donner aux patients tant par voies orales, nasales, cutanées et même parentérales. Les injections se faisaient sans douleur et ne provoquaient jamais d’iodisme. Quant aux applications, elles étaient pour le moins très larges et on suggérait d’utiliser le lipiodol autant pour les troubles pulmonaires que pour les troubles cardiaques, dans les affections de la glande thyroïde comme les goitres, contre les infections microbiennes et contre les prurits.

Le médicament ne connut pas la gloire espérée, mais poursuivit quand même son petit bonheur de chemin.

L’huile de pavot

Près de vingt ans plus tard, un neurochirurgien français le Dr Sicard soupçonna un effet radio-opaque de l’huile de pavot. Il faut savoir que cette huile peut aussi être utilisée en peinture. Obtenue par seconde pression, elle n’a pas la qualité nécessaire pour être alimentaire, mais fournit un excellent siccatif (qui accélère le sèchement) pour les peintures. Le docteur Sicard confie donc à un de ses élèves la tâche d’évaluer le lipiodol comme colorant radiologique. C’est ainsi que le Dr Forestier put constater qu’en l’injectant à des lapins, le produit formait des petites sphères radio-opaques le long des vertèbres. C’est ainsi que la première application scientifique du lipiodol fit son entrée non pas comme médicament, mais comme colorant fort utile en myélographie. En moins de sept ans, pas moins de trente-sept cas de tumeurs de la moelle épinière ont pu être trouvés par un contrôle lipiodolé et opérés par l’équipe de chirurgiens. Et bientôt, les indications se multiplièrent telles les explorations sous-arachnoïdiennes, rachidiennes, des cavités pulmonaires et des appareils génitaux féminins et masculins.

Et nos pharmaciens.

André Guerbet

Dès le début des années 1920, la demande devint si forte que le seul pharmacien qui fabriquait encore le lipiodol, Laurent Lafay, dans le sous-sol de sa petite officine ne pouvait plus y répondre. Il contacta donc son vieil ami Maurice Guerbet. Heureusement, ce dernier avait un fils qui avait complété des cours d’ingénieur en usine avant de devenir lui-même pharmacien. Ce sera donc ce fils, André Guerbet, qui fondera ainsi Les Laboratoires Guerbet en 1924, une compagnie qui existe encore de nos jours et qui fabrique toujours des produits utiles en radiologie.

Ainsi, il arrive qu’en cherchant un médicament, on finisse par découvrir un produit qui trouve sa voie comme outil diagnostique fort précieux.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► 5 découvertes étonnantes sur notre cerveau


Le cerveau est extraordinaire par toute sa complexité et il continue à dévoiler des secrets
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5 découvertes étonnantes sur notre cerveau

 

Neurones

NEURONES D’HIPPOCAMPE DE SOURIS.

© INSERM – PERIS LETITIA

1 – Même adulte, une partie du cerveau continue à grandir

Nul neurologue ne s’y attendait : la croissance du cerveau ne s’arrête pas après l’enfance ! Il continue à grossir tout au long de la vie, une petite partie du moins : la zone de reconnaissance des visages. Une découverte réalisée en janvier 2017 par une équipe du département de psychologie de l’Université de Stanford (États-Unis).

2 – La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait

Grâce à une nouvelle méthode de traçage qui révèle les longues chaînes de neurones interconnectés, une équipe de l’université de Pittsburgh (Etats-Unis) a identifié, en août 2016, les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

3 – Une pouponnière de neurones dans les méninges

Les méninges, couches de tissu protectrices qui enveloppent le cerveau, hébergent un trésor : une pouponnière de neurones ! Telle est la surprenante découverte qu’a fait un groupe de chercheurs de l’université de Louvain (Belgique) en novembre 2016. Un espoir pour la médecine régénérative.

4 – Le cerveau est connecté au système immunitaire

Contre toute attente, des scientifiques de l’université de Virginie (États-Unis) ont découvert la présence de vaisseaux lymphatiques dans le cerveau de souris, le reliant ainsi au système immunitaire. Or jusqu’à présent, les scientifiques étaient convaincus que le cerveau n’avait aucun lien anatomique direct avec le système immunitaire. La présence de vaisseaux lymphatiques avaient donc échappé à toutes les dissections réalisées jusqu’en juin 2015.

5 – Le trouble du déficit de l’attention se voit dans le cerveau

Le cerveau des personnes atteintes de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (abrégé TDAH), est différent, légèrement plus petit, comparé à celui des individus qui en sont indemnes, ont constaté pour la première fois des chercheurs hollandais en février 2017. Preuve que ce trouble a bien une base physique.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► L’inventeur du Rubik’s Cube a mis un mois à le résoudre


Il y a des compétitions de résoudre le Rubik’s Cube et le record parait-il est de 4,73 seconds détenus par un jeune australien. Pourtant … Le créateur du Rubik’s Cube n’aurait jamais cru qu’on puisse résoudre en si peu de temps, lui qui a pris un mois pour y réussir
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L’inventeur du Rubik’s Cube a mis un mois à le résoudre

 

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur Quartz, Discover

Ne désespérez jamais.

Il y a trois mois, l’Australien Feliks Zemdegs a amélioré le record du monde de Rubik’s Cube (3x3x3) d’un centième de seconde. Entre le moment où ses mains ont quitté la table et celle où il a résolu le cube, 4,73 petites secondes se sont écoulées. En l’espace de dix ans, ce record a été amélioré de presque six secondes. Il s’agissait là du septième record du monde pour le jeune Australien. 

 

Pourtant, raconte Quartz, quand il a inventé le jeu en 1974, Erno Rubik n’imaginait pas que quelqu’un pourrait un jour le résoudre aussi vite. Il faut dire qu’il ne savait même pas quelle méthode employer pour y arriver, ni même s’il en existait une.

«En tournant les faces au hasard, il a réalisé que cela prendrait plus de temps qu’il n’en aurait sur Terre. On a plus tard calculé qu’il existait 43 trillions de positions possibles du Cube. Les chances de tomber sur la bonne sont donc quasi-nulles.»

Versions plus complexes

Mais Erno Rubik n’a pas abdiqué. Lui qui vivait dans un appartement avec sa mère a passé des heures à essayer de trouver la bonne séquence, seul dans sa chambre. C’est en tout cas ce qu’on apprend dans cette biographie jamais publiée et citée dans le magazine Discover, en 1986. 

«Rubik avait une intuition qui lui disait qu’une méthode devait exister. Il a commencé par aligner les huit coins correctement, et il a découvert certaines séquences de mouvements pour réarranger quelques cubes à la fois. Une séquence de quatre mouvements, par exemple, allait temporairement brouiller le cube, échanger les positions de trois morceaux, et ensuite restaurer le reste du cube dans son état précédent. Il fallait douze mouvements pour réaliser d’autres séquences –avec des résultats chaotiques s’il perdait le fil de ce qu’il réalisait à mi-chemin. Mais Rubik a persévéré dans sa chambre pendant plus d’un mois pendant l’été pour montrer à sa mère un Cube immaculé.»

Et ce jour-là, Erno Rubik raconte qu’il n’était pas le seul à être heureux du résultat.

«Je me souviens comment j’ai fièrement montré à ma mère comment j’avais trouvé la solution au problème, et à quel point elle espérait qu’à partir de ce moment-là, je ne passerai plus autant de temps dessus.»

Depuis raconte Quartz, 350 millions de Rubik’s Cubes ont été vendus dans le monde. Et il existe des versions plus complexes comme le 6x6x6 ou le 7x7x7. Pas sûr que tous aient été un jour résolu. Mais si vous commencez à déprimer face à un Cube que vous n’arrivez pas à résoudre, dites-vous que même son inventeur à passer de longues heures à essayer de comprendre comment s’y prendre.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?


 

Question importante si on songe à coloniser d’autres planètes qui dureront plusieurs années de voyage. Avoir un enfant dans l’espace sous l’apesanteur aura-t-il une incidence sur l’ADN du bébé. Ce sont des hypothèses qui issus d’expériences sur la santé des astronomes et des animaux. Les résultats ne sont pas vraiment encourageants
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Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?

Astronautes

Officiellement, la Nasa refuse de dire si des astronomes ont déjà eu des relations sexuelles dans l’espace.

© NASA/SIPA

« Supposons que des hommes et femmes partent dans l’espace sans retour. Ils se reproduisent normalement. Étant toujours en apesanteur, à quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ? ».

• Partir dans l’espace sans retour

Les projets pour coloniser l’espace sans retour sont rares à l’heure actuelle, la seule mission « sérieusement » envisagée est baptisée « Mars One », lancé en 2012 par les Néerlandais Bas Lansdorp et Arno Wielders (ingénieur et physicien). Elle consiste à… coloniser Mars. Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, rêve lui aussi d’envoyer des individus sur la planète rouge, mais prévoit un trajet retour (si les colons parviennent à fabriquer sur place le carburant nécessaire !). Ces projets sont critiqués par plusieurs scientifiques, qui soulignent les nombreux obstacles technologiques et financiers à surmonter

• Se reproduire normalement

Peut-on avoir une relation sexuelle dans l’espace ? La question peut prêter à sourire, mais la Nasa a réellement réalisé des expériences en ce sens… sur des animaux. Le premier accouplement officiel en apesanteur a eu lieu en 1994 : il s’agissait de médakas (Oryzias latipes), une espèce de poisson abondante dans les rizières et couramment élevée en aquarium. La célèbre astronaute française Claudie Haigneré a participé à une expérience similaire en 1996, mais sur le triton, l’objectif étant là encore de déterminer si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire d’un vertébré pouvaient avoir lieu en micropensanteur. Ces travaux ont permis de révéler des anomalies à certains stades du développement embryonnaire, au niveau de la division cellulaire et de la fermeture du tube neural.

Et chez l’homme ? Officiellement, la Nasa ne se prononce pas sur des possibles relations sexuelles entre astronautes dans l’espace. Même si en 1992, Mark Lee et Nancy Jan Davis, un couple marié, a participé à la même mission spatiale... Pour autant, l’Agence spatiale américaine s’intéresse vraiment à la question de la conception d’un bébé en microgravité. Une étude publiée en 2010 par trois scientifiques génère des désillusions : dans l’état actuel des choses, les radiations solaires semblent bien trop dangereuses pour la gestation. Les rayons cosmiques frappant un vaisseau au cours d’un long voyage réduiraient la concentration des spermatozoïdes chez l’homme et stériliseraient sans doute un œuf fécondé. Quand bien même le fœtus atteindrait son terme, son ADN aurait sans doute subi des mutations rendant les femmes stériles. Heureusement pour la survie de notre espèce, il reste toujours la fécondation in vitro.

• Étant toujours en apesanteur, a quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ?

Nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication scientifique sur ce sujet à l’heure actuelle. Probablement car la fécondation dans l’espace est déjà un frein à l’heure actuelle. Toutefois, de nombreuses études montrent que les missions de longue durée dans l’espace présentent des risques pour la santé : en effet, en l’absence de force gravitationnelle, les cellules de l’organisme sont moins contraintes, ce qui perturbe leur organisation et leur stabilité qui se sont construites en corrélation avec la pesanteur terrestre. Sans oublier la forte exposition aux rayonnements cosmiques.

Ainsi, les astronautes voient leur organisme fragilisé : leur système immunitaire se dérègle, ce qui les rend plus vulnérables aux agents pathogènes, le risque de perte osseuse et de fracture augmentent, leurs capacités aérobiques (servant à produire de l’énergie à partir d’oxygène) diminuent. Leur masse musculaire fond, au niveau des jambes en particulier, d’où la nécessité de faire plusieurs heures d’exercice par jour pour ne pas perdre en force et en coordination : Thomas Pesquet teste actuellement une machine baptisée MARES dont la fonction est de mesurer la perte de masse musculaire liée à la microgravité et de trouver des exercices pour la limiter. Perdant de la masse musculaire et sous-estimant leurs besoins nutritionnels, les astronautes laissent prévoir que l’homme de l’espace sera plus mince qu’actuellement.

D’autres effets, encore moins visibles de l’extérieur, ont été constatés chez des astronautes effectuant des missions longue durée : leurs battements cardiaques deviennent irréguliers, et leur cœur… plus rond ! Ce qui rend cette pompe moins efficace. Sa santé mise à rude épreuve, il est également fort à parier que l’homme de l’espace devra trouver un moyen d’améliorer sa perception visuelle et son orientation spatiale, car ces deux éléments sont perturbés par la microgravité. Enfin, les rayonnements cosmiques n’épargnent pas le système nerveux de l’astronaute, et seraient à l’origine de maladies dégénératives. Pour coloniser l’espace, l’être humain devra trouver des solutions à ces multiples problèmes.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► Pourquoi le printemps tombe-t-il désormais le 20 mars ?


Quand on parle de printemps, la date de référence est le 21 mars, sauf que pendant plusieurs années, maintenant la fin de l’hiver sera le 20 mars. Toute est une question de rotation de la Terre, le mouvement du soleil et aussi le calendrier
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Pourquoi le printemps tombe-t-il désormais le 20 mars ?

 

Le printemps. Chaque année, il revient. Et à la même date. Enfin presque. Puisque, comme nous l’évoquions en 2016, le printemps ne tombera désormais, et jusqu’au début du siècle prochain, plus le 21 mars ! Une habitude pas si difficile à perdre. D’autant que cette année encore, c’est dès ce lundi 20 mars que sonnera l’heure du renouveau. Pour notre plus grand plaisir…

On a l’habitude de dire qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. On pourra désormais ajouter : le 21 mars non plus. Les derniers printemps tombés à cette date remontent à 2003 et 2007. Et il faut s’y habituer : le printemps ne tombera de nouveau un 21 mars qu’en 2102.

Mais d’abord, quand démarre le printemps ? C’est le jour où le Soleil se trouve exactement à la verticale de l’équateur, moment que l’on appelle l’équinoxe de printemps. En raison de l’inclinaison de l’axe de rotation terrestre, le mouvement apparent du Soleil dans le ciel varie tout au long de l’année, une danse connue sous le nom d’analemme. La transition de l’hiver au printemps correspond au moment où le Soleil atteint l’intersection entre le plan de l’écliptique terrestre et l’équateur céleste, intersection connue sous le nom de point vernal.

Schéma montrant les deux équinoxes, en rouge : celle du printemps, au point vernal, et celle de l'automne. Le plan de l'écliptique est celui de l'orbite de la Terre autour du Soleil (sur ce schéma, le T représente donc aussi le Soleil). Mais notre planète est inclinée par rapport à ce plan : c'est l'obliquité à laquelle nous devons les saisons. Elle vaut 23° 26'. L'équateur céleste est la projection de l'équateur terrestre sur la voûte céleste. Les petites variations de l'obliquité font rétrograder lentement le point vernal, donc les équinoxes. © DR

Schéma montrant les deux équinoxes, en rouge : celle du printemps, au point vernal, et celle de l’automne. Le plan de l’écliptique est celui de l’orbite de la Terre autour du Soleil (sur ce schéma, le T représente donc aussi le Soleil). Mais notre planète est inclinée par rapport à ce plan : c’est l’obliquité à laquelle nous devons les saisons. Elle vaut 23° 26′. L’équateur céleste est la projection de l’équateur terrestre sur la voûte céleste. Les petites variations de l’obliquité font rétrograder lentement le point vernal, donc les équinoxes. © DR

L’astronomie, une science exacte mais subtile

À cette date, les durées du jour et de la nuit sont rigoureusement identiques si l’on ne tient pas compte des effets de la réfractionatmosphérique lorsque le Soleil est proche de l’horizon. La région entre le pôle Nord et le cercle polaire arctique commence alors une journée de six mois tandis que le pôle Sud plonge dans la nuit pour une durée équivalente. Le phénomène inverse se produit au moment de l’équinoxe d’automne en septembre.

À première vue, les dates des équinoxes devraient être immuables, selon les lois rigoureuses de la mécanique céleste. Mais l’axe de la rotation de la Terre décrit un cône dans l’espace en moins de 26.000 ans. C’est la précession. Elle fait lentement rétrograder le point vernal sur l’écliptique. Les humains ont ajouté une imprécision supplémentaire : notre calendrier prévoit en effet des années civiles de 365 ou 366 jours, avec le retrait de trois journées bissextiles tous les 400 ans (1700, 1800 et 1900 pour les trois dernières supressions). Il se cale ainsi plutôt bien l’année astronomique de 365,2422 jours. Voilà pourquoi les dates des équinoxes fluctuent. Ainsi, l’équinoxe de printemps cette année se produit le 20 mars à 4 h 30 mn 12 s TU

Donc, pour longtemps, le printemps, c’est le 20 mars. Enfin presque, car en 2044, la fin de l’hiver se fêtera le 19 mars…

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