Le Saviez-Vous ► Les poissons dorment-ils ?


Le sommeil est important même pour les poissons même s’ils dorment différemment et non pas de paupières pour fermer les yeux. Il leur faut des astuces pour ne pas se faire surprendre par les prédateurs. Heureusement qu’ils ne rêvent pas, imaginez tous les cauchemars qu’ils pourraient faire avec des requins affamés
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Les poissons dorment-ils ?

 

Crédits : Pixabay

par Manon

Vous vous êtes sans doute déjà interrogés sur le sommeil de vos petits poissons rouges, tentant de les surprendre en plein rêve pour finalement les retrouver en train de nager paisiblement, les yeux toujours ouverts, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Pourtant, rassurez-vous, ils dorment également.

Le sommeil est une action vitale chez tous les animaux, tant pour les insectes que les mammifères, et les poissons ne font pas exception. Chez les êtres humains, une personne en train de dormir est facilement identifiable, cela se caractérise par une certaine immobilité, un corps relâché et des yeux fermés (toutefois gare aux crises de somnambulisme qui peuvent être trompeuses). Le sommeil chez les poissons étonne alors, existe-t-il ? Sous quelle forme ? Des scientifiques ont bel et bien confirmé son existence grâce à des mesures de leur rythme cardiaque et de l’activité électrique de leur cerveau, constatant que leur cœur bat moins vite et qu’ils consomment moins d’énergie pendant une période de quelques heures ; mais cela remet en question notre définition du sommeil.

Étonnés de ne jamais les observer paupières closes ? Si les poissons ne ferment pas les yeux, c’est qu’ils n’ont tout simplement pas de paupières et qu’ils n’en ont pas besoin. Effectivement, puisqu’ils vivent dans l’eau, leurs yeux ne risquent pas de se dessécher.

Plus particulier, les chercheurs ont relevé qu’en plus de ne pas fermer leurs yeux, les poissons ne rêvent pas. Aucun état analogue au sommeil paradoxal, où se produisent les rêves, n’a été repéré chez eux. On ne parlerait pas alors réellement de « sommeil » mais plutôt d’une « période d’inactivité et de repos ».

Cette période prend différentes formes chez les animaux aquatiques, chaque groupe animal a développé ses propres stratégies pour se reposer. Alors que certains continuent de nager pendant cette période de repos, comme quelques requins par exemple, obligés de maintenir un courant d’eau autour de leurs branchies pour récupérer l’oxygène contenu dans l’eau, d’autres sont plus statiques et choisissent de faire une sieste la nuit. Ce choix de sommeil nocturne les met alors directement en confrontation avec les prédateurs qui, à l’inverse, se reposent durant la journée. Pour se protéger de ces derniers, les poissons ont développé plusieurs astuces pour les moins surprenantes : la cachette au fond, sous le sable (comme les girelles ou certaines raies) ; le changement de couleur en guise de camouflage ; le développement de mucus de protection, spécifique au poisson-perroquet, pour un effet « sac de couchage » qui l’avertit en cas d’intrusion et masque un peu son odeur ; la mise en veille d’un hémisphère du cerveau pendant que l’autre dort (la grande astuce des mammifères marins).

Intrigants mais finalement pas si différents de nous, même si les poissons ne connaissent pas le sommeil profond que nous apprécions tant, ils se reposent malgré tout, à leur manière !

Sources : LevaisseauLemonde ; FuturaSciences ; Maxisciences ;

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des expressions culinaires françaises


Des expressions qui ont un lien avec des aliments, il en a juste une que je n’ai jamais entendu, celle du sucre
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Top 10 des expressions culinaires françaises

Crédits : Pixabay

Reconnus comme de fins gourmets dans le monde entier, les Français ont même intégré leur goût pour la cuisine dans leurs expressions quotidiennes. Fort de cette découverte, nous avons décidé d’en savoir davantage sur les plus sollicitées. Alors, d’où vient l’idée de pleurer comme une madeleine ? Pourquoi est-ce la fin des haricots quand rien ne va plus ? Pourquoi est-ce dans les pommes que nous tombons lors d’un malaise ?

1) Pleurer comme une madeleine

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Il faut remonter au début de notre ère pour retracer son origine. Cette expression nous vient de la Bible, et plus précisément, de l’histoire de Marie la Magdaléenne (Marie-Madeleine), une ancienne prostituée qui confessa ses péchés à Jésus. Envahie par la tristesse, elle aurait pleuré à chaudes larmes, toutes les larmes de son corps. « Pleurer comme une Madeleine » ne fait donc pas référence à cette pâtisserie moelleuse, mais bien à une personne aux pleurs perçus comme excessifs.

2) Rouge comme une tomate

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Apparue dès 1690, elle fait référence à la couleur rouge qui teinte parfois les jours d’un individu lorsqu’il est en proie à une vive émotion, telle que la colère, la timidité ou encore, le sentiment amoureux. L’évidence du rouge de la tomate, un rouge marquant, en fait l’exemple même de la couleur.

3) Tomber dans les pommes

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L’expression serait apparue en 1889, l’origine reste toutefois incertaine. Elle viendrait de la déformation du terme pâmes (tomber en pâmoison, s’évanouir). Cependant, ce terme n’est plus employé depuis le XVe siècle, alors la déformation reste peu plausible. Une autre explication, plus crédible, viendrait de George Sand. Pour décrire à Madame Dupin qu’elle se trouvait dans un état de fatigue avancée, elle écrivit « être dans les pommes cuites ».

4) Raconter des salades

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Cette expression date du XIXe siècle et se base sur une métaphore. Une salade, soit un assortiment d’ingrédients, est associée à un ensemble de ragots qui, alliés à un peu d’humour, peuvent passer pour vrais. « Raconter des salades » signifie alors raconter des balivernes.

5) Être le dindon de la farce

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Il existe plusieurs explications pour justifier de l’origine de cette expression. La première fait un parallèle avec les « farces » au Moyen-âge, c’est-à-dire, les intermèdes comiques des spectacles. Les pères un peu crédules de certaines pièces étaient, à cette époque, surnommés les « pères dindons ». Un personnage alors dupé par sa progéniture était appelé le « dindon de la farce ».

Une seconde explication, vient d’un spectacle forain Le Ballet des dindons joué à Paris entre 1739 et 1844. Les dindons étaient posés sur une plaque métallique chauffée de manière progressive et la situation faisait alors danser les dindons, qui évitaient ainsi de se brûler les pattes. Il s’agissait d’une farce cruelle mais qui plaisait à l’époque aux spectateurs. Néanmoins, le lien avec le fait de duper n’est pas évident.

La dernière explication, et certainement la meilleure, revient au fait de plumer un dindon. Il se fait duper. Puis, étant souvent servi farci, il n’y a plus qu’un pas à faire pour retrouver l’origine de l’expression.

6) Ramener sa fraise

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Il s’agit d’une expression argotique émanant du début du XXe siècle. À l’origine elle signifiait « ronchonner », puis son sens a évolué pour qualifier une personne qui intervient de façon inappropriée dans une conversation. La fraise étant utilisée pour représenter la taille d’une personne approchant.

7) La fin des haricots

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Cette expression est une métaphore, datant du Moyen-âge, signifiant que rien ne va plus. Elle ferait écho aux situations précaires de personnes à cette époque, lorsqu’ils n’avaient plus assez d’argent pour se nourrir, payer des fèves ou même des haricots (les aliments les moins onéreux de l’époque).

Par extension, l’expression est utilisée pour parler d’une situation critique, lorsque l’on perd tout espoir.

8) Casser du sucre sur le dos de quelqu’un

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L’expression est apparue au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, pour signifier le fait de raconter des mensonges sur quelqu’un alors qu’il est absent. Pour les brigands, à cette époque, elle signifiait « dénoncer ». Elle ferait également référence au terme « sucrer » soit, maltraiter.

9) La moutarde me monte au nez

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Faisant référence à la sensation de manger de la moutarde un peu trop piquante, elle signifie être particulièrement en colère. Nous avons tous en mémoire l’émotion provoquée par ce condiment, parvenant même à nous tirer quelques larmes.

10) On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre

Crédits : Pixabay / Steveb

Dérivé de l’expression « on prend plus de mouches avec du miel qu’avec du vinaigre » datant du XVIIIe siècle. Elle signifie que pour amadouer quelqu’un, il vaut mieux être doux et sympathique (comme le miel) qu’acide (comme le vinaigre).

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Le Saviez-Vous ► 8 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les sorcières


Il aurait eu 110.000 sorciers, sorcières (surtout des femmes) qui ont été exécutés juste en Europe. On accusait de sorcellerie d’après des stéréotype, de vengeance, et autres. Au fil du temps, les femmes étaient considérées comme des sorcières celles qui contestaient le système patriarcal. Aujourd’hui, être une sorcière est une mode qui n’about pas au bûcher ou à la torture comme au Moyen-Âge
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8 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les sorcières

Supplice de Anneken Hendriks, brûlée à Amsterdam en 1571 (Cl Roger-Viollet/CC)

On a voulu vous parler de ces femmes et de ces hommes qui ont été persécutés.

Par Emilie Brouze, Alice Marunani et Renée Greusard

 Il y en aurait eu 110.000 en Europe (voir plus bas) et ils furent persécutés. On avait envie de vous parler d’eux et plutôt d’elles, car c’est surtout une histoire de femmes et de la haine qu’elles ont inspirée.

1 On disait qu’elles embrassaient le cul du diable

Que reprochait-on aux prétendues sorcières ?

« Beaucoup de choses », répond Michel Porret, professeur d’histoire à l’université de Genève et auteur de « l’Ombre du diable » (éd. Georg, 2010).

L’argument du sabbat est abondamment cité. Un argument théorique, car « jamais les femmes n’ont été arrêtées en flagrant délit. »

Maxime Gelly – Perbellini, historien spécialiste de la représentation des sorcières au Moyen Age, détaille :

« Il y a cette idée que des hommes et des femmes se réunissent la nuit sous l’ordre du diable et du démon afin de l’adorer et de commettre des crimes abominables. On dit qu’elles concoctent des recettes ignobles à base de graisse d’enfants, de cadavres ou qu’elles embrassaient le diable sur son derrière. »

Satan serait adoré dans ces assemblées nocturnes : le sabbat est l’église du mal, l’école de la débauche. La sorcière s’y rendrait de nuit, par voie aérienne, chevauchant parfois un balai, un animal noir voire le diable.

Lors des procès, on impute aux « sorcières » tous les malheurs biologiques : empoisonnements, stérilité, bétail tué, etc.

2 Des mecs aussi ont été accusés

« La sorcellerie n’était pas spécifique au sexe mais elle était liée au sexe », écrit Alison Rowlands, spécialiste de la chasse aux sorcières – qui culminera entre 1560-1570 et 1620-1630.

Durant la première période de cette chasse, à partir de 1420, les sorcières étaient surtout… des sorciers, explique Maxime Gelly – Perbellini.

« Les procès étaient peu nombreux et touchaient tous les milieux. »

La bascule du genre se fait en 1550. Là, le nombre de procès augmente significativement, les accusations de sorcellerie se démocratisent et surtout, se féminisent.

L’accusation devient une arme sexiste contre les femmes qui « remettaient en cause la vision patriarcale de la femme idéale », écrit Alison Rowlands.

« Avec un taux plausible de 48% des condamnations à mort sur 110.000 procès recensés en Europe (hors lynchages), les juges laïques font exécuter environ 60.000 à 70.000 sorcières et sorciers – 7 à 8 femmes sur 10 condamnés (Levack, 2001) », lit-on dans « Présumées coupables » (éd. Iconoclaste, 2017).

Maxime Gelly – Perbellini ajoute :

« La question de la sorcière embrasse celle des stéréotypes que l’on véhicule sur les femmes et plus globalement sur les personnes à la marge. Ces stéréotypes peuvent se rapprocher de ce qu’on dit sur les juifs ou les errants, par exemple. »

3 C’était vraiment hardcore

Contrairement à un voleur ou à un assassin, la sorcière n’a pas d’autre issue que la mort. La plupart des femmes accusées avouent sous la torture.

« Les procès de sorcellerie suivent la procédure inquisitoire validée par le quatrième concile du Latran (1215), qui abolit aussi l’ordalie : écriture, instruction secrète, recherche médico-légale de la marque satanique, torture pour l’aveu, exécution publique », lit-on dans « Présumées coupables ».

La seule preuve qu’on essaie de trouver dans les procès en sorcellerie est la griffe de Satan. Une marque invisible, dont on dit qu’elle a fait mourir l’endroit où la sorcière a été marquée.

« La marque a la particularité de ne pas être naturelle », explique Michel Porret.

On lit ainsi dans les interrogatoires la référence au sperme glacé de Satan, preuve de non-naturalité.

Une fois que le juge est convaincu de la culpabilité de la sorcière, celle-ci est dénudée et « rasée de tout poil ». Le corps de l’accusée subit ensuite une inspection avec une aiguille chirurgicale, à la recherche du point d’insensibilité. Très souvent on la trouve sous la forme d’un abcès, pustule, tache de vin, tumeur ou verrue.

Une fois les sorcières condamnées, la plupart sont brûlées, comme une neutralisation symbolique.

« Brûlée vive ou étranglée au préalable », précise Michel Porret.

4 Mais parfois, ça ne se finit pas si mal

De temps en temps, les femmes accusées de sorcellerie obtiennent une lettre de rémission. Maxime Gelly – Perbellini évoque, par exemple, le cas de l’empoisonneuse de La Rochelle en 1382.

Jehanne Gaigne, âgée de 18 ans, est l’épouse de Guillaume Cusse, charpentier et bourgeois de La Rochelle.

« Sous l’influence d’une autre femme réputée sorcière, appelée Arzene, elle aurait utilisé des envoûtements, des philtres et enfin du poison, du sulfure d’arsenic mêlé de verre pillé, sur son époux, sans pour autant réussir à le faire mourir.

Elle est accusée par le prévôt de La Rochelle pour sorcellerie et est condamnée à la prison, elle demande elle-même sa rémission au roi de France. »

Et l’historien de commenter :

« Derrière les images cocasses, cette lettre doit nous rappeler que le regard de l’historien ne doit pas s’arrêter à une vision stéréotypée d’un phénomène. Toutes les ‘sorcières’ ne sont pas menées au bûcher et que, plus que d’autres, cette accusation est au cœur de discours politiques, juridiques, idéologiques en constante tension. Le prévôt condamne pour affirmer sa justice ; la condamnée tente de minimiser sa responsabilité en se faisant elle-même victime du diable ; le roi, engagé à la fin du Moyen Age dans la structuration de l’ordre judiciaire, se montre timide à confirmer une condamnation qui ne repose sur aucun fondement criminel (pas de meurtre, pas de sang versé) et préfère laver Jehanne de ses accusations. »

5 Des figures féministes

« Après l’émergence des sciences humaines, post-soixante huitarde, on assiste à toute une reconstruction de la figure de la sorcière. On en fait une femme révoltée », confirme Michel Porret.

La figure autrefois maudite et crainte devient un symbole d’un rapport de domination et le symbole subversif de la révolte féminine.

En Italie, des féministes scandent :

« Tremblez, tremblez, les sorcières sont de retour » [‘Tremate, tremate, le streghe son tornate’]. »

La revue littéraire « Sorcières », fondée par Xavière Gauthier et à laquelle contribua Marguerite Duras ou Nancy Huston, est l’emblème de cette reconstruction.

La revue féministe, publiée de 1975 à 1981, est née dans le but de donner la parole aux femmes pour qu’elles puissent exprimer leur créativité et ainsi accompagner voire susciter l’émergence d’un mouvement de femmes créatrices. Une femme juchée sur un balai orne la couverture du premier numéro.

Pourquoi « sorcières » ? Dans un éditorial, Xavière Gauthier écrit :

« Parce qu’elles dansent. Elles dansent à la pleine lune. Femmes lunaires, lunatiques, atteintes – disent-ils – de folie périodique. Gonflées de révolte fulgurante, de colère bouillonnante, gonflées de désir, elles dansent sur la lande sauvage des danses sauvages.

Sauvages, comme l’homme blanc le dit des autres ethnies ; sauvages comme l’Etat et le syndicat le disent de certaines grèves, de certaines crèches. Elles dansent, sauvages et irrécupérables, comme le désir. »

6 La dernière sorcière d’Europe

Elle s’appelait Anna Göldi, elle était suisse et fut, en Europe, la dernière femme à être condamnée à mort pour sorcellerie. C’était en 1782. On lui a coupé la tête et puis on a enfoui son corps au pied de l’échafaud. 

Servante dans la famille d’un médecin, Anna a été accusée d’avoir empoisonné la fille de son patron à l’aide d’aiguilles magiques. Un article du « Monde » consacré à Anna Göldi raconte :

« Selon le récit fait plus tard au procès, des aiguilles sont à plusieurs reprises trouvées dans le bol de lait d’Annemiggeli, la seconde fille de la famille, âgée de 8 ans. Anna Göldi, qui fait office de gouvernante, est soupçonnée, puis finalement renvoyée. »

« Quelque temps après, la fillette tombe gravement malade, prise de violentes convulsions, d’une fièvre inexpliquée, d’accès de délire et de toux. La jeune Annemiggeli se met à vomir, presque chaque jour, des aiguilles dans des glaires mêlées de sang. Une centaine en tout. Certaines crises la laissent sourde et muette. »

Sous la torture, la servante finit par avouer ce crime. Pourquoi a-t-elle été accusée ? L’article du « Monde » dit, et cette résonance à l’actualité est troublante :

« Walter Hauser [un journaliste qui a enquêté sur l’affaire, NDLR] a retrouvé la trace – mais non le contenu – d’une plainte pour harcèlement sexuel déposée en décembre 1781 par Anna Göldi contre son employeur. Voilà qui aurait pu ruiner la réputation du bon docteur Tschudi qui, vraisemblablement, s’empressa d’allumer un contre-feu. »

7 La démonologie fut une science à la mode

La démonologie est l’étude des démons et des mauvais esprits. Il en existe dans toutes les religions, notamment dans la religion chrétienne. Le premier traité de démonologie imprimé est daté de la fin du XVe.

« Il va devenir un best-seller », raconte Michel Porret. « La matrice de toute une série d’autres traités de démonologie. »

Les démonologues sont un peu les théoriciens de la chasse aux sorcières.

8 Les sorcières sont de retour (pour combattre l’ordre établi)

La sorcellerie revient en force dans les milieux féministes et queer, comme le racontent Vice et Cheek Magazine. Quel meilleur symbole de liberté et de danger pour l’ordre établi ? La publication en 2012 du livre d’Anna Colin « Sorcières : pourchassées, assumées, puissantes, queer », signe l’arrivée de cette mode américaine en France.

Un cortège de « sorcières », des féministes anarchistes de l’université Paris-VII s’est ainsi formé dans la manifestation contre la réforme du travail le 12 septembre dernier sous le nom de Witch Bloc, avec des slogans comme « Macron au chaudron ».

Des soirées queer et sorcellerie se lancent de partout, comme les événements Bitchcraft. La dernière Queerweek, grand événement queer parisien, proposait un atelier de confection de sortilèges.

Le mouvement est aussi porté par la mode du développement personnel et des thérapies alternatives. Jack Parker par exemple, blogueuse féministe, a lancé sa newsletter Witch, please ! où elle explique comment pratiquer la sorcellerie au quotidien (par exemple, en accrochant une branche d’eucalyptus dans sa douche ou en tirant le tarot). 

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Le Saviez-Vous ► Les 8 maladies les plus dangereuses révélées par vos yeux


Une visite pour l’examen de la vue est beaucoup plus que détecter des troubles de visions. Ces examens peuvent détecter des maladies à un stade précoce, tel que certains cancers, diabète, leucémie et autres.
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Les 8 maladies les plus dangereuses révélées par vos yeux

 

Des ophtalmologistes et des optométristes nous parlent des 8 maladies dangereuses qu’ils peuvent détecter en examinant les yeux de leurs patients.

Vos yeux peuvent permettre de détecter un cancer

Un examen des yeux pourrait vous sauver la vie. Nous pouvons tout dépister, de la tumeur au cerveau au cancer du sein et des poumons, nous confie Joseph Pizzimenti, optométriste et professeur agrégé au Nova Southeastern University College of Optometry Eye Care Institute de Fort Lauderdale, Floride. Certains types de saignements de la rétine peuvent aussi indiquer une leucémie. Les médecins des yeux  peuvent diagnostiquer une tumeur au cerveau grâce aux changements dans le champ de vision du patient. Les mélanomes malins peuvent apparaître à l’arrière de l’œil et le patient n’en aura pas la moindre idée jusqu’à ce que la tumeur atteigne le centre de la vision, précise le Dr Pizzimenti.

Voyez-vous votre ophtalmo régulièrement ?

Ne vous étonnez pas si on vous pose cette question lors de votre bilan de santé annuel. La rétine, ou l’arrière de l’œil, est en effet le seul endroit de votre corps qui offre aux médecins une vue très rapprochée des vaisseaux et des nerfs sans avoir besoin d’ouvrir. L’examen oculaire de routine est donc très utile pour détecter des problèmes de santé à un stade très précoce. Des spécialistes des yeux nous en apprennent davantage sur les maladies qu’ils peuvent aider à diagnostiquer lors d’un examen. Découvrez au cours des prochaines pages les maladies les plus dangereuses que peuvent révéler vos yeux.

Détecter le diabète par les yeux

Un des premiers symptômes du diabète de type 2 se manifeste parfois par un petit saignement de la rétine, signe d’une rétinopathie diabétique.

«Je vois chaque jour des patients qui affichent ce symptôme et chez lesquels le diabète n’a pas encore été diagnostiqué», raconte le Dr Pizzimenti.

Si elle n’est pas traitée, cette affection peut conduire à la cécité, mais prendre les devants peut réduire ce risque de moitié. Lorsque la rétinopathie diabétique est détectée à un stade précoce, des changements dans le style de vie tels qu’une alimentation plus saine et une perte de poids peuvent prévenir de plus graves conséquences. Surveillez ces signes silencieux du diabète.

L’hypertension détectée par les yeux

Les dommages subis par les vaisseaux sanguins, y compris l’affaiblissement et le rétrécissement  des artères, peut signaler un problème d’hypertension, avertit la Dre Jessica Ciralsky, professeur adjoint d’ophtalmologie au Collège médical Weill Cornell, à New York.

De nombreuses études à grande échelle ont établi des liens entre les maladies du cœur et le rétrécissement des petits vaisseaux de la rétine, selon un article paru dans le American Journal of Medicine. Cette relation est particulièrement forte chez les gens montrant d’autres facteurs de risque de maladies cardiaques.

Un examen des yeux peut révéler une sclérose en plaques

La névrite optique – inflammation du nerf optique – peut être un signe avant-coureur de la sclérose en plaques, une maladie dégénérative du système nerveux, affirme Mitchell Munson, président de l’Association américaine des optométristes. La névrite optique apparaît chez 75 pour 100 des patients atteints de sclérose en plaques, et elle en est le premier signe dans 25 pour 100 des cas. (Attention : une névrite optique n’indique pas automatiquement que l’on est atteint de sclérose en plaques ; elle peut résulter d’une infection ou d’autres causes.)

«Les patients souffrant d’une névrite optique ont souvent la vision brouillée, mais j’ai déjà diagnostiqué ça chez des patients qui n’avaient pas le moindre symptôme», indique le Dr Munson.

Arthrite rhumatoïde

Environ 25 pour 100 des patients souffrant d’arthrite rhumatoïde ont des problèmes de vision ; la sécheresse de l’œil étant la plus commune. Autre piste : si un patient fait des attaques d’iritis – inflammation douloureuse de l’iris ou de la partie colorée de l’œil – durant la même année, ou trois attaques en 18 mois, on peut suspecter une arthrite rhumatoïde  explique le Dr Munson. Les gens souffrant d’arthrite rhumatoïde qui affecte les articulations de la main et des pieds ont un niveau de substances inflammatoires dans le sang cinq fois plus élevé que la normale. Il arrive que ces substances migrent dans l’œil aussi bien que dans les articulations, dit le Dr Munson.

Détecter un AVC grâce à un examen de la vue

L’AVC est un dysfonctionnement cérébral soudain causé par une interruption de l’irrigation sanguine, elle-même provoquée par le blocage (ischémie) ou la rupture (hémorragie) d’un vaisseau. L’AVC de Liz Rodovich était de type ischémique et avait altéré la vision de l’œil gauche. Un accident ischémique transitoire (AIT) est un mini-AVC causé par un caillot qui se loge temporairement dans l’œil ou dans la partie du cerveau qui est le siège de la vision.

Ce que constate le spécialiste de la vue : il ne verra pas le caillot à l’origine de l’AIT parce que celui-ci se dissout rapidement. Quand le patient se présente, tout est à nouveau normal. Le diagnostic est donc basé sur les symptômes et les antécédents médicaux.

Ce qu’éprouve le patient : une perte indolore, totale ou partielle, de la vue d’un œil, qui dure de quelques minutes à plusieurs heures.

Ce qui arrive ensuite : le patient est dirigé vers une clinique spécialisée pour un examen complet.

« Le risque d’AVC est beaucoup plus grand chez les victimes d’un AIT parce qu’elles ont déjà fait un mini-AVC, dit Setareh Ziai. Nous recommandons un examen général afin de prévenir un accident plus grave. »

Déceler des troubles hormonaux avec un examen de la vue

« Les hormones jouent un rôle capital dans la préservation du film lacrymal et de la surface oculaire », déclare M. Ziai.

Ce que constate le spécialiste de la vue : des rougeurs, une inflammation et un assèchement de la surface de l’œil avec sécrétion de mucus.

Ce qu’éprouve le patient : vision brouillée, brûlure et irritation, sensation de sable dans les yeux, difficulté à fixer un écran d’ordinateur (les battements des paupières diminuent alors de 66 %).

Ce qui arrive ensuite : un ophtalmologue peut prescrire divers traitements pour atténuer l’inconfort. Par exemple, des gouttes lubrifiantes, un onguent, des compresses tièdes, un nettoyage des paupières ou des suppléments d’acides oméga 3.

Autres symptômes à surveiller:

1. Des yeux exorbités sont parfois le signe d’une ophtalmopathie disthyroïdienne, trouble lié à une maladie auto-immune de la thyroïde et caractérisé par un gonflement des muscles et des tissus de l’œil et de l’orbite.

2. Les anomalies pupillaires (différence de taille ou réaction anormale à la lumière, par exemple) peuvent être dues à une maladie.

3. Des yeux jaunes sont parfois une manifestation d’une atteinte au foie. L’hépatite et la cirrhose jaunissent le blanc des yeux.

4. Rougeur, douleur et inflammation des enveloppes oculaires caractérisent la sclérite, affection symptomatique de plusieurs maladies auto-immunes comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde.

5. Les spasmes oculaires, ces agaçants clignements des paupières, sont causés par une irritation des fibres musculaires. Leur cause profonde est presque toujours bénigne ; ils sont souvent déclenchés par le stress, la fatigue ou la caféine.

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Le Saviez-Vous ►Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


A première vue, on peut croire que les vaches sacrées en Inde est une croyance qui daterait de plus siècle, il semble que non. Ce fut d’abord un symbole contre la colonisation, politique créer par un mouvement religieux au XIX è siècles
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes.

C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos

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Le Saviez-Vous ► Les régimes et cures detox sont des arnaques


Une des choses qui m’exaspère sur le net, ce sont les régimes ou aliments particuliers de toutes sortes supposés faire maigrir ou une détoxication du corps. C’est payant de vendre ces régimes, car cela coûte cher, mais pourtant ne donne pas grande chose. Bien sûr, le choix des aliments est important pour la santé, mais une alimentation équilibré
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Les régimes et cures detox sont des arnaques

Green spinach and kale protein smoothie  / Robert Gourley via Flickr CC License By

Green spinach and kale protein smoothie / Robert Gourley via Flickr CC License By

Repéré par Cécile Dehesdin

Repéré sur Guardian, Sciences et avenir, BBC

Scientifiquement, il n’est pas possible de «detoxifier» son corps.

Impossible d’être une star féminine hollywoodienne de nos jours si vous n’adhérez pas à un quelconque «régime detox» ou «detox jus verts». L’idée de ces régimes, qui peuplent également les pages des magazines féminins français, est de «purifier» son corps de l’intérieur via des techniques qui consistent généralement à jeûner ou ne pas manger d’aliments solides pendant un certain temps, ou à ne se nourrir que de jus de légumes.

Or, explique le Guardian, «l’idée qu’il est possible de vider son système de ses impuretés et laisser ses organes propres comme des sous neufs et au taquet est une arnaque. C’est un concept pseudo-médical créé pour vous vendre des choses».

Le journal britannique a interrogé un professeur de médecine de l’université d’Exeter, qui précise:

«Soyons clair. Il y a deux types de detox, l’un est respectable, l’autre non.»

La detox respectable, c’est celle des centres de désintoxication ou des hôpitaux qui aident les malades accros à la drogue à décrocher.

«L’autre, c’est le mot confisqué par des entrepreneurs, et des charlatans pour vendre des traitements bidons censés vider votre corps de toutes les toxines qu’il est censé avoir accumulé.»

(…) la detox est avant tout un business, avec ses livraisons de jus, ses shampoings, ses cures, ses retraites ou randonnées… Il existe même des «patches pour pieds» censés absorber nos toxines pendant notre sommeil, avec en guise de preuve la couleur marron du patch après une nuit de sommeil: une arnaque totale, décortiquée dès 2012 par Sciences et Avenir.

Le magazine a exposé les patchs à la chaleur, l’air libre et l’eau distillée, et le patch a viré au noir dans le dernier cas:

Conclusion: l’eau contenue dans la sueur fait noircir les patchs plus sûrement que les «toxines» qu’ils sont censés avoir absorbées!

Nos corps ont déjà leurs propres instruments (reins, foie, poumons…) pour éliminer nos toxines -sans quoi nous serions morts ou à l’hôpital, précise le professeur au Guardian.

«On ne connaît pas de façon -certainement pas de traitement detox- de faire en sorte que quelque chose qui fonctionne parfaitement bien dans un corps fonctionne mieux», conclut-il.

«Le minimum que ces vendeurs de produits detox devraient pouvoir faire, c’est donner une compréhension claire de ce qu’est la detox et une preuve que leur produit fonctionne effectivement. Les gens que nous avons contacté n’ont pu faire aucune de ces deux choses.»

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Le Saviez-Vous ► Au XVIIᵉ siècle, les sorciers islandais portaient des grenouillères en peau humaine


Ce n’est pas quelque chose que j’aurais aimé porter. La magie noire peut avoir de bien « drôles » de rituel. Cela donne froid dans le dos
Nuage

 

Au XVIIᵉ siècle, les sorciers islandais portaient des grenouillères en peau humaine

Crédits : Eric Grundhauser

L’Islande du XVIIe siècle n’était pas très réjouissante. Entre pillages de pirates, catastrophes naturelles et un système de classe écrasant, il n’était pas rare que nombre d’habitants, privés d’espoir et d’éducation, se tournent vers la magie noire, rapporte le DailyMail.

Les rituels étaient réputés pour être particulièrement sordides. Le pantalon le plus macabre de tous les temps, fait en peau humaine, était supposé porter chance et amener la santé au sorcier qui le portait. Le rituel qui le précédait fait froid dans le dos. Un sorcier scellait un pacte avec un ami, attestant qu’à la mort de celui-ci, il aurait l’autorisation de découper sa peau à partir de la taille –mais seulement après que le corps fut enterré puis exhumé.

Une fois la peau des jambes méticuleusement arrachée, le pantalon – appelé nábrók – était enfilé et devait être porté nuit et jour. Il devenait alors impossible de dissocier la peau du porteur de celle du cadavre. Mais ce n’est pas fini.

Une pièce volée à une misérable veuve était placée au niveau scrotum, ainsi qu’un symbole magique dessiné sur un bout de papier. Tant que la pièce originale ne bougeait pas, le scrotum était censé miraculeusement produire des pièces jusqu’à la fin des temps. Ce pantalon « magique », unique en son genre, est exposé au musée de la Sorcellerie islandaise à Hólmavík. On ne sait pas s’il distribue toujours des pièces.

Source : DailyMail

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