Le Saviez-Vous ► 7 mythes sur les musulmans au Québec


Malheureusement, bien des gens ont des préjugés envers les musulmans et ce n’est pas juste au Québec, mais aussi ailleurs dans le monde, ces préjugés sont tenaces. On met le terroriste sur le dos des musulmans alors que la majorité d’entre eux n’approuvent nullement ces attentats ignobles et son outrés que ces gens se proclament musulmans.
Nuage

 

7 mythes sur les musulmans au Québec

 

Des audiences publiques en vue de la création d’un cimetière musulman à Saint-Apollinaire, près de Québec, ont mis à jour certains mythes persistants au sujet des musulmans — et ce n’était pas une première, il s’agit souvent des mêmes qui reviennent sur le tapis. Coup d’oeil sur quelques-unes de ces rumeurs ainsi que des références pour ceux et celles qui voudraient aller plus loin.

1) « Les musulmans nous envahissent »

Au Québec, on compte environ 300 000 personnes de religion musulmane, soit 3,1 % de la population. En dehors de Montréal, c’est moins de 1 %. Ce nombre a augmenté depuis le recensement canadien de 2001, où ils n’étaient que 108 000 (ou 1,5 %), et cette augmentation est largement le fruit de l’immigration : entre 2008 et 2012, les politiques du Québec ont privilégié les immigrants francophones venus de l’Afrique du Nord.

2) « Un Canadien sur 5 est musulman »

Ce mythe nous a été révélé par un sondage Ipsos Reid publié il y a deux ans. On demandait aux gens d’estimer le pourcentage de musulmans dans la population. Aux yeux des Québécois, ça tournait autour de 17 %, aux yeux des Canadiens, autour de 20 %… alors qu’ils ne sont que 3 %. Or, cette tendance à surestimer un groupe minoritaire apparaît dans beaucoup d’autres pays. Les psychologues l’appellent biais de disponibilité, soit la tendance à estimer à partir d’exemples qui sont à notre disposition — ce qui nous conduit à surestimer le nombre de musulmans, parce qu’on parle souvent d’eux dans l’actualité.

3) « Ils enterrent leurs morts sans cercueil »

L’enterrement traditionnel musulman exclut effectivement l’usage d’un cercueil ; le corps doit être en contact avec la terre. Sauf que ça n’arrive jamais au Québec : la loi interdit un enterrement sans cercueil. Jusqu’à récemment, explique l’anthropologue Yannick Boucher de l’Université de Montréal, les imams recommandaient le rapatriement des corps dans le pays d’origine de la famille. Cette pratique serait en déclin, et même dans les cimetières ou carrés réservés aux musulmans, le défunt québécois est enterré dans un cercueil.

4) « Ils construisent des minarets partout »

Historiquement, cette tour qu’on appelle le minaret n’a pas toujours été associée à la mosquée, mais elle a acquis au fil des siècles une valeur symbolique. Toutefois, au Canada, beaucoup de lieux de prières musulmans sont à l’intérieur de bâtiments servant à d’autres usages (centre commercial, université), et il n’est donc pas question d’y construire un minaret. Enfin, la fonction la plus connue des minarets, l’appel à la prière, est impossible au Québec (et dans beaucoup d’autres pays occidentaux), là aussi en raison de nos lois.

5) « Ils ne s’intègrent pas »

Plusieurs Québécois les imaginent repliés sur eux-mêmes, vivant en marge de la société. En fait, selon Frédéric Castel de l’UQAM, l’immigration musulmane au Québec est plutôt scolarisée. Quatre femmes sur 10 et près de 5 hommes sur 10 qui immigrent au Québec sont des diplômés universitaires. En entrevue à La Presse en 2015, il en parlait comme d’une « élite professionnelle. »

6) « Ils sont ultrapratiquants »

Au Québec, 62 % des immigrants musulmans n’allaient jamais à la mosquée, selon une compilation des données de Statistique Canada parue il y a 10 ans. C’était supérieur à la moyenne canadienne (36 %). En comparaison, seulement 25 % des immigrants catholiques n’allaient jamais à l’église. Ces observations rejoignent celles de Yannick Boucher, qui a consacré plus récemment sa thèse de doctorat aux rituels religieux et funéraires des musulmans québécois.

7) « Ils soutiennent le terrorisme »

En fait, à travers le monde, ils le rejettent massivement. En 2015, le Centre de recherche Pew, basé à Washington, a effectué une enquête auprès des musulmans de 11 pays à majorité musulmane. L’une des questions était : « Quelle est votre opinion sur le groupe État islamique ? » La réponse était unanimement « défavorable » au Liban (100 %), et très largement défavorable en Jordanie (94 %), en Palestine (84 %), en Indonésie (79 %), en Turquie (73 %) et au Nigeria (66 %). Même dans ce dernier pays, seulement 14 % se disaient « favorables » à l’EI, et c’était le résultat le plus élevé des 11 pays.

Selon l’Organisation des Nations Unies, 85 % des victimes du terrorisme islamiste sont des musulmans…

Agence Science-Presse
Par: Pascal Lapointe

http://www.voixdailleurs.com/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi certains personnages de bande-dessinée n’ont-ils que quatre doigts à chaque main ?


Si vous demandez pourquoi beaucoup de personnages dans les bandes dessinées n’ont que 4 doigts ? La réponse est vraiment toute simple, et c’est la même raison pour les vêtements comme Dora l’exploratrice, pour n’en nommer qu’une, elle est toujours habillée pareille
Nuage

 

 

Pourquoi certains personnages de bande-dessinée n’ont-ils que quatre doigts à chaque main ?

 

(© Matt Groening)

Presque toutes les mains des personnages de bande dessinée et de dessins animés n’ont que quatre doigts. Pourquoi ?

Vous avez remarqué la main de Bugs Bunny? Et celle de Donald? Ou celle d’Homer Simpson?

Presque toutes les mains des personnages de bande dessinée et de dessins animés n’ont que quatre doigts. En tous cas chez les comiques. On les reconnaît à ça. Exactement comme David Vincent démasquait les Envahisseurs, mais en sens inverse.

Bref : pourquoi l’oncle Picsou compte-t-il ses lingots sur seulement 8 doigts? Comique ou pas, je ne vois pas ce qu’il y a de drôle dans cette amputation.

(…) Eh bien, au risque de vous décevoir, c’est parce que c’est plus facile à dessiner. Non pas que les dessinateur n’y arrivent pas, mais un doigt en moins c’est beaucoup plus facile. Si c’est facile, ça va plus vite. Et si ça va plus vite cela coûte moins cher, car le temps passé,  ce sont des salaires, donc de l’argent. C’est tout bête, mais c’est comme ça.

Pour autant, personne ne sait quel doigt a été supprimé par les dessinateurs. Les experts penchent pour l’auriculaire, puisqu’à part le pouce, les trois doigts qui restent ont la même taille.

C’est pour la même raison, financière, que les personnages de dessins animés sont toujours habillées pareil. (Bien sûr, il y a l’objectif pour les tous petits d’en faire des personnages facilement identifiables, comme chez Dora  l’exploratrice).

Mais surtout : si les personnages de cartoons sont habillés pareil, les producteurs n’ont plus à tout faire redessiner à chaque épisode (alors que Navarro ou Starsky et Hutch, par exemple, changent de chemise quand ils ont trop transpiré). Quand Scoubidou s’enfuit avec Samy, c’est la même séquence animée qui est utilisée à chaque fois, et il suffit de changer le fond pour avoir Scoubidou qui s’enfuit dans la ville, Scoubidou qui s’enfuit dans les bois, ou Scoubidou  qui s’enfuit, dans un château hanté.

Je reviens à Disney. Parce qu’ils sont galants : Cendrillon ne porte pas toujours la même robe. Il arrive qu’elle se change, contrairement au prince charmant. Chez Disney, toujours seules quelques privilégiées peuvent profiter de leurs dix doigts : Blanche Neige, et Cendrillon. Les jolies femmes savent toujours quoi faire d’un doigt en trop.

Sauf Marge Simpson.

Jusqu’à preuve du contraire…

http://www.francetvinfo.fr/

Le Saviez-Vous ► 15 plantes toxiques pour les chats et les chiens


Les plantes et les fleurs sont essentielles dans nos jardins et dans les maisons, sauf que certaines d’entre elles peuvent être toxiques pour les chats et les chiens. Personnellement, j’ai déjà eu quelqu’unes de ces plantes et je n’ai jamais eu de problèmes. Par contre, il suffit qu’un animal soit un plus curieux, que des problèmes graves peuvent subvenir
Nuage

 

15 plantes toxiques pour les chats et les chiens

 

Jolies, décoratives… du printemps à l’hiver, fleurs et plantes apportent couleur et chaleur à votre intérieur comme à votre jardin. Certaines d’etre elles sont néanmoins à proscrire lorsque l’on a des chiens ou des chats à la maison.

On recense plus de 700 plantes contenant des substances toxiques dangereuses pour les animaux en cas d’ingestion. Les conséquences de ces intoxications peuvent être légères ou très sévères. Et l’ingestion de certaines plantes peut même entraîner la mort. Soyez donc extrêmement vigilants !

Les liliacées

Nombre de plantes de la famille des liliacées sont toxiques pour les chats, et certaines le sont également pour les chiens.

Le Lys de Pâques et le Lys oriental stargazer par exemple, sont dangereux pour nos félins, qui s’ils en ingèrent, peuvent être pris de vomissements, devenir léthargiques, perdre l’appétit, et souffrir d’insuffisance rénale. S’il n’est pas rapidement soigné, le chat peut mourir.

Le lys de la paix est lui aussi toxique pour les chats, comme pour les chiens, et son ingestion peut engendrer une irritation de la langue et des lèvres, une augmentation de la salivation, des difficultés à avaler et des vomissements.

plantes toxiques chiens chats

Le Lys de Pâques est très joli, mais aussi très nocif pour les chats

Le Muguet

Comme le veut la tradition, pour célébrer le printemps – signe d’avenir et de vie – il est courant que nous nous échangions des brins de muguet quand vient le mois de mai. Une façon comme une autre de se donner du bonheur aux uns et autres. Mais cette plante n’est pas sans danger pour nos compagnons à quatre pattes : en cas d’ingestion, ces derniers peuvent souffrir de vomissements, de diarrhées, de problèmes cardiaques voire de convulsions à cause des glycosides cardiotoniques qu’elle contient !

Le Jasmin étoilé

Délicate, magnifique et parfumée, cette fleur aussi appelée Faux Jasmin reste toxique dans son ensemble pour les chats et les chiens. S’ils en ingèrent, ils peuvent être amenés à souffrir de diarrhées, vomissements et fatigue.

La Jonquille

Comme les narcisses, les jonquilles contiennent de la lycorine. Cette substance peut provoquer douleurs abdominales, diarrhées, vomissements, anomalies cardiaques ou problèmes respiratoires chez les animaux les ingérant.

La Tulipe

Déshydratation, vomissements, diarrhées, hypersalivation… pour épargner tous ces désagréments à votre animal de compagnie, veillez à le tenir à l’écart de vos si colorées tulipes !

Le Rhododendron

Aussi beau soit-il avec ses fleurs présentes de mars à juin, le Rhododendron est un arbuste redoutable pour les chats et les chiens qui oseraient en consommer un bout. En cas d’ingestion, les animaux peuvent en effet être amenés à souffrir de troubles gastriques et de vomissements. L’Azalée (autre type de Rhododendron) pourrait même plonger ses consommateurs à quatre pattes dans le coma dans les cas les plus sévères…

L’Asparagus

Cette plante vivace au feuillage délicat est elle aussi toxique pour les animaux domestiques. Si un chien ou un chat ingère ses baies, il risque de souffrir de vomissements, de diarrhées et de douleurs abdominales. Une dermatite est aussi à craindre si un chien ou un chat est exposé de façon répétée à cette plante.

Les Dragonniers

Les Dracaena fragrans, jolies plantes au feuillage souvent panaché, contiennent un composé, la saponine, dangereux pour les chiens comme pour les chats.Vomissements, perte d’appétit, salivation excessive et dépression peuvent survenir sur un animal en ingère.

Le Dieffenbachiaet peut donc engendrer les même effets

Ce genre de la famille des Araceae, plantes aux feuilles tachetées aussi appelées aussi cannes des muets, contient une substance pouvant entraîner chez les chiens et chats une irritation buccale, une augmentation de la salivation, des difficultés à avaler et des vomissements.

L’oreille d’éléphant

L’Alocasia macrorrhiza, couramment appelée oreilles d’éléphant, contient un composé semblable à celui du dieffenbachia,.

Le Cyclamen

Cette ravissante plante à fleurs est malheureusement elle aussi dangereuse pour les chiens et les chats. En cas d’ingestion, elle peut provoquer une salivation accrue, des vomissements et de la diarrhée. Et si un animal ingère en grande quantité les tubercules de la plante – qui se trouvent à la racine – il risque de souffrir d’anomalies du rythme cardiaque, de convulsions et dans le pire des cas, il peut en mourir.

Le Philodendron

Cette espèce de la famille des aracées renferme une toxine essentiellement concentrée dans ses feuilles. Une ingestion peut entraîner une irritation de la bouche, une augmentation de la salivation, des vomissements et des difficultés à avaler.

L’arbre de Jade

Egalement connu sous les noms d’arbre de l’amitié, arbre de la chance ou plante de l’argent, cette très jolie plante aux feuilles vert jade peut causer des vomissements, mais aussi la dépression, l’ataxie et dans certains cas, une bradycardie, un ralentissement du rythme cardiaque.

L’Aloès

Cette plante succulente contient de l’aloïne, un substance toxique jaune et amère qui peut engendrer si elle est ingérée des vomissements et une urine de couleur rougeâtre.

La Liane du Diable

Aussi appelée Scindapsus doré, Pothos, ou Arum grimpant, cette jolie plante aux feuilles en forme de cœur est elle aussi nocive pour nos compagnons à 4 pattes. Chiens et chats risquent une irritation de la bouche, une salivation excessive, des vomissements, et des difficultés à avaler.

https://wamiz.com

Le Saviez-Vous ► Une histoire de l’origine des esclaves africains


 

L’origine de l’esclavage africain vers l’Europe, (on ne parle pas pour le moment des États-Unis, qui comme on le sait, beaucoup d’hommes africains ont été esclaves dans ce pays) a commencé par les empires africains qui ont vendu aux Européens, mais quand des pays européens ont vu le potentiel, ils ont fini par venir les chercher eux-mêmes
Nuage

Une histoire de l’origine des esclaves africains


(
Source)

 Il faut comprendre que l’origine du commerce d’esclaves est liée tant aux guerres entre royaumes et tribus africaines qu’à leur contact avec les premiers Européens. Cette semaine, intéressons-nous aux grands royaumes africains qui ont commercé avec l’Europe et qui, notamment par les guerres internes, ont eux-mêmes fourni au départ les esclaves aux Européens… avant de réaliser l’hécatombe qui était en train de les frapper.

Des royaumes et Empires puissants:


L’Empire du Mali de Kanga Moussa en 1375
(
Source)

L’Afrique est un immense continent de plus de 30 millions de km2 qui a vu passer sur son territoire de très nombreuses populations aux moeurs, langues et traditions différentes. Un des plus connus grâce aux écrits et vestiges qui existent encore aujourd’hui a été le puissant Empire du Mali. Du XIIIe au XVIIe siècles, le Mali et sa capitale, Tombouctou, ont été la plaque tournante du commerce entre l’Afrique et les grands royaumes arabes et à travers eux, de l’Europe même. L’Histoire se rappelle entre autres du roi Kanga Moussa, qui a fait un pèlerinage à la Mecque avec une impressionnante quantité d’or qu’il aurait distribué sur son passage!


Pages de manuscrits astronomiques de Tombouctou
(
Source)

Bien situé comme zone d’arrêt pour les caravanes en raison de sa proximité du fleuve Niger, le Mali a constamment agrandi son territoire et géré un important commerce de l’or et du sel, en échange de produits de luxe comme le papier. Ses souverains s’intéressèrent au savoir sous toutes ses formes, investissant des mosquées, des bibliothèques et dans les plus anciennes universités du monde. Les célèbres manuscrits de Tombouctou, menacés par les conflits avec certains groupes religieux radicaux entre autres, sont un témoin important de cette histoire. 


Art de l’Empire du Congo
(
Source)

Des XVe au XIXe siècles, l’Empire du Congo est lui aussi devenu un joueur important dans le commerce africain, surtout que sa situation géographique lui permettait une riche agriculture, ce qui n’était pas le cas partout en Afrique. Ses souverains ont conquis un vaste territoire en Afrique de l’Ouest, qui nécessitait de positionner des gouverneurs dans les zones annexées pour en assurer la gestion et la surveillance.

Contact avec l’Europe et commerce d’esclaves:


L’intérieur d’un navire marchand d’esclaves
(
Source)

Des Empires comme celui du Congo ou de Dahomey acquéraient leur territoire par le biais de guerres et de conquêtes, ce qui impliquait de faire des prisonniers. Il faut noter que l’Afrique fournissait déjà des esclaves provenant de leurs conquêtes aux États arabos-musulmans depuis le VIIème siècle. Mais au XVème, les Portugais et les Hollandais atteignirent la côte atlantique de l’Afrique et entrèrent en contact avec ces Empires. Si les Européens étaient au départ intéressés par l’or, le développement des plantations de canne à sucre dans les colonies les amena à s’intéresser eux-mêmes à une marchandise humaine.


La reine Njingha Mbandi
(
Source)

En échange entre autres d’armes à feu, intéressantes pour leurs guerres, certains royaumes africains commencèrent à vendre leurs prisonniers aux Européens, les condamnant à une vie d’esclaves hors d’Afrique. Au XVIème siècle, on estime que 10% de la population de la ville de Lisbonne était déjà d’origine africaine! Ces esclaves venaient entre autres du Nigéria, du Cameroun et des territoires périphériques au Congo. Mais les Européens voulurent de plus en plus d’esclaves et en vinrent à les capturer eux-mêmes, faisant stagner la démographie africaine jusqu’à la fin du XIXème siècle. Certains souverains commencèrent à réaliser la tragédie et tentèrent de s’opposer à ces raids illégaux. Ce fut notamment le cas de la reine du Matamba Njingha Mbandi, qui passa sa vie à résister aux tentatives de raids des Portugais sur son territoire au XVIIème siècle.


Affiche de vente d’esclaves de 1855
(
Source)

Plus de 11 millions d’Africains et possiblement davantage, furent ainsi exportés vers les différentes colonies européennes entre les XVe et XIXe siècles, donnant ainsi naissance à une impressionnante diaspora noire de par le monde.

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

 

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► Prédateurs : 8 actions qui font de vous une cible facile


C’est une bonne suggestion que se mettre dans la peau d’un voleur ou agresseur sur une place publique. Cela aiderait peut-être à être nous-même vigilant pour éviter de mauvaises aventures
Nuage

 

Prédateurs : 8 actions qui font de vous une cible facile

Les voleurs et agresseurs cherchent des victimes sans méfiance

 

La prochaine fois que vous vous promènerez dans une galerie marchande ou dans votre quartier, mettez-vous dans la peau d’un voleur ou d’un agresseur et demandez-vous :

«Qui est-ce que je ciblerai, et pourquoi ?»

En observant quelles sont les proies faciles, vous apprendrez à ne pas en devenir une vous-même.

Courir en écoutant de la musique

S’adonner à la course à pieds tout en ayant des écouteurs vissés aux oreilles prive la personne de l’un de ses cinq sens et la rend moins consciente des dangers qui l’entourent.

Déposer son sac partout

Les gens posent leurs sacs à l’arrêt de bus, à la caisse d’un magasin, n’importe où, puis se laissent distraire par une conversation téléphonique ou par l’horaire des bus. Et quelqu’un part avec leurs affaires. C’est aussi simple que ça !

Signer soi-même où se trouve son portefeuille

Regardez quelqu’un assez longtemps et il finira toujours par toucher une de ses poches pour s’assurer que son portefeuille y est toujours. C’est ce que guettent les pickpockets.

Les mamans qui bavardent joyeusement dans un parc

Elles sont tellement absorbées par leur discussion qu’elles ne voient même pas leurs enfants s’éloigner.

La grand-mère qui va encaisser son chèque de retraite

Elle le fait tous les deuxièmes vendredis du mois, à la même heure. Les criminels adorent !

Laisser la voiture portes ouvertes

Que votre voiture soit un tacot ou non, fermez-la ! Car quelqu’un pourrait se dissimuler dedans.

http://selection.readersdigest.ca/

Le Saviez-Vous ► Attila le Hun : Barbare célèbre


Autrefois, barbare n’avait pas tout à fait la même signification qu’aujourd’hui. C’était des gens différents, ayant d’autres coutumes et vivaient autrement et sans vraiment d’éducation. Mais, les mots évoluent et les définitions aussi. Attila fut un des pires barbares que la terre à portée.
Nuage

 

Attila le Hun : Barbare célèbre

Attila, imaginé par Eugène Delacroix

vers 1847

(Source)

D’où vient le mot barbare?

Le Galate mourant

IIIème siècle av. J.-C.(Source)

Si aujourd’hui le mot barbare a une connotation péjorative, ce n’était pas nécessairement le cas dans l’Antiquité, surtout pour les Grecs. En effet, le mot grec « barbaros » signifiait simplement quelqu’un qui n’était pas Grec, donc qui ne parlait pas leur langue, ne vénérait pas les mêmes dieux et n’avait pas les mêmes coutumes. En ce sens, tant les Égyptiens que les Perses et les Romains étaient considérés comme des barbares de leur point de vue.

Possible monnaie de Vercingétorix

48 av. J.-C.(Source)

Les Romains utilisèrent le terme comme une attaque, considérant comme barbare non seulement des gens qui n’étaient pas Romains ou du moins favorables à la culture romaine, mais aussi toute population qui n’était pas à leurs yeux civilisée. Pour être civilisés, les Romains considéraient que vous deviez avoir des centres urbains avec des services comme des marchés et bâtiments publics, que vous deviez tenir des formes d’élections et apprécier entre autres l’art, notamment la sculpture gréco-romaine. Parce qu’ils vivaient en clans, avec des chefs, ne se battaient pas de la même façon que les Grecs et les Romains, vivaient dans des villages, portaient la barbe longue et parfois des vêtements faits de peaux animales, des peuples comme les Gaulois, les Germains, les Thraces, les Goths ou les Huns furent considérés comme des barbares.

Attila, le « fléau de Dieu »:

Représentation de 1493

(Source)

Parmi les barbares les plus célèbres de l’Histoire, le roi des Huns, Attila, arrive souvent en tête de liste! Nous croyons qu’il est né vers l’an 395 et d’après un témoignage citant une possible source de l’époque de ce roi,  nous croyons qu’il était de type mongol, de petite taille et assez austère. Il a succédé à son oncle vers 434 et fut déjà à la tête d’un grand empire. De leur lieu d’origine près de la Volga, l’Empire des Huns en vint à couvrir un territoire qui partait de la mer Caspienne et allait jusqu’aux Alpes!

Un aperçu de la Volga

(Source)

Attila a marqué l’imaginaire en envahissant deux fois les territoires de l’Empire romain d’Orient, qui avait pour capitale Constantinople et qui fut atteinte par ses troupes en 443, sans qu’il ne parvienne à la conquérir toutefois. Un choc néanmoins pour l’empereur! Il parvint ensuite à s’emparer d’une partie des Balkans et même d’une partie de la Grèce! Ses tactiques militaires considérées comme violentes et ses traités de paix très onéreux lui ont rapidement valu une réputation de « fléau de Dieu ».

Il parvint ensuite en Gaule en 451 et atteignit même Paris, soumise dès lors à un siège, mais qui fut finalement épargnée. C’est en retournant en Champagne qu’Attila fut vaincu, lors d’une bataille appelée celle des champs Catalauniques. Il profita de cette défaite pour partir alors à la conquête de l’Italie du Nord en 452 où il se vengea en saccageant des villes comme Aquilée, Milan et même Padoue. Cette arrivée en Italie mit un nouvel ennemi sur son chemin, le Pape Léon 1er.

Léon 1er et Attila par Raphael

(Source)

C’est alors qu’il planifiait une nouvelle attaque contre l’Orient après son retour d’Italie qu’Attila mourut, vers l’an 453, de ce que l’on croit être une hémorragie.  Il serait mort lors du banquet donné pour ses noces.

La légende veut qu’il ait été enterré en secret, afin qu’on ne retrouve jamais sa sépulture, dont le lieu demeure toujours un mystère aujourd’hui. Même les esclaves ayant creusé la tombe auraient été… égorgés.

Evelyne Ferron, Spécialiste en histoire ancienne

http://www.historiatv.com

Le Saviez-Vous ► La recherche scientifique méconnue du grand public


Il fut un temps que guérir des maladies étaient relier à la superstition, aux recettes plus ou moins douteuses. Heureusement, les choses ont changé, des maladies qu’on évite avec un vaccin, des guérisons qui hier étaient impossible. Pour arriver à de tel résultat, il y a plusieurs étapes pour y arriver et le mettre sur le marché et c’est une question de plusieurs années
Nuage

 

La recherche scientifique méconnue du grand public

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    La volonté de traiter des maladies, de soulager les douleurs et de venir en aide à la santé des gens est probablement aussi vieille que l’humanité elle-même. Bien des tisanes, décoctions et utilisations en tous genres d’herbes et d’épices ont surgi au cours des siècles pour répondre à ces besoins. Dans un article que je signais en mai 2016 et qui s’intitulait: Il était une fois la maladie. Quand le «naturel» est plus dangereux que le «chimique», je donnais cet exemple: les sages-femmes et les sorcières utilisaient l’ergot de seigle pour provoquer des avortements. La notion de dosage était alors connue, mais de manière plus superstitieuse que scientifique. On préconisait en effet de n’utiliser qu’un nombre impair d’ergots, 5, 7 ou 9, dans les préparations. Souvent, l’avortement réussissait, mais la mère décédait aussi.

    Nous pouvons en trouver des centaines de milliers d’autres exemples en quelques clics sur le Web. Par exemple cette recette pour guérir la rage: Manger le foie, grillé sur la braise, de l’animal assommé. Réduire en poudre une certaine quantité des poils de la queue carbonisés, et l’appliquer, pétrie de beurre végétal, sur la morsure. Si l’animal a été excité par la magie, se baigner dans une décoction de gui (Loranthus) de nzaba (Landolphia owariensis) (Réf: Dominique Traoré, Médecine et magie africaine, Édition Présence Africaine, 1983, page 100). Je peux affirmer sans craindre de trop me tromper que le vaccin mis au point par Louis Pasteur contre la rage est beaucoup plus efficace.

Mais les tenants du «naturel» et les militants anti-vaccination ont la peau dure. En preuve, cette recrudescence de rougeole en Europe, un continent où les taux de vaccination n’atteignent pas les niveaux sécuritaires.

Les chevaliers de la guerre contre la vaccination avec, comme chef, le Professeur Henri Joyeux y ont fait un travail de sabotage de la vaccination digne de mention. Ils ont réussi à provoquer une recrudescence de la rougeole en Europe, qui risque fort de se répandre mondialement, car de nos jours, les personnes voyagent beaucoup, y compris bien sûr, en Europe. Heureusement, pour la santé publique le fameux docteur fut radié de son ordre professionnel en décembre 2016.

Et la vraie science

Il faut connaître le long et onéreux processus relié à la découverte d’un médicament pour comprendre en quoi les propagandistes anti-vaccination et tous les autres semblables dénigreurs des produits pharmaceutiques répandent à qui mieux mieux des informations erronées, quitte à mettre en danger la santé des citoyens. Supposons que vous soyez face à 5 000 à 10 000 composés qui seraient susceptibles de devenir des médicaments, après 8 à 10 ans d’efforts et plus de 1 milliard de dollars dépensés, vous pouvez vous attendre à obtenir un médicament qui sera accepté par toutes les instances et qui sera enfin disponible pour les personnes qui en ont besoin. Examinons les diverses étapes que devra traverser tout nouveau médicament.

Première étape: Découverte du médicament

Un savant chercheur découvre une molécule ou un autre médicament qu’il croit pouvoir utiliser contre une ou des maladies quelconques. C’est l’étape que l’on a appelée: la recherche fondamentale. Le chercheur étudie le mécanisme d’une maladie ou d’une anomalie quelconque et imagine un moyen qui pourrait résoudre le problème. C’est aussi ici que l’on parle de 5000 à 10 000 composés avancés.

Deuxième étape: Les essais précliniques

Ces nouvelles substances seront d’abord testées sur divers organismes d’abord cellulaires, puis microbiens pour finir parfois par être essayées sur divers animaux si cela est nécessaire. Des 5000 à 10 000 composés d’origine, environ 250 réussiront le passage des essais précliniques. Et il aura fallu de 3 à 6 ans de travail pour arriver à la fin de ces essais précliniques et pouvoir passer à l’étape 3.

Étapes des essais cliniquesÉtape 3: Essais cliniques de phase 1

Ici, entre 20 et 100 volontaires utiliseront sous stricte supervision le nouveau médicament. Des 250 médicaments qui passeront par cette phase, seulement 5 pourront être promus à l’étape suivante.

Étape 4: Essais cliniques de phase 2

Le nouveau médicament sera testé sur 100 à 500 volontaires. Puis celui ou ceux qui auront passé avec succès ces tests pourront accéder à l’étape suivante.

Étape 5: Essais clinique de phase 3

À ce niveau, les tests s’adresseront à des cohortes beaucoup plus importantes, soit de 1000 à 5000 volontaires. Si le composé a survécu à toutes ces étapes, il lui restera encore quelques essentielles reconnaissances à obtenir avant de se retrouver sur les tablettes des pharmacies. Fait à noter, il aura fallu entre 6 et 7 ans pour que le médicament ait franchi ces 5 premières étapes.

Étape 6: Les examens règlementaires

Ici, ce sont les divers organismes de santé, internationaux, nationaux, et provinciaux qui contrevérifieront les résultats de la recherche clinique avant d’apposer leur autorisation finale sur ledit médicament. On peut penser à la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, à la Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA) au Canada et à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) au Québec.

En résumé, il aura fallu, comme cité précédemment plus de 10 ans et bien souvent entre 10 et 15 ans de recherche ainsi que plus d’un milliard de dollars pour produire un seul médicament qui pourra être mis en marché.

La bonne nouvelle

Présentement, plus de 7000 médicaments sont en développement. 1 813 de ceux-ci visent à combattre les divers cancers, 1 329, les diverses maladies neurologiques (ex: Alzheimer, Parkinson, etc.) 1 256, les maladies infectieuses, 1 120 les maladies immunologiques, 599, les maladies cardiorespiratoires, 511, troubles de santé mentale, 475, le diabète et 159 le VIH/SIDA. C’est donc 7 262 médicaments qui devront chacun avoir franchi toutes les étapes de la recherche scientifique, telle que décrite ci-haut, qui seront bientôt disponibles à toute la population.

La moins bonne nouvelle,

Comme souligné d’entrée de jeu dans cet article, malgré l’effort scientifique déployé et tous les contrôles des plus rigoureux exercés, il demeure pour certains encore plus facile de croire aux remèdes dits «naturels» que d’accorder leur confiance aux produits pharmaceutiques. D’une part, l’appellation même de naturel n’a rien de rassurant en soi. L’arsenic est tout ce qu’il y a de plus naturel… D’autre part, un article paru dans La Presse du 1er avril 2017 nous apprenait que l’industrie des produits de santé naturels prétend que le projet de refonte de Santé Canada va trop loin et restreindra l’accès aux produits. Mais plusieurs experts, comme le souligne le même article, croient, au contraire que le projet est insuffisant pour bien protéger les Canadiens.

La meilleure des nouvelles

Nous en sommes arrivés au point où la pensée scientifique a réussi à s’implanter au point où les reliquats de magie, de sorcellerie et de guérisseurs (et guérisseuses) de tous acabits s’estompent de plus en plus. Et surtout, les patients, ceux-là qui sont la cause de tous ces efforts de recherche réalisent l’effet de ces médicaments dans leur vie de tous les jours. Pour certains, ce sera un cancer qu’ils ont vaincu, pour d’autres, ce sera une maladie invalidante de laquelle ils ont pu s’échapper et commencer une vie active et gratifiante et pour d’autres enfin, il s’agira de douleurs continuelles dont ils ont enfin vu la fin. Comme quoi, aux portes de l’évidence, il faut quand même parfois placer une enseigne, ne serait-ce que pour pleinement réaliser les résultats de nos efforts.

http://quebec.huffingtonpost.ca