Le Saviez-Vous ► Le doigt d’honneur, plus de 2400 ans d’histoire !


Le doigt d’honneur qui est une insulte vulgaire n’a pas toujours été le cas. Des preuves écrit remonte en l’an 423 avant J.C et une première représentation sur une photo en 1886. Le doigt d’honneur vulgaire a été connu a travers le monde par le cinéma, mais au Japon, cela signifie frère.  Dans le monde, la position des doigts peuvent avoir des significations différentes, donc attention si vous allez à l’étranger
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Le doigt d’honneur, plus de 2400 ans d’histoire !

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Cette photo a fait le tour du monde il y a quelques mois, on peut y voir Juli Briskman, une Américaine, saluer le cortège du président Donald Trump en lui faisant un doigt d’honneur devenu légendaire (elle a d’ailleurs perdu son emploi pour cette indélicatesse…).

Mais qui n’a jamais laissé dépasser son majeur ? Que ce soit pour rire ou un peu moins… Mais quelle est l’origine de ce geste ? Découvrez son histoire illustrée par Penny et quelques photos !

La première photographie de doigt d’honneur

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La première représentation iconographique du doigt d’honneur date de 1886, il n’existe aucune enluminure, aucune gravure, rien du tout avant la fin du XIXème siècle. C’est Old Hoss Radbourn, un joueur de base-ball, qui fait un magistral doigt d’honneur (zoom) au photographe Jermey Corbie lors de la photo de groupe pour le match des Beaneaters de Boston contre les Giants de New York. En revanche, le premier écrit retrouvé à propos du doigt d’honneur est bien plus ancien…

La première trace écrite du doigt d’honneur

C’est en 423 avant notre ère, que le doigt d’honneur fait sa première apparition. En effet, l’auteur Aristophane écrit dans « Nuées » que le personnage Strepsiade fait un doigt d’honneur. Il y explique que le majeur est la représentation du pénis et les autres doigts, des testicules. Il s’agit donc d’un geste plus comique que désagréable.

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Autre source, Diogène Laërce, au IIème siècle, écrit dans son livre Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres que Diogène de Sinope n’hésite pas à tendre son majeur…

«… Ayant trouvé un jour l’Orateur Démosthène, qui dînait dans une taverne ; et celui-ci se retirant, Diogène (de Sinope) lui dit, Tu ne fais, en te retirant, qu’entrer dans une taverne plus grande. Des étrangers souhaitant voir Démosthène, il leur montra son doigt du milieu tendu, en disant, Tel est celui qui gouverne le peuple d’Athènes. »

«… Il disait aussi que beaucoup de gens passaient pour fous à cause de leurs doigts, parce que si quelqu’un portait le doigt du milieu tendu, on le regardait comme un insensé ; ce qui n’arrivait point, si on portait le petit doigt tendu. »

Le geste se répand en Europe et particulièrement à Rome, durant l’antiquité on l’appelle le digitus impudicus, le doigt impudique. L’empereur Caligula, légèrement connu pour ses petits côtés tyranniques et mégalomanes, aime tendre son majeur et le faire baiser par les sénateurs, obligés de s’agenouiller devant lui. Du fait de la grande influence de la civilisation gréco-romaine, le geste s’est étendu à tout le pourtour méditerranéen où il est parfois utilisé pour éloigner le mauvais œil, mais rapidement, il passe d’un geste d’humour à un acte de défiance et avec la chute de l’empire romain et la chrétienté, le doigt d’honneur disparaît complètement… Mais il va revenir avec différentes variantes !

Le V anglais et la guerre de cent ans

Lorsqu’un anglophone style Anglais, Irlandais, Australien ou Néo-Zélandais te regarde d’un air désagréable et fait un V avec ses doigts, dos de la main dans ta direction, sache qu’il n’est pas content. Pas content du tout. Si aujourd’hui ça veut dire quelque chose dans le genre « up yours » « dans le tien ! », l’histoire nous raconte l’origine de cette gestuelle dont les français sont quelque peu responsables…

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Durant la guerre de Cent Ans, alors que le royaume de France se bat contre les Anglais sur la cote ouest du pays, les troupes françaises se font gentiment mais sûrement laminer par les archers anglais. Ils sont forts, très forts, beaucoup plus forts. Aussi, lorsqu’un des archers est fait prisonnier, on lui coupe l’index et le majeur, afin qu’il ne puisse plus toucher un seul arc long anglais. Par provocation, les troupes anglaises n’hésitent pas à brandir leurs doigts en direction des français pour les défier avant les batailles avec l’intention de leur dire « Venez les chercher ! ».

C’est dans les années 1960, que le doigt d’honneur revient plus fort que jamais chez nos voisins britanniques avec la célèbre expression « flip the bird » qui signifie faire sauter l’oiseau, proche de notre expression « faire sortir le petit oiseau ».On en revient donc à la bite mais pourquoi les oiseaux ? Au Royaume Uni, comme en France, les oiseaux sont souvent utilisés pour se moquer des gens ou les insulter…

Le doigt d’honneur japonais

Figurez-vous que le doigt d’honneur existe aussi au Japon. Mais il ne veut pas du tout dire la même chose ! En effet, lorsqu’un Japonais lève le majeur, c’est qu’il parle la langue des signes et qu’il veut dire « frère ». Ce n’est donc ni humoristique, ni vulgaire ! En effet, en langue des signes japonaise, lever le pouce signifie « le père », l’index « la mère », le majeur « le frère », l’annulaire « la sœur » et l’auriculaire « le bébé ». Il n’est donc pas rare de trouver dans les guides touristiques quelques consignes nippones expliquant la symbolique en Europe et aux États-Unis afin de s’éviter quelques petits désagréments…

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Même si depuis plusieurs décennies, la culture occidentale s’est démocratisée au Japon, par le cinéma et la télévision, et tout le monde connaît ce qu’ils appellent « le fuck sign ».

Les doigts et les insultes dans le monde

Thumbs-up

Au Brésil par exemple, si vous faites le signe OK (index et pouce en contact en tendant les autres doigts) vous êtes en train d’insulter tout le monde de trou du cul… En Iran, c’est tendre le pouce avec le reste de la main fermé qui signifie « je vais te le mettre dans le cul ». Du coup, je vous déconseille d’aller faire du stop là-bas, ou prenez une pancarte pour indiquer votre direction, c’est plus prudent. En Turquie, lorsqu’on glisse le pouce entre l’index et le majeur (comme quand on joue à voler le nez d’un enfant », on demande à l’interlocuteur d’aller se faire foutre. C’est pas joli joli. Enfin, en Grèce, montrer l’intérieur de la main avec les cinq doigts tendus comme pour faire coucou, est insultant voire menaçant, c’est la Moutza. Alors que le même geste au Pakistan fait référence à une malédiction… N’hésitez pas à garder vos mains dans les poches lorsque vous êtes a l’étranger…

PAR MARINE GASC

http://www.racontemoilhistoire.

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des douleurs les plus intenses


Les douleurs, certains sont plus douillets que d’autres, mais certaines douleurs sont pires et difficile à tolérer
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Top 10 des douleurs les plus intenses

 

Par Antoine Besse, Futura

 

Brûlantes, insupportables, intolérables… voici les pires douleurs qu’il est possible de ressentir. Aïe !

L’université de McGill (États-Unis) ( je crois qu’il y ai une erreur, cette université est à Montréal au Canada nldr ) a établi une échelle des douleurs en recoupant des questionnaires soumis à des malades. Voici donc le classement des douleurs les plus intenses ; elles sont ici classées de la plus tolérable à la plus insupportable.

10. Névralgie du trijumeau

Cette maladie appelée aussi « tic douloureux » se caractérise par des crises brutales et inattendues d’intenses douleurs sur la moitié du visage entre la paupière et la lèvre supérieure qui provoquent des contractions involontaires. Cela est souvent dû à une compression d’une partie du nerftrijumeau qui part de l’arrière du crâne pour innerver le visage.

9. Migraine

Les crises migraineuses sont dues à une inflammation des vaisseaux sanguins de la dure-mère provoquée par un dysfonctionnement du système nerveux central. Cette maladie héréditaire se caractérise par des douleurs intenses dans la moitié du crâne, des vomissements, une hypersensibilité à la lumière

8. Colique néphrétique

L’obstruction d’un canal d’excrétion urinaire par un calcul rénal provoque le gonflement du rein et des douleurs unilatérales très intenses et brutales qui partent des lombaires et rayonnent vers l’aine. Aucune position ne soulage, ce qui fait dire en faculté de médecine : « colique néphrétique, patient frénétique ».

7. Fibromyalgie

Cette maladie entraîne des douleurs diffuses tant au niveau articulaire que musculaire. Comme aucune lésion ou inflammation ne sont détectables, les médecins ont mis longtemps à reconnaître la réalité de la fibromyalgie pourtant très incapacitante. Ses causes sont encore mal connues. 

6. Polyarthrite rhumatoïde

Le système immunitaire du malade s’attaque à la membrane des articulations qui, en réponse, gonfle et fabrique des enzymes inflammatoires provoquant de vives douleurs qui sont encore ravivées par le contact (celui d’un vêtement suffit…). L’inflammation continue finit par endommager tendons, cartilages et os…

5. Maladie de Crohn

Cette inflammation, probablement auto-immune, du tube digestif entraine des crises de douleurs aiguës semblables à une crise d’appendicite qui ne pourrait être traitée. Les causes semblent être génétiques et environnementales.

4. Amputation d’un doigt

Le doigt étant la partie du corps la plus richement innervée, son amputation sans anesthésie provoque une douleur très intense. D’autant que la victime souffre souvent ensuite des douleurs dites du « membre fantôme ».

3. Accouchement

Un premier accouchement est souvent décrit comme une expérience non seulement douloureuse, mais également très longue (parfois plus de 6 h) avec des douleurs dues aux contractions brutales du muscle utérin puis par l’extension du périnée au moment du passage de la tête du bébé.

2. Piqure de Paraponera

Cette fourmi vivant en Amazonie délivre par son dard un venin neurotoxique extrêmement douloureux. Une sensation d’intense brûlure irradie dans tout le membre touché et provoque des contractions involontaires des muscles pendant plusieurs heures.

 

La piqure de Paraponera est considérée comme la plus douloureuse du règne animal. © Didier Descouens, CC sa 4.0

La piqure de Paraponera est considérée comme la plus douloureuse du règne animal. © Didier Descouens, CC sa 4.0

1. Syndrome douloureux régional complexe (SDRC)

 

Ce syndrome se déclare le plus souvent après une lésion (fracture, opération bénigne) qui lèse un nerf et entraînerait son dysfonctionnement. Le malade ressent alors des douleurs cuisantes avec une hypersensibilité, des œdèmes… Une crise peut durer plusieurs mois et il n’existe pas de traitement du SDRC…

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre


    La Terre reçoit environs des tonnes de météorites extraterrestres à tous les jours. Heureusement, c’est majoritairement sous forme de poussières. Par contre, il arrive que certaines météorites soient plus grosses et font parfois de gros dégâts. Celle qui a changer le cours de l’histoire de la Terre a été la météorite qui a fait disparaitre 75 % des espèces animales sur Terre
    Nuage

     

    Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Nos ancêtres les Gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. Une crainte peut-être pas si folle que cela au regard de l’inventaire des météorites qui ont frappé notre Terre au fil des millénaires.

    Rappelons avant tout que le terme de météorite désigne un corps rocheux d’origine extraterrestre ayant survécu — peu ou prou — à sa traversée de l’atmosphère et qui se retrouve au sol. Les scientifiques estiment ainsi à des dizaines de tonnes la quantité de matière extraterrestre qui tombe chaque jour ! La plupart du temps, ces météorites nous parviennent sous forme de poussières. Mais parfois, il en tombe des morceaux plus impressionnants.

    Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

    Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

    Hoba, le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre

    Le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour est celui issu d’un corps de 10 km de diamètre nommé Hoba. Ce morceau a été retrouvé en Namibie, en 1920 et ne pèse pas moins de 66 tonnes.

    El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

    El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

    Deux fragments de météorite classés sur l’incroyable site de Campo Del Cielo

    Campo Del Cielo, c’est le nom qui a été donné à une zone d’impact située en Argentine. On y trouve une vingtaine de cratères, résultant des impacts d’une seule et même météorite fragmentée. Celle-ci aurait frappé la Terre il y a 5.000 ans et la somme de ses fragments pèserait plus de 100 tonnes. Le plus imposant des morceaux, El Chaco, ne pèse pas moins de 37 tonnes. Il a été découvert tardivement, en 1969, enterré sous cinq mètres de terre. Mais elle pourrait être détrônée par un autre fragment du site, baptisé Gandeco et déterré fin 2016. En attendant confirmation, son poids est estimé à 30 tonnes.

      Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

      Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

      La météorite fragmentée de Cape York

      C’est au Groenland que les restes de la météorite de Cape York — déjà connue des Inuits — ont été redécouverts à la fin du XIXe siècle. Le plus gros des morceaux, baptisé Ahnighito, pèse, à lui seul, plus de 30 tonnes. Mais au total, la masse des fragments de cette météorite dépasserait les 58 tonnes. De fer et de nickel, essentiellement. Elle serait entrée en collision avec la Terre il y a quelque 10.000 ans.

      Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

      Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

      Armanty, une météorite tombée sur la Chine

      En 2011, une équipe de chercheurs chinois a découvert, au nord-ouest du pays, un fragment de météorite pesant au moins 25 tonnes. Mais déjà en 1898, un morceau baptisé Armanty, avait été débusqué dans la même région. Sa masse avait été estimée à pas moins de 28 tonnes.

      Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi à l’entraînement aux astronautes de la Nasa. © D. Roddy, US Geological Survey, domaine public

      Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi à l’entraînement aux astronautes de la Nasa. © D. Roddy, US Geological Survey, domaine public

      Des cratères témoins d’impacts hors normes

      Le cratère de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatan, mesure entre 170 et 300 km. Il serait le résultat d’un impact d’astéroïde de 10 km de diamètre, vieux de 65 millions d’années. Il aurait contribué à l’extinction de 75 % des espèces animales vivant sur Terre à cette époque, y compris les dinosaures.

      Mais il pourrait ne pas être le plus grand cratère d’impact identifié sur Terre. En Australie, des chercheurs affirment avoir trouvé une structure de 400 kilomètres de diamètre… formée toutefois de deux cratères de quelque 200 km chacun. L’impact en question a dû se produire entre -300 et -420 millions d’années, mais aucune crise biologique majeure n’a pu lui être associée.

      https://www.futura-sciences.com

      Le Saviez-Vous ► Les régimes existaient déjà au Moyen Âge


      Avec les beaux jours, nombres de conseils sont donnés pour perdre quelques kilos en peu de temps. Les régimes ne datent pas d’hier. Aux XVes siècles, ce n’était pas pour prendre du poids, mais être en santé, et l’Église en profité aussi. Disons les moyens pour expliquer la marche à suivre est quand même assez étrange
      Nuage

       

      Les régimes existaient déjà au Moyen Âge

       

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      Et le smoothie, j’ai le droit? | Wikimedia CC License by

      Pauline Guéna et Nonfiction

      Les magazines commencent à reprendre leur marronnier de l’été: les régimes. Et au Moyen Âge? Les hommes et les femmes en suivaient aussi… Mais c’était un peu différent.

      Revoilà le printemps: la saison des premiers rayons de soleil, des projets de vacances et… des recettes de régime dans les magazines. Il y a encore quelques années, on aurait dit les «magazines féminins». Mais depuis les années 2010, Messieurs, vous êtes comblés: vous avez aussi vos pages «perdez 5 kg avant l’été» rien que pour vous, toujours en subtilité et en nuance. Spéciale dédicace à GQ

      Est-ce que tous ces régimes sont un délire de notre société? En un sens oui, mais ils sont loin d’être une invention: dès le Moyen Âge on pratiquait des régimes. Simplement, on s’y prenait très différemment.

      Les régimes médiévaux: une affaire médicale

      Les régimes envahissent la littérature médiévale à un moment bien précis: au XIIIe siècle. Ce n’est pas que l’on ait ignoré l’importance de l’alimentation auparavant. Mais au XIIIe siècle se diffusent des idées et des textes, notamment ceux que l’on a traduits de l’arabe dans le contexte de l’école de médecine de Salerne, dans le sud de l’Italie, où enseignent depuis environ deux siècles de célèbres docteurs et doctores. Ces textes proviennent en partie d’un corpus médical antique, dont les auteurs les plus connus sont Aristote ou Galien. Ils s’inscrivent donc dans un courant de pensée ancien, qui lie intimement médecine et alimentation. Voilà pourquoi, au Moyen Âge comme dans l’Antiquité, on ne fait pas un régime pour perdre une taille de ventre, mais pour rester en bonne santé. Mais attention, ça ne veut pas dire qu’on peut oublier toute discipline!

      Les textes scientifiques qui se diffusent à l’époque sont tous unanimes: l’alimentation est une manière de conserver un équilibre corporel. Or cet équilibre repose sur un savant mélange de… seulement quatre propriétés: le chaud, le froid, le sec et l’humide. C’est ce que l’on appelle la théorie des humeurs. Pour le dire vite, on est en bonne santé quand ces quatre éléments sont bien équilibrés.

      Les aliments sont donc listés en fonction de leur nature. Ainsi les fruits crus sont considérés généralement comme froids et humides, et il faut parfois les limiter. (On est donc loin du «cinq fruits et légumes par jour».) Comme les poissons d’ailleurs, humides parce qu’ils vivent sous l’eau, et généralement tout aussi froids. Quant à la viande, elle est considérée comme chaude, mais avec d’infinies variations. Le gibier, celui qu’on chasse, sera ainsi plus sec que les animaux d’élevage, qui ne bénéficient pas du même exercice physique. Bref, manger bien, c’est avant tout bien maîtriser les propriétés de ce que l’on mange. À ce rythme, on comprend que les papes, les empereurs et les princes aient eu besoin d’un médecin pour se mettre au régime…

      Manger, bouger (dormir): l’affaire d’une vie

      En effet, l’alimentation ne suffit pas pour maintenir cet équilibre. Elle s’insère dans toute une discipline de vie qui prend en compte les différentes activités: l’exercice physique, le sommeil et la veille, parfois aussi l’activité sexuelle (moins pour les papes en théorie). Bref, pas de régime à la légère, et surtout pas de régime standard: il s’agit simplement d’adopter un mode de vie qui permette de ne jamais tomber malade. D’ailleurs, on parle à l’époque de regimen sanitatis: du régime de santé… et donc pas de simples diètes temporaires. C’est un effort constant, qui s’inscrit dans le cadre d’une médecine préventive.

      Ces régimes de santé s’adaptent d’ailleurs en fonction des individus. Il y a des règles générales: les femmes sont dites froides et humides, par rapport aux hommes chauds et secs; ou alors les jeunes chauds et humides par rapport aux vieux froids et secs. Mais au-delà de ces règles, chaque individu doit rechercher son propre équilibre. Ce savoir se diffusera au XIVe et XVe siècles au-delà des cours princières, sous la forme de conseils adaptés et parfois simplifiés. Il n’empêche, on attend beaucoup de son alimentation.

      Certains médecins y cherchent même des moyens de retarder le vieillissement et de prolonger la vie (en restant chauds et humides, parce que ce sont les caractéristiques des jeunes selon la théorie des humeurs: vous suivez la logique?). En plus des conseils alimentaires, ils adoptent aussi des pratiques apparentées à l’alchimie, qui est alors une forme de science. Sauf qu’au lieu d’avaler des pilules contre le vieillissement comme nous, les plus riches ‒ à commencer par les papes et leur entourage‒ consomment plus volontiers de l’or dilué…. Comme quoi, chaque époque a ses excès. Simplement, les médiévaux ne l’auraient pas fait pour perdre des bourrelets…

      Les régimes et la faim

      Alors est-ce que le Moyen Âge n’a vraiment pas connu la diète? Si, mais pas pour des raisons de santé: pour servir la morale religieuse. Dans une religion qui considère la gloutonnerie comme un des sept péchés capitaux, le jeûne est extrêmement valorisé. Pratiqué notamment par certains clercs, il est aussi respecté par des laïcs en quête de pénitence. Parfois jusqu’à l’extrême. Au XIIIe et XIVe siècles les «mystiques», des femmes appelées ainsi car elles souhaitent atteindre une expérience plus personnelle et sensorielle de Dieu, se lancent dans des jeûnes si stricts qu’ils sont considérés par l’institution comme des miracles… ou alors condamnés pour leur extrémisme. Certaines deviennent végétaliennes, certaines ne se nourrissent plus que d’hostie, et certaines, enfin, meurent littéralement d’inanition, comme Catherine de Sienne. Au point que les historiens ont forgé pour les désigner le terme de «saintes anorexiques». Mais il s’agit d’un phénomène limité dans le temps, marqué par le besoin d’une frange féminine de la population de se réapproprier la religion. Peut-être aussi de contrôler plus étroitement leur corps. Bref, une fois encore, l’alimentation dit beaucoup des tensions sociales de l’époque.

      Le jeûne est donc bien considéré par les médiévaux comme une forme de privation. De même que la privation de sommeil ou d’activité sexuelle, il doit marquer le triomphe du spirituel sur le matériel. Mais ces pratiques empruntes de religion diffèrent des normes de santé. Ces dernières prônent l’équilibre par la discipline et l’organisation de l’alimentation par la connaissance de son corps et des propriétés des aliments. Giacomo da Confianza le dit bien lorsque, au XVesiècle, il rappelle une série de règles de vie nécessaires à une bonne alimentation:

      «Quand l’appétit pousse à manger, ne pas tarder à l’entendre et de fait, ne pas supporter la faim. Car comme le dit Avicenne […] Il convient en outre que personne ne mange si ce n’est après le désir [de manger], ni ne tarde à le faire lorsque le désir s’enflamme.»

      Bref la prochaine fois que vous passez devant une page de magazine spéciale régime, respirez un coup et pensez à Avicenne. C’est tellement bien dit qu’on peut arrêter de regarder notre ventre, et lui laisser le mot de la faim.

      Pour aller plus loin:

      – Danielle Jacquart, «La nourriture et le corps au Moyen Âge», Cahiers de Recherches Médiévales et Humanistes, 13 spécial, 2006, p. 259-266.

      – Marilyn Nicoud, Les régimes de santé au Moyen Âge: naissance et diffusion d’une écriture, Rome, École Française de Rome, 2007.

      – Agostino Paravicini Bagliani, Le corps du pape, Paris, Seuil, 1997 [traduction de la version italienne, 1994]

      http://www.slate.fr/

      Le Saviez-Vous ► Microbes: 13 choses à savoir


      Il y a les bons et les mauvais microbes. Il faut donc éviter de propager les mauvais, autant sur nous-même que sur les objets.
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      Microbes: 13 choses à savoir

      La meilleure défense contre les germes pathogènes

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      La meilleure défense contre les germes pathogènes

      Se laver les mains à l’eau et au savon au moins 20 secondes. Inutile de faire couler l’eau chaude, elle ne nettoie pas mieux que l’eau froide.

      Ni eau ni savon?

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      Ni eau ni savon?

      Utilisez un désinfectant à l’alcool. Selon Jason Tetro, microbiologiste torontois et auteur du livre The Germ Code, un nettoyant qui contient de 62 % à 70 % d’alcool détruit presque tous les microbes sur la peau.

      Certaines bactéries méritent d’être cultivées

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      Certaines bactéries méritent d’être cultivées

      M. Tetro recommande de manger des aliments riches en probiotiques comme la banane et l’asperge afin de nourrir les bactéries probiotiques de l’intestin, qui facilitent la digestion.

      L’essentiel d’un réfrigérateur bien organisé

      ANDREY POPOV/SHUTTERSTOCK

      L’essentiel d’un réfrigérateur bien organisé

      Des bactéries nocives comme la salmonelle peuvent contaminer des aliments prêts à manger, des fruits ou des légumes prélavés, par exemple, s’ils sont en contact avec d’autres plus dangereux comme les viandes et leur jus. Owen Chong, porte-parole de la santé publique à Toronto, suggère de ranger les viandes crues au bas du frigo, les fruits et légumes non lavés au milieu et les aliments prêts à manger sur le dessus pour réduire le risque.

      Ne lavez pas le poulet avant de le faire cuire

      BON APPETIT/SHUTTERSTOCK

      Ne lavez pas le poulet avant de le faire cuire

      Des germes pourraient être propagés par l’eau de rinçage. Pour éviter une éventuelle contamination, M. Chong recommande de découper et de préparer les volailles sur une planche et avec des ustensiles réservés à cet effet.

      Privilégier les serviettes en papier dans les toilettes publiques

      ARANYA LOISAMUT/SHUTTERSTOCK

      Privilégier les serviettes en papier dans les toilettes publiques

      S’ils sont bons pour l’environnement, les sèche-mains le sont moins pour la santé, car ils mettent des quantités de microbes en suspension. Dans le cadre d’une expérience menée en 2014 à l’Université de Leeds, des microbiologistes ont découvert que la concentration de bactéries dans l’air est 27 fois plus élevée autour des sèche-mains qu’aux environs des distributeurs d’essuie-mains.

      Ce ne sont pas les sièges des toilettes publiques qui sont le plus à craindre

      TYLER OLSON/SHUTTERSTOCK

      Ce ne sont pas les sièges des toilettes publiques qui sont le plus à craindre

      … mais bien les poignées et les éviers. M. Tetro conseille d’utiliser une serviette en papier pour ouvrir les portes.

      Les microbes aiment particulièrement les brosses à dents

      Les microbes aiment particulièrement les brosses à dents

      Si vous ne vous rappelez plus quand vous avez changé de brosse à dents, il est temps de le faire. Lorsque la cuvette des toilettes reste ouverte, il peut se former une pellicule de coliformes fécaux sur la brosse, explique M. Tetro. Abaissez toujours le couvercle et rincez votre brosse à l’eau chaude pendant cinq secondes avant de vous en servir.

      Utiliser les essuie-tout désinfectants de la bonne façon

      IGOR NORMANN/SHUTTTERSTOCK

      Utiliser les essuie-tout désinfectants de la bonne façon

      Une étude effectuée à l’Université de Cardiff, au pays de Galles, en 2015 a démontré qu’ils peuvent propager des superbactéries comme le staphylocoque résistant à la méticilline et le C. difficile. En utilisant un essuie-tout par surface, vous éviterez de répandre des microbes.

      Irradiez vos torchons

      KOSTENKO MAXIM/SHUTTERSTOCK

      Irradiez vos torchons

      D’après un article publié en 2006 par le Journal of Environmental Health, il suffit d’une ou deux minutes dans un four à micro-ondes pour exterminer plus de 99 % des germes.

      Enlever toujours vos chaussures

      CHRISTOPHER HALLSHUTTERSTOCK

      Enlever toujours vos chaussures

      Des chercheurs ont déterminé qu’en moyenne 421 000 bactéries différentes recouvrent nos chaussures. Laissez-les donc à la porte.

      Les avantages d’une brassée à l’eau chaude

      WERAYUTH TES/SHUTTERSTOCK

      Les avantages d’une brassée à l’eau chaude

      « Un lave-linge rempli de sous-vêtements remue un million de bactéries E. coli », déclare le microbiologiste Charles Gerba.

      Son équipe de recherche recommande de laver à l’eau chaude (au moins 60 °C) et au javellisant.

      Les microbes aiment également les téléphones cellulaires

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      Les microbes aiment également les téléphones cellulaires

      Nos téléphones stockent plus que des données. En 2011, des chercheurs britanniques en ont examiné 390 et ont découvert que la surface d’un appareil sur six portait des traces de matière fécale. Jason Tetro suggère d’essuyer quotidiennement chaque téléphone avec une serviette désinfectante pour réduire le risque d’infection.

      Tiré de RD.ca : 13 Things You Didn’t Know About Germs

      http://selection.readersdigest.ca/

      Le Saviez-Vous ► Les virus et bactéries les plus mortels pour l’Homme


       

      Il est bien de connaitre l’ennemi à combattre par son physique, ses forces et ses faiblesses. Chez les bactéries et les virus, ils sont minuscules et ne peuvent se voir qu’au microscope, ils sont pour plusieurs des tueurs en séries tant que la médecine n’arrive pas a le contrôler.
      Nuage

       

      Les virus et bactéries les plus mortels pour l’Homme

       

      Le staphylocoque doré, terreur des hôpitaux

       

      Staphylococcus aureus, le staphylocoque doré, n’est pas une bactérie intrinsèquement dangereuse pour l’humanité. La plupart du temps, elle ne provoque que de petites infections bénignes. Mais cette sournoise se terre parfois dans les hôpitaux, et profite d’une lésion pour s’insérer dans un patient affaibli pour le coloniser et entraîner une septicémie. Il est toujours temps de la soumettre aux antibiotiques… mais elle se montre de plus en plus insensible aux médicaments qu’on lui oppose et développe une résistance grandissante !

      © NIAID, Flickr, cc by 2.0

      Le virus de l’hépatite B, cette MST terriblement infectieuse

       

      On en parle moins que le VIH pourtant, il mérite toute notre attention. Le virus de l’hépatite B se transmet cent fois mieux que le virus du Sida lors des relations sexuelles et s’attaque ensuite aux cellules du foie. Le plus souvent, la maladie n’évolue pas beaucoup et le patient ne ressent rien. Mais parfois, l’hépatite devient chronique, comme chez plus de 300 millions de patients, et détruit peu à peu les cellules hépatiques, aboutissant à une cirrhose ou un cancer du foie, qu’il est très difficile de soigner.

      © Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

      Neisseria meningitidis, principal responsable des méningites

       

      La méningite ne connaît pas un, mais plusieurs coupables. Parmi les formes bactériennes les plus graves, le principal accusé est Neisseria meningitidis, impliqué dans 90 % des cas. S’il n’y avait pas de traitements, l’infection serait presque à coup sûr mortelle. Malgré les antibiotiques, un nouveau-né sur cinq et un adulte sur quatre succombent à cette infection des méninges.

      © Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

      Le virus de la rage, la morsure qui fait un carnage

       

      Grâce aux travaux de Louis Pasteur, la rage a très nettement reculé dans le monde. On dénombre tout de même plus de 50.000 morts humains sur la Planète en 2004 à cause du virus de la famille des rhabdoviridés. Transmis par morsure, celui-ci fonce droit dans le système nerveux et y fait des ravages à tel point que la mort est presque inéluctable. Heureusement que les vaccins sont là !

      © Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

      Yersinia pestis, la bactérie responsable des épidémies de peste

       
    • Yersinia pestis, la bactérie responsable des épidémies de peste

       

      Qui ne se souvient pas de ces cours d’Histoire évoquant les épidémies de peste au Moyen Âge ? Derrière tout ça, se cache Yersinia pestis, une bactérie qui s’attaque d’abord aux rongeurs avant de s’en prendre à l’Homme. La maladie existant le plus souvent sous forme bubonique (un bubonétant une inflammation et le grossissement d’un ganglion), elle peut évoluer en peste septicémiqueet devenir plus mortelle et plus contagieuse. Dans l’histoire de l’humanité, sa mortalité est difficile à évaluer mais elle est très probablement responsable de plus de 100 millions de victimes.

      © NIAID

      Bacillus anthracis, la bactérie à l’origine de l’anthrax

       
    • Bacillus anthracis, la bactérie à l'origine de l'anthrax

      La maladie du charbon, ou anthrax, est due à une bactérie nommée Bacillus anthracis, ou bacille du charbon. Le plus souvent, celle-ci pénètre dans l’organisme par l’intermédiaire d’une blessure dans la peau. Le corps parvient alors à s’en débarrasser tout seul.

      En revanche, lorsque les spores de la bactérie sont avalées ou respirées, c’est une tout autre histoire. Par voies aériennes, elle n’est pas loin d’être mortelle dans 100 % des cas. C’est pour cela qu’elle inspire autant les bioterroristes.

      © Janice Haney Carr, CDC

      Les hantavirus et leur terrible syndrome pulmonaire

       

      Les hantavirus et leur terrible syndrome pulmonaire

      Les hantavirus sont un peu différents des autres pathogènes présentés dans ce diaporama : ils préfèrent s’attaquer aux rongeurs mais, parfois, de manière malencontreuse, ils peuvent infester un Homme. Dans ces cas-là, leur action peut-être foudroyante. Causant des fièvres hémorragiques ou le syndrome pulmonaire à hantavirus, ils se montrent à l’occasion très agressifs et couramment mortels. Le virus Sin nombre, ou Sin Nombre virus (SNV), que l’on voit à l’image, frappe rarement, mais sûrement.

      © Brian et al., CDC

      Le virus Marburg, une vraie machine à tuer

       

      Le virus Marburg, une vraie machine à tuer

      Le virus Marburg est conçu pour tuer mais reste malgré tout un peu moins mortel que son cousin Ebola. Entraînant également des fièvres hémorragiques, ce filovirus emporte plus de 80 % des personnes qu’il contamine. Sa transmission d’Homme à Homme est malgré tout relativement difficile puisqu’elle nécessite un contact très rapproché entre individus, avec transmission par les selles, les vomissements, les urines ou la salive.

      © Frederic Murphy, CDC

      Le virus de la dengue gagne du terrain

       

      Le virus de la dengue gagne du terrain

      Il est loin d’être le plus mortel et le plus pathogène de cette liste mais il ne faut pas le négliger pour autant. Le virus de la dengue, transmis par les moustiques du genre Aedes, contamine entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde. Pour 500.000 personnes, surtout des enfants, la maladie se présente sous une forme sévère qui emporte 10.000 âmes. Problème de taille : il est en recrudescence ces dernières décennies. Lui qui se limitait à neuf pays avant 1970 touche désormais une centaine d’États.

      © Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

      Ebola, le virus à la mortalité la plus élevée ?

       

      Ebola, le virus à la mortalité la plus élevée ?

      Connu depuis 1976, le virus Ebola, du nom d’une rivière congolaise, est l’un des plus mortels. Certaines de ses souches entraînent des fièvres hémorragiques qui tuent dans 90 % des cas. Ce virus a causé plusieurs épidémies en Afrique, notamment en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, faisant plusieurs milliers de victimes. On ne dispose malheureusement d’aucun traitement préventif ni thérapeutique contre ce terrible fléau.

      © Frederic Murphy, CDC

      Le virus de la grippe espagnole, cette épidémie ravageuse de 1918

       

      L’année 1918 fut très meurtrière, d’une part parce que les combats avaient toujours lieu en Europe et même au-delà, d’autre part parce qu’une souche particulièrement virulente de grippe H1N1 a sévi dans le monde entier. Elle aurait infecté un Terrien sur deux, soit 500 millions de personnes à l’époque, et aurait fait entre 30 et 100 millions de victimes, selon les estimations. Une véritable arme de destruction massive…

      © Terrence Tumpey, CDC

      Clostridium botulinum, la bactérie qui empoisonne au botox

       

      Clostridium botulinum, la bactérie qui empoisonne au botox

      Clostridium botulinum a une technique bien à elle pour commettre ses meurtres : la bactériepréfère l’empoisonnement. En effet, elle produit l’une des toxines les plus puissantes du monde, la toxine botulique. Cette molécule résiste à de fortes chaleurs et à l’acidité du système digestif, si bien que, lorsqu’elle est ingérée, elle intègre la circulation et va bloquer la communication nerveuse, entraînant des paralysies parfois mortelles.

      © CDC

      Mycobacterium tuberculosis, l’agent mortel de la tuberculose

       

      Mycobacterium tuberculosis, l'agent mortel de la tuberculose

      Devenue rare en France comme dans les pays riches depuis l’instauration du BCG, la tuberculosepoursuit pourtant son œuvre meurtrière à travers le monde. Rien qu’en 2010, la bactérieresponsable, Mycobacterium tuberculosis, a infecté 8,8 millions de personnes et tué 1,4 million d’entre elles, en s’attaquant à leurs poumons. La bactérie sévit depuis 3 millions d’années.

      © Janice Haney Carr, CDC

      Le Virus A H5N1, à l’origine de la grippe qui fait trembler le monde

       

      Le Virus A H5N1, à l'origine de la grippe qui fait trembler le monde

      Apparaissant en 1997 à Hong-Kong, c’est seulement 9 ans plus tard que la grippe H5N1 a fait paniquer la Terre entière. Le virus (ici en doré dans des cellules de chien), transmis à l’Homme uniquement par des oiseaux contaminés, s’avère mortel dans 60 % des cas. En août 2012, l’OMS dénombrait 608 personnes ayant contracté le virus depuis ses débuts, pour 359 morts, même si de nombreux cas bénins ou asymptomatiques auraient pu ne pas être comptabilisés.

      Les scientifiques restent néanmoins inquiets, car le pathogène circule encore dans la nature et on sait que quelques mutations pourraient suffire pour qu’il devienne contagieux dans l’espèce humaine. Dans ce cas, les morts pourraient se compter en millions…

      © CDC

      VIH : le virus du Sida et ses 30 millions de victimes

       

      VIH : le virus du Sida et ses 30 millions de victimes

      Depuis 1981 et la date de sa découverte, le VIH (les petites boules vertes sur l’image) a tué environ 30 millions d’êtres humains à travers le monde et continue encore de se répandre. Ce rétrovirus engendre le Sida (Syndrome d’immunodéficience acquise) et ravage surtout les pays pauvres, ceux du continent africain en tête. Pourtant, il existe des thérapies qui entravent la progression du virusdans l’organisme et permettent aux patients de vivre avec le VIH sans déclarer le Sida durant de très longues années. Mais celles-ci ont du mal à s’exporter en dehors des pays riches.

      © Goldsmith et al., CDC

      https://www.futura-sciences.com/

    • Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que ça mange un astronaute?


      L’alimentation des astronautes a bien changé avec les années. Aujourd’hui, ils mangent à peu près comme tout le monde, ce qui diffère est l’emballage et la cuisson ainsi que la façon de manger. Tout ce qu’il faut, c’est qu’il n’y a pas de miette, ni de gouttes de liquides flottantes. L’alimentation est fournie par la NASA et l’agence russe Roscosmos, mais d’autres agences spatiales comme celle du Canada peut proposer des repas pour l’espace.
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      Qu’est-ce que ça mange un astronaute?

       

       

      Par Mathias Marchal

      En décembre, l’astronaute québécois David Saint-Jacques s’envolera pour un séjour de six mois dans la Station spatiale internationale. Métro a été convié à goûter à une partie de ce qu’il y mangera.

      Divulgâcheur : Il y a du bon… et du pas mal moins bon stock!

      1-Critique culinaire

      Comment ça fonctionne la bouffe dans l’espace? En gros, la NASA et l’agence russe Roscosmos, fournissent la majeure partie des repas. Mais plusieurs agences spatiales (Union européenne, Japon, Canada) peuvent bonifier l’offre. Bref, ça donne une sorte de supermarché réservé aux hommes et aux femmes de l’espace, où chaque pays à son rayon, mais où finalement, la plus grande partie du magasin est réservée à la NASA! D’ailleurs si la bouffe proposée par la NASA est à l’image de leur lasagne, alors iiiicch, on a un (petit) problème Houston!

      Heureusement, David Saint-Jacques pourra apporter une touche plus gastronomique au voyage. Il a fait son choix parmi 50 items qui lui ont été proposés par l’Agence spatiale canadienne, basée à Saint-Hubert. On y trouve notamment quatre types différents de saumon fumé au bois et un bon pad thaï bien épicé!

      «C’est important les épices, car à cause de la microgravité, les fluides remontent vers la tête et les astronautes ont le nez congestionné comme s’ils avaient un rhume, surtout au début de leur mission. Le manque d’odorat les empêche alors d’apprécier la nourriture, d’où l’intérêt d’épicer les plats», confie la responsable de la nutrition et de l’exercice physique des astronautes à l’Agence spatiale canadienne, Nathalie Hirsch.

      Pour se rafraîchir le palais, les astronautes ont notamment droit à du thé glacé sucré ou café instantané, mais pas à de l’alcool. Il n’y aura pas non plus de muffins au pot, même quand ce sera légalisé, pour des raisons évidentes. De toute façon, aucune zone de la station spatiale n’est exclusivement en territoire canadien!

      Par contre, on a découvert lors de la dégustation le poivron et la poire déshydratés et de succulents gâteaux à l’érable. Tous les produits proposés par le Canada sont par ailleurs accessibles en magasin ou sur le web. Toutefois, l’Agence spatiale canadienne ne peut pas, en tant qu’organisme fédéral, promouvoir des marques ou des enseignes. Donc, quiconque souhaite acheter de la bouffe de l’espace pour un repas entre amis demeurera dans le flou. Désolé.

      2-Bon à savoir

      La station spatiale, c’est comme une colocation à six. Donc, les astronautes doivent se ramasser et ne pas laisser des miettes pour ne pas abîmer l’équipement. Voilà pourquoi les tortillas, thermisés et mis sous vide (pour qu’ils durent 18 mois) supplantent le pain. Et si un astronaute veut quand même manger un de ces bons biscuits à l’érable, il est conseiller de le faire près de l’aspirateur!

      Dans l’espace, on mange pas mal la même chose que sur Terre. En fait, c’est essentiellement la méthode d’emballage qui change (beaucoup de sous vide), de même que la cuisson et la façon de manger (on a découvert la paille comprenant un cadenas, qui empêche le liquide de s’envoler). Dans la station, les astronautes manquent d’exposition à la lumière qui permet d’habitude au corps humain de synthétiser de la vitamine D. Ils doivent donc prendre des suppléments.

      Là-haut, on craint aussi le sodium. En apesanteur, la masse du squelette diminue en effet de 1% à 2% par mois, car les os ne sont pas autant sollicités. Mais le sodium (utilisé comme agent de conservation) contribuerait aussi à cette décalcification des os. On cherche donc à le limiter. Par contre, le sel passe mieux, mais il est présenté sous forme liquide, là encore question de propreté.

      Cinq minutes

      «Vodka, Heineken, pas le temps de «niaiser» dit le (presque) dicton. Dans l’espace, seule la deuxième moitié de cette citation est valide. Dans la station, on mange plutôt rapidement le midi. En effet, la vie y est réglée par tranches de cinq minutes. Mais le soir, il est conseillé de prendre le temps de déguster, car un bon repas pris entre membres de l’équipage influe sur l’humeur et sur la productivité de l’équipe.

      Big Brother

      Les capacités nutritionnelles des différents aliments apportés sont évaluées à l’avance et chaque coloc de l’espace doit consigner ce qu’il mange dans une tablette connectée au sol. Si, au bout d’un moment, un astronaute a un peu trop abusé de la lasagne et pas assez goûté aux épinards deshydratés, les nutritionnistes de l’Agence spatiale canadienne le rappelleront à l’ordre.

       

      http://journalmetro.com/