Le Saviez-Vous ► Voici pourquoi laver la viande crue avant de la manger est une habitude dangereuse


Êtes-vous ceux qui lavent le poulet cru avant de le faire cuire, espérant ainsi d’enlever des bactéries ? Et bien, les bactéries restent, et même pire, elles se propagent dans l’évier et tout autour. De plus, le lavage des mains et des ustensiles est primordial
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Voici pourquoi laver la viande crue avant de la manger est une habitude dangereuse


Qu’elle soit disponible sur des étalages à l’air libre ou dans des barquettes sous vide, avant de la cuisiner, il pourrait sembler logique voire nécessaire, de laver la viande crue à l’eau avant de la préparer. Cependant, des chercheurs ont récemment démontré la dangerosité de cette pratique : laver la viande crue dans un évier, notamment le poulet, permet la propagation de nombreuses bactéries pathogènes aux surfaces et objets adjacents. 

Un nouveau rapport du département de l’agriculture des États-Unis (USDA) et de la North Carolina State University confirme ce que les chercheurs savent depuis longtemps : le fait de laver de la viande de poulet crue augmente le risque d’intoxication alimentaire.

Le poulet cru est souvent contaminé par des bactéries dangereuses telles que Salmonella, Campylobacter et Clostridium perfringens. Les maladies d’origine alimentaire, comme celles causées par ces bactéries, frappent un Américain sur six chaque année, selon le CDC. Mais rincer le poulet cru ne supprime pas ces agents pathogènes. Laver le poulet permet simplement à ces dangereux micro-organismes de se propager, potentiellement en se fixant sur une éponge ou un ustensile.

« Même lorsque les consommateurs pensent qu’ils nettoient efficacement après avoir lavé la volaille, cette étude montre que les bactéries peuvent facilement se propager à d’autres surfaces et aliments » explique Mindy Brashears, sous-secrétaire adjointe à la sécurité alimentaire de l’USDA.

Viande : la laver augmente considérablement la dispersion bactérienne

Les chercheurs ont recruté 300 participants pour préparer un repas à base de cuisses de poulet et de salade, en les divisant en deux groupes. Un groupe a reçu des instructions sur la préparation du poulet en toute sécurité, notamment : ne pas le laver, préparer la viande crue sur une planche à découper différente de celle des autres aliments et appliquer des techniques efficaces de lavage des mains. Le groupe de contrôle, lui, a été envoyé travailler dans les cuisines de test de l’université sans recevoir ces informations.

Tous les participants avaient déjà admis avoir lavé du poulet, citant l’habitude. À leur insu, les chercheurs ont dopé les cuisses de poulet avec une souche d’E. Coli inoffensive mais traçable. Les instructions préalables se sont avérées efficaces pour laver le poulet, 93% de ceux qui avaient reçu les consignes de sécurité ne lavaient pas leur poulet. Mais 61% des membres du groupe témoin l’ont fait et voici à quoi ressemblaient leurs éviers même après avoir pensé à les nettoyer :

bacterie evier

Après avoir lavé leur poulet, les éviers des participants étaient colonisés par la bactérie E. coli. Crédits : USDA

Parmi ceux-ci, 26% se sont retrouvés avec E. coli dans leur salade. Mais les chercheurs ont été surpris de constater à quel point les bactéries se propagent encore, même lorsque les gens évitent de laver leur poulet. Parmi les personnes qui n’ont pas lavé leur poulet, 20% ont quand même eu E. coli dans leur plat.

Une méthode de préparation de la viande afin de minimiser la contamination bactérienne

Ils soupçonnent que cela était dû au fait que les participants ne décontaminaient pas correctement les mains, les surfaces et les ustensiles et suggèrent les conseils de sécurité pour la préparation de la viande suivants :

  • Ne préparer la viande qu’en dernier, après d’autres aliments comme les fruits et les légumes

  • Utiliser une planche à découper dédiée pour la viande crue

  • Ne pas laver la viande crue

  • Se laver les mains avec du savon pendant au moins 20 secondes entre le contact avec de la viande crue et autre chose

  • Utiliser un thermomètre pour aliments pour vous assurer que le poulet est chauffé à au moins 73 °C  avant de le manger

« Le lavage ou le rinçage de la viande et de la volaille crues peut augmenter le risque de propagation des bactéries dans votre cuisine. Mais ne pas se laver les mains pendant 20 secondes immédiatement après avoir manipulé ces aliments crus est tout aussi dangereux » conclut Carmen Rottenberg, administratrice du service d’inspection et de sécurité des aliments de l’USDA

https://trustmyscience.com/

Le Saviez-Vous ► A Quoi Ressemblerait un Voyage au Centre de la Terre ?


Un voyage au centre de la terre serait quelque chose de très intéressant à faire, mais il serait difficile de se rendre jusqu’au noyau. Il est surprenant que des animaux ou des vers puissent vivre à plusieurs mètres sous terre, et même une ville sous terre ainsi que des trains.
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A Quoi Ressemblerait un Voyage au Centre de la Terre ?


Le centre de la Terre se trouve à environ 6 370 km sous sa surface, donc cela va être un long voyage

La couche que je traverse là s’appelle la croûte terrestre. Cela ressemble un peu à la peau d’une pomme (sauf que tu ne peux pas la croquer) quand tu la compares aux autres couches dont la Terre est faite.

SOMMAIRE


– La croûte terrestre n’était pas si épaisse. Elle fait plus ou moins 35 km d’épaisseur et elle est faite de roches basaltes qui sont sous la mer, et de roches granitiques qui composent les continents.
Donc, il y a une couche océanique et une couche continentale.


– Les crocodiles du Nil creusent les trous les plus profonds, donc tu peux les trouver jusqu’à 12 mètres sous la terre.


-Les villes les plus profondes se trouvent à 85 m sous terre en Cappadoce, en Turquie
. Ses 18 niveaux pouvaient héberger 20 000 personnes !


– Il y a deux choses importantes à savoir au sujet de la croûte continentale :
elle a environ 2 milliards d’années et elle couvre 40% de la Terre.


En 2004, un semi-marathon a été organisé dans la Mine de Sel de Bochnia en Pologne.
C’était le semi-marathon le plus profond qui ait été organisé – on ne voit pas très souvent des gens courir à 212 m après tout.


– La croûte terrestre sert aussi de couverture électrique au manteau.
Elle est riche en éléments radioactifs comme l’uranium, le thorium et le potassium, qui produisent de la chaleur !


– La croûte océanique, elle, n’est jamais très loin. Sa profondeur moyenne équivaut à 60% soit 7km de la surface de notre planète, et elle est plus fine de 19 km, plus dense et plus jeune que la croûte continentale.


– La pression devient de plus en plus extrême, et il fait de plus en plus froid ici.


– A 2 920 km, le manteau prend fin et nous arrivons à l’extérieur du cœur.
C’est une mer sans soleil de métal liquide qui fait à peu près la taille de Mars.


– Une fois tous les quelques milliers d’années, quelque chose se produit au niveau de cette couche :
les pôles magnétiques s’inversent, et le sud et le nord changent de place. Mais rassure-toi, cela ne va pas se produire de sitôt.


– Bienvenue à 4 140 km dans le noyau interne ! C’est la partie la plus chaude et la plus centrale de la planète.
C’est une balle solide super dense faite à 80% de fer et à 20% de nickel qui chauffe jusqu’à 6 000°C !


– Le noyau est presque de la taille de la Lune, et il représente 2% de la masse terrestre.
Si tu prenais toute l’eau dans les océans et que tu la multipliais par cinq, ce serait plus ou moins le même volume que le noyau.


– Il n’y a pas si longtemps que cela, les scientifiques britanniques ont découvert que le noyau était relativement jeune – probablement entre 500 millions et 1 milliard d’années, ce qui n’est rien en termes de science terrestre.

HORODATAGE :


Passer à travers la croûte terrestre 0:28
Etait-ce un crocodile? Sous la terre ?! 1:56
La station de métro la plus profonde 2:27
Faits intéressants à propos de la croûte continentale 2:48
Le semi-marathon le plus profond 3:36
La grotte la plus profonde au monde 4:32
L’organisme multicellulaire le plus profond 5:05
Dernière chance pour voir l’océan 5:27
Pourquoi est-ce qu’il fait si chaud ? 7:24
Le noyau interne te souhaite la bienvenue ! 8:09
Peux-tu voir le noyau de la Terre ? 9:14

Musique par Epidemic Sound https://www.epidemicsound.com/

Le Saviez-Vous ► Origine de l’Esperluette


L’esperluette ou encore perluette, cela vous dit quelque chose ? Le et commercial, c’est plus connu avec son signe &. Il semble qu’il aurait été utilisé (de forme différente) bien avant l’imprimerie par des moines. Certains croient même qu’il aurait été la 27e lettre de l’alphabet jusqu’au 19e siècle
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Origine de l’Esperluette


Vous connaissez tous l’esperluette mais ignorez peut-être son nom (on peut aussi l’appeler perluette). C’est comme cela que s’appelle le « et commercial », le « & » (vous le trouverez en haut à gauche de votre clavier).

Ce signe est une ligature du e et de t (essayez de rassembler ces deux lettres en une seule et vous verrez que vous obtiendrez une esperluette ; ou pas…). Il serait utilisé de manière intensive depuis les copistes médiévaux, ces moines qui étaient chargés d’écrire les livres avant que l’imprimerie ne soit inventée par Gutenberg vers 1450. En Europe continentale elle était utilisée uniquement à la place de la conjonction « et ». Toutefois outre manche elle a commencé à être utilisée pour n’importe quoi : on pouvait écrire Debr& à la place de Debret par exemple…

Cette pratique évolua au fil du temps et les anglo-saxons en vinrent à réserver l’esperluette à la liaison entre deux noms propres (Johnson&Johnson, Ernst&Young…). Les autorités linguistiques québécoises recommandent d’ailleurs toujours cet usage exclusif de l’esperluette.

L’origine du nom « esperluette » est un débat non abouti où certains estiment que ce mot vient du fait qu’on la considérait comme la 27ème lettre de l’alphabet jusqu’au 19ème siècle et que les enfants finissaient par Z puis les mots latins « et, per se, et » (« et, en soi, ‘et’ ») prononcés « ète-per se-ète ».

Une autre théorie lui donne l’origine suivante : esperluette viendrait de « espère lue et » (On espère qu’elle soit lue « et »).

Enfin d’autre personnes estiment que le mot viendrait du latin perna, « jambe, cuisse, jambonneau, » , pernula (qui a donné « perle, perlette ») et sphaerula, « petite sphère ».

https://www.culture-generale.fr/

Le Saviez-Vous ► Erwin, la ville qui a pendu un éléphant le 13 septembre 1916


J’avais déjà vu cette photo, mais je ne savais pas la triste histoire de cet éléphant. Elle a été malmenée par un dresseur d’un cirque aux États-Unis qui n’avait aucune patience avec les animaux. La mort de son dresseur en plein spectacle a fait à d’elle une meurtrière qu’il fallait tuer à tout prix. Le seul moyen était de prendre une grue d’un chemin de fer. En plus, il fallait payer pour assister au spectacle de sa pendaison.
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Erwin, la ville qui a pendu un éléphant le 13 septembre 1916


Par Cyril Guinet

C’est une petite bourgade du Tennessee, nichée dans la forêt nationale de Cherokee aux pieds de la montagne de Buffalo. Elle est tristement célèbre pour avoir, le 13 septembre 1916, exécuté Mary, l’éléphant vedette d’un cirque, dans des circonstances effroyables.

En cette fin d’été 1916, des affiches annonçant l’arrivée du Sparks Brother’s Circus ont fleuri un peu partout sur les murs de Saint-Paul, en Virginie (Etats-Unis). Ces publicités promettent un spectacle « divertissant, instructif et moral » : des hommes statues, des lions de mer dressés, mais surtout ce qui doit être l’attraction principale : une troupe d’éléphants.

Un homme, en arrêt devant l’image des pachydermes, semble fasciné. Walter Eldridge, un vagabond surnommé « Red » (Rouge) en raison de ses cheveux roux, cherche du travail et il vient d’avoir une idée. Quelques instants plus tard, il tente sa chance auprès de Charlie Sparks, le directeur du cirque. Coup de chance – ou de malchance comme nous le verrons plus tard – Sparks a justement besoin de quelqu’un pour s’occuper des éléphants.

Walter Eldridge apprend vite les ficelles du métier auprès des autres soigneurs. Ses collègues, cependant, remarquent que le nouveau venu manque de patience avec les animaux. S’il s’entête à terroriser les bêtes avec la baguette cinglante qu’il a toujours à la main, il finira par avoir des problèmes. Cela ne fait un pli.

Deux jours après son embauche seulement, le 12 septembre, un premier incident éclate alors que les éléphants, qui ont besoin de se rafraîchir, sont conduits jusqu’à une réserve d’eau où ils pourront s’asperger. Les événements tragiques de cette journée peuvent être reconstitués grâce à des témoignages enregistrés sur bandes audio et conservées aux Archives de l’East Tennessee State University. Eldridge conduit le leader du troupeau, une femelle d’une trentaine d’années baptisée Mary, le plus grand animal vivant sur Terre, selon la publicité du cirque Sparks. Soudain, celle-ci aperçoit un melon sur le bord du chemin. Elle s’arrête et allonge la trompe pour attraper le fruit, sans doute tombé d’un camion. Aussitôt, Eldridge tente de la faire repartir en lui tapant sur la tête avec sa trique. Mary lance un barrissement de douleur, saisit Eldridge avec sa trompe, le soulève dans les airs et le balance au loin.

Le dresseur se relève furieux et les autres soigneurs doivent s’interposer.

L’après-midi, un spectacle est donné. L’arrivée de la troupe des éléphants est saluée par un tonnerre d’applaudissements. Eldridge, qui rumine toujours sa rancœur, mène Mary durement. Les animaux font le tour de la piste, dansent d’un pied sur l’autre, s’alignent comme à la parade, avec toujours Mary en tête de file. Au moindre écart de cette dernière, Eldridge en profite pour lui donner un coup de trique rageur.

Tant et si bien que l’éléphante s’énerve et montre des signes d’agitation. Eldridge frappe de plus belle. Jusqu’au moment où Mary, une nouvelle fois, saisit son dresseur et pour le projeter dans la sciure de la piste. Cette fois, avant que les autres cornacs n’aient le temps d’esquisser le moindre geste, et avant même qu’Eldridge ne puisse se relever, l’éléphant fonce droit sur lui. Sous les yeux du public, Mary pose son énorme patte sur la tête de son dresseur et appuie de tout son poids. Eldridge meurt écrasé sous la pression de cinq tonnes de muscles.

Tandis que le personnel du cirque évacue les éléphants dans la panique, la foule hurle : « A mort l’éléphant tueur ! »

Dans le public, un forgeron dégaine son revolver et fait feu à cinq reprises sans blesser l’animal. Charlie Sparks, le directeur, alors que d’autres spectateurs braquent également leurs armes en direction de Mary.

« Sa peau est si épaisse que vous n’arriverez qu’à la blesser », prévient-il.

Les vengeurs, cependant, ne renoncent pas et réclament, à corps et à cris, la mort de l’animal. Le directeur du cirque, comme il l’expliquera plus tard, commence à craindre qu’on lui retire l’autorisation de produire des éléphants, ce qui compromettrait l’avenir de son cirque. Il comprend qu’il n’a pas d’autre solution que de livrer Mary et suggère qu’on la pende, comme un bandit de grand chemin. Cette dernière idée fait finalement l’unanimité.

Pendre un animal aussi imposant semble impossible, mais quelqu’un a une idée : Erwin, une ville voisine du Tennessee possède une grue qui sert à décharger les trains de charbon. L’engin, d’une centaine de tonnes, est capable de soulever Mary…

Une pendaison hors du commun

Le lendemain du drame, 13 septembre 1916, le cirque Sparks se met donc en route pour Erwin. Pour rentabiliser le voyage, une représentation – dont Mary est dispensée – a lieu en début d’après-midi.

A 16 heures, sous une pluie fine, Mary et quatre autres éléphants sont conduits du côté de la gare. Mary ne se laisserait mener nulle part seule. Arrivée sur les lieux de son supplice, les dresseurs attirent leurs pachydermes en leur donnant de la nourriture tandis qu’on entraîne Mary jusqu’au au pied de la grue. Tous les spectateurs ayant payé leur entrée au spectacle, ont été invités gracieusement à la pendaison de l’éléphant. 3000 personnes, dont une majorité d’enfants, sont venues assister à la mise à mort de « Mary la meurtrière », comme on la surnomme.

On entrave les pattes arrière de l’animal pour l’empêcher de s’enfuir. C’est un pompier de la ville, Sam Harvey, surnommé Harvey-N’a-qu’un-œil, qui a été désigné pour faire office de bourreau. Avec l’aide d’un dresseur, il passe une autre chaîne autour du cou de Mary dont l’autre extrémité est reliée à l’énorme crochet de la grue.

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Dans un silence de cathédrale, Harvey-N’a-qu’un-œil met le treuil en marche. La chaîne se tend puis l’éléphante est soulevée du sol… Quelques secondes plus tard, dans un sinistre bruit de craquement, la chaîne cède et Mary s’effondre sur le sol. Voyant l’éléphant tueur libre de ses chaînes, les spectateurs s’affolent et courent se mettre à l’abri. Mary, cependant, la hanche brisée, est incapable de faire le moindre mouvement. Sonnée, elle reste assise sur son postérieur. Un employé du cirque se précipite et grimpe sur son pour lui passer une chaîne plus solide autour du cou. Le treuil est remis en action et Mary est soulevée une nouvelle fois. L’animal se débat désespérément, étranglé, suffoquant, au bout de la chaîne sous les vivats de la foule.

Trente minutes plus tard, la grue redescend le corps qui s’affaisse sur le sol. Mary ne bouge plus. Elle est morte.

On a raconté que le corps de Mary avait été enterré à l’endroit où se trouve aujourd’hui le tribunal d’Erwin. C’est faux. Il aurait fallu pour cela la transporter de plus d’un kilomètre et demi du lieu de son exécution. Ce qui n’était pas envisageable. On s’est donc contenté de creuser, à l’aide d’une pelle mécanique, une fosse « grande comme une grange » selon un témoin de l’époque, tout à côté de la voie de chemin de fer, d’y faire rouler la dépouille de Mary avant de la recouvrir de terre. Aucune marque, aucune stèle, rien n’indique cependant l’endroit exact de la tombe de la condamnée à mort qui pesait cinq tonnes.

https://www.geo.fr/

Le Saviez-Vous ► Ce sismo­graphe vieux de 2 000 ans peut prédire les trem­ble­ments de terre


Il y a 2 000 ans, un scientifique chinois à créer le premier sismographe avec une précision déconcertante.
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Ce sismo­graphe vieux de 2 000 ans peut prédire les trem­ble­ments de terre

par  Nicolas Pujos 

Il y a 2000 ans, le scien­ti­fique chinois Zhang Heng a inventé le premier appa­reil suscep­tible de prévoir les trem­ble­ments de terre. Alors que le premier sismo­graphe a offi­ciel­le­ment été inventé au début du XVIIIe siècle, le scien­ti­fique chinois Zhang Heng a mis au point le premier détec­teur de trem­ble­ments de terre de l’his­toire dès l’an 132. Vivant sous la dynas­tie des Han, Zhang Heng était à la fois astro­nome, mathé­ma­ti­cien, ingé­nieur, géographe, ainsi qu’un inven­teur de génie.

Son appa­reil en bronze est une jarre mesu­rant envi­ron deux mètres de diamètre. Huit dragons et des crapauds à la gueule semi-ouvertes dési­gnent des points cardi­naux. En prin­cipe, les oscil­la­tions d’un séisme font rouler une bille de bronze de la gueule du dragon en direc­tion de la gueule du crapaud en fonc­tion de sa lati­tude.

Cette descrip­tion théo­rique n’a jamais pu être confir­mée par les cher­cheurs. À ce jour, ils n’ont toujours pas pu iden­ti­fier le méca­nisme de fonc­tion­ne­ment de l’objet. Seule une descrip­tion partielle, consul­table dans un livre rédigé au Ve siècle, permet d’émettre des spécu­la­tions sur son fonc­tion­ne­ment exact.

Six ans après son inven­tion, soit en 138, un premier séisme a été détecté à l’ouest de Luoyang. En 2005, l’ex­pé­rience a été repro­duite dans la ville de Zengz­hou, en Chine, ainsi qu’au Viet­nam. La machine fonc­tionne bel et bien, mais son méca­nisme demeure encore un mystère.

https://www.ulyces.co/news/

Le Saviez-Vous ► Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?


Les figues ne peuvent exister sans la guêpe du figuier et le contraire aussi. Ils ont besoin de l’un et de l’autre. Quand nous mangeons une figue, nous mangeons de ce qui reste d’une guêpe femelle qui a voulu déposer ses oeufs. Cela ne doit pas nous empêcher de savourer ce merveilleux fruit
Très nutritif
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Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?


Freshly picked figues with blue

ELLY SCHUURMAN VIA GETTY IMAGESFreshly picked figues with blue bowl.

  • Julie R. Thomson

CUISINE – Apprendre que les artichauts sont des fleurs et les câpres, des boutons de fleurs marinés, nous a ouvert les yeux. Mais quand on a su ce qu’il y avait dans les figues — et comment elles dépendaient des guêpes —, on a remis en cause tout ce qu’on croyait savoir sur le monde qui nous entoure.

Pour faire simple, les figues ne sont pas des fruits mais des fleurs inversées. Les figuiers ne fleurissent pas comme les pommiers ou les poiriers. Leurs fleurs éclosent à l’intérieur du réceptacle en forme de poire qui donnera le fruit que nous mangeons. Une fleur de figuier ne produit qu’un fruit contenant une seule graine et une coquille rigide, l’akène (c’est ce qui lui donne son côté croquant). Chaque figue est constituée de plusieurs akènes. Quand nous mangeons une figue, nous croquons en fait dans plusieurs fruits.

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Mais ce n’est pas la seule particularité de la figue.

Parce que les fleurs du figuier éclosent en interne, elles dépendent d’un processus spécifique pour la pollinisation car elles ne peuvent dépendre du vent ou des abeilles pour répandre leur pollen. C’est là qu’intervient la guêpe du figuier. La figue ne peut survivre sans elle, et réciproquement, car c’est dans la figue que la guêpe dépose ses larves. C’est ce que l’on appelle le mutualisme.

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La guêpe femelle dépose ses œufs dans la figue mâle (nous ne consommons que celles des figuiers femelles), dont la forme facilite l’accueil des larves de guêpes mais les ailes et les antennes de la guêpe se cassent lorsqu’elle pénètre dans la figue, ce qui l’empêche d’en ressortir. Seul le bébé guêpe sera assez petit pour se libérer. Les mâles naissent sans ailes, parce que leur seule fonction est de se reproduire avec les bébés femelles — qui sont techniquement leurs sœurs — et de creuser un tunnel pour sortir de la figue. Ce sont les femelles qui s’échappent, en emportant le pollen avec elles.

Si une guêpe entre par erreur dans une figue femelle ― celles que nous mangeons ―, elle n’a pas la place de se reproduire, et elle ne peut plus sortir puisque ses ailes et ses antennes se sont détachées. La guêpe meurt donc à l’intérieur, ce qui est hélas nécessaire parce qu’elle apporte ainsi le pollen qui donnera le fruit que nous aimons.

Attention: le croquant que vous sentez sous votre dent n’est pas dû à la carcasse de la guêpe! La figue se sert d’une enzyme, la ficine, pour la transformer en protéines. Mais, techniquement, quand vous mangez une figue, vous avalez aussi une guêpe du figuier (du moins ce qu’il en reste). Certains végans décident d’ailleurs de ne plus en consommer pour cette raison.

https://www.huffingtonpost.fr/

Le Saviez-Vous ► Qui étaient les Sorcières de Salem ?


Les femmes dans les années 1400 jusque vers la fin des années 1600, les femmes américaines, et même les enfants pouvaient être victimes d’accusations de sorcelleries.L’ignorance, la peur du diable a fait de ces femmes des victimes qui ont été condamnées et certaines ont été pendues.
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Qui étaient les Sorcières de Salem ?


La salle d’audience, illustration de 1876.

Par William A. Crafts — Vol. I Boston: Samuel Walker & Company, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=263506


Pendant deux siècles, des milliers de femmes accusées de jeter des sorts, de semer la maladie et la mort sont traquées, dénoncées, soumises à la question, torturées avant d’être brûlées vives.

La première vague de répression fut menée par les tribunaux de l’inquisition, de 1480 à 1520. Mais la plus intense folie meurtrière fut orchestrée par les tribunaux civils de 1580 à 1682. Une chasse aux sorcières qui aurait fait, selon des historiens, 100 000 victimes. La procédure se déroulait toujours de la même manière : dénonciation, interrogatoire du suspect, recherche de la « griffe du diable » par les « piqueurs », confrontation des témoins, torture et aveux, sentence et exécution publique. Un supplice dont le but est de purifier la communauté entière des crimes de sa sorcière.

En 1692, Samuel Parris, pasteur de la communauté de Salem village – aujourd’hui Danvers – dans le Massachusetts, aux États-unis, coule des jours heureux avec son épouse, sa fille Betty, 9 ans, sa nièce Abigaïl Williams, 11 ans, et son esclave noire Tituba, ramenée des Indes occidentales. Celle-ci, pour amuser les fillettes, leur raconte chaque soir des récits vaudous et leur prédit l’avenir. Or, à cette époque, les pratiques de divination sont interdites. Comme dans toutes les colonies puritaines, les habitants de Salem sont en lutte permanente contre le malin. Bientôt, les deux filles commencent à présenter des signes étranges de possession. Elles passent leurs journées à marcher en traînant les pieds tout en parlant dans une langue inconnue. Parfois même, elles deviennent invisibles. Aucun médecin ne parvient à identifier l’origine du mal. Les parents s’inquiètent. Alors, on les déclare possédées par le diable. A force de les harceler sur l’identité de leur persécuteur, on obtient trois noms : Tituba, l’esclave noire, Sarah Osborne, une vieille dame malade et Sarah Good, une pauvre mendiante.

Le 1er mars 1692, les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie et subissent un interrogatoire public devant tout leur village, avant d’être emprisonnées

Très vite, d’autres accusations pleuvent: encore des vieilles femmes de Salem et une fillette de 4 ans ! A la mi-juin, soixante-dix personnes s’entassent dans les geôles. Les procès sont suivis d’une condamnation à mort par pendaison. Deux moyens d’y échapper: être enceinte ou dénoncer. Face à la terreur, certains s’enfuient en abandonnant tout derrière eux. Les champs sont laissés en jachère, les bêtes livrées à elles-mêmes. En moins d’un an, 200 suspectes sont arrêtées. Environ 150 seront jetées en prison et dix-neuf seront pendues. D’autres deviendront folles ou décéderont avant leur condamnation. Au total, l’affaire des sorcières de Salem aura fait 40 morts jusqu’à ce que, le 14 janvier 1693, le gouverneur royal, Sir William Phips, amnistie les derniers accusés et réhabilite les victimes. En 1953, Arthur Miller fit de cette affaire célèbre le sujet de sa pièce de théâtre The Crucible. En y dénonçant la chasse aux communistes lors du Maccarthisme, il fit des sorcières de Salem l’archétype de toutes les répressions aveugles de l’Histoire.


Par Manuela France

https://www.caminteresse.fr/