Le Saviez-Vous ► Le chocolat : 5 choses que vous ignorez à son sujet


La plupart des gens aiment le chocolat, malheureusement la demande va devenir plus forte que l’offre et risque de devenir de plus en plus cher. Le chocolat a des propriétés bénéfiques pour nous, en autant qu’on ne va pas jusqu’à une overdose.
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Le chocolat : 5 choses que vous ignorez à son sujet

 

choco

Crédits photo (creative commons) : Tim Sackton

    Ah, le chocolat… Rien que d’entendre son nom, vous avez déjà l’eau à la bouche et le ventre qui gargouille ! Mais le délicieux nectar maya nous cache quelques secrets… En effet, si la graine de cacao est consommée depuis très longtemps, c’est qu’il y a bien une ou deux  bonnes raisons, et il est temps de se les remémorer. 

    Qu’est-ce que le chocolat ?

    Malheureusement, impossible d’en trouver dans la nature. Un arbre à tablettes, ça n’existe pas. Pour arriver à fabriquer ce délice en barre, il y a tout un processus à suivre. Dans un premier temps, les trois ingrédients principaux sont les suivants :

  • le sucre

  • le cacao en poudre (nature)

  • et enfin le beurre de cacao

Sans cela, pas de chocolat (ou presque). Ce qui fait qu’il sera noir, au lait ou blanc, c’est la proportion de chacun de ces éléments, ainsi que l’ajout d’autres ingrédients comme du lait.

Pour la recette, il s’agit ensuite d’une préparation simple qui consiste à faire fondre le beurre et y ajouter tous les éléments que vous souhaitez. Pourtant, le cacao utilisé a quelques secrets…

1/ Le chocolat, une espèce en voie de disparition

D’après l’Organisation Internationale du Cacao, la demande mondiale devrait dépasser l’offre disponible d’ici 5 ans. Face à la demande des pays d’Europe et d’Amérique, et celle grandissante des pays émergents, il devient difficile de tenir le rythme… Pour notre plus grand malheur, puisque le prix de la tablette serait amené à augmenter.

2/ Le chocolat, un médicament naturel 

Vous connaissez déjà ses vertus aphrodisiaques, mais saviez-vous qu’il était aussi un excellent antidépresseur, qu’il freinait la perte de mémoire et éviterait les risques de caries (le cacao contient des tanins, du fluor et des phosphates) ?

chocolat fondu dessert

Crédits : Pixabay

3/ Le micro-ondes aurait été inventé grâce au chocolat

On doit l’invention du micro-ondes au scientifique Percy Spencer. En effet, celui-ci avait dans poche une barre chocolatée. Après avoir travaillé à côté d’un magnétron en activité, il a constaté que son goûter avait fondu.

4/ Un chocolat blanc sans cacao

Il n’y aurait aucune trace de poudre de cacao dans le chocolat blanc. Pourquoi donc vous duperait-on avec cette appellation ? Car la recette utilise malgré tout, du beurre de cacao.

5/ On peut faire une overdose de chocolat

La dose fatale est de 10 kg par personne, soit 50 tablettes de 200 grammes. Vous en êtes bien loin ? Gare aux quantités si la dépression vous guette, il semblerait que les personnes dépressives consomment en moyenne 55 % de chocolat en plus que les autres. Mourir d’une overdose de chocolat, en voilà une belle façon d’être nommé pour un Darwin Award !

Sources : BfmTopitoIcco.org

https://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?


Syndrome de Diogène ou bien le trouble du désordre compulsif est une maladie mentale qui ne se guérit pas avec des médicaments. Homme ou femme de tout âge peut en être atteint. Le danger à ce syndrome est cette accumulation disparate qui peut amener les cafards, incendie, etc
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Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?

 

Pile de vêtements et autres objets
Le syndrome de Diogène touche environ 30 000 personnes en France. Ce trouble mental est caractérisé par un besoin irrépressible d’amasser des objets de toute nature (dont des détritus) dans son logement.

Le nom “Diogène” ne provient pas du découvreur de la maladie mais d’un philosophe grec. Cet homme décédé en 324 avant JC avait pour habitude de vivre dans un tonneau, seul et sans lien social.

Ce comportement n’est pas sans danger pour le malade et son entourage. L’accumulation d’objets hétéroclites dans un lieu confiné favorise l’apparition de bêtes nuisibles comme des cafards, des souris et des rats et cet entassement facilite la propagation des incendies. La montagne de détritus peut également constituer un risque important d’effondrement qui peut mettre en péril les occupants .

Le syndrome de Diogène n’est pas une maladie, mais un comportement qui découle parfois d’un problème psychiatrique. Ainsi, les jeunes atteints de ce mal souffrent souvent de schizophrénie alors que les personnes plus âgées sont fréquemment atteintes de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, chez 44% des «Diogènes», aucune pathologie n’est identifiée.

Ce trouble peut toucher des personnes de tout âge, aussi bien les femmes que les hommes. Malheureusement à l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament pour remédier à ce comportement. Des aides peuvent permettre à la personne souffrant de la maladie de Diogène de réduire l’amoncèlement d’objets et de déchets.

Les personnes atteintes de cette pathologie vivent souvent seules et sont très réfractaires à toute aide matérielle ou psychologique. L’identification des personnes présentant ce syndrome est souvent réalisée grâce à l’aide des voisins incommodés par les odeurs des déchets laissés à l’abandon. Dans certains cas, il est aisé de repérer les individus souffrant du syndrome de Diogène en raison de leur apparence négligée et de l’absence flagrante d’hygiène corporelle. Mais d’autres personnes peuvent être parfaitement intégrée à la société et leur trouble n’est découvert que par hasard comme lors de la visite d’un médecin.

Une hospitalisation peut être envisagée pour les cas les plus graves, mais il est préconisé de ne pas perturber la vie quotidienne d’un malade souffrant du syndrome de Diogène au risque d’aggraver son état voire de le pousser au suicide.

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Le Saviez-Vous ► Le plus petit oiseau du monde fait la taille… d’une abeille !


On connait le colibri, mais pas le colibri d’Elena aussi appelé colibri-abeille à cause de sa très petite taille. Sa taille de 5 cm et son poids de 1,8 grammes, qui fait de lui, le plus petit oiseau du monde.
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Le plus petit oiseau du monde fait la taille… d’une abeille !

 

colibri abeille

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Crédits : gailhampshire/Flickr

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Appelé colibri d’Elena, ou colibri-abeille, cet oiseau, avec sa taille de 5 cm et son poids de 1,8 grammes, a la particularité d’être le plus petit du monde. Et pour cause, il fait littéralement la taille d’un insecte ! 

Il vit exclusivement à Cuba

Même si de nombreux colibris sont visibles dès que les beaux jours arrivent, prêts à se délecter du nectar des fleurs, n’espérez pas apercevoir un colibri-abeille. En effet, ce petit animal vit exclusivement à Cuba, dans les bois, les marécages ou encore les jardins. Il nécessite un environnement dense en végétation pour évoluer.

Ce qui surprend le plus avec cet oiseau-mouche, c’est sa taille. Eh oui, le mâle est si petit qu’il se dispute parfois la nourriture avec… des insectes ! Pour faire fuir ses adversaires, le colibri-abeille redouble d’ingéniosité. Il use de son agilité à voler (ou plutôt à bourdonner) et de son incroyable capacité à battre ses ailes 200 fois par seconde pour intimider ses ennemis.

Il se reproduit au printemps

Comme la plupart des oiseaux, le colibri-abeille se reproduit de mars à juin. Pour cela, les mâles se réunissent en groupes et chantent la même mélodie, encore et encore, afin d’attirer les femelles. Une fois la reproduction achevée, les couples se séparent immédiatement.

Puis la femelle construit le nid qui accueillera les oeufs de la taille d’un pois (pas plus de un ou deux en général). Ensuite, elle les couve durant 21 jours. À leur éclosion, les petits oisillons ne sont pas prêts à voler. Ce n’est qu’à l’âge de 18 jours qu’ils quittent le nid.

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Le Saviez-Vous ► Cet arbre au Monténégro se trans­forme en fontaine quand il pleut


À Monténégro, un vieil arbre se change en fontaine lors des fortes pluies. Le murier est entourer de sources qui avec les pluies débordent et avec le temps ont creusé un passage dans l’arbre
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Cet arbre au Monténégro se trans­forme en fontaine quand il pleut

 

par  Nicolas Prouillac

Dans le petit village de Dinoša, au Monte­ne­gro, un vieux murier se trans­forme en fontaine à chaque fois que des pluies s’abattent sur la région.

Ce phéno­mène étrange a une expli­ca­tion raison­nable : les sols de la prai­rie sur laquelle a poussé le mûrier sont truf­fés de sources qui débordent lorsqu’il pleut trop fort. L’eau remonte ainsi le long des racines du vieil arbre et jaillit à travers son tronc creux.

Cette curio­sité dure depuis 20 ou 25 ans, d’après un habi­tant du coin inter­rogé par Radio Liberty.

« L’arbre doit avoir 100 ou 150 ans », raconte Emir Hakra­maj. « Une cavité s’est créée en son centre et avec le temps, la source souter­raine a réussi à la percer pour créer ce beau spec­tacle. »

Le rare phéno­mène est aussi natu­rel que fasci­nant.

Source : YouTube/RadioF­reeEu­rope

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Le Saviez-Vous ► 1870, à Paris, on mange du chien, du chat et de l’éléphant pour survivre


La fin justifie les moyens, ici, on parle plus de la faim justifie les moyens. En période de crise, alors que les vivres viennent à manquer, on cherche n’importe quoi pour se mettre sous la dent. A Paris, en 1870, la guerre a mit la ville en état de crise. Il faut nourrir tout le monde, alors que les aliments traditionnels finissent par manquer, on se tourna vers les animaux domestiques ainsi ceux dans les zoos. Aujourd’hui, c’est avec horreur quand on pense que des gens vont manger des chiens et des chats ainsi que certains autres animaux. Alors qu’en ce temps-là, ce n’était pas non plus dans la mentalité française, la preuve, ils ont cessé ce mode alimentations quand cela fût possible.. Il reste quand même à espérer qu’un jour, nous ne vivrons jamais cette situation.
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1870, à Paris, on mange du chien, du chat et de l’éléphant pour survivre

 

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PAR MARINE GASC

En temps de crise, tout ce qu’il compte c’est survivre alors après avoir braconné tout ce qu’il est possible de manger, on s’attaque à l’inimaginable : les animaux de compagnie.

Remarque, à Antioche, ils mangeaient bien des humains… Et à la Rochelle en 1629, les soldats ont mangé leurs propres chevaux… En 1870, lors du siège de Paris, c’est la crise.

Le contexte social du siège de Paris

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Alors que la guerre Franco-prussienne bat son plein, l’armée prussienne gagne du terrain et se retrouve aux portes de Paris en septembre 1870. Côté Français, on se prépare au pire. Un siège c’est toujours difficile et rapidement on manque de bouffe alors l’intendance fait de grosses réserves. On compte plus de 2000 porcs, 150 000 moutons, plus de 30 000 œufs et 45 tonnes de farine. Mais à Paris, il y a du monde, on compte déjà 400 000 soldats mais les civils sont au moins aussi nombreux et le siège va durer bien plus longtemps que prévu alors rapidement, on manque de nourriture et tout particulièrement de viande… Alors on s’attaque aux poissons de la Seine, aux chevaux, aux ânes et aux rats même si ça ne fait pas partie des coutumes culinaires locales.

Les nouvelles recettes à base de chien, chat, singe et ours…

Au départ, les boucheries vendent le rat pour du lapereau car il n’y a rien de pire pour un bourgeois que de devoir s’abaisser à manger du rat. Mais les choses vont changer, Thomas Genin, alors cuisinier, raconte que si le rat est disgracieux il donne une viande goûteuse, fine et de grande qualité. Le cuistot a confectionné des terrines de rat avec une farce de chair et de graisse d’âne. A Paris, on dit que c’est délicieux ! Finalement, on en vient même à manger les chiens et les chats et des boucheries canines et félines vont ouvrir leurs portes alors que dans les restaurants de luxe, on mange même de l’éléphant…

recette chien rat

Les recettes du jardin d’acclimatation

Au jardin d’acclimatation, les éléphants Castor et Pollux ainsi que plusieurs buffles sont abattus d’une part parce qu’il n’y a plus rien pour les nourrir, d’autre part parce qu’ils peuvent servir de nourriture pour plusieurs personnes… Les animaux du zoo de Vincennes sont également passés à la casserole, notamment les ours et les singes. En revanche, au Jardin des plantes, on parvient à maintenir les animaux en vie notamment les éléphants, hippopotames, rhinocéros, bisons, buffles, zébus…

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Le soir du 31 décembre 1870, Bonvalet, le maire du 3ème arrondissement offre un dîner à une vingtaine de personnes au restaurant Noël Peter’s tenu par le chef Fraysse. Le menu est pour le moins étonnant, et sans doute gargantuesque lorsque l’on sait que la plupart des personnes crèvent la dalle à quelques rues seulement :

Hors d’œuvre : sardines, cèleri, beurre et olives
Potage : sajou
(une sorte de singe) au vin de Bordeaux
Relevé : saumon à la Berzelius
Entrée : escalopes d’éléphant, sauce aux échalotes
Rôt : ours à la sauce Troussenel
Dessert : pommes et poires

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Lors d’autres repas, il a été possible de manger de la daube de serpent python, du civet de lion, ou encore de la crépinette d’hippopotame ou de rhinocéros…

Voici un menu présenté quelques jours plus tôt, pour le réveillon de Noël…

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La plupart des animaux du Jardin d’acclimatation ont été vendus à M. Deboos, un boucher du 173 boulevard Haussmann par Albert Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Jardin acclimatation, et fils du fondateur… Décédé quelques années plus tôt, il n’imaginait sans doute pas un tel festin destin pour son jardin…

Le 24 octobre, le boucher commence par acheter des jacks, zèbres et un buffle.

A la fin du siège de Paris qui a duré 130 jours, il ne reste quasiment aucun animal vivant dans la Ville.

Il faut attendre la fin de la guerre pour que les boucheries spécialisées apparaissent véritablement, comme les boucheries canines ou félines. Pendant la Première Guerre mondiale, on mange également du chien et du chat… La dernière a fermé en 1925.

http://www.racontemoilhistoire.com/

Le Saviez-Vous ► Top 5 des insectes les plus mignons du monde


4 insectes et un arachnide les plus mignons. Je craque sur le hanneton, il est vraiment spécial.
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Top 5 des insectes les plus mignons du monde

 

libellule

Crédits : iStock

 

On ne peut pas dire que les insectes soient les animaux les plus appréciés de la planète… Pourtant, ils peuvent parfois s’avérer être (presque) aussi mignons qu’un chaton. La preuve avec ces insectes que l’on pourrait confondre avec de petites peluches !

1. L’anisote de l’érable

Ce petit papillon de nuit qui ne mesure pas plus de 5 centimètres et dont le nom scientifique est Dryocampa rubicunda, a la particularité d’être très coloré. En effet, les jolies couleurs roses, jaunes et blanches qui parsèment son corps le font ressembler à un « gâteau ». Il possède en plus un duvet de poils bien fourni et qui semble tout doux. C’est l’un des rares insectes que l’on a envie de caresser !

Si vous souhaitez en rencontrer, il faudra vous promener dans les forêts d’érable sou de chênes d’Amérique du Nord.

papillon anisote de l'érable

Crédits : Andy Reago & Chrissy McClarren/Wikipédia

2. La libellule

Alors certes, lorsque l’on regarde le corps de la libellule (Platycnemis pennipes), il y a peu de chances pour qu’on la trouve mignonne. On peut se dire tout au plus qu’elle est plutôt jolie et qu’elle a de belles couleurs. Mais lorsque l’on regarde sa tête, il est impossible de ne pas craquer ! Avec ses gros yeux globuleux et ses expressions presque humaines, cette libellule est tout simplement adorable.

Présente en Europe, elle se rencontre facilement autour des rivières ou des étangs.

libellule

Crédits : iStock

3. La fourmi-panda

Elle a les couleurs du panda et la morphologie d’une fourmi, mais il s’agit bel et bien d’une guêpe ! La femelle fourmi-panda (Euspinolia militaris) ne possède pas d’ailes, à l’instar des fourmis, ce qui explique son nom. Très poilue, son apparence donnerait presque envie de s’en approcher pour l’observer de plus près. Pourtant, elle est réputée pour sa piqûre particulièrement douloureuse…

Si vous souhaitez la voir de vos propres yeux, sachez que la fourmi-panda vit uniquement au Chili et que, au vu de sa rareté, il n’est pas facile de la rencontrer.

fourmi panda

Crédits : RenataPUG/Wikipédia

4. Le hanneton

Le hanneton (Melolontha melolontha) est un gros insecte qui appartient à la famille des scarabées. Il se nourrit exclusivement de plantes, ce qui lui a valu le titre de « nuisible » ravageur de cultures. Malgré son corps peu élégant, il possède une tête particulièrement mignonne, notamment grâce à la présence de deux antennes plutôt atypiques et qui font penser à des cils maquillés au mascara.

Présent en Europe, il se rencontre partout, même si, comme de nombreux autres insectes, sa population est en chute libre.

hanneton

Crédits : iStock

5. La

Originaire d’Amérique du Sud, cette toute petite araignée ne mesure que quelques millimètres. Alors certes, les araignées ne sont pas des insectes mais des arachnides. Mais étant donné sa petite bouille si mignonne, nous ne pouvions pas écarter la cylistella de ce classement !

araignée cylistella

Crédits : Wayne Maddison/Wikimedia Commons

Source

https://animalaxy.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi certains serpents sont-ils plus venimeux que d’autres?


Il y a des serpents plus venimeux que d’autres. Pourquoi cette différence ? La nourriture disponible, la taille du serpent ?
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Pourquoi certains serpents sont-ils plus venimeux que d’autres?

 

 Pas touche au crotale  | Cloudtail the Snow Leopard via Flickr CC License by

Pas touche au crotale | Cloudtail the Snow Leopard via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Tout (ou presque) est une question de nourriture

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Repéré sur Ecology Letters, Université nationale d’Irlande à Galway

La phobie des serpents est l’une des plus courantes au monde et n’a, à la base, rien d’irrationnel: leurs morsures venimeuses en font de redoutables prédateurs. Reste que certaines espèces, comme les cobras, les boomslangs ou les crotales possèdent une réserve de venin bien supérieure à leurs besoins –capable de tuer des milliers de leurs proies naturelles et une bonne tripotée d’humains– quand d’autres, à l’instar du serpent marin Aipysurus eydouxii, ont un venin si faible qu’il le rend quasi inoffensif. Pourquoi la capacité létale ou paralysante du venin de serpent varie-t-elle autant d’une espèce à l’autre?

Une étude, menée par des scientifiques de l’Université nationale d’Irlande à Galway, de l’Université de St Andrews, du Trinity College de Dublin et de la Société zoologique de Londres, révèle pourquoi certains serpents sont beaucoup plus mortels que d’autres. Le secret est évolutionnaire: les venins ont évolué pour être les plus efficaces contre les animaux phylogénétiquement les plus proches de ceux que les serpents ont l’habitude de manger.

Ce que Kevin Healy, l’auteur principal de l’article, résume en ces termes:

«Ces résultats sont logiques d’un point de vue évolutionnaire car on pouvait s’attendre à ce que l’évolution ait façonné les venins pour les rendre les plus mortels vis-à-vis des proies les plus fréquentes des serpents. Vous ne trouverez pas beaucoup de souris dans la mer alors il ne fallait pas s’attendre à ce qu’un serpent marin développe un venin plus efficace pour tuer les souris que les poissons».

Un travail qui montre aussi que la quantité de venin qu’un serpent renferme dépend autant de sa taille que de son milieu. Les glandes venimeuses les plus prolifiques sont celles des serpents terrestres, suivis par les serpents arboricoles puis les serpents marins. Une différence qui pourrait être déterminée par l’abondance des proies disponibles dans leurs environnements respectifs. Les opportunités alimentaires des serpents terrestres, vivant en général dans des régions chaudes et arides, étant les plus rares, l’évolution les a dotés de la meilleure assurance boustifaille.

Prochaine étape pour l’équipe du Dr. Healy: voir si son modèle est capable de prédire la dangerosité du venin des serpents extérieurs à la centaine d’espèces analysées et comparées dans leur étude. Une base de données écologiques et évolutionnaires susceptible, par ailleurs, d’identifier des venins aux propriétés biomédicales intéressantes pour l’industrie pharmaceutique.

http://www.slate.fr/