Le Saviez-Vous ► Pourquoi le chat se dirige-t-il toujours vers la personne qui n’aime pas les chats ?


Les chats sont des animaux autonomes et n’aiment pas nécessairement avoir des contacts rapprochés avec l’humain. Les câlins peuvent devenir une source de stress pour eux. Ils préfèrent choisir le moment pour les câlins et un autre pour la tranquillité.
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Pourquoi le chat se dirige-t-il toujours vers la personne qui n’aime pas les chats ?

 

chat stress calins

A l’occasion de la sortie de son livre « Comprendre votre chat » aux éditions de l’Opportun, Sonia Paeleman, comportementaliste pour chats, vous propose de résoudre ce grand mystère au sujet des chats.

On a tous un jour vécu cette situation. Plusieurs personnes sont réunies au même endroit et le chat va systématiquement et le plus naturellement du monde se diriger vers la personne de l’assemblée qui aime le moins les chats, voire ne les aime pas du tout. Mais pourquoi ? Pourquoi ne pas aller tout simplement vers les personnes qui ne demandent que ça ?

Que se passe-t-il dans la tête des chats ?

Au premier abord, il est tentant de penser que le chat n’est tout simplement pas très futé et surtout pas très fin psychologue et qu’il n’a tout simplement pas la moindre idée des personnes qui réclament sa présence ou non.

Mais en réalité, le chat sait parfaitement ce qu’il fait et il se dirige dans son propre intérêt vers la personne la plus fréquentable pour lui. Et cette personne n’est pas celle qui est disponible tout de suite pour le solliciter, le gratouiller ou lui faire un gros câlin… Tout simplement car le matou n’a pas envie de ce gros câlin ou que la situation ne s’y prête pas.

Forcément, la personne qui n’aime pas les chats va rester dans son coin, garder les mains dans ses poches et représente donc la cible la plus logique pour le chat qui veut rester tranquille. C’est à ce moment précis la personne la plus rassurante pour le chat qui aura envie de venir l’explorer.

Les câlins, une source de stress pour votre chat

Outre le fait que cette situation soit un peu cocasse et récurrente, ce que tout cela souligne c’est que le chat est sensible à la manière dont il est approché et dont il est touché par les humains. Bien souvent, lorsque les humains ont envie d’entrer en interaction avec un chat, il se détermine par rapport à leur propre besoin et à leur propre envie sans se demander si cette envie est partagée ou non par le chat.

Au quotidien, le chat se retrouve très souvent dans la situation de devoir tolérer ou recevoir un contact qu’il n’avait pas forcément souhaité. Ceci peut avoir des conséquences non négligeables sur votre relation avec votre chat, mais il se trouve que c’est aussi un des facteurs de stress important pour nos animaux au quotidien.

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Mon chat souffre-t-il de mon absence quand je suis au travail ?


Chat ou pas chat, la plupart des gens doivent quitter le domicile pour aller travailler. Que fait le chat pendant ce temps-là ? S’ennui-il ? Tout dépend du caractère du chat, mais au cas, il y a des petits trucs pour tromper l’ennui.
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Mon chat souffre-t-il de mon absence quand je suis au travail ?

 

chat canapé

Les chats sont souvent présentés comme des animaux indépendants qui aiment être seuls. Mais peuvent-ils souffrir de la solitude ? Combien de temps un chat supporte-t-il de rester à seul sans déprimer ? Que fait-il en attendant votre retour ?

Combien de temps mon chat peut-il rester seul ?

Eh bien encore une fois, ça dépend ! D’abord de votre chat et de son caractère. Un chat très fusionnel sera plus perturbé qu’un chat distant c’est évident. Le nombre d’heures d’absence est aussi à prendre en compte. Jusqu’à 8 h maximum c’est généralement plus facile. Mais certains commenceront à s’impatienter au bout de 2 heures là où d’autres ne remarqueront pas votre départ avant 12 heures !

Bien entendu il est encore question de sevrage social. S’il n’est pas fait correctement le chat a plus de mal à s’auto gérer.

Que fait mon chat quand je ne suis pas là ?

Et que fait-il pendant votre journée de travail ? Eh bien généralement il dort. Il va se lever, manger, se toiletter, passer par la litière quelques fois avant de refaire une sieste.

De fait, quand vous rentrez il semble impatient de vous retrouver, débordant d’énergie.

Principalement la cause de ces longues siestes est l’ennui. Un univers peu enrichissant pour lui, et ce même s’il a beaucoup de jouets car il n’y a personne pour les lancer. Mieux vaut privilégier les jouets interactifs à déclenchement différé. De même, un fond sonore peut l’occuper un moment (cd de sons de la nature, radio, télé, etc.).

Quelques étagères pour escalader les meubles, une chasse au trésor (friandises ou croquettes cachées à des endroits différents chaque jour), jouets olfactifs à la valériane ou aux olives. Voilà tout autant d’idées pour améliorer son territoire en plus des basiques que tout le monde connaît ! On peut aussi combiner tout ça en tout ou partie, mais aussi changer régulièrement pour continuer à le surprendre.

Pensez à passer un moment avec lui à votre retour pour le saluer et lui permettre de vous retrouver sereinement. Caresses ou jeu, suivant ses envies. Et surtout n’en faites pas trop au moment du départ, pour ne pas l’angoisser davantage. Un simple « à tout à l’heure, je reviens ! Comme d’habitude » accompagné d’une brève caresse est plus rassurant que des au revoir qui s’éternisent.

Allez c’est l’heure de partir, bonne journée à Félix !

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
www.comportement-chat.com

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Les animaux changent de mode de vie pour éviter les humains


Des animaux changent leur mode de vie pour éviter de côtoyer l’être humain, car ils sentent l’humain comme une menace, et on sait qu’ils ont bien raison de se méfier de nous. Ce n’est pas la première fois que les animaux changent leur comportement, a travers les millénaires.
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Les animaux changent de mode de vie pour éviter les humains

 

Dans le monde entier, les animaux de toutes races adoptent un mode de vie nocturne | Nacho Ronchon via Unsplash CC License by

Dans le monde entier, les animaux de toutes races adoptent un mode de vie nocturne | Nacho Ronchon via Unsplash CC License by

Repéré par Barthélemy Dont

Repéré sur The Atlantic

Les animaux sauvages nous perçoivent comme une menace.

Tout a commencé en Tanzanie, il y a quelques années, où des caméras détectrices de mouvement ont observé que les antilopes, qui d’ordinaire se déplaçaient plutôt pendant la journée, favorisaient maintenant la nuit pour le faire. Les scientifiques se sont alors aperçus que le même phénomène se produisait chez les éléphants du Mozambique, les tigres du Népal et les sangliers en Pologne.

Les humains, principale cause de l’évolution

Kaitlyn Gaynor, une chercheuse de cette équipe, raconte: «Une fois que ce phénomène nocturne est arrivé sur notre radar, nous avons commencé à le voir partout.»

Des dizaines d’espèces, sur tous les continents (sauf l’Antarctique), préfèrent vivre la nuit pour éviter les êtres humains.

En 2001, dans un article pour le journal Science, Stephen R. Palumbi écrit que l’humanité pourrait être «la source d’évolution dominante dans le monde». Cette influence sur notre environnement ne se limite pas aux manipulations voulues, pour favoriser telle ou telle caractéristique sur un animal ou une plante. Nous transformons aussi le vivant involontairement. Par exemple, les filets de pêche attrapent les gros saumons et laissent passer les plus petits entre leurs mailles, réduisant ainsi la taille globale de l’espèce. Le réchauffement climatique n’est évidemment pas en reste.

Les animaux tendent à éviter le plus possible les êtres humains. Notre simple présence est perçue par la faune sauvage comme une menace. Et comme nous vivons le jour, ils préfèrent changer de rythme de vie plutôt que d’avoir à nous côtoyer. Pour Gaynor, cela pourrait amener certaines espèces à développer des nouvelles caractéristiques. La cornée des mammifères habituellement diurnes pourrait s’agrandir, leurs oreilles devenir plus sensibles, de même que leur odorat.

Vraisemblablement, les évolutions de certaines espèces conduiront à des évolutions chez d’autres. L’étude montre par exemple que les coyotes californiens ont investi la nuit et commencent à chasser des rongeurs qu’ils délaissaient auparavant. Ces derniers vont donc probablement à leur tour changer leurs habitudes et sortir pendant la journée.

La vie est un éternel recommencement. Il y a des millions d’années les petits mammifères vivaient la nuit pour éviter les dinosaures qui dominaient la planète. Ce n’est qu’après leur extinction qu’ils ont pu progressivement sortir de leur vie nocturne.

http://www.slate.fr/

Le chat aime t-il (vraiment) son maître ?


Les chats sont beaucoup indépendants que les chiens. Peut-on parler d’amour chez les chats. Même si on les aime beaucoup, peuvent-ils nous rendre cette même affection sans que nous tombions dans l’anthropomorphisme ? Je ne sais pas jusqu’à quel point qu’un chat peut « aimer » s’il se sent bien avec nous, alors c’est ce qui compte.
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Le chat aime t-il (vraiment) son maître ?

 

chat amour calins

Voilà une bonne question ! 

Votre chat vous aime-t-il de la même façon que vous vous l’aimez ? Quand votre chat vous fait des bisous et des câlins ou patoune sur vous, est-ce une déclaration de son affection ?

Nous, incontestablement, nous aimons nos chats, et parfois au même titre qu’un membre de la famille. Mais lui, Félix, nous aime t-il de la même façon en retour ?

C’est difficile de comprendre les sentiments que peuvent avoir les animaux, même si on les connait parfaitement. La plupart du temps, notre interprétation est empreinte d’anthropomorphisme. Et plus nous sommes proches de nos chats, plus ce sont « nos bébés », et donc plus notre interprétation est faussée.

Les sentiments du chat

Mais alors ? Les bisous sur le nez ? Les câlins dans le cou ? Le patounage sur le ventre sont ils vraiment des signes de tendresse ?

Même si les « bisous » n’ont pas la même signification que pour nous à l’origine, le chat, par mimétisme, va reproduire les mêmes attitudes que nous. Le chat est un animal qui a une capacité de vicariance très développée. Il essaye donc d’imiter nos codes sociaux.

Félix a aussi besoin d’être rassuré. Contrairement à ses ancêtres sauvages, la maturité intellectuelle du chat domestique n’excède pas l’équivalent d’un enfant de moins de 10 ans. En effet, plus besoin de chasser, de protéger son territoire, etc. Nos chats sont donc de grands enfants, pris en charge par leurs bipèdes devenus « parents de substitution », le jeu et les câlins sont leurs principaux soucis.

Et un jeune chat a besoin d’être rassuré par ses « parents » là où un chat feral sera plus mature et refusera tous signes d’affection.

Et voilà pourquoi bisous, câlins et autres formes de signes de tendresse sont importants pour nos chats, et pour nous ! Chaque chat a sa façon. Un regard avec des yeux mi-clos qui s’entrouvrent est une manifestation de tendresse pour Minet.

Mon chat m’aime-t-il ?

Maintenant que nous comprenons mieux comment fonctionnent nos petits félins, peut-on parler d’amour ou pas ?

C’est difficile à dire et je n’affirmerais rien à ce sujet.

Toutefois, j’ai des croyances, et comme toutes croyances, elles sont contestables et injustifiables. Donc, à mon avis, j’aime à penser que oui, nos chats nous aiment comme ils aimeraient leurs parents si la notion de famille existait chez les matous ! Disons qu’ils nous aiment comme nous aimons nos parents. Voilà ce que je crois ! Et vous ? Vous pensez aussi qu’ils vous aiment ?

En tout cas, une chose est sûre. Vous comme moi, nous les aimons énormément

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Marie-Hélène Bonnet

Comportementaliste du chat

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Votre chat est-il droitier ou gaucher ?


Il est plus difficile d’étudier les chats que les chiens. Les chats étant plus indépendants, ne font pas nécessairement ce que l’on veut. Il faut donc les observer dans leur comportement naturel. Ainsi, vous saurez si votre chat est droitier ou gaucher.
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Votre chat est-il droitier ou gaucher ?

 

chat droitier

Une étude publiée dans la revue Animal Behaviour en ce début d’année aborde un sujet inédit, et fait une découverte amusante : les chats utilisent comme nous un côté plus que l’autre avec leur patte, on peut donc les qualifier de droitier ou gaucher. Et vous, votre chat est-il droitier ou gaucher ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, à l’heure où le chat domine internet, il faut savoir que les scientifiques en savent très peu sur son comportement spécifique. Autant, le chien est bien connu, et même si les théories scientifiques autour du comportement du chien évoluent sans cesse, il y a des données. Mais le chat nous offre un désert expérimental : en effet, il n’est pas si facile à étudier ! Car il est très difficile de trouver une motivation capable de faire travailler un chat dans un protocole, et l’observation sur le terrain est délicate, avec son caractère indépendant.

Une étude américaine a publié ce mois-ci  a voulu tester si le chat avait une préférence dans l’utilisation de ses pattes. Et autant, on avait déjà montré que le chat avait des préférences dans l’utilisation de sa patte sur des exercices contraints (comme appuyer sur un levier pour avoir une récompense dans un dispositif expérimental), mais on n’avait jamais observé les chats sur des comportements spontanés et naturels !

Quelle patte préfèrent utiliser les chats ?

L’étude a porté sur 44 chats (20 femelles, 24 mâles) chez leur propriétaire, en observant le côté privilégié dans trois situations : l’entrée dans la litière, la descente d’un escalier, et se coucher sur le côté. Un test alimentaire a aussi été réalisé, avec une tour sur 3 niveaux obligeant le chat à utiliser une patte pour récupérer les croquettes. Chaque situation a été observée et notée 50 fois.

Les résultats montrent que le chat a bien une patte dominante, qu’il va utiliser plus souvent dans les mêmes situations. Par contre, il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche, contrairement aux humains par exemple chez qui 90% des gens sont droitiers. Chez les chats, ceux qui utilisent une patte dominante sont la moitié à être droitier, et l’autre moitié est gaucher.

En pratique, 73% des chats étudiés ont une latéralisation dans l’utilisation du membre inférieur (autrement dit : une patte préférée) pour récupérer la nourriture, 70% pour descendre l’escalier et 66% pour entrer dans la litière. Par contre, il y a beaucoup moins de chats avec une préférence pour se coucher d’un côté ou de l’autre : seul 25% des chats avaient un côté préféré. La latéralisation concerne vraiment l’utilisation de la patte.

Mais les chats sont constants : ceux qui ont une préférence s’y tiennent dans la réalisation des différents comportements testés, et utilisent préférentiellement toujours la même patte. Ceux qui mangent avec la patte droite ont tendance aussi à l’utiliser en premier pour entrer dans la litière ou descendre une marche.

Ce qui fait, pour résumer grossièrement, que les trois quarts des chats sont latéralisés, dont la moitié de droitiers, et l’autre moitié de gauchers !

Les mâles préfèrent utiliser leur patte gauche, et les femelles la droite

De plus, l’étude a relevé une différence significative, entre mâles et femelles : les mâles qui ont une patte dominante sont plutôt gauchers, et les femelles droitières !

Ce résultat avait déjà été observé dans une étude précédente, en 2009. Cette étude portait sur des comportements contraints, on peut donc maintenant étendre ces résultats à des comportements spontanés et naturels.

Il est bien trop tôt pour oser interpréter ce résultat. On avait émis l’hypothèse chez les chiens, où il y a aussi une latéralisation, que les hormones pouvaient être un facteur intervenant, mais cette étude sur les chats vient entacher cette hypothèse, puisque les 44 chats de l’étude étaient stérilisés.

Les résultats suggèrent bien l’existence de différences entre la structure du cerveau et la fonction chez les mâles et les femelles, mais il n’y a aucun moyen pour l’heure de comprendre les mécanismes à l’œuvre, ni même la cause exacte. Il faut encore beaucoup d’observation, et plus de données, pour s’orienter sur une cause potentielle.

L’étude a également montré que le test alimentaire permet de connaître le statut droitier ou gaucher du chat avec une relativement bonne confiance.

Cette étude est un bel exemple de progression dans le savoir scientifique, en particulier en éthologie. Elle vous montre comment les scientifiques doivent lutter contre l’envi d’interpréter trop vite, et où se situe actuellement la recherche sur l’éthologie du chat. Cela montre aussi que le savoir progresse véritablement petit pas par petit pas. Finalement, le chat nous réserve encore bien des mystères sur son comportement, il est vraiment important de rester humble par rapport à notre connaissance de l’animal et de son intelligence.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

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Les petits chiens urinent plus haut pour mentir sur leur taille


Tout le monde sait que les chiens aiment sentir un peu partout pour sentir les odeurs des autres chiens. L’odeur donne beaucoup de renseignements sur les chiens qui ont uriné, dont la grandeur et la masse. Mais les petits chiens trichent ! Pour tromper ceux qui le sentiront, ils lèvent leur pattes pour tromper l’estimation de la grandeur.
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Les petits chiens urinent plus haut pour mentir sur leur taille

 

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Et ce n’est pas qu’une question d’orgueil.

Si vous avez un chien ou que vous en avez vu récemment un se promener dans la rue, vous avez pu constater que l’odeur importe énormément chez les canidés. D’un endroit à un autre, son museau traîne toujours quelque part. Et il va notamment à des endroits où il y a de l’urine pour faire pipi dessus. Un moyen de marquer le territoire, un truc de chien. Et un autre arrivera par la suite pour sentir et uriner dessus ou non.

En réalité, les chiens en sentant l’urine connaissent à peu près la taille et la masse du précédent chien ayant eu un besoin urgent. Une question d’angle. La tâche d’urine ne sera pas la même si le chien est grand ou petit, car avec de la hauteur, elle s’agrandit. Et de nouvelles recherches ont montré que les plus petits chiens montent la patte plus haut quand ils urinent, pour faire croire qu’ils sont plus gros.

«Nos résultats … fournissent des preuves supplémentaires que le marquage des odeurs peut être malhonnête, ont déclaré les auteurs dans l’étude publiée récemment dans le Journal of Zoology, citée par Gizmodo. Même si la taille de la marque d’urine reflète la taille du chien en partie, les petits chiens semblent “tricher” en utilisant des angles de jambe surélevés pour faire une marque d’urine plus grande, exagérant ainsi leur taille».

L’orgueil ne sera donc pas le propre que de l’homme? Les petits chiens sont jaloux des plus gros?

En réalité, les chercheurs estiment qu’il serait bénéfique pour ces chiens «d’exagérer leur taille corporelle et leurs capacités compétitives» car cela leur permettrait d’éviter «les conflits avec d’autres chiens».

Ou peut-être que les petits et gros chiens se comportent différemment. Mais ce serait moins délectable.

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Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards


Vraiment, tout est dans les gènes. Même dans la domestication, il y a une application, euh non, plutôt un gène pour ça. On peut domestiquer des renards s’ils ont SorCS1, car il est absent chez les renards agressifs.
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Docile ou agressif? Des gènes de la « domestication » découverts chez les renards

La génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains selon une étude.

Un bébé renard roux Photo : getty images/istockphoto/Chris6

« Si tu veux un ami, apprivoise-moi », dit le renard. « Que faut-il faire? » demande le Petit Prince. Entamée il y a 60 ans, une expérience sur des renards visant à mieux comprendre le processus d’apprivoisement a permis de découvrir des gènes impliqués dans l’agressivité et la domestication.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous avons pu montrer qu’un gène spécifique connu sous le nom de SorCS1 a un effet sur le comportement, rendant les renards plus dociles », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Anna Kukekova, de l’Université de l’Illinois, coauteure de l’étude publiée mardi dans la revue Nature Ecology & Evolution.

L’histoire commence en 1959, quand le biologiste russe Dmitri Belyaev décide de tester expérimentalement sa théorie sur le processus de transformation du loup sauvage en un chien docile.

Selon lui, la génétique joue un rôle plus important que la socialisation apprise au contact des humains.

Une ferme en Russie

Prenant ses quartiers dans une ferme d’élevage en Russie, il démarre son expérience en choisissant parmi des renards roux (appelé aussi renards communs ou renards rouges) ceux qui étaient les moins agressifs envers l’homme. Cette sélection a été répétée depuis, à chaque nouvelle génération, pendant près de 60 ans.

« Dès la dixième génération, quelques chiots remuaient leur queue comme des chiens en présence d’êtres humains, même quand il n’y avait pas de nourriture en jeu », décrit Anna Kukekova. « Ils étaient juste heureux de voir des humains. »

Pas aussi bien domestiqué qu’un chien

Aujourd’hui, les 500 couples du groupe sont tous à l’aise en présence d’hommes, même s’ils ne sont pas aussi bien domestiqués que les chiens.

En parallèle, les chercheurs ont également créé, sur la même méthodologie, un groupe de renards « agressifs » et un groupe témoin (composé de renards choisis au hasard).

Profitant des progrès faits ces dernières années en matière de séquençage, Anna Kukekova et son équipe ont décrypté le génome de 10 renards de chacun des trois groupes.

Résultat : les chercheurs ont identifié 103 zones génétiques impliquées.

Le gène SorCS1 absent des renards agressifs

Et plus particulièrement le gène SorCS1 : plus de 60 % des animaux « domestiqués », y compris ceux du groupe témoin, partageaient la même variante du gène SorCS1. Une variante totalement absente chez les renards agressifs.

Selon l’étude, certaines des zones génétiques identifiées chez le renard correspondent chez l’homme à l’autisme et aux troubles bipolaires, ou encore au syndrome de William-Beuren, une maladie génétique rare caractérisée notamment par une hypersociabilité.

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