D’où vient le regard rempli de culpabilité des chiens?


Les chiens gaffeurs semblent avoir honte de leur comportement devant leur maitre. Cependant, ce n’est pas tout à fait le cas. Le chien a le même comportement qu’un loup devant la meute mécontente d’une action, c’est plus un signe de soumission qu’autre chose et qu’il cherche à savoir s’il serait toujours copain avec son maitre
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D’où vient le regard rempli de culpabilité des chiens?

 

Sad Pug | DodosD via Wikimédia CC License by

Sad Pug | DodosD via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Science of Us

Il fait écho à leur instinct de survie.

Sur internet, il existe une mode très populaire qui consiste à faire poser son chien devant une pancarte expliquant le méfait qu’il vient d’accomplir. Une crotte sur la table basse, un fauteuil mâchouillé ou de la nourriture éparpillée sur le sol… la moindre faute du meilleur ami de l’homme est devenu une excuse pour l’humilier en ligne. Il existe même un site, qui rassemble de nombreux cas de «Dog Shaming», où l’on apprend par exemple que Tango et Cash, deux frères, ont une relation compliquée.

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Mais parmi les milliers de photos de Dog Shaming qui inondent le web, on retrouve souvent un même comportement des chiens: il n’est pas rare que, dans ce genre de situation, les chiens se couchent et inclinent leur tête pour exprimer ce qu’on associe à de la culpabilité, à un regret profond.

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Ce visage canin, qui réussit souvent à faire fondre n’importe quel humain, a particulièrement interpellé le biologiste Nathan Lents, qui a étudié le sujet et publié le résultat dans Psychology Today. Comme le résume Science of Us sur son site, ce comportement a un nom chez les spécialistes du comportement animalier, «la révérence d’excuse», et n’avait pas à la base pour objectif de vous attendrir. Il s’agissait avant tout d’un comportement de survie.

«Les chercheurs spécialisés dans le comportement ont observé que les loups, des cousins proches des chiens, adoptent cette révérence d’excuse après avoir fait quelque chose que le reste de la meute considère comme socialement inacceptable, comme avoir été trop violent pendant un jeu.»

Quand cela arrive, le responsable est isolé pendant un temps et ce visage d’excuse était le seul moyen pour un loup de réintégrer son groupe en lui prouvant qu’il ne présente aucun danger.

«Le “regard coupable” n’a rien à voir avec les excuses ou la culpabilité, écrit Nathan Lents, mais plutôt avec la posture de soumission. C’est tout à fait correct. Les actions associées avec la révérence d’excuse copient l’action du loup exprimant une soumission vis-à-vis d’un loup plus dominant, plus important. La tête est basse, le sourire et le hélètement cessent, le contact visuel est évité, et ils placent littéralement leur queue entre les jambes.»

Plutôt que des excuses, les chiens voudraient donc avant tout s’assurer que vous êtes toujours amis. C’est presque encore plus adorable qu’un regard attendrissant.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Décodez le comportement de votre chat: 14 choses qu’il essaie de vous dire


Ceux qui ont des chats doivent apprendre à communiquer avec leur boule de poil. Il y a des comportements qui sont évidents alors que d’autres non. Un partage d’un chat qui s’exprime sur ses besoins et de ses congénères
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Décodez le comportement de votre chat: 14 choses qu’il essaie de vous dire

 

Vous avez toujours rêvé de posséder un guide secret pour décrypter le langage et les comportements de votre chat ? Voici quelques trucs que votre chat aimerait que vous compreniez.

S’il te plait, n’interromps pas ma sieste sur ton clavier

 

ISTOCK/ANNA LURYE

Vous, les humains, vous parlez beaucoup du travail que vous faites sur vos ordinateurs mais, vous n’hésitez pas à nous réveiller et à nous chasser lorsque nous dormons dessus. Pourtant, nous savons pertinemment ce que vous allez faire une fois devant votre écran : vous allez regarder des vidéos de chats. Bizarre, non ? Que vous faut-il pour comprendre que nous, les chats, avons besoin de dormir entre 12 et 16 heures par jour ? Sans ça, nous sommes de véritables serpillères ! Par ailleurs, notre corps délicat a besoin de la chaleur de votre ordinateur : la température que nous affectionnons, nous les chats, est d’une dizaine de degrés supérieure à la vôtre.

Arrêtez de me photographier (je n’appartiens pas au clan Kardashian)

Vous, les humains, semblez incapables de vous retenir de nous mitrailler avec votre téléphone, mais vous avez recours à des techniques sournoises – agiter par exemple un jouet sous nos yeux pour attirer notre attention et le laisser tomber dès que nous tournons la tête. C’est cruel. Si nous, les chats, acceptons de nous laisser tirer le portrait, vous pourriez au moins jouer un peu avec nous en échange. Il y a une chose dont vous n’avez toutefois pas à vous soucier lorsque vous nous photographiez : le flash ne nous abîme pas les yeux. Mais il va souvent produire un vilain reflet sur la photo à cause de notre tapetum lucidum (tapis luisant en latin), une couche de cellules ultra-réfléchissantes qui se trouvent au fond de l’œil des félins et qui les aident à voir la nuit.

Enlève tes sales mains de mon ventre, d’accord?

Vous croyez que c’est pour être sympa que nous vous montrons votre ventre ? Dans certains cas, c’est vrai qu’il s’agit d’un signe de camaraderie. Mais à d’autres moments, ça veut dire le contraire. Dans le langage des chats, ça veut plutôt dire : «Tu veux te battre ? Allez viens, viens !». Montrer le ventre est un mouvement de défense indiquant que tous nos membres et griffes sont en mode attaque. Si nous exhibons notre ventre, c’est peut-être aussi que nous essayons simplement de nous étirer.

Je suis un chat… laisse-moi faire mes griffes

ISTOCK/MRTOM-UK

Comme vous, qui devez couper et limer vos ongles pour qu’ils ne finissent pas dans le livre des Records Guinness, nous devons aussi entretenir nos griffes. Mais nous, les chats, avons d’autres raisons de nous en occuper. D’abord parce que gratter nous aide à enlever nos cellules d’ongles mortes. Mais nous le faisons aussi pour marquer notre territoire (nous disposons de glandes sécrétrices dans les griffes) et pour nous étirer (comment pensez-vous que nous restons si gracieux ?).

Hélas, quand nous massacrons votre canapé ou votre tapis préféré, certains d’entre vous décident de nous faire dégriffer. Par pitié, ne le faites pas – c’est comme si on vous sectionnait le bout des doigts. Procurez-nous plutôt un grattoir (vous devrez peut-être en essayer plus d’un avant de trouver un modèle qui nous convienne). Frottez-le avec un peu d’herbe à chat et offrez-nous une friandise quand nous l’utilisons.

Je suis parfaitement capable de me nettoyer seul, merci !

Certains scientifiques estiment que le chat moderne n’aime pas nager ou être mouillé parce que ses compagnons humains le gardent à l’abri de la pluie et de l’eau depuis qu’il a été domestiqué il y a 5000 ou 10 000 ans. En plus, il est vrai que le poil de chat «ne sèche pas très vite et qu’il leur est très désagréable de rester trempé, observe Kelley Bollen, spécialiste du comportement animal au collège de médecine vétérinaire de l’Université Cornell.

Je crois aussi que les chats sont des maniaques du contrôle et qu’ils préfèrent garder les quatre pieds sur le plancher des vaches, et en plus qu’ils détestent la sensation de flotter.»

Et puis qui a besoin d’une douche, hein ? Nous, les chats, naissons avec une trousse de toilette intégrée : des griffes, une langue dure et râpeuse et de la salive à volonté. Mais même si nous haïssons nous retrouver dans l’eau, vous devez toujours vous assurer que nous avons de quoi boire, surtout si vous nous donnez de la nourriture sèche (les aliments en boîtes sont faits à 78% d’eau). Peu importe notre régime alimentaire, nous devons avoir notre bol d’eau, et vous devez le changer tous les jours.

Ne paniquez pas quand je vous «offre» un animal ou un insecte mort

Les spécialistes du comportement animal ont quelques idées sur les raisons qui nous poussent à faire ça. Nous imitons peut-être ce que maman chat faisait pour nous. Ou alors vous remplissez notre gamelle tous les jours et, comme nous ne sommes pas des ingrats, nous vous rendons la pareille. Ou encore nous avons attrapé plus de grillons que nous pouvons en manger et on s’est dit que vous ne cracheriez peut-être pas sur les restes. Et enfin, on vous offre peut-être nos prises pour que vous nous les mettiez de côté pour plus tard. Bref, comme le «grattage», l’offrande de bibittes est dans nos gènes, alors si vous n’aimez pas nos cadeaux, peut-être devriez-vous fixer une clochette à notre cou pour que nous ne puissions rien capturer.

Je miaule pour te dire quelque chose, mais quand tu me réponds en miaulant, il est clair que tu ne parles pas le chat !

La science a découvert que les chats peuvent produire plus d’une douzaine de miaulements, chacun ayant un sens qui lui est propre. En général, les chatons miaulent pour communiquer avec leur mère, mais les chats adultes ne miaulent que pour communiquer avec les humains. (Pour communiquer entre nous, nous préférons le sifflement, le grognement et le cri perçant.) Les maîtres de chat les plus réceptifs parviennent à différencier un miaulement de «J’ai faim» d’un «Qu’est-ce que je m’ennuie !» ! Ou un «J’ai mal» d’un «J’ai peur». Quand vous nous miaulez un truc, nous reconnaissons votre voix, mais pour nous c’est comme si vous parliez le langage de certains commentateurs sportifs : on ne comprend rien de ce que vous dites !

Nous, les chats, n’avons aucun problème avec la nudité

 

ISTOCK/ANNA LURYE

Les humains sont animés du terrible désir de nous infliger chapeaux, cravates, robes et autres fringues. Mais nous sommes quoi pour vous, hein ? Des chiens ? Nous détestons nous sentir enfermés ou confinés, et si vous nous surprenez parfois à nous frotter à l’un de vos chandails, c’est simplement que nous aimons le contact du tissu sous nos griffes ; ça ne veut pas dire que nous rêvons de le porter. Nous n’avons pas besoin de vêtements pour nous sentir couverts : notre pelage contient plus de 21 000 poils au centimètre carré. (Saviez-vous que la superficie d’un chat, poils compris, est en gros la même que celle d’une table de ping-pong ?)

Arrêtez d’accuser mes poils d’être à l’origine de vos allergies

Pourquoi tant d’humains sont-ils allergiques à nous ? (Les allergies aux chats seraient deux fois plus nombreuses que les allergies aux chiens.) Vous en connaissez, vous, des chats qui sont allergiques aux humains ? Et les humains sont vraiment prompts à accuser nos poils. Mais ce qui cause vos éternuements et votre toux est en fait une protéine extrêmement tenace et adhérente qui se trouve sur notre peau et que l’on appelle «Fel d 1». Et désolé de décevoir tous ces gens qui se sont donné la peine d’acheter une espèce soi-disant «hypoallergénique», mais un tel chat n’existe pas ! Certaines races produisent moins de Fel d 1 que d’autres, mais tous les chats en sécrètent.

On aimerait vraiment que vous trouviez un autre animal à diaboliser

Les chats noirs porteraient malheur ; dans certaines régions de France, croiser un chat un premier janvier vous condamnerait à 365 jours calamiteux; les chats seraient les compagnons préférés des sorcières et des vilains. Il nous a fallu des siècles à nous les chats pour nous débarrasser de cette mauvaise (et complètement fausse) publicité. Cessez de colporter ces mensonges. Et continuez plutôt, vous les humains, de faire ce que votre espèce fait de mieux : dire du mal de votre prochain.

Pourriez-vous arrêter de ridiculiser les gens qui nous aiment, nous, les chats ?

Alors que ceux qui aiment les chiens sont perçus comme des gens extravertis, sympas et actifs, les amoureux des chats sont traités de tous les noms. Ça nous fait de la peine.

Quand nous nous arrêtons, tombons et roulons sur nous, ce n’est pas un accident.

 

ISTOCK/KNAPE

Observez bien l’heure et  le lieu de nos singeries pour comprendre, parce que c’est souvent une stratégie du genre : «Coucou, regarde-moi.» Est-ce que ça arrive quand vous êtes au téléphone ? Sur l’ordinateur ? Lorsque vous vous chaussez pour quitter la maison ? Souvenez-vous que vous voyez beaucoup de monde dans une journée alors que nous, chats, possédons une audience plutôt limitée – les gens avec lesquels nous vivons –, alors soyez bon public.

Quand nous miaulons sans arrêt, c’est peut-être un appel à l’aide

Certaines races de chat, comme l’Oriental à poil court ou le siamois, sont plus volubiles que d’autres. Mais si votre chat, habituellement plutôt silencieux, devient soudain très «bavard», il est peut-être malade et devrait être conduit chez le vétérinaire. Mais il miaule aussi peut-être pour une autre raison, moins inquiétante : le besoin d’attention. Vous, les humains, généralisez sur le fait que les chats sont des solitaires, des créatures réservées. Faux ! Nous avons bien sûr besoin de moments calmes, mais nous aimons aussi la compagnie, surtout si vous êtes partis toute la journée.

Quand nous faisons nos besoins hors de notre bac, ce n’est pas juste pour vous contrarier

Si nous faisons une infection urinaire, il nous arrive parfois de ne pas arriver au petit coin pour chat. Pour savoir ce qui se passe et s’il y a d’autres problèmes, emmenez-nous chez le vétérinaire. Nous, les chats, aimons que notre litière soit comme la chevelure de Kate Middleton : propre et abondante. S’il vous plait, changez-la tous les jours, et, idéalement, donnez-nous une boîte ouverte ; nous les préférons aux modèles fermés.

PAR DARYL CHEN

http://selection.readersdigest.ca

Comment savoir si mon chien souffre en vieillissant ?


L’espérance de vie de nos animaux de compagnie est beaucoup plus longue qu’avant. Il est donc normal qu’ils sont rattrapés par les maux dus à la vieillesse. Pour aider nos animaux, il faut observer, noter et en parler avec le vétérinaire pour qu’ils puissent vieillir sans douleur
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Comment savoir si mon chien souffre en vieillissant ?

chien âgé qui souffre

Le vieillissement est souvent synonyme de souffrance. Douleurs articulaires, maladies de la bouche, cancers… les risques sont à l’évidence plus nombreux lorsque l’animal vieillit. L’augmentation de l’espérance de vie ne sera cependant une belle victoire que si elle s’accompagne d’un confort de vie optimal.

Nous sommes tous d’accord pour garder nos vieux chiens le plus longtemps possible mais seulement si leur bien-être est assuré. La médecine vétérinaire permet aujourd’hui ce qui fut longtemps inimaginable : vivre longtemps sans souffrir.

Pour garantir ce confort à votre vieux chien, vous devez apprendre à reconnaître ses douleurs, à les dépister, les démasquer pour pouvoir les décrire à votre vétérinaire qui, à son tour, vous donnera les moyens de lutter. Vous devrez aussi apprendre à évaluer l’intensité douloureuse pour pouvoir anticiper une reprise du traitement antalgique et rapporter son efficacité au vétérinaire.

5 questions clés à se poser pour savoir si son chien souffre

1. Mon chien se plaint-il ?

Question essentielle ! Pourtant certains chiens souffrent en silence alors que d’autres se plaignent plus facilement ; certains poussent des cris perçants alors que d’autres grognent en silence ; c’est parce que personne ne connaît mieux votre chien que vous qu’il vous appartient de reconnaître cette plainte et de lui attribuer l’importance requise. Vous devrez également vous demander : cette plainte se produit elle toujours dans les mêmes conditions (manipulation ou saut, …), est-elle stable ou a-t-elle tendance à s’aggraver ?

2. Mon chien a-t-il changé de comportement ?

Si votre animal a changé sans raison apparente, s’il dort plus (ou moins) qu’avant, s’il se réveille en sursaut (voire en criant) ; s’il refuse les contacts et se cache ; s’il ne supporte plus se congénères alors qu’il était plutôt sociable, c’est peut-être qu’il souffre.  S’il ne remue plus la queue lorsque vous prenez sa laisse, s’il raccourcit ses promenades et cherche à rentrer à sa maison, s’il ne vous attend plus derrière la porte, c’est que quelque chose lui fait mal. Si l’agressivité a pris la place de la gentillesse et l’affection, si votre chien grogne ou cherche même à vous mordre lors de telle ou telle manipulation, c’est que les douleurs lui sont insupportables.

3. Mon chien a-t-il changé d’attitude ?

L’expression faciale est un bon moyen d’appréhender la douleur chez le chien.  Lorsque la douleur s’installe de façon chronique, ses traits se tirent, son regard devient vide, hagard et triste.  Les positions prises par votre chien vont aussi vous renseigner sur l’origine de la douleur : la boiterie est un exemple évident de douleur entraînant un changement d’attitude (la patte douloureuse reste en l’air). Si votre chien a mal au ventre, il aura tendance à se mettre en position de prosternation (c’est-à-dire arrière train-arrière levé, sternum au sol). S’il a mal à l’œil il fermera ses paupières, s’il a mal au dos, il marchera le dos rond, s’il a mal à la tête, il peut se mettre à pousser le mur avec son front !

4. Mon chien est-il anormalement agité ?

Si votre chien est anormalement agité, qu’il va et vient dans la maison sans raison, s’il vous tourne autour comme pour vous alerter, c’est certainement qu’il souffre et ne sait comment trouver le repos. Cette agitation est surtout perceptible la nuit lorsque vous entendez votre chien aller et venir, se coucher, se lever , venir vers vous puis se recoucher sans arrêt.  A l’inverse certains chiens peuvent devenir anormalement calmes et rester sans arrêt dans leur panier.

5. Mon chien a-t-il modifié son appétit ?

La disparition (voire la seule modification) de l’appétit constitue un signal important envoyé par votre chien. Si la douleur empêche votre chien de manger, c’est qu’elle nécessite une prise en charge immédiate.

Evaluer la douleur de son chien

La réponse à ces questions constitue une étape essentielle dans la recherche de la douleur. Mais parfois cela ne suffit pas : parce que vous n’êtes pas sûr de l’interprétation des comportements que vous avez observés ou parce que vous doutez de voir toujours les mêmes. Pour faire face à cette

Vous pouvez vous faire aider par les autres membres de la famille qui à leur tour peuvent donner leurs impressions.

Vous pouvez enregistrer les séquences les plus significatives (les enregistrer sur un CD ou sur votre disque dur) et les montrer à votre vétérinaire. Lui, saura, à coup sûr, interpréter les comportements suspects, les changements posturaux ou les attitudes anormales. Cette méthode présentant l’intérêt de pouvoir revoir les séquences après le traitement et permettre ainsi les comparaisons (avant et après traitement)

Une fois la douleur décelée, vous devez l’évaluer : le plus simple reste d’associer à chaque réponse (aux 5 questions) des croix correspondant à l’intensité douloureuse : une croix pour une douleur légère, cinq croix pour une douleur violente.

Muni de vos réponses, vous devez alors voir votre vétérinaire qui définira avec vous les moyens de prendre en charge la douleur de votre animal.

Comment aider son chien à faire face à la douleur ?

La prise en charge de la douleur doit être globale et repose sur trois piliers :

– Le traitement médical, qui  est bien sûr choisi par le vétérinaire qui va opter pour un antalgique de niveau 1 (un anti-inflammatoire) ou de niveau 2 (un morphinique) si la douleur est violente et ancienne.  Il pourra vous prescrire une forme orale, injectable ou un patch. Ce traitement sera efficace mais il nécessitera des contrôles permettant de vérifier la bonne tolérance du produit (votre chien est âgé et son foie, son estomac et ses reins ne fonctionnent plus comme avant), et vous donnant la possibilité de rendre compte au vétérinaire de l’efficacité du traitement (diminution ou disparition de la douleur). Ces contrôles seront réguliers selon un rythme défini par le docteur.

– L’alimentation, qui joue un grand rôle dans le contrôle de la douleur ; d’abord parce que votre chien aime certainement bien manger. Lui apporter ce qu’il aime sera pour lui une source de plaisir. Mais aussi parce qu’une alimentation équilibrée judicieusement choisie permettra de mieux gérer la douleur : si votre chien souffre d’arthrose, l’alimentation peut lui apporter des éléments de lutte contre la disparition du cartilage et éviter la prise de poids qui aggrave l’arthrose. Si votre chien souffre d’une douleur cancéreuse, son alimentation devra apporter certains nutriments indispensables à la lutte contre la tumeur et présenter une valeur énergétique suffisante pour l’empêcher de maigrir.

– L’hygiène de vie, qui  joue un rôle essentiel dans le contrôle de la douleur à bien des égards : d’abord parce qu’elle permet de lutter contre la plus pernicieuse des douleurs : la souffrance psychologique qui peut entraîner votre vieux chien vers la dépression. Ensuite parce qu’en le promenant régulièrement, en le faisant jouer, vous stimulez l’ensemble de son organisme : ses articulations, ses muscles et sa tête ! Vous évitez ainsi le repli sur soi et l’accroissement de la perception douloureuse.  Les massages peuvent aussi se révéler très efficaces pour contrôler certaines douleurs…

Ainsi, après avoir dépister la douleur, après l’avoir évaluée puis traitée, vous allez pouvoir la surveiller, la traquer pour l’empêcher de dégrader le confort de vie de votre chien. C’est un discours à trois que vous avez entamé entre votre vieux chien, son vétérinaire et vous avec l’objectif unique de proposer à votre vieux compagnon santé, bien-être et longévité.

Dr Boudaroua

Docteur Vétérinaire à Solliès-Pont dans le Var (83)

https://wamiz.com/

Pourquoi est-il important de sociabiliser son chat ?


Un chat est par son tempérament associable. Il serait donc judicieux d’inclure dans nos relation avec l’animal l’apprentissage de la socialisation avec les humains, mais aussi avec les autres animaux qui avec qui il pourrait être en contact au court de sa vie
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Pourquoi est-il important de sociabiliser son chat ?

 

Socialiser ou sociabiliser un chat ? Voilà des notions importantes chez le chat, que les professionnels connaissent bien, mais qui restent plus floues pour les propriétaires de petits félins.

Marie-Hélène Bonnet, comportemantaliste du chat, vous explique la différence entre ces deux aspects fondamentaux.

Afin de tirer les choses au clair et de mieux comprendre nos chats domestiques, quelques définitions s’imposent :

Chat : animal territorial solitaire associable. En clair, cela veut dire que le chat est un animal qui est très attaché à son territoire, et qui naturellement préfère vivre seul, et ne recherche pas le contact de ses congénères.

La socialisation est un processus d’apprentissage qui permet à un individu, en général pendant l’enfance et l’adolescence, de s’adapter et de s’intégrer à son environnement social et de vivre en groupe. Avoir des relations sociales, pour notre chat, c’est de tolérer de vivre avec d’autres chats, mais aussi d’autres espèces, comme le chien, ou tout simplement les humains. La chatte socialisera ses chatons afin qu’ils puissent vivre avec nous, en société.

Sociabiliser : adapter à la vie en société, se familiariser à vivre auprès des autres, à s’intégrer à la société. Etre sociable, c’est donc aller à la rencontre de ses congénères, créer un contact ou un lien social. Les humains sont des êtres sociables.

Différence entre socialisation et sociabilisation

La différence entre les deux réside surtout qu’un chat socialisé pourra vivre avec un autre chat sans en rechercher le contact, en le « tolérant », alors qu’un chat sociabilisé ira vers l’autre pour créer un lien. Si la chatte fait une grande partie du travail en socialisant ses chatons, il n’en reste pas moins qu’il revient à tout l’entourage du chaton de le familiariser aux autres, et l’inciter à créer des liens, à venir au contact. Il est important de stimuler le chaton, de lui faire rencontrer d’autres animaux, d’autres personnes, afin qu’il soit complètement familiarisé à une future vie en société, et lui donner envie de créer le contact.

Par exemple, le chat qui fuit les invités n’est pas sociable, alors que celui qui vient se montrer créé un contact, donc il est sociable. Alors que le simple fait d’être dans un même lieu en restant à l’écart, n’est que de la socialisation !

Dès le plus jeune âge, un chat doit être sociabilisé

Souvent, les chats nés dans la rue et adoptés ont du mal à se laisser toucher ou approcher : c’est par manque de sociabilisation (faire le distinguo avec les chats férals évidement). Ils refusent parfois même le contact avec d’autres chats, pour cette même raison. Soit la chatte n’est elle-même pas sociable, soit encore elle n’a pas eu le temps d’élever ses chatons avant qu’on ne les mette en adoption, mais surtout, aucun humain n’a manipulé le chaton pour le familiariser à ces contacts.

Il est donc très important si vous trouvez des chatons, ou si votre minette a une portée, de travailler sur cet aspect qui permettra au chat devenu adulte de vivre en société, de côtoyer d’autres chats et d’autres espèces, sans générer de stress de bagarres et de comportements désagréables. De vivre sereinement en un mot.

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

https://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié


Tout le monde connaît le chien Laïka ce premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Il est mort en orbite dans la fusée Spoutnik 2. Alors que le premier félin était Félicette, une chatte qui a effectué un vol spatial et revenue vivante de cette expérience. Ce qui aide a accepter ce genre d’expérience, est qu’elle ne semblait pas être affectée, elle était en bonne santé et calme
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La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié

 

 

Ina.fr

Ina.fr

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Repéré sur Gizmodo

L’histoire passionnante de Félicette.

 

C’est un épisode relativement peu connu de l’histoire de la conquête spatiale sur laquelle revient le site Gizmodo. Et il a des allures de séquence sortie d’un OSS 117. Ses protagonistes: la chatte Félicette et la fusée Véronique, lancées depuis la base de Colomb Bacar à Hammaguir dans le Sahara algérien le 18 octobre 1963 par l’armée française.

L’objectif du Centre d’études et de recherches de médecine aérospatiale (Cerma) était d’étudier le comportement de l’animal durant la dizaine de minutes dont cinq en absence de gravité, qu’il aura passées en vol.

Un documentaire archivé par l’INA a immortalisé les conditions dans lesquelles les chercheurs avaient sélectionné Félicette. La chatte faisait partie d’un groupe de quatorze, qui pendant plusieurs mois ont été entraînées et testées: une à deux heures enfermées dans une boîte chaque jour dans une cabine qui simulait les bruits de la fusée, et même des séances traumatisantes de centrifugeuse, le tout avec des électrodes plantées dans le crâne. Six chattes furent présélectionnées la veille du vol, choisies pour leur calme pendant les épreuves et, le jour J, Félicette devint l’élue.

Cet oubli relatif dans lequel l’astrochatte est tombée pourrait s’expliquer selon l’historien de la conquête spatiale Robert Pearlman, interrogé par Gizmodo, par l’absence d’une suite glorieuse aux tentatives françaises de se faire une place dans la course entre Soviétiques et Américains. L’histoire de Félicette «ne mène pas à une histoire plus large», à l’inverse de la célébrissime chienne Laika, qui sera la première à voyager dans l’espace en 1957 à l’initiative de l’Union soviétique. Bien que dix Français –dont, tout récemment, Thomas Pesquet– aient voyagé dans l’espace, leurs missions se sont déroulées dans le cadre de coopérations internationales, à l’inverse des premières missions américaines ou soviétiques.

Héros sans nom

 

Selon le site de Patrick Roberts, qui écrit sur les chats célèbres, les chattes sélectionnées par le Cerma pour partir dans l’espace n’étaient pas nommées, afin d’éviter que le personnel ne s’y attache. Félicette aurait été baptisée après coup, peut-être par la presse, lors de son retour triomphal à Paris. Une légende veut qu’elle ait remplacée au pied levé Félix, un chat de gouttière qui s’était échappé juste avant le lancement de la fusée, mais il s’agit selon l’historien d’un mythe.

Après le vol de Félicette, une carte postale fut envoyée aux participants avec la mention:

«Merci pour votre participation à mon succès du 18 octobre 1963».

Source: site du CNES

Le 24 octobre de la même année, un autre chat lancé par l’armée aura moins de chance: la fusée s’écrasa avec son occupant, laissant à Félicette le titre de première, mais aussi d’unique félin à avoir effectué un vol spatial et à en être revenu vivant.

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Meurtre d’un mâle alpha chez des chimpanzés


On dit que le singe ressemble à l’homme, il semble qu’eux aussi en certaines occasions ont recours aux meurtres pour se débarrasser d’un singe gênant. Alors la raison, n’est pas tout à fait claire. Une vengeance contre un dominant tyrannique, le manque de femelles à cause du braconnage ?
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Meurtre d’un mâle alpha chez des chimpanzés

 

Photo : iStock

Les humains sont-ils les seuls à destituer violemment leurs dirigeants? La mort d’un chimpanzé, tué par le groupe qu’il tyrannisait 5 ans auparavant, fait planer le doute sur l’origine de notre violence.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

C’est un phénomène rare qui a été observé par des primatologues américains pendant une mission au Sénégal. Un groupe de chimpanzés a assassiné son ancien dirigeant alors qu’il tentait de reprendre le pouvoir. Les chercheurs ont publié leurs résultats dans l’International journal of primatology.

Pour comprendre la portée du geste, il faut d’abord savoir que les cas de chimpanzés tués par leur propre groupe sont extrêmement rares. On n’a répertorié que 9 cas confirmés dans toute la littérature scientifique.

L’intérêt des chercheurs va plus loin que ce simple « fait divers » : un meurtre de chimpanzé pourrait nous donner plus d’informations sur notre propre violence. Est-ce quelque chose que l’on a en nous et qu’on réprime en société, ou est-ce venu avec la vie en société?

Un règne difficile

Dans leur publication, les chercheurs décrivent l’histoire de Foudouko, le mâle alpha du groupe. Au cours de son règne, Foudouko se comportait en tyran et était très agressif avec les membres de la colonie. Il dirigeait le groupe avec l’aide de son bras droit, un mâle bêta que les chercheurs ont baptisé Mamadou. Les colonies de primates sont toujours dirigées par des jeux d’alliances entre mâles avec l’alpha qui trône au sommet.

Un jour, Mamadou a disparu pendant plusieurs semaines et, quand il est revenu, il était blessé et faible. Les autres mâles plus jeunes et inférieurs dans la hiérarchie en ont profité pour chasser Foudouko du groupe. Pendant 5 ans, l’ancien mâle alpha est resté en périphérie, jamais accepté, mais jamais bien loin.

Puis en 2013, Foudouko a réintégré la colonie. Il a rapidement tenté de regrimper les échelons de la hiérarchie, atteignant le rang de mâle bêta, le bras droit du nouveau chef, malgré de fréquentes altercations avec des mâles de rangs inférieurs.

Puis, un matin, les chercheurs sont alertés par des cris provenant de la colonie. Ils ont retrouvé le corps de Foudouko, couvert de blessures et de marques de dents. En étudiant la « scène de crime », les chercheurs en sont venus à la conclusion qu’il a été tué par un groupe de ses congénères.

Coup de tête ou coup d’État?

Ce qui a dérouté les chercheurs, c’est que plusieurs singes continuaient de s’en prendre au cadavre après sa mort. Seul Mamadou, son ancien bras droit, tentait de protéger le corps, mais il a rapidement été expulsé du groupe.

Dans leur analyse de la situation, les chercheurs ont émis l’hypothèse que des tensions dans le groupe étaient survenues à la suite de la baisse du nombre de femelles, victimes de braconnage. Des combats liés à la reproduction pourraient donc être la cause du meurtre.

Toutefois Foudouko n’a pas été vaincu par le mâle dominant, il a été tué par la base… les chercheurs n’excluent donc pas la vengeance pour son attitude lors de son règne et le refus des autres singes de le voir reprendre son rang de mâle alpha.

http://ici.radio-canada.ca/