Pourquoi est-il important de sociabiliser son chat ?


Un chat est par son tempérament associable. Il serait donc judicieux d’inclure dans nos relation avec l’animal l’apprentissage de la socialisation avec les humains, mais aussi avec les autres animaux qui avec qui il pourrait être en contact au court de sa vie
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Pourquoi est-il important de sociabiliser son chat ?

 

Socialiser ou sociabiliser un chat ? Voilà des notions importantes chez le chat, que les professionnels connaissent bien, mais qui restent plus floues pour les propriétaires de petits félins.

Marie-Hélène Bonnet, comportemantaliste du chat, vous explique la différence entre ces deux aspects fondamentaux.

Afin de tirer les choses au clair et de mieux comprendre nos chats domestiques, quelques définitions s’imposent :

Chat : animal territorial solitaire associable. En clair, cela veut dire que le chat est un animal qui est très attaché à son territoire, et qui naturellement préfère vivre seul, et ne recherche pas le contact de ses congénères.

La socialisation est un processus d’apprentissage qui permet à un individu, en général pendant l’enfance et l’adolescence, de s’adapter et de s’intégrer à son environnement social et de vivre en groupe. Avoir des relations sociales, pour notre chat, c’est de tolérer de vivre avec d’autres chats, mais aussi d’autres espèces, comme le chien, ou tout simplement les humains. La chatte socialisera ses chatons afin qu’ils puissent vivre avec nous, en société.

Sociabiliser : adapter à la vie en société, se familiariser à vivre auprès des autres, à s’intégrer à la société. Etre sociable, c’est donc aller à la rencontre de ses congénères, créer un contact ou un lien social. Les humains sont des êtres sociables.

Différence entre socialisation et sociabilisation

La différence entre les deux réside surtout qu’un chat socialisé pourra vivre avec un autre chat sans en rechercher le contact, en le « tolérant », alors qu’un chat sociabilisé ira vers l’autre pour créer un lien. Si la chatte fait une grande partie du travail en socialisant ses chatons, il n’en reste pas moins qu’il revient à tout l’entourage du chaton de le familiariser aux autres, et l’inciter à créer des liens, à venir au contact. Il est important de stimuler le chaton, de lui faire rencontrer d’autres animaux, d’autres personnes, afin qu’il soit complètement familiarisé à une future vie en société, et lui donner envie de créer le contact.

Par exemple, le chat qui fuit les invités n’est pas sociable, alors que celui qui vient se montrer créé un contact, donc il est sociable. Alors que le simple fait d’être dans un même lieu en restant à l’écart, n’est que de la socialisation !

Dès le plus jeune âge, un chat doit être sociabilisé

Souvent, les chats nés dans la rue et adoptés ont du mal à se laisser toucher ou approcher : c’est par manque de sociabilisation (faire le distinguo avec les chats férals évidement). Ils refusent parfois même le contact avec d’autres chats, pour cette même raison. Soit la chatte n’est elle-même pas sociable, soit encore elle n’a pas eu le temps d’élever ses chatons avant qu’on ne les mette en adoption, mais surtout, aucun humain n’a manipulé le chaton pour le familiariser à ces contacts.

Il est donc très important si vous trouvez des chatons, ou si votre minette a une portée, de travailler sur cet aspect qui permettra au chat devenu adulte de vivre en société, de côtoyer d’autres chats et d’autres espèces, sans générer de stress de bagarres et de comportements désagréables. De vivre sereinement en un mot.

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

https://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié


Tout le monde connaît le chien Laïka ce premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Il est mort en orbite dans la fusée Spoutnik 2. Alors que le premier félin était Félicette, une chatte qui a effectué un vol spatial et revenue vivante de cette expérience. Ce qui aide a accepter ce genre d’expérience, est qu’elle ne semblait pas être affectée, elle était en bonne santé et calme
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La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié

 

 

Ina.fr

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Repéré par Jean-Laurent Cassely

Repéré sur Gizmodo

L’histoire passionnante de Félicette.

 

C’est un épisode relativement peu connu de l’histoire de la conquête spatiale sur laquelle revient le site Gizmodo. Et il a des allures de séquence sortie d’un OSS 117. Ses protagonistes: la chatte Félicette et la fusée Véronique, lancées depuis la base de Colomb Bacar à Hammaguir dans le Sahara algérien le 18 octobre 1963 par l’armée française.

L’objectif du Centre d’études et de recherches de médecine aérospatiale (Cerma) était d’étudier le comportement de l’animal durant la dizaine de minutes dont cinq en absence de gravité, qu’il aura passées en vol.

Un documentaire archivé par l’INA a immortalisé les conditions dans lesquelles les chercheurs avaient sélectionné Félicette. La chatte faisait partie d’un groupe de quatorze, qui pendant plusieurs mois ont été entraînées et testées: une à deux heures enfermées dans une boîte chaque jour dans une cabine qui simulait les bruits de la fusée, et même des séances traumatisantes de centrifugeuse, le tout avec des électrodes plantées dans le crâne. Six chattes furent présélectionnées la veille du vol, choisies pour leur calme pendant les épreuves et, le jour J, Félicette devint l’élue.

Cet oubli relatif dans lequel l’astrochatte est tombée pourrait s’expliquer selon l’historien de la conquête spatiale Robert Pearlman, interrogé par Gizmodo, par l’absence d’une suite glorieuse aux tentatives françaises de se faire une place dans la course entre Soviétiques et Américains. L’histoire de Félicette «ne mène pas à une histoire plus large», à l’inverse de la célébrissime chienne Laika, qui sera la première à voyager dans l’espace en 1957 à l’initiative de l’Union soviétique. Bien que dix Français –dont, tout récemment, Thomas Pesquet– aient voyagé dans l’espace, leurs missions se sont déroulées dans le cadre de coopérations internationales, à l’inverse des premières missions américaines ou soviétiques.

Héros sans nom

 

Selon le site de Patrick Roberts, qui écrit sur les chats célèbres, les chattes sélectionnées par le Cerma pour partir dans l’espace n’étaient pas nommées, afin d’éviter que le personnel ne s’y attache. Félicette aurait été baptisée après coup, peut-être par la presse, lors de son retour triomphal à Paris. Une légende veut qu’elle ait remplacée au pied levé Félix, un chat de gouttière qui s’était échappé juste avant le lancement de la fusée, mais il s’agit selon l’historien d’un mythe.

Après le vol de Félicette, une carte postale fut envoyée aux participants avec la mention:

«Merci pour votre participation à mon succès du 18 octobre 1963».

Source: site du CNES

Le 24 octobre de la même année, un autre chat lancé par l’armée aura moins de chance: la fusée s’écrasa avec son occupant, laissant à Félicette le titre de première, mais aussi d’unique félin à avoir effectué un vol spatial et à en être revenu vivant.

http://www.slate.fr

Meurtre d’un mâle alpha chez des chimpanzés


On dit que le singe ressemble à l’homme, il semble qu’eux aussi en certaines occasions ont recours aux meurtres pour se débarrasser d’un singe gênant. Alors la raison, n’est pas tout à fait claire. Une vengeance contre un dominant tyrannique, le manque de femelles à cause du braconnage ?
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Meurtre d’un mâle alpha chez des chimpanzés

 

Photo : iStock

Les humains sont-ils les seuls à destituer violemment leurs dirigeants? La mort d’un chimpanzé, tué par le groupe qu’il tyrannisait 5 ans auparavant, fait planer le doute sur l’origine de notre violence.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

C’est un phénomène rare qui a été observé par des primatologues américains pendant une mission au Sénégal. Un groupe de chimpanzés a assassiné son ancien dirigeant alors qu’il tentait de reprendre le pouvoir. Les chercheurs ont publié leurs résultats dans l’International journal of primatology.

Pour comprendre la portée du geste, il faut d’abord savoir que les cas de chimpanzés tués par leur propre groupe sont extrêmement rares. On n’a répertorié que 9 cas confirmés dans toute la littérature scientifique.

L’intérêt des chercheurs va plus loin que ce simple « fait divers » : un meurtre de chimpanzé pourrait nous donner plus d’informations sur notre propre violence. Est-ce quelque chose que l’on a en nous et qu’on réprime en société, ou est-ce venu avec la vie en société?

Un règne difficile

Dans leur publication, les chercheurs décrivent l’histoire de Foudouko, le mâle alpha du groupe. Au cours de son règne, Foudouko se comportait en tyran et était très agressif avec les membres de la colonie. Il dirigeait le groupe avec l’aide de son bras droit, un mâle bêta que les chercheurs ont baptisé Mamadou. Les colonies de primates sont toujours dirigées par des jeux d’alliances entre mâles avec l’alpha qui trône au sommet.

Un jour, Mamadou a disparu pendant plusieurs semaines et, quand il est revenu, il était blessé et faible. Les autres mâles plus jeunes et inférieurs dans la hiérarchie en ont profité pour chasser Foudouko du groupe. Pendant 5 ans, l’ancien mâle alpha est resté en périphérie, jamais accepté, mais jamais bien loin.

Puis en 2013, Foudouko a réintégré la colonie. Il a rapidement tenté de regrimper les échelons de la hiérarchie, atteignant le rang de mâle bêta, le bras droit du nouveau chef, malgré de fréquentes altercations avec des mâles de rangs inférieurs.

Puis, un matin, les chercheurs sont alertés par des cris provenant de la colonie. Ils ont retrouvé le corps de Foudouko, couvert de blessures et de marques de dents. En étudiant la « scène de crime », les chercheurs en sont venus à la conclusion qu’il a été tué par un groupe de ses congénères.

Coup de tête ou coup d’État?

Ce qui a dérouté les chercheurs, c’est que plusieurs singes continuaient de s’en prendre au cadavre après sa mort. Seul Mamadou, son ancien bras droit, tentait de protéger le corps, mais il a rapidement été expulsé du groupe.

Dans leur analyse de la situation, les chercheurs ont émis l’hypothèse que des tensions dans le groupe étaient survenues à la suite de la baisse du nombre de femelles, victimes de braconnage. Des combats liés à la reproduction pourraient donc être la cause du meurtre.

Toutefois Foudouko n’a pas été vaincu par le mâle dominant, il a été tué par la base… les chercheurs n’excluent donc pas la vengeance pour son attitude lors de son règne et le refus des autres singes de le voir reprendre son rang de mâle alpha.

http://ici.radio-canada.ca/

Une étude explique enfin pourquoi les baleines sautent hors de l’eau


Les baleines à bosse n’ont pas besoin de téléphone sans fil pour communiquer avec d’autres baleines qui se trouvent à 1 à 4 km de distance. En effet, leurs sauts si impressionnants pour nous est une forme de communication
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Une étude explique enfin pourquoi les baleines sautent hors de l’eau

 

Humpback Whale breaching | Gillfoto via Wikimedia CC License by

Humpback Whale breaching | Gillfoto via Wikimedia CC License by

Repéré par Florian Adam

Repéré sur New York Magazine

Les majestueux sauts des baleines à bosse servent en réalité à communiquer avec d’autres groupes.

«Mais pourquoi donc les baleines sautent-elles hors de l’eau?»

À l’été 2016, la question était laissée en suspens, forcé de constater que «ces sauts impromptus demeurent ainsi l’un des grands mystères de nos océans».

Mais l’énigme vient d’être résolue! Une étude australienne, disponible dans son intégralité, parue dans la revue scientifique Marine Mammal Science brise le mythe.

Les mammifères marins ont développé des systèmes de communication performants, précisent les scientifiques. Contrairement aux ultrasons, les échanges non verbaux des baleines à bosse comme le «breaching», le fait pour les cétacés de sauter hors de l’eau pour ensuite s’écraser à sa surface, restent mal compris.  Il ne s’agirait pas d’un simple jeu pour eux, ou un plaisir pour nous, mais remplirait bien une fonction sociale. Ils ont remarqué que ce comportement avait surtout lieu durant la migration,

«une période où les animaux devraient conserver leur énergie», analysent les chercheurs.

Depuis la côte Est de l’Australie l’équipe a ainsi étudié, entre septembre 2010 et octobre 2011, 76 groupes de baleines, explique Haiki magazine.

D’un an d’observation, ils arrivent à la conclusion que les baleines à bosse, ou Megaptera novaeangliae, s’écrasent à la surface de l’eau pour communiquer, non pas au sein d’un même groupe, mais avec des mammifères éloignés. Ce comportement, précise l’étude, est moins observé dès lors que le groupe le plus proche est à une distance de 1 à 4 kilomètres.

Cité par le New York Times Magazine, la biologiste Ailbhe Kavanagh explique à Haiki magazine qu’«elles utilisent potentiellement se comportement quand les niveaux de bruit de fond sont élevés. Le signal acoustique peut mieux voyager que le signal vocal».

Un secret de moins pour ces géants de la mer.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?


Il y a des animaux domestiques qui reviennent à la maison par conditionnement (ayant appris la route jusqu’à la maison) d’autres laissent des phéromones sur leur passage, et il y a ceux qui ont une boussole interne. Mais d’autres animaux, veulent leur liberté et n’essaieront pas de retrouver leur foyer, alors que d’autres n’ont aucun sens de l’orientation
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Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?

 

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

Nina Montané

Cela dépend de leur capacité à s’orienter et de leur envie de retrouver le domicile de leur maître ou leur lieu de reproduction.

Willow va enfin rentrer chez elle. Willow est une chatte américaine qui a été retrouvée dans les rues de Manhattan à 2.500 km du domicile de ses maîtres, 5 ans après sa disparition, raconte The Huffington Post. Partie de Rocky Mountains (dans le Colorado), elle n’est donc pas rentrée toute seule chez elle, contrairement à de nombreux autres animaux qui ont l’honneur des médias justement parce qu’ils réussissent à parcourir de longues distances pour regagner leurs pénates.

Quels sont donc ces animaux qui rentrent chez eux? Quel est l’animal le plus capable de le faire?

Le cheval et l’appel de l’écurie

Dans le cas du cheval, «l’animal rentre tout seul à l’écurie, c’est connu de tous les cavaliers», explique Michel Macé, comportementaliste équin.

Mais la plupart des éducateurs apprennent à ces animaux à rester auprès de celui qui les monte en cas de chute. Malgré tout, ils ont tendance à rentrer là où ils se sentent en sécurité. En se reposant sur des repères olfactifs et visuels, le cheval reconnaît un parcours sans effort.

Avec sa mémoire extraordinaire, il mémorise les chemins et peut retrouver des tronçons sur lesquels il est passé il y a plus d’un an», observe Michel Macé. 

Le chien aussi a une mémoire de cheval

Le chien, comme le cheval, mémorise les itinéraires, principalement grâce à son flair très développé, à sa vue et parfois à des sons, à force de répétition.

«C’est une compétence qu’on développe chez les chiens d’aveugles, en leur montrant le même parcours plusieurs dizaines de fois, explique Manuel Castaneda, chef d’équipe du centre d’éducation canine Caniscool. Le chien n’a pas de sixième sens, il reproduit un parcours à la suite d’un conditionnement, ça n’a rien à voir avec l’instinct.»

Ainsi, de nombreux chasseurs mettent des colliers GPS à leurs chiens, pour les retrouver quand ils s’éloignent trop dans la forêt.

Néanmoins, le chien peut retrouver le chemin jusqu’à chez lui, sur de courtes distances, porté par deux motivations: l’appartenance au groupe que forment ses maîtres et ses congénères (un besoin primaire chez le chien comme chez l’homme, d’après l’éducateur canin, qui cite la pyramide de Maslow) et l’aspect territorial, car il veut retourner sur son lieu de vie. La plupart des animaux «sociaux», comme les chiens — mais aussi les éléphants ou les singes, s’attachent d’abord à la mère, puis au groupe; c’est pour ça qu’ils le rejoignent.

«Les chiens qui ne cherchent pas à rentrer chez eux sont déséquilibrés», observe Daniel Castaneda.

Les chats, petits Poucet à l’odorat hyper puissant

De la même manière, le chat rentre chez lui pour retrouver ses habitudes et son confort.

«Très angoissé, il a besoin de rituels, que chaque jour se passe exactement comme le précédent, explique Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste pour chats.

Sa capacité à rentrer chez lui dépend surtout de son flair. Le persan au nez écrasé sera perdu si on le pose à 20 mètres de sa maison, alors que le siamois à l’odorat surdéveloppé retrouvera vite son chemin (d’autant plus que cette espèce sait ouvrir des portes).

Le chat peut en effet retrouver son chemin grâce aux marquages olfactifs qu’il laisse sur ses pas. En frottant ses joues, son cou et la base de sa queue, il dépose des phéromones sur son chemin, et n’aura plus qu’à remonter cette piste au retour. S’il gratte l’écorce d’un arbre avec ses griffes, son odeur peut rester incrustée dans le bois pendant des années.

Les histoires de chats qui marchent sur des centaines de kilomètres pour retrouver leur maître restent anecdotiques. Mais il arrive que certains parcourent des distances surprenantes, comme le raconte Ariane Demazier, vétérinaire à Allogny, dans le Cher:


«Des clients ont une chatte qu’ils avaient laissée chez leur fille pendant les vacances, à 5 km à vol d’oiseaux de chez eux. La chatte s’est échappée et a fini par revenir chez eux, de l’autre côté de la forêt, un mois plus tard. C’est étonnant, car elle ne connaissait pas le chemin avant».

L’habitude à être dehors joue aussi. Un félin qui n’est jamais sorti de son appartement sera complètement perdu si on le lâche au bout de sa rue (sans lui avoir permis de marquer son chemin), alors qu’un chat de gouttière se montrera plus débrouillard.

Les pigeons à tête chercheuse

Parmi les oiseaux apprivoisés, certains sont aussi mieux armés que d’autres.

Les pigeons voyageurs « sont capables de s’orienter grâce au champ magnétique terrestre et à la position du soleil», observe Romain Julliard, maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle.

Lors de courses organisées, des pigeons peuvent être lancés à des centaines de kilomètres de chez eux, le gagnant étant celui qui retourne le plus vite à sa volière.

Ces espèces de pigeons peuvent voler d’une traite jusqu’à destination. Les oiseaux domestiques, comme les canaris, les perruches et les perroquets, retourneront également dans leur cage s’ils la considèrent comme leur territoire. Mais leur mauvaise connaissance de l’environnement extérieur peut les faire se perdre facilement; ces espèces s’avèrent également plus vulnérables, et auront du mal à déjouer les prédateurs.

La boussole interne des oiseaux migrateurs

Les champions de l’orientation dans l’air restent les oiseaux migrateurs. Grues, cigognes, canards… il en existe de nombreuses espèces — rien que 522 populations sur l’itinéraire Afrique-Eurasie, notamment. En général, ils parcourent des milliers de kilomètres pour retourner sur leur site de reproduction chaque année. Les hirondelles vont jusqu’à retrouver le même nid au fil des ans.

Ils s’orientent grâce aux champs magnétiques générés par la Terre et aux étoiles, car la plupart de ces espèces volent de nuit pour échapper aux prédateurs. Les montagnes et les mers constituent autant des obstacles à éviter que des repères. Ces capacités d’orientation sont à la fois innées et acquises. Romain Julliard:

«Les jeunes volent instinctivement dans une certaine direction, la première fois qu’ils migrent. Mais alors qu’un jeune sera désorienté si on le déplace de son point de départ naturel, un adulte saura s’adapter. De même, ces chemins s’apprennent au sein d’un groupe: si l’hiver est plus rigoureux que d’habitude, les jeunes suivront les vieux pour aller plus au sud. Il y a une transmission culturelle.»

Quant aux animaux marins migrateurs, comme certaines tortues, ils se repèrent sur de très longues distances grâce, eux aussi, aux champs magnétiques.

«Les femelles doivent retourner sur certains sites pour pondre leurs œufs», explique Ivan Ineich, responsable de la collection reptiles et amphibiens au Muséum national d’histoire naturelle.

Fourmis exploratrices et système de navigation social

Pour une fourmi, rentrer chez soi signifie rentrer à la fourmilière. Mais toutes n’ont pas la même capacité à y retourner – non seulement parce qu’il existe 12.000 espèces de fourmis, avec chacune des manière d’orientation différentes, mais aussi parce qu’il existe des rôles différents au sein des colonies, explique Dominique Fresneau, directeur du Laboratoire d’éthologie expérimentale et comparée Université Paris-XIII:

«Les fourmis exploratrices se déplacent d’abord au hasard, puis trouvent de la nourriture et rentrent avec. Elles sont capables de repérer le chemin le plus court pour rentrer à la fourmilière, tout en laissant une piste chimique qui va servir aux autres fourmis à retourner jusqu’à la nourriture.»

La bonne vue de ces fourmis et leur mémoire leur permettent de repérer exactement leur position. Elles peuvent parcourir ainsi des distances impressionnantes pour leur taille, jusqu’à 30 mètres. Certaines espèces primitives utilisent également la lumière polarisée du soleil pour s’orienter. En revanche, de nombreuses fourmis ouvrières peuvent se perdre, car elles ne disposent pas d’un aussi bon système de navigation interne. Surtout si la piste chimique tracée par les exploratrices est coupée, comme s’en amusent les studios Pixar au tout début de 1001 pattes.

Serpents et lézards fugueurs

Les serpents et les lézards domestiques, eux, ne reviendront jamais dans leur cage spontanément. Ils chercheront toujours la liberté, explique Ivan Ineich :

«Comme ce sont des animaux à température variable, ils ressentent par moment le besoin de se mettre au froid ou au chaud, ce qu’ils peuvent faire sans problème dans la nature. Dans une cage, la température est constante, donc l’animal sera stressé.»

Les vaches et l’appât de l’herbe

Dans un élevage, une vache ne fuguerait jamais toute seule, car le troupeau lui importe trop. Par contre, elles ont aussi une tendance à vouloir fuir l’étable en groupe, à aller vers l’extérieur… et surtout vers la bonne herbe, raconte Cyril Guiet, éleveur bovin:

«Si les meneuses, les plus vieilles vaches, restent, alors tout le groupe reste. Mais si le troupeau entier s’en va,elles peuvent marcher loin, jusqu’à 10 km, mais s’arrêteront de préférence dans un champ où elles sont déjà allées et où elles savent l’herbe bonne.»

Les rongeurs pas équipés pour les expéditions lointaines

Les rongeurs domestiques finissent derniers de ce palmarès. Lapins, hamsters et autres cochons d’Inde seront les plus prompts à se perdre définitivement.

Selon le docteur Quinton, vétérinaire à Paris, «si vous prenez un lapin et que vous le mettez à quelques centaines de mètres de son habitat habituel, c’est fichu pour lui», explique-t-il. «Les rongeurs ne sont pas équipés pour revenir depuis une destination lointaine» et se retrouvent très vite désorientés.

Nina Montané

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► 5 choses surprenantes que vous ne saviez pas sur les chats !


Nous avons encore des choses à apprendre sur le comportement des chats
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5 choses surprenantes que vous ne saviez pas sur les chats !

 

Accusés des pires conspirations mais irrésistiblement mignons, les félins règnent en maître sur Internet et dans les cœurs de beaucoup. Un vétérinaire passionné s’est donc penché sur leur cas pour pouvoir livrer quelques secrets sur eux…

Auteur de How to Speak Cat et vétérinaire à San Diego depuis plus de 25 ans, Gary Weitzman s’est confié au National Geographic quant à ses découvertes sur le genre félin. Vous ne risquez pas d’être déçu !

1. Les chats sont plus sensibles aux voix féminines

C’est notamment lors de la rédaction de son livre que l’amoureux des animaux a appris quelque chose d’incroyable sur les matous : ils sont plus réceptifs aux sons provoqués par les cordes vocales des femmes. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces dernières produisent des notes plus haut perchées que les hommes… et que les chats perçoivent mieux les notes de tête.

Si les tigres de salon sont plus réceptifs au genre féminin, la réciproque existe aussi : les femmes sont plus sensibles aux matous que les hommes. Pourquoi ? Tout simplement parce que les miaulements variables de ces derniers sont très similaires à des pleurs/gazouillis d’enfant, nous rappelle la comportementaliste du chat Marie-Hélène Bonnet. Ah, instinct maternel quand tu nous tiens…

2. Le chat voit six fois mieux dans le noir que l’Homme

Ce n’est un secret pour personne, le regard perçant du chat lui permet de distinguer bien des choses… quand elles sont loin de lui. Mais pas que : il faut savoir que ce dernier est un animal nyctalope (qui voit dans le noir).

 «Les chats peuvent voir dans l’obscurité six fois mieux que les humains», a-t-il en effet confié.

La raison ? Le nombre élevé de bâtonnets (cellules capables de réfléchir la lumière) présents au fond de son œil.

3. La couleur du pelage du chat et son comportement semblent liés

Selon le spécialiste, cette réalité est indéniable : le caractère d’un chat est en partie défini par la couleur de sa robe. Aussi, à ses yeux, les chats écailles de tortue ont tendance à être plus indépendant et à n’aimer réellement qu’un seul maître.

4. Le coup de folie du chat est dû à un trop-plein d’énergie

Pourquoi, alors qu’il était calme, le chat se transforme soudainement en fusée ravageant tout sur son passage ? D’après Gary Weitzman, la réponse peut venir de sa condition d’animal domestique :

«les chats d’intérieur ont beaucoup d’énergie refoulée qu’ils ne peuvent pas dépenser alors que les chats sauvages chassent, traquent et patientent pour s’occuper.»

La solution pour éviter tout dégât ? Jouer avec son compagnon ! Ainsi, vous lui permettrez de se défouler et de lui faire faire l’exercice dont il a besoin pour être bien dans ses adorables petites pattes.

5. Le comportement du chat domestique est similaire à celui de ses ancêtres sauvages

«Les chats sont domestiqués depuis moitié moins de temps que les chiens», rappelle par ailleurs le vétérinaire.

Par conséquent, leur comportement est quasi identique à celui de leurs aïeuls qui vivaient sans l’Homme : ils ont toujours besoin de chasser et d’être indépendants.

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