Pourquoi les chiens aboient face à certaines personnes et pas à d’autres ?


Les chiens réagissent à ce qu’ils ont vécu et par leur odorat et vision. Quand un chien jappe envers une personne qui n’est pas dangereuse, il probable que l’odeur ou la vue de la personne le fasse réagir pour quelque chose qu’il a déjà expérimenter. Il est possible de changer ces comportements
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Pourquoi les chiens aboient face à certaines personnes et pas à d’autres ?

 

Art_man / Shutterstock.com

Les chiens sont toujours sur leur garde quand un inconnu s’approche de leur territoire. Quand votre animal favori se met à rugir, il indique une agression ou simplement de l’anxiété. Mais parfois, l’animal remue la queue même s’il ne connaît pas la personne.

Alors pourquoi un chien réagit-il de façon différente selon la personne ? Arrive-t-il à voir quelque chose que nous ne pouvons pas voir à l’œil nu ? La plupart des gens pensent que la personne qui n’est pas acceptée par le chien est mauvaise. Est-ce vrai ? Personne n’arrive à donner une réponse exacte qui s’applique à tous les chiens sur Terre. Mais des vétérinaires expérimentés ont déjà traqué cette tendance et sont prêts à nous révéler leur conclusion.

L’odorat d’un chien est 10 000 fois supérieur à celui des humains. À cause de cela, nous ne pouvons pas imaginer de quelle façon ils perçoivent notre monde et les informations additionnelles qu’ils obtiennent. Il est incroyable de voir à quel point des chiens entraînés arrivent à distinguer deux jumeaux qui vivent ensemble et qui mangent les mêmes repas. Ces animaux peuvent identifier les odeurs des endroits où vous étiez et des personnes avec qui vous étiez même après plusieurs heures.

Votre chien peut sentir quelque chose que vous ne pouvez pas remarquer chez une personne et commencer à rugir, mais cela ne devrait pas vous perturber. Le chien peut sentir quelque chose qu’il associe à quelque chose de négatif. Toutes les réactions des chiens se basent sur des expériences passées. Et puisqu’ils ne peuvent pas nous en parler, nous ne pouvons que supposer. C’est pour cette raison que la plupart du temps, les gens préfèrent avoir des chiots afin de suivre leur croissance depuis leur naissance. Si vous optez pour un chien plus âgé, vous devrez observer son comportement pour un certain temps, car vous pourriez avoir un chien avec un problème psychique.

Jaromir Chalabala / Shutterstock.com

Les chiens se basent plus sur leur odorat que sur leur vue. Cependant, il arrive qu’ils aboient face à des personnes quand ils remarquent quelque chose qui leur rappel un danger : la taille et la façon de se déplacer, par exemple. C’est pour cette raison que les chiens aboient souvent face à des personnes familières quand elles portent des chapeaux ou qu’elles tiennent un parapluie.

Si vous savez qu’une personne n’est pas dangereuse, apprenez à votre chien à être calme avec cette dernière. Répétez vos ordres à plusieurs reprises. Le chien doit effectuer ses ordres sans même réfléchir. Quand votre ami s’approche, continuez la procédure. Félicitez votre chien avec son aliment favori, puis demandez à votre invité de le féliciter et de nourrir le chien ensuite.

Edoma / Shutterstock.com

En aucun cas ne devez-vous battre le chien pour lui montrer qui est le chef. Il est préférable de passer du temps à l’entraîner. Utilisez votre intelligence pour montrer au chien ce que vous attendez de lui. Votre tâche est d’être plus rusé que votre animal. Ce n’est pas toujours facile, mais pas impossible non plus.

Source : iHeartDogs

 

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Le chien utiliserait des mimiques pour communiquer avec l’homme


Les chiens sont plus expressifs envers les humains s’ils leur attention. Une forme de communication qui irait au-delà des émotions.
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Le chien utiliserait des mimiques pour communiquer avec l’homme

 

Les chercheurs déduisent que face à l'homme, le... (Photo Seth Wenig, archives AP)

Les chercheurs déduisent que face à l’homme, le chien exprime davantage qu’une simple émotion.

PHOTO SETH WENIG, ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse
Paris

Oreilles en berne, yeux de chien battu, babines retroussées: le meilleur ami de l’homme pourrait se livrer à ces mimiques pour transmettre un message et pas seulement sous le coup d’une émotion, selon une étude publiée jeudi dans Scientific Reports.

Nous savons déjà que les chiens sont très sensibles à l’attention humaine.

«Mais nos résultats vont plus loin en suggérant que nous devons interpréter les mouvements de leur face comme un mode de communication», explique à l’AFP Juliane Kaminski de l’Université de Portsmouth au Royaume-Uni, un des coauteurs de ces travaux.

Pour en arriver à ces conclusions, Juliane Kaminski et ses collègues ont étudié 24 chiens de races différentes, âgés de un à douze ans. Tous étaient des animaux de compagnie.

Les chercheurs ont filmé les chiens et leurs expressions en les plaçant à un mètre d’un humain, ce dernier étant de face, de dos, attentif ou distrait.

Résultat:

«les muscles de leur face bougent davantage si l’humain est attentif», affirme Juliane Kaminski. Et «les yeux de chien battu» est l’expression qu’ils adoptent le plus souvent.

Les expériences réalisées ont également permis de mettre en évidence que l’animal était moins expressif face à de la nourriture, synonyme de plaisir pour lui.

Les chercheurs en déduisent que face à l’homme, le chien exprime davantage qu’une simple émotion.

«Les résultats pourraient indiquer que les chiens sont sensibles à l’attention des humains et que leurs expressions sont potentiellement des tentatives actives de communiquer, et non pas des simples affichages émotionnels», explique la chercheuse.

Mais il ne faudrait pas pour autant en déduire qu’un animal de compagnie prend son regard de chien battu pour amadouer son maître. Selon l’équipe, ces travaux ne permettent pas d’affirmer que les chiens ont conscience de ce qu’un être humain peut penser ou ressentir face à ses mimiques, une faculté considérée comme un signe d’intelligence élevée, propre de l’homme.

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La rage chez le chien : tout savoir sur les symptômes, la prévention et les traitements


Le vaccin contre la rage n’est pas obligatoire en France comme au Québec, pour nos animaux. Cependant, il est préférable pour éviter la contamination. Sachez qu’au Québec, la rage est une maladie à déclaration obligatoire en vertu du Règlement sur les maladies déclarables de la Loi sur la santé des animaux.
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La rage chez le chien : tout savoir sur les symptômes, la prévention et les traitements

 

Virus transmis par la salive, la rage est une maladie mortelle dont les signes doivent vous alerter. Cependant, aucun traitement n’existe ; seule la vaccination permet de s’en prémunir.

La rage est une maladie virale qui se transmet par la salive, et donc la morsure, de l’animal à l’homme. Si elle est devenue rare en France grâce à la vaccination, elle constitue toujours un risque sanitaire important en cas de contamination.

Comment reconnaître les symptômes de la rage chez le chien ?

Un chien souffrant de la rage change de comportement. Il devient agressif, irritable, alors qu’il était d’un naturel très doux. Plus la maladie progresse, plus son agressivité va se renforcer, le poussant à mordre des objets, des animaux et des hommes.

D’autres signes doivent vous alerter : le chien salive beaucoup (sialorrhée), son pharynx, son larynx et sa mâchoire se paralysent, ce qui l’empêche de déglutir.

En phrase terminale, le chien devient ataxique, et une paralysie progressive apparaît, avec des convulsions. L’animal finit par décéder.

Quel traitement pour soigner la rage ?

Chez l’animal comme chez l’homme, il n’existe actuellement aucun traitement qui permette de soigner ou de guérir cette maladie. Si vous suspectez votre chien de souffrir de la rage, prenez les plus grandes précautions avant de le manipuler, et téléphonez à un vétérinaire pour qu’il vous indique la marche à suivre. Dans tous les cas, n’essayez pas d’attraper ou même de toucher un chien agressif, prêt à mordre.

Comment prévenir la rage chez le chien ?

S’il n’existe aucun traitement contre la rage, le meilleur moyen de lutter contre cette maladie est la vaccination. Le vaccin antirabique n’est pas obligatoire en France, sauf pour les chiens de 1ère et 2ème catégorie ; en revanche, il est obligatoire si l’animal se rend à l’étranger. Si votre chien est amené à voyager, il faudra donc le faire vacciner (avec un rappel annuel). Dans la mesure du possible, il vaut mieux éviter de le laisser en contact avec des animaux errants qui pourraient potentiellement être contaminés.

Par Elisa GorinsCrédits photo :

Shutterstock (image d’illustration)

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Des éléphants pleurent leurs morts : des images saisissantes


On sait que certains animaux semble vivre un deuil quand un proche décède, comme les chimpanzés, les dauphins. Une spécialiste des pachydermes a vu la même scène lors de la mort d’une matriarche. Ce qui n’est pas anodin, c’est que trois groupes qui ont défilé devant son corps n’appartenaient liés au clan de la matriarche. On n’ose pas dire que c’est une réaction emphatique pour éviter l’anthropomorphisme, alors pourquoi ce comportement ?
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Des éléphants pleurent leurs morts : des images saisissantes

 

Des éléphants viennent sentir et toucher le corps d’une matriarche, morte, de cause naturelle, quelques semaines plus tôt. © National Geographic

 Les éléphants vivent en communauté et ont développé des comportements qui parfois nous interrogent. Ainsi, en septembre 2016, nous avions découvert des images rares prises par une caméra : des éléphants défilant devant le cadavre d’une femelle.

D’après la zoologiste qui a filmé la scène, ce comportement n’est pas habituel et elle ne pouvait pas en donner d’explication précise.

Article de Jean-Luc Goudet paru le 3 septembre 2016

Ils s’approchent du reste du corps qu’ont laissé les charognards et l’explorent de leur trompe, voire de leurs pattes. Un troupeau d’éléphants défile ainsi, chacun s’arrêtant quelques secondes, ou plus. Le cadavre est celui d’une éléphante de 45 ans, une matriarche de la réserve nationale de Samburu, au nord du Kenya, morte deux ou trois semaines plus tôt (en 2013). Shifra Goldenberg, doctorante à la Colorado State University, spécialiste des pachydermes, avait suivi cette femelle, surnommée la reine Victoria.

Retournée sur les lieux, la jeune chercheuse a eu la chance de filmer ces images très rares, montrant trois groupes distincts d’éléphants venir autour de la reine Victoria. Dans le commentaire de la vidéo, publiée par National Geographic, elle explique que l’attitude et le comportement des animaux qui s’attardent près du corps ne sont pas du tout habituels.

Des éléphants en deuil ? En fait, on l’ignore

« Les animaux ont l’air stressé » commente Shifra Goldenberg. Comment interpréter cette scène ? Bien sûr, on pense à une sorte de deuil ou au moins à de la tristesse, mais il y a de l’anthropomorphisme dans cette analyse. La scientifique s’en garde bien, rappelant que l’on ne sait pas ce que les animaux ont dans la tête durant ce moment. Le fait que les trois groupes n’étaient pas liés à celui de la matriarche pose question.

Mais les pachydermes sont connus pour former des groupes très soudés, avec de nombreuses interactions sociales. D’autres mammifères, chimpanzés et dauphins notamment, manifestent de l’empathie pour leurs proches. Jane Goodall, dans les années 1960, fut la première à observer précisément de l’entraide entre des chimpanzés, des animaux valides venant apporter de la nourriture à des malades (la tribu avait subi une épidémie de poliomyélite). Mais leur comportement face à la mort reste mystérieux.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi votre chat aime-t-il vous montrer ses fesses ?


Ma Fripouille m’a présenté ses fesses, alors que j’était couché, juste en dessus de mon nez,ca surprend ! En fait, pour un chat, cela a une façon de montrer sa confiance en vous … sans plus
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Pourquoi votre chat aime-t-il vous montrer ses fesses ?

 

 

Les chats ont leurs manies qui, parfois, nous font sourire. Puis il y a les autres, plus embêtantes, comme le fait de remuer son postérieur sous votre nez… Pourquoi fait-il ça ?

Explications.

Tout propriétaire de chat a vécu cette situation aussi drôle que gênante au moins une fois dans sa vie. Confortablement installé dans votre lit ou dans votre canapé, Matou Premier du nom s’est joint à vous dans le but ultime de récolter quelques caresses. Et là, sans crier gare, il s’est placé de telle façon qu’il a réussi le non-exploit de vous mettre ses fesses en pleine figure. Un grand classique dirons-nous.

En toute logique, cette situation dérange bon nombre de propriétaires qui y voient là une véritable «agression» de leur champs visuel et préfèrent alors gentiment repousser leur petit compagnon. Pourtant, d’après les affirmations d’Amy Shojai – auteure de plusieurs ouvrages sur le comportement des animaux domestiques et spécialiste des chats – cette plongée sur ses parties intimes offerte par sa boule de poils serait une véritable bénédiction.

Se renifler ? Un signe de confiance !

Domestiqués depuis bien longtemps que le chien, le chat n’en reste pas moins un animal social. C’est pourquoi, dès qu’il croise un congénère, une fois l’animosité passée, il va s’approcher de lui afin de le renifler. Dans un premier temps, c’est en direction de la face et du cou qu’il va le faire pour capter les phéromones qui s’en dégagent. Une manière pour lui de saluer l’autre et d’aider à faire redescendre l’agressivité, souligne par ailleurs l’experte. Puis après l’avant du corps, c’est naturellement qu’il va se diriger vers les flancs et la région anale.

«C’est ici que se trouve la vraie signature olfactive du chat», explique-t-elle par ailleurs.

Comme les toutous, c’est ainsi que les matous prennent alors les informations complémentaires sur celui qui leur fait face.

Mais pourquoi vous le fait-il à vous alors qu’il sait pertinemment que vous n’êtes pas un félin ? Selon Amy Shojai, il ne ferait que vous montrer l’amitié et la confiance qu’il vous porte ! Un vrai gros compliment, en somme… et pour cause, à ses yeux, vous êtes un peu comme sa maman dans la commune mesure où vous le nourrissez, le cajolez, lui accordez du temps. Il est donc normal pour lui de vous le prouver… à sa manière un peu particulière. Toutefois, si ce comportement instinctif vous dérange vraiment, libre à vous de l’ignorer quand il le fait et de le chouchouter quand il vous montre sa bouille. Peut être ainsi intègrera-t-il à quel moment vous êtes le plus prompt à le câliner.

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Pour lutter contre l’effet de groupe, le chimpanzé est aussi nul que l’homme


Un comportement social observé chez le chimpanzé qui s’avère inutile, car il n’est pas une question de survie, ni de se nourrir est comparable chez l’être humain. Un singe fait quelque chose de différent alors son clan fini par imiter et cela devient une coutume comme l’être l’humain qui par exemple juste à voir les piercings, la mode en général etc ..
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Pour lutter contre l’effet de groupe, le chimpanzé est aussi nul que l’homme

 

Un chimpanzé dans un zoo japonais, le 16 février 2009 | Yoshikazu TSUNO / AFP

Un chimpanzé dans un zoo japonais, le 16 février 2009 | Yoshikazu TSUNO / AFP

Elise Costa

Lorsqu’un soigneur du refuge pour chimpanzés de Chimfunshi voit l’une des femelles s’insérer un brin d’herbe dans l’oreille, il n’en pense pas grand-chose. Jusqu’à ce qu’il observe un nombre croissant de chimpanzés se trimballant à leur tour avec un brin d’herbe dans l’oreille. Qu’est-il en train de se passer?

 

Quel est notre rapport aux animaux? Comment nous nous épaulons et parfois, nous détruisons? Cet été, Slate vous raconte des histoires extraordinaires d’animaux sauvages et domestiques à travers le monde pour nous aider à comprendre qui ils sont et qui nous sommes.

En 2007, un membre de l’équipe de Chimfunshi se promène dans le parc. Chimfunshi est un sanctuaire pour chimpanzés situé au nord de la Zambie, en Afrique australe. Dans les années 1980, Sheila et David Siddle ont décidé d’ouvrir ce centre de soins après avoir recueilli un bébé chimpanzé mal en point. Si ce couple de Britanniques a d’abord fait sourire, ils ont vite été adoubés par la primatologue superstar Jane Goodall, ce qui leur a valu une certaine reconnaissance internationale. Aujourd’hui, Chimfunshi réunit près de 140 chimpanzés. Ils vivent séparés en quatre groupes, quatre communautés qui ne se côtoient pas. En ce matin de 2007 donc, le membre de l’équipe –premier témoin de l’affaire– se trouve au milieu du groupe 4. C’est alors qu’il remarque Julie.

Julie est une femelle chimpanzé de 18 ans. Il la voit ramasser un brin d’herbe séché, semblable à de la paille. Elle ne joue pas avec. Elle ne le mâchonne pas. Elle regarde son brin d’herbe, puis se le met dans l’oreille. Elle le laisse là tandis qu’elle va se reposer. Elle le garde pour jouer. Elle l’a toujours quand elle part faire la toilette de son fils Jack. La tige ocre pendouille hors de l’orifice, le long de son visage. Le soigneur sourit. Après tout, pourquoi pas? Peut-être que ça l’amuse. De nombreux cas d’animaux farceurs ont bien été répertoriés au cours des dernières années (par exemple en 2006 par Mim Eichler Rivas, dans son livre Beautiful Jim Key), tout comme on sait que le rire est un état non réservé aux êtres humains (l’étude de Jaak Panksepp et Jeff Burgdorf a ainsi montré, en 2003, que les rats pouvaient aussi se poiler).

Mais la blague devient récurrente. À leur tour, différents soigneurs voient Julie ramasser un long brin d’herbe séchée, se le mettre dans l’oreille et vaquer à ses occupations. Ils se demandent ce qu’elle fiche. Son brin d’herbe ne sert à rien. Il n’a d’autre utilité que d’être là, dans son oreille. L’affaire dure un moment.

Contrairement à ce qu’on croyait, le chimpanzé peut imiter ses congénères

 

En 2010, le professeur néerlandais Edwin van Leeuwen décide d’aller voir de lui-même si ce qui se raconte est vrai. L’éthologue raconte par mail la première fois qu’il a posé le pied à Chimfunshi:

«Le sanctuaire est un endroit incroyable pour ces chimpanzés qui ont été victimes du comportement profondément cruel et stupide de certains hommes. Ils peuvent se remettre sur pied et devenir à nouveau eux-mêmes, trouvant une nouvelle famille chimpanzé, dans un parc naturel immense. Merveilleux! (…) Et là, il y a cette femelle qui se met très souvent ce brin d’herbe dans l’oreille, ce qui semble lui plaire – en tous cas elle ne semble pas stressée ni rien – puis qui retourne à sa vie de chimpanzé… ce qui est vraiment drôle à voir!»

C’est drôle, dit Edwin van Leeuwen, car se fourrer un brin d’herbe dans l’oreille n’est pas un comportement typique du chimpanzé. Depuis le temps que les scientifiques étudient le Pan troglodytes, cela se saurait. Mais le propre des scientifiques est aussi d’être curieux. Cela ne sert à rien a priori mais cela soulève une question: pourquoi Julie fait-elle ça?

Avec l’aide de l’équipe zambienne, Van Leeuwen décide alors de filmer les chimpanzés des quatre groupes (à cette époque, ils sont 94 primates à être logés au parc). Tous les jours, pendant un an.

Et petit à petit, le phénomène s’étend. Dans le groupe 4, de plus en plus de chimpanzés adoptent le même comportement que Julie. Cela commence par son fils Jack (4 ans), puis ses amis Kathy (13 ans), Val (12 ans), Miracle (11 ans), et ainsi de suite. De manière étrange, la chose ne se propage pas aux autres groupes. Seule la bande de Julie procède à ce rituel caractéristique.

«C’est devenu, explique Edwin van Leeuwen, un signe distinctif du groupe. Très peu d’entre eux ne l’ont jamais fait, à peu près 80% des membres du groupe se sont mis un brin d’herbe dans l’oreille… ce qui veut dire qu’ils l’ont socialement appris.»

À la fin de la période d’observation, l’homme récupère près de sept cent cinquante heures de tournage. Il découvre ce que le brin d’herbe dans l’oreille n’est pas: il n’est pas un comportement social lié à l’évolution de l’espèce; il n’est pas motivé par un quelconque facteur écologique; il n’est pas un mécanisme de survie; il n’a aucun but biologique. En un mot, il ne sert à rien.

«C’est devenu une tradition!», dit-il.

Ce que le comportement des chimpanzés dit de nous

Le consensus veut pourtant, en psychologie cognitive, que les chimpanzés soient incapables de surimitation ou de copie aveugle.

Chez l’être humain, «les expérimentations montrent que les gens copient des actions irrationnelles “parce que c’est comme cela qu’on fait”. Ce processus est crucial pour la construction de la culture humaine et de l’identité du groupe. On ne le trouve pas chez les chimpanzés.» 

Dans la revue SociologieS(octobre 2011), on lit: «Alors que les enfants ont tendance à “surimiter” (overimitation) les gestes qu’un expérimentateur effectue devant eux, même s’ils sont clairement inutiles, les chimpanzés ne copient que les manipulations qui permettent effectivement d’obtenir une récompense (Whiten et al., 2005).»

L’étude de Van Leeuwen publiée en 2014 sur le brin d’herbe dans l’oreille («grass-in-the-ear behavior») montre l’inverse.

«Les chimpanzés ne s’imitent pas simplement quand cela est nécessaire –pour manger ou survivre. Ils le font parfois sans raison apparente, comme les êtres humains, peut-être pour être comme l’autre (bien qu’évidemment, nous ne connaissons pas leur motivation).» 

Autrement dit, les chimpanzés peuvent aussi choisir d’arborer un accessoire tendance et lancer une mode. À moins qu’il ne s’agisse d’une blague qui va trop loin.

Car plus étonnant: lorsque Julie –it-girl de la tendance du brin d’herbe dans l’esgourde– décède en mai 2013, l’équipe de Chimfunshi rapporte avoir observé que d’autres membres de son groupe perpétuaient la tradition. Un geste qui nous ressemble énormément.

«Ce sont nos similitudes et différences [avec les chimpanzés] qui peuvent nous aider à comprendre l’évolution des comportements socio-cognitifs: quand notre culture, notre coopération, notre sociabilité ont commencé, et pourquoi? Nous avons besoin de références non humaines pour répondre à ces questions.»

Méfiance: entre la capacité à agir pour la beauté de la chose et le besoin de rigueur scientifique, nous n’en sommes plus qu’à quelques chromosomes près.

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Pourquoi les baleines à bosse sauvent-elles des phoques ? Mystère…


Parmi les comportements des animaux, la baleine à bosse est particulièrement étrange, elle semble vouloir sauver des animaux marins en détresse qui sont attaqués par des orques. Pourquoi ? Est-ce vraiment par altruisme ? La haine des orques qui peuvent s’attaquer aussi aux baleineaux ? En fait, les scientifiques ne savent pas vraiment
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Pourquoi les baleines à bosse sauvent-elles des phoques ? Mystère…

 

Jean-Luc Goudet
Journaliste

 

Les baleines à bosse protègent leurs petits des attaques des orques, mais elles interviennent aussi pour sauver des phoques et d’autres cétacés. L’an dernier, des chercheurs avaient étudié 115 cas de ce genre, rapportant même celui d’une baleine secourant… un poisson. Pourquoi font-elles cela ? Mystère.

Spécialiste des oiseaux marins et des cétacés, Robert Pitman est biologiste au Soutwest Fisheries Center, à La Jolla, en Californie. Pour lui, l’affaire a commencé en janvier 2009, au large de la péninsule Antarctique, quand il a été le témoin avec son équipe de l’incroyable sauvetage d’un phoque par des baleines à bosse (Megaptera novaeangliae). L’histoire a été racontée, par lui-même et par un collègue, sur le site Natural History. Elle se déroule en fait en deux épisodes, avec trois observations troublantes.

Ce matin-là, grâce à des images de satellites, les biologistes marins ont repéré un groupe de dix orques et, parvenus sur place, remarquent au milieu d’elles deux baleines à bosse très agitées. Les orques attaquent-elles les baleines ? En principe, elles ne s’en prennent qu’aux petits mais, expliquent les auteurs, agressent parfois des baleines adultes pour, peut-être, tester leur résistance, ou plutôt leur faiblesse. Quand la situation se calme, les orques parties, les chercheurs remarquent, au milieu des baleines, un phoque de Weddell. Était-il la proie convoitée par les orques ? Était-il venu se protéger au milieu des baleines ?

Un quart d’heure plus tard, les orques, suivies par les biologistes marins, dénichent un phoque crabier, qui se réfugie sur un morceau de banquise. C’est alors que surgissent les deux mêmes baleines. Elles foncent sur les orques, qui finissent par fuir. Rien ne prouve que les baleines sont venues sauver le phoque, expliquent les auteurs… qui n’étaient pas au bout de leurs surprises.

L'évènement de janvier 2009, près de la péninsule Antarctique. Retournée, une baleine à bosse est venue sous un phoque pour le porter sur son ventre. Avec l'une de ses nageoires (de plus de 4 m), elle l'empêche basculer dans l'eau, où l'attendent des orques. La photographie a été prise par Robert Pitman, l'un des observateurs et l'un des auteurs de la présente étude. © Robert Pitman, Natural History

L’évènement de janvier 2009, près de la péninsule Antarctique. Retournée, une baleine à bosse est venue sous un phoque pour le porter sur son ventre. Avec l’une de ses nageoires (de plus de 4 m), elle l’empêche basculer dans l’eau, où l’attendent des orques. La photographie a été prise par Robert Pitman, l’un des observateurs et l’un des auteurs de la présente étude. © Robert Pitman, Natural History

Un phoque sauvé par une baleine

Second épisode une semaine plus tard. La scène est semblable : des orques encerclent un phoque de Weddell, réfugié sur un minuscule morceau de glace. Là encore, deux baleines à bosse s’interposent. Ce ne sont pas les vedettes du premier épisode, précisent les auteurs. Cette fois, les grands cétacés parviennent à déstabiliser l’embarcation, précipitant le pinnipède à l’eau. La réaction du phoque est de foncer vers les baleines. Les chercheurs se gardent de conclure que l’animal sait qu’elles vont le protéger. Selon eux, il n’est même pas sûr qu’il les voit comme des êtres vivants, arguant avoir déjà vu des phoques venir chercher refuge derrière leur bateau.

La réaction des baleines est, elle, étonnante. L’une d’elles se retourne, passe sous le phoque, qui se retrouve échoué sur le ventre de l’immense cétacé. Sa position est instable et les mouvements d’eau le font glisser. Robert Pitman voit alors la baleine le retenir avec sa grande nageoire. Il a le temps de prendre une photographie, que nous présentons ici. Peu de temps après, le phoque plonge et grimpe sur la banquise, sain et sauf.

Les baleines à bosse n’aiment vraiment pas les orques

Est-ce un instinct maternel, affûté pour protéger les baleineaux des orques ? Pour mieux comprendre ces comportements, Robert Pitman et ses collègues ont étudié les observations de ce genre et viennent de publier une synthèse répertoriant 115 cas d’interactions entre des baleines à bosse et des orques, publiée dans la revue Marine Mammal Science. Les statistiques esquissent un tableau bien différent de celui d’ordinaire accepté. Alors qu’il était admis que les comportements agressifs des baleines envers les orques étaient surtout défensifs, les auteurs observent l’inverse. Dans la majorité des attaques mutuelles (72 cas sur 115), les baleines sont à l’origine de l’agression. Ces chasseuses de harengs, gobeuses de krill à l’occasion, n’aiment pas les orques…

Dans 87 % des attaques, les baleines s’en prenaient à des orques en train de chasser. Mais alors, plus surprenant encore, dans ces situations, seulement 11 % des proies étaient des baleines à bosse. Dans les autres cas (89 % des attaques d’orques en train de chasser, donc), les baleines sont intervenues pour protéger dix autres espèces : trois cétacés, six pinnipèdes… et un poisson. Les auteurs suggèrent que les baleines réagissent aux vocalisations des orques en train de chasser, qu’elles peuvent détecter jusqu’à un kilomètre de distance.

Comment expliquer ce comportement ? Pitman et ses collègues envisagent l’hypothèse qu’il est une forme de dissuasion, tendant à décourager plus tard les orques de s’en prendre à leurs petits. D’autres mammifères, comme les éléphants, ont été observés en train de charger intentionnellement des prédateurs. Les auteurs posent aussi l’hypothèse de l’altruisme, une notion souvent étudiée en éthologie. Elle serait ici interspécifique, ce qui pose la question de son intérêt. Chez ces animaux au comportement social complexe, les auteurs imaginent que, peut-être, ces attaques (peu risquées) resserreraient les liens familiaux, même quand la proie des orques serait d’une autre espèce. L’altruisme interspécifique serait en quelque sorte accidentel. Mais le mystère demeure…

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