Le côté sombre du web, vu par un fondateur de l’ancêtre d’Internet


Qui aurait dit toute l’évolution quand Arpanet a été créer. Les concepteurs étaient loin de se douter des réseaux sociaux, des comportements malveillants. Mais l’optimiste demeure quand même en prenant l’internet comme Olaf Kolkman dit, un adolescent turbulent.
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Le côté sombre du web, vu par un fondateur de l’ancêtre d’Internet

Un homme tient un rouleau de câbles réseau.

Le professeur Leonard Kleinrock fait partie d’un groupe de chercheurs qui a réussi à faire communiquer à distance un ordinateur avec une autre machine, en 1969.

PHOTO : AFP/GETTY IMAGES / ROBYN BECK

Agence France-Presse

Le 29 octobre 1969, le professeur Leonard Kleinrock et ses collègues de la célèbre UCLA (Université de Californie à Los Angeles) ont fait « parler » un ordinateur avec une autre machine, située dans une région qui allait devenir la Silicon Valley, au sud de San Francisco.

Mais l’enthousiasme des débuts a été entamé par les conséquences néfastes et inattendues de cette innovation – l’ancêtre d’internet.

Je n’avais pas du tout vu venir l’aspect « réseaux sociaux ». Je pensais faire communiquer les gens avec les ordinateurs, ou les ordinateurs entre eux, mais pas les gens entre eux, raconte M. Kleinrock, qui aura 85 ans en juin.

Pour marquer les 50 ans de l’événement, le professeur ouvre un nouveau laboratoire consacré à Internet, censé aider à lutter contre les problèmes imprévus qui ont surgi avec l’adoption du réseau à grande échelle.

Quelque 4 milliards de personnes dans le monde utilisent désormais le réseau, qui, croyait-on, allait apporter l’égalité et la connaissance à la majorité.

En un sens, c’est une invention très démocratique, remarque-t-il.

Mais elle recèle aussi une formule parfaite pour le côté sombre de l’humanité. […] Il y a tellement de choses criées en ligne que les voix modérées se retrouvent noyées et les points de vue extrême, amplifiés, répandant la haine, la désinformation et les abus, constate-t-il.

En tant qu’ingénieurs nous ne pensions pas aux comportements malveillants. Leonard Kleinrock

Un portrait pas totalement sombre

Le nouveau Connection Lab (labo de connexion) de l’UCLA se penchera sur des sujets tels que l’apprentissage automatisé des machines, l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, l’internet des objets ou encore la technologie de chaîne de blocs (blockchain), une base de données décentralisée et sécurisée, qui permet une traçabilité réputée inviolable.

Leonard Kleinrock s’intéresse tout particulièrement à la possibilité d’utiliser la chaîne de blocs pour servir de mesure de confiance.

Les internautes pourraient par exemple savoir, en lisant une critique de restaurant, si son auteur a publié des articles considérés comme fiables jusqu’à présent.

Ce serait comme un réseau de réputations constamment à jour, détaille le professeur. Le défi c’est comment y arriver de manière éthique et responsable. L’anonymat est une arme à double tranchant, évidemment.

Une structure abstraite qui montre le système Blockchain.

Leonard Kleinrock croit que la chaîne de blocs pourrait être très utile pour assurer l’authentification des internautes.

PHOTO : GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / MATEJMO

Selon lui, dans les premiers temps, la sérénité du réseau n’était contrariée que par des pirates informatiques solitaires.

Alors que désormais les agents perturbateurs comprennent les États-nations, le crime organisé et des corporations puissantes qui font de grandes et mauvaises choses, comme réaliser des profits en portant atteinte au respect de la vie privée.

Leonard Kleinrock regrette le manque de fibre sociale des scientifiques de l’époque, qui n’ont pas anticipé la nécessité d’intégrer des outils d’authentification des personnes et des données, dès la fondation d’Internet.

Nous n’aurions pas évité la face obscure du réseau, mais nous aurions pu en atténuer l’impact que tout le monde ressent bien aujourd’hui.

Il garde tout de même une part d’optimisme. Je crois tout de même qu’au final les aspects positifs l’emportent. Je n’éteindrais pas internet, même si je le pouvais.

Un projet de l’armée américaine

A l’origine, le projet s’appelait Arpanet, du nom de la branche de recherche de l’armée américaine qui le finançait, la Defense Advanced Research Projects Agency, fondée en 1958.

Les ingénieurs avaient trouvé le moyen de transmettre des données par les ordinateurs en les cassant en plusieurs paquets numériques.

Le 29 octobre 1969, un étudiant de UCLA commence à taper le mot « LOG » (connexion), pour établir le lien avec l’ordinateur à distance. La lettre « L » passe, mais la machine plante juste après la lettre « O ».

Du coup le premier message transmis a été « LO », comme dans « Lo and behold » (une expression qui signifie « Et voilà que… »), relate Leonard Kleinrock. Nous n’aurions pas pu mieux rêver comme premier message succinct.

L’Arpanet était né. La création d’internet, elle, reste le sujet de débats brûlants, car c’est le résultat de plusieurs étapes, comme les protocoles d’acheminement des données ou la création du World Wide Web et le système de pages en ligne.

La question à 1 milliard de dollars, c’est quel genre de monstre Internet est-il devenu?, demande Marc Weber, commissaire au Computer History Museum de la Silicon Valley.

Il s’est imposé comme le moyen de communication par défaut des humains, ce n’est pas rien, constate-t-il.

Internet a fait plus de bien que de mal, tempère Olaf Kolkman de l’Internet Society, qui voit dans le réseau de 50 ans un adolescent turbulent.

https://ici.radio-canada.ca/nouv

Où nos objets électroniques finissent-ils leur vie?


50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques que ce soit des téléphones, télévisions, ordinateurs et bien d’autres, s’accumulent chaque année dans le monde. Ces déchets sont envoyés dans des pays comme l’Inde, Ghana, Chine qui n’a pas de protection et de structure établit pour la sécurité des travailleurs et de l’environnement. Nous devrions repenser à la façon dont nous consommons les produits électroniques. Les compagnies devraient cesser la date de péremption de leurs produits.
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Où nos objets électroniques finissent-ils leur vie?


Fanny Arlandis

Chaque année, des centaines de milliers de tonnes de déchets électroniques sont acheminées d’Europe et des États-Unis vers le Ghana, l’Inde et la Chine, au détriment de l’environnement et des personnes qui y vivent.

Pendant cinq ans, le photographe allemand Kai Löffelbein a parcouru ces pays pour «montrer le problème à travers [son] travail et encourager les gens à réfléchir à leur consommation». Sa série, publiée dans un livre intitulé «Ctrl-X–A topography of e-waste», sera exposée lors du festival Photaumnales, à Beauvais, du 28 septembre 2019 au 5 janvier 2020.

«Mes projets photographiques sont toujours liés à nous et à notre mode de vie occidental, même si vais les chercher loin. En ce qui concerne les déchets électroniques, il existe un lien direct et très clair avec la manière dont nous consommons. En tant que photographe, je possède bien sûr de nombreux appareils, ordinateurs, imprimantes, photos et autres. J’étais curieux de savoir ce qu’il advenait d'eux après que je m’en suis débarrassé.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«Mes projets photographiques sont toujours liés à nous et à notre mode de vie occidental, même si vais les chercher loin. En ce qui concerne les déchets électroniques, il existe un lien direct et très clair avec la manière dont nous consommons. En tant que photographe, je possède bien sûr de nombreux appareils, ordinateurs, imprimantes, photos et autres. J’étais curieux de savoir ce qu’il advenait d’eux après que je m’en suis débarrassé.»

«Les ordinateurs sont partout et la vie sans eux semble impensable. Selon les Nations Unies, 50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques s’accumulent chaque année dans le monde. Tous les mois, l'Occident expédie une quantité énorme de conteneurs d'articles usés et cassés dans des pays comme le Ghana. Avec la ratification volontaire de la Convention de Bâle en 1989, la loi interdit d’exporter davantage de ces déchets vers des pays qui ne sont pas membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quoi qu’il en soit, tous les pays ne l'ont pas signée et cette pratique existe toujours y compris dans ceux qui l'ont ratifiée. Les inspections de dix-huit ports maritimes européens ont révélé pas moins de 47% des déchets illégaux destinés à l'exportation.»

Un garde qui assure la sécurité se tient devant le port de Shantou près de Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«Les ordinateurs sont partout et la vie sans eux semble impensable. Selon les Nations Unies, 50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques s’accumulent chaque année dans le monde. Tous les mois, l’Occident expédie une quantité énorme de conteneurs d’articles usés et cassés dans des pays comme le Ghana. Avec la ratification volontaire de la Convention de Bâle en 1989, la loi interdit d’exporter davantage de ces déchets vers des pays qui ne sont pas membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quoi qu’il en soit, tous les pays ne l’ont pas signée et cette pratique existe toujours y compris dans ceux qui l’ont ratifiée. Les inspections de dix-huit ports maritimes européens ont révélé pas moins de 47% des déchets illégaux destinés à l’exportation

«Les douanes ne font pas les contrôles nécessaire pour vérifier que les appareils fonctionnent toujours. Lorsqu'un conteneur de tubes cathodiques est ouvert, les agents des douanes ne regardent que les trois premiers rangs de matériels. Ils sont connectés au circuit. Si une image est visible, le moniteur est considéré comme fonctionnel. Le reste n'est pas vérifié. Les contrôles sont très laxistes.»

Delhi, Old Seelampur (Inde) | Kai Löffelbein

«Les douanes ne font pas les contrôles nécessaire pour vérifier que les appareils fonctionnent toujours. Lorsqu’un conteneur de tubes cathodiques est ouvert, les agents des douanes ne regardent que les trois premiers rangs de matériels. Ils sont connectés au circuit. Si une image est visible, le moniteur est considéré comme fonctionnel. Le reste n’est pas vérifié. Les contrôles sont très laxistes.»

«Aux États-Unis, on estime que 50 à 80% des déchets collectés pour le recyclage sont exportés. Ce pays n’ayant pas ratifié la Convention de Bâle, tout ceci est légal. La capitale indienne est, elle, en train de devenir le principal dépotoir de déchets électroniques dans le monde. Il y aurait 8.500 téléphones, 5.500 téléviseurs et 3.000 ordinateurs démontés chaque jour à Delhi.»

Delhi, Seelampur (Inde) | Kai Löffelbein

«Aux États-Unis, on estime que 50 à 80% des déchets collectés pour le recyclage sont exportés. Ce pays n’ayant pas ratifié la Convention de Bâle, tout ceci est légal. La capitale indienne est, elle, en train de devenir le principal dépotoir de déchets électroniques dans le monde. Il y aurait 8.500 téléphones, 5.500 téléviseurs et 3.000 ordinateurs démontés chaque jour à Delhi.»

«La différence entre produits usagés et hors d’usage est très claire sur le papier, moins quand il s'agit de les débusquer dans les containers. Je me suis rendu au Ghana, destination phare des déchets européens. Sur cette photo, un jeune homme brûle un câble en caoutchouc pour obstruer le cuivre à l'intérieur. Environ 600 conteneurs étiquetés comme des biens d’occasion “réutilisables” sont expédiés dans ce pays chaque mois.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«La différence entre produits usagés et hors d’usage est très claire sur le papier, moins quand il s’agit de les débusquer dans les containers. Je me suis rendu au Ghana, destination phare des déchets européens. Sur cette photo, un jeune homme brûle un câble en caoutchouc pour obstruer le cuivre à l’intérieur. Environ 600 conteneurs étiquetés comme des biens d’occasion “réutilisables” sont expédiés dans ce pays chaque mois.»

«Sur cette photo prise à Accra, au Ghana, un jeune homme transporte des câbles dans un vieil écran d'ordinateur. Les conditions climatiques défavorables empêchent la fumée de se dissoudre dans l'atmosphère. Elle flotte dans l'air, à la manière d'un brouillard. On ne peut pas y voir à plus de 2 mètres. La décharge est divisée en deux. D’un côté, des garçons brûlent les câbles pour récupérer le cuivre. De l’autre, on trouve de petites cahutes en bois dans lesquelles sont démontés les appareils pour récolter des composants.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«Sur cette photo prise à Accra, au Ghana, un jeune homme transporte des câbles dans un vieil écran d’ordinateur. Les conditions climatiques défavorables empêchent la fumée de se dissoudre dans l’atmosphère. Elle flotte dans l’air, à la manière d’un brouillard. On ne peut pas y voir à plus de 2 mètres. La décharge est divisée en deux. D’un côté, des garçons brûlent les câbles pour récupérer le cuivre. De l’autre, on trouve de petites cahutes en bois dans lesquelles sont démontés les appareils pour récolter des composants.»

«De nouveaux téléviseurs viennent d'arriver au Scrapyard d'Accra. Les appareils électroniques qui ne fonctionnent plus sont recyclés à la main dans les conditions les plus primitives. On estime que moins de 30% des appareils électroniques importés au Ghana sont opérationnels et se retrouvent dans des magasins de seconde main. Les 70% restants sont envoyés à la décharge pour que les métaux précieux y soient récupérés. Les personnes qui travaillent dans cette décharge sont plutôt secrètes et très méfiantes. Avoir accès à leur histoire n’a pas toujours été chose aisée. Il a fallu beaucoup d’efforts et de patience avant d'être accepté. Mais il y a un dicton dans notre métier: “Commencez par vous faire des amis avant de prendre des photos.”»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«De nouveaux téléviseurs viennent d’arriver au Scrapyard d’Accra. Les appareils électroniques qui ne fonctionnent plus sont recyclés à la main dans les conditions les plus primitives. On estime que moins de 30% des appareils électroniques importés au Ghana sont opérationnels et se retrouvent dans des magasins de seconde main. Les 70% restants sont envoyés à la décharge pour que les métaux précieux y soient récupérés. Les personnes qui travaillent dans cette décharge sont plutôt secrètes et très méfiantes. Avoir accès à leur histoire n’a pas toujours été chose aisée. Il a fallu beaucoup d’efforts et de patience avant d’être accepté. Mais il y a un dicton dans notre métier: “Commencez par vous faire des amis avant de prendre des photos.”»

«La situation est différente selon les pays. Au Ghana, ces déchets sont récupérés la plupart du temps par de jeunes garçons qui n’ont même pas les bons outils, au point d'opérer à mains nues. Les téléviseurs sont cassés avec des pierres ou frappés au sol jusqu'à ce qu'ils explosent, afin d'en extraire les métaux (fer, cuivre, aluminium). En Chine, le processus est plus industrialisé. Les gens peuvent travailler dans de petits ateliers familiaux ou dans d’immenses halls d’usines. Mais pour l'environnement, le résultat est le même –il se révèle peut-être même pire, car les produits chimiques, dans ce pays, sont utilisés pour récupérer des métaux précieux tels que l'or.»

Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«La situation est différente selon les pays. Au Ghana, ces déchets sont récupérés la plupart du temps par de jeunes garçons qui n’ont même pas les bons outils, au point d’opérer à mains nues. Les téléviseurs sont cassés avec des pierres ou frappés au sol jusqu’à ce qu’ils explosent, afin d’en extraire les métaux (fer, cuivre, aluminium). En Chine, le processus est plus industrialisé. Les gens peuvent travailler dans de petits ateliers familiaux ou dans d’immenses halls d’usines. Mais pour l’environnement, le résultat est le même –il se révèle peut-être même pire, car les produits chimiques, dans ce pays, sont utilisés pour récupérer des métaux précieux tels que l’or.»

«Des femmes fondent des pièces. Une fois les composants chauffés, ils se remplacent plus facilement. Les ventilateurs sont censés diriger les vapeurs hautement toxiques vers l’extérieur. Beaucoup de gens savent très bien qu'ils exécutent un travail dangereux. Les brûleurs au Ghana m’ont raconté que la nuit, ils étaient réveillés par des maux de crâne et par leur mal de gorge. Il m'ont dit qu'ils n’avaient pas le choix de mettre un terme à cette tâche, faute d'avoir été à l’école. Pourquoi ne s’écartent-ils pas des fumées au moins quand les câbles brûlent? “Parce qu’on nous les volerait!”. Quant aux femmes qui, en Chine, au-dessus de leurs établis, respirent les fumées de plastiques ou des composantes pour juger de leur qualité, elles prennent beaucoup de risques, ça va sans dire. Elles s'exposent à des conséquences pour leur cerveau et leurs poumons.»

Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«Des femmes fondent des pièces. Une fois les composants chauffés, ils se remplacent plus facilement. Les ventilateurs sont censés diriger les vapeurs hautement toxiques vers l’extérieur. Beaucoup de gens savent très bien qu’ils exécutent un travail dangereux. Les brûleurs au Ghana m’ont raconté que la nuit, ils étaient réveillés par des maux de crâne et par leur mal de gorge. Il m’ont dit qu’ils n’avaient pas le choix de mettre un terme à cette tâche, faute d’avoir été à l’école. Pourquoi ne s’écartent-ils pas des fumées au moins quand les câbles brûlent? “Parce qu’on nous les volerait!”. Quant aux femmes qui, en Chine, au-dessus de leurs établis, respirent les fumées de plastiques ou des composantes pour juger de leur qualité, elles prennent beaucoup de risques, ça va sans dire. Elles s’exposent à des conséquences pour leur cerveau et leurs poumons.»

«Cette décharge est située à l'extérieur de Delhi. Un homme se tient debout sur une montagne de vieux circuits imprimés. Il se lave le corps après une journée de travail épuisante. Devant lui, des cartes de circuits imprimés sont trempées dans des jerricans en plastique remplis d'acide pour extraire le cuivre par un procédé extrêmement dangereux. À l'arrière, un camion vient d' arriver avec de nouveaux déchets.»

Delhi, Mandoli (Inde) | Kai Löffelbein

«Cette décharge est située à l’extérieur de Delhi. Un homme se tient debout sur une montagne de vieux circuits imprimés. Il se lave le corps après une journée de travail épuisante. Devant lui, des cartes de circuits imprimés sont trempées dans des jerricans en plastique remplis d’acide pour extraire le cuivre par un procédé extrêmement dangereux. À l’arrière, un camion vient d’ arriver avec de nouveaux déchets.»

http://www.slate.fr/

Smartphone : les câbles des chargeurs peuvent contenir des malwares


Quand on dit que toutes technologies actuelles se piratent, on est quand même loin de se douter qu’un câble qui sert a charger un téléphone être utile à un hacker. Il est donc important d’avoir en main toujours son propre chargeur. En effet, un pirate informatique a démontré à une conférence DEF CON à Las Vegas ce danger potentiel.
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Smartphone : les câbles des chargeurs peuvent contenir des malwares


Fabrice Auclert

Journaliste


Si vous avez oublié votre chargeur au bureau ou en vacances, réfléchissez-y à deux fois avant de demander celui d’un ami ou d’un inconnu. Un pirate a réussi à infecter un ordinateur en glissant un malware à l’intérieur d’un chargeur.


La majorité des smartphones utilisent désormais des prises standardisées, Lightning chez Apple, ou USB Type B ou C chez tous les autres. Cette normalisation a eu l’effet bénéfique de permettre aux utilisateurs d’utiliser quasiment n’importe quel chargeur pour remplacer celui qui a été perdu ou oublié.

Dans une interview accordée à nos collègues de Forbes, Charles Henderson, directeur du service X-Force Red chez IBM Security, tient à mettre en garde contre l’utilisation des câbles de chargeurs de source indéterminée. Pour lui, cela reviendrait à emprunter des sous-vêtementsà des inconnus. Les hackers sont capables d’implanter de manière invisible des circuits électroniques miniaturisés dans les câbles de chargeurs, leur ouvrant un accès direct aux appareils pour les infecter.


Un simple câble suffit pour infecter un ordinateur

Lors de la conférence DEF CON à Las Vegas, un hacker qui utilise le pseudo « MG » a ainsi fait la démonstration d’un câble Lightning modifié, avec lequel il a branché un iPod sur un ordinateur Mac. Il a pu accéder à l’adresse IP du câble, et prendre le contrôle du Mac. Par la suite, il a lancé une commande pour mettre fin au malware, ce qui a effacé toute trace de l’infection. Une victime n’aurait donc aucun moyen de savoir que son appareil a été piraté.

Démonstration d’une prise de contrôle d’un Mac à l’aide d’un câble trafiqué. © MG

Charles Henderson met également en garde contre les stations de charge publiques qui sont encore plus problématiques, comme celles des aéroports ou des gares. Les stations proposant des prises secteur ne représentent aucun danger si vous utilisez votre propre chargeur, mais de nombreuses stations proposent directement des prises USB. Impossible de savoir quel genre d’appareil se cache derrière la prise ou si elle n’a pas été modifiée par une personne mal intentionnée.

https://www.futura-sciences.com/

Un ordinateur infecté par six virus atteint le million de dollars aux enchères


Je peux comprendre l’intention de  »l’artiste », mais d’en faire une vente aux enchères au même titre qu’une oeuvre d’art un ordinateur qui contient 6 virus qui ont fait beaucoup de dégâts est pour ma part loufoque. L’ordinateur ne pourra pas du tout servir, et l’acheter ne pourra pas propager de virus… Reste à savoir si l’acquéreur va se plier aux exigences.
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Un ordinateur infecté par six virus atteint le million de dollars aux enchères


L'artiste explique vouloir avec cette vente aux encheres arriver a comprendre comment le menace d'un virus peut etre percue dans le monde.

L’artiste explique vouloir avec cette vente aux enchères arriver à comprendre comment le menace d’un virus peut être perçue dans le monde.

© The Persistence of Chaos

Un artiste américain et une société de cybersécurité, basés à New York, sont à l’origine de ce projet à portée artistique, révèle « Motherboard ».


Par LePoint.fr


Il est quasiment inutilisable et il est très déconseillé de le brancher sur n’importe quelle source de données. Et pourtant, un ordinateur infecté par six des plus célèbres virus au monde a passé la barre du million de dollars aux enchères, révèle Motherboard. On les appelle WannaCry, BlackEnergy, ILOVEYOU, MyDOOM, SoBIG et DarkTequila, ces logiciels malveillants ont tous été délibérément insérés dans la machine dans le cadre d’un projet artistique imaginé par l’artiste Guo O Dong.

Intitulée La Persistance du chaos, cette œuvre a été réalisée grâce à l’aide de la société de cybersécurité Deep Instinct, basée à New York. Un site internet a été spécialement créé pour suivre en direct les enchères. Une caméra filme même en direct l’ordinateur. Le page internet indique que la vente de virus est strictement interdite aux États-Unis et prévient le futur acheteur qu’il doit accepter les conditions de vente, à savoir s’engager à ne pas diffuser les logiciels malveillants.

Les virus ont causé des milliards d’euros de dégâts

Les virus en question ont causé des milliards d’euros de dégâts sur les machines du monde entier. WannaCry, par exemple, a été utilisé dans une cyberattaque qui a touché près de 300 000 ordinateurs en 2017. Plus de 150 pays ont été concernés et les experts considèrent cette intrusion comme la plus importante de tous les temps. Le virus ILOVEYOU a été distribué par e-mail et grâce à des partages de fichiers. Plus de 500 000 systèmes d’exploitation ont été touchés pour un total de 15 milliards d’euros de dommages.

L’ordinateur n’est évidemment pas branché à Internet et ne pourra pas transmettre les virus. L’artiste explique vouloir avec cette vente aux enchères arriver à comprendre comment la menace d’un virus peut être perçue dans le monde.

« Ces logiciels malveillants sont si abstraits, presque faux avec leurs noms amusants et effrayants, mais je pense que cela montre qu’Internet et la vie réelle ne sont pas deux espaces différents », explique le créateur du projet au site américain. Guo O Dong, après avoir passé sa vie à peindre, est devenu un artiste sur Internet il y a douze ans. Selon lui, « le virus est le moyen le plus concret que détient Internet pour sortir de l’écran et vous attraper ».

https://www.lepoint.fr

On sait comment la lumière bleue abime les yeux


La lumière bleue, des ordinateurs, tablettes, téléphone affecte nos yeux, elle fait secréter des molécules toxiques qui fait accéléré la dégénérescence maculaire. L’idée de regarder entre autres, nos écrans dans une pièce sombres ou dans le noir,  n’aide pas du tout à nos yeux
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On sait comment la lumière bleue abime les yeux

 

Une femme consultant son ordinateur dans l'obscurité | Victoria Heath via Unsplash CC License by

Une femme consultant son ordinateur dans l’obscurité | Victoria Heath via Unsplash CC License by

Repéré par Victor Métais

Elle déclenche la création d’une molécule toxique pour la rétine.

 

La lumière bleue a la particularité d’avoir une longueur d’onde plus courte, plus d’énergie que d’autres couleurs et d’être susceptible de causer des dommages importants à vos yeux. Des scientifiques de l’université de Tolède affirment avoir décelé le secret des dommages causés par la lumière bleue des écrans. Selon eux, elle accélère la dégénérescence maculaire car elle serait à l’origine de la sécrétion de molécules toxiques pour les cellules oculaire sensibles à la lumière.

Le docteur Ajith Karunarathne, professeur assistant au département chimie et biochimie alerte: «Nous sommes en permanence exposés à la lumière bleue, la cornée de l’œil et la lentille ne peuvent pas la refléter ou la bloquer […] Ce n’est plus un secret pour personne, la lumière bleue nuit à notre vision en dégradant l’état de notre rétine. Nos expériences expliquent comment cela se produit et nous espérons que cela débouchera sur des thérapies qui ralentissent la dégénérescence maculaire grâce à des collyres d’un nouveau genre.»

Une des causes principales de cécité aux États-Unis

Le Guardian nous apprend que la dégénérescence maculaire est courante chez les quinqua et sexagénaires et qu’elle est due à la mort des photorécepteurs de la rétine. Ce phénomène est l’une des causes principales de cécité aux États-Unis. Bien que cela ne cause pas l’aveuglement total, cela rend les activités quotidiennes, telles que la lecture, très compliquées.

Les cellules photoréceptrices ont besoin d’une molécule pour sentir la lumière, déclencher le signal pour le cerveau et nous permettre de voir. Kasun Ratnayake, un étudiant en doctorat de l’université de Tolède impliqué dans l’étude explique:

«Les photorécepteurs ne se régénèrent pas, quand ces cellules meurent elles sont bel et bien mortes»

L’équipe de recherche a aussi trouvé que si on intégrait des cellules rétiniennes à des cellules cancéreuses et qu’on les éclairait avec de la lumière bleue, l’ensemble de ces cellules mourraient. Ces derniers ont aussi découvert une molécule appelée α-tocophérol, un antioxydant naturel, qui permet aux cellules de rester actives mais qui ne permet pas de protéger la population âgée de cette dégénérescence.

Enfin, le docteur Karunarathne conseille de porter des lunettes de soleil qui filtrent les rayons UV et la lumière bleue lorsque nous nous déplaçons à l’extérieur et d’éviter d’utiliser son téléphone lorsque nous sommes dans le noir.

http://www.slate.fr/

Un ordinateur surpasse les dermatologues pour repérer les cancers


L’intelligence artificielle a de bons côtés surtout en médecine pour détecter des maladies, tels que les cancers de peau qui serait plus fiable qu’un dermatologue.
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Un ordinateur surpasse les dermatologues pour repérer les cancers

 

Une équipe germano-franco-américaine a entraîné ce système d'intelligence... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Une équipe germano-franco-américaine a entraîné ce système d’intelligence artificielle à distinguer des lésions de la peau et grains de beauté selon qu’ils étaient bénins ou alarmants, en lui montrant plus de 100 000 images.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

 

Agence France-Presse
PARIS

Un ordinateur a réussi à être meilleur que les dermatologues pour repérer les cancers de la peau sur une série de photos, a annoncé mardi une équipe de chercheurs.

Une équipe germano-franco-américaine a entraîné ce système d’intelligence artificielle à distinguer des lésions de la peau et grains de beauté selon qu’ils étaient bénins ou alarmants, en lui montrant plus de 100 000 images.

Puis les performances de la machine (un réseau neuronal convolutif, dans le jargon des sciences de l’information) ont été comparées à celles de 58 médecins spécialistes, venus de 17 pays.

« La plupart des dermatologues ont fait moins bien », écrivent les chercheurs dans la revue Annals of Oncology.

Avec une simple photo de 100 cas jugés compliqués, les médecins ont correctement identifié 87 % en moyenne des mélanomes qui leur étaient présentés.

Quand ils obtenaient des images en plus gros plan, et des renseignements plus détaillés (âge et sexe du patient, position de la lésion cutanée), ce taux montait à 89 %.

Mais la machine a fait mieux, avec 95 % de mélanomes détectés à partir de la première série de photos.

http://www.lapresse.ca/

Des pales d’éoliennes inspirées des nageoires de baleine


Une observation sur les baleines à bosse et des questions finies par rejoindre, un biologiste et deux ingénieures pour améliorer les éoliennes, et même des ventilateurs pour les bâtiments et pour le refroidissement des ordinateurs. Grâce à leur travail, ils ont reçu une sélection pour l’inventeur de l’année, catégorie hors Europe, par l’Office européen des brevets.
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Des pales d’éoliennes inspirées des nageoires de baleine

WhalePower a déposé des brevets partout sur la... (PHOTO FOURNIE PAR L'OFFICE EUROPÉEN DES BREVETS)

WhalePower a déposé des brevets partout sur la planète et accorde des licences aux entreprises qui veulent commercialiser des produits incluant des pales à tubercules inspirées des nageoires des baleines à bosse. L’entreprise ontarienne Envira-North Systems Ltd vend déjà des ventilateurs pour les bâtiments et pour le refroidissement des ordinateurs qui fonctionnent selon ce principe.

PHOTO FOURNIE PAR L’OFFICE EUROPÉEN DES BREVETS

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

L’histoire débute avec un biologiste qui se demande pourquoi les nageoires des baleines à bosse sont pleines de protubérances alors que les ailes des avions sont lisses. Par de curieux hasards, il entre en relation avec un ingénieur américain et un Canadien touche-à-tout. Aujourd’hui, l’improbable trio dirige une entreprise qui réinvente les pales des ventilateurs et des éoliennes. Leur travail vient de recevoir une nomination pour un prix de l’Office européen des brevets.

UN BIOLOGISTE INTRIGUÉ

Frank Fish était perplexe. La baleine à bosse est une nageuse émérite qui, malgré ses 40 tonnes, effectue d’habiles manoeuvres pour attraper ses proies et se projeter hors de l’eau dans de spectaculaires sauts. Or, la partie avant de ses nageoires est pleine de petites bosses, appelées tubercules.

« D’après ce que je savais de la mécanique des fluides, ça n’avait aucun sens », a dit le biologiste new-yorkais dans une vidéo dévoilée récemment par l’Office européen des brevets.

Quand ils conçoivent des ailes d’avion ou des pales d’hélice, les ingénieurs s’assurent en effet de les faire bien lisses pour briser la résistance de l’air ou de l’eau. L’évolution se serait-elle trompée ? Frank Fish ne parvenait pas à y croire.

UN INGÉNIEUR À LA RESCOUSSE

Frank Fish a parlé de ses interrogations à bien des gens au fil des ans, mais personne n’était vraiment intéressé par ses lubies de nageoires de baleine. Il a fini par publier un article scientifique sur ses questionnements. Celui-ci est tombé dans les mains de Philip Watts, un ingénieur américain spécialisé dans les éoliennes. L’homme a tout de suite compris que les observations de Frank Fish étaient importantes. Sur ordinateur, il a fait des simulations de dynamique des fluides et découvert que les tubercules des nageoires permettent à la fois d’augmenter la portance des baleines et de diminuer la résistance à l’eau. Les deux hommes ont décidé d’unir leurs efforts pour transférer ces principes au monde technologique.

UN CANADIEN DANS LE BATEAU

Stephen Dewar est un Torontois touche-à-tout qui porte les chapeaux d’inventeur, d’entrepreneur et de réalisateur de films. C’est en écoutant l’émission de vulgarisation scientifique Quirks & Quarks, à la radio de la CBC, qu’il a entendu parler de l’idée de Frank Fish et de Philip Watts. Il a immédiatement pris le téléphone pour les appeler.

« J’ai réalisé plusieurs documentaires sur les baleines à bosse et je réfléchissais déjà à la façon d’augmenter l’efficacité de l’industrie éolienne. Quand j’ai entendu leur idée, ça me semblait idéal », raconte-t-il à La Presse.

M. Dewar voulait seulement encourager les deux hommes. Mais de fil en aiguille, il a fini par les entraîner dans la création d’une entreprise, qui s’appelle aujourd’hui WhalePower Corporation et qui est installée à Toronto.

DES APPLICATIONS DIVERSES

WhalePower, qui ne compte que quatre employés, a déposé des brevets partout sur la planète et accorde des licences aux entreprises qui veulent commercialiser des produits incluant des pales à tubercules inspirées des nageoires des baleines à bosse. L’entreprise ontarienne Envira-North Systems Ltd vend déjà des ventilateurs pour les bâtiments et pour le refroidissement des ordinateurs qui fonctionnent selon ce principe et qui, selon elle, sont 20 % plus efficaces que les modèles standard. Une autre entreprise teste le concept sur des éoliennes. Cette semaine, Stephen Dewar, Philip Watts et Frank Fish ont reçu une sélection pour l’inventeur de l’année, catégorie hors Europe, par l’Office européen des brevets.

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