Chine : un détective pour les chats perdus


Quand on parle des chiens et des chats en Chine, on a cette image qu’ils sont en cage pour être mangé. Peut-être que les mentalités changent plus que l’on pense. Donc il y a beaucoup de chiens et de chats qui partagent leur vie avec un humain. En Chine, il y a même un détective animalier pour retrouver des chats perdus et il semble assez efficace dans son travail
Nuage


Chine : un détective pour les chats perdus


(Pékin) Ses honoraires ne sont pas à la portée de tout le monde, mais son taux de réussite n’a pas de prix quand on a perdu son meilleur ami… Et le tout premier « détective pour animaux domestiques » de Chine a dans sa besace un arsenal technologique de pointe.

QIAN YE

AGENCE FRANCE-PRESSE

Avoir un animal domestique était considéré comme un passe-temps « bourgeois » à l’époque maoïste. Mais les Chinois se sont bien rattrapés depuis la mort du « Grand timonier » en 1976 : le pays compte désormais plus de 90 millions de chiens et chats, selon l’association Pet Fair Asia et le site internet Goumin.com.

Mais un tiers d’entre eux disparaissent au cours de leur vie et seulement 15 % à 20 % des chiens et 2 % des chats retrouvent le chemin du foyer.

C’est là qu’intervient Sun Jinrong. Détecteur infrarouge, endoscope, et un appareil comme celui qu’on utilise pour retrouver des survivants sous les décombres d’un tremblement de terre : ce James Bond du chat perdu ne manque pas de gadgets pour sa chasse aux égarés.

Sa société, qui compte 10 salariés, facture chaque intervention 8000 yuans (1500 $). Il affirme avoir réuni un millier d’animaux et leur maître depuis qu’il a fondé son entreprise à Shanghai il y a sept ans.

Sentant le filon, une dizaine de concurrents ont éclos au cours des deux dernières années, dit-il.

M. Sun intervient dans tout le pays, n’hésitant pas à lancer ses recherches dans l’immensité des métropoles chinoises et leurs millions d’habitants.

Il revendique un taux de réussite compris entre 60 % et 70 %, mais la fin des recherches n’est pas toujours heureuse, reconnaît-il. Les animaux sont parfois volés plutôt que perdus et les chiens finissent occasionnellement… chez le boucher.

Expert ès crottes

Les appels au secours retentissent souvent en pleine nuit.

« La plupart des propriétaires d’animaux sont complètement désemparés », confie M. Sun à l’AFP. « Ils n’ont même pas de lampe-torche. Ils tentent de retrouver leur animal à la lueur de leur téléphone portable… »

Sun Jinrong, lui, dispose « d’équipements de pointe et d’une expérience de plusieurs années » qui lui permet d’analyser les données. « Nous avons une dizaine de moyens d’intervention, alors que le propriétaire ne pense en général qu’à une ou deux choses à faire. »

Débarquant à Pékin, le voilà à la recherche de Duoduo, un minet perdu quelque part dans la capitale aux 21 millions d’habitants, soit près de deux fois la population de la Belgique.

Disparu voilà déjà deux jours, Duoduo a été vu pour la dernière fois dans un parc de stationnement souterrain.

Sun Jinrong se met au travail, déballant une valise de 50 kilos qui contient son équipement, dont trois caméras infrarouges.

Il pointe l’une d’elles d’un bout à l’autre du stationnement : RAS. Il avise des excréments au sol, mais le spécialiste tranche : ce n’est pas du chat.

« Il y a des poils dans les crottes de chat. Et ça n’est pas la bonne couleur », explique-t-il.

Le détective au regard d’aigle finit par repérer un indice : des traces de pattes sur un tuyau poussiéreux. L’Hercule Poirot suppose que Duoduo a pu emprunter cette voie étroite pour rejoindre une pelouse à l’extérieur.

Pour l’attirer, Sun Jinrong déclenche un haut-parleur suspendu à sa valise, qui fait tourner en boucle un enregistrement de la voix de son maître.

Aidé d’un assistant, le détective privé installe une cage de couleur verte, avec une porte qui se referme automatiquement. À l’intérieur : une boîte de conserve avec l’aliment préféré du fugueur.

Ronde de nuit

Il n’y a plus qu’à suspendre à un arbre une caméra infrarouge et à attendre que la nuit tombe.

Le Sherlock Holmes du minou travaille surtout la nuit, lorsque s’apaisent les bruits de la ville. C’est le moment le plus propice pour qu’un animal paniqué se hasarde à l’extérieur de sa cachette.

Sun Jinrong ne ferme pas l’œil de la nuit, qu’il passe parfois sous une tente.

Vers minuit, une silhouette apparaît enfin sur son écran de contrôle. Les deux enquêteurs passent le jardin au peigne fin : l’animal se terre dans un buisson.

M. Sun pourrait tenter d’atteindre le quadrupède d’un coup de somnifère tiré avec sa sarbacane. Trop risqué. Il préfère téléphoner au propriétaire, Li Hongtao, qui déboule sur place et appelle son chat. En vain.

Après 10 minutes, Li Hongtao finit par s’approcher de Duoduo à pas de loup et à l’attraper. « On rentre à la maison », dit-il.

https://www.lapresse.ca/

Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


iNaturalist est une application qui permet d’avoir des informations sur une plante, insecte ou un animal. En téléversant une photo du sujet qui nous intrigue, un algorithme vous dira ce que ce pourrait être et une communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit. Tout cela comme le jeu de Pokémon Go … sauf que c’est plus instructif.
Nuage


Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


Une tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea) sur une feuille.

Des applications comme iNaturalist sont conçues pour vous aider à identifier des espèces comme cette tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea).

PHOTO : EMILY CHUNG/CBC

Radio-Canada

Vous êtes-vous déjà demandé le nom d’une plante ou d’un insecte de votre jardin ou de votre quartier? Des applications pour téléphone intelligent à la Pokémon Go permettent d’identifier des créatures, mais dans la vie réelle.

L’une des plus populaires est iNaturalist, qui compte 640 000 utilisateurs et utilisatrices dans le monde. Elle permet de garder les yeux ouverts sur l’incroyable variété d’espèces qui nous entourent grâce à l’intelligence artificielle.

Téléversez une photo de la plante ou de l’animal qui vous intrigue, et un algorithme vous dira ce que ce pourrait être. De plus, la communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit et préciser l’algorithme. L’application comprend aussi une carte des espèces que vous avez aperçues et des « missions » pour identifier celles que vous ne connaissez pas, mais qui sont néanmoins présentes dans les alentours.

« C’est un peu comme Pokémon Go. Combien pourrez-vous en trouver? », explique Carrie Seltzer, qui travaille pour l’application.

 Elle explique que même une pelouse en apparence banale, voire une craque de trottoir, peut receler une grande variété d’espèces.

« Quand je marche en ville, c’est un peu comme une chasse au trésor », dit celle qui vit à Washington.

Plus qu’un jeu

Mais contrairement à Pokémon Go, iNaturalist n’est pas qu’un jeu. L’application, qui s’appuie sur le concept de « science citoyenne », collecte des données qui peuvent être utiles à des biologistes et des organismes de conservation des espèces et des populations animales. La Fédération canadienne de la faune et de la flore et le programme pour la biodiversité du Musée royal de l’Ontario soutiennent la version canadienne de l’application.

L’application iNaturalist, qui recense 23 millions d’observations dans le monde, n’est pas unique en son genre. Certaines sont restreintes à des lieux précis tandis que d’autres s’attardent à des espèces en particulier. C’est le cas d’eBird, une application d’ornithologie qui compte plus de 590 millions d’observations.

Le site Internet IPapillon, de son côté, se spécialise dans les papillons. Lancé en 2011 par Jeremy Kerr, un biologiste de l’Université d’Ottawa, il est aussi soutenu par Espace pour la vie, à Montréal.

Dans un article publié l’an dernier dans le journal Global Change Biology, Jeremy Kerr et deux de ses collègues de l’Université d’Ottawa expliquent comment les utilisateurs et utilisatrices de l’application ont contribué à mieux comprendre la distribution de plus de 80 espèces, identifiées en moyenne 35 jours avant les échantillons faits par les scientifiques. L’application a aussi permis d’identifier trois espèces qui ne figuraient auparavant pas dans l’échantillonnage de certaines régions.

D’après un reportage d’Emily Chung, de CBC News

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► 17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la scutigère


La scutigère est assez impressionnante comme animale, car elle n’est pas un insecte. Les gens qui la voient seront probablement portés à la supprimer et pourtant, elle peut être une alliée dans la maison. Elle est gourmande et mange que des insectes et parfois même ses congénères. En plus, elle ne fait pas de dégâts au mur ni d’ailleurs à tout autre matériel. Si elle est présente dans la maison, c’est qu’elle a de quoi pour vivre.
Nuage


17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la scutigère

17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la

LEONID EREMEYCHUK VIA GETTY IMAGES

N’appelez pas l’exterminateur trop vite!

  • Par Philippe Lépine

Lorsque vous la voyez, impossible de l’oublier. Elle vous hante la nuit, surtout lorsqu’elle vous échappe. La scutigère, cette immense bibitte d’intérieur aux pattes multiples qui file à vive allure, grouille dans la plupart des maisons québécoises, mais s’avère une meilleure coloc que vous le pensez.

Voici ce que vous devez savoir sur la scutigera coleoptrata.

1. Elle fuit la lumière (donc vous n’êtes pas censé la voir trop souvent).

2. C’est une redoutable prédatrice. Elle mange les petits insectes, tels les cloportes, les araignées, les mouches, les blattes. (Il vaut donc mieux la laisser s’enfuir et continuer de chasser… si vous en avez le courage).

3. Elle chasse aussi les punaises de lit, mais moins efficacement comme les deux bestioles ne se tiennent pas dans les mêmes endroits.

4. Plus vous en voyez, plus vous avez des insectes dans la maison. L’automne est donc une bonne saison pour les scutigères, comme les bestioles ont tendance à rentrer à l’intérieur quand le mercure redescend.

5. La scutigère a un venin. Il sert à paralyser ses proies. Il n’est pas «reconnu» comme dangereux pour l’humain ou les animaux domestiques, mais peut causer des réactions allergiques chez certains.

17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la

LEONID EREMEYCHUK VIA GETTY IMAGES

6. Elle peut dégager une odeur nauséabonde lorsqu’elle est perturbée, Donc, pas touche!

7. La scutigère possède deux yeux qui contiennent jusqu’à 600 «yeux simples» appelés ocelles. Ark. Ark. Ark!!!

8. Elle mesure entre trois et cinq centimètres, SANS. LES. PATTES.

9. Elle est plus présente dans les endroits chauds et humides. On les retrouve souvent dans la baignoire, l’évier, les fissures, la tuyauterie, sur les cimaises et parfois sur les murs.

10. Ce n’est pas un insecte, mais un A-NI-MAL! Les insectes ont trois paires de pattes. La scutigère, un centipède, est un animal au même titre qu’une araignée.

House centipede on the underside of a

DAVEMHUNTPHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGESHouse centipede on the underside of a rock

11. La scutigère n’a pas 1000 pattes, mais 30 qui s’allongent vers l’extrémité de son corps. Ainsi, elle ne s’enfarge pas dans ses propres pattes.

12. La femelle peut avoir des pattes qui font deux fois la longueur de son corps.

13. Elle peut filer à une vitesse de 40 cm/seconde.

14. Elle est cannibale : elle peut se nourrir d’autres scutigères.

15. La scutigère ne cause pas de dommage matériel. Elle laisse la structure de votre bâtiment et vos avoirs tranquille.

16. La femelle pond entre 130 et 290 œufs individuellement sur le sol.

17. Pour l’exterminer, bonne chance! Il faudra vous attaquer aux autres bibittes de la maison afin qu’elle soit privée de nourriture. Si votre demeure est bien ventilée et que le taux d’humidité y est bas, il y a moins de chances qu’elle vienne faire coucou.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-vous ►Les oiseaux sont les animaux les plus fidèles en amour


Parmi les animaux, les oiseaux seraient les plus fidèles, certains le sont pour toutes la vie, d’autres le temps que les petits soient autonomes, d’autres ont une belle excuse pour leur infidélité, en se trompant de partenaire. Ce qui est important pour eux, c’est la sécurité de leurs petits qui se fait beaucoup mieux à deux.
Nuage

 

Les oiseaux sont les animaux les plus fidèles en amour

 

Scrays Jays sont parmi les rares animaux qui restent monogames

Les geais sont parmi les rares animaux qui restent monogames (Photo: Creative Commons)

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Cela peut sembler étonnant, mais les oiseaux sont les animaux les plus monogames du règne animal. En effet, lorsqu’ils s’associent à un ou une partenaire, c’est généralement pour la vie. Ainsi, plus de 90% des espèces d’oiseaux seraient fidèles en amour, contre moins de 10% chez les mammifères. Explications !

Pour les oiseaux, la vie à deux, c’est mieux

Le cygne est l’exemple le plus célèbre d’animal fidèle qui soit. Et pour cause, il ne tombe amoureux qu’une seule fois dans sa vie. Et si son âme soeur meurt avant lui, il se laisse alors bien souvent mourir de chagrin. Mais ce couple idéal n’est pas une exception dans le monde des oiseaux.

En effet, de nombreuses espèces d’oiseaux s’unissent pour un temps relativement long. En ce sens, les femelles, tout comme les mâles, se montrent bien plus difficiles que les autres animaux lorsqu’il s’agit de choisir leur partenaire potentiel. Et pour cause, mieux vaut ne pas se tromper !

cygnes

Crédits : iStock

Mais comment expliquer que les couples restent ensemble après l’accouplement ? En réalité, les oiseaux ont compris qu’il était plus facile d’élever des petits à deux. Et pour cause, contrairement aux mammifères, les oisillons n’ont pas besoin de téter leur mère. Ainsi, ce sont leurs parents qui doivent aller leur chercher de la nourriture tout en continuant à couver les oeufs ou tout en veillant à ce que les petits restent en sécurité dans le nid.

Or, pour accomplir ces deux tâches à la fois, il est essentiel d’être deux. Sans la présence du père, les oisillons auraient plus de risques de se faire dévorer par un prédateur ou de tomber du nid. Leurs chances de survie seraient alors minimes. Pour assurer la survie de l’espèce, les couples d’oiseaux doivent donc rester soudés.

Unis pour la vie, vraiment ? 

Chez les mammifères, les mâles s’accouplent avec une ou plusieurs partenaires lors de la saison de reproduction. Puis ils se séparent immédiatement, laissant les femelles se charger seules de la mise au monde et de l’éducation des petits. Ce n’est pas le cas chez les oiseaux car, comme nous l’avons vu, les petits ne pourraient pas survivre si les deux parents n’unissaient pas leurs forces.

Toutefois, attention, cela ne signifie pas que les couples d’oiseaux restent ensemble pour la vie. Hormis quelques espèces, comme le cygne, le manchot ou encore la cigogne, la plupart des oiseaux se séparent au bout d’une année ou d’une saison. En effet, une fois que le mâle a joué son rôle de père auprès de ses petits, il quitte le nid.

oiseaux couple

Crédits : ddimitrova/Pixabay

De plus, l’infidélité existe aussi chez les oiseaux. Il n’est pas rare que les mâles ou les femelles aillent voir ailleurs, notamment lorsque les territoires sont relativement proches les uns des autres. Ainsi, vous l’aurez compris, il est important de différencier la monogamie sociale, qui permet aux oiseaux de rester ensemble le temps que les oisillons soient suffisamment autonomes, de la monogamie sexuelle. En effet, il arrive que les oiseaux se trompent mutuellement, donnant même parfois lieu à la naissance d’oisillons dont le père biologique n’est pas celui qui s’en occupe.

En d’autres termes, les oiseaux socialement monogames ne sont pas toujours fidèles sexuellement. Cependant, ils se soucient de leur partenaire et de leur descendance.

Source

https://animalaxy.fr//

La capacité d’imitation «fascinante» des ours malais


On sait que certains animaux comme les singes sont capables d’imiter les expressions faciales. Curieusement, les ours malais sont aussi capables de ce genre d’exploit.
Nuage

 

La capacité d’imitation «fascinante» des ours malais

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

La capacité d’un animal d’imiter les expressions faciales de ses semblables n’est pas une preuve d’organisation sociale complexe de cette espèce, avancent dans la revue Scientific Reports des biologistes européens et malais.

Les ours malais ont cette capacité, même si à l’état sauvage ils vivent en solitaire plutôt qu’en groupe. Jusqu’à maintenant, l’imitation des mimiques faciales n’avait été observée que chez les espèces vivant en groupe comme les singes, et certaines qui vivent en contact étroit avec les humains, comme les chiens.

« Imiter les expressions faciales d’autrui de manière exacte est l’un des piliers de la communication humaine », expliquent les auteurs dans l’étude. « Seuls les humains et les grands singes ont cette capacité au même degré que les ours malais. »

Les grands singes sont une catégorie dont font partie le gorille, le chimpanzé et l’orang-outang, entre autres.

L’imitation des mimiques de leurs congénères par les ours malais est très sophistiquée, allant jusqu’à lever le nez et froncer l’aile nasale. Certaines mimiques surviennent plus souvent lors de jeux plus agressifs entre ours malais, pour une raison inconnue.

La prochaine étape est de comprendre la signification de cette imitation et des mimiques. Les chercheurs qualifient de « fascinant » cette capacité d’imitation, proposant que le caractère peu sociable à l’état naturel de l’ours malais signifie que l’imitation des mimiques faciales pourrait être plus répandue que prévue chez les mammifères.

Les chercheurs ont enregistré par vidéo une douzaine de paires d’ours malais à un centre de conservation à Bornéo, en Malaisie. Cette espèce, dont le nombre d’individus est inconnu mais en décroissance selon l’ONG WWF, est présente dans tout le Sud-Est asiatique, du Bangladesh à l’Indonésie. C’est la plus petite espèce d’ours, mesurant 1,5 mètre et pesant 75 kilos au maximum.

https://www.lapresse.ca/

Le tétanos ne s’attrape pas juste avec des clous rouillés


Se blesser avec un clou rouillé, faut-il s’assurer que notre vaccin contre le tétanos soit à jour ? En fait, ce n’est pas le clou rouillé qui est le problème, mais une porte d’entrée pour toutes sortes d’infections. Il semble que la bactérie préfère d’autres choses que les clous … Alors, c’est la fin d’une autre croyance populaire.
Nuage

 

Le tétanos ne s’attrape pas juste avec des clous rouillés

 

Rappelez-vous de renouveler votre vaccin tous les dix ans.

C’est un classique : un clou rouillé sur lequel a marché un enfant ou qui a écorché la main d’un parent en train de réparer la salle de bain, et du coup, toute cette petite famille a des chances de se précipiter à la clinique pour un vaccin contre le tétanos.

Bien qu’on ne soit jamais trop prudent, les clous rouillés sont ici une mauvaise cible, constatent l’Agence Science Presse et l’Organisation pour la science et la société.

Le tétanos est une infection non contagieuse causée par une bactérie appelée Clostridium tetani, un microbe qui peut être mortel dans 10 % des cas et qui, à défaut, peut causer des spasmes musculaires, de la fièvre et des difficultés à avaler.

Or, cette bactérie n’affectionne pas spécialement les clous rouillés. On la trouve plutôt dans les systèmes digestifs des animaux et, de là, dans les sols à travers le monde.

Autrement dit, les humains peuvent être exposés à Clostridiumtetani d’une grande variété de façons, mais qui ont davantage à voir avec la vie sur une ferme ou dans la nature, qu’avec la menuiserie. Par exemple, en nettoyant la cage d’un animal ou en étant mordu par un animal infecté.

Si on commence à travailler sur une ferme, s’assurer d’être à jour dans ses injections pourrait donc être plus important que si on rénove la maison. Au Québec, le ministère de la Santé suggère de renouveler son vaccin tous les 10 ans.

La croyance populaire veut que le tétanos soit associé à la rouille. Ce n’est pas le cas. Une blessure occasionnée par un objet non rouillé peut aussi servir de porte d’entrée au tétanos— en fait, n’importe quelle blessure peut servir de porte d’entrée à la bactérie. Clostridium tetani peut par exemple coloniser une vieille maison ou une grange abandonnée par le biais de la terre, de la poussière ou des excréments des animaux. Cette bactérie n’attend qu’une blessure de votre part pour s’infiltrer ; mais cette blessure n’a pas besoin de provenir d’un clou. Ni d’un clou rouillé !

Ce texte est une adaptation du billet rédigé en anglais par AdaMcVean, publié sur le site de l’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les chats sont attirés par les gens qui ne les aiment pas


En fait, c’est plutôt comment manipuler un chat pour se faire accepter par lui ? C’est d’ailleurs une méthode pour amener un chat craintif à venir vers nous. Ceux qui aiment les chats l’ont sûrement testé sans vraiment y penser. Tout est dans le regard, un moyen de communication qui peut vouloir dire, je suis ami, ou je suis un peut-être dangereux point du vue du chat.
Nuage

 

Pourquoi les chats sont attirés par les gens qui ne les aiment pas

Ménager ses caresses est le moyen le plus efficace pour s'attirer les faveurs de nos petites boules de poils | Yerlin Matu License by

Ménager ses caresses est le moyen le plus efficace pour s’attirer les faveurs de nos petites boules de poils | Yerlin Matu License by

Petit traité de manipulation féline.

Cet article est publié en partenariat avec Quora, plateforme sur laquelle les internautes peuvent poser des questions et où d’autres, spécialistes du sujet, leur répondent.

La question :: «Comment se faire “adopter” par un chat que l’on voit pour la première fois?».

La réponse de Diane Meriwether, autrice de Wow, my cat really likes you! (Ouah, mon chat t’aime vraiment beaucoup!):

L’un des grands paradoxes du comportement des chats est qu’ils semblent irrésistiblement attirés par les gens qui ont peur d’eux. Analyser les attitudes des personnes qui n’aiment pas les chats présente donc un intérêt certain pour quiconque souhaite se faire aimer par un félin domestique.

Les personnes qui ont peur des chats tentent généralement de fuir leur regard tout en les surveillant plus ou moins constamment du coin de l’œil. Elles veulent s’assurer que le chat ne va pas les approcher («Oh c’est pas vrai, le voilà qui arrive! Mais qu’est-ce qu’il a à se frotter contre moi? Ah, il me saute dessus! Oh non, il s’installe en ronronnant…»)

Mettons-nous à la place de l’animal: dans le monde félin, toute agression commence par un regard fixe. La discrétion est en quelque sorte une marque de politesse chez les chats, un lubrifiant social. Lorsque deux chats se rencontrent, «l’usage» veut qu’ils se regardent brièvement, puis détournent le regard. Aussi, lorsque vous rencontrez un chat avec lequel vous voulez sympathiser, repérez où il se trouve dans la pièce tout en regardant ailleurs.

Les personnes qui n’aiment pas les chats rechignent à les caresser. Si le félin approche, il peut arriver que la personne ait l’instinct de le toucher avant de retirer sa main en espérant que le chat s’en aille. Erreur de stratégie: jouer à «suis-moi, j’te fuis» est l’un des meilleurs moyens pour s’attirer son affection. Par conséquent, si vous souhaitez copiner avec un quadrupède que vous ne connaissez pas, laissez-le s’approcher, offrez-lui le dos de votre main et laissez-le vous sentir avant de se frotter sa joue en commençant par les phalanges). Ignorez-le ensuite plusieurs minutes pendant qu’il renifle vos jambes.

Le secret? Frustrer Minet

Une fois que le chat a décidé que vous l’intéressez, vous pouvez passer à l’étape suivante: la caresse-frustration. Pour ce faire, caressez-le du sommet du crâne jusqu’à la fin de la queue. En arrivant en bas du dos, incurvez légèrement la main pour étendre la caresse tout le long de sa queue –poursuivez au-delà du bout, comme si elle faisait 8 à 10 centimètres de plus. Ne le faites qu’une seule fois. Le chat s’attendra à ce que vous lui fassiez une autre caresse en partant de la tête (mais vous ne le ferez pas). Ce désir insatisfait va résonner en lui comme les paroles d’une chanson et il aura envie d’autres caresses. Après quelques minutes, vous pourrez recommencer, peut-être même deux ou trois fois. Interrompre les caresses au moment où le chat les attend le plus et certes vicieux… mais des plus efficace.

Lors de la seconde rencontre avec le félin, faites-lui un léger signe de tête en entrant dans la pièce. Il vous répondra probablement en vous imitant. Réitérez les étapes regard fuyant- dos de la main-caresses-frustration. Dès lors, vous aurez fait connaissance. Vous pouvez désormais passer à l’étape suivante: le long clignement des yeux.

Pour l’amadouer, faites-lui de l’œil

Pour ce faire, attendez que l’animal soit plus ou moins en face de vous. Regardez-le gentiment jusqu’à ce qu’il vous regarde à son tour. Dès que vos regards se croisent, clignez lentement, longuement, des yeux. Vous devez garder les yeux fermés assez longtemps pour bien lui faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’un simple battement –sans pour autant envoyer des signes de somnolence. Si le chat vous considère comme un ami, il devrait vous répondre par un clignement similaire (les chats font cela à la perfection: imitez son timing). Vous pouvez ainsi dialoguer en répétant ces longs clins d’œil.

Du point de vue du chat, cela revient à dire:

«J’ai assez confiance en toi pour oser fermer les yeux en ta présence.»

Pour un animal de proie qui se considère comme une véritable terreur, autant dire que cela équivaut en quelque sorte à un «je t’aime».