Le Saviez-Vous ► Amnésie antérograde


C’est une situation vraiment étrange, une jeune adolescente souffre d’une amnésie antérograde, sa mémoire s’efface aux 2 heures pour revenir toujours à la même date, le jour de son accident. Tout ce qui vient avant ce moment, elle a ses souvenirs, mais ce qui vient après, elle doit prendre des notes pour se remettre à jour.
Nuage


Amnésie antérograde

Riley Horner, 16 ans, souffre d'un syndrome rare Riley Horner, 16 ans, souffre d’un syndrome rare[Capture écran YouTube]


D’après psychomedia :  Une amnésie antérograde est une perte de la mémoire des faits récents survenus après le début de la cause de cette perte

Fait vécu : Elle se réveille tous les jours en croyant qu’on est le 11 juin 2019

Une histoire qui pourrait inspirer une suite du film «Memento» à Christopher Nolan. Riley Horner, âgée de 16 ans, souffre de pertes de mémoire à court terme depuis un choc à la tête. Résultat, toutes les deux heures, ses souvenirs s’effacent.

Pour la jeune américaine, tous les matins sont donc un 11 juin depuis son accident. Elle s’était alors pris un coup par un étudiant qui faisait du «crowd surfing» (une pratique qui consiste à être porté par une foule lors d’une fête ou d’un concert). Depuis, elle a dû mettre en place tout un processus afin de ne pas être complètement perdue. 

Elle prend donc tout ce qu’elle peut en note, et a réglé son téléphone afin qu’il sonne toutes les deux heures. Chaque fois que l’alarme s’enclenche, Riley reprend ses notes afin d’apprendre tout ce qu’elle vient d’oublier. 

Un réel handicap pour cette sportive.

Lors d’une interview donnée à la chaîne locale WQAD 8, sa mère a expliqué que son oncle «est mort la semaine dernière et elle n’en a probablement aucune idée. Nous lui disons tous les jours mais elle ne s’en rappelle pas». 

Ces cas, appelés amnésies antérogrades, sont assez rares et sont mal connus. D’ailleurs, après plus d’une dizaine de rendez-vous et d’examens médicaux dans plusieurs hôpitaux, les médecins ne savent pas expliquer pourquoi l’étudiante est plongée dans cet état. Ils ne savent pas non plus si elle en sortira un jour. Une version réelle et bien moins amusante du film culte «Un jour sans fin».

https://www.cnews.fr

Le Saviez-Vous ►La tyrannie d’Henri VIII expliquée par la biologie


Henri VIII fut roi d’Angleterre et d’Irlande de 1509 à sa mort. Il fut un roi tyrannique et pourtant dans sa jeunesse, il était plutôt, au contraire, aimable et intelligent. Que c’est, il passé entre-temps ? Il semble que les blessures à la tête lors des tournois seraient la cause de son changement de personnalité. Comme il était le roi, et impossible de le destituer du moins à cette époque, nombre de gens ont subit les conséquences de ses traumatismes crâniens
Nuage

 

La tyrannie d’Henri VIII expliquée par la biologie

 

Marie-Céline Jacquier

Journaliste

 

Des chercheurs ont fait le lien entre des lésions cérébrales occasionnées lors de tournois de joute et la modification du caractère du souverain. Ou comment un traumatisme crânien peut changer le cours de l’Histoire.

Henri VIII reste l’un des monarques les plus tristement célèbres. Alors qu’il est souvent décrit comme un tyran d’humeur exécrable, une étude à paraître dans Journal of Clinical Neuroscience suggère qu’en réalité, jeune, il était d’une nature plutôt gentille. Ainsi en 1529, Érasme le décrit comme quelqu’un de convivial et doux dans le débat, affirmant même qu’il « agit plus comme un compagnon qu’un roi ». Mais son tempérament aurait changé suite à plusieurs accidents de joute.

Dans cette étude, des chercheurs de l’ université de Yale ont analysé différentes sources historiques sur la santé et la vie du roi. Les descriptions d’Henri VIII dans sa jeunesse le présentent comme un homme intelligent, d’humeur égale, prenant des décisions politiques et militaires sages. Rien à voir avec les décisions impulsives et les crises de rage que le souverain montre plus tard…

En effet, le comportement du roi a ensuite beaucoup évolué, et ces changements coïncident avec trois accidents majeurs dont il a été victime lors de tournois. Le premier d’entre eux eut lieu en 1524, où une lance l’a frappé près de l’œil. Et le plus grave de ces accidents se déroula en 1536 : le roi est resté inconscient pendant deux heures après être tombé de cheval et que l’animal lui soit tombé dessus.

Comme l’explique Arash Salardini, auteur de ces travaux, « les historiens conviennent que son comportement a changé après 1536 ».

 

Le roi a eu plusieurs accidents lors de tournois de joute, le plus grave date de 1536. © St. Nick, Shutterstock

Le roi a eu plusieurs accidents lors de tournois de joute, le plus grave date de 1536. © St. Nick, Shutterstock

Amnésies, colères, peuvent être causées par des lésions cérébrales

Après ces accidents, Henri VIII a eu des symptômes qui peuvent apparaître après un  traumatisme crânien : problèmes de mémoire, dépression, comportement agressif, anxiété, instabilité émotionnelle. Ainsi, en 1541, il a connu un épisode sévère de dépression. Le roi a aussi fait exécuter deux de ses femmes, Anne Boleyn en 1536 et Katherine Howard en 1542, toutes deux dans les mois et les années qui ont suivi ces accidents de joute.

Henri VIII souffrait aussi d’amnésie et d’une incapacité à se contrôler, comme le montre cet incident en 1546 : alors qu’il assurait à sa femme d’alors, Catherine Parr, qu’il ne l’enverrait pas à la Tour de Londres, des soldats sont arrivés pour l’emmener. Le roi s’emporta contre les soldats : il avait oublié qu’il avait donné cet ordre la veille… Le traumatisme crânien peut expliquer les problèmes de mémoire, les colères, les maux de tête, l’insomnie, dont le monarque était affligé pendant la décennie qui précéda son décès en 1547.

Les auteurs de cette étude concluent qu’il « est tout à fait plausible, mais peut-être pas prouvable, que la répétition des lésions cérébrales traumatiques ont entraîné des changements dans la personnalité d’Henri. »

De plus, les chercheurs font aussi l’hypothèse que des lésions ont conduit à un hypogonadisme. Le souverain souffrait probablement de problèmes d’impuissance, ce qui semble attesté par la correspondance d’une de ses femmes, Anne Boleyn.

Pour Arash Salardini, « Il est fascinant de penser que l’histoire européenne moderne peut avoir changé à jamais à cause d’un coup à la tête. »

http://www.futura-sciences.com

Internet est-il en train de nous rendre tous amnésiques?


Avons-nous perdu la mémoire avec toute cette technologie que l’on peut emmagasiner ? Sommes-nous capables de retenir les numéros de téléphone comme avant ? Les anniversaires ? Peut-être, mais est-ce une si mauvaise chose ? Le cerveau peut-il s’adapter autrement ?
Nuage

 

Internet est-il en train de nous rendre tous amnésiques?

 

Le cerveau à la loupe | Opensource.com via Flickr CC License by

Le cerveau à la loupe | Opensource.com via Flickr CC License by

Saima Noreen

Avec le développement des technologies, serions-nous tous bientôt sujet à une grande «amnésie numérique»? Pour preuve, on ne se rappelle plus d’aucun numéro de téléphone. Heureusement, les sciences viennent nous dire qu’il ne faut peut-être pas s’angoisser trop vite.

Explications.

Depuis que le numérique a envahi nos vies, nous avons moins besoin de solliciter notre mémoire. Pourquoi prendre le risque d’oublier l’anniversaire d’un proche ou une soirée entre amis quand on peut tout stocker dans son agenda en ligne et recevoir une alerte le moment venu?

Paul McCartney expliquait dans une interview que les Beatles ont perdu beaucoup de chansons dans les années 1960, faute d’outils pour les enregistrer «à la volée».

«Nous imaginions une chanson, et nous essayions de nous en souvenir. Mais il y avait toujours un risque qu’on l’oublie. Et si, en nous réveillant le lendemain matin, nous l’avions oubliée, c’était fichu.»

Aujourd’hui, tout a changé: il peut «composer la chanson, la peaufiner, la mémoriser et l’enregistrer dans la foulée».

Au vu des transformations liées à l’omniprésence du numérique dans nos vies, les chercheurs se sont penchés sur l’impact profond de la technologie sur l’apprentissage et sur la mémoire. Certaines études suggèrent que notre dépendance aux outils numérique –qui nous permettent de stocker toutes sortes d’informations– nous mène à une sorte d’«amnésie numérique».

Dans le cadre de cette étude, on a questionné 1.000 personnes de 16 ans et plus sur leur usage du numérique: 91 % d’entre elles admettaient se servir des outils numériques comme d’une mémoire externe. Dans une autre enquête, menée sur 6.000 personnes, 71% des participants ne se rappelaient pas du numéro de téléphone de leurs enfants et 57% ne se souvenaient pas du numéro de téléphone de leur bureau. Cela tend donc à prouver que le fait de compter sur les outils numériques endommage notre mémoire.

Une optimisation de notre mémoire

Mais avant de se lamenter sur cette apparente perte de mémoire, il faut se pencher sur des études plus récentes, qui laissent penser qu’en réalité, notre mémoire s’adapte. L’une de ces recherches s’intéresse à la façon dont notre mémoire s’appuie sur les ordinateurs, à travers une série d’expériences. Dans l’une de ces expériences, les participants doivent se servir de l’ordinateur pour écrire une série de déclarations, comme «l’œil de l’autruche est plus gros que son cerveau».

Les chercheurs ont dit à la moitié d’entre eux que leurs documents seraient sauvegardés, et à l’autre moitié qu’ils ne le seraient pas. Or, ceux qui pensaient que leur travail serait sauvegardé ont plus de mal à se souvenir des phrases qu’ils avaient notées.

Dans une autre expérience, les participants doivent noter une série de déclarations qui sont enregistrées dans des dossiers spécifiques. On leur demande ensuite de se rappeler des phrases et des dossiers dans lesquels elles sont stockées. Globalement, ils se souviennent mieux des dossiers que des phrases. Que peut-on en conclure? Simplement que la technologie transforme notre façon d’organiser l’information, de sorte que nous nous rappelons uniquement de ce qui n’est pas enregistré ailleurs, et que nous donnons la priorité au lieu de stockage de l’information –et non plus à l’information elle-même.

(djem)

Un cerveau commun

Cette conclusion a mené les chercheurs à former l’hypothèse selon laquelle les outils numériques sont devenus une forme de «mémoire transactive». La théorie de la «mémoire transactive» date des années 1980 et suggère que la mémoire du groupe est supérieure à la somme des mémoires individuelles.

D’après cette théorie, les individus peuvent stocker et distribuer l’information de façon collective: ce stock commun de connaissances permet à chacun d’accéder à une information qu’il ne connaît pas, mais dont il sait qu’un membre du groupe la connaît. C’est la même chose avec internet: nous développons une «mémoire transactive» qui se focalise sur le lieu où l’information est stockée et non sur l’information elle-même.

Une autre étude menée récemment a suivi cette piste et permis de découvrir que le fait de sauvegarder une information sur nos ordinateurs ne change pas seulement la façon dont notre cerveau interagit avec elle, mais nous aide également à apprendre de nouvelles choses. Dans une expérience dont les résultats ont été publiés l’an dernier, les participants doivent retenir deux listes de mots qui se trouvent dans deux dossiers différents. La moitié des participants doit sauvegarder le premier dossier avant de passer à la deuxième liste, tandis que l’autre moitié doit fermer le premier dossier sans le sauvegarder. L’expérience montre que ceux qui peuvent sauvegarder le premier dossier se rappellent davantage de mots que les autres. En l’occurrence, déléguer sa mémoire à l’ordinateur nous permet de mémoriser de nouvelles informations.

En somme, quiconque redoute que la technologie détériore notre précieuse mémoire devrait être rassuré par ces résultats. Évidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus du tout s’inquiéter des effets potentiellement délétères de la technologie: McCartney, dans l’interview évoquée plus haut, disait aussi que les chansons que les Beatles gardaient en mémoire jusqu’à l’enregistrement en studio étaient indéniablement leurs meilleures. Il est donc possible que l’absence de technologie ait fait des Beatles de meilleurs compositeurs.

Mais –de même que la tradition orale a disparu au profit de l’écriture– les outils qui nous permettent d’externaliser notre mémoire nous libèrent, puisque nous ne devons plus essayer de nous rappeler de tout. L’augmentation de nos capacités de mémorisation grâce à ces outils est aussi une avancée. Alors, peut-être que nous ferions mieux de nous préoccuper de ce que nous avons gagné en cours de route, plutôt que de nous en faire pour ce que nous avons perdu.

http://www.slate.fr/

Une amnésique qui épate les scientifiques


La recherche sur le cerveau est bien loin d’être finie, surtout avec cette dame qui par maladie qui a détruit une partie de son cerveau et son hippocampe a perdue tous ses souvenirs de sa vie Et sa vie était bien remplie. Pourtant, curieusement, certains souvenirs sont resté, des souvenirs plus techniques et c’est ce qui intrigue les scientifiques
Nuage

 

Une amnésique qui épate les scientifiques

 

Une amnésique qui épate les scientifiques

L’hippocampe pourrait ne pas être aussi important qu’estimé auparavant.Photo Fotolia

Elle peut vous expliquer ce qu’est un arpège mais se trouve incapable de chantonner Happy Birthday. En 2007, Lonni Sue Johnson a dû combattre une terrible maladie, une encéphalite à laquelle elle a survécu. Toutefois, cette inflammation du tronc cérébral a eu de sérieuses conséquences: elle a détruit une partie de son cerveau et notamment son hippocampe. Des lésions qui ont causé au final la perte de tous les souvenirs d’une vie.

Aujourd’hui, la femme de 64 ans, pilote d’avion, musicienne et artiste, ne se souvient plus de rien, ou presque, comme on peut le lire sur le site de l’université Johns Hopkins, à Baltimore, où Johnson est suivie. En effet, une partie de sa mémoire est restée, à la grande surprise des scientifiques.

Intrigués par son cas, des neurologues suivent l’évolution de Lonni Sue Johnson depuis son accident. Lorsque l’hippocampe est atteint, la capacité des patients à se souvenir et à  emmagasiner de nouvelles informations est fortement impactée. Sur ce point, la femme ne fait pas exception.

Depuis qu’elle travaille avec Barbara Landau et ses collègues de l’université de Johns Hopkins, elle ne les reconnaît pas. Elle ne se souvient pas de ses dix années de mariage, n’identifie plus ses peintres préférés. Mais les scientifiques ont été étonnés de découvrir qu’elle pouvait encore expliquer les techniques de l’aquarelle très précisément.

Elle pouvait même décrire comment faire décoller un avion sans même avoir repris des cours de pilotage qu’elle aurait de toute façon immédiatement oubliés. Des explications qui ne devraient pas être possibles si sa mémoire explicite était atteinte comme les chercheurs le croyaient précédemment.

DES NEUROLOGUES STUPÉFAITS

Depuis le début du suivi, l’équipe a publié différents articles. Le dernier en date, paru dans la revue Cognitive Neuropsychology, explique la complexité de la mémoire mise en avant par le cas spécial de Johnson. Après avoir prouvé les grosses pertes qu’elle a subies, les scientifiques montrent qu’il lui reste un type de mémoire bien particulier.Les chercheurs nomment cela les «connaissances déclaratives liées aux compétences». Le fait que ces connaissances soient toujours présentes suggère que ce type de mémoire pourrait bénéficier d’un traitement différent dans le cerveau.

Pour vérifier cette hypothèse, l’équipe a posé 80 questions à Lonni Johnson sur les domaines où elle excellait – l’art, la musique, le pilotage et la conduite. Étonnamment, ses réponses étaient du niveau d’expert en ce qui concerne l’art et la conduite et largement meilleures que celles des amateurs pour la musique et le pilotage.

Les résultats obtenus suggèrent que le cerveau et la mémoire seraient encore plus complexes qu’on ne le pensait jusqu’ici. L’hippocampe pourrait ne pas être aussi important qu’estimé dans le traitement d’un certain type de mémoire, mais les raisons ne sont pas encore connues.

http://fr.canoe.ca/

La double personnalité d’Henri VIII aurait pour origine des coups à la tête


Je me souviens d’avoir vu une série biographique, il y a plusieurs années d’Henri VIII et que je l’avais trouvé ignoble envers ses multiples femmes. Il semble que la cause soit un changement de personnalité dû à ses nombreuses blessures. Aujourd’hui, je doute qu’un tel roi ait pu continuer à gouverner l’Angleterre, enfin, j’espère
Nuage

 

La double personnalité d’Henri VIII aurait pour origine des coups à la tête

 

Portrait of Henry VIII of England | Hans Holbein le jeune via Wikipedia Commons

Portrait of Henry VIII of England | Hans Holbein le jeune via Wikipedia Commons

Repéré par Sacha Nelken

Des chercheurs de Yale ont étudié la vie du roi d’Angleterre du XVIe siècle. Selon leurs découvertes, une suite de blessures auraient grandement affecté son comportement.

Tous les historiens s’accordent à dire qu’Henri VIII, qui régnait sur l’Angleterre et l’Irlande de 1509 à sa mort, en 1547, faisait preuve durant la première partie de son règne d’une très bonne forme physique. Il avait alors l’image d’un roi fort et charismatique. Sauf qu’à la fin de sa vie, Henry VIII laissera la trace d’un monarque cruel et tyrannique.

Des chercheurs de la prestigieuse université de Yale ont fait des recherches pour comprendre ce qui avait pu se passer. Ils ont déterminé que les importants changements de personnalité qui ont marqué la fin de sa vie seraient dus à de nombreuses blessures, notamment à la tête. Ils publieront leur rapport détaillé sur le sujet dans l’édition de juin du Journal of Clinical Neuroscience.

Le site Quartz, qui relaie cette découverte historique, précise que les changements de personnalités du roi Henri VIII sont d’autant plus flagrants qu’il était dans sa jeunesse et la première partie de sa vie, quelqu’un de joyeux avec «le rire facile». À partir de 1524, plusieurs blessures successives altèrent sa personnalité. Cette année-là, il est touché par une lance lors d’une joute. Il tombe alors de son cheval, totalement hébété. En 1525, il chute lourdement, le poteau sur lequel il se trouve se casse et il tombe dans un fossé plein d’eau. Mais c’est en 1536 qu’il subit sa plus grave blessure. Lors d’une joute, toujours, il chute à nouveau de son cheval qui lui tombe dessus. Il serait alors resté plus de deux heures sans pouvoir parler.

Amnésique, impuissant, colérique

Ces différentes blessures ont pu provoquer plusieurs symptômes, comme le révèlent les chercheurs. Tout d’abord, à la suite de ces lésions cérébrales, Henri VIII aurait été touché par d’importantes migraines, très fréquentes après 1531. S’y ajoutent insomnies et signes de dépression. Mais, plus inquiétant pour gouverner un peuple, le roi a souffert de forts troubles de la mémoire. Par exemple, alors qu’il avait demandé qu’on envoie sa sixième épouse, Catherine Parr, en prison dans la Tour de Londres, il oublia ses commandements et la consola lorsque ses soldats étaient venus la chercher.

Quartz ajoute que certains écrits révèlent qu’il souffrait d’impuissance, alors qu’il était vu comme un «homme à femmes». Il aurait même été incapable de consommer son cinquième mariage avec Catherine Howard. Enfin, on peut ajouter à tous ces troubles, des colères à répétition qui le rendaient tyrannique ou encore une forme physique déplorable. D’après The Journal of Medical Biography, il meurt «énorme» à l’âge de 55 ans.

Comme le dit Arash Salardini, l’auteur principal de l’étude, «il est fascinant de penser que l’histoire moderne européenne peut avoir été modifiée à cause de coups à la tête».

http://www.slate.fr/

Amnésique depuis 2004, il retrouve son identité onze ans après


Cela doit être un vrai soulagement de savoir qui on est et qu’on n’est pas, tout seul, au monde. C’est grâce à la génétique que cet homme qui était amnésique a pu retrouver son identité
Nuage

 

Amnésique depuis 2004, il retrouve son identité onze ans après

 

«Benjaman Kyle». Extrait du documentaire «Finding Benjaman», sorti en 2012.

«Benjaman Kyle». Extrait du documentaire «Finding Benjaman», sorti en 2012.

Repéré par Vincent Manilève

«Benjaman Kyle» avait quitté sa famille en 1976. Une généalogiste génétique lui a permis de retrouver leur trace et ainsi son vrai nom.

31 août 2004, aux États-Unis. Un policier de Richmond Hill, en Géorgie du sud, est appelé pour s’occuper d’un homme nu dormant dans les poubelles derrière un Burger King. Le rapport de police, retrouvé par NBC 11 alive en février dernier, explique qu’il était à moitié conscient, qu’il ne souffrait pas de trauma apparent, mais que son corps était recouvert de rougeurs et de plaies.

Transporté à l’hôpital, l’homme finira par retrouver la santé, à une exception près: il est amnésique.

«Il ne connaissait pas son nom de famille, sa ville d’origine, ou son occupation, écrit le site. Il ne pouvait pas nommer un seul ami ou membre de sa famille. Plus d’une décennies plus tard, il n’avait pas un seul indice de qui il était.»

Son ADN comparé aux bases du pays

La police a essayé d’enquêter, mais ses empreintes n’avaient jamais été enregistrées et aucun véhicule abandonné ne correspondait. Sans nom, il n’a pas pu bénéficier de sécurité sociale, d’un emploi, d’un logement, ni même d’une carte de bibliothèque. Celui qui a décidé de se faire appeler Benjaman Kyle a fait l’objet d’un bruit médiatique rare dans les années qui ont suivi, un documentaire sur son histoire a même été présenté à Cannes en 2012. Mais jamais il n’a réussi à retrouver ses origines.

Onze ans plus tard, le site Newser explique que tout a changé grâce à une généalogiste génétique, CeCe Moore. En découvrant son histoire, elle a décidé de l’aider à retrouver les siens grâce à son ADN et une méthode habituellement utilisée pour les recherches d’adoption.

«Avec ce dont Kyle se rappelait, sa date de naissance, son état d’origine, et la religion de sa famille, écrit le journal, une équipe a comparé son ADN à celle des bases de données à travers le pays pendant plus de deux ans et demi avant de retrouver sa famille.»

«MON IDENTITÉ A ÉTÉ TROUVÉE!»

Sur Facebook, Kyle a confirmé que d’autres tests avaient été effectués depuis, confirmant les hypothèses de départ.

«MON IDENTITÉ A ÉTÉ TROUVÉE!», écrit-t-il avant de remercier toutes les personnes qui l’on aidées dans sa quête et d’expliquer qu’il est en contact avec sa famille et qu’il prévoit d’aller leur rendre visite la semaine prochaine. Il aurait quitté l’Indiana en 1976 et personne ne l’aurait revu depuis, notamment plusieurs frères qui sont toujours en vie.

«Je vais bientôt avoir une carte de sécurité sociale et une nouvelle carte d’identité en Floride», ajoute-t-il.

On peut également être certain qu’il n’oubliera pas d’aller chercher sa carte à la bibliothèque. 

http://www.slate.fr/

Un homme a perdu la mémoire après être allé chez le dentiste.


Un cas mystérieux de la médecine, d’un homme qui depuis des années ne se souviens que quelques minutes a la fois. Les spécialistes ne comprennent pas comment il a pu perdre ses souvenirs simplement après un traitement chez le dentiste
Nuage

 

Un homme a perdu la mémoire après être allé chez le dentiste.

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/leventlecri/2428230989" target="_blank">À certains égards, le processus de formation des souvenirs est encore flou</a> | Le vent le cri via Flickr CC <a href="crédit photo" target="_blank">License by CC</a>

À certains égards, le processus de formation des souvenirs est encore flou | Le vent le cri via Flickr CC License by CC

Repéré par Aude Lorriaux

William est incapable de se souvenir d’une nouvelle chose pendant plus d’une heure et demie. A l’exception du décès de son père.

Qu’est-il arrivé à William il y a maintenant dix ans? Ce soldat britannique et père de deux enfants, qui semblait en parfaite santé, a perdu la mémoire le 14 mars 2005, après un banal rendez-vous chez le dentiste pour une dévitalisation. Son cerveau est intact, et aucun des multiples scanners et tests effectués sur lui n’ont réussi à montrer la moindre lésion.

Pourtant, William est désormais incapable de se souvenir d’une chose pendant plus de quatre-vingt-dix minutes. Si on ne lui rappelle pas, il imagine que ses enfants ont toujours 8 et 11 ans, et pas les dix ans de plus qu’ils ont pris entre-temps. Comme si l’encre des souvenirs refusait de s’imprimer dans son cerveau. La seule donnée que le Britannique a intégré de manière pérenne lors de cette dernière décennie est la mort de son père, même s’il n’a pas en tête les circonstances exactes.

Ce cas énigmatique, qui n’est pas sans rappeler le scénario du film Memento, questionne aujourd’hui notre manière d’appréhender le cerveau, rapporte le site de la BBC qui détaille l’histoire.

Les souvenirs sont-ils quelque part?

Principal suspect: le processus de fabrication de protéines par les synapses, qui permet de consolider les souvenirs

Dans le cas de William, les médecins ont d’abord supposé qu’il s’agissait d’une hémorragie, mais n’ont rien trouvé. Aucune partie de son cerveau n’avait été atteinte, au contraire d’Henry Gustav Molaison, un patient devenu amnésique à la suite d’une opération chirurgicale en 1953 et l’un des cas de référence pour les pertes subites de mémoire. William n’aurait pas non plus connu de trauma.

Gerald Burgess, le psychologue qui s’occupe de lui et a publié récemment un papier scientifique sur le sujet dans la revue PubMed, suspecte une autre cause: le processus de fabrication de protéines par les synapses, qui permet de consolider les souvenirs dans le temps. Mais, pour l’heure, il n’en a pas la confirmation.

En attendant, le cas de William donne du grain à moudre aux adeptes de la théorie de Bergson, exposée dans Matière et mémoire (1896), selon laquelle les souvenirs ne sont logés nulle part, et l’esprit ne serait pas réductible à la matière. Gerald Burgess espère, lui, que la médiatisation de son cas permettra de faire naître de nouvelles théories. Cinq autres exemples de perte de mémoire sans lésions cervicales sont recensés par la littérature médicale.

http://www.slate.fr/