Le Saviez-Vous ► Que mangent les insectes ?


Être un insecte, le choix de l’alimentation est très variée dépendant de l’espèce. Ce qui compte pour eux, c’est que la bouffe doit être équilibrée tout comme chez l’humain. Il y a les phytophages, les prédateurs, les parasites et les détrivores.
Nuage


Que mangent les insectes ?


par Clara Zerbib, journaliste animalière

Les insectes, qui possèdent toujours six pattes et deux antennes, sont les animaux les plus nombreux sur Terre. Et pour cause, pas moins d’1 million d’espèces ont déjà été identifiées mais il pourrait en fait y en avoir plus de 10 millions. Ainsi, à eux seuls, ils représentent 75% du règne animal.

Mais la question qui se pose est : étant donné que les insectes se situent au bas de la chaîne alimentaire, que peuvent-ils bien manger ? Voici la réponse !

À peu près tout !

En réalité, tout dépend évidemment des espèces d’insectes. En effet, chaque espèce possède sa propre alimentation. Mais à eux tous ils mangent à peu près tout, du moment qu’il s’agit de matières organiques. La question à se poser serait donc plutôt : qu’est-ce que les insectes ne mangent pas ?

Comme nous, les insectes doivent avoir un régime alimentaire équilibré, composé de glucides, de protéines, de lipides, de vitamines ou encore de minéraux. Ces nutriments leur fournissent non seulement de l’énergie mais favorisent également leur croissance ainsi que le développement et la résistance de leur exosquelette.

Environ la moitié des insectes sont des phytophages, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent uniquement de matières végétales (feuilles, racines, graines, nectar, fruit, pollen, sève, bois…).

D’autres, comme les mantes religieuses, sont des prédateurs, leur alimentation étant constituée d’organismes entiers (autres insectes, araignées, petits oiseaux…).

D’autres encore, comme les puces ou les poux, sont des parasites, c’est-à-dire qu’ils mangent la chair ou le sang des animaux plus grands sans les tuer.

coccinelle

Crédits : Pixnio

Enfin, certains insectes, comme les mouches, se nourrissent de matières végétales ou animales en décomposition. On les appelle les insectes détrivores. Il peut s’agir de moisissures, de feuilles mortes, de fruits pourris, d’excréments et même de cadavres. C’est d’ailleurs grâce à eux que les déchets sont éliminés de la surface de la Terre. Et que le risque de maladie est largement diminué.

Et les produits fabriqués par l’Homme ? 

Bien évidemment, depuis l’apparition de l’Homme sur la planète, les insectes ont eu accès à un tout nouveau type de nourriture. Ainsi, ils n’hésitent pas à manger les produits conçus par ce dernier. Mais à condition qu’ils aient été fabriqués à partir de matière organique.

En ce sens, les meubles en bois, le papier, le cuir, la laine, le coton, les céréales ou encore la farine sont très appréciés par les insectes. En revanche, les produits fabriqués à partir de minéraux, de métaux ou de pétrole ne sont pas à leur goût.

Source

https://animalaxy.fr/

Des punaises de lit au temps des dinosaures


Les punaises de lits sont des parasites très dérangeantes. Ce n’est pas parce qu’ils sont petits qu’ils ne sont pas résistant. La preuve, ils existaient au temps des dinosaures et on évolué pour s’adapter aux époques suivantes.
Nuage


Des punaises de lit au temps des dinosaures


Un insecte soutenu par une pince

Une punaise de lit Photo: Associated Press / Carolyn Kaster

Alain Labelle

Les punaises de lit, certains des parasites les plus indésirables de l’humanité, évoluent sur Terre depuis au moins 115 millions d’années et la peuplaient ainsi durant la même période que les plus grands dinosaures.

Ces insectes hétéroptères, qui se nourrissent de sang, ont ainsi résisté à la chute d’un astéroïde il y a 67 millions d’années et aux nombreuses éruptions volcaniques qui ont mené à l’extinction de masse de tant d’autres espèces.

Penser que ces parasites qui vivent dans nos lits aujourd’hui ont évolué il y a plus de 100 millions d’années et marchaient sur la Terre côte à côte avec les dinosaures a été une révélation. Mike Siva-Jothy, Université Sheffield

« Cette réalité montre que l’histoire de l’évolution des punaises de lit est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait auparavant », explique le Pr Siva-Jothy.

Pour arriver à établir que les punaises étaient présentes sur la planète dès le Crétacé, des paléontologues européens des universités de Sheffield (Royaume-Uni) et Dresden (Allemagne) ont comparé l’ADN de dizaines d’espèces actuelles pendant une quinzaine d’années.

Même avant leur premier hôte présumé

Les chercheurs ont aussi découvert que les punaises aujourd’hui dites de lit sont apparues entre 30 et 50 millions d’années plus tôt que la chauve-souris, le mammifère que les scientifiques pensaient, jusqu’à aujourd’hui, être leur premier hôte.

Le saviez-vous?

Il existe sur Terre pas moins de 100 espèces de punaises de lit qui se nourrissent de sang d’oiseaux ou de mammifères, dont plusieurs sont présentes au Québec.

La question est maintenant de savoir du sang de quel animal ces insectes de la taille d’un petit pépin de pomme se nourrissaient.

Nous ne savons pas quel était l’hôte des punaises au moment où T. rex foulait la surface de la Terre. Mike Siva-Jothy

D’autres études doivent être réalisées pour découvrir l’identité de cet hôte, mais les scientifiques estiment toutefois qu’il est improbable qu’il se soit nourri du sang des dinosaures.

La raison? Les punaises parasitent un animal qui possède habituellement un nid, comme l’humain possède un lit, un mode de vie que les dinosaures n’avaient pas adopté.

Les travaux de l’équipe européenne ont permis d’établir que les deux espèces de punaises de lit qui parasitent les humains de nos jours, la punaise commune (Cimex lectularius) et la punaise tropicale (Cimex hemipterus), sont apparues il y a environ 47 millions d’années et sont donc beaucoup plus vieilles que l’Homo sapiens.

Ces nouvelles connaissances semblent contredire l’hypothèse répandue prédisant que leur apparition coïncidait avec la scission entre Homo sapiens et Homo erectus il y a environ 1,6 million d’années.

Les scientifiques ont aussi établi que :

  • une nouvelle espèce de punaises de lit conquiert l’humain environ tous les 0,5 million d’années;

  • lorsque les punaises de lit changent d’hôte, elles conservent leur capacité de revenir à leur hôte original;

  • si certaines punaises de lit se restreignent à un hôte, d’autres restent « généralistes », et peuvent sauter d’un hôte à l’autre.

Ces dernières espèces, selon les chercheurs, risquent de s’adapter et de se nourrir de sang humain dans l’avenir, et cela ne prendra fort probablement pas un demi-million d’années, puisqu’il y a de plus en plus d’humains et d’animaux de compagnie qui s’offrent en garde-manger.

Le Pr Siva-Jothy espère qu’une meilleure compréhension de l’évolution des punaises permettra de les comprendre davantage, et peut-être de mieux contrôler leur prolifération.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Current Biology(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

https://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Ce que vous ignoriez peut-être sur ces maudits moustiques


Bien que l’étude a été faite auprès des Belges, on peut conclure que les résultats sont similaires ailleurs dans le monde.
Nuage


Ce que vous ignoriez peut-être sur ces maudits moustiques

Un moustique pompant sans gêne aucune le sang de sa victime humaine. © getty.

Maxime Czupryk

Le retour des beaux et longs jours coïncide malheureusement avec la réapparition, bien désagréable, des moustiques.

 Selon une étude réalisée par Vapona, spécialiste de la lutte anti-moustiques, ce sont surtout les habitants des grandes villes qui sont le plus victimes de ces insectes démoniaques. Véritables ennemis des belles nuits d’été, les moustiques troublent de façon non négligeable le sommeil des Belges.

Le vrombissement aigu du moustique est probablement l’un des sons les plus irritants qui soient. Plutôt que de se contenter de sucer notre sang, le moustique se plait manifestement à virevolter autour de nos oreilles, histoire de rendre ce moment plus désagréable encore.Vous l’avez sans doute constaté: les moustiques sont de retour depuis plusieurs semaines et ces derniers jours tout particulièrement alors que le soleil brillait de mille feux et que les températures dépassaient allègrement la vingtaine de degrés. L’occasion donc pour Vapona, spécialiste de la lutte contre les insectes, de présenter les conclusions de son étude menée auprès de 1.000 Belges.

Les moustiques ô combien irritants

On y apprend, même si ce n’est pas vraiment un scoop, que les moustiques agacent les Belges au plus haut point. Ainsi, sur une échelle d’irritation allant de 1 à 10, près de 4 Belges sur 10 donnent plus de 8 à une piqûre de moustique. Un cinquième des répondants la situent même à plus de 9.

Certains d’entre nous redoutent tout particulièrement les piqûres de moustiques. 12% des sondés s’inquiètent des réactions allergiques et 11% ont peur de contracter une maladie.

« Ces réactions cutanées sont très variables d’un individu à un autre et sont due à l’injection de salive du moustique lors du prélèvement sanguin. Aussi, des maladies virales exotiques transmises par les moustiques apparaissent de plus en plus souvent en Europe méridionale et progressent vers le nord suite à la présence de nouvelles espèces de vecteurs, notamment du genre Aedes, pouvant alors potentiellement transmettre les virus une fois que ce dernier et le vecteur se retouvent dans de nouvelles zones », prévient Frédéric Francis, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech et à l’université de Liège.

Les citadins, premières victimes des moustiques

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce sont les citadins qui sont le plus souvent au menu des moustiques. Durant la saison des moustiques, 57% des Belges sont piqués une fois par semaine et 11% tous les jours. Un chiffre encore plus élevé dans les grandes villes: 17 % à Bruxelles, 14% dans d’autres villes comme Anvers, Gand, Liège et Charleroi.

« La densité de population humaine plus importante dans les grandes villes correspond à une probabilité accrue d’être la cible des moustiques. Aussi, la diversité d’animaux en zones rurales constitue divers hôtes pour ces insectes hématophages qui peuvent donc être plus dispersés et moins focalisés sur les humains », explique le Pr Francis.

Dormir entouré de moustiques peut faire perdre 1h de sommeil par nuit

Perturbateurs de sommeil

Les moustiques sévissent surtout en fin d’après-midi et à la nuit tombée. Avec une incidence non négligable sur la qualité et le temps de sommeil. D’après l’étude de Vapona, 90% des Belges sont régulièrement maintenus éveillés à cause des moustiques. Environ un cinquième des répondants perd même plus d’une heure de sommeil à cause de ces bestioles vrombissantes. Et pas moins de 6 sur 10 placent le moustique dans le top 3 des perturbateurs de sommeil les plus irritants, devant les ronflements de leur partenaire (38 %) et des voisins bruyants (37 %).

Quand un moustique vient perturber leur sommeil, 44% des personnes interrogées brandissent leur tapette à mouches. 35% se réfugient sous les draps. Cette technique est avant tout populaire chez les femmes (42 %). Enfin, un quart des Belges se précipite sur la prise pour brancher l’appareil anti-moustiques.

Quels moyens de défense?

Les Belges utilisent un large éventail de méthodes pour se défendre, comme le moustiquaire (50%), les lumières éteintes (41%), les bougies à la citronnelle (21%), les sprays (17%) ou encore la ventilation (15%).

Des différences apparaissent entre les hommes et les femmes lorsqu’il s’agit de se défendre contre les moustiques. Les femmes croient davantage en la protection proactive tandis que les hommes ont quant à eux leur propre technique: rester près de leur partenaire, qui semble être plus appétissante aux yeux des moustiques. Pas très gentleman…

« Il existe beaucoup d’histoires à propos des éléments qui déterminent l’attrait d’un être humain. Certains pensent que c’est à cause du taux de sucre dans le sang ou de la consommation de certains aliments (l’ail, par exemple), mais rien de tout cela n’est vrai. L’odeur corporelle et le gaz carbonique expiré sont les facteurs principaux qui influencent notre attrait. Il est vrai qu’une personne peut attirer davantage les moustiques qu’une autre, il s’agit d’une signature individuelle », rappelle Frédéric Francis.

L’entomologiste recommande de se protéger en faisant appel à plusieurs actions concrètes:

« Commencez par éliminer les eaux stagnantes autour de la maison en vidant divers récipients recueillant les eaux de pluie qui constituent la source du problème. En deuxième lieu, faites en sorte que les moustiques ne puissent pas entrer à l’intérieur grâce à des moustiquaires pour portes ou fenêtres, ou des appareils anti-moustiques. Si ce n’est pas suffisant, utilisez une moustiquaire de lit et/ou réduisez la température de la chambre si vous avez un climatiseur. Enfin, pour les soirées à l’extérieur, appliquez vous une lotion répulsive. »

Les moustiques servent-ils à quelque chose?

Avant de conclure, précisons tout de même que le moustique n’est pas complètement inutile et n’est pas apparu dans l’unique but de faire vivre un enfer à l’espèce humaine. Acteurs à part entière de la biocénose, les moustiques servent de nourriture à de nombreuses espèces de poissons, d’oiseaux, de reptiles et d’insectes et font donc partie de la chaîne alimentaire. Dame Nature n’a rien laissé au hasard, même si cela nous démange et nous irrite parfois.

https://www.7sur7.be/

Quels sont les animaux où l’on se dit "mais de quelle planète viens-tu" ?


Parmi les animaux et les insectes certains sont vraiment étranges, comme s’ils venaient d’un autre monde.

Nuage


Quels sont les animaux où l’on se dit « mais de quelle planète viens-tu » ?

Guillaume Bonnet  Étudiant (2019-présent)

Traducteur ·Traduit le 20 mars · Vote positif par Jean-Philippe Brunet, Doctorat Sciences, Université Pierre et Marie Curie (1983)

Clanton Sim

Auteur original

Cette réponse peut ne pas être une traduction fidèle de la réponse de Clanton Sim à Quora en anglais : What are some animals that made us ask “What on earth are you?”

Papillon caniche du Venezuela.

C’est une nouvelle espèce de papillon nocturne découverte en 2009 par le Dr Arthur Anker dans la région de Gran Sabana au Venezuela.

.

Gerboise à longues oreilles

Les autorités considèrent qu’il s’agit du seul membre survivant de son genre, Euchoreutes, et de sa sous-famille, Euchoreutinae. Ils sont définitivement à l’abri de mes pièges à souris.

Rhinopithèques.

Ces singes du vieux monde ont un vaste répertoire vocal et chantent souvent ensemble à la manière d’une chorale. Ces singes sont rares et on en sait peu sur eux.

Salpidés.

Ils se déplacent par contractions, pompant l’eau via leur corps gélatineux et filtrant ainsi le phytoplancton dont ils se nourrissent.

Porc laineux.

Ce cochon à fourrure a la réputation d’être aussi bon compagnon

Nasikabatrachus sahyadrensis.

Ces grenouilles ne sortent que quelques semaines durant la saison de la mousson.

Ogcocephalus darwini.

Bien que selon des dires, ils donnent de bon baisers , ce sont de terribles nageurs. Ils passent leur temps à marcher sur le fond de l’océan.

Requin-lutin.

Son espèce date de 250 millions d’années.

Fourmi Panda.

Cette « fourmi » est en fait une guêpe femelle sans ailes. Ils procurent des piqûres extrêmement douloureuses et sont surnommés «tueuses de vache» au Chili où ils se trouvent.

Atretochoana eiselti.

Ce n’est pas un serpent. C’est le plus grand des tétrapodes sans poumons.

Moro-sphinx.

C’est un papillon de nuit qui bourdonne comme un colibri. Ces belles créatures méritent une belle collection d’image.


Bathynomes.

Sa grande taille résulte du gigantisme des grands fonds.

Bec-en-sabot du Nil.

Également appelé tête de baleine, cet oiseau ressemblant à une cigogne.

Diable cornu.

Ce lézard a une fausse tête qu’il utilise pour tromper les prédateurs.

Scarabée girafe.

Cet insecte, originaire d’un seul type de plante, ressemble à une… girafe.

Membracidae.

Ces insectes ont des têtes très étranges. Les chercheurs ont découvert ces insectes ont développé ce couvre-chef en réactivant et en réaffectant leurs machines pour la fabrication des ailes. Les types de casque varient selon les espèces. Celui-ci a l’air d’une fourmi agressive.

Ou d’une feuille.

Sources: Fashion Forward: How Some Insects Grew Strange Helmets

Bizarre and Beautiful: Five Amazing Creatures Found Only in Madagascar

21 More Weird Animals You Didn’t Know Exist

Weird Frogs

https://www.glitzyworld.com/10-u…

14 Weird-Looking Creatures You’ve Never Seen Before – One Minute List

https://fr.quora.com/

Les avocats sont-ils vraiment vegans?


Sans être vegan, j’aime bien les avocats, mais j’en achète presque plus à cause de sa popularité et des effets désastreux sur l’environnement. Comme bien des légumes vendus à grande échelle, comme aussi amandes, brocolis et melon, il y a des conséquences. Par exemple aux États-Unis, les abeilles locales ne peuvent pas polliniser ces cultures alors ils font appelle à des abeilles de l’extérieur sous le nom apiculture migratrice et ces petites bêtes sont malmenés.
Nuage


Les avocats sont-ils vraiment vegans?


L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan. | Abigail Lynn via Unsplash

 

L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan. | Abigail Lynn via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur CNN

Cultivés à grande échelle, les avocats, comme les amandes ou les melons peuvent nécessiter l’exploitation de certains animaux.

On connaissait déjà le terrible impact environnemental de la culture d’avocats. Le fruit star des réseaux sociaux est aujourd’hui tellement populaire qu’il vide les nappes phréatiques, nécessitant 1.000 litres d’eau par kilo produit, contre 130 litres pour un kilo de salade.

Ce que l’on sait moins, c’est que ce fruit particulièrement apprécié des stars d’Instagram pour ses vertus nutritives, gustatives et photogéniques, n’est pas toujours un aliment totalement vegan. La culture à grande échelle de l’avocat, mais aussi des amandes, des brocolis, ou encore du melon, requiert dans certaines régions du globe un recours à l’apiculture migratrice. Cette pratique est répandue dans certaines zones comme la Californie, où la population locale d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs n’est pas assez importante pour assurer la pollinisation des immenses vergers d’avocats ou d’amandiers. Des ruches itinérantes sont donc déplacées d’exploitation en exploitation pour assurer le développement des fruits.

Comme le relève un article de The Conversation repris par CNN, ces abeilles sont transportées à l’arrière de poids lourds et peuvent être trimballées des vergers d’amandiers de Californie à une plantation d’avocats au Texas, avant de rejoindre les champs de brocolis de l’Oregon.

L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan qui interdit la consommation de produits d’origine animale ou nécessitant l’exploitation d’animaux.

Des abeilles maltraitées

Dans un article pour Scientific American, le journaliste Ferris Jabr révèle que l’apiculture migratrice prive les abeilles de la nourriture riche et diversifiée qu’elles trouvent habituellement à l’état sauvage.

Il alerte aussi sur les traitements infligés aux insectes, notamment lors des déplacements entre les fermes:

«Sur la route, les abeilles ne peuvent pas butiner, ni déféquer. Le sirop de sucre et les galettes de pollen que les apiculteurs offrent en compensation ne sont pas aussi nutritifs que le pollen et le nectar des plantes sauvages. Sans compter que le mélange dans les mêmes fermes de différentes races d’abeilles venues des quatre coins du pays propage des maladies, ce qui peut entraîner l’effondrement des colonies.»

Il est toutefois important de préciser que seuls certains légumes et fruits, produits à très grande échelle, sont concernés. L’apiculture migratrice n’est d’ailleurs pas pratiquée dans toutes les régions du monde. Si elle est répandue aux États-Unis où elle garantit environ un tiers des récoltes de fruits et légumes, elle reste très marginale en Europe et en Asie.

http://www.slate.fr/

La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement


Nous n’avons plus le choix, et il y a urgence ! Il faut accepter de changer notre consommation et notre mode de vie car la nature souffre ! Sans la nature, nous ne pouvons survivre.Il faut arrêter la déforestation, changer pour le mieux l’agriculture, le gaspillage etc ..
Nuage

 

La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement

 

Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait,... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait, il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris celle qui se met elle-même en danger en détruisant la nature : l’Homme.

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS
Agence France-Presse
Paris

Le message lancé lundi à l’ouverture d’une réunion mondiale sur la biodiversité est clair : la destruction de la nature menace l’Homme «au moins autant» que le changement climatique et mérite donc autant d’attention pour éviter des impacts dévastateurs.

Scientifiques et diplomates de plus de 130 pays sont réunis jusqu’à samedi pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, un sombre inventaire d’une nature pourtant vitale pour l’humanité.

«Les preuves sont incontestables : notre destruction de la biodiversité et des services écosystémiques a atteint des niveaux qui menacent notre bien-être au moins autant que les changements climatiques induits par l’Homme», a déclaré Robert Watson, président de Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Le groupe d’experts a travaillé pendant trois ans sur un rapport de 1800 pages qui devrait devenir la référence scientifique en matière de biodiversité, comme le sont ceux du GIEC pour le climat.

Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait, il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris l’espèce qui se met elle-même en danger en détruisant la nature : l’Homme. Et l’Homme ne peut vivre sans cette nature qui lui rend des services inestimables, des insectes pollinisateurs aux forêts et océans absorbant le CO2, en passant par les médicaments ou l’eau potable.

Alors comme pour le climat, «ce mois d’avril 2019 peut marquer le début d’un « tournant parisien » similaire pour la biodiversité et les contributions de la nature aux populations», a estimé M. Watson, en référence à l’accord de Paris, en 2015.

Beaucoup espèrent que cette évaluation sera le prélude à l’adoption d’objectifs ambitieux lors de la réunion en 2020 en Chine des États membres de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15).

Quasiment aucun des 20 objectifs précédemment définis pour 2020, qui visent une vie «en harmonie avec la nature» d’ici 2050, ne seront atteints, selon le projet de synthèse du rapport, projet qui sera discuté, amendé et adopté ligne par ligne par les délégués avant sa publication le 6 mai.

«Le patrimoine environnemental mondial […] est en train d’être altéré à un niveau sans précédent», met en garde ce texte.

Un quart des 100 000 espèces évaluées – portion minime des 8 millions estimées sur Terre – sont déjà menacées d’extinction, sous pression de l’agriculture, de la pêche, de la chasse, ou encore du changement climatique.

Mais «une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces» se profile, selon le projet de rapport : entre 500 000 et un million devraient être menacées, dont «beaucoup dans les prochaines décennies».

«Modifier notre consommation»

Des projections en accord avec ce que décrivent depuis des années certains scientifiques : le début de la 6e«extinction de masse», la première depuis l’arrivée des hommes sur la planète.

Le texte fait clairement le lien entre les deux menaces majeures que sont le réchauffement et les atteintes à la nature, identifiant certaines causes similaires, en particulier les pratiques agricoles et la déforestation, responsables d’environ un quart des émissions de CO2 mais aussi de graves dommages directs aux écosystèmes.

Le tout sur une planète de plus en plus peuplée dont les habitants consomment de plus en plus.

«Il ne faut pas seulement modifier la production agricole, il faut aussi modifier notre consommation. Par exemple, un régime alimentaire bien équilibré est bon pour notre santé et aussi bon pour la planète», a expliqué Paul Leadley, un des auteurs du rapport.

«Si on mange un peu moins de viande rouge, ça réduit les gaz à effet de serre et […] ça laisse plus de place aux milieux naturels», a ajouté le chercheur.

Mais vu l’ampleur des réformes à mettre en place, qui impliquent une véritable transformation de nos modes de vie, les résistances risquent d’être encore plus fortes que pour la lutte contre le changement climatique.

«Il pourrait y avoir des difficultés avec certains pays. Nous ne savons pas comment le Brésil va réagir, avec le nouveau gouvernement (de Jair Bolsonaro). Nous ne savons pas ce que les États-Unis pensent de cette évaluation», note ainsi Günther Mitlacher, de WWF, qui décrit aussi une division Nord-Sud semblable à la géopolitique climatique.

Avec notamment des pays africains très demandeurs d’actions parce qu’«ils voient que leur population dépend des ressources naturelles», ajoute-t-il.

https://www.lapresse.ca/

Des pucerons qui donnent leur vie pour réparer leur colonie


Une espèce de pucerons face aux envahisseurs va protéger la colonie comme bien des insectes sociaux, mais en plus, ils vont réparer leur habitat avec presque tous leurs fluides corporels au risque de leur vie, soit en restant collé ou s’isoler à l’extérieur ou encore ils n’ont pas supporter cette perte de fluide.
Nuage

 

Des pucerons qui donnent leur vie pour réparer leur colonie

 

Des pucerons de l'espèce Nipponaphis monzeni colmatent une brèche dans leur colonie en sécrétant des liquides corporels.

Des pucerons de l’espèce Nipponaphis monzeni colmatent une brèche dans leur colonie en sécrétant des liquides corporels. Photo: Mayako Kutsukake

Renaud Manuguerra-Gagné

Dans le monde des insectes, il n’est pas rare de se sacrifier pour le bien de la colonie. Des chercheurs japonais viennent de montrer qu’une espèce de pucerons pousse ce concept à des niveaux jamais vus dans le règne animal : ses soldats mettent fin à leurs jours pour réparer des dommages faits par un envahisseur.

Pour certaines espèces de pucerons, des projets de réparation laissent place à une interprétation littérale de l’expression « se saigner à blanc ».

Lorsqu’une brèche est faite dans les murs qui protègent leur colonie, les soldats d’une espèce particulièrement sociale, nommée Nipponaphis monzeni, vont déverser la quasi-totalité de leurs fluides corporels dans le but de la colmater.

Il s’agit d’une opération à laquelle bien peu de ces insectes survivent et dont la ressemblance avec la coagulation sanguine dépasse la simple métaphore.

Selon les chercheurs(Nouvelle fenêtre), ce mécanisme de défense de la colonie serait l’un des premiers observés qui combinent l’immunité sociale, où les membres d’un groupe agissent pour le bien-être collectif, et l’immunité biologique.

Mourir pour le groupe

Les pucerons sont une famille d’insectes parasites qui se nourrissent de la sève des plantes. Il en existe plus de 4000 espèces différentes, certaines plus sociales que d’autres. Nipponaphis monzeni a la particularité de créer des colonies dans les plantes qu’il parasite en favorisant l’apparition d’une excroissance creuse quasi tumorale sur la plante, nommée galle.

Ces petits insectes de moins d’un millimètre peuvent vivre par milliers à l’intérieur de ces structures, organisés en une hiérarchie semblable à celle d’une fourmilière ou d’une ruche.

Certains insectes prennent donc le rôle de soldats ou d’ouvriers et, lors d’une attaque par un prédateur, ils accourront pour repousser l’envahisseur. Une fois la zone sécurisée, ils entreprendront leur travail de restauration.

Rapidement, plusieurs insectes vont se rassembler autour de la brèche pour y décharger une grande quantité de liquide blanchâtre, qu’ils appliqueront sur la brèche.


Cette vidéo montre en accéléré le travail des pucerons. Source : Mayako Kutsukake et al., PNAS.

Ce liquide va alors durcir et laisser la place aux cellules de la plante, qui couvriront ensuite la région et répareront ainsi définitivement la lésion. En l’absence de ce processus, l’excroissance de la plante sèche et la colonie à l’intérieur dépérit.

La vaste majorité des soldats mourront dans ce processus, certains en se piégeant eux-mêmes dans la substance collante, d’autres en restant isolés à l’extérieur de la colonie, tandis que certains ne survivront simplement pas à la perte d’autant de liquide corporel.

Cicatrisation à grande échelle

Ce processus radical a été documenté pour la première fois il y a plus d’une décennie, mais les chercheurs n’en comprenaient toujours pas le mécanisme.

Or, il s’avère que la colonie utilise à grande échelle un mécanisme similaire à la coagulation sanguine.

Lorsqu’on se blesse, des plaquettes présentes dans notre sang répondent à certains signaux et se rassemblent pour fermer la brèche. Ces plaquettes vont adhérer les unes aux autres, se solidifiant pour permettre la croissance d’une nouvelle peau sous cette carapace protectrice.

En observant sous le microscope le liquide produit par les pucerons, les chercheurs ont d’abord remarqué la présence de plusieurs cellules nommées hémocytes, qui contiennent une grande quantité de vacuoles remplies de lipides ainsi que de certaines enzymes.

Lorsque ces cellules sont brisées au cours des réparations, le mélange de ces différentes molécules déclenche une réaction qui solidifiera le liquide, comme lors de la coagulation. Ce processus permettant à ces insectes de guérir de leurs plaies leur permet aussi de sceller les failles dans leurs habitations.

Bien que d’autres insectes possèdent aussi ces molécules favorisant leur cicatrisation, l’énorme quantité produite par les membres de cette espèce de pucerons montre que cette utilisation extrême est devenue un processus essentiel à leur survie au fil de l’évolution.

Cette technique combinant de la biologie moléculaire à une structure sociale dans un but de réparation et de guérison est unique dans le monde animal et, selon les chercheurs responsables de la découverte, elle incite à mieux évaluer l’origine de certaines interactions sociales chez les insectes.

https://ici.radio-canada.ca/