Les insectes sont 5 fois plus riches en antioxydants que le jus d’orange


Chercher des alternatives à la viande, soit pour avoir une meilleure qualité nutritive, ou le côté écologique, les insectes serait le meilleur choix pour plusieurs raisons. Cependant, pour les antioxydants, il semble que ce soit des insectes bien précis qui sont beaucoup plus riche que le jus d’orange. Pour le moment, beaucoup sont réticents à manger des insectes, mais peut-être qu’un jour, ce choix s’imposera de lui-même.
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Les insectes sont 5 fois plus riches en antioxydants que le jus d’orange

Les insectes, une excellente source d’antioxydants, protéines, minéraux et acides aminés. © nicemyphoto - Fotolia

Les insectes, une excellente source d’antioxydants, protéines, minéraux et acides aminés. © nicemyphoto – Fotolia


Céline Deluzarche
Journaliste

Que diriez-vous d’une infusion de criquets et de sauterelles pour votre petit déjeuner ? Si le menu ne vous enchante pas, sachez pourtant que les extraits d’insectes représentent une source d’antioxydants cinq fois plus importante qu’un jus d’orange fraichement pressé, d’après une étude de l’université de Teramo (Italie) parue dans le journal Frontiers in Nutrition.

Les chercheurs ont mixé et réduit en extrait soluble douze insectes autorisés à l’alimentation pour analyser leur teneur en antioxydants. Résultat : si les scorpions noirs et les tarentules s’avèrent très décevants, les criquets, les vers à soie et les sauterelles affichent des valeurs cinq fois plus élevées que le jus d’orange. De plus, ces antioxydants sont plus diversifiés et auraient une capacité supérieure à contrecarrer le stress oxydatif, selon les chercheurs.

Les insectes possèdent bien d’autres avantages nutritionnels : à poids égal, ils sont trois fois plus riches en protéines que le bœuf ; ils sont une bonne source d’acides gras polyinsaturés, de minéraux, de vitamine B, d’acides aminés et de fibres. De plus, leur élevage est bien plus écologique que la viande classique : il génère 100 fois moins de gaz à effet de serre que le bœuf et utilise 50 fois moins d’eau. Plusieurs startups comme Micronutris, La Criqueterie ou Jimini’s se sont lancées en France et commercialisent des criquets grillés à picorer à l’apéro ou des barres de céréales à la farine de grillon. Reste encore à convaincre les consommateurs, pour l’instant encore assez réticents à l’idée d’avaler des insectes.

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Le Saviez-Vous ► A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?


Même si ce n’est que 6 % sur environs 3 500 espèces de moustiques et seulement les femelles qui piquent, on ne les aime pas du tout. L’éradication de ces bestioles n’est pas la solution, car par expérience, on sait ce que nous exterminons, il y a des graves conséquences. Ces mal-aimés sont importants dans la chaîne alimentaire et pour l’écosystème aquatique. De plus, l’ingéniosité du dard du moustique a donné naissance aux seringues que nous connaissons.
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A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?

maudits moustiques

Par Fabrice Renault

Le moustique n’est-il que l’ennemi de l’homme ? Y a-t-il une seule bonne raison de ne pas voire disparaître tous les moustiques de la surface du globe ? Bon et bien, il est temps de tenter d’apporter une réponse sur la question ô combien existentielle du rôle caché de ces maudits moustiques sur la planète…

A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?

Le moustique est sans doute l’ennemi de nos belles nuits d’été, synonyme de piqûres, de boutons et de démangeaisons. Mais il est loin de se contenter de cela. En effet, il est également le vecteur de divers maladies. Il décroche même la palme du règne animal pour ce qui concerne le nombre de morts causé chez l’être humain.

Il n’est donc sans doute pas illégitime de se poser la question de son utilité sur terre. Au-delà des dégâts qu’il inflige à l’homme, le moustique a-t-il une réelle utilité pour la nature ? Plus encore, celle-ci pourrait-elle surmonter sa disparition ?

Si piqûres, rougeurs et démangeaisons vous rendent fous, attendez de lire ce qui suit sur ces maudits moustiques. Le constat sanitaire qui leur est directement imputable est conséquent.

Paludisme : une hécatombe directement imputable au moustique

Le paludisme (ou malaria) que transporte le moustique aurait tué la moitié des personnes qui ont déjà vécu sur Terre ! Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le moustique infecté, Anopheles gambiae, serait responsable de 7 millions de morts par an. Transmis par les moustiques ­anophèles, le ­paludisme tue 1 000 enfants par jour…

maudits moustiques

Deux autres espèces, Aedes aegypti et Aedes albopictus, sont les principaux vecteurs des virus de la fièvre jaune, de la dengue, du chikungunya ainsi que de la fièvre Zika. Cette dernière a récemment été déclarée «urgence de santé publique de portée mondiale» par l’OMS. En effet, on estime de 3 à 4 millions de cas déclarés cette année dans les Amériques. Au final, on arrive à ce constat :

Une seule créature tue plus d’hommes que l’homme lui-même, c’est le moustique.

Mais alors, y a-t-il une seule raison de ne pas souhaiter la disparition totale des moustiques ? C’est vrai que de prime abord, on serait tenter de croire que les moustiques ne sont là que pour nous dévorer…

Bien sûr, comme vous vous en doutiez peut-être, leur omniprésence dans notre environnement est loin d’être inutile. On peut même distinguer plusieurs points positifs à leur existence. Et bien oui en fait, comme d’habitude : Dame Nature n’as rien laissé au hasard !

Quand les moustiques ne sont pas que de vilains suceurs de sang humain

Ils sont acteurs à part entière de la biocénose

maudits moustiques

Au sein de la chaîne alimentaire, les moustiques servent de nourriture à de nombreuses espèces, comme les poissons, oiseaux, reptiles, insectes. Au stade de larves, ils sont gobés par des invertébrés aquatiques, des batraciens et des poissons. Puis, adultes, ils constituent les mets de prédilection d’oiseaux, de chauve-souris, de grenouilles, d’araignées, de lézards ou de libellules.

Les moustiques nourrissent beaucoup de prédateurs et c’est donc sur eux que repose une partie de la chaîne alimentaire. Le moustique est ainsi l’aliment principal des oiseaux migrateurs, lors de leur passage dans la toundra.

Si ce plat de prédilection venait à manquer, Bruce Harrisson, entomologiste au Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles en Caroline du Nord, estime que :sans les moustiques  le nombre d’oiseaux chuterait de plus de 50 % !

    Ils dépolluent les écosystèmes aquatiques

    Les scientifiques ont démontré que les larves de moustiques jouent un rôle de filtre dans les écosystèmes aquatiques. Elles s’y nourrissent de déchets et de micro-organismes. En effet, les larves se développent dans l’eau, pour se nourrir et grandir, elles filtrent cette eau. Se faisant, elles la débarrassent des bactéries qui s’y trouvent, contribuant ainsi à nettoyer et dépolluer notre environnement.

    Les moustiques participent donc au cycle de l’azote, en intervenant dans la première étape de décomposition de l’azote organique en azote minéral. Ils filtrent les eaux et évitant ainsi l’eutrophisation des milieux, qui est une forme singulière mais naturelle de pollution de certains écosystèmes aquatiques, qui se produit lorsque le milieu reçoit trop de matières nutritives et que celles-ci prolifèrent.

    Ils sont de petits pollinisateurs

    maudits moustiques

    Contrairement à ce que l’on croit le moustique ne se nourrit pas vraiment de sang. Sur les 3 500 espèces répertoriées, seulement 6% piquent effectivement les humains. Et dans ces 6%, seules les femelles ont un régime hématophage, piquant voracement à travers la peau pour sucer le sang de leur victime. Et elles ne le font pas pour se nourrir, mais pour apporter des protéines à leurs œufs pour qu’ils parviennent à maturation.

    Lors d’un « repas sanguin » complet, une femelle moustique peut prélever jusqu’à 10 microlitres de sang. Parmi les différentes espèces recensées ont distingues :

  • les moustiques anthropophiles, attirés par l’homme

  • les mammophiles, attirées par les mammifères

  • les ornithophiles, attirées par les oiseaux

  • les batracophiles, qui s’attaquent aux batraciens

  • et enfin les herpétophiles, qui font des reptiles leurs proies

    En réalité, le moustique a besoin de sucre pour voler. Et c’est là qu’il est utile à son environnement. Il passe donc de fleur en fleur pour en récupérer le sucre. C’est ainsi qu’il va polliniser les plantes et permettre leur fécondation. Il est admis que les moustiques participent au même titre que d’autres insectes, à la pollinisation des végétaux.

    Les moustiques suscitent l’intérêt des chercheurs en médecine

    Lorsqu’il nous pique, le moustique nous injecte de la salive contenant un anti-coagulant. Celui-ci neutralise nos plaquettes et sert à endormir la plaie afin d’éviter qu’on l’écrase alors qu’il s’y trouve encore. Cela lui sert aussi à diluer le sang pour que celui-ci puisse remonter facilement dans sa trompe, sans coaguler.

    Mais ce produit provoque aussi une réaction immédiate des mastocytes, des cellules situées dans la couche inférieure de l’épiderme. Celles-ci sécrètent notamment de l’histamine, un neuromédiateur responsable de cette désagréable démangeaison ressentie.

    Or, ceci intéresse de près la médecine. Les anticoagulants sont notamment utiles face aux maladies cardiovasculaires, lorsqu’on cherche à éviter qu’un caillot ne se forme dans les artères par exemple. Beaucoup de problèmes liés au processus de coagulation restent non résolus.

    Ils sont à l’origine d’une innovation biomimétique

    maudits moustiques

    Saviez-vous que les aiguilles médicales actuellement utilisées sont directement inspirées de la trompe des moustiques ?

    En effet, les piqûres indolores des moustiques ont suscité l’intérêt de deux sociétés japonaises. Elles ont donc décidé de copier cette vertu pour élaborer des aiguilles médicales d’un nouveau type : des aiguilles qui, comme la trompe du moustique, sont de forme conique et non plus cylindrique.

    Après cinq années consacrées à la recherche, deux ingénieurs, Masayuki Okano et Tetsuya Oyauchi, ont découvert une nouvelle méthode défiant les spécialistes et les méthodes traditionnelles de production d’aiguilles. C’est ainsi qu’en 2005, les nouvelles aiguilles Nanopass 33, fabriquées en titane, sont mises sur le marché et se vendent à des millions d’exemplaires.

    Cette aiguille a un diamètre externe de 60 micromètres et un diamètre interne de 25 micromètres, comparable au diamètre de la trompe des moustiques de 30 à 40 micromètres. Grâce à cette miniaturisation, le désagrément associé aux seringues ne représente désormais pas plus qu’une piqûre de moustique, soit une douleur quasi inexistante.

    Éradiquer les moustiques : un impact écologique incertain

    Tous ces rôles sont-ils réellement capitaux pour la biodiversité ? D’autres insectes ne pourraient-ils pas remplacer le moustique s’il venait à disparaître ? Lorsqu’on leur demande, les chercheurs eux-mêmes ne sont pas sûrs des retombées écologiques d’une disparition totale des moustiques. Ils affirment toutefois qu’il y aurait bel et bien de sérieuses conséquences. Ainsi, Frédéric Simard, entomologiste et directeur de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement, explique :

Aucune de ces espèces n’est irremplaçable. Leur disparition pourrait être compensée par l’arrivée d’autres insectes, tels les chironomes (fiche Wiki), qui profiteraient de l’espace ainsi libéré, car la nature a horreur du vide (…) On ne connaît pas de prédateur qui dépende spécifiquement des moustiques.

Jusqu’ici, les spécialistes luttaient contre les moustiques essentiellement en utilisant des insecticides. Malheureusement, en plus de les tuer, à l’aide de pesticides, il faudrait aussi endommager leurs habitats, en vidant des étangs, lacs, ruisseaux. Ceci aurait inévitablement des répercussions sur d’autres espèces animales. Mais détruire leur habitat ne serait pas suffisant. Il faudrait aussi tuer les larves à l’aide de larvicide, ce qui multiplierait les conséquences probables.

De plus, des résistances sont apparues chez les insectes au cours des dernières années, poussant les chercheurs à trouver d’autres méthodes sélectives d’éradication plus complexes mais aussi plus efficaces, comme la « naissance contrôlée du moustique ».

Quoi qu’il en soit, une éradication totale du fléau moustique relève de l’utopie. Frédéric Simard affirme :

Ils étaient là bien avant nous sur Terre, ils n’ont jamais cessé de s’adapter et ils ne sont pas menacés par l’érosion de la biodiversité. On peut tout au mieux tenter de contrôler les moustiques qui transmettent des maladies, afin qu’ils ne représentent plus un problème de santé publique.

L’impossible éradication

Souvenons-nous du cas de l’Amérique Latine, qui avait entrepris une bataille herculéenne dans les années 1950 et 1960 pour éradiquer Aedes aegypti.

L’Organisation Panaméricaine de la Santé avait mis en œuvre toutes les mesures les plus efficaces de l’époque à une échelle massive, y compris vaporiser du très toxique insecticide DDT, depuis interdit. Mais une fois les efforts relâchés, les moustiques étaient revenus sur le continent et avaient également rejoint l’Asie et l’Afrique.

En rayant les moustiques de la surface de la Terre, ne risque-t-on pas, par un effet domino, de provoquer l’extinction d’autres espèces animales ? Et s’il s’avère que l’une de celles-ci mange à son tour des insectes ravageurs de récoltes, déclenchant de facto une famine qui ferait beaucoup plus de morts ?

Reste la question éthique et morale

l’homme peut-il supprimer des espèces entières, aussi meurtrières soient-elles, alors que les humains eux-mêmes constituent un danger pour la nature dans son ensemble ?

Quoi qu’il en soit, l’ère d’un monde sans moustiques n’est pas pour demain. Toutefois, réussir à réduire et contrôler les espèces de moustiques qui transmettent des maladies, pourrait représenter l’une des plus grandes victoires de la santé publique de l’histoire.

Un article de Sophie Guittat

https://www.mieux-vivre-autrement.com/

Le Saviez-Vous ► Quelle maladie peut-on attraper par un moustique ?


Les moustiques peuvent être vecteurs de maladies. Ces insectes peuvent nous transmettre des virus. Avec les changements climatiques, ces virus se propagent hors de leur pays d’origine.

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Quelle maladie peut-on attraper par un moustique ?


Les insectes sont susceptibles de transmettre des maladies. Le moustique-tigre fait partie des dangereux porteurs de virus. Par sa piqûre, se transmettent des infections, dont certaines dans des cas extrêmes peuvent être mortelles si elles ne sont pas traitées à temps. 

Paludisme, fièvre jaune, dengue, West Nile Virus, Chikungunya… Les moustiques sont de dangereux vecteurs de maladies, principalement dans les régions tropicales et intertropicales. Mais pas seulement. Voici les infections et maladies qui peuvent se transmettre par une piqûre de moustique.

Le paludisme

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 219 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2017 dans le monde. Neuf sur dix concernent le continent africain, mais avec le réchauffement climatique des cas indigènes commencent à être observés dans des pays jusque-là indemnes. Il existe quatre types d’agents du paludisme humain, tous des parasites de la famille des plasmodium. Les spécialistes distinguent ainsi Plasmodium vivax, P. malariae, P. ovale et enfin P. falciparum. P. Celui-ci est l’enfant terrible de la classe, celui qui est à l’origine des 900.000 cas mortels enregistrés chaque année dans le monde. D’une manière générale, dans sa forme bénigne, le paludisme se manifeste par une fièvre intense accompagnée de céphalées, vomissements et autres symptômes de type grippal.

La dengue

C’est une maladie transmise par des moustiques du genre aedes – notamment A. aegypti – infectés par l’un des quatre virus de la dengue. Elle est à l’origine d’un syndrome grippal. D’après les estimations de l’OMS, 3,9 milliards de personnes sont exposées dans 128 pays, soit plus de la moitié de la population mondiale. Et quelque 390 millions de personnes sont touchées dont 96 millions présentent des signes cliniques. Il existe toutefois une forme sévère appelée dengue hémorragique entraînant la mort

« Faute de traitement adapté, le taux de létalité de la dengue hémorragique peut dépasser 20 % », précise l’OMS.

La fièvre jaune

Près de 200.000 personnes sont frappées chaque année par cette maladie virale. Et 30.000 à 60.000 en sont morts en 2013. Mais d’après l’OMS, ces chiffres seraient sous-estimés. La maladie est transmise par des moustiques du genre Aedes et Haemagogus. La maladie sévit à l’état endémique dans de nombreux pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. La vaccination est indispensable pour les voyageurs qui doivent s’y rendre, et n’est pratiquée que dans un nombre limité de centres habilités en France.

La fièvre du Nil occidental

Les moustiques – principalement de l’espèce Culex – sont infectés lors d’un « repas de sang » effectué sur des oiseaux eux-mêmes porteurs de ce virus. Celui-ci a été isolé pour la première fois en Camargue en 1964. Dans 80 % des cas, l’infection passe inaperçue. Le reste du temps, elle est évocatrice d’un syndrome grippal, mais des complications méningées peuvent survenir. Depuis 2002, plus de 13.000 cas (ayant entraîné 5.000 décès ont été recensés rien qu’aux États-Unis. L’OMS estime qu’une personne infectée sur 150 développera une forme grave de la maladie, les sujets âgés étant plus particulièrement sensibles. En France, une recrudescence de la circulation du virus du Nil occidental (virus West Nile) a été constatée ces dernières années sur le pourtour méditerranéen. Un système de surveillance a été mis en place par les autorités.

Le chikungunya

Cette maladie transmise par le moustique de type Aedes a été surtout décrite en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Inde, en Indonésie et au Pakistan. Elle se manifeste par une forte fièvre, des maux de têtes et de violentes douleurs musculaires et articulaires aux poignets, chevilles et phalanges. Les douleurs peuvent persister plusieurs semaines, voire des mois.

Les piqûres de moustique peuvent avoir de graves conséquences. Pour connaître les moyens de vous protéger des moustiques cliquez sur les liens ci-dessous :

https://www.futura-sciences.com/

Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


iNaturalist est une application qui permet d’avoir des informations sur une plante, insecte ou un animal. En téléversant une photo du sujet qui nous intrigue, un algorithme vous dira ce que ce pourrait être et une communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit. Tout cela comme le jeu de Pokémon Go … sauf que c’est plus instructif.
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Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


Une tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea) sur une feuille.

Des applications comme iNaturalist sont conçues pour vous aider à identifier des espèces comme cette tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea).

PHOTO : EMILY CHUNG/CBC

Radio-Canada

Vous êtes-vous déjà demandé le nom d’une plante ou d’un insecte de votre jardin ou de votre quartier? Des applications pour téléphone intelligent à la Pokémon Go permettent d’identifier des créatures, mais dans la vie réelle.

L’une des plus populaires est iNaturalist, qui compte 640 000 utilisateurs et utilisatrices dans le monde. Elle permet de garder les yeux ouverts sur l’incroyable variété d’espèces qui nous entourent grâce à l’intelligence artificielle.

Téléversez une photo de la plante ou de l’animal qui vous intrigue, et un algorithme vous dira ce que ce pourrait être. De plus, la communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit et préciser l’algorithme. L’application comprend aussi une carte des espèces que vous avez aperçues et des « missions » pour identifier celles que vous ne connaissez pas, mais qui sont néanmoins présentes dans les alentours.

« C’est un peu comme Pokémon Go. Combien pourrez-vous en trouver? », explique Carrie Seltzer, qui travaille pour l’application.

 Elle explique que même une pelouse en apparence banale, voire une craque de trottoir, peut receler une grande variété d’espèces.

« Quand je marche en ville, c’est un peu comme une chasse au trésor », dit celle qui vit à Washington.

Plus qu’un jeu

Mais contrairement à Pokémon Go, iNaturalist n’est pas qu’un jeu. L’application, qui s’appuie sur le concept de « science citoyenne », collecte des données qui peuvent être utiles à des biologistes et des organismes de conservation des espèces et des populations animales. La Fédération canadienne de la faune et de la flore et le programme pour la biodiversité du Musée royal de l’Ontario soutiennent la version canadienne de l’application.

L’application iNaturalist, qui recense 23 millions d’observations dans le monde, n’est pas unique en son genre. Certaines sont restreintes à des lieux précis tandis que d’autres s’attardent à des espèces en particulier. C’est le cas d’eBird, une application d’ornithologie qui compte plus de 590 millions d’observations.

Le site Internet IPapillon, de son côté, se spécialise dans les papillons. Lancé en 2011 par Jeremy Kerr, un biologiste de l’Université d’Ottawa, il est aussi soutenu par Espace pour la vie, à Montréal.

Dans un article publié l’an dernier dans le journal Global Change Biology, Jeremy Kerr et deux de ses collègues de l’Université d’Ottawa expliquent comment les utilisateurs et utilisatrices de l’application ont contribué à mieux comprendre la distribution de plus de 80 espèces, identifiées en moyenne 35 jours avant les échantillons faits par les scientifiques. L’application a aussi permis d’identifier trois espèces qui ne figuraient auparavant pas dans l’échantillonnage de certaines régions.

D’après un reportage d’Emily Chung, de CBC News

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Les insectes blessés peuvent ressentir une douleur chronique


Les insectes ressentent la douleur, ce qui est logique s’ils sont blessés. S’il survit et guérit, la douleur du membre blessé ne disparait pas, elle devient chronique. Comprendre le processus de la douleur chez les insectes pourrait permettre de trouver des traitements sur la cause des douleurs et non des symptômes chez l’humain.
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Les insectes blessés peuvent ressentir une douleur chronique

insecte


Crédit: CC0 Public Domain

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de chercheurs du Centre Charles Perkins, en Australie, a découvert des preuves que les insectes sont capables de ressentir une douleur chronique après une blessure.

Nous savons depuis quelques années que les insectes sont capables de ressentir des douleurs physiques. Ce que nous apprennent ces nouvelles recherches menées par des scientifiques de l’Université de Sydney, c’est que les insectes – en l’occurrence ici les mouches des fruits – seraient également capables de souffrir de douleurs chroniques longtemps après la guérison de leur blessure. La découverte est importante, puisqu’elle pourrait déboucher sur la mise en place de nouveaux traitements plus efficaces chez l’Homme. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Science Advances.

« Les gens ne savent pas vraiment que les insectes peuvent ressentir la douleur, explique Greg Neely, principal auteur de l’étude. Mais il a déjà été démontré que de nombreux animaux invertébrés peuvent effectivement détecter et éviter les stimuli dangereux que nous percevons comme douloureux. Chez les non-humains, nous appelons ce sens la “nociception”, qui permet la détection des stimuli potentiellement nocifs, explique-t-il. Nous savions donc que les insectes pouvaient ressentir la “douleur”, mais ce que nous ne savions pas, c’était qu’une blessure pouvait entraîner une hypersensibilité durable aux stimuli normalement non douloureux, de la même manière que l’expérience d’un patient humain ».

Test de la douleur chez la mouche

La douleur chronique se définit comme une douleur qui persiste après la guérison de la blessure initiale. On distingue la douleur inflammatoire et la douleur neuropathique. Cette étude, menée sur les mouches des fruits, portait ici sur la douleur neuropathique, qui survient après une lésion du système nerveux.

Pour ces recherches, Greg Neely et son équipe ont donc volontairement blessé plusieurs mouches, en s’attaquant au nerf de l’une de leurs pattes. Une fois la blessure complètement guérie, ils ont alors découvert que chez tous les spécimens, les autres pattes étaient soudainement devenues hypersensibles.

Autrement dit, « une fois que l’animal a été blessé une fois, il est hypersensible et tente de se protéger pour le restant de ses jours, explique le chercheur. Ce qui est plutôt cool et intuitif ».

Des mouches des fruits. Crédits : Pixabay/skeeze

Vers de nouveaux traitements pour l’Homme

Partant de ce constat, les chercheurs ont ensuite voulu comprendre les procédés génétiques permettant cette hypersensibilité.

« La mouche reçoit des messages de douleur de son corps qui passent ensuite par des neurones sensoriels vers le cordon nerveux ventral, la version de notre moelle épinière chez la mouche, poursuit Greg Neely. Dans ce cordon nerveux se trouvent des neurones inhibiteurs qui agissent comme un portail pour autoriser ou bloquer la perception de la douleur. Ce qu’ont relevé les chercheurs, c’est qu’une fois blessé, le nerf fait en sorte que ces neurones inhibiteurs ne bloquent plus jamais la perception de douleur. Autrement dit, le seuil de douleur change et se met en mode hypervigilant ».

Chez l’Homme, ce serait donc la perte de ces « freins anti-douleurs » qui rend la vie des concernée·e·s très compliquée. Pour éviter les douleurs chroniques, nous devons faire en sorte de pouvoir récupérer ces « freins ». Le fait de le comprendre, grâce à la mouche, permettra aux chercheurs de se concentrer sur la création de nouveaux traitements permettant de cibler la véritable cause sous-jacente de ces douleurs. Plutôt que de simplement traiter les symptômes.

Source

https://sciencepost.fr/

Une espèce de fourmi « extrêmement rare » trouvée aux Lacs-Kennedy au Nouveau-Brunswick


Une fourmi extrêmement rare a été trouvée au Nouveau-Brunswick au Canada, elle est présente dans très peu d’endroit dans le monde. Cette fourmi est un parasite et a envahi des colonies de fourmis pour s’établir.
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Une espèce de fourmi « extrêmement rare » trouvée aux Lacs-Kennedy au Nouveau-Brunswick


une vue rapprochée d'une fourmi

Six colonies de l’espèce ont été trouvées dans la région des Lacs-Kennedy.

PHOTO : RADIO-CANADA / TWITTER: AARON FAIREWEATHER @INSECTAARON

Marielle Guimond

L’espèce de fourmi envahit des colonies de fourmis pour les conquérir et s’y établir. Peu de recherches se penchent sur l’espèce « extrêmement rare ».

La semaine dernière, alors qu’ils procédaient à l’inventaire de l’aire protégée dans le cadre du projet BiotaNB aux Lacs-Kennedy, au centre du Nouveau-Brunswick, des spécialistes des insectes ont découvert une espèce de fourmi « extrêmement rare » qui se démarque par son caractère particulier.

L’harpagoxenus canadensis est une espèce de fourmi conquistador, qui parasite les autres espèces pour survivre.

Au début, nous avons été un peu choqués, partage Aaron Fairweather, candidat au doctorat à l’Université de Guelph.

Ses collègues et lui ont retrouvé deux types de fourmis différentes, l’une plus grosse que l’autre, vivant ensemble dans une branche de bouleau pourrie.

Un comportement bien inhabituel pour des fourmis, soutient-il. On s’est dit : qu’est-ce qui se passe ici? On ne voit jamais vraiment ça.

Plutôt que de survivre par leurs propres moyens, elles envahissent une colonie et obligent les ouvrières à faire leur sale boulot. Aaron Fairweather, candidat au doctorat à l’Université de Guelph

De retour en laboratoire, un examen de la documentation scientifique a révélé la présence d’harpagoxenus canadensis, un type de fourmi qui n’a été trouvé que dans très peu d’endroits dans le monde.

https://ici.radio-canada.ca/

Les vêtements antimoustiques débarquent au Canada


Des pantalons sportifs, des chemises unies ou à carreaux, des vestes et des chapeaux sont vendus au Canada en guise d’insecticides. Ces vêtements protégeraient des insectes comme les fourmis, mouches, poux, puces, araignées, et tiques. Ce n’est pas pour faire de la pub, mais c’est vendu chez L’équipeur.
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Les vêtements antimoustiques débarquent au Canada


Les vêtements antimoustiques débarquent au

LIFEMOMENT VIA GETTY IMAGES

La technologie à base de perméthrine vient d’arriver chez nous.


S’enfoncer en nature pendant les vacances est super énergisant… jusqu’à ce que vous vous faites dévorer par les bébites. Pour faire du camping en paix, vous pourriez être tentés par la toute première ligne de vêtements anti-moustiques disponible au Québec.

Non, elle ne sent pas la citronnelle. Non, votre peau ne fondera pas au contact du tissu. Et non, vous n’aurez pas besoin de rajouter une couche de chasse-moustique, promet la marque WindRiver Outfitting Co.

Mais comment ça marche alors? Les vêtements No Fly Zoneélaborés en collaboration avec le fabricant de tissu technique Burlington sont infusés de perméthrine, un insecticide chimique qui affecte le système nerveux des insectes (fourmis, mouches, poux, puces, araignées, tiques) et les repoussent avant qu’une morsure ne surviennent. La protection serait efficace pendant plus de 70 lavages.

La collection vendue en exclusivité chez L’Équipeur comprend des pantalons sportifs, des chemises unies ou à carreaux, des vestes et des chapeaux. Le design reste très sobre, de la coupe jusqu’aux couleurs, et a visiblement été conçu pour les amateurs de plein air. Gris pâle et beige dominent pour bien voir les insectes qui pourraient s’agglutiner aux vêtements.

Les pièces No Fly Zone se détaillent entre 19,99$ pour un bandana et 139,99$ pour la veste chasse-moustiques pour femmes.

Si les vêtements traités au perméthrine sont offerts depuis déjà quelques années dans le reste du monde, le Canada n’a autorisé la vente que récemment, notamment pour aider à repousser les tiques qui transmettent la maladie de Lyme.

https://quebec.huffingtonpost.ca/