Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’Antarctique



L’Antarctique a été longtemps considéré comme un lieu a des températures extrêmes. Un endroit dure, mais fragile. Avec les changements climatiques, le tourisme et les scientifiques qui apportent des plantes et des insectes qui risquent de tout changer la biodiversité de cet endroit.
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Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’Antarctique


Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’AntarctiquePhoto: iStockChaque année, 50 000 touristes se rendent en Antarctique

Sur la minuscule partie du continent antarctique où la neige fond au printemps, des mousses, lichens et herbes, des mouches et des mites, et des colonies de micro-organismes mangent, vivent et se reproduisent depuis des millions d’années.

«La densité est égale à, ou dépasse, ce qu’on trouve dans des régions tempérées voire tropicales», dit Peter Convey, spécialiste de l’écologie terrestre de l’Antarctique. Par endroits vivent de microscopiques arthropodes, les collemboles. «Il peut y en avoir un million par mètre carré», dit le scientifique.

Cette riche biodiversité est préservée dans un équilibre ancien par le froid extrême et l’isolement de l’Antarctique, continent plus grand que l’Europe et le plus isolé de la planète, entouré par un puissant courant marin.

Mais les milliers de chercheurs et 50 000 touristes qui s’y rendent chaque année risquent de rompre cet équilibre en apportant avec eux plantes et insectes. Une herbe, Poa annua, s’est ainsi déjà installée sur certaines îles. Deux mouches ont aussi été importées par les humains.

Il peut arriver que des espèces parviennent à voler ou voguer naturellement depuis la pointe de l’Amérique du Sud à un millier de kilomètres, mais ces migrants naturels ne s’établissent pas. «99% des espèces invasives viennent avec les humains», précise à l’AFP Peter Convey, qui en dénombre une centaine depuis deux siècles.

Le chercheur argue, avec un collègue du British Antarctic Survey dans une étude publiée mercredi dans la revue Science Advances, que le réchauffement climatique faciliterait l’implantation des espèces invasives, quand bien même il resterait moins marqué qu’ailleurs sur la planète, comme c’est le cas aujourd’hui (l’Arctique, moins protégé, se réchauffe vite aujourd’hui).

«Le changement climatique réduit les barrières à l’entrée, cela facilite l’entrée et réduit les problèmes empêchant l’établissement», explique Peter Convey.

Au rythme actuel de réchauffement, la superficie de terre sans glace permanente dans la péninsule antarctique (dans l’ouest) augmentera de 300% dans le prochain siècle. Une espèce importée aura beaucoup plus de terrain à coloniser, dit-il.

Avec plus de terres et plus d’eau liquide en raison de la fonte, la vie va exploser, et probablement intensifier la concurrence entre espèces. Des herbes l’emporteront sur des mousses. Les mouches locales rivaliseront avec les étrangères. L’effet exact est difficile à prédire.

Le Traité de l’Antarctique (1959) a inscrit le principe de la protection de l’environnement antarctique.

Si le débat actuel est dominé par la crainte de la fonte des glaces, les auteurs insistent que les activités humaines dans l’océan austral et sur le continent «auront, en réalité, probablement un bien plus grand impact sur les écosystèmes antarctiques que le changement climatique lui-même».

https://journalmetro.com/

Les plus belles photos dévoilées en 2019 par le Nature Photographer of the Year


Wowww, c’est tout simplement époustouflant. Des photographes qui ont talent incontestable. Magnifique, Les cygnes sont majestueux, les lapins sont extraordinaire, la demoiselle (insecte) sous la pluie, cette rangée d’arbres tout simplement extraordinaire. Une image qui vaut mille mots avec ces macaques victimes de l’idiotie humaine .. Bref, toutes ces photos sont formidables.
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Les plus belles photos dévoilées en 2019 par le Nature Photographer of the Year

Salutation au soleil

Salutation au soleil

Le concours Nature Photographer of the Year a dévoilé début novembre les noms des gagnants de son édition 2019, la quatrième de cette compétition initiée par l’organisation néerlandaise Nature Talks. Cette année, quelque 14.000 clichés ont été reçus de 73 pays. Un record qui n’a pas empêché certains clichés de sortir du lot.

C’est le cas de cette photo intitulée « Salutation au soleil » capturée par le Tchèque Peter Cech. Elle a remporté la première place de la catégorie Oiseaux.

Photo 1/10© Peter Cech/NPOTY 2019

Le bonheur pousse dans les arbres

Le bonheur pousse dans les arbres

La photographe allemande Simone Baumeister est arrivée à la première place de la catégorie Art Nature pour ce cliché superposant la végétation d’un point d’eau et le reflet des arbres.

Photo 2/10© Simone Baumeister/NPOTY 2019

Saut

Saut

Cette photo de lapins bondissants immortalisés en noir et blanc a permis au Hongrois Csaba Daróczi de remporter le grand prix 2019 du Nature Photographer of the Year ainsi que la première place de la catégorie Noir et blanc. Le photographe a raconté avoir capturé cette scène à Kiskunsag à proximité du village de Bócsa en Hongrie mais il a fallu s’armer de patience et d’assiduité pour obtenir un tel cliché.

Photo 3/10© Csaba Daróczi/NPOTY 2019

Pluie dorée

Pluie dorée

Capturé par le Hongrois Norbert Kaszás, ce cliché de demoiselle posée sur une feuille en pleine averse a remporté la première place de la catégorie Autres animaux.

Photo 4/10© Norbert Kaszás/NPOTY 2019

Dans les airs

Dans les airs

Plongée sous la surface maintenant avec cette photo déclarée vainqueur de la catégorie Sous-marine. On doit cet impressionnant portrait de baleine à bosse au photographe russe Alexey Zozulya.

Photo 5/10© Alexey Zozulya/NPOTY 2019

L'idole déchue III

L’idole déchue III

Cette armée d’arbres bien alignée et son « idole déchue » ont permis au photographe espagnol David Frutos Egea de finir à la première place de la catégorie Plantes et champignons.

Photo 6/10© David Frutos Egea/NPOTY 2019

Symphonie n°5

Symphonie n°5

Rien qu’à regarder ce cliché on entendrait presque les oiseaux chanter ! Cette chorale de volatiles a été immortalisée par le jeune Italien Giacomo Redaelli qui a remporté la première place de la catégorie Jeune pour les photographes de 11 à 17 ans.

Photo 7/10© Giacomo Redaelli /NPOTY 2019

Journée orageuse

Journée orageuse

Ce paysage orageux capturé par le Slovène Ales Krivec a été déclaré vainqueur de la catégorie Paysages.

Photo 8/10© Ales Krivec/NPOTY 2019

Enchaîné

Enchaîné

La catégorie Homme et nature a donné à voir plusieurs scènes dramatiques. C’est finalement cette triste scène montrant de petits macaques enchainés à des cages rouillées que le jury a choisi de mettre en lumière en lui attribuant la première place. Un cliché capturé par le photographe espagnol Luke Masseyqui révèle une nouvelle fois les trafics dont la faune sauvage est victime à travers le monde.

Photo 9/10© Luke Massey/NPOTY 2019

Cuejdel mon lac

Cuejdel mon lac

Plus qu’un cliché unique, c’est tout un portfolio que le Roumain Gheorghe Popa a consacré au lac Cuejdel situé au nord-ouest de son pays. Il dévoile au total douze superbes clichés exposant le cours d’eau sous différentes saisons et différentes lumières. Grâce à eux, le photographe a remporté le prix de la catégorie Portfolio Fred Hazelhoff.

Toutes les photos gagnantes du Nature Photographer of the Year ont été exposées au cours du Nature Talks Photo Festival qui s’est tenu les 9 et 10 novembre aux Pays-Bas. L’exposition doit partir en tournée à travers le pays pour gagner ensuite la Belgique et la France. Parallèlement, l’édition 2020 du Nature Photographer of the Year sera bientôt lancée. L’appel à candidatures démarrera le 1er décembre prochain sur le site du concours.

Photo 10/10© Gheorghe Popa/NPOTY 2019

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Insectes et reptiles sur Mars?


Un communiqué provenant d’une université et d’un organisme crédible, sauf qu’il n’aurait pas passé par le comité de révision. Quoiqu’il en soit, moi aussi je doute que les images des rovers ayant arpenté Mars présente des insectes et des reptiles. Cela ne fait pas la première fois, que des personnes croit voir des choses sur la planète rouge, il y a eu entre autres, une pyramide, un masque, etc.. Ce qu’on appelle la paréidolie.
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Insectes et reptiles sur Mars?

Les photos sont embrouillées et les formes indistinctes, mais l’affirmation est spectaculaire : des insectes et même des reptiles arpenteraient actuellement le sol de Mars.

PHILIPPE MERCURE
LA PRESSE

Invraisemblable ? C’est aussi l’avis unanime des scientifiques consultés par La Presse.

L’affaire pourrait être loufoque si la nouvelle n’avait pas été diffusée par une université américaine et relayée par une plateforme gérée par l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), un organisme hautement crédible qui publie notamment la prestigieuse revue Science. Elle a aussi été reprise par de nombreux médias, dont la chaîne américaine Fox News.

« Quelqu’un l’a échappé quelque part ! » observe Robert Lamontagne, coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec.

Mardi, un communiqué de presse provenant de l’Université de l’Ohio a été envoyé à des journalistes du monde entier par la plateforme EurekAlert !, qui sélectionne chaque jour des nouvelles scientifiques d’intérêt. Le communiqué décrit les travaux du professeur émérite William Romoser, spécialiste des insectes. L’entomologiste a examiné des photos prises par les rovers de la NASA envoyés sur Mars, notamment Curiosity. Selon lui, un grand nombre de ces photos montrent non seulement des fossiles d’insectes et de « créatures apparentées aux reptiles », mais même des animaux vivants.

IMAGE FOURNIE PAR WILLIAM ROMOSER

L’une des photos montrant des insectes, selon William Romoser

« Il y a eu et il y a encore de la vie sur Mars », affirme dans le communiqué le scientifique, qui dit se baser sur la symétrie des structures pour affirmer qu’elles représentent des êtres vivants. Le communiqué est accompagné de nombreuses photos floues où l’on voit, selon l’entomologiste, des insectes et des reptiles. Notons que ces prétentions n’ont jamais été publiées dans une revue scientifique avec comité de révision par les pairs. Selon le communiqué, elles ont plutôt été présentées mardi au congrès de l’Entomological Society of America.

Les experts sceptiques

L’astrophysicien Robert Lamontagne s’avoue perplexe.

« Comme le disait Carl Sagan [astronome américain aujourd’hui décédé] : à une affirmation extraordinaire, il faut des preuves extraordinaires. Une photo floue de ce qu’on pense être un insecte, ce n’est nettement pas suffisant », dit-il.

Absence d’eau liquide, écarts de température de 100 degrés Celsius entre le jour et la nuit, atmosphère trop ténue pour protéger les êtres vivants des rayons ultraviolets : Robert Lamontagne voit une multitude de raisons pour lesquelles des insectes et des reptiles ne pourraient vivre sur Mars.

Je n’enlève aucune compétence en entomologie à ce type, il s’y connaît sans doute nettement mieux que moi, mais il n’a aucune idée des conditions qui règnent sur Mars. Quelle est la source de nourriture de ces insectes, par exemple ? Il n’y a pas de plantes sur Mars, il n’y a rien de tout ça ! L’astrophysicien Robert Lamontagne

Richard Léveillé, professeur auxiliaire en sciences planétaires à l’Université McGill, dénonce aussi « une approche scientifique qui n’est pas rigoureuse ». « Je ne vois aucun intérêt là-dedans, tranche-t-il. Parmi toutes les données de la mission Curiosity – des milliers d’images variées, des spectres multiples de plusieurs instruments, etc. –, rien n’indique des traces de vie, surtout pas des fossiles d’insectes, et encore moins des insectes ou des reptiles vivants ! »

« Jusqu’à présent, les données scientifiques ne permettent pas de conclure à l’existence de formes de vie, même simples, à la surface de Mars. À ce stade, la communauté scientifique tente plutôt d’établir l’existence de conditions ayant pu ou pouvant encore être favorables à la vie, et de déterminer si, par le passé, des formes de vie microbiennes auraient pu exister », explique quant à lui Martin Bergeron, gestionnaire de missions d’exploration planétaire et d’astronomie à l’Agence spatiale canadienne.

« Ces photos ne montrent rien qui ne puisse s’expliquer par des processus géologiques et atmosphériques se déroulant actuellement sur Mars », confirme Gordon Osinski, directeur de l’Institut sur la Terre et l’exploration spatiale à l’Université Western, en Ontario.

Jan Cami, directeur associé du même institut, évoque un phénomène appelé paréidolie, qui fait que le cerveau humain reconnaît des formes connues dans des motifs aléatoires.

« Considérant le nombre de roches de différentes tailles et de différentes formes trouvées sur Mars, les chances qu’on y voie des formes familières sont assez élevées. Quand on repère une forme de lapin parmi les nuages, on ne regarde pas un lapin, mais un nuage en forme de lapin. De la même façon, il est presque certain que nous ne voyons pas ici des insectes et des reptiles, mais des formations rocheuses qui ont une vague ressemblance avec des formes biologiques que nous connaissons ici sur Terre », dit-il.

Jennifer Holshue, directrice adjointe aux opérations éditoriales à la plateforme EurekAlert !, explique que le communiqué a été accepté parce que la recherche avait été présentée au congrès de l’Entomological Society of America.

« À cause de cela, il semblait correspondre à nos lignes directrices d’inclusion dans la catégorie des nouvelles sur la recherche », a-t-elle indiqué par courriel, précisant que l’acceptation d’un communiqué ne signifie pas que son contenu est approuvé par EurekAlert ! ou par l’American Association for the Advancement of Science.

Mme Holshue a toutefois affirmé qu’elle contacterait l’Université de l’Ohio pour obtenir « plus de contexte ». Cette dernière n’a pas répondu à nos demandes.

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Le Saviez-Vous ► Les 5 choses à savoir sur le papillon


Les papillons nous ont quittés depuis quelque temps, ils nous reviendront au printemps. Un monde sans papillon, serait un monde bien triste. Ils sont utiles pour l’environnement. Parmi plus ou moins 150 000 espèces différentes, c’est en Amérique du Nord que nous avons le champion du papillon migrateur.
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Les 5 choses à savoir sur le papillon

Les 5 choses à savoir sur le papillon© Pixabay

Avec ses belles ailes colorées, cet insecte attire tous les regards. Papillon de jour ou papillon de nuit, voici de quoi en savoir plus sur lui.

Quel est le rôle du papillon ?

Tout comme les abeilles, le papillon est un insecte pollinisateur. Grâce à sa bouche en forme de trompe, Il va se poser sur une fleur pour se nourrir de son nectar. En s’envolant, il emporte involontairement avec lui des grains de pollen qui s’accrochent à son corps poilu, jusqu’à la fleur suivante. Il est donc un maillon essentiel dans la reproduction des plantes. Selon une étude, on estime même que 70 à 80% des plantes à fleurs dans le monde ont besoin des insectes pour survivre. Lorsqu’il en est encore au stade de chenille, le papillon a, là aussi, un rôle important pour l’écosystème. La chenille, qui fait des trous dans les feuilles qu’elle mange, permet mieux à la lumière de passer, améliorant ainsi la photosynthèse des arbres. Elle sert aussi de nourriture à de nombreux animaux, comme les oiseaux.

Combien de temps le papillon vit-il ?

On estime qu’il existe environ 150 000 espèces différentes de papillons. La durée de vie varie d’une espèce à l’autre, mais n’est jamais très longue. Les espèces de petite taille sont celles qui vivent le moins longtemps, à peine quelques jours. Mais d’autres espèces peuvent tenir bien plus. C’est notamment le cas du papillon citron, un papillon qui hiberne et peut dépasser les 10 mois. En revanche, le cycle de vie de ces insectes est toujours le même : d’abord oeuf, ils se transforment en chenille, puis en chrysalide, avant de terminer papillon. Au fur et à mesure que leur vie d’adulte s’écoule, leurs couleurs vives deviennent plus fades, et leurs ailes si fragiles s’abiment à force de se frotter contre les plantes. Jusqu’au moment où ils sont trop faibles pour voler.

Le Monarque, un papillon record

Ce papillon est le champion toutes catégories de la migration. Chaque année entre août et octobre, plusieurs millions de ces insectes orangés avec des bordures noires quittent les Etats-Unis et le Canada pour se rendre au Mexique. Le périple faisant 4 000 km, ils se reproduisent au fil du voyage. Du coup, ce sont leurs descendants qui retournent au printemps suivant dans le nord. Selon une étude publiée dans la revue Nature Communications, le papillon monarque arrive à retrouver son chemin car il serait doté d’un véritable compas magnétique interne. Cette migration est un phénomène unique, et est même considérée comme l’une des merveilles du monde.

Le papillon cendre, un insecte dangereux

De couleur beige, avec un corps recouvert de poils, cet insecte nocturne est une vraie terreur. La faute, justement, à ces poils qui sont très urticants. Un seul contact avec la peau, et vous vous retrouvez recouverts d’éruptions cutanées, avec de grosses démangeaisons. Les oedèmes sont même possibles. Les papillons cendres vivent en Amérique du Sud, et notamment en Guyane française, dans les mangroves. Plusieurs fois par an, ils débarquent en grand nombre en ville, attirés par la lumière des habitations. Il faut alors éteindre toutes les lumières et ne pas laisser sécher son linge dehors.

Focus sur le papillon de nuit

Comme leur nom l’indique, la majorité de ces papillons vivent… la nuit. Mais certains volent de jour. De manière générale, ils sont de forme triangulaire, avec une couleur assez terne, imitant la teinte des végétaux. Lorsqu’ils se reposent la journée, ils sont ainsi mieux camouflés pour échapper aux prédateurs. Ils ont un odorat particulièrement développé. Enfin, la lune leur sert de repère pour s’orienter. Lorsqu’on allume la lumière, l’insecte va alors prendre l’ampoule électrique comme nouveau repère et voler autour.

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Le Saviez-Vous ► Comment les insectes révèlent l’heure du crime ?


Quand la police scientifique ont compris que les insectes étaient des indices précieuses pour connaitre l’heure du crime, la science a fait un grand pas en médico-légale.
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Comment les insectes révèlent l’heure du crime ?



(c) Danielle MacInnes on Unsplash

La police scientifique compte dans ses rangs des entomologistes. Ces spécialistes s’appuient sur les insectes prélevés sur les corps pour déterminer le moment de leur première ponte. Ils peuvent ainsi estimer l’heure du décès lorsque le corps est resté à l’air libre. Après 4 mois, l’évaluation de la date de décès devient moins précise. Des facteurs tels que la météo, la densité d’insectes dans le milieu ou la présence de prédateurs influencent l’arrivée des espèces et leur développement.

https://www.caminteresse.fr/

Qui sont les insectes qui donnent l’heure du crime ?

La mouche Calliphora vicina pond ses oeufs dans les plis du corps dès les premières minutes de la mort.

La mouche Calliphora vicina pond ses oeufs dans les plis du corps dès les premières minutes de la mort.


La mouche Sarcophaga est attirée par les odeurs de fermentation, entre 48 et 72 heures après le décès.

La mouche Sarcophaga est attirée par les odeurs de fermentation, entre 48 et 72 heures après le décès.

Flesh fly species sarcophaga carnaria isolated on white background

Le papillon Aglossa est très friand des graisses qui fermentent deux à trois mois après la mort.

Le papillon Aglossa est très friand des graisses qui fermentent deux à trois mois après la mort.


Anthomiya, la mouche des pluies, arrive au bout de 3 à 4 mois, lors de la dégradation des protéines du corps.

Anthomiya, la mouche des pluies, arrive au bout de 3 à 4 mois, lors de la dégradation des protéines du corps.

Photo 4/8

Après 4 à 5 mois, le nécrophore ensevelisseur enterre les restes de corps pour en nourrir ses larves

Après 4 à 5 mois, le nécrophore ensevelisseur enterre les restes de corps pour en nourrir ses larves

Photo 5/8

La présence des acariens témoigne d'un corps quasiment sec, mort depuis 5 à 6 mois.

La présence des acariens témoigne d’un corps quasiment sec, mort depuis 5 à 6 mois.

House dust mite

L'anthrène, petit coléoptère qui raffole de la kératine des poils, s'installe sur les corps morts au bout de 8 mois

L’anthrène, petit coléoptère qui raffole de la kératine des poils, s’installe sur les corps morts au bout de 8 mois


Tenebrio obscurus ne laisse que les os d'un corps en décomposition, entre la 1e et 3e année.

Tenebrio obscurus ne laisse que les os d’un corps en décomposition, entre la 1e et 3e année.


https://photo.caminteresse.fr/

Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches


Des scientifiques ont énoncé certaines hypothèses sur l’utilité des rayures de zèbres, un sort du lot, celle qui les protégerait des piqûres de taon et de mouches tsé-tsé. Des expériences ont été faites sur des cheveux en les peignant de rayures noires et blanches, la même chose a été faites sur des vaches et en effet, les attaques des insectes ont beaucoup diminué.
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Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches

Céline Deluzarche

Journaliste


Oubliez les insecticides : peindre les vaches en noir et blanc suffit à les protéger efficacement des mouches et réduit la gêne occasionnée. Une méthode inspirée des nombreuses études sur l’utilité des rayures de zèbres.

La fonction des rayures du zèbre a fait l’objet de multiples spéculations scientifiques. Certains ont mis en avant une technique de camouflage pour se dissimuler dans les hautes herbes ou perturber la vision des prédateurs, un rôle de reconnaissance sociale, ou encore un moyen de dissiper la chaleur et de réguler leur température. Mais l’hypothèse « tenant la corde » est celle de la protection contre les attaques d’insectes et de parasites. Au moins trois études sont venues appuyer cette théorie. En février 2019, une équipe menée par Tim Caro a, par exemple, montré que les rayures noires et blanches agissent comme une illusion d’optique chez les taons et les mouches tsé-tsé en modifiant la polarisation de la lumière. Le chercheur a confirmé son postulat en peignant des chevaux en noir et blanc et constaté que ces derniers étaient moins piqués par les insectes.

La mouche, véritable fléau des troupeaux

Partant de ce principe, des chercheurs japonais ont voulu savoir si l’astuce pouvait être appliquée aux vaches, particulièrement touchées par les piqûres de mouches. Non seulement ces dernières peuvent transmettre des maladies, mais elles affectent le comportement des troupeaux, réduisant le temps de pâturage, d’alimentation et de couchage du bétail.

« Les mouches augmentent aussi la tendance du bétail à se regrouper, ce qui génère un stress dû à la chaleur et accroît le risque de blessure, car les animaux se bousculent pour trouver une meilleure position afin d’éviter les piqûres », rappellent les auteurs dans leur étude publiée dans la revue Plos One.

Finalement, des bovins moins gros pour la boucherie et une baisse de production chez les vaches laitières.

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

https://www.futura-sciences.com/

L’Amérique du Nord a perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970


Depuis 1970, 3 milliards d’oiseaux ont disparus et c’est surtout des oiseaux de la campagne, les migrateurs qui paient le prix. Les causes sont multiples. Il semble clair que la perte d’habitat au profit de terres agricoles et de pesticides avec la diminution d’insectes sont les causes. On ajoute les fenêtres, les chats et les collisions. Ces grandes pertes ne sont pas justes au Canada, c’est partout dans le monde. Un monde sans oiseau, est un monde bien triste.
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L’Amérique du Nord a perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970


L'Amérique du Nord a perdu trois milliards d'oiseaux depuis 1970Une paruline des prés, l’une des nombreuses espèces d’oiseaux en déclin en Amérique du Nord, à New York le 7 mai 2014© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/SPENCER PLATT

Par AFP –

Washington (AFP)

La population d’oiseaux d’Amérique du Nord s’est effondrée d’un quart depuis 1970, soit près de trois milliards de volatiles en moins dans la nature, estiment des chercheurs dans une étude d’ampleur publiée jeudi par la revue Science.

Les oiseaux des campagnes sont les plus touchés, sans doute en raison de la réduction des prés et prairies et de l’extension des terres agricoles, ainsi que de l’utilisation de pesticides qui en tuant les insectes affectent toute la chaîne alimentaire. Mais les oiseaux des forêts et les généralistes sont aussi en déclin.

90% des pertes concernent 12 familles d’oiseaux, dont des moineaux et bruants, des parulines, des merles ou encore le chardonneret jaune (les espèces qui vivent aux Etats-Unis et au Canada ne sont pas les mêmes que dans d’autres régions du globe).

Ces chiffres correspondent au déclin observé ailleurs et notamment en France, où l’Observatoire national de la biodiversité a estimé à 30% le déclin des oiseaux des champs entre 1989 et 2017.

L’étude américaine combine deux sources de données.

La première vient des relevés annuels réalisés chaque printemps, au moment de la saison de reproduction, par des milliers de bénévoles, selon une méthode identique, depuis 1970. Sur un itinéraire de route de campagne de 25 miles (40 kilomètres), ces observateurs s’arrêtent tous les demi-miles pendant trois minutes et comptent tous les oiseaux qu’ils voient. Les chercheurs compilent et analysent ensuite ces données.

La seconde source vient des relevés de 143 stations radars qui détectent assez finement les masses d’oiseaux pendant leur migration, la nuit. Plus de la moitié des oiseaux d’Amérique du Nord migre, soit vers le sud des Etats-Unis, soit vers l’Amérique centrale ou du Sud.

Ces données radar sont moins précises mais montrent aussi une diminution de 13,6% entre 2007 et 2017, avec une marge d’erreur importante de 9 points.

Les canards et oies sont la grande exception: leurs populations, après avoir été menacées, ont augmenté depuis 1970. C’est grâce à la prise de conscience des chasseurs qui ont soutenu des mesures de protection, explique à l’AFP un coauteur principal de l’étude, l’ornithologue Ken Rosenberg, de l’université Cornell et de l’American Bird Conservancy.

« On observe la même chose partout dans le monde, l’intensification de l’agriculture et les modifications du paysage font pression sur ces populations d’oiseaux », dit Ken Rosenberg. « Désormais, on voit des champs de maïs ou d’autres cultures jusqu’à l’horizon, tout est propre et mécanisé, il n’y a plus de place pour les oiseaux, la faune et la nature ».

Les causes sont mal comprises, mais les ornithologues évoquent d’autres facteurs, comme les chats laissés dehors, ainsi que les fenêtres des maisons dans lesquelles les oiseaux se fracassent, une cause de mortalité loin d’être anodine: le nombre d’oiseaux tués dans ces collisions a été estimé en 2014 entre 365 millions et 1 milliard par an aux Etats-Unis.

© 2019 AFP

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