L’eau des WC révèle le niveau de vie


    Montre moi tes eaux usées, je te dirais qui tu es ! C’est à peu près ce que viennent de démontrer des chercheurs en Norvège. Grâce à des biomarqueurs des eaux usées,  ils peuvent déduire le statut social, la qualité de l’alimentation, le degré d’éducation, le type de travail etc …

    Nuage


    L‘eau des WC révèle le niveau de vie

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    C’est fou ce que l’on apprend en fouillant dans les égouts : les eaux usées issues des toilettes sont de véritables mouchards de votre mode de vie. Les chercheurs peuvent même en déduire votre niveau de revenu, mais aussi si vous êtes divorcé, manager ou peu diplômé.

    Nous sommes déjà traqués par le fisc, par Google, par notre GPS, notre téléphone et notre carte bancaire. Mais un mouchard insoupçonné se cache dans notre salle de bain : les WC. L’eau usée, qui contient des biomarqueurs de tout ce que nous mangeons ou avalons, apporte en effet une mine d’informations quand ces données sont croisées avec le niveau de vie.

    Pour une étude publiée dans la revue PNAS, des chercheurs de l’université du Queensland et de l’Institut de recherche norvégien de l’eau ont prélevé quotidiennement durant une semaine des échantillons d’eau usée provenant de 22 stations d’épuration australiennes représentant 21 % de la population, puis ils ont croisé les données avec celles d’un recensement concomitant. Les chercheurs ont ainsi pu comparer la composition de l’eau avec les données socio-économiques issues du recensement, comme l’âge, le niveau d’éducation et de revenu, le taux d’emploi ou la qualité du logement. Quelque 43 biomarqueurs ont ainsi été passés au crible et les chercheurs ont découvert des corrélations parfois étonnantes, mais aussi des constatations assez logiques.

    Alimentation

    Davantage de biomarqueurs de vitamine B se trouvent dans les urines des personnes aisées, ce qui atteste d’une alimentation plus diversifiée, notent les chercheurs. Les auteurs ont également constaté une forte corrélation entre la consommation de fibres et le niveau d’éducation, notamment chez les cadres, ce qui indique que ces derniers mangent davantage de fruits et légumes que les populations défavorisées. L’étude s’est aussi penchée sur les biomarqueurs signalant la consommation d’édulcorants comme le sucralose, l’acésulfame ou la saccharine, qui semblent unanimement appréciés quel que soit le niveau de vie.

        Corrélation entre 43 biomarqueurs, le niveau de vie (indice IRSAD) et l’âge. En rouge : biomarqueurs alimentaires. En bleu : drogues et médicaments à usage récréatif. En noir : médicaments à usage médical. © Phil M. Choi et al, PNAS, 2019

        Corrélation entre 43 biomarqueurs, le niveau de vie (indice IRSAD) et l’âge. En rouge : biomarqueurs alimentaires. En bleu : drogues et médicaments à usage récréatif. En noir : médicaments à usage médical. © Phil M. Choi et al, PNAS, 2019

          Médicaments

          La consommation d’opioïdes est à peu près équitablement répartie selon le niveau de vie et l’âge. Avec deux exceptions : la morphine, dont la consommation augmente significativement quand on vieillit (révélant une plus forte fréquence de maladies chroniques), et le tramadol, très courant chez les ouvriers (sans doute plus exposés aux douleurs au travail). L’analyse des biomarqueurs d’antidépresseurs est elle aussi très révélatrice. De manière générale, ces derniers sont davantage présents chez les populations défavorisées, mais chaque antidépresseur semble avoir sa cible privilégiée : le citalopram pour les personnes seules et divorcées, la venlafaxine chez les ouvriers, et l’amitriptyline chez les personnes ayant suivi des études supérieures. Autre curiosité : la forte consommation de cetirizine chez les cadres, un anti-allergique utilisé contre les rhinites allergiques et l’urticaire. Peut-être dus à la présence d’un chat ou aux arbustes du jardin ?

          Alcool et café

          Alors que les biomarqueurs du tabac sont répartis de façon équitable dans la population, ceux de l’alcool sont fortement corrélés à trois indicateurs : les personnes ayant un haut niveau de revenu, celles occupant un poste de manager et celles habitant un logement à loyer élevé.

          Autrement dit, les personnes aisées boivent plus, « la consommation d’alcool étant un marqueur de statut social », affirment les auteurs. De même, « la consommation de café semble fortement associée à un niveau d’éducation élevé et à une bonne aisance financière ».

          Une conclusion en contradiction avec le stéréotype qui veut que les personnes défavorisées se saoulent davantage.

          CE QU’IL FAUT RETENIR

      • Les eaux usées des toilettes contiennent des biomarqueurs révélateurs sur la qualité de l’alimentation, la consommation de médicaments et d’alcool.

      • En croisant ces informations avec des données socio-économiques, les chercheurs ont mis en évidence des corrélations étonnantes.

        • https://www.futura-sciences.com

        Cette vidéo virale sur les aliments « artificiels » contient plusieurs faussetés


          J’ai vu cette vidéo de First Media sur Facebook, mais comme je doutais de certains points, je l’ai vue qu’en partie. En fait, la majorité des points énoncés sont faux ou douteux du moins au Canada. First Media n’est pas à sa première vidéo douteuse, ce qui compte pour cette compagnie, c’est d’avoir beaucoup d’abonnées et faire des vidéos virales qu’elles soient vraies ou fausses. Dans le cas, ici, la plupart des aliments, font référence à des scandales alimentaires en Chine ou en Inde. De plus, bien que la vidéo soit produite aux États-Unis, les sources viennent surtout de l’Asie.
          Nuage


          Cette vidéo virale sur les aliments « artificiels » contient plusieurs faussetés


          C'est une capture d'écran d'une vidéo sur Facebook.

          Cette vidéo fait 16 affirmations sur la nourriture. La plupart sont fausses ou douteuses. Photo: Capture d’écran – Facebook

          Bouchra Ouatik

          Jeff Yates

          Une vidéo partagée près de 3 millions de fois sur Facebook montre 16 façons de vérifier la qualité des aliments que l’on mange. Cependant, la plupart de ces démonstrations sont trompeuses et ne s’appliquent pas à la nourriture vendue au Canada.

          La vidéo intitulée «  Is your food fake or real?  » (« Est-ce que votre nourriture est artificielle ou naturelle? ») est produite par la compagnie de contenu viral First Media. On y voit une femme effectuer diverses expériences sur des aliments. Le texte affiché dans la vidéo explique que ces expériences permettraient de savoir si nos aliments contiennent des produits dangereux pour la santé ou encore s’ils sont modifiés pour nous berner.

          Cette vidéo est trompeuse. La majorité des éléments présentés font référence à des scandales alimentaires survenus en Inde ou en Chine. D’autres éléments sont réels, mais ne sont pas dangereux pour la santé. Finalement, certaines affirmations sont carrément erronées.

          1. Le fromage qui ne brûle pas est-il « chimique »?

          Nous voyons une tranche de fromage en tranches au-dessus d'une flamme. Le fromage brûle.Selon la vidéo, le fait que le fromage en tranches brûle nous indique qu’il est artificiel. En réalité, beaucoup d’autres fromages brûlent aussi. Photo : Capture d’écran – Facebook

          Non, le fait que le fromage en tranches brûle n’indique pas qu’il est artificiel.

          Le premier segment de la vidéo montre une femme qui tente de faire fondre deux tranches de fromages avec un briquet. Le fromage jaune « artificiel » brûle, alors que le fromage « naturel » fond, selon les auteurs de la vidéo.

          Cette idée a été souvent démentie depuis plusieurs années. Il est vrai que le fromage jaune en tranches ne fond pas lorsqu’on l’expose à une flamme nue, en raison de la présence d’émulsifiants qui servent à lui donner une texture homogène. Cette démonstration est devenue tellement virale que l’entreprise Kraft a elle-même produit une vidéo (en anglais)(Nouvelle fenêtre) pour expliquer pourquoi son fromage en tranches ne fond pas au contact de la chaleur directe.

          D’ailleurs, comme cette vidéo le démontre (Nouvelle fenêtre), la plupart des fromages ne fondent pas au contact d’une flamme nue. Cela n’indique aucunement s’ils sont « naturels » ou non.

          2. Le riz contient-il des particules de plastique?

          Il y a du riz dans une poêle. Certains grains semblent fondre comme du plastique. La vidéo affirme qu’il y a du plastique dans le riz, alors que cette histoire ne tient pas la route. Photo : Capture d’écran – Facebook

          Non, le plastique coûte beaucoup plus cher que le riz.

          La vidéo affirme que le riz contient parfois des particules de plastique « pour augmenter les profits des producteurs ». On y voit une personne faire chauffer du riz dans une poêle. Certains grains deviennent alors transparents, alors que d’autres restent opaques. On sous-entend que les grains transparents sont en fait du plastique.

          C’est une autre rumeur qui fait régulièrement les manchettes en Asie et en Afrique. Le site de vérifications de rumeurs Snopes a analysé tous ces cas (Nouvelle fenêtre) et en a conclu qu’aucun n’est fondé.

          Il n’y a jamais eu de signalement de riz contenant du plastique au Canada.

          De plus, l’idée qu’on ajouterait du plastique au riz pour augmenter les profits « n’a aucun sens », selon le chimiste Joe Schwarcz, directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill, qui précise que le plastique est plus cher que le riz.

        Ce serait plus logique de trafiquer le plastique en y ajoutant du riz! Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        En effet, en avril 2019, le prix du riz se fixait à 413 $ US la tonne métrique(Nouvelle fenêtre). Le plastique se vendait entre 0,46 $ US et 0,61 $ US la livre(Nouvelle fenêtre), soit entre 1014,12 $ US et 1344,81 $ US la tonne métrique, au cours du même mois, donc deux à trois fois plus cher que le riz.

        3. Y a-t-il des morceaux de roches dans la purée pour bébés?

        Une femme fait passer un aimant sur de la nourriture pour enfants.La vidéo affirme qu’il y a des roches dans la nourriture pour enfants. Il s’agit de fer, un nutriment essentiel. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Non, il s’agit de fer, un nutriment essentiel pour la santé.

        La vidéo montre ensuite une personne glisser un aimant sur un sac en plastique transparent rempli de purée pour bébés. L’aimant attire des granules noires qui, selon la vidéo, seraient de la poussière de roches présentée par le fabricant comme étant du calcium.

        Selon Joe Schwarcz, le carbonate de calcium est un supplément alimentaire courant et sans danger et il est invisible dans les aliments. En fait, la substance noire attirée par l’aimant – et présentée comme étant des morceaux de roche – serait plutôt du fer.

        Le fer est très souvent ajouté aux aliments, car 2 milliards de personnes sur la planète souffrent d’anémie due à une carence en fer. Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        Le chimiste ajoute qu’il n’y a rien d’anormal à pouvoir isoler le fer dans les aliments avec un aimant.

        « C’est une démonstration courante faite dans les cours de chimie à travers le monde », dit-il.

        Le magazine Scientific American(Nouvelle fenêtre) propose justement cette expérience à réaliser à la maison avec un aimant et des céréales enrichies en fer.

        Questionnée à ce sujet par Radio-Canada, l’entreprise qui a diffusé ce vidéo confond d’ailleurs le fer et le calcium en répondant par courriel :

        « L’industrie alimentaire ajoute du calcium pour fortifier certains aliments en ajoutant des particules de fer comme supplément dans certains aliments pour bébés. »

        4. Est-ce que les suppléments alimentaires synthétiques fondent, mais pas les suppléments naturels?

        Il y a des pilules sur un plateau dans un four. Certaines ont fondu alors que d'autres sont intactes.La vidéo affirme que des suppléments naturels ne brûlent pas, alors que les suppléments artificiels brûlent. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Non, les vitamines synthétiques et naturelles ont la même structure moléculaire

        Dans la vidéo, une personne place une dizaine de comprimés au four. Certains fondent et brûlent, alors que d’autres restent intacts. On explique que les suppléments artificiels brûlent, alors que les suppléments naturels ne brûlent pas.

        On ignore la composition des comprimés utilisés dans la vidéo, mais on constate que les gélules fondent en premier tandis que les comprimés à base de poudre fondent plus lentement.

        La porte-parole de l’entreprise First Media, Maria Gonima, nous a renvoyés à des sites de santé holistique pour appuyer l’affirmation voulant que les suppléments « naturels » soient supérieurs aux suppléments « synthétiques ». Le chimiste Joe Schwarcz rejette cette affirmation puisque chaque supplément, dit-il, a la même structure moléculaire qu’il soit d’origine naturelle ou synthétique.

        La présomption que les vitamines naturelles se comportent différemment des vitamines synthétiques est ridicule. De la vitamine C, c’est de la vitamine C, qu’elle soit créée dans une orange ou qu’elle soit créée en laboratoire. Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        5. Est-ce que la viande contient de la colle?

        Il y a un steak tranché dans lequel il y a ce qui semble être un filament de gras. La vidéo affirme que les filaments dans ce steak sont en fait de la colle. C’est très peu probable. Photo : Capture d’écran – Facebook

        C’est possible, mais c’est une substance sans danger.

        La vidéo montre une femme qui tranche un morceau de viande encore saignant. On voit à l’intérieur des filaments blancs qui, selon l’image, ne seraient pas du gras, mais plutôt de la colle, qui servirait à relier des restants de viande.

        Comme l’explique le chimiste Joe Schwarcz sur son site Internet(Nouvelle fenêtre), la viande transformée peut contenir une forme de colle d’origine naturelle. Celle-ci est composée d’enzymes qui portent le nom de transglutaminase, et elle est couramment utilisée pour améliorer la texture d’aliments d’origine animale, tels que des saucisses ou des bâtonnets de goberge.

        La transglutaminase se retrouve naturellement dans le corps humain et elle aide à la coagulation du sang.

        Toutefois, cette enzyme rend la texture de la viande homogène et ne fait pas apparaître de filaments blancs. Ce que l’on voit dans la vidéo pourrait donc simplement être du gras, des tendons ou des ligaments, naturellement présents dans la viande.

        6. La crème glacée contient-elle du détergent à lessive?

        C'est une boule de crème glacée où on voit des bulles.La vidéo affirme que la crème glacée contient du détergent à lessive, et qu’on peut le détecter en l’arrosant de jus de citron. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Non, mais cette situation pourrait s’être produite en Inde.

        La vidéo montre une femme qui verse du jus de citron sur deux bols de crème glacée. Dans un cas, des bulles se forment sur la crème glacée, et dans l’autre cas, la crème glacée fond simplement.

        La vidéo prétend que les bulles se forment, car la crème glacée contiendrait du détergent à lessive utilisé pour « éclaircir » la crème glacée et la rendre « plus brillante ». En 2018, un article du site India Today(Nouvelle fenêtre) rapportait que du détergent pouvait se retrouver dans la crème glacée en Inde, mais rien n’indique que cela se soit déjà produit ici. En réponse aux questions de Radio-Canada, l’entreprise First Media nous a également renvoyés à des sites Internet en Inde.

        Selon Joe Schwarcz, il est possible que les auteurs de la vidéo se soient inspirés d’une expérience souvent réalisée dans les cours de chimie au secondaire : utiliser du carbonate de sodium, qui se retrouve dans les détergents, pour produire cet effet. Cette substance basique produit une réaction chimique avec l’acide du jus de citron.

        7. Le lait est-il dilué avec de l’eau de riz?

        Il y a deux verres de lait, un bleu et un blanc. On affirme que le bleu contient de l'eau de riz.La vidéo affirme qu’on peut savoir si son lait contient de l’eau de riz en y ajoutant des algues. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Probablement pas. La vidéo ne fournit pas suffisamment d’informations à ce sujet.

        La vidéo montre une femme qui remue deux verres de lait remplis d’algues. Le texte explique que si le lait est dilué avec de l’eau de riz, il devient bleu au contact des algues.

        Le chimiste Joe Schwarcz indique qu’il est difficile de vérifier cette affirmation, car on ignore quel type d’algues sont utilisées.

        « Je ne vois aucune explication chimique qui pourrait expliquer cela », dit-il.

        Cependant, il ajoute que le lait de vache n’est pas censé être dilué avec quoi que ce soit, mais que l’eau de riz n’est aucunement dangereuse à la consommation.

        8. Les patates douces sont-elles recouvertes de colorant rouge?

        Une femme frotte la patate douce avec une boule de coton trempée dans de l'huile. On voit un résidu sur le coton.La vidéo affirme que du colorant est utilisé sur les patates douces. Photo : Capture d’écran – Facebook

        C’est possible, mais c’est rare et sans danger.

        Selon la vidéo, des patates douces flétries seraient teintes avec du colorant rouge pour leur donner meilleure apparence. La vidéo montre comment enlever le colorant en frottant un coton imbibé d’eau et d’huile sur la pelure.

        Joe Schwarcz indique qu’il est possible que du colorant alimentaire — une substance comestible — puisse être utilisé sur des patates douces, mais selon lui, cela est rare.

        Le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (Food and Drug Administration) autorise(Nouvelle fenêtre)en effet l’utilisation de colorant rouge sur les patates douces dont la pelure est naturellement rouge, à condition que le colorant soit comestible, qu’il ne serve pas à camoufler une mauvaise qualité du légume, et que cela soit indiqué sur l’emballage.

        Le fait que ces éléments soient possibles ne signifie pas que c’est un problème. C’est ça le problème avec ces démonstrations. Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        9. Le café qui flotte contient-il des impuretés?

        Il y a deux verres de café, un où le café flotte et l'autre non.La vidéo affirme que si le café ne flotte pas, c’est qu’il contient des impuretés. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Probablement pas. Il flotte ou non selon la taille de la mouture et son taux d’humidité.

        La vidéo montre une femme qui dilue du café moulu dans deux verres d’eau. Dans un cas, le café flotte, dans l’autre, il se met à couler au fond du verre.

        Joe Schwarcz explique que bien des facteurs peuvent expliquer cela.

        « Certains cafés flottent et d’autres coulent, et cela dépend de leur teneur en eau, dit-il. Quand vous moulez le café, la taille des particules va déterminer si ça flotte ou non. »

        Cette question est aussi régulièrement soulevée dans les forums de discussion (Nouvelle fenêtre) d’amateurs de café, qui mentionnent d’autres facteurs tels que l’intensité de la torréfaction ou encore si le café est fraîchement moulu ou non.

        L’entreprise First Media affirme que les allégations d’impuretés dans le café sont tirées du livre Real Food, Fake Food, de l’auteur Larry Olmsted, qui mentionne que certaines recherches ont démontré la présence d’impuretés dans le café. Des chercheurs brésiliens(Nouvelle fenêtre) ont effectivement trouvé que le café moulu pouvait contenir des fragments de brindilles ou des produits céréaliers, mais les conclusions de cette étude s’appliquent uniquement au café vendu au Brésil.

        10. Le sel de table contient-il de la craie?

        Il y a deux verres d'eau salée. L'eau dans le verre de gauche est trouble.La vidéo affirme à tort que le sel de table contient de la craie. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Non, il contient du silicate de calcium, une substance comestible qui sert à le protéger de l’humidité.

        Selon la vidéo, si on tente de dissoudre du sel dans l’eau et que celle-ci devient trouble, cela signifie que le sel contiendrait de la craie. En réponse à Radio-Canada, l’entreprise nous renvoie vers des sites indiens qui expliquent comment vérifier la présence de craie dans le sel.

        Il s’agirait plutôt de silicate de calcium, selon Joe Schwarcz. Cette substance, sans risques pour la santé, est habituellement ajoutée au sel de table pour empêcher que les cristaux de sel ne s’agglutinent à cause de l’humidité.

        « Les silicates ne sont pas très solubles dans l’eau », indique Joe Schwarcz.

        [Le silicate de calcium] est un additif légal et sécuritaire et plusieurs sels en contiennent. Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        D’autres types de sel, comme le sel de mer, ne contiennent généralement pas de silicates de calcium.

        Par ailleurs, en Chine en 2015 (Nouvelle fenêtre), du sel industriel avait été vendu comme du sel de table, mais aucun cas semblable n’a été répertorié au Canada.

        11. Les pois cassés sont-ils recouverts de colorant?

        Il s'agit d'un bol d'eau bouillante contenant des pois cassés. La vidéo affirme que les pois cassés sont enduits de colorant. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Probablement pas. Une situation similaire s’est déjà produite en Chine, mais avec une autre variété de pois que celle dans la vidéo.

        Selon la vidéo, il suffit de faire bouillir les pois cassés pour voir s’ils ont été enduits de colorant. On affirme que les vieux pois sont souvent teints pour qu’ils aient l’air plus frais.

        Cette histoire semble avoir une parcelle de vérité, mais pas au Canada. En mars 2010, le China Daily (Nouvelle fenêtre) faisait état d’une fraude alimentaire du genre dans la province chinoise du Hunan. Les autorités avaient découvert une usine de pois verts trafiqués. On réhydratait de vieux pois verts et des fèves de soja, puis on y ajoutait un colorant vert et un agent de conservation, le métabisulfite de sodium. Toujours selon le China Daily, cette usine produisait 1000 kg de ces pois trafiqués par jour.

        Il y a par contre une confusion dans cette vidéo. Les pois cassés sont en fait des pois verts déshydratés, alors que la fraude dont fait état le China Daily met en cause des pois réhydratés. Dans ce cas, on tentait de faire passer des pois déshydratés pour des pois frais.

        Questionnée par Radio-Canada, l’entreprise First Media nous renvoie notamment à un reportage d’une chaîne de télévision régionale en Inde, NTV Telugu, qui explique comment des pois cassés peuvent être teints pour leur donner l’apparence de pois verts frais.

        L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) n’a jamais émis d’avertissement pour des fraudes semblables.

        12. Les épices qui ne brûlent pas contiennent-elles des impuretés?

        Il y a deux cuillères d'épices, une en feu et l'autre non.La vidéo affirme que les épices pures brûlent, alors que les épices qui contiennent des impuretés ne brûlent pas. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Non, toutes les épices brûlent sauf si elles sont humides.

        La vidéo montre une femme qui fait brûler deux cuillères d’épices avec une flamme. Celles qui sont identifiées comme étant des épices « pures » semblent brûler plus rapidement que les autres.

        Le chimiste Joe Schwarcz indique que certains facteurs, comme la taille des particules et le taux d’humidité, peuvent expliquer pourquoi certaines épices brûlent ou pas. Il ajoute que n’importe quelle matière organique réduite en poudre brûle facilement.

        13. Le miel est-il dilué avec de l’eau?

        Il y a deux bougies, une éteinte, l'autre allumée.La vidéo affirme à tort que le miel contient de l’eau, et qu’on peut le vérifier à l’aide d’une bougie. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Non, il se peut que le miel contienne des impuretés, mais il est peu probable qu’il y ait de l’eau.

        Selon la vidéo, on peut déterminer si son miel a été dilué avec de l’eau à l’aide d’une chandelle. On enduit celle-ci de miel et, s’il est dilué, la flamme s’éteindra. S’il est pur, la chandelle continuera de brûler.

        Il existe en effet de la fraude alimentaire dans le monde du miel. Radio-Canada rapportait en janvier 2019 que 23 % des produits du miel importés et testés par l’ACIA contenaient des additifs.

        Selon l’ancien vice-président de la Fédération des apiculteurs du Québec, Steve Martineau, du miel dilué avec de l’eau éteindrait probablement une chandelle. Par contre, il ne voit pas pourquoi quelqu’un mettrait de l’eau dans son miel.

        « Il est plutôt invraisemblable de retrouver de l’eau dans du miel puisque cela provoquerait une fermentation du produit », indique-t-il.

        Plus probable, selon lui, est l’ajout de sirop ou d’eau sucrée pour allonger le produit. Dans ce cas, le test ne fonctionnerait pas, puisque le sucre est combustible.

        « Si l’eau sucrée est ajoutée pour augmenter le volume de miel, ce test ne permettra pas de le déterminer, puisque le sirop utilisé pour simuler le miel n’éteint pas la flamme, même à une concentration de 100 % », explique-t-il.

        14. Le thé pur tache moins que le thé impur?

        Il s'agit de thé dans un filtre à café.La vidéo affirme à tort que le thé pur tache moins que le thé impur. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Non, tous les thés tachent.

        On voit une femme placer le contenu de deux sachets de thé dans des filtres à café, puis asperger le tout d’eau froide. Dans un cas, le thé tache instantanément le filtre, mais dans l’autre cas, le filtre reste blanc. Selon la vidéo, le thé qui tache serait impur.

        C’est une des affirmations les plus absurdes de la vidéo, selon Joe Schwarcz.

        Tous les thés tachent! Si vous regardez une tasse de thé, vous y verrez des taches. Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        S’il est vrai que certains thés peuvent tacher plus que d’autres, c’est en raison de leur concentration en tanins, qui varient d’une variété à l’autre. Les tanins se retrouvent naturellement dans le thé, mais aussi dans le vin, à qui ils donnent sa couleur.

        15. Le beurre contient-il de l’huile?

        On voit que le beurre s'est séparé en deux substances.La vidéo affirme qu’on peut savoir si son beurre contient de l’huile en y ajoutant du sucre. Photo : Capture d’écran – Facebook

        C’est possible, mais cela est survenu en Inde.

        La vidéo montre que si l’on mélange du sucre avec du beurre fondu et que le mélange devient rose, c’est qu’il contient de l’huile.

        La compagnie First Media a indiqué à Radio-Canada que ce segment de la vidéo fait référence à la présence de margarine, qui est à base d’huile végétale, dans le ghee, un beurre clarifié très utilisé en Inde. L’entreprise cite en référence un article du Times of India(Nouvelle fenêtre) qui explique comment vérifier la présence d’huile végétale dans le ghee, en utilisant du sucre.

        16. Les légumes sont-ils recouverts de cire?

        C'est un poivron trempé dans de l'eau.La vidéo explique que certains aliments peuvent être enduits de cire. Photo : Capture d’écran – Facebook

        Oui, mais cette cire est comestible.

        La vidéo montre comment retirer la cire qui recouvre des poivrons en trempant ceux-ci dans l’eau chaude.

        Les fruits et légumes peuvent effectivement être recouverts de cire pour les protéger durant le transport et l’entreposage, mais l’usage de cette substance est approuvé par les autorités, et la cire est souvent d’origine végétale.

        « Ce n’est pas une situation inhabituelle. Les pommes, les oranges et les citrons sont souvent recouverts de cire et c’est pour empêcher l’eau de s’évaporer », mentionne Joe Schwarcz.

        On peut effectivement retirer la cire en plongeant l’aliment dans l’eau chaude, mais le chimiste croit qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter.

        On sous-entend qu’il y a un problème avec cette cire et que ce serait toxique. Cela n’est tout simplement pas vrai. Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        L’ACIA exige que les producteurs(Nouvelle fenêtre) indiquent la composition de l’enduit de cire sur les fruits et légumes si ces enduits contiennent des substances allergènes.

        Du contenu de « divertissement », répond la compagnie

        La compagnie First Media répond que sa vidéo « ne prétend pas que tous les produits alimentaires » sont concernés par ces allégations ni que cela s’applique à tous les manufacturiers du secteur alimentaire.

        Une porte-parole de la compagnie souligne aussi que, bien que la vidéo ait été produite à Los Angeles, leurs sources d’informations proviennent principalement du sud de l’Asie.

        La porte-parole de la compagnie ajoute que la vidéo ne fait aucune recommandation en matière de santé ou de nutrition, et que ce contenu est produit à des fins « d’information et de divertissement ».

        Qui est First Media?

        L’entreprise First Media gère plusieurs pages Facebook et une chaîne télévisée liées à la santé, à l’alimentation, à la famille et aux conseils de beauté. Elle affirme avoir plus de 100 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux et générer chaque mois 1,5 milliard de visionnements sur ses vidéos. Sa vidéo la plus populaire a été vue plus de 446 millions de fois.

        First Media n’en est pas à son premier contenu douteux. En 2017, l’entreprise a publié une vidéo sur Facebook qui affirmait que l’on peut réparer une assiette en porcelaine cassée en la trempant dans du lait. La vidéo a cumulé 330 millions de visionnements.

        Une autre, publiée en 2018, affirme qu’en recouvrant une briquette de charbon de beurre d’arachide, puis en la congelant, on peut la transformer en cristal. Celle-ci a été vue 441 millions de fois.

        Faut-il avoir peur de ce que l’on mange?

        En conclusion, le chimiste Joe Schwarcz considère que ces vidéos sont créées dans le but de devenir virales et qu’elles suscitent inutilement de la peur.

        Ils essaient d’horrifier le public avec cela. Joe Schwarcz, chimiste et directeur de l’Organisation pour la science et la société à l’Université McGill

        Le scientifique souligne toutefois que cette vidéo peut aider à prendre conscience que l’on mange beaucoup d’aliments transformés. Même si ceux-ci sont propres à la consommation, Joe Schwarcz croit que l’on a tout avantage à privilégier les aliments frais.

        https://ici.radio-canada.ca

        Le Saviez-Vous ► Le café déshydrate-t-il?


        Une autre croyance populaire qui vient de passer au crible. Si le café est diurétique, il n’est pas déshydratant.
        Nuage

         

        Le café déshydrate-t-il?

         

        PEOPLEIMAGES VIA GETTY IMAGES

        Boire du café contribuerait à la déshydratation en faisant uriner plus souvent ?

        Boire du café contribuerait à la déshydratation en faisant uriner plus souvent ? Cette croyance a la vie dure… mais est contestée par les faits, constatent le Détecteur de rumeurs et Extenso.

        L’origine de la rumeur

        D’où vient cette rumeur ? La réponse ne fait pas l’unanimité, mais l’une de ses sources « scientifiques » souvent citée est une recherche de 1928 qui avait conclu que la consommation de café envoyait plus souvent les hommes aux toilettes… après avoir étudié trois hommes pendant deux mois.

        Les faits

        Des études se sont à nouveau intéressées à la question dans les années 1990, dans un contexte sportif : sachant que la caféine entraîne une hausse de la performance, ce gain ne serait-il pas annulé par la déshydratation — puisqu’un sportif déshydraté risque d’être moins « performant » ? Les conclusions, depuis, sont négatives (notamment dans cette méta-analyse de 2007) : la consommation de boissons, caféinées ou non caféinées, résulte chez un individu moyen en la même quantité d’urine produite. Du moins — selon ces mêmes études — tant que la consommation de caféine demeure sous les 225 mg par jour, soit l’équivalent de deux tasses de café. Ou l’équivalent de la caféine contenue dans cinq à six tasses de thé, ou quatre à cinq canettes de boissons gazeuses de type cola.

        Autrement dit, ces boissons caféinées — auxquelles on pourrait ajouter les boissons énergisantes et le lait au chocolat — contribuent à l’hydratation quotidienne du corps, comme l’eau.

        Toutefois, chez certaines personnes, la caféine devient effectivement un diurétique, c’est-à-dire une substance qui augmente la production d’urine, lorsque sa consommation quotidienne se situe entre 240 mg et 640 mg. Par contre, même dans ces cas où il y a augmentation de la production d’urine, rien ne permet de conclure que l’individu est en train de se déshydrater !

        Selon les critères de Santé Canada, une consommation d’environ 300 mg de caféine par jour pour une « femme en âge de procréer » et de 400 mg pour les autres adultes, est considérée modérée. La clinique Mayo mentionne pour sa part 400 mg, sans faire de distinctions entre hommes et femmes.

        Verdict

        Vous pouvez boire votre tasse de café matinale en paix : une consommation raisonnable de caféine n’entraîne pas plus de déshydratation que la quantité équivalente d’eau.

        https://quebec.huffingtonpost.ca/

        Le Saviez-Vous ►14 aliments encore pires pour les dents que les bonbons


        Il n’y a pas juste les bonbons qui abîment les dents. Il y a des aliments qui peuvent aussi faire des dommages à l’émail et provoqués des caries. Parmi eux, on peut trouver des alternatives, mais bon, d’autres, c’est plus difficile car on aime cela .. Donc, il faut trouver des compensations pour éviter le désastre
        Nuage

         

        14 aliments encore pires pour les dents que les bonbons

         

        Les dents sont abîmées par le sucre des fruits secs.

        nada54/Shutterstock

        Par Daisy Chan, RD.com

        Vous êtes peut-être en train de saboter votre beau sourire sans même vous en rendre compte. Sachez que les dents réagissent aux aliments que vous mettez dans votre bouche. En voici certains – autres que les bonbons – à éviter, selon les dentistes.

        Fruits secs

        « Manger des fruits séchés, c’est comme manger des bonbons, dit Stephen J. Stefanac, professeur de médecine orale et de parodontie à la faculté de dentisterie de l’Université du Michigan. Ils sont tout aussi collants et riches en sucre. »

         Cela signifie que ce dernier reste coincé entre les dents – la formule parfaite pour les caries. Oubliez les fruits secs et préférez-leur les fruits frais.

        Soda

        Il n’est pas surprenant que le soda ne soit pas bon pour vos dents. Une canette de soda de 350 ml (12 onces) contient 39 grammes de sucre, soit près de dix cuillères à café! Mais ce n’est pas le seul problème.

        « C’est très acide, dit Tricia Quartey, dentiste à Brooklyn, New York. Et l’acidité peut éroder l’émail. »

        Le pire, c’est de siroter du soda toute la journée, parce qu’alors vos dents sont longuement exposées au sucre et à l’acide.

        Jus

        Comme le soda, le jus embouteillé peut être acide et contenir des sucres ajoutés, parfois jusqu’à dix cuillères à café par portion. Ce sucre nourrit les bactéries qui causent la carie dentaire. Mais il existe au moins un dentiste qui recommande une surprenante alternative: le jus de pomme.

        « Il n’y a généralement pas de sucres ajoutés dans le jus de pomme », explique Tyrone Rodriguez, directeur du service de dentisterie pédiatrique au Yale-New Haven Hospital.

        Le Dr Rodriguez suggère de couper le jus de pomme avec de l’eau pour réduire davantage le sucre naturel ou de faire soi-même ses propres jus maison.

        Sauce pour les pâtes

        Les tomates sont bonnes pour la santé, mais très acides :

        « Manger de la sauce tomate avec des spaghettis multiplie par deux les dommages à l’émail », dit la Dre Quartey.

        La sauce acide peut attaquer l’émail des dents et les glucides contenus dans les pâtes aident à nourrir les bactéries responsables de la carie. La Dre Quartey recommande plutôt des pâtes au fromage.

        Les dents sont sensibilisées par l'eau en bouteille.

        aastock/Shutterstock

        Eau embouteillée

        Même l’eau ordinaire peut contenir des minéraux ajoutés pour en rehausser la saveur – et ceux-ci peuvent faire grimper l’acidité. En fait, ces eaux peuvent être aussi acides que le café ou le thé. Il est difficile de dire quelles marques sont plus acides que d’autres.

        Par contre, si vous prenez de l’eau distillée, vous obtiendrez une eau moins acide (la distillation abaissant le pH – une échelle qui indique l’acidité – à un état plus neutre). Ou buvez simplement de l’eau du robinet.

        Vinaigre de cidre de pomme

        On a beaucoup vanté les vertus détoxifiantes de ce vinaigre, mais peu de gens réalisent que sa grande acidité peut éroder l’émail des dents en un rien de temps. Deux dentistes à qui nous avons parlé ont constaté une augmentation du nombre de personnes dont les dents ont été endommagées à cause du vinaigre de cidre de pomme.

        Si vous en consommez, diluez-le toujours avec de l’eau, buvez-le en une fois et rincez-vous bien la bouche ensuite.

        Café ou thé glacé

        Le café et le thé peuvent vous aider à bien démarrer vos journées, mais ce ne sont pas des amis pour les dents. Ils sont en effet acides et diurétiques, ce qui signifie qu’ils peuvent assécher votre bouche.

        « La salive est le système tampon que nous offre la nature pour tout rincer, explique le Dr Rodriguez. Quand on a la bouche sèche, on est plus vulnérable aux caries et aux maladies des gencives. »

        Les café et thé glacés? Encore pire pour les dents, à cause du sucre ajouté. Un conseil : rincez-vous la bouche avec de l’eau après en avoir bu, cela vous aidera à protéger vos dents.

        Les dents sont abîmées par le sucre des jujubes vitaminés.

        Olga Malysheva/Shutterstock

        Jujubes vitaminés

        Ne perdez jamais de vue que les jujubes vitaminés ou les suppléments de fibres sont essentiellement des bonbons. Ils contiennent du sucre et sont à la fois moelleux et collants, ce qui leur permet de se nicher entre vos dents et de causer des caries. Protégez vos dents en choisissant les vitamines que vous avalez.

        Croustilles aromatisées

        Tout d’abord, les éclats durs peuvent couper vos gencives. Ensuite, ce sont des glucides raffinés et dont des aliments dont les bactéries de la bouche se nourrissent.

        Enfin, leurs arômes, qui sont souvent acides, agissent comme du papier de verre sur vos dents, dit le Dr Rodriguez. Et plus l’arôme est prononcé, pire c’est. Essayez plutôt du maïs soufflé à l’air ou, mieux encore, des noix.

        Pastilles contre la toux

        Comme pour les jujubes vitaminés, les pastilles contre la toux ne sont peut-être pas considérées comme des bonbons, mais pour vos dents, c’est exactement ce qu’ils sont.

        Le Dr Stefanac se souvient d’une patiente qui avait beaucoup de caries parce qu’elle prenait ces pastilles comme des médicaments : « Elle en suçait toute la journée. »

        Alcool

        La bière, le vin, les alcools forts et les cocktails peuvent tous abîmer vos dents, surtout si vous aimez siroter tranquillement votre verre. En plus des sucres qu’elle contient – sucres dont se nourrissent les bactéries – la bière subit un processus de carbonatation qui la rend acide, ce qui érode également l’émail des dents.

        Le vin pourrait contenir plus de sucre que vous ne le pensez (un verre de blanc doux peut en contenir jusqu’à huit grammes), mais ce sont les cocktails sucrés que vous devriez vraiment surveiller : en plus du sucre, les boissons à forte teneur en alcool peuvent assécher la bouche, ce qui vous rend plus vulnérable aux caries et aux maladies des gencives.

         

        Les dents sont abîmées par la glace.

        Sergiy Kuzmin/Shutterstock

        Glace

        Le coupable, ici, c’est la dureté de la glace : en mâcher peut facilement casser une dent

        « Je vois ça souvent, dit le Dr Stefanac. On le voit souvent chez les gens qui ont beaucoup de plombages, qui affaiblissent les dents. Ils mordent sur de la glace et se cassent un morceau de dent. »

        https://www.selection.ca/

        Un système de consigne à la grandeur du Québec pour remplacer les gobelets de café jetables?


        Personnellement, je préfère une tasse de voyage, mais ce concept de tasse avec consigne est à mon avis une excellente idée. Tous les endroits qui vendent du café à emporter devraient adhérer à ce système élaboré par des propriétaires de café à Montréal. Ce que cela change ? Si plus d’un million de gobelets jetables sont jetés chaque minute partout dans le monde, cela aiderait a diminuer l’impact sur l’environnement.
        Nuage

         

        Un système de consigne à la grandeur du Québec pour remplacer les gobelets de café jetables?

         

         

        Des propriétaires de cafés montréalais demandent l’aide du public pour élargir leur réseau à l’ensemble de la province.

         

        • Par Camille Laurin-Desjardins

        LA TASSE

        Vous est-il déjà arrivé d’avoir un besoin irrépressible de caféine, mais de vous sentir coupable d’acheter un café pour emporter, puisque, encore une fois, vous n’aviez pas pensé à traîner votre tasse réutilisable? Vous n’êtes pas seul. Plus d’un million de gobelets jetables sont jetés chaque minute sur la planète. C’est pour réduire ce type de déchets qu’un regroupement de cafés montréalais veut élargir son projet de consigne de gobelets réutilisables.

        Le projet-pilote La tasse a été lancé en août dernier, avec 2500 tasses réutilisables dans 12 cafés de Montréal. Il s’agit d’un système de dépôt pour les contenants réutilisables de boissons à emporter. Pour 5$, vous pouvez boire votre café dans une de ces tasses, et la rapporter dans n’importe quel autre café qui utilise le même système pour vous faire rembourser. La tasse peut ensuite être lavée et réutilisée.

        LA TASSECrédit : La tasse

        Mais le projet est victime de son succès. Plusieurs commerces partout au Québec veulent y adhérer, si bien que l’équipe de La tasse a mis sur pied une campagne de financement pour mettre sur pied un réseau à la grandeur de la province. Elle veut recueillir 50 000$ pour acheter un minimum de 25 000 tasses.

        Sauver 120 gobelets jetables par consommateur

        L’équipe de La tasse estime que chaque gobelet qu’elle produit permet de sauver environ 120 gobelets jetables par consommateur de café à emporter, chaque année.

        Selon plusieurs études environnementales, les gobelets jetables sont utilisés en moyenne 13 minutes, et nécessitent pour leur production une grande quantité de ressources. Et au Québec, les gobelets de papier sont très peu recyclés, puisqu’aucune filière spécifique n’existe pour traiter cette matière. Idem pour le couvercle en polystyrène.

        https://quebec.huffingtonpost.ca/

        Des cafés indépendants songent à «taxer» les gobelets jetables


        Il est vrai que dans les grandes villes (et même les petites) ce que l’on retrouve beaucoup dans les poubelles ou sur le sol, sont des gobelets de différents restos rapides comme McDo, Tim Horton etc .. On devrait réutiliser les tasses et verres de smoothies ou autre.
        Nuage

         

        Des cafés indépendants songent à «taxer» les gobelets jetables

         

        ÈVE DUMAS
        La Presse

        Les cafés indépendants de Montréal se mobilisent pour réduire la quantité de gobelets à usage unique en circulation.

        C’est Samuel Perreault, copropriétaire des cafés Paquebot et de l’entreprise de torréfaction Zab, qui a lancé l’appel sur Facebook, cette semaine. Depuis, des dizaines de cafés ont manifesté leur intérêt pour l’imposition d’une « taxe » de 25 cents sur les contenants non réutilisables.

        Une discussion sur le sujet doit se tenir mardi prochain, au Paquebot Bélanger. Sur la page du groupe Facebook Baristas MTL, les commentaires sont nombreux, et tous positifs. De plus, au moins 125 personnes se sont dites intéressées par la rencontre.

        Dans le document intitulé Projet d’éco-responsabilité dans les cafés indépendants de Montréal, on peut lire que le premier geste serait de « vendre le contenant à 0,25 $ l’unité, somme qui serait ajoutée à l’addition du client et qui pourrait inciter ce dernier à poser un geste plus écologique lors de sa prochaine visite, soit en apportant son propre contenant réutilisable ou en choisissant de consommer sur place ».

        « Les montants recueillis par la vente des contenants à utilisation unique seront réinjectés dans l’organisme dans le but de financer la recherche et le développement de produits et de méthodes plus écologiques pour les coffee shops et l’instauration de pratiques vertes dans tous les cafés participants », poursuit le document.

        Le point de départ

        C’est la visite d’une jeune étudiante en sciences de l’environnement, Olivia St-Laurent, qui est à l’origine du projet. Elle a cogné aux portes de quelques cafés indépendants montréalais. Puis il y a eu une rencontre entre les propriétaires des trois succursales de Paquebot et ceux des cafés Esquina, Oui Mais Non, La graine brûlée et Nocturne.

        Olivia St-Laurent a travaillé comme barista en Australie pendant deux ans. Elle a remarqué que les pratiques n’étaient pas particulièrement écoresponsables. De retour ici et en première année de son baccalauréat à l’Université McGill, elle a décidé d’inviter quelques acteurs du milieu à unir leurs forces pour trouver des solutions au gaspillage et à la surabondance de déchets.

        « À plusieurs, on pourra mettre de la pression sur les consommateurs, sur le gouvernement et sur les grandes chaînes », souhaite la jeune femme de 22 ans.

        L’essentiel de nos rebuts

        En novembre, La Presse a justement publié le résultat d’une étude de caractérisation des déchets à Montréal, qui révélait que l’essentiel de nos rebuts était constitué de contenants de boissons. Tim Hortons, McDonald’s et Starbucks en sont les principaux générateurs. L’étude réalisée par la coopérative de solidarité Les Valoristes, pour la Ville de Montréal, recommande l’utilisation de contenants réutilisables et l’élargissement du système de consigne. Celui-ci est d’ailleurs instauré dans une poignée de cafés de la métropole, grâce au projet La tasse.

        Aux cafés Paquebot, on pourrait instaurer la taxe de 25 cents dès le 1er janvier.

        « Cet argent servirait entre autres à payer Olivia pour son travail. Avec le café Pista, on a fait un petit calcul rapide qui donnait des revenus d’environ 35 000 $ par année avec cette taxe, pour quatre établissements seulement ! » dit Samuel Perreault.

        https://www.lapresse.ca/

        Thé ou café ? Les goûts déterminés par la génétique, selon une étude australienne


        Êtes-vous café ou thé ? Tout dépend de la sensibilité à l’amertume qui serait génétique. Pour ma part, je suis café, café, café …
        Nuage

         

        Thé ou café ? Les goûts déterminés par la génétique, selon une étude australienne

         

         

        Thé ou café ? Les goûts déterminés par la génétique, selon une étude australienne

        Qu’est-ce qui nous fait préférer le café au thé ? Les goûts seraient déterminés en partie par la « génétique », selon une étude australienne, publiée dans la revue scientifique Nature.

        « L’étude a utilisé un échantillon très large » pour montrer que « la perception de l’amertume influence la consommation de thé et de café », a indiqué a l’AFPDaniel Liang-Dar Hwang, de l’université de Brisbane, co-auteur de l’étude.

        Selon celle-ci, les personnes présentant la plus grande sensibilité au goût amer du café sont paradoxalement ceux qui en boivent le plus.

        Cela « suggère que les consommateurs de café développent un goût ou une capacité à détecter la caféine », a indiqué la professeure en médecine préventive Marilyn Cornelis, co-auteure de l’étude.

        « La génétique entre en compte légèrement plus dans la perception de l’amertume que dans la perception du sucré », a expliqué Dianel Liang-Dar Hwang.

        La perception des goûts est également influencée par nos comportements.

        « Même si naturellement les humains n’aiment pas l’amertume, nous pouvons apprendre à apprécier des aliments amers », a expliqué le chercheur.

        « Les buveurs de café étant généralement moins sensibles que les buveurs de thé à l’amertume, ils ont également plus de chances d’apprécier l’amertume d’autre aliments, comme les légumes verts », s’est amusé le jeune scientifique.

        L’étude, basée sur les données génétiques de quelques 438.000 Britanniques participant à l’étude, n’est « pas généralisable à d’autres pays et cultures », selon ses auteurs.

        https://www.lepoint.fr/