Les chaussettes à rayures étaient déjà appréciées dans l’Égypte ancienne


Je trouve cela bluffant ! On dirait de vieilles pantoufles tricotées d’enfants, mais ces pantoufles ont quand même 1 700 ans et vienne de l’Égypte ancienne. C’est grâce a de nouvelles technologies qu’on peut voir la couleur est et les rayures de ces chaussettes.
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Les chaussettes à rayures étaient déjà appréciées dans l’Égypte ancienne

 

chaussette rayures Egypte

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Image en fausse couleur de la chaussette réfléchie par infrarouge. Crédits : Dyer et al, PLOS One

par Brice Louvet

Une nouvelle technique d’imagerie non invasive a récemment permis d’analyser une chaussette d’enfant à rayures vieille de 1 700 ans retrouvée en Égypte. Trois colorants naturels et plusieurs modes de tissage auraient été utilisés.

Les détails de l’étude sont rapportés dans Plos One.

Si vous avez des chaussettes à rayures dans vos placards, dites-vous que vous n’êtes pas les seuls. Certains anciens Égyptiens en portaient aussi. Une équipe de paléontologues du British Museum de Londres s’est en effet récemment appuyée sur une nouvelle technique d’imagerie multispectrale pour analyser une petite chaussette portée par un enfant il y a 1 700 ans environ. Celle-ci a été retrouvée à Antinoupolis, une ancienne cité romaine basée en Égypte. Il en ressort que les habitants de la cité ont utilisé plusieurs colorants – garance (rouge), pastel (bleu) et réséda (jaune) – pour colorer la chaussette. Plusieurs modes de tissage – doubles et séquentiels – ainsi que des fibres torsadées ont ensuite permis de faire les rayures.

« Il était intéressant de constater que les différentes rayures colorées trouvées sur la chaussette de l’enfant avaient été créées à l’aide d’une combinaison de trois colorants naturels », explique Joanne Dyer, du département de recherche scientifique du musée et principale auteure de l’étude.

Une découverte rendue possible grâce à une toute nouvelle technique d’imagerie non invasive.

« Le procédé d’imagerie est un moyen beaucoup moins cher, moins fastidieux et moins destructif d’étudier les textiles anciens, poursuit-elle. Auparavant, vous deviez prendre un petit morceau de matériau provenant de différentes zones. Et cette chaussette date de 300 après Jésus-Christ. C’est minuscule, fragile et il aurait fallu détruire physiquement une partie de cet objet ».

Trois colorants naturels auraient ici été utilisés comme base pour produire six ou sept couleurs différentes, travaillées ensuite pour former plusieurs rayures. L’analyse de ce textile – et d’autres – par imagerie multispectrale permettra d’en apprendre davantage sur l’évolution du textile à cette époque.

« L’Antiquité tardive est une très longue période, de 200 à 800 apr. J.-C., poursuit la chercheuse. Pendant cette période en Égypte, il se passe beaucoup de choses. Il y a la conquête arabe de l’Égypte, les Romains quittent l’Égypte. Ces événements affectent l’économie, le commerce, l’accès aux matériaux, ce qui se reflète dans la manière dont les gens fabriquaient et portaient ces objets ».

Rappelons que bien que le principe de la “chaussette” existe depuis le paléolithique, les anciens Égyptiens seraient de leur côté à l’origine des premières chaussettes en laine tricotée. Elles présentaient notamment un espace réservé pour le gros orteil. Ces chaussettes étaient ensuite portées avec des sandales.

Source

https://sciencepost.fr/

Les traces de plus de 60 000 structures édifiées par les Mayas révélées


LiDar est un radar qui peut passer à travers la végétation reflétée par le sol et les structures rocheuses. Grâce à cette technologie, il a été possible de trouver des structures de la civilisation Maya. Des découvertes qui auraient pris plusieurs dizaines d’années à trouvées. Cependant, il faut maintenant que les archéologues confirment en temps réel ces découvertes … Imaginez, ils ne sont qu’à 8 % de la surface étudiée.
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Les traces de plus de 60 000 structures édifiées par les Mayas révélées

 

On voit en trois dimensions des traces de constructions (maisons, forts, temples) de différentes formes.

Vestiges de constructions mayas au Guatemala révélés par la technologie LiDAR.  Photo : Francisco Estrada-Belli/PACUNAM

 

Des images sans précédent ont permis à une équipe de chercheurs étrangers de révéler des détails inconnus de l’empire maya. Leurs résultats, récemment publiés, pourraient changer notre façon de voir cette civilisation mystérieuse.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pendant longtemps, partir à la recherche d’une civilisation perdue impliquait la réunion de spécialistes prêts à s’aventurer au cœur de territoires inconnus pendant de longues périodes. De nos jours, bien que le travail sur le terrain demeure irremplaçable, l’observation radar peut révéler l’étendue d’une civilisation avec une précision et une rapidité jamais obtenues auparavant.

Ce type d’observation a mené à une découverte révolutionnaire au mois de février dernier. Une équipe de chercheurs américains et guatémaltèques a révélé au monde des images préliminaires saisissantes de l’ampleur de la civilisation maya, qui a prospéré pendant 2500 ans à travers la péninsule du Yucatan, qui couvre le sud du Mexique ainsi que plusieurs pays d’Amérique centrale.

Lever le voile sur le passé

Les œuvres et les connaissances du peuple maya ont piqué la curiosité des archéologues et du public pendant des décennies. Malheureusement, tout ce qui nous reste d’eux sont des ruines ensevelies sous la jungle et difficilement accessibles.

Utilisant la technologie du LiDAR (Light Detection And Ranging), dont le principe est similaire à celui du radar, mais qui utilise des rayons laser au lieu d’ondes radio, les scientifiques ont pu voir à travers la végétation qui recouvre une bonne partie du territoire anciennement contrôlé par cet empire. Des mois d’analyses plus tard, le fruit de leurs recherches a été publié dans un article de la revue Science.

Ces impulsions laser ont la propriété de passer à travers la végétation, mais d’être reflétées par le sol et les structures rocheuses.

La façon dont les ondes sont altérées au contact du sol permet de révéler les changements topographiques et les structures artificielles, créant ainsi des images 3D de la surface, comme si la forêt y avait été coupée à blanc.

Animation montrant l’utilisation de la technologie LiDAR sur le site de Tikal, au Guatemala

Un empire complexe et interconnecté

Au total, les chercheurs ont survolé et cartographié plus de 2144 kilomètres carrés de la péninsule, ce qui leur a permis de repérer le chiffre impressionnant de 61 480 structures inconnues à ce jour. Parmi ces dernières, on retrouve des maisons, petites et grandes, des temples et des pyramides, mais aussi des territoires agricoles, des canaux d’irrigation et même des fortifications et autres structures défensives.

Bien que la densité moyenne des bâtiments soit estimée à 29 structures par kilomètre carré, ces derniers n’étaient pas uniformément répartis et étaient divisés en centres urbains de toutes tailles, de la région rurale jusqu’aux grandes villes, le tout entrecoupé de plus petits centres urbains. Plus de 106 kilomètres de routes reliaient entre elles les différentes régions découvertes.

Les chercheurs estiment que si la configuration des structures observées dans leur échantillonnage aérien était représentative des 95 000 kilomètres carrés qui formaient l’empire maya à son zénith, cette civilisation aurait pu abriter 7 à 11 millions de personnes entre les années 650 et 800 de notre ère.

Les relevés effectués ont aussi montré que les Mayas étaient capables de travailler en profondeur leur environnement et la géographie de la région, ce qui leur permettait de produire l’agriculture intensive qui aurait été nécessaire à la survie d’une telle population. Parmi les observations, on a même constaté l’utilisation d’agriculture en terrasses, un mode de culture en paliers permettant d’exploiter les flancs de montagnes.

Ces observations aériennes ont permis aux archéologues de gagner des années de recherches , mais devront quand même être confirmées par une observation directe sur le terrain, ce que les scientifiques ont pu faire jusqu’à maintenant avec 8 % de la surface étudiée.

L’utilisation du LiDAR pourrait permettre d’accélérer les découvertes dans un grand nombre de régions archéologiquement importantes à travers le monde.

https://ici.radio-canada.ca/

Les filtres parentaux ne servent à rien


Si vous pensez protéger les moeurs de vos enfants avec des filtres parentaux sur Internet, il semble que cela ne donne pas grand chose.
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Les filtres parentaux ne servent à rien

 

Attention danger | William Hook via Flickr CC License by

Attention danger | William Hook via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Avec ou sans, les ados voient autant de porno.

Repéré sur Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, Université d’Oxford

Être parent au XXIe siècle, c’est consacrer une bonne part de sa «charge mentale» à ce que ses enfants voient sur internet –et, surtout, à ce qu’ils ne devraient pas voir, comme des contenus sexuellement explicites. Raison pour laquelle les filtres parentaux et tous les mythes purificateurs qu’ils véhiculent n’ont jamais été aussi populaires dans nos foyers, jusqu’à nourrir des dystopies contemporaines comme Black Mirror, où un épisode montre une mère implanter une puce «protectrice» directement dans la cervelle de sa fille de 3 ans.

Avant d’en arriver là, des chercheurs de l’Oxford Internet Institute nous incitent à prendre le temps d’analyser l’efficacité réelle de ce genre de filtre (les classiques sur son ordinateur ou sa box internet, pas les implants neuronaux qui relèvent encore de la science-fiction). Qu’on se rassure (ou se mette tout de suite à paniquer), il semblerait que leur capacité à éviter que les adolescents voient du porno frise le zéro absolu.

Inefficaces et chers

La conclusion de leur étude, menée en suivant les standards de la science ouverte sur près de 15.000 adolescents européens et leurs parents (ou faisant fonction), est sans appel: ces outils de filtrage ne servent à rien et, dans la plupart des cas, ne jouent qu’un rôle insignifiant dans la consommation (volontaire ou non) de contenus sexuellement explicites chez les jeunes. En l’espèce, à 99,5%, qu’un adolescent ait croisé du porno sur internet n’a rien à avoir avec la présence d’un filtre parental sur sa connexion. Et les scientifiques estiment que pour protéger un seul adolescent de contenus sexuellement explicites, c’est entre dix-sept et soixante-dix-sept foyers qu’il faudrait rendre parfaitement hermétiques au porno. Autant dire la mer à boire.

«Les outils de filtrage coûtent cher à développer et à entretenir», commente le Dr. Victoria Nash, directrice adjointe de l’Oxford Internet Institute et co-auteur de l’étude avec Andrew Przybylski.

 En outre, fait-elle remarquer, de nombreux contenus litigieux peuvent passer entre les mailles du filet, car il y a toujours de «nouvelles façons de partager».

Plus grave encore, note la chercheuse, «il y a des inquiétudes concernant les violations des droits de l’homme –le filtrage peut conduire à un “surblocage” et empêcher les jeunes d’accéder à des informations légitimes sur leur santé ou leur vie affective».

L’un dans l’autre, Nash espère que ses travaux permettront de «repenser les objectifs d’efficacité des nouvelles technologies» avant qu’elles n’inondent le marché en dépit de performances médiocres voire inexistantes.

«D’un point de vue politique, nous devons privilégier des interventions aux bases factuelles solides pour protéger les enfants.»

Ce que les filtres parentaux ne sont pas.

http://www.slate.fr/

Un millier de robots en pleine action dans un entrepôt !


Au Royaume-Uni dans un entrepôt automatisé, plus mille robots travaillent en emballant une cinquantaine d’articles tout cela en 5 minute. Il ne faut pas beaucoup de personnel pour surveiller le travail. Pourtant, l’espace où travaillent ces robots est grand comme 3 terrains de football (européen) Alors, a-t-on raison de craindre pour les emplois qui pourraient être remplacés par des robots?
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Un millier de robots en pleine action dans un entrepôt !

 

Combien faut-il d’humains dans un vaisseau spatial pour aller coloniser une autre planète?


Combien de personnes pour aller coloniser l’espace tout en tenant compte des risques une surpopulation pendant le voyage et la consanguinité, ainsi que les maladies, contaminations, catastrophe. Comment transporter ces personnes avec l’alimentation nécessaire en ajoutant des serres pour des cultures, et même des animaux. Sans parler du transport qui dura des centaines d’années pour se rendre à une destination.
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Combien faut-il d’humains dans un vaisseau spatial pour aller coloniser une autre planète?

 

Vue d'artiste de l'intérieur d'un cylindre O'Neill, un projet d'habitat spatial théorique proposé dans les années 1970 | NASA Ames Research Center via Wikimedia Commons License by

Vue d’artiste de l’intérieur d’un cylindre O’Neill, un projet d’habitat spatial théorique proposé dans les années 1970 | NASA Ames Research Center via Wikimedia Commons License by

Frédéric Marin

En l’état actuel de la science, seul un équipage se reproduisant durant le trajet spatial de plusieurs centaines d’années pourrait avoir des chances d’arriver à destination.

En 1995, les astrophysiciens Michel Mayor et Didier Quelozm découvraient la toute première exoplanète orbitant autour d’une étoile autre que notre Soleil: 51 Pegasi b. La découverte de ce monde extraterrestre inaugura la quête d’un monde habitable pouvant abriter la vie.

Vingt-trois ans plus tard, le nombre d’exoplanètes à l’existence confirmée dépasse les 3700; la possibilité de trouver un monde semblable au nôtre se rapproche.

Destination Proxima Centauri b

La détection récente de Proxima Centauri b, l’exoplanète la plus près de la Terre que nous puissions trouver, puisqu’elle orbite autour de l’étoile la plus proche de notre Soleil, ouvre une autre possibilité intéressante pour nous autres, habitants de la planète Terre.

Ce corps céleste très probablement rocheux et ayant une masse proche de celle de notre planète est d’un très grand intérêt, car sa température d’équilibre implique que l’eau pourrait être liquide à sa surface.

Située à 1.295 parsecs (40.000 milliards de kilomètres), Proxima Centauri b est une destination idéale. Un court voyage interstellaire ayant pour but l’exploration et la colonisation est théoriquement possible: nous pourrions ainsi implanter l’espèce humaine sur une autre planète.

Vue d’artiste de Proxima Centauri b | ESO / M. Kornmesser via Wikimedia Commons

Mais même si une fusée pouvait se propulser à un pour cent de la vitesse de la lumière, vitesse déjà bien plus rapide que celle de nos engins spatiaux habités actuels, le voyage vers Proxima Centauri b durerait plus de 423 ans.

La solution des navires géants autonomes

Dans ces conditions, pas de voyage vers les exoplanètes possible dans le temps d’une vie humaine. Les chercheurs doivent donc trouver une solution pour que l’équipage survive des centaines d’années dans l’espace lointain.

Pourrait-on, par exemple, congeler les corps? Malgré les avancées dans le domaine, les technologies de cryogénie ne sont pas encore viables: une fois les cellules congelées, des cristaux de glace se forment au niveau des parois cellulaires (vitrification), menant à la destruction du corps une fois qu’il est réchauffé.

Quid alors de l’hibernation? Des scénarios d’animation suspendue, où les fonctions physiologiques des membres d’équipage sont ralenties jusqu’à l’arrivée du vaisseau, doivent encore être explorées.

Une autre hypothèse est celle d’une maternité volante, où des embryons humains en phase précoce chouchoutés par des robots mûriraient tranquillement jusqu’à destination. Le problème majeur est l’absence de parents humains pour élever les enfants. Et il n’y a en outre jamais eu de population entièrement issue de la fécondation in vitro: il n’est peut-être pas souhaitable, dans ces conditions, que la mission s’appuie sur cette méthode.

La meilleure option pourrait être de compter sur des navires géants autonomes, qui voyageraient dans l’espace pendant que leur population serait active. On vivrait et on mourrait à bord, jusqu’à arriver à destination.

Plusieurs idées de structures et de conceptions ont été présentées dans le recueil de textes Islands in the Sky: Bold New Ideas for Colonizing Space en 1996, mais leurs hypothèses mathématiques et statistiques ne sont plus adaptées à notre technologie actuelle.

Un équipage de 150 à 44.000 membres

L’anthropologue John Moore a été le premier à utiliser un outil ethnographique dénommé Ethnopop pour estimer numériquement le nombre minimum de personnes pour un voyage multigénérationnel.

Ethnopop simule la situation matrimoniale et démographique de petits groupes de colons et utilise des modules externes pour créer épisodiquement des épidémies et des catastrophes. Mais ces modules n’ont jamais été utilisés dans le contexte d’un vol spatial, puisque le programme a été conçu pour calculer et analyser les migrations historiques des premiers groupes humains.

Considérant un voyage spatial où l’immigration et l’émigration sont impossibles, Moore a conclu qu’une mission de 200 ans devrait avoir un équipage initial de 150 à 180 personnes.

Selon lui, l’équipage devrait être jeune et autorisé à ne procréer que tardivement durant le cycle de reproduction des femmes, afin de retarder l’apparition de la première génération aussi longtemps que possible. Ces conditions permettent d’éviter une surpopulation et un taux élevé de consanguinité.

Des calculs plus récents réalisés par l’anthropologue Cameron Smith tendent à réviser ces chiffres à la hausse. Selon lui, un équipage initial de 14.000 à 44.000 membres est bien plus optimisé pour assurer une transmission saine du patrimoine génétique humain.

Selon son étude, un équipage de 150 personnes serait toujours au bord de l’extinction dans le cas d’une catastrophe de grande ampleur. Smith préconise un échantillon génétique initial beaucoup plus important, ce qui se traduit par de plus grands équipages.

La variation importante de l’estimation de la taille minimale est due aux hypothèses sous-jacentes utilisées par l’auteur, qui a calculé le nombre de colons arrivant à destination en utilisant une approche statistique simple.

Il semble que l’estimation d’un nombre optimal pour la population initiale est difficile, même sans prendre en compte les effets psychologiques que la perte de la planète mère peut avoir sur l’équipage.

Les calculs du projet Heritage

C’est dans ce contexte qu’en 2017, j’ai créé Heritage, un nouvel outil statistique de simulation de type Monte-Carlo. La physicienne des particules Camille Beluffi, l’astrophysicien Rhys Taylor et l’ingénieur en recherche et développement Loïc Grau sont aujourd’hui associés à cette initiative, qui vise à fournir des simulations réalistes en vue de l’exploration spatiale future.

Notre projet est multidisciplinaire: il utilise en autres l’expertise de physiciens, d’astronomes, d’anthropologues, d’ingénieurs en aéronautique, de sociologues et de médecins.

Heritage est le premier code entièrement dédié au calcul de l’évolution probabiliste d’un équipage à bord d’un navire interstellaire. Il doit permettre, entre autres, de savoir si un groupe humain avec une taille proposée peut survivre plusieurs générations sans aucun stock artificiel de matériel génétique supplémentaire.

La détermination de la taille minimale de l’équipage est, on l’a compris, une étape essentielle dans la préparation de toute mission multigénérationnelle, affectant les ressources et le budget requis pour une telle entreprise, mais ayant également des implications sociologiques, éthiques et politiques. Ces éléments sont essentiels pour étudier la création d’une colonie autosuffisante, afin que des humains puissent établir des implantations planétaires.

Vue d’artiste de l’intérieur d’un Tore de Stanford, un design imaginé en 1975 par la Nasa pour la colonisation spatiale | NASA Ames Research Center via Wikimedia Commons

Les premiers résultats de notre collaboration ont été publiés dans le Journal of the British Interplanetary Society, et un autre article est sous presse. Une présentation publique de nos travaux a été proposée durant le colloque Transmission, à Strasbourg, lors de laquelle nous avons montré que les chiffres d’équipages proposées par Moore et Smith ne peuvent être viables sur des voyages de très longue durée.

Il s’agit de déterminer les principes et règles de vie nécessaires pour qu’un équipage de la plus petite taille possible puisse assurer une mission multigénérationnelle viable et résistante à l’apparition de catastrophes et maladies graves.

Le code est actuellement en train d’être développé pour pouvoir prédire les besoins nutritionnels de l’équipage et déterminer la surface nécessaire à réserver à une agriculture spatiale à l’intérieur même du vaisseau; les serres hydroponiques sont probablement les meilleures options actuelles. Nos calculs donneront bientôt des contraintes sur la taille minimale d’un vaisseau.

Les premières études étayées d’exploration spatiale commencent à peine à voir le jour. Le sujet est encore vaste et de nombreux facteurs humains, spatiaux, culturels, psychologiques ou sociaux doivent être inclus dans le code informatique. La minutie est indispensable si nous voulons que notre espèce puisse investir de nouveaux mondes extrasolaires.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Les 50 ans du micro-ondes: petites ondes, grande révolution


Le micro-ondes qui trône dans presque toutes les cuisines fut d’abord un hasard qui date de la Seconde Guerre Mondiale. D’abord conçu pour l’industrie, fut adapté pour l’usage domestique. Ce fut une mode, quoique toujours présent, le micro-ondes sert surtout à dégeler et réchauffer les aliments que pour faire un repas
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Les 50 ans du micro-ondes: petites ondes, grande révolution

 

En 1967, l'entreprise Amana a commercialisé le Radarange,... (Photo fournie par Panasonic Canada)

En 1967, l’entreprise Amana a commercialisé le Radarange, premier micro-ondes à usage domestique assez petit pour prendre place sur un comptoir de cuisine. Sur la photo, le premier modèle Panasonic vendu en Amérique du Nord, en 1973.

PHOTO FOURNIE PAR PANASONIC CANADA

ISABELLE MORIN
La Presse

Le micro-ondes trône dans la majorité des cuisines. Que ce soit pour cuire, réchauffer ou décongeler des aliments, il est devenu un allié quasi indispensable de nos vies pressées. Retour sur cette technologie qui remonte à la Seconde Guerre mondiale.

Ancienne publicité pour un micro-ondes de marque Amana... (Photo fournie par Amana) - image 1.0

Ancienne publicité pour un micro-ondes de marque Amana

PHOTO FOURNIE PAR AMANA

Ancienne publicité pour un micro-ondes de l'entreprise Thermodor... (Photo fournie par Thermodor) - image 1.1r

Ancienne publicité pour un micro-ondes de l’entreprise Thermodor

PHOTO FOURNIE PAR THERMODOR

La découverte des micro-ondes en cuisine serait le fruit d’un heureux hasard. Durant la Seconde Guerre mondiale, Percy Spencer, ingénieur de l’entreprise Raytheon, au Massachusetts, travaillait sur un générateur de micro-ondes pour les radars quand il a réalisé qu’une friandise placée dans sa poche avait fondu. Intrigué, il a poussé ses recherches plus loin en pointant son générateur sur un oeuf, puis un épi de maïs : le premier a explosé, tandis que le deuxième a donné du popcorn !

La découverte a vite été brevetée. Dès 1947, Raytheon a lancé un four à micro-ondes destiné à un usage industriel : le Radarange. Il a cependant fallu attendre 20 ans afin que la technologie soit assez avancée pour produire un modèle plus compact et moins cher. Ce n’est qu’en 1967 que l’entreprise Amana a commercialisé un premier micro-ondes à usage domestique assez petit pour être installé sur un comptoir de cuisine.

Cet appareil révolutionnaire était vendu 640 $ à l’époque, soit l’équivalent d’environ 5000 $ aujourd’hui* : une petite fortune, mais est-ce si cher payé pour un appareil censé être « la plus grande invention en cuisine depuis le feu », comme le clamait sa publicité ? Peut-être bien… Dans les années 80, l’arrivée sur le marché de modèles japonais a fait baisser les prix et a ainsi contribué à l’essor des ventes.

En 1986, 25 % des foyers possédaient un micro-ondes. En 2009, ce chiffre avait grimpé à 96 %.

Source : The New York Times – Susan Strasse, professeure d’histoire américaine à l’Université du Delaware

UN SUCCÈS MI-CHAUD, MI-FROID

« Eh bien, voilà un grand pas qui change et changera beaucoup de choses… les fours à micro-ondes », annonçait Jehane Benoit en 1989, en préface de son Encyclopédie illustrée de la cuisine au four à micro-ondes.

Malgré les pronostics de Mme Benoit, alors associée, précisons-le, au fabricant Panasonic, l’utilisation du micro-ondes n’a pas détrôné la cuisinière.

Au Canada, les dépenses des ménages canadiens pour les micro-ondes sont restées relativement stables entre 1997 et 2016, d’après Santé Canada. Les ventes ont toutefois connu une baisse importante aux États-Unis*, qui s’explique, selon certains experts, par un désir de privilégier la qualité plutôt que la rapidité en cuisine. Aussi, le micro-ondes dispute maintenant l’espace sur nos comptoirs avec de nouveaux appareils comme la mijoteuse, le cuiseur à riz ou le Vitamix.

Aujourd’hui, il sert essentiellement à décongeler, à réchauffer les restants et les plats préparés ou à faire éclater les grains de maïs.

« C’est un effet de mode qui a passé », croit Anne-Marie Desbiens, chimiste et auteure du blogue Foodie scientifique, qui s’est intéressée à cet appareil.

Les micro-ondes ne sont plus vendus avec des sondes thermométriques et d’autres accessoires qui permettaient de cuire divers aliments plus compliqués, comme la viande, souligne-t-elle, et l’option de cuisson à convection n’est plus aussi populaire.

« J’ai l’impression qu’ils étaient plus technologiques dans les années 80 qu’ils ne le sont aujourd’hui. Il y a un savoir-faire qu’on a perdu. »

* Estimation basée sur des chiffres cités par le New York Times.

Quatre mythes déboulonnés

 

IL DONNE LE CANCER

Les ondes électromagnétiques du micro-ondes sont non ionisantes. Elles ne peuvent arracher les électrons des atomes, contrairement aux ondes ionisantes utilisées notamment pour les rayons X qui, elles, peuvent causer le cancer, soutient Dominic Deslandes, professeur au département de génie électrique de l’ETS.

« Beaucoup d’études ont été faites et il n’y a absolument aucune corrélation prouvée entre l’utilisation du micro-ondes et le cancer. »

Ce n’est pas tant l’appareil en lui-même que le type de contenant utilisé pour cuire les aliments qui est problématique. Certains plastiques, une fois chauffés, libèrent en effet des substances soupçonnées d’être cancérigènes.

IL DIMINUE LA QUALITÉ NUTRITIVE DES ALIMENTS

« Toute source de chaleur va dégrader les qualités nutritives d’un aliment. Ce n’est pas davantage le cas pour le micro-ondes que pour la cuisinière, selon l’ingénieur. La cuisine à l’eau est pire parce qu’elle dilue les vitamines. Le micro-ondes a un avantage sur ce point, parce qu’il cuit à la vapeur », ajoute l’ingénieur.

DES ONDES PEUVENT S’ÉCHAPPER DE L’APPAREIL

Le danger, si on pouvait l’actionner sans fermer la porte, serait… de cuire. Les anciens modèles étaient en effet moins étanches, mais les micro-ondes d’aujourd’hui sont munis d’un double mécanisme de sécurité pour contenir les ondes, assure le professeur de l’ETS. Les fabricants de micro-ondes sont soumis à des règles de construction très rigoureuses, rappelle Santé Canada. À moins d’en faire un mauvais usage ou d’utiliser un appareil endommagé, il n’y a aucune raison de le craindre, confirme également l’organisme.

DES ONDES DEMEURENT À L’INTÉRIEUR DE L’ALIMENT

Les ondes cessent de vibrer dès que l’appareil est en mode « arrêt », un peu comme lorsqu’on éteint le poste de radio. « Les « bips » en fin de cuisson indiquent tout simplement le temps nécessaire pour que la chaleur finisse de se distribuer dans la nourriture et non pas la période requise pour que les ondes se dispersent », précise Dominic Deslandes.

Au-delà de la touche popcorn

Comment ça fonctionne

Le micro-ondes utilise une fréquence de 2,4 GHz, comme un routeur ou des appareils Bluetooth.

« Il envoie un signal de 1000 W qui agite les molécules présentes à l’intérieur d’un aliment. Ce mouvement entraîne une friction qui se transforme ensuite en chaleur, explique Dominic Deslandes, professeur au département de génie électrique de l’École de technologie supérieure (ETS). Pour que ce mouvement de molécules se produise, il doit y avoir de l’eau, ce qu’on retrouve dans tous les aliments. »

Ce phénomène explique pourquoi des objets solides, comme une assiette de porcelaine, restent froids alors que la nourriture cuit.

Les +

Il produit moins de vaisselle sale et est moins énergivore qu’un four. Il chauffe aussi rapidement les liquides. Les gras et sucres des aliments peuvent aussi accélérer la cuisson, indique la chimiste Anne-Marie Desbiens.

« Les meilleures applications maintenant, je dirais que c’est pour cuire les légumes à la vapeur. Ils cuisent rapidement, et comme les vitamines sont plus solubles dans l’eau, on perd moins de la valeur nutritive de l’aliment », ajoute-t-elle.

Les –

« Quand je regarde le temps de cuisson nécessaire pour réaliser plusieurs plats [dans les anciens livres de recettes], ça revient un peu au même qu’au four », souligne la chimiste, qui ajoute à la liste de ses points faibles la complexité de cuire des aliments plus délicats comme la viande ou les gâteaux, à moins d’être équipé d’une plaque de cuisson adaptée (rare et coûteuse).

Le micro-ondes ne peut saisir, comme c’est le cas sur une cuisinière, ou braiser, comme la mijoteuse ou le four. Toutefois, le plus gros problème, selon elle, c’est qu’il cuit de manière inégale. Et ce, malgré l’ajout du plateau tournant et d’un dispositif améliorant la répartition des ondes.

« Les ondes pénètrent dans l’aliment à une profondeur de 3 cm, explique la chimiste. Pour bien les cuire, il faut donc les couper en petits morceaux, ou les changer de côté en cours de cuisson et bien les répartir dans l’assiette. »

 L’intérieur d’un plat reçoit moins d’ondes que les côtés, souligne également Beth Hensperger dans son livre Not Your Mother’s Microwave Cookbook. Les parties plus délicates d’un aliment (la pointe d’une asperge, par exemple) doivent, par conséquent, être placées à l’intérieur du plat.

41 %

Selon un sondage commandé par Panasonic, 41 % des ménages utilisent leur micro-ondes chaque jour, soit aussi souvent que la cuisinière.

http://www.lapresse.ca/

Ce ministre indien affirme que l’Inde a inventé Internet il y a 2400 ans


C’est assez difficile à croire suite au propos du ministre des Affaires intérieures en Inde que son pays a inventé Internet il y a 2 400 ans. Surtout avec une telle technologie l’Inde aurait été en avance sous bien des facettes et nous aurions connu Internet avant même les conquêtes en Amérique. Il semble mélanger les légendes indiennes a la réalité
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Ce ministre indien affirme que l’Inde a inventé Internet il y a 2400 ans

 

par  Malaurie Chokoualé

 

Si le ministre des Affaires intérieures indien s’était levé d’un pas gai et alerte ce 17 avril, il est sûrement parti se coucher la tête entre les mains après ses déclarations étranges et l’incrédulité à laquelle elles se sont butées.

Biplab Deb était en déplacement à Agartala, au nord-est de l’Inde, quand il a déclaré lors d’une allocution qu’Internet existait déjà au temps de la grande épopée du Mahabharata, qui s’étend entre entre le IVe siècle avant notre ère et le IVe siècle après notre ère.

Selon le site d’actualité local anglophone Tripura Infoway, il a en outre expliqué qu’ « Internet a été inventé par l’Inde il y a bien longtemps, et non pas par les États-Unis ou d’autres pays occidentaux il y a quelques dizaines d’années. »

Et il en veut pour preuve que le Mahabharata, une épopée sanskrite que d’aucuns considèrent comme le plus grand poème jamais composé, n’aurait jamais pu être écrit sans Internet.

« On peut refuser de voir la vérité en face, mais si Internet n’avait pas existé, comment Sanjay aurait-il pu voir la guerre à Kurukshetra [une ville proche de Delhi] et la décrire à Dhritarashtra [un roi aveugle qui vivait loin de là] ? Cela veut dire qu’Internet était là, ainsi que les satellites, et que ces technologies n’étaient pas toutes neuves dans le pays à ce moment-là. »

Une sortie invraisemblable rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, où les arguments de Deb sont moqués dans de nombreux posts.

« Biplab Deb a raison, satellites, Internet et ordinateurs portables ont existé pendant l’ère du Mahabharata, en voici la preuve ! » tweetait Irony of India.

Ce qui a fait rire tout le monde, sauf l’intéressé.

« Une petite partie de la population de notre pays cherche désespérément à saper le statut de l’Inde et à mettre en avant celle des autres en raison de son manque de nationalisme », a confié un Biplab Deb vexé au Times of India. « Je crois que seules les personnes à l’esprit étroit peuvent faire de telles choses et déclencher une controverse sans essayer de comprendre la profondeur de la déclaration. Mais je maintiens ma conviction. » Ainsi soit-il.

Certains de ses alliés politiques sont tout de même venus à sa rescousse.

 Le gouverneur de Tripura Tathagata Roy a par exemple déclaré que « les observations du ministre sur les événements de la période Puranic sont d’actualité. Il est pratiquement impossible de concevoir des appareils comme Divya drishti [divin regard qui permet au yogi de communiquer avec les corps célestes], Pushpaka Ratha [mythique chariot volant] ou autre sans une sorte de prototype et d’étude sur celui-ci. »

Que dire de plus ?

Sources : Indiatimes / Tripura Infoway / Twitter

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