San Francisco interdit la reconnaissance faciale


San Francisco est une ville de haute technologie, mais ils vont probablement opter pour interdire la reconnaissance faciale si le vote est accepté. Il y a des pour comme par exemple un danger d’un profilage racial, de vivre dans une ville tout en étant constamment surveillée … Et d’autres croient que pour la disparition d’enfants ou de trafic sexuel, c’est un outil qu’on ne devrait pas interdire. Par contre, il y toujours les caméras de surveillance publique qui peuvent servir pour des enquêtes
Nuage.


San Francisco interdit la reconnaissance faciale


Un homme tient un téléphone devant son visage, sur lequel sont projetés des dizaines de points blancs.

La reconnaissance faciale comporte des risques pour la sécurité, selon des experts. Photo: iStock


  • Agence France-Presse

San Francisco, capitale des hautes technologies, est devenue la première ville américaine à bannir l’utilisation d’outils de reconnaissance faciale par la police et d’autres agences du gouvernement local. Ces technologies suscitent des inquiétudes croissantes en matière de respect de la vie privée.

Huit des neuf membres du conseil municipal de la mégalopole californienne se sont prononcés en faveur de la nouvelle réglementation, qui ne s’appliquera ni aux aéroports ni aux sites régulés par les autorités fédérales. La réglementation doit encore faire l’objet d’un vote de procédure la semaine prochaine, mais il est peu probable qu’elle ne soit pas adoptée.

Il sera illégal pour tout département d’obtenir, de conserver, d’avoir accès à ou d’utiliser une quelconque technologie de reconnaissance faciale ou une quelconque information obtenue à partir d’une technologie de reconnaissance faciale, détaille un paragraphe du long document présentant la nouvelle réglementation.

Des risques plus grands que les avantages

Pour ses partisans, l’utilisation de logiciels et de caméras en vue d’identifier des personnes n’est pas encore au point, a estimé l’élu Aaron Peskin.

Cette technologie va exacerber l’injustice raciale et menacer notre capacité à vivre libre de toute surveillance permanente par le gouvernement, précise la réglementation.

La propension à ce que la technologie de reconnaissance faciale mette en danger les droits civils et les libertés civiques contrebalance nettement ses prétendus bénéfices.

L’interdiction s’inscrit dans le cadre d’une réglementation plus vaste portant sur l’utilisation des systèmes de surveillance et sur l’audit des politiques en la matière. Elle prévoit des conditions plus strictes et la nécessité d’une approbation préalable de tels systèmes par le conseil pour les agences municipales.

Une interdiction similaire est envisagée à Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco. Cette région abrite des géants des nouvelles technologies comme Facebook, Twitter, Uber ou Alphabet, la maison mère de Google.

Un atout pour la police?

La surveillance par reconnaissance faciale suscite des craintes liées aux risques que des personnes innocentes soient identifiées à tort comme étant des délinquants et que ces systèmes empiètent au quotidien sur la vie privée.

Toutefois, pour les partisans de cette technologie, elle peut aider la police à lutter contre la criminalité et à rendre les rues plus sûres.

L’arrestation de criminels par la police a été portée à son crédit, mais elle est également responsable d’identifications erronées.

La reconnaissance faciale peut être utilisée pour la surveillance générale en association avec des caméras vidéo publiques et peut être utilisée d’une manière passive ne requérant pas la connaissance, le consentement ou l’adhésion de la personne concernée, relève la puissante Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) sur son site Internet.

Le plus grand danger est que cette technologie soit utilisée pour des systèmes de surveillance classiques et au-dessus de tout soupçon, ajoute-t-elle.

Retrouver des enfants disparus ou combattre le trafic sexuel

À San Francisco, un groupe local de résidents luttant contre la criminalité, Stop Crime SF, considère pour sa part que la reconnaissance faciale peut aider à retrouver des enfants disparus ou des personnes atteintes de démence, ou encore à combattre le trafic sexuel.

Cette technologie va s’améliorer et pourrait se révéler un outil utile pour la sécurité publique si elle est utilisée de manière responsable et avec le plus grand soin. Stop Crime SF

Nous devrions laisser la porte ouverte à cette possibilité, argue le groupe dans un communiqué.

Une réalité en Chine?

La Chine s’est dotée de vastes réseaux de caméras de surveillance sur tout son territoire. L’utilisation par Pékin de caméras de reconnaissance faciale dans le cadre d’un système de surveillance généralisée de la population musulmane dans la province du Xinjiang est d’ailleurs dénoncée par l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch.

Le quotidien américain The New York Times a rapporté récemment que les autorités chinoises se servent de cette technologie pour repérer les membres de la minorité musulmane des Ouïgours. Le système est programmé pour ne chercher que les personnes arborant les caractéristiques physiques caractéristiques des membres de cette minorité.

Ce serait le premier exemple connu de l’utilisation de l’intelligence artificielle par un gouvernement en vue de faire du profilage racial

https://ici.radio-canada.ca/

L’Aus­tra­lie veut instal­ler des mines sur la Lune pour récu­pé­rer son eau


Personnellement, je ne vois pas cela d’un bon oeil. Je peux comprendre qu’on veut minimiser les coûts de l’exploration spatiale dans le but d’une possibilité d’une mission habitée vers Mars, mais quand l’humain commence à exploiter quelque chose pour extraire du ventre de la Terre, alors on peut s’attendre qu’il y ait sûrement des conséquences indésirables s’il fait la même chose sur la Lune.
Nuage

 

L’Aus­tra­lie veut instal­ler des mines sur la Lune pour récu­pé­rer son eau

 

Crédits : NASA/Ulyces

par  Laura Boudoux 

L’Agence spatiale austra­lienne (ASA) n’existe que depuis juillet 2018, mais prévoit déjà une mission pour miner la Lune d’ici cinq ans.

Elle veut en effet profi­ter de l’ex­per­tise du pays en matière d’ex­ploi­ta­tion minière afin de récu­pé­rer l’eau et les autres ressources de la Lune. L’Aus­tra­lie souhaite ainsi déve­lop­per l’au­to­ma­ti­sa­tion et faire tripler la crois­sance de ce secteur indus­triel, auquel seront alloués plus de 7,6 milliards d’eu­ros d’ici 2030, rapporte Bloom­berg.

« Nous assis­tons à une trans­for­ma­tion massive du secteur, due notam­ment à la minia­tu­ri­sa­tion des tech­no­lo­gies, à la réduc­tion des coûts de lance­ment et aux cycles d’in­no­va­tion plus rapides », explique Anthony Murfett, le  respon­sable adjoint de l’ASA. D’après lui, l’ASA compte deve­nir « l’une des agences spatiales les plus axées sur l’in­dus­trie au monde ».

Cela passera par l’ex­ploi­ta­tion minière de la Lune, l’eau qui s’y trouve pouvant poten­tiel­le­ment servir de carbu­rant pour fusées : en théo­rie, il est possible d’uti­li­ser l’élec­tri­cité pour divi­ser l’eau en atomes d’hy­dro­gène et d’oxy­gène, conver­tibles en carbu­rant. Ce projet ambi­tieux pour­rait donc servir de trem­plin à l’ASA pour mener des missions habi­tées en direc­tion de Mars.

« Mettre des objets prove­nant de la surface de la Terre en orbite coûte beau­coup d’argent. Si vous produi­sez de l’eau dans l’es­pace, pour moins d’argent que cela en coûte d’y arri­ver, vous avez un temps d’avance », assure Andrew Demps­ter, le direc­teur du Centre austra­lien de recherche en ingé­nie­rie spatiale à l’Uni­ver­sité de New South Wales.

L’ASA va cepen­dant devoir faire preuve de ressources, puisque le gouver­ne­ment ne lui a attri­bué que 26 millions d’eu­ros pour les 4 ans à venir, quand la NASA possède envi­ron 18 milliards d’eu­ros de budget annuel.

Sources : Bloom­berg

https://www.ulyces.co/

La destruction d’un satellite par l’Inde a produit plus de 6.500 débris spatiaux


C’est exactement ce que je pensais à propos des débris dans l’espace, désintégraient, quand l’inde a annoncé la réussite d’avoir détruit  un satellite  avec un missile depuis  la Terre. Bien qu’ils ont fait une simulation, et que les débris étaient en basse altitude et se désintégrait selon eux en quelques semaines, il est probable que d’autres débris soient expulsés plus haut dans l’atmosphère, ce qui vient s’accumuler à la pollution spatiale
Nuage

 

La destruction d’un satellite par l’Inde a produit plus de 6.500 débris spatiaux

 

La simulation d’Analytical Graphics Inc. montre que 6.500 débris spatiaux de 0,5 cm ou plus ont été produits par l’impact. © Analytical Graphics, Inc., YouTube

Floriane BOYER, Futura

Lors d’un test de missile antisatellite le mercredi 27 mars, l’Inde a détruit un des ses propres satellites, Microsat-R,  lancé le 24 janvier 2019, devenant le quatrième pays au monde à brandir une telle arme, après les États-Unis, la Russie et la Chine. D’après une simulation de l’entreprise spécialisée dans le suivi des objets spatiaux Analytical Graphics Inc., le satellite s’est fragmenté en plus de 6.500 débris de taille supérieure à 0,5 cm. La plupart sont trop petits pour être repérés. L’armée américaine a déclaré en avoir localisé 270 et suivre leur déplacement.

Lancé à 05 h 39 GMT, le missile a rencontré sa cible environ 3 minutes plus tard, le satellite indien de 740 kg Microsat-R Il évoluait alors à une vitesse de 35.000 km/h sur une orbite basse, 282 km d’altitude, choisie parce qu’elle est en-dessous de l’orbite de croisière de la plupart des satellites et de la Station spatiale internationale (ISS).

Les débris produits par des essais comme celui-ci inquiètent car ils peuvent entrer en collision avec d’autres satellites en orbite. Le gouvernement indien assure toutefois avoir choisi une orbite basse exprès (moins de 300 km d’altitude) et que les débris vont donc se désagréger dans l’atmosphèreen quelques semaines.

La simulation d’Analytical Graphics Inc., réalisée en supposant que la trajectoire empruntée par le missile se dirigeait vers le bas afin de minimiser les débris spatiaux, suggère qu’une petite partie des fragments est retombée immédiatement dans l’atmosphère, mais aussi que certains d’entre eux ont pu être propulsés à des altitudes plus élevées, et montre un nuage de débris étiré sur l’orbite du satellite désintégré. En 2007, la Chine avait détruit son satellite météo Fengyun 1C sur une orbite plus dangereuse, à 800 km d’altitude. L’explosion a généré 3.000 débris, dont la majorité demeurent encore en orbite. 

Un cortège de satellites et de débris spatiaux tourne autour de la Terre. Selon une simulation d'Analytical Graphics Inc., plus de 6.500 débris de plus de 0,5 cm ont été produits lors de la destruction du satellite Microsat-R par un tir d'essai antimissile indien le 27 mars 2019. © ESA/ID&Sense/ONiRiXEL, CC By-SA 3.0 IGO

Un cortège de satellites et de débris spatiaux tourne autour de la Terre. Selon une simulation d’Analytical Graphics Inc., plus de 6.500 débris de plus de 0,5 cm ont été produits lors de la destruction du satellite Microsat-R par un tir d’essai antimissile indien le 27 mars 2019. © ESA/ID&Sense/ONiRiXEL, CC By-SA 3.0 IGO

https://www.futura-sciences.com/

L’Inde a détruit un satel­lite dans l’es­pace avec un missile tiré depuis la Terre


L’Inde a réussi à envoyer un missile à partir de la Terre contre un de ses satellites dans l’espace. Il est le 4 ème pays à le faire avec les États-Unis, la Russie et la Chine. Moi ce qui m’agace, est que Donald Trump a parlé de former une armée de l’espace, et en plus les débris de cette destruction viennent de s’ajouter à la pollution spatiale qui n’a pas encore de solution pour y remédier. Même si aujourd’hui, il n’est pas question de guerre via l’espace, cela n’annonce rien de bon pour l’avenir avec l’arrogance de ceux qui gouvernent le monde.
Nuage

 

L’Inde a détruit un satel­lite dans l’es­pace avec un missile tiré depuis la Terre

 

Crédits : Colum­bia Univer­sity

par  Laura Boudoux

L’Inde est parve­nue à abattre l’un de ses satel­lites en orbite basse dans l’es­pace grâce à un tir de missile, a annoncé fière­ment ce mercredi 27 mars le Premier ministre Naren­dra Modi. 

L’Inde est ainsi deve­nue le 4e pays à avoir utilisé une telle arme anti­sa­tel­lite, après les États-Unis, la Russie et la Chine, a déclaré l’homme poli­tique dans un discours télé­visé, comme le rapporte Reuters.

« Nos scien­ti­fiques ont abattu un satel­lite en direct, à 300 kilo­mètres de l’es­pace, en orbite terrestre basse », s’est-il féli­cité, préci­sant que « l’Inde avait réalisé un exploit sans précé­dent ».

Après la course pour la conquête de l’es­pace, certains craignent désor­mais une concur­rence sans merci pour la mili­ta­ri­sa­tion de l’es­pace. 

Le minis­tère chinois des Affaires étran­gères a ainsi déclaré qu’il espé­rait que tous les pays « puissent sérieu­se­ment proté­ger une paix et une tranquillité durables dans l’es­pace ».

 Les missiles anti­sa­tel­lites permettent en effet d’at­taquer les appa­reils enne­mis en orbite, en les neutra­li­sant, ou en pertur­bant les commu­ni­ca­tions.

L’Inde a d’après Naren­dra Modi rejoint le rang des « puis­sances spatiales », grâce à son opéra­tion qui n’a duré que 3 minutes.

« Je veux assu­rer au monde entier que cette nouvelle tech­no­lo­gie n’est déve­lop­pée contre personne. C’est unique­ment pour sécu­ri­ser et défendre notre pays en pleine crois­sance », a fait savoir le Premier ministre, assu­rant qu’il ne souhai­tait pas créer une « atmo­sphère de guerre ».

Cette annonce inter­vient alors que Naren­dra Modi brigue un second mandant, les élec­tions natio­nales ayant lieu dès le 11 avril prochain.

Sources : Reuters

https://www.ulyces.co/

Quand le monde perdu des mayas surgit de la jungle grâce au LIDAR !


LIDAR est une télédétection par laser, cette technologie permet de voir par exemple dans une jeune des structures cachées par le temps. C’est ainsi que LIDAR a pu révéler de nombreuses fortifications mayas. Cette découverte laisse à penser que les Mayas ont été en guerre pendant de longues périodes.
Nuage

 

Quand le monde perdu des mayas surgit de la jungle grâce au LIDAR !

 

Maya-Opener

À Tikal, au Guatemala, seuls les sommets de monuments s’élèvent au-dessus de la forêt. Mais les analyses au lidar révèlent un paysage complexe sous le feuillage.

En haut: Matthias Kestel / Shutterstock. En bas: Francisco Estrada-Belli / PACUNAM

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

La télédétection par laser (LIDAR) a été l’élément déterminant dans les découvertes faites au Guatemala durant les trois dernières années. De nombreuses anciennes fortifications ont été mises à jour, et celles-ci auraient une importante signification.

Preuves de la guerre

Dans un communiqué publié le 27 septembre 2018, l’archéologue Stephen Houston de la Brown University (États-Unis) a déclaré que les fortifications mayas découvertes au Guatemala traduisaient un « sentiment de peur palpable ». En effet, la télédétection par laser a révélé des tours de guet de 6 mètres de hauteur, de hauts murs, des douves ou encore des monticules de pierres rondes (projectiles).

L’intéressé, qui travaille sur le site depuis 2016, a affirmé que cette forteresse baptisée La Cuernavilla – située entre les villes mayas d’El Zotz et de Tikal – représentait le système défensif le plus impressionnant observé dans la région. Il pourrait peut-être même s’agir ici de la plus imposante forteresse de toute l’Amérique ancienne.

LiDAR supprime numériquement la forêt pour révéler des ruines anciennes, montrant que les villes mayas telles que Tikal étaient beaucoup plus vastes que ne le suggéraient les recherches au sol.

PHOTOGRAPHIE DE WILD BLUE MEDIA/NATIONAL GEOGRAPHIC

Une guerre à grande échelle

Rappelons que la civilisation maya, connue pour avoir dompté la jungle et avoir bâti des villes prospères a décliné avant de disparaître, permettant à la Nature de reprendre ses droits. Stephen Houston estime que les historiens ont peut-être trop romancé la guerre maya, et concentré celle-ci vers la fin de la civilisation.

Or selon l’intéressé, une guerre de grande ampleur a été menée, et ce au fil des siècles. L’archéologue a indiqué que le paysage de cette forteresse inspirait un sentiment de peur, tant les dirigeants mayas semblaient préoccupés par les investissements concernant la défense.

Le LIDAR, technologie déterminante

Ces découvertes ont été faites via la télédétection par laser (LIDAR), technique de mesure à distance basée sur l’analyse des propriétés d’un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur. À la différence du radar qui emploie des ondes radio – ou du sonar qui utilise des ondes acoustiques – le LIDAR utilise de la lumière du spectre visible, infrarouge ou encore ultraviolet. Il s’agit d’une technologie de plus en plus populaire en archéologie ainsi que dans d’autres disciplines.

En février 2018, le LIDAR a permis de retrouver pas moins de 60 000 structures dans le Parc national de Tikal via la Pacunam Lidar Initiative. Cette action avait pris la forme d’un important scan aérien des 2 100 kilomètres carrés de la réserve de biosphère maya du nord du Guatemala.

Sources : National GeographicDiscover Magazine

https://sciencepost.fr/

Technologies et téléphones pourraient aggraver le sentiment de solitude


Je ne suis pas surprise que les téléphone intelligents et autres appareils peut créer un sentiment d’isolement. Je dirais aussi que ce ne sont pas juste les jeunes, mais aussi des plus âgés qui ont troqués leurs sorties extérieurs contre les réseaux sociaux ou les textos
Nuage

 

Technologies et téléphones pourraient aggraver le sentiment de solitude

Même si nous n'avons jamais aussi été connectés dans l'histoire de l'humanité,... (PHOTO KARLY DOMB SADOF, AP)

PHOTO KARLY DOMB SADOF, AP

 

MICK CÔTÉ
La Presse Canadienne
Austin

Même si nous n’avons jamais aussi été connectés dans l’histoire de l’humanité, nos téléphones pourraient contribuer à un sentiment de solitude et d’isolement, qui prend de l’ampleur dans notre société.

C’est ce qu’ont avancé la journaliste Dawn Fallik et la directrice du laboratoire de neurosciences sociales de l’université Brigham Young, Julianne Holt-Lunstad, lors d’une conférence dans le cadre du festival SXSW à Austin au Texas.

D’après un rapport de mai 2018 par la firme de santé Cigna en collaboration avec la firme de recherche Ipsos, les jeunes âgés entre 18 et 22 ans seraient parmi les gens qui se sentent les plus isolés et seuls.

Bien que la corrélation entre l’utilisation fréquente des cellulaires et la hausse du nombre de gens éprouvant des sentiments de solitude ou d’isolement n’est pas clairement définie, les deux chercheuses suggèrent qu’il y a de fortes preuves que nos nouvelles méthodes de communications puissent affecter notre sentiment d’appartenance à un groupe.

Mme Fallik, qui a entrepris des recherches sur les cas de solitude et l’isolement de la génération Z (environ 18 à 22 ans), affirme qu’une grande partie des gens à qui elle a parlé avaient plusieurs traits en commun : ils ont établi moins de connexions fortes depuis leur jeunesse, ont moins l’habitude d’entretenir de petites discussions banales et ont aussi moins de contacts face à face avec leurs proches ou des étrangers.

Certains disaient même préférer les conversations par textos, car ils sont en mesure d’éditer leurs messages et de travailler l’image qu’ils projettent.

« Ne pas pouvoir percevoir le ton d’une personne pose un grand défi dans nos communications en ligne, affirme Mme Fallik. Nous n’entendons pas le sarcasme, nous n’entendons pas la tristesse et le tout devient très difficile à interpréter. Nos corps, en revanche, réagissent à ces interprétations. »

Des contacts réels qui protègent la santé

Pendant ses recherches, Mme Holt-Lunstad a épluché les résultats de plus d’une centaine d’études sur la solitude et l’isolement. Elle affirme que les gens qui maintiennent des vies sociales saines démontrent en moyenne une réduction des risques de mort prématurée de 50 %.

En fait, elle suggère même que les gens qui se retrouvent seuls pour de longues périodes de temps sont plus à risque de développer des maladies chroniques ou inflammatoires, qui pourraient s’avérer graves.

« Il y a beaucoup de preuves qui suggèrent que plusieurs parties de nos cerveaux sont associées au sentiment de menace et que ces parties s’agitent quand nous nous retrouvons seuls ou en compagnie de personnes envers qui nous avons un manque de confiance » dit-elle.

Un manque de vie sociale ou de fraternisation positive, ajoute-t-elle, peut donc, dans des cas chroniques, mener à de sérieux ennuis de santé.

Elle affirme que les relations positives que nous maintenons dans nos vies sont source d’information bénéfiques et qu’elles peuvent aussi nous aider à surmonter des moments difficiles, voir même changer la perspective que nous ayons de notre environnement.

« Plusieurs recherches démontrent que les distances peuvent paraître plus longues quand nous sommes seuls que lorsque nous sommes en compagnie de quelqu’un. Des collines peuvent paraître plus à pic. Notre environnement nous semble plus difficile à surmonter quand nous sommes seuls » affirme Mme Holt-Lunstad.

De toute évidence, nos modes de communications modernes ne feront pas marche arrière. Néanmoins, les deux chercheuses suggèrent que nous devrions chercher à se réhabituer aux « microconnexions », ces petites conversations ludiques ou banales qui ponctuaient autrefois les moments passés à l’arrêt d’autobus ou dans les salles d’attente.

« Ce n’est pas toujours évident», dit Mme Fallik « mais vous vous en sortirez gagnants. »

https://www.lapresse.ca/

Une application mobile pour mieux traiter la dépression


D’ici l’été, on prévoit mettre une application pour ceux qui sont en dépression. Il sera utilisé avec le médecin traitant. En fait, d’après ce que je comprends, ce sera comme un journal et sera un outil pour mieux suivre un patient. Cette application pourra être personnalisée selon les besoins.
Nuage

 

Une application mobile pour mieux traiter la dépression

 

Une personne d'apparence déprimée est assise sur un banc à l'orée d'un tunnel.

L’application permet d’enregistrer comment le patient se sent, de jour en jour, et de semaine en semaine. Photo: iStock

La Presse canadienne

Un groupe de cliniciens, d’ingénieurs et de récents diplômés et d’étudiants de l’Université McGill a développé une application pour téléphone intelligent destinée à mieux soigner les personnes qui combattent la dépression, en se servant notamment du pouvoir de l’intelligence artificielle.

Visant à construire un pont entre la médecine et la technologie, l’application Aifred Health est en lice pour le premier prix du prestigieux concours AI XPRIZE, d’une valeur de trois millions de dollars.

Une personne sur neuf dans le monde va devoir affronter une dépression majeure dans sa vie, souligne David Benrimoh, directeur scientifique d’Aifred Health. La plupart d’entre elles ne vont pas recevoir le meilleur traitement du premier coup. De nombreuses personnes devront faire quatre ou cinq essais avant de trouver le bon traitement, déplore en entrevue le médecin, qui s’est spécialisé en psychiatrie après une maîtrise en neurosciences.

L’idée de cet « outil d’aide à la prise de décision clinique » vient de Kelly Perlman, cofondatrice d’Aifred Health, souligne M. Benrimoh.

Il est lui-même membre fondateur avec Sonia Israel, Marc Miresco et Robert Fratila.

Il s’agit aussi d’une « application tandem », qui devrait être utilisée avec un suivi médical ou de psychothérapie, ajoute-t-il.

Évaluer et traiter

L’application, également accessible par ordinateur, permet d’enregistrer comment le patient se sent, de jour en jour et de semaine en semaine. Cela permet de surveiller les symptômes des patients et de voir la progression du traitement. « Juste ça, ça va beaucoup aider », dit-il.

L’application d’Aifred a aussi intégré un algorithme qui offre aux médecins des possibilités de traitements, basés sur les meilleures pratiques, afin de structurer le traitement de la dépression.

 « Ça rassemble toutes les connaissances que l’on a déjà, et ça les simplifie de façon très claire. »

Puis, l’intelligence artificielle (IA) aide à déterminer le meilleur traitement pour chacun des patients, selon les différentes options qui s’offrent : types de médicaments, dosage, psychothérapie, neuro-modulation, exercice et méditation.

Notre système fournira un rapport expliquant les caractéristiques importantes qui ont conduit à une prédiction de traitement.

Extrait du site Internet d’Aifred Health

Une application encore en test

Qu’est-ce qu’une application peut changer dans la vie d’une personne souffrant de dépression? D’abord, elle va redonner aux patients du pouvoir sur leur vie, leur permettre de comprendre leur situation et de constater leur progression. Elle va aussi aider à trouver le meilleur traitement, plus rapidement. Ce qui raccourcit d’autant le temps qui va s’écouler avant de voir des résultats, selon le médecin-psychiatre.

Cela fait presque deux ans que l’équipe planche sur l’application. Ils sont encore à l’étape des tests, dont certains ont été effectués auprès de médecins de l’Hôpital général juif de Montréal. L’équipe a aussi reçu de bons retours de la part de psychiatres qui ont testé l’algorithme de traitement. Et si tout va bien, l’application sera disponible pour les patients cet été.

Mais cette application sera-t-elle efficace pour les personnes qui souffrent de dépression sévère, peinant à sortir de leur lit et n’ayant probablement pas l’énergie pour entrer des informations dans leur téléphone intelligent? Pour ces patients-là, M. Benrimoh convient que c’est très difficile. Mais il indique avoir conçu le design de l’application pour qu’elle soit simple et rapide à utiliser. « Quelques minutes par semaine [suffisent]. »

Les questions portent sur l’humeur, le niveau d’énergie, l’appétit et le sommeil. Certaines questions seront personnalisées : si le patient est très irritable ou a de la difficulté à faire une activité spécifique, un suivi sera fait à ce sujet. Au début de l’utilisation, des questions portant sur l’historique médical et sur les médicaments déjà pris seront posées.

« C’est pour que l’IA puisse bien travailler », fait-il valoir.

D’ailleurs, le recours à l’intelligence artificielle est nécessaire selon lui.

Ce n’est pas juste un truc que l’on met là-dedans parce que c’est cool, parce que c’est sexy. C’est parce que c’était un problème que nous n’étions pas capables de résoudre sans IA, qui fait des prédictions [en ce qui concerne] l’individu.

David Benrimoh, directeur scientifique d’Aifred Health.

Décrocher un prix

S’étalant sur quatre ans, la compétition AI XPRIZE offre des prix en argent pour encourager le développement de technologies qui peuvent bénéficier à l’humanité.

Alors que l’équipe d’Aifred Health entre dans la dernière année du concours, elle se situe en première place parmi 30 équipes restantes. Au départ, 143 équipes étaient en lice.

« J’ai vraiment confiance en mon équipe, et on a la chance de représenter notre ville, Montréal », dit David Benrimoh.

« On était un peu l’équipe « underdog » avant », ajoute-t-il, indiquant être en compétition avec de grandes entreprises.

David Benrimoh dit avoir eu le soutien de District 3, à l’Université Concordia, et des accélérateurs Centech et Start up en résidence de Desjardins Lab.

« On a eu beaucoup de soutien de la communauté entrepreneuriale de Montréal. »

L’équipe de Aifred Health devra toutefois attendre 2020 avant de savoir si elle rapportera le prix dans la métropole.

https://ici.radio-canada.ca/