Les mille bienfaits du coloriage


Que l’on prend des livres à colorier pour adulte, que l’on dessine sur une feuille ou un simple gribouillage cela suffit pour relaxer. En effet ce simple geste créatif fait réagir la zone cérébrale de la récompense donc du bonheur. D’ailleurs, pour me concentrer lors des cours à l’école quand le professeur parlait, je gribouillais mes cahiers et cela m’aidait
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Les mille bienfaits du coloriage

 

coloriage

© Africa Studio / shutterstock.com

Colorier ou dessiner active le circuit cérébral du plaisir et gonfle la confiance en ses propres capacités créatives. Ces bienfaits s’ajoutent à ceux déjà constatés sur le stress et l’humeur.

Guillaume Jacquemont

 

Vous vous sentez stressé  ? Dépassé par les événements  ? En panne d’idées  ? Un petit coloriage, un dessin ou même un simple gribouillage pourrait vous aider, selon une équipe de psychologues américains, qui a analysé l’impact de ces activités sur le cerveau.

Les chercheurs ont demandé à 26 personnes de s’adonner à ces diverses pratiques artistiques pendant quelques minutes et ont mesuré l’activité d’une zone particulière de leur cerveau : le cortex préfrontal médian, impliqué dans le circuit de la récompense, à l’origine du sentiment de plaisir. Ils ont constaté que l’activité de cette région augmentait quand les participants coloriaient, dessinaient ou laissaient juste le crayon courir au fil de leurs envies.

« Cela suggère qu’il y a un plaisir inhérent à l’activité artistique, indépendamment du résultat final », déclare Girija Kaimal, l’un des auteurs de l’étude.

Un questionnaire a confirmé que les participants avaient trouvé ces pratiques agréables et relaxantes. Cette découverte cadre bien avec d’autres observations, ayant montré que les activités artistiques entraînent une réduction de la concentration sanguine de cortisol, l’hormone du stress, et améliorent l’humeur. Ou encore qu’elles augmentent la présence d’ondes cérébrales dites alpha, caractéristiques d’un état de relaxation.

Les participants ont aussi évalué leur propre créativité, en estimant leur degré d’accord avec cinq affirmations, telles que  :

« J’ai de bonnes idées », et  : « Je sais résoudre les problèmes ».

Le point intéressant est que cette évaluation était réalisée avant et après les activités artistiques, qui ont entraîné une nette amélioration de la note. Quelques minutes de dessin, de coloriage ou de gribouillage suffisent donc à nous faire sentir plus créatifs.

Ces résultats restent à confirmer, notamment en vérifiant que d’autres facteurs que le plaisir n’interviennent pas dans l’augmentation d’activité du cortex préfrontal médian, zone très polyvalente. Ils n’étonneront en tout cas pas les adeptes de coloriage, de plus en plus nombreux hors des cours d’école !

http://www.pourlascience.fr/

Pourquoi les Noirs américains sont-ils plus touchés par Alzheimer que le reste de la population?


Les Afro-Américains seraient plus susceptibles d’être atteint de la maladie d’Alzheimer pour diverses raisons. Ils y auraient beaucoup plus d’inégalités raciales entre autre dans la pauvreté, chômage enfin tout ce que peuvent subir les noirs subissant donc plus de stress que n’importe quelle ethnies qui vivent aux États-Unis. Ce serait une preuve que les premières années de vie auraient une grande importance pour la santé mentale
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Pourquoi les Noirs américains sont-ils plus touchés par Alzheimer que le reste de la population?

 

Une femme afro-américaine regardant par la fenêtre. Rhoda Baer via Free Stock Photos CC License by

Une femme afro-américaine regardant par la fenêtre. Rhoda Baer via Free Stock Photos CC License by

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Washington Post

Plusieurs études récentes montrent que les inégalités sociales dont les Afro-Américains souffrent aux Etats-Unis peuvent avoir de graves conséquences sur leur santé mentale.

Au fil des années, les chercheurs ont démontré que les Afro-Américains étaient plus susceptibles que les autres groupes raciaux d’être atteints par la maladie d’Alzheimer aux États-Unis. Ces observations se basaient auparavant sur le fait qu’ils avaient en moyenne des taux d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires plus élevés.

Mais quatre nouvelles études, présentées le 16 juillet à la conférence annuelle de l’Association d’Alzheimer à Londres et expliquées par le Washington Post, se sont focalisées sur les facteurs sociaux qui accroissent le risque d’être sujet à cette maladie chez les Afro-Américains, comme le divorce, la perte d’un proche, la pauvreté ou encore le chômage chronique.

Une population plus pauvre et plus stressée

Selon Megan Zuelsdorff, une épidémiologiste de l’École de médecine et de santé publique de l’Université du Wisconsin, c’est «l’environnement social qui contribue à ces disparités».

Avec son équipe, ils ont démontré que les Noirs étaient plus enclins que les Blancs à vivre des situations stressantes. En demandant à plus de 1.300 personnes si elles avaient vécu des choses difficiles à l’école, si leurs familles avaient souffert de problèmes financiers ou encore si leurs parents étaient alcooliques, les chercheurs ont découvert que les Afro-Américains interrogés avaient en moyenne vécu 60% d’évenements stressants de plus que les Blancs.

L’équipe de l’Université du Wisconsin a ensuite démontré que le stress diminuait les fonction cognitives et accélérait le vieillissement du cerveau, rendant ainsi plus vulnérable à la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont évalué que chez les personnes noires, la durée de vie du cerveau est en moyenne diminuée de 4 ans à cause du stress, contre 1 an et demi chez les personnes blanches. Une énorme disparité, qui s’explique par le fait que les Noirs vivent plus souvent des situations stressantes dues à leurs conditions de vies plus difficiles.

Des disparités géographiques

Une seconde étude de l’Université du Wisconsin a démontré que le fait de vivre dans un quartier pauvre et difficile était lié au déclin des fonctions cognitives et des biomarqueurs associés à la maladie d’Alzheimer. En cartographiant 34 millions de quartiers, les chercheurs ont créé un Index des Zones de Privation (Area Deprivation Index) en classant les quartiers étudiés du plus privilégié au moins privilégié.

Ils ont ensuite étudié les dossiers cliniques de plus de 1.500 personnes testées dans le cadre d’une étude sur la maladie d’Alzeimer dans le Wisconsin. Le résultat était clair: les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres étaient en moyenne celles qui avaient les moins bons résultats aux tests des fonctions cognitives et celles qui avaient une quantité de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer disproportionnellement plus haute. Or, la proportion d’Afro-Américains vivant dans les quartiers pauvres est plus élevée que celle de n’importe quel autre groupe racial aux États-Unis.

Dans deux autres études menées par Kaiser Permanente –une organisation médicale américaine qui propose des soins et des assurances santé– et l’Université de Californie à San Francisco, des chercheurs ont réussi à montrer que le risque de démence était accru chez les personnes ayant grandi dans des Etats où le taux de mortalité infantile était plus élevé.

En se concentrant sur les dossiers médicaux de personnes blanches et noires nées entre 1919 et 1932, l’étude a démontré que le taux de démence chez les Afro-Américains nés dans un Etat où il y avait un fort taux de mortalité infantile était plus élevé de 40% par rapport à ceux qui vivaient dans des états où la mortalité infantile était relativement basse.

Pour Paola Gilsanz, chercheuse à l’Université de Californie ayant participé à cette étude, cela montre que la santé mentale doit être envisagée «sur le long terme»:

«Cela est une preuve de plus selon laquelle les premières années de la vie sont importantes pour la santé mentale. Les conditions de vie difficiles dont on peut souffrir étant petit expliquent partiellement les disparités raciales que l’on observe dans les cas d’Alzheimer.»

Pour tous ces chercheurs, ces études concordantes offrent non seulement des preuves que les inégalités raciales accroissent les risques de démence mais suggèrent qu’il est urgent d’agir directement auprès des populations concernées.

http://www.slate.fr

Les dangers insoupçonnés du bruit


Une étude faite en Suisse démontre les côtés négatifs sur la santé causée le bruit qui nous entourent. Il semble que dépendant du bruit et de décibel, cela peut faire augmenter les risques de problème cardiovasculaire, diabète, etc.
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Les dangers insoupçonnés du bruit

 

Le risque de mourir d’un infarctus s’accroît de 4% à chaque fois que les nuisances sonores à domicile augmentent de 10 décibels. Le bruit de la circulation amplifie aussi le risque d’hypertension et d’insuffisance cardiaque. © thinkstock.

Le bruit de la circulation augmente le risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète. C’est ce que montrent les premiers résultats de l’étude suisse SiRENE, présentés mardi.

Les résultats de cette enquête menée depuis 2014 indiquent jusqu’ici que le bruit des circulations aérienne, ferroviaire et routière en Suisse peut avoir des répercussions indésirables sur la santé. Ce sont les bruits de la route qui provoquent le plus de maladies cardio-vasculaires.Le risque de mourir d’un infarctus s’accroît de 4% à chaque fois que les nuisances sonores à domicile augmentent de 10 décibels. Le bruit de la circulation amplifie aussi le risque d’hypertension et d’insuffisance cardiaque.

Nuisances sonores nocturnes

Selon Martin Röösli, directeur de l’étude SiRENE et professeur à l’Institut tropical et de santé publique suisse, « les épisodes de bruit nocturnes, qui perturbent régulièrement le sommeil, semblent particulièrement critiques ».

Le bruit de la circulation augmente aussi les risques de diabète, selon le résultat d’une enquête effectuée auprès de 2.631 personnes dont le degré d’exposition au bruit diffère.

Selon Nicole Probst-Hensch, directrice du département Epidémiologie et santé publique, « deux mécanismes jouent un rôle dans ce phénomène. D’une part, la sécrétion chronique d’hormones de stress influence le métabolisme de l’insuline. D’autre part, on sait que le métabolisme général subit à long terme l’effet négatif des problèmes de sommeil ».

http://www.7sur7.be

Donald Trump ne parlait pas si mal il y a quelques années… et c’est plutôt inquiétant


Il semble que Donald Trump aurait un langage souvent incompréhensible, qui pourrait indiquer qu’il aurait quelques dysfonctions neurologiques ou cognitif. Certains parlent de stratégie, ou que la colère et le stress affectent son vocabulaire. Cependant, si cela est vraiment un problème de santé, il serait dangereux de le laisser gouverner les États-Unis
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Donald Trump ne parlait pas si mal il y a quelques années… et c’est plutôt inquiétant

 

 

Répétitions, perte du fil de sa pensée, erreurs syntaxiques… Tout cela pourrait indiquer une dégradation du système cérébral.

 

SANTÉ – Grâce à la traduction, cela passe presque inaperçu en français. Mais entendre Donald Trump parler en anglais peut laisser pantois. Certes, le président des États-Unis utilise des mots simples, ce qui devrait faciliter notre compréhension. Mais non. D’ailleurs, les traducteurs eux-mêmes sont parfois impuissants devant un discours ou une interview à traduire de l’anglais. Et les journalistes américains s’en plaignent également.

Pauvreté du vocabulaire, répétitions, syntaxe torturée… La manière dont parle Donald Trump fait jaser et a fini par inquiéter des journalistes de STAT News, spécialisés dans le domaine de la santé. Qui ont interrogé des psychiatres et des neurologues qui ne sont pas extrêmement rassurants. On vous résume tout ça dans la vidéo ci-dessus.

http://www.huffingtonpost.fr/

Lorsqu’ils sont stressés, les requins vomissent jusqu’à leur estomac


On sait que les serpents peuvent régurgiter leur proie en cas de stress,un requin en cas de stress peut faire la même chose, et même aller jusqu’à vomir son estomac pour ensuite le ravaler (Cela lui permet entre autres de purifier son estomac de bactéries .. ) Cependant, il arrive que ce comportement naturel ne réussissent pas toujours
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Lorsqu’ils sont stressés, les requins vomissent jusqu’à leur estomac

 

A shark swims at the Ocearium in Le Croisic, western France, on December 6, 2016. LOIC VENANCE / AFP

A shark swims at the Ocearium in Le Croisic, western France, on December 6, 2016. LOIC VENANCE / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Verge

Il est courant d’avoir mal au ventre à l’approche d’un examen ou de se sentir nauséeux avant un entretien d’embauche. À l’instar des humains, les requins sont eux-aussi sensibles aux situations stressantes. Au point de risquer leur vie.

Les requins ont à juste titre la réputation d’être de gros mangeurs et de dévorer tout ce qui leur passe sous le museau, même les choses les plus indigestes, comme l’explique The Verge. Quand un squale qui a l’habitude de se promener tranquillement en mer se retrouve prisonnier d’un filet de pêche, poursuivi par un congénère ou bien attiré sur un bateau par des scientifiques, il est probable que l’animal soit pris de peur et vomisse son dernier repas. Selon Neil Hammerschlag, un chercheur spécialiste des requins à l’université de Miami, cette réaction primaire résulte du fait qu’il est plus facile d’échapper à une situation dangereuse le ventre vide. Face à une menace, les requins se débarassent donc instinctivement de tout ce qu’ils n’ont pas digéré pour fuir rapidement.

Le biologiste américain Austin Gallagher confie à Verge avoir été témoin de ce genre d’événement à plusieurs reprises. Lorsque lui et son équipe posaient des émetteurs satellites sur des requins tigres des Bahamas qu’ils avaient fait monter à bord de leur bateau, les squales les gratifiaient de cadeaux appétissants:

«Un requin tigre une fois a vomi d’énormes pinces de homard, des tourteaux, des plumes d’oiseaux et même une carapace de tortue.» 

Il ajoute: «Voir ça, c’est un moment unique. Ça nous fait rentrer dans la vie secrète de ces animaux.»

Vomir son estomac pour le ravaler ensuite

En situation de stress, les requins peuvent même vomir leur estomac, comme ce fut le cas en 2015 pour ce requin bleu échoué sur une plage du Massachussets. Ce phénomène, appelé éversion gastrique et rarement observé par les scientifiques, peut aboutir à la mort du requin lorsqu’il se produit hors de l’eau. En effet, sans le mouvement de l’eau et de sa propre nage, l’animal ne peut ravaler son organe digestif.

Mais il s’agit d’un processus pourtant naturel qui, au-delà du stress, permet aux requins de purifier leur estomac des parasites et de la nourriture indigeste, avant de le ravaler comme si de rien n’était, comme on peut le voir dans la vidéo ici

Dans le règne animal, les requins n’ont pas le monopole du vomi pour échapper aux situations stressantes. Les serpents savent eux-aussi recracher leurs proies lorsqu’ils se sentent menacés. Il y a quelques mois, on a aussi pu voir des vidéos et photos d’une capture de dauphins à Taiji, au Japon, au cours de laquelle les mammifères, paniqués, vomissaient de peur. 

http://www.slate.fr/

Manipuler un objet… et se calmer!


Je n’ai pas encore vue sauf sur Internet le fidget spinner, une sorte de toupie que l’on manipule pour le faire tourner entre les doigts et qui permet de se concentrer. Il semblerait que pour certains comportements, que cet objet serait utile en autant que l’enfant ou même l’adulte en prenne conscience du pourquoi, qu’il a ce besoin de manipulation. Il y a d’autres objets qui peuvent faire l’affaire. À l’école, que je devais écouter un professeur, je dessinais sur mes cahiers, pour me concentrer sur le cours
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Manipuler un objet… et se calmer!

 

 

Le « fidget spinner », l'objet de modulation sensorielle de... (PHOTO FOURNIE PAR FDMT)

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Le « fidget spinner », l’objet de modulation sensorielle de l’heure

PHOTO FOURNIE PAR FDMT

ISABELLE AUDET
La Presse

Les enfants et les adolescents se ruent ces jours-ci sur le fidget spinner, tout petit objet qui tournoie entre leurs doigts. Outil attrayant, certes, mais qui favoriserait aussi la concentration. Au-delà de cet engouement, en quoi la manipulation d’un objet nous rend-elle plus attentifs ?

Le « fidget spinner » est présenté comme le jouet de l’année 2017 par le magazine Forbes aux États-Unis.

IMAGE TIRÉE DE TWITTER

Bien qu’il soit d’abord annoncé comme un outil favorisant la concentration, le fidget spinner connaît depuis le début de l’année un succès qui dépasse largement les besoins thérapeutiques. Tant et si bien que cette toupie nouveau genre est présentée comme le jouet de l’année 2017 par le magazine Forbes aux États-Unis.

« C’est vraiment la folie ! C’est la première fois que je vois ça. On a beaucoup de mal à en garder en stock », confirme Karine Gagner, présidente de FDMT, une entreprise spécialisée dans les outils d’apprentissage.

Au-delà du divertissement, cet objet tient-il ses promesses ?

« On peut en débattre, tempère-t-elle. Le faire tourner et ressentir la vibration dans sa main peut permettre à certains de mieux se concentrer. Mais est-ce l’idéal pour la salle de classe ? Je n’en suis pas convaincue, surtout qu’il y a un phénomène de nouveauté. »

Certaines personnes éprouvent effectivement un besoin irrépressible de manipuler de petits objets, de les déformer ou encore de les tourner dans tous les sens.

Ça aide à moduler notre niveau d’éveil, qui est éventuellement notre niveau de stress », explique Caroline Huard, ergothérapeute.

Ainsi, le fait de triturer un objet répond à un besoin – un besoin de se stimuler ou, au contraire, de se détendre.

« Disons qu’à un niveau d’éveil à zéro, je ne suis pas motivée du tout, et qu’à neuf ou dix, je suis en mode panique ; il faut que je me situe environ au niveau cinq pour bien fonctionner », explique-t-elle.

« Manipuler un objet permet de me garder éveillée, ou encore de me calmer si j’éprouve le besoin de me lever ou de courir partout. » – Caroline Huard, ergothérapeute

Balles de stress, objets de caoutchouc à mordiller, bracelets de plastique à déformer : ces outils permettent notamment à des personnes atteintes d’une affection comme un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ou un trouble du spectre de l’autisme de s’« autoréguler », et d’être disposées à écouter ou à travailler.

Ces objets connaissent aussi beaucoup de succès dans la population en général.

« Il y a plus de demande qu’il n’y en avait pour des personnes avec ou sans diagnostic, constate Mme Gagner. On est tous des êtres humains plus ou moins sensibles. Si j’assiste à une conférence pendant deux heures, c’est utile ! »

PAS UNE SOLUTION MAGIQUE

Il ne suffit toutefois pas d’un objet à manipuler pour régler un problème d’attention ou de stress, ajoute Caroline Huard :

« Disons qu’un enfant a accès à un spinner dans son coffre à crayons. S’il sent que quelque chose ne va pas, il va avoir le réflexe d’aller le chercher et de « gosser » avec. Ça peut l’aider, mais pour qu’il en retire des bienfaits, il doit y avoir une approche plus globale. On va amener l’enfant à être conscient qu’il est stressé, par exemple, et que c’est pour cette raison qu’il utilise cet outil. »

L’ergothérapeute précise que l’utilisation de ce type d’objet de modulation sensorielle demande un certain niveau de conscience. Elle invite notamment les enfants à comprendre quelles sont les raisons qui les poussent à les utiliser.

« Faire une utilisation inconsciente de cet outil ne fait que mettre un pansement sur un bobo. » – Caroline Huard

« Si l’enfant apprend à reconnaître ses besoins, il pourra se dire qu’à ce moment-là, il a plutôt besoin de se lever pour bouger un peu, ou encore de respirer pour mieux gérer son stress. C’est comme ça qu’on l’amène à devenir un adulte en meilleure santé », explique l’ergothérapeute.

L’ergothérapeute conseille d’utiliser différents outils sensoriels et de vérifier leur efficacité auprès des enfants afin d’éviter qu’ils ne soient qu’une distraction.

« Tenir un journal de bord peut être utile. Est-ce que l’anxiété baisse quand on utilise un objet en particulier ? Est-ce qu’elle remonte par la suite ? Ça peut nous aider. »

LE QUOTIDIEN DE FRÉDÉRIC

Les outils sensoriels font partie du quotidien d’Isabelle* et de son fils Frédéric, 10 ans. Le garçon vit avec un TDAH, des troubles orthographiques, mais aussi avec une douance. Résultat : il a du mal à se concentrer en classe et ses difficultés entraînent beaucoup d’anxiété.

« Je teste tous les objets parce que j’ai peur qu’il joue avec ces bébelles, mais ça fonctionne généralement bien, parce qu’il a vraiment besoin de bouger et de se calmer », raconte Isabelle, qui a elle-même une formation d’ergothérapeute.

Au quotidien, Frédéric utilise une chaise qui lui permet de bouger, une bague qui tournoie… et un fidget spinner aussi. Après plusieurs changements d’école, Frédéric et ses parents ont trouvé un environnement où l’utilisation des outils nécessaires à sa réussite ne pose aucun problème.

À la maison, Frédéric peut aussi bouger à sa guise. Trampoline, ballon d’exercice pour s’asseoir… tous les moyens sont bons.

« La meilleure façon pour lui d’apprendre ses mots en anglais, c’est de les réciter dans le hamac ! Ça fonctionne vraiment bien avec lui. » – Isabelle, mère de Frédéric

Sans installer de trampoline en classe, Caroline Huard suggère aux enseignants d’intégrer des pauses pour bouger toutes les 20 minutes au primaire.

« Ça n’a pas besoin d’être long. Trente secondes suffisent quand on remarque que tout le monde a envie de bouger », explique-t-elle.

Frédéric comprend très bien ce que les périodes pour bouger et les outils sensoriels lui apportent.

« Il me dit : « Maman, ces outils me gardent éveillé et intéressé à ce qui se passe autour de moi » », raconte Isabelle.

Une conscience qui échappe encore à beaucoup d’adultes.

« La plupart des adultes ne sont pas conscients de leur propre niveau d’éveil, constate Caroline Huard. On va toujours aller consulter son téléphone, on va se lever, on va grignoter, on va aller prendre un autre café… on va tous s’autoréguler quand notre niveau d’éveil n’est pas optimal. Ce sont des stratégies socialement acceptables, mais il faut identifier la cause sous-jacente. »

* Isabelle, la mère de Frédéric, nous a demandé de ne publier que leurs prénoms pour préserver l’anonymat de son fils.

Quelques bjets de modulation sensorielle

 

BALLE DE STRESS

C’est le classique des objets de modulation sensorielle.

Les boutiques spécialisées en offrent plusieurs modèles pour des sensations diverses, mais « celles que l’on trouve dans les [magasins à bas prix] fonctionnent aussi très bien », dit Caroline Huard, ergothérapeute.

TANGLE

Cet outil est fait de pièces de plastique reliées les unes aux autres. Il ressemble à un collier ou à un bracelet, mais sa conception à la fois souple et rigide permet à l’utilisateur de le tordre dans tous les sens.

CUBE RUBIK

Sans nécessairement le réussir, faire tourner les faces d’un Cube Rubik peut avoir un effet apaisant, fait remarquer Caroline Huard. Pour certains, le simple fait de manipuler l’objet peut aider à maintenir l’attention.

CURE-PIPE

Ce petit accessoire de bricolage peut aussi avoir des effets apaisants ou stimulants.

« C’est vraiment intéressant au niveau tactile, soutient Mme Huard. Dans une formation, on avait mis un cure-pipe sur notre bureau sans nous dire pourquoi, et tout le monde jouait avec ! »

PAPIER ET CRAYON

En griffonnant, certains semblent inattentifs, mais au contraire, ils sont plus concentrés que jamais.

« Je suggère parfois [aux enfants] de dessiner dans un cahier de mandalas, explique l’ergothérapeute. On leur demande de répéter ce qu’on a dit pour vérifier, et c’est souvent très efficace. »

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Un avion forcé à atterrir à cause de pets de chèvre


Cela s’est passé en 2015 en Indonésie. Le stress chez la chèvre semble activé les flatulences. Alors imaginé plus de 2000 chèvres dans un espace restreint. Rien ne vaut le plancher des vaches
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Un avion forcé à atterrir à cause de pets de chèvre

Un Boeing 747 cargo a été obligé de se poser sur l’île de Bali, en Indonésie, après le déclenchement de ses détecteurs de fumée, selon le journal The Aviation Herald. 

Mais le déclenchement des alarmes, qui a conduit l’équipage à atterrir en urgence, n’était pas dû à la présence de fumée à bord de l’appareil. Après inspection sur le tarmac, les experts ont découvert l’origine du problème. L’avion transportait 2186 chèvres qui, stressées par le vol, ont émis des flatulences.

Selon les experts, c’est le méthane que contenaient ces flatulences qui a déclenché les alarmes. L’avion a pu repartir deux heures après.

http://www.lefigaro.fr/