La mauvaise habitude à perdre immédiatement


 

Il est de plus en plus évident que les écrans que ce soit le mobile, la tablette ou l’ordinateur avant de dormir à des effets sur le sommeil surtout quand une personne est réveillée en plus par les notifications. Si les enfants commencent tôt à posséder une tablette, la génération après nous auront de grande difficulté de sommeil qui pourrait aller jusqu’à la dépression
Nuage

 

La mauvaise habitude à perdre immédiatement

 

© thinkstock.

Jeanne Poma

Les réseaux sociaux génèrent un stress négatif pour notre sommeil. A une époque où certains enfants ont accès à une tablette avant l’âge de 4 ans, les chercheurs s’intéressent aux conséquences de l’utilisation des technologies sur notre santé. Les études révèlent que les écrans ont une influence bien inquiétante.

Une tentation qui pourrait nous mener à la dépression

D’après Brian Primack, directeur du Centre de recherche sur les médias, la technologie et la santé à l’Université de Pittsburgh, au plus on utilise les réseaux sociaux, au plus le risque de développer des angoisses, une dépression ou un sentiment d’isolement grandit. Comme dans un cercle vicieux, une personne déprimée aura d’autant plus envie de consulter son téléphone, ce qui ne fera qu’aggraver encore son état psychique. Les études tiennent pour responsable de ce phénomène la lumière bleue de nos écrans. Celle-ci inhibe nos niveaux de mélatonine, un produit chimique qui nous annonce que l’heure du coucher est arrivée.

Parallèlement à cela, les réseaux sociaux rendent parfois anxieux, ce qui rend notre endormissement difficile. La vie des autres semble plus lumineuse que la nôtre sur les réseaux, ce qui affecte notre confiance en nous.

« Ainsi, les pensées et les sentiments reviennent nous hanter alors que nous essayons de nous endormir », ajoute Brian Primack.

Avant de dormir, 30 minutes sans technologies

Les médias sociaux nous obligent à rester statiques. Ils réduisent notre activité physique, qui nous aide à bien dormir. Au moins le week-end, il est recommandé de chercher des choses à faire loin des écrans. Un adulte passe en moyenne plus de temps devant un écran que dans son lit. Il se penche environ 3h par jour sur les réseaux, quand les jeunes générations y passent en moyenne 6 à 8h. Parmi les indicateurs menant à une mauvaise nuit de sommeil, l’utilisation des réseaux durant les 30 minutes avant le coucher figure parmi les indicateurs les plus forts, indépendamment de la durée totale d’utilisation dans la journée.

Les jeunes générations sont les plus touchées par le manque de sommeil. Les parents peuvent fixer des lieux et des périodes durant lesquelles les appareils peuvent ou ne peuvent pas être utilisés. Il n’est pas pour autant nécessaire d’arrêter de consulter les réseaux sociaux, nous ne pouvons pas rivaliser, selon Brian Primack. Mais la modération est la clé. Si vous êtes un peu fatigués aujourd’hui, allez-vous couchez tôt ce soir et laissez votre téléphone en dehors de la chambre. Vous l’utilisez pour le réveil? Achetez un réveil vintage. Vous vous sentirez déjà mieux demain.

http://www.7sur7.be/

Publicités

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les boîtes font-elles un carton auprès des chats ?


Si vous laisser une boite accessible à un chat, il va vraiment s’y intéresser. Pourquoi les chats aiment autant les boites, jusqu’à dormir dedans
Nuage

 

Pourquoi les boîtes font-elles un carton auprès des chats ?

 

chat boîte

Les propriétaires de chats ont sans doute déjà vécu l’expérience : laissez traîner une boîte en carton chez vous, et votre chat en fera son nouveau territoire favori. 

Vous pouvez lui acheter tous les jouets du monde, du plus simple au plus high-tech, rien (ou presque) ne fera plus plaisir à votre chat qu’une simple boîte. Il suffit de laisser un carton trainer dans votre maison pour le constater. A tous les coups, vous ferez un heureux. Mais pourquoi donc les chats sont-ils raides dingues des boîtes ?

La boite, cet anti-stress

Les scientifiques de l’Université d’Utrecht ont voulu répondre à cette question. Pour ce faire, ils ont étudié les comportements de 19 chats venant d’arriver dans un refuge pour animaux aux Pays-Bas. Parmi ces 19 chats, 10 d’entre eux avaient une boite placée dans leur cage, tandis que les 9 autres n’en avaient pas. Bilan : les chats ayant bénéficié d’une boite se sont révélés beaucoup moins stressés que les autres durant leurs premiers jours au refuge.

Cette étude montre donc que la boîte joue le rôle d’un véritable anti-stress pour le félin. Et pour cause : le chat étant un animal qui aime se cacher, il peut se sentir davantage en sécurité lorsqu’il se met dans une boîte. A l’intérieur de celle-ci, il peut observer tout en empêchant les autres de le surprendre par derrière. Telle une tour de contrôle, la boîte permet donc au chat de mieux appréhender ce qui l’entoure et de s’adapter plus vite à son environnement.

https://wamiz.com

e

D’où viennent les troubles du comportement?


Les troubles du comportement chez l’adulte résultent par le stress vécu par l’enfance. Exposé un climat difficile dans la famille, l’alcoolisme des parents, violences domestiques, pauvreté, et même l’intimidation subit à l’école. En grandissant le cerveau semble ne plus prévoir les conséquences de ses actes
Nuage

 

D’où viennent les troubles du comportement?

 

Des conditions de vie stressantes pendant l’enfance, dans un climat familial tendu et précaire, altéreraient les parties du cerveau qui nous servent à réguler nos impulsions.

Agressivité, comportement impulsif, difficulté à prendre de bonnes décisions, consommation de drogues : les troubles du comportement à l’âge adulte sont souvent la conséquence d’une enfance difficile, marquée par un stress chronique au sein de l’environnement familial. Récemment, une étude d’imagerie cérébrale a montré que cette enfance difficile perturbe le système de récompense, un ensemble de structures cérébrales  permettant de voir venir les conséquences positives ou négatives de nos actes.

Un cerveau incapable de prévoir les conséquences de ses actes

Dans cette étude, des chercheurs de l’université du Wisconsin à Madison ont  mesuré le niveau de stress dans la vie d’enfants de dix ans en moyenne. Certains enfants avaient été exposés à un stress chronique à cause d’un climat délétère dans leur famille, de problèmes d’alcoolisme des parents, de violences domestiques, voire d’une situation de précarité ou de harcèlement à l’école. Les chercheurs ont ensuite attendu dix ans, puis ont réalisé des IRM de ces mêmes enfants, lorsqu’ils étaient devenus de jeunes adultes. C’est à ce moment-là qu’ils ont constaté des altérations étonnantes du système de récompense de leur cerveau.

C’est en étudiant la réaction de ces jeunes à des gains ou des pertes d’argent qui leur étaient annoncées via un écran d’ordinateur, que les neuroscientifiques ont découvert le pot aux roses. Avant chaque gain ou perte financière, on leur présentait en effet des images qui, de répétition en répétition, jouaient le rôle d’indices permettant  de prédire si un gain ou une perte allait intervenir. On sait que dans de pareilles conditions, des zones bien précises du cerveau s’allument dès la présentation des indices visuels annonçant le résultat final. Ce circuit d’aires cérébrales est important pour anticiper les conséquences futures d’une situation présente, pour évaluer les gratifications ou les difficultés à venir. Il intervient notamment dans l’ajustement de nos comportements : lorsque nous nous mettons en colère contre quelqu’un et l’agressons verbalement, puis que constatons que nos relations sont dégradées et que cela entraîne toutes sortes de désavantages, nous apprenons à nous maîtriser. Or, ce circuit d’anticipation était perturbé chez les jeunes ayant connu un stress important pendant l’enfance. Certaines parties du circuit s’activaient moins lorsque les jeunes étaient exposés à des indices annonciateurs d’une perte financière future : ils avaient du mal à anticiper les problèmes. Ce qui ne les empêchait pas, lorsque les pertes arrivaient effectivement, de les vivre très mal.

Le stress, un poison pour les neurones

D’autres parties du circuit d’anticipation restaient amorphes face à des signaux indiquant un gain potentiel : cette fois, c’est la capacité à sélectionner des comportements profitables qui serait altérée. Dans l’ensemble, la perturbation de ces réseaux neuronaux met à mal la capacité de prise de décision. Ayant des difficultés à ajuster leur comportement en fonction des retours futurs, les sujets de ces expériences se montraient logiquement plus impulsifs : dans des tests de prise de décision, ils ne prenaient pas le temps de réfléchir et donnaient leurs réponses de manière précipitée.

Comment le stress perturbe-t-il la mise en place de ces circuits de la prise de décision ? Pour l’instant, on sait qu’il provoque la libération de certaines hormones dont le cortisol, qui peut avoir une action toxique sur les neurones, en réduisant le nombre de leurs connexions ou de leurs ramifications. Le cerveau des enfants est fragile et sa croissance se poursuit pendant de longues années. Plutôt que de leur mettre la pression pour qu’ils réussissent, il vaut mieux les sécuriser car leur capacité de prise de décision en tant qu’adultes en dépendra.

http://www.pourlascience.fr/

La dépression chez le chat : quel remède ?


La dépression chez nos félins existe et des signes avant-coureur devraient nous alerter pour réagir le plus possible pour que cette état de létargie ne s’étale en mois voir même en années
Nuage

 

La dépression chez le chat : quel remède ?

 

chat dépression

Votre chien vous semble triste, déprimé ? Il se laisse mourir de faim ?

Il souffre peut-être de dépression. Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, vous explique comment reconnaître les symptômes cette maladie et comment la soigner.

Généralement, un chat dépressif est passé par plusieurs étapes avant d’en arriver là. La dépression n’est jamais anodine, et malheureusement, certains chats ne s’en sortent pas… Il faut s’inquiéter dès l’apparition des premiers signes de stress ou d’anxiété.

Des signes qui annoncent un mal-être chez le chat

Un chat qui miaule la nuit, qui fait pipi hors de son bac, mais aussi qui se lèche beaucoup… autant de signes d’alerte que votre chat utilise pour vous avertir de son mal-être. Alors surtout n’attendez pas. N’essayez pas tout et son contraire parce que sur Internet certains disent qu’il faut faire ci ou ça car c’est le meilleur moyen de renforcer le comportement de votre chat en installant davantage le problème. N’oubliez pas qu’un problème pris dans les premiers jours sera vite rétabli, alors qu’au bout d’un mois ou plus, ça sera plus compliqué et plus long d’en venir à bout, la dépression est une maladie, par conséquent la rapidité est un facteur primordial quant à la guérison.

J’ai vu des cas insolubles parce qu’il y avait la présence de stress depuis des années et que différentes techniques mises en place ont aggravé les troubles d’anxiété, et une fois arrivé à la dépression, le chat n’a plus la force de se battre pour en sortir. Il devient urgent de trouver un lien qui va l’aider à se sortir de là rapidement.

Les toutes premières semaines, vous ne verrez pas forcément qu’il y a une source d’angoisse pour Félix, c’est normal, il fera en sorte de cacher son problème derrière un masque. Et très rapidement cela deviendra difficile pour votre chat de cacher ses symptômes. On verra alors qu’il se passe quelque chose d’anormal. Dès lors, agissez sans attendre. Si vous trouvez la source du problème, et que vous pouvez agir dessus, un peu d’anti-stress et vous serez tranquille.

Toutefois, certains chats sont des champions pour camoufler leurs émotions, et on ne comprend qu’une fois que la dépression est bien installée.

La dépression chez le chat : comment la reconnaître ?

À partir du moment où le chat miaule la nuit, on va aussi constater qu’il dort beaucoup plus durant la journée notamment.  Mais aussi qu’il se cache au moindre bruit et refuse de sortir de ses cachettes. Ensuite, arrive la déprime.

Les deux signes principaux de la dépression sont premièrement un manque de toilettage, généralement le chat sent fort, ceci étant une forme de suicide puisque le chat se toilette pour dégager le moins d’odeurs possibles afin de ne pas mettre sa vie en danger en attirant les prédateurs. Arrêter de se toiletter pour le chat signifie vouloir être trouvé par ses ennemis ; et secondement un manque d’appétit, là encore une façon de se mettre en danger puisque le chat cesse volontairement de répondre à un besoin vital.

La dépression chez le chat : comment la soigner ?

Il faut par conséquent trouver le moyen de redonner envie de manger à Félix et ce rapidement : son met préféré doit lui être proposé régulièrement par exemple. On peut aussi salir son chat : lui mettre un aliment sur le pelage peut lui faire refaire sa toilette tout en le nourrissant. En somme, il faut lutter contre les symptômes sur lesquels on peut agir et traiter le chat le plus rapidement possible afin de pouvoir par la suite mettre fin aux symptômes qu’on ne peut maîtriser et que Félix retrouve enfin sa joie de vivre.

L’intervention d’un professionnel du comportement (psychologue/thérapeute animalier) est fortement recommandée, voir indispensable. Le vétérinaire, équivalent de nos médecins généralistes, étant souvent démuni face à ce genre de pathologie psychologique.

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
www.comportement-chat.fr

https://wamiz.com

C’est ce qui arrive à votre corps quand vous avez le coeur brisé


Le syndrome du coeur brisé à de réels symptômes qui peuvent être graves. Cela arrive généralement lors d’une peine d’amour ou un deuil d’une personne. Il est important dès lors d’avoir des stratégies pour combattre le stress
Nuage

 

C’est ce qui arrive à votre corps quand vous avez le coeur brisé

 

ANTONIOGUILLEM VIA GETTY IMAGES

C’est normal que vous expérimentiez des symptômes physiques.

 

  • Lili Monette-Crépô

  • Journaliste

  • Il y a une raison pour laquelle vous vous sentez brûlé et nauséeux après une rupture: la peine d’amour a un effet physique sur votre corps.

    Malheureusement, c’est souvent négligé, selon Ronald A. Alexander, un psychothérapeute en Californie et au Colorado et l’auteur de Wise Mind, Open Mind: Finding Purpose and Meaning in Times of Crisis, Loss, and Change.

    «Vous n’êtes pas seul si vous restez au lit et que vous vous sentez en dehors du monde», note Alexander. «Un coeur brisé peut vous faire sentir comme si vous aviez perdu le contrôle du bateau. Les sanglots et les pleurs sont des symptômes communs, de même que des sentiments de mélancolie, et des symptômes physiques aussi.»

    Avoir le coeur brisé, surtout dans les premiers stades, peut être difficile sur votre horaire de sommeil. Les problèmes de sommeil comme l’insomnie sont communs pour ceux qui sont célibataires depuis peu, selon Alexander. Le stress d’une rupture peut aussi dire que vos nerfs sont à vif, interférant avec les processus biologiques qui vous aideraient normalement à vous endormir à la fin de la journée.

    «Quand vous avez le coeur brisé, il peut être très difficile de calmer votre esprit et de vous reposer», dit-il.

    De plus, l’anxiété et les palpitations cardiaques augmentées vont souvent main dans la main avec un coeur brisé, ajoute Alexander.

    «Il est important de savoir que la tristesse et le deuil d’un coeur brisé peuvent inonder le système nerveux», dit-il. «Il est normal d’avoir des sentiments de perte de contrôle.»

    Et dans certaines situations extrêmes, une rupture peut même provoquer des symptômes similaires d’une crise cardiaque. Le syndrome du coeur brisé est une condition du coeur temporaire qui ressemble et se ressent comme une crise cardiaque. Il est souvent causé par des situations stressantes comme la mort de quelqu’un qu’on aime ou une rupture.

    Harmony Reynolds, cardiologue au New York City Langone Medical Center, explique au HuffPost que le sentiment du coeur brisé est diagnostiqué dans environ 1 à 2 pour cent des patients qui viennent à l’hôpital avec des symptômes de crise cardiaque.

    Elle explique que les symptômes et les tests du syndrome du coeur brisé sont similaires à ceux des patients souffrant de crises cardiaques, même si les artères restent ouvertes.

    «Les patients avec le syndrome du coeur brisé ont aussi des anormalités de la fonction du muscle du coeur pendant l’événement», note Reynolds.

  •  Cette défaillance récupère complètement chez les survivants en l’espace de semaines ou de mois. Cependant, ceux qui ont eu ce syndrome ont un risque augmenté d’être victimes d’une maladie du coeur ou d’une attaque d’apoplexie.

    Reynolds a récemment conduit une étude sur 20 ans qui démontrait que la condition était particulièrement difficile pour les femmes âgées.

    «Au moins 6000 cas du syndrome ont lieu chaque année aux États-Unis, et jusqu’à 90 pour cent des patients sont des femmes, d’habitude ménopausées», note-t-elle.

    Quoi faire si vous avez des symptômes

    Malheureusement, ça va prendre beaucoup plus que de la crème glacée pour vous permettre d’aller de l’avant. Romanelli recommande de réfléchir aux activités qui vous ont aidé à déstresser dans le passé et de les pratiquer.

    «Les stratégies d’adaptation malsaines comme boire et manger davantage peuvent être dangereuses pour votre coeur, donc essayez de trouver des façons de combattre le stress», note-t-elle. «La méditation, la respiration, le yoga ou même de prendre une pause des médias sociaux pour voir un ami ou pour lire un livre peuvent aider.»

    Et même si ça peut sembler ordinaire, rappelez-vous de prendre de grandes respirations et notez que votre environnement peut vous aider lorsque vous sentez que vous perdez le contrôle.

    «Respirez, appelez un ami pour avoir du soutien, allez en thérapie ou prenez une longue marche», dit Alexander. «Si vous pouvez, marchez à côté d’un cours d’eau. Quand votre coeur est brisé, le fait de simplement regarder de l’eau passer peut vous aider à réaliser subconsciemment que tout change et que rien ne reste pareil. Le coeur brise et vous ressentirez du chagrin, mais essayez de vous rappeler que ceci aussi passera.»

http://quebec.huffingtonpost.ca

Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles


La première année de vie d’un enfant est importante, on essaie tant bien que mal à passer à côté des stéréotypes pour offert toutes chances égales aux filles et aux garçons. Cependant, les garçons auraient pourtant plus besoin d’affection, d’attention que les filles. Cesser les clichés qu’un homme ne pleures pas, de se conduire en fillette etc .. Ils doivent comprendre leurs émotions pour mieux réagir socialement, car curieusement, leur cerveau serait plus fragile que les filles et c’est important de préserver leur santé mentale
Nuage

Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles

 

 

GETTY IMAGES

Ils ne sont pas plus solides.

La littérature sur les stéréotypes entourant les questions de genre chez les enfants aborde plus souvent qu’autrement le fait que les filles aiment les poupées et les garçons, les camions. Mais qu’en est-il des autres différences?

Des études récentes et anciennes mettent en lumière les différences liées au genre dans le cerveau et son développement. Et ce sont ces recherches auxquelles nous devrions nous attarder quand vient le temps de comprendre le soutien affectif dont nos enfants, particulièrement les garçons, ont besoin.

Dans une étude publiée en 2000 et intitulée The Fragile Male, Sebastian Kraemer affirme que le cerveau des bébés garçons est plus fragile que celui des bébés filles. Même dans l’utérus, le cerveau des garçons est plus sensible à la dépression et au stress de la mère. Et à la naissance, le cerveau des garçons est en retard d’un bon six semaines sur celui des filles.

Des études démontrent également que les garçons ont un plus haut taux de cortisol (l’hormone liée au stress) après une naissance traumatique où ils ont été séparés de leur mère ou si la personne qui s’occupe d’eux est négligente.

Sebastian Kraemer avance que le cerveau des filles a une longueur d’avance qui demeure tout au long de l’enfance, et que les garçons tirent de la patte sur plusieurs fronts.

Alors qu’ils grandissent, les garçons continuent à avoir la vie dure. Un manque de soutien affectif alors qu’ils sont bébés ne fait qu’aggraver la chose. Bien que les chercheurs ne s’entendent pas sur la question, on croit que les garçons courent plus de risques d’être dyslexiques et d’avoir des difficultés de lecture et de langage, ce qui rend l’apprentissage à l’école plus ardu. Les garçons sont aussi plus susceptibles de vivre des problèmes de comportement et sont de deux à trois fois plus enclins à être TDAH que les filles.

À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guette autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

S’il est clair que le genre affecte la structure du cerveau et son développement, celui-ci est aussi grandement influencé par les expériences de vie. Nous appelons ce phénomène neuroplasticité.

L’étude de Kraemer démontre que les parents couvent leurs bébés garçons moins que leurs bébés filles. Pourquoi? En partie parce que les garçons sont plus exigeants et que cela peut creuser un fossé entre le parent et l’enfant; chose qui n’aidera pas le garçon dans son cheminement.

«Les garçons ont tendance à être plus nerveux et démonstratifs et les mères font tout en leur pouvoir pour les calmer, note le chercheur. Les soins portés aux garçons sont habituellement plus compliqués et, par conséquent, les « erreurs » sont plus courantes, ce qui s’ajoute au déficit déjà présent avant la naissance. Comme le cerveau humain se développe surtout après la naissance, certains facteurs de stress précoces peuvent désavantager les garçons. Dans tous les cas, chez les garçons, le développement de l’attachement à une personne est plus affecté par l’indisponibilité, l’insensibilité et la dépression d’un parent.»

«À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guète autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.»

De plus, nous entretenons le stéréotype culturel voulant que les garçons soient plus durs et plus forts. Les parents procurent moins de soutien affectif aux garçons qu’aux filles, croyant qu’ils n’en ont pas besoin.

Ce sont ces stéréotypes masculinistes toxiques légués à l’enfance qui nuiront à nos garçons à l’âge adulte.

«Les jeunes garçons apprennent tôt qu’exprimer leurs sentiments est tabou. Cela cause des traumatismes qui affectent leurs relations entre eux et avec le sexe opposé», avait souligné à HuffPost Canada Jessica Raven, directrice de Collective Action for Safe Spaces.

Nos garçons sont donc doublement pénalisés : ils ont un cerveau plus vulnérable et reçoivent moins de soutien affectif de leurs parents. Ce sont ces différences dans la première année de vie qui font que les hommes sont plus aux prises avec des problèmes de santé mentale, aux dires de Kraemer.

Des chercheurs soulignent aussi que les hommes qui souscrivent aux normes genrées de la société, prescrites à la naissance, voient leur santé mentale affectée et ont moins tendance à chercher de l’aide, selon ce que rapporte CBC.

Le Dr Allan Schore, de UCLA, appuient les propos de Sebastian Kraemer. Dans son article All Our Sons: The Developmental Neurobiology and Neuroendocrinology of Boys at Risk, il affirme que «compte tenu de la maturation plus lente du cerveau masculin, l’attachement protecteur de la mère agit comme un régulateur pour la moitié droite du cerveau dans la première année de développement et est essentielle à l’optimisation du développement socioémotionnel des garçons».

Qu’est-ce que ce charabia scientifique veut dire pour les parents comme vous et moi qui doivent élever des garçons? Ce que le Dr Schore tente d’expliquer, c’est que les relations façonnent les humains et que les parents aident au développement des qualités émotionnelles de leurs enfants grâce à l’attention qu’ils leur portent.

Des relations empreintes d’amour, de confiance, de sensibilité et d’intimité aident l’enfant à comprendre et à démêler les émotions ainsi qu’à s’exprimer. Cela l’aide dans le développement de ses habiletés sociales. Il peut comprendre ses semblables, s’entendre avec les autres, s’occuper d’eux. Les garçons ont simplement besoin de plus d’aide que les filles à ce chapitre, surtout dans la première année de leur vie.

Dr Schore suggère des congés parentaux plus longs afin que les parents connectent sur une plus longue période de temps avec leurs enfants. Il faut cajoler, sourire, parler et jouer à la cachette avec nos bébés garçons!

Voici quelques conseils afin de vous assurer que nos garçons reçoivent le soutien affectif dont ils ont besoin :

Plutôt que de penser que les garçons ne montrent pas leurs émotions (ce qui est faux), reconnaissez le fait qu’ils ont de la difficulté à le faire et encouragez-les à s’ouvrir. Dites-leur que c’est normal de le faire. Écoutez-les.

Encouragez-les à porter attention aux émotions qu’ils vivent et créez un environnement où il est sans danger d’exprimer ses sentiments.

• Ne les faites jamais sentir coupables de s’ouvrir. Ne dites pas des choses du genre : «Les garçons ne pleurent pas», «Ne sois pas dramatique», «Cesse de faire ta fillette», «Comporte-toi comme un grand garçon.»

Enseignez-leur la régulation émotionnelle, et ce, sur le coup. Restez calme (sinon, vous ne transmettez pas la bonne énergie). Ne voyez pas leur comportement comme une attaque personnelle.

Reconnaissez que les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles.

Encore une fois, mieux vaut prévenir que guérir. La première année de vie est la plus importante pour le développement émotionnel du cerveau. Nos garçons en ont besoin afin de grandir heureux et en santé. Cajolez vos bébés garçons autant que possible!

Ce texte traduit de l’anglais a été publié sur HuffPost Canada.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► 8 symptômes bizarres dont vous ignorez qu’ils sont liés au stress


Je suis une personne qui a toujours été stressé et qui n’est pas facile à gérer. Parfois, nous avons besoin d’un professionnel pour apprendre à vivre sans se stresser. Plusieurs symptômes peuvent nous indiquer que nous souffrons de stress et il est important d’y remédier
Nuage

 

8 symptômes bizarres dont vous ignorez qu’ils sont liés au stress

 

Le stress vous empêche de garder les yeux ouverts

 

Vous est-il déjà arrivé d’être si accablé qu’il vous a fallu faire une sieste? Il est possible que vous soyez simplement épuisé, mais aussi que cette grosse fatigue soit liée au stress et au besoin du corps d’essayer de faire tomber celui-ci en vous reposant. Selon l’American Psychological Association, 50 % des personnes souffrant de stress ont déclaré que la fatigue en était un symptôme, ce qui est plus élevé que les changements de l’appétit, la tension musculaire et les maux de tête.

La fatigue extrême se manifeste principalement sous trois formes: la fatigue issue du stress peut être émotionnelle, du type de celle que vous éprouvez après une grosse dispute avec un proche; elle peut être physique, comme l’épuisement de votre corps après une longue course; et elle peut être cognitive lorsque, par exemple, votre niveau d’énergie s’effondre après une rencontre marathon au travail. La sieste peut vous faire du bien dans de nombreux cas, mais si vous vous mettez à somnoler chaque fois que vous sentez monter le stress, il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une sieste qui va vous remettre d’aplomb, mais que le sommeil  est devenu pour vous une béquille psychologique. Trop dormir est un des symptômes de la dépression, alors si votre fatigue s’associe davantage à une forme de détresse mentale persistante, une thérapie pourrait vous aider. Sinon, profitez des bienfaits du repos de temps en temps

Symptôme du stress: Vous êtes une boule d’émotions

 

Vous êtes submergé par de nombreuses émotions – rage, frustration, solitude, peur – et avez l’impression que tout votre corps subit une attaque. Vous avez un poids sur la poitrine, vos pensées partent dans tous les sens et vous êtes incapable de vous concentrer sur l’instant présent. Peut-être êtes-vous dévoré d’inquiétudes concernant l’avenir, à moins que vous soyez aux prises avec des douleurs du passé. C’est ce qu’on appelle l’immersion ou l’inondation. La vie quotidienne est remplie d’expériences émotionnelles, mais les émotions impossibles à gérer, comme la frustration que l’on éprouve lorsqu’on se dispute violemment avec notre conjoint, entrent dans la catégorie des expériences d’immersion.

«L’immersion est la somme des réactions émotionnelles à laquelle une personne est confrontée à un moment donné et qui dépasse sa capacité à réagir efficacement», explique Arielle Schwartz, psychologue clinicienne.

L’antidote : concentrez-vous sur l’instant présent.

Vous êtes pétrifié à cause du stress

 

Dans certaines situations stressantes, la peur peut nous tétaniser. Nous figeons littéralement. Cela se traduit par une sensation de raideur, une difficulté à respirer et une impression de paralysie dans certaines parties du corps. Lorsque nous sommes confrontés à une grave menace comme une attaque physique ou lors d’une catastrophe naturelle, notre corps peut se mettre en mode de dissociation, c’est-à-dire qu’il essaie de bloquer cette réalité qui met sa vie en danger. Cette réaction de tétanisation ne se manifeste pas seulement dans des circonstances extrêmes, mais aussi lorsque nous nous sentons impuissants soit à cause de notre âge (un enfant qui apprend à affronter le monde, par exemple), soit à cause d’un état d’esprit particulier (si, par exemple, vous êtes en convalescence à la suite d’un traumatisme).

«Vous êtes paralysé par une peur exagérée, et vous êtes incapable de faire face convenablement à ce qui vous menace, écrit le Dr Leon F. Seltzer dans Psychology Today. Paradoxalement, cette réaction d’autoparalysie peut être sur le moment tout aussi valable d’un point de vue adaptatif que la courageuse lutte contre l’ennemi ou la fuite, plus prudente.

Vous vous laissez entraîner par le courant du stress

 

Selon Curtis Reisinger, psychologue clinicien à l’hôpital Zucker Hillside, une autre réaction au stress moins connue est la soumission totale qui se traduit par une volonté irrépressible de coopérer face à une menace ou à un ravisseur. Cette variation de l’apaisement s’enracine dans une réponse évolutive. Pensez à un vol: nous pouvons réagir en nous pliant aux demandes de la personne qui peut nous faire du mal. Dans une situation très tendue sur le plan émotif, la soumission a le même objectif, même si la menace n’est pas aussi grande. Si vous vous disputez avec un être cher, vous pourriez par exemple dissimuler ce que vous ressentez vraiment pour éviter les conflits. Au lieu de l’affronter, vous feriez tout pour amadouer l’autre. Dans une moindre mesure, cette attitude peut être comparée à celle de ces personnes qui font tout pour faire plaisir à tout le monde, un comportement que nous connaissons tous.

Stress: Vous avez l’impression que vous allez perdre connaissance

 

Si un épisode de stress s’accompagne d’un vertige qui vous brouille la vision ou provoque des nausées, il y a de bonnes chances que la défaillance s’installe. La Dre Arielle Schwartz indique que dans les cas de stress post-traumatique complexe résultant de facteurs de stress persistants particulièrement intenses, de nombreux patients qui éprouvent des symptômes proches de l’évanouissement disent se retrouver alors dans un tel état qu’ils doivent interrompre leurs fonctions physiques pour survivre.

«Beaucoup d’entre eux apprennent à se déconnecter de leurs émotions et de leurs besoins», continue-t-elle.

Elle attribue cette réaction de stress à un sentiment d’impuissance qui peut persister même après que les circonstances liées à ces facteurs de stress intenses ont disparu. Elle recommande une approche thérapeutique telle que l’EMDR, qui est également un traitement du stress post-traumatique.

Votre corps vous fait mal

 

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller fourbu comme si vous aviez couru un marathon la veille… alors que vous n’avez même pas mis les pieds au gymnase? Bien sûr, il est fréquent d’éprouver une violente envie de marcher après avoir passé la journée assis ou de vous étirer pour évacuer la tension et la raideur quotidiennes mais, dans bien des cas, les douleurs corporelles sont des manifestations physiques du stress. «Les maux de tête, les lombalgies, les douleurs musculaires et les symptômes gastro-intestinaux sont les plus courants, indique David Clarke, président de la Psychophysiologic Disorders Association. Mais il est possible d’avoir beaucoup plus de symptômes, et souvent plusieurs à la fois. Assurez-vous d’adopter ces 50 idées pour la gestion du stress, mais si vos douleurs corporelles persistent, alors votre niveau de stress pourrait nuire à votre santé et une thérapie pourrait vous aider.

Vous grincez des dents

 

Demi Moore a déjà avoué à Jimmy Fallon lors du Tonight Show que le stress avait fait tomber ses deux dents de devant. Ce n’est pas si farfelu que ça en a l’air : la crispation excessive des mâchoires est associée à l’instabilité émotionnelle, selon une recherche de l’Institut national de la santé américain. Les grincements de dents peuvent entraîner des maux de tête, des douleurs aux mâchoires, des douleurs faciales et une sensibilité générale des dents. Selon la clinique Mayo, les grincements de dents induits par le stress peuvent déformer les dents, les ébrécher et même causer leur chute. Le grincement ou le serrement des dents se produit généralement pendant le sommeil, de sorte qu’il passe facilement inaperçu. Des visites régulières chez votre dentiste peuvent aider à détecter ce type de réaction. Comme cette pression dans votre bouche peut être le signe d’une pression dans votre vie, il peut être vraiment bénéfique de déterminer les causes de ce stress et de réévaluer ensuite votre vie en conséquence.

Vous «mangez vos émotions»

 

Il nous est tous arrivé de nous jeter sur un paquet de Doritos après une rencontre professionnelle difficile ou de nous ruer sur une crème glacée après un échange un peu vif avec notre conjoint. Nous devons bien admettre alors que nous mangeons pour des raisons émotionnelles plutôt que physiques. Bien sûr, l’acte de manger est indissociable des émotions qui y sont liées, surtout parce que c’est une forme de plaisir et une façon d’entrer en relation avec les autres. Mais quand nous voyons la nourriture comme un moyen d’adoucir les dures exigences de l’existence, nous courrons le risque de prendre du poids et d’éprouver d’autres problèmes de santé. La Dre Elizabeth Trattner, une spécialiste de la médecine intégrative, affirme que, d’un point de vue physiologique, le stress tend à se concrétiser sous la forme d’un gain de poids autour du tronc; le cou, la tête et les épaules sont également à risque. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des astuces pour ne plus «manger ses émotions».

http://selection.readersdigest.ca/