Le Saviez-Vous ► 5 choses que votre chat essaye (désespérément) de vous dire


    Les chats sont indépendants, difficiles parfois de comprendre ce qu’ils veulent pourtant, ils communiquent avec nous par des gestes, des regards
    Nuage

     

    5 choses que votre chat essaye (désespérément) de vous dire

    chat balle

    Contrairement à ce que l’on pense, les chats tentent souvent de communiquer avec nous. Le tout est de les comprendre !

    Contrairement à un chien qui sait souvent se faire comprendre en un clin d’œil, les chats restes des êtres plus mystérieux. Pourtant, il essaye régulièrement de communiquer avec nous, à leur façon. Voyez plutôt.

    Votre chat est excité

    Assis sur le rebord de la fenêtre, votre matou regarde dehors comme s’il avait vu la chose la plus passionnante au monde. Tout en fixant l’extérieur, il pousse des sortes de petits gazouillis aigus. En général, ce type de comportement signifie tout simplement que votre chat est excité. Il a probablement vu un petit animal dehors et rêve de le courser et de jouer avec !

    chat expression messages

    Votre chat est stressé

    D’habitude si propre, votre matou commence à avoir des « accidents » et à faire ses besoins ailleurs que dans sa litière ? Il est peut-être stressé. Pour tenter de s’en assurer, il faut s’assurer que la litière soit dans un lieu calme -on évite donc les lieux de passage – mais aussi qu’elle soit propre et pas trop près de la nourriture de votre chat. Il faut savoir que les chats adorent pouvoir se cacher et être tranquilles.

    Bien sûr, un problème de propreté peut aussi venir du fait qu’il n’y a pas assez de litière chez vous ou qu’elle n’est pas nettoyée assez souvent.

    Votre chat est à l’aise, heureux

    Un chat qui ronronne est en général un chat détendu et heureux. Si en plus il frotte sa tête contre vous ou vous montre son ventre, c’est qu’il est au comble du bonheur ! L’occasion rêvée pour une longue session de gratouilles.

    Votre chat vous aime

    Les chats étant connus pour leur indépendance, il est parfois difficile de savoir s’il nous aime ou s’il profite simplement du logement en formule tout inclus. Mais il existe tout de même des signes qui ne trompent pas. Par exemple lorsque votre chat se frotte à vous, c’est pour lui une façon de signaler que vous êtes sa propriété, et donc qu’il vous aime ! Pareil quand votre chat vous fait votre toilette à coups de langue ou vous donne des petits coups de tête.

    Votre chat s’ennuie et réclame votre attention (et tout de suite si possible)

      • chat vase

        Les chats ont une façon bien à eux de vous dire qu’ils s’ennuient à mourir et veulent un peu de fun. C’est notamment le cas quand votre chat s’amuse juste sous votre nez à faire tomber des choses situées en hauteur. Il tente juste de s’amuser un peu. Dommage pour votre vase.

        C’est exactement la même chose quand votre matou miaule tôt le matin ou dans la nuit. Il a simplement envie d’un peu de compagnie, et si possible pas dans trois heures !

        Pour régler tout ça, le mieux est de proposer différents jouets et autres gamelles labyrinthe à votre chat afin qu’il puisse s’amuser tranquillement sans rien casser et en vous laissant dormir.

        Par Elise Petter

        Crédits photo :Shuttersto

        https://wamiz.com/chats/

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      Les singes aussi tirent des bienfaits des sources d’eau chaude


      Que ce soit dans un spa ou les endroits qu’on peut prendre des bains de sources d’eau chaude, le but est de profiter des bienfaits chez l’humain. Il semble que soit la même chose chez les macaques japonais. Avant on croyait qu’ils profitaient de cette eau chaude que pour se réchauffer, alors que maintenant, il est clair qu’ils profitent de temps pour faire diminuer leur stress
      Nuage

       

      Les singes aussi tirent des bienfaits des sources d’eau chaude

       

      Le singe des neiges japonais, également connu dans... (Kazuhiro NOGI, AFP)

      Le singe des neiges japonais, également connu dans l’archipel sous le nom de Nihonzaru (ou macaques japonais), est connu pour aimer se baigner dans les sources d’eau chaude dans la région de Nagano (centre), où les touristes affluent pour photographier ses animaux pendant leurs ablutions.

      KAZUHIRO NOGI, AFP

      Agence France-Presse
      Tokyo

       

      Les bienfaits relaxants des bains dans les sources d’eau chaude, reconnus et pratiqués partout dans le monde, ne sont pas limités aux humains, et les singes en tirent aussi des effets bénéfiques, ont montré des chercheurs japonais.

      Le singe des neiges japonais, également connu dans l’archipel sous le nom de Nihonzaru (ou macaques japonais), est connu pour aimer se baigner dans les sources d’eau chaude dans la région de Nagano (centre), où les touristes affluent pour photographier ses animaux pendant leurs ablutions.

      Pendant longtemps, on pensait qu’en se trempant dans ces eaux chaudes, ces singes, de couleur brune tirant sur le beige et au visage rouge, tentaient surtout de se réchauffer durant les froids mois d’hiver dans cette région souvent enneigée.

      Mais des chercheurs de l’Institut de recherche sur les primates de l’Université de Kyoto, qui ont observé douze femelles macaques en 2014 dans le parc aux singes de Jigokudani Yaen-Koen à Nagano, sont arrivés à la conclusion que ce n’était pas la seule raison.

      Pour leur étude, publiée cette semaine, ils ont analysé le comportement des singes durant leurs bains et ont collecté leurs excréments pour mesurer la présence de glucocorticoïde, une hormone dont la concentration augmente avec le niveau de stress.

      Ils ont trouvé que les niveaux de stress des singes étaient 20 % moins élevés en moyenne après un bain.

      « L’étude a montré que se baigner dans les sources d’eau chaude n’est pas seulement bénéfique pour les humains, mais aussi pour les macaques japonais », résume à l’AFP Rafaela Sayuri Takeshita, une des auteurs de cette étude.

      Elle pense que cela pourrait aussi avoir d’autres effets positifs sur les singes, par exemple sur leur fertilité.

      « Nous voulons aussi étudier la relation entre ces bains, leur reproduction et leur longévité », ajoute-t-elle.

      http://www.lapresse.ca/sciences/

      L’expression des gènes de l’astronaute Scott Kelly modifiée par l’espace


      Scott Kelly et Mikhail Kornienko ont passé 340 jours dans l’espace à bord de la SSI, un record battu du plus long temps sans interruption. Scott a un frère jumeau Mark, les scientifiques on comparer les effets physiologiques et psychologiques d’un long séjour dans l’espace alors que l’autre est sur terre. Bien que l’analyse prendra encore plusieurs années, ils savent déjà entre autres que des gènes liés au système immunitaire et aux mécanismes inflammatoires ont de grandes différences, mais ne sont pas irréversibles, car quelques semaines plus tard cela s’est rétabli.
      Nuage

       

      L’expression des gènes de l’astronaute Scott Kelly modifiée par l’espace

       

      Scott et Mark Kelly

      Scott et Mark Kelly sont de vrais jumeaux et sont tous deux astronautes.

      NASA

      Par Joël Ignasse

      Après un an passé dans l’espace, Scott Kelly n’a plus exactement le même profil biologique et génétique que son frère jumeau resté sur Terre.

      En mars 2016, Scott Kelly et Mikhail Kornienko sont revenus sur Terre après avoir passé 340 jours dans l’espace à bord de la Station spatiale internationale. Ils ont ainsi battu le record de la plus longue période ininterrompue passée à bord de l’avant-poste orbital depuis le premier visiteur en 2000. Leur mission avait pour but d’étudier les effets physiologiques et psychologiques d’un séjour prolongé dans l’espace, en vue de préparer une mission habitée vers la planète Mars. Mais si les deux astronautes se sont chacun prêtés tout au long de leur séjour en orbite et depuis leur retour sur Terre a des centaines de tests, c’est le « patient » Scott Kelly qui présente le plus d’intérêt aux yeux des médecins. Car ce dernier a un frère jumeau, Mark, également astronaute mais à la retraite depuis quelques années.

      L’espace stresse

      Mark, le jumeau terrestre, a ainsi subi les mêmes tests que son frère. Les (vrais) jumeaux ayant un profil génétique identique, c’est une occasion unique d’étudier d’éventuelles disparités dans l’expression des gènes causées par les radiations ou la microgravité. Mais vu le nombre d’expériences qui ont été menées, il faudra des années avant d’avoir des résultats complets. Cependant plusieurs conclusions ont déjà été communiquées dès 2017, dans un article publié par la revue Nature et lors d’un meeting qui s’est tenu le 26 janvier 2017 à Galveston, au Texas.

      Ces premières conclusions ont révélé que l’organisme vivait le séjour dans l’espace comme un stress majeur et réagissait en conséquence. De nombreuses différences ont ainsi été constatées entre le jumeau qui a séjourné dans l’espace et celui resté sur Terre. Elles se situent au niveau de l’expression des gènes, de la méthylation de certains groupements ADN et affectent aussi d’autres paramètres biologiques. Ce sont sur les gènes liés au système immunitaire et aux mécanismes inflammatoires que les plus importantes différences d’expressions ont été identifiées. Toutefois la plupart des variations observées ont été réversibles quelques semaines après le retour de Scott Kelly sur Terre. 

      Scott Kelly

      Scott Kelly à bord de l’ISS. Crédit : Nasa

      7% des gènes ont conservé une trace durable

      La plupart mais pas toutes : six mois après son retour sur Terre, 7% des gènes de Scott ont conservé une trace durable de son séjour spatial et ne s’expriment plus tout à fait comme ceux de son jumeau, confirmait la Nasa en janvier 2018. Les gènes concernés sont liés à son système immunitaire, à la réparation de l’ADN, aux réseaux de formation osseuse, à l’hypoxie et à l’hypercapnie (manque d’oxygène et excès de CO2). Dans un communiqué, la Nasa souligne que ce niveau de variation est plutôt faible et que des populations humaines vivant en altitude ou les plongeurs pouvaient avoir un même niveau de changements.

      Les biologistes ont aussi remarqué, et c’est un phénomène tout à fait inattendu, que les télomères de Scott s’étaient allongés dans l’ISS. Les télomères sont composés d’une séquence d’ADN courte répétée plusieurs fois et ils coiffent l’extrémité des chromosomes. Leur longueur diminue au fil du temps et des divisions cellulaires et leur raccourcissement entraine le vieillissement cellulaire. Leur rôle semble donc majeur dans la sénescence mais la compréhension de ce mécanisme est loin d’être complète.

      Ceux de Scott se sont donc allongés dans l’espace mais cette modification n’a pas perduré : deux jours après son atterrissage ils étaient déjà en train de raccourcir. D’autres subtils changements dans les analyses biologiques existent aussi, ils ne sont pas encore tous listés et certains témoignent, comme la longueur des télomères et l’élévation des niveaux sanguins de folates, d’une amélioration de l’état de santé de Scott Kelly. Ils ne semblent pas liés à la vie en impesanteur en soi mais au régime drastique (sports et réduction calorique) que subissent les astronautes en mission.

      Pour le moment, toutefois, aucune conclusion définitive ne peut être tirée de ces conclusions préliminaires. Une autre grosse vague de résultats est attendue pour la fin de l’année 2018 mais les études sur les deux jumeaux vont se prolonger pendant encore trois ans. L’étude de leur cas, unique dans l’histoire spatiale, va permettre de mieux organiser les missions longues durée dans l’espace, notamment le voyage vers Mars. 

      https://www.sciencesetavenir.fr/

      Comment savoir si mon chat est stressé ? Les signes du stress qui doivent vous alerter


      Les chats peuvent aussi souffrir du mal-être, il y a des signes avant-coureur qui indique que ce félin vit un grand stress
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      Comment savoir si mon chat est stressé ? Les signes du stress qui doivent vous alerter

       

      chat

      Le stress chez le chat peut avoir de graves conséquences sur sa santé. Un chat stressé risque en effet de se rendre malade, de se faire souffrir lui-même. C’est pourquoi il est important de savoir en reconnaître les signes, afin d’agir rapidement sur les causes de ce mal-être comme sur ses manifestations.

      Un déménagement, l’arrivée d’une nouvelle personne dans la famille ou le départ d’un être cher, l’adoption d’un autre chat ou d’un chien, un simple meuble déplacé ou une nouvelle odeur peuvent grandement perturber le chat, très attaché à son territoire et ses habitudes. Mais comment reconnaître un chat stressé ? Quels sont les principaux signes du stress chez le chat ?

      Le chat stressé devient malpropre

      Un chat propre qui se met soudainement à uriner et déféquer n’importe où dans la maison est dans la plupart des cas un chat qui souffre, physiquement ou mentalement. Il peut chercher à marquer son territoire suite à un déménagement ou à l’arrivée d’un bébé, d’un chien, d’un autre chat…

      Le chat stressé devient fuyant ou agressif

      Votre chat très câlin et sociable semble tout à coup vous fuir ? Il se cache, reste prostré, évite les contacts humains ? Il est fort possible qu’il soit soumis à un stress intense. Une soudaine et inhabituelle agressivité envers les humains comme les autres animaux peut aussi être le signe d’un stress chez le chat, comme des miaulements répétés et le fait d’être toujours sur le qui-vive.

       

      photo chat caché

      Un chat stressé peut se mettre soudainement à fuir, se cacher, éviter ses humains… (© Flickr – Matt Chen)

      Des habitudes alimentaires bouleversées

      Votre matou très gourmand délaisse sa gamelle, ou votre chat se met soudainement à manger bien plus d’habitude ? Perte d’appétit ou voracité inexpliquée : ce changement de comportement alimentaire chez le chat est révélateur.

      Le pica, trouble du comportement alimentaire du chat qui se met à manger des produits non comestibles, est lui aussi bien souvent le symptôme d’un profond mal-être.

      • chat croquettes

      Si votre chat mange beaucoup moins ou bien plus que d’habitude, il est possible qu’il souffre de stress. (© Flickr – Isabelle Blanchemain)

      L’automutilation

      Dans certains cas graves, le chat stressé peut se lécher de façon excessive, jusqu’à s’arracher les poils (alopécie) et se faire saigner.

      L’alopécie est souvent le signe annonciateur de la dépression chez le chat, très grave car elle peut parfois entraîner la mort de l’animal.

      https://wamiz.com

      Un sourire qui vaut mille mots


      Le sourire dépend comment la personne qui reçoit le perçoit. Ce test est sur un groupe limité d’homme, alors que probablement, les femmes pourraient réagir autrement. Il y a des sourire qui sont perçu comme bonheur, joie et aussi de pouvoir et dominance.
      Nuage

       

      Un sourire qui vaut mille mots

      Des sourires.

      Photo : iStock/bowie15

      Tous les sourires n’expriment pas que de la joie ou du bonheur. Ils sont parfois associés à la dominance ou au pouvoir, et nos corps réagissent différemment selon le message perçu.

      Explication.

      Un texte d’Alain Labelle

      Des psychologues américains et israéliens ont montré que les sourires associés à la dominance mènent à une forte réaction physique. En fait, le corps des destinataires de ces sourires réagit et voit une augmentation d’hormones associées au stress.

      De l’autre côté, les sourires associés à la récompense ou au renforcement d’un comportement semblent servir de tampon contre le stress pour ceux à qui ils sont destinés.

      Les expressions faciales mènent réellement le monde. Nous le savions, mais il n’y avait pas beaucoup de science qui le prouvait. Jared Martin, Université du Wisconsin-Madison

        Ces travaux montrent que les différences subtiles dans vos expressions faciales pendant que vous discutez avec quelqu’un peuvent fondamentalement changer son expérience, ses réactions corporelles et la façon dont il perçoit que vous l’évaluez.

        Dans ces travaux, trois types de sourire ont été évalués :

      • de dominance (lié au pouvoir et au statut)

      • d’affiliation (communique un lien et montre que vous n’êtes pas une menace)

      • de récompense (grand sourire que vous donnez à quelqu’un pour lui faire savoir qu’il vous rend heureux)

        Les chercheurs ont testé la réaction de 90 étudiants masculins qui devaient donner une présentation orale devant une webcam à des juges, d’autres camarades de classe (qui participaient à l’étude).

        Pendant leurs présentations, les participants ont pu apercevoir de brefs extraits de réactions des juges, mais chacune des vidéos avait été préenregistrée et représentait un type de sourire.

        Durant ces présentations, les chercheurs surveillaient la fréquence cardiaque des présentateurs et prélevaient périodiquement des échantillons de salive pour mesurer la présence de cortisol, une hormone associée au stress.

        Constat : s’ils recevaient des sourires de dominance qu’ils interpréteraient comme négatifs et critiques, les présentateurs ressentaient plus de stress, si bien que leur niveau de cortisol montait et restait élevé longtemps après leur discours.

        D’un autre côté, s’ils recevaient des sourires de récompense, les orateurs les associaient à une approbation, et cela les empêchait d’être stressés et de produire du cortisol.

        L’effet des sourires d’affiliation se rapprochait de ceux de récompense, mais les résultats étaient plus difficiles à interpréter. Les auteurs estiment que le message d’affiliation dans le contexte de jugement était probablement plus difficile à percevoir pour les présentateurs.

        En outre, les participants dont le rythme cardiaque variait le plus montraient des réactions physiologiques plus fortes aux différents sourires.

        Mais les chercheurs affirment que la variabilité du rythme cardiaque peut être influencée par plusieurs facteurs, de l’obésité à l’anxiété en passant par la dépression. Ces facteurs peuvent entraîner une diminution de la variabilité du rythme cardiaque. Ils peuvent rendre les personnes moins susceptibles de reconnaître les signaux sociaux tels que la domination et d’y réagir.

      Ces choses que nous portons en nous changent notre façon de percevoir le monde. Jared Martin

      Les résultats de l’étude montrent que les sourires ne constituent pas nécessairement une rétroaction non verbale positive et qu’ils peuvent influer sur les interactions sociales en affectant la réaction physiologique des personnes qui les perçoivent.

      Le petit échantillon de participants exclusivement masculins limite la possibilité de généraliser ces résultats. D’autres recherches sont nécessaires pour déterminer si les hommes et les femmes réagissent différemment au même type de sourire.

      Le détail de ces travaux est publié dans Scientific

      http://ici.radio-canada.ca

      Le syndrome de résignation qui affecte des enfants migrants


      Il y a des maladies étranges que peuvent éprouver des personnes face à la fatalité. Des enfants immigrants qui avec leur famille demande l’asile sont face à l’humiliation, le racisme, voir des attaques dans un pays d’accueil finissent par déconnecter le corps et le cerveau et sont dans un état catatonique. Ils peuvent rester des mois, des années dans cet état. Le remède est l’espoir, une vie meilleur.
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      Le syndrome de résignation qui affecte des enfants migrants

       

      Le reportage d’Alexandra Szacka

      C’est un mal étrange, présent surtout en Suède. Il frappe les enfants des demandeurs d’asile, principalement ceux venus des pays de l’ex-URSS et de l’ancienne Yougoslavie.

      Un texte d’Alexandra Szacka

      On l’appelle le syndrome de résignation. L’enfant est dans un état semi-comateux, une sorte de catatonie. Il a les yeux fermés, les dents serrées, il ne bouge pas, ses muscles n’ont aucun tonus et il doit être nourri à l’aide d’une sonde gastrique.

      Cet état peut durer jusqu’à trois ans, dans certains cas.

      On a commencé à diagnostiquer le syndrome en Suède à la fin des années 90. Entre 2003 et 2005, plus de 400 enfants de migrants en ont été frappés. Aujourd’hui encore, on diagnostique le syndrome chez plusieurs dizaines d’enfants chaque année.

      À trois heures de route au nord de la capitale suédoise, Stockholm, Radio-Canada est allé voir l’une de ces familles de demandeurs d’asile, un couple d’Arméniens originaires de Moscou, avec trois enfants.

      Les deux plus vieux, Kostan, 18 ans, et Miléna, 13 ans, souffrent du syndrome de résignation.

      Couchés côte à côte dans une chambre vide aux murs tristes, le frère et la sœur donnent l’impression d’adolescents tout ce qu’il y a de plus normal, juste endormis. Pourtant, ils sont couchés là depuis deux ans et demi pour Kostan et presque deux ans pour sa sœur.

      Elisabeth Hultcrantz, une docteure qui consacre aujourd’hui tout son temps à soigner bénévolement une cinquantaine de ces jeunes, les a examinés devant nous.

      « Je n’arrive pas à obtenir de contact visuel », se plaint-elle en soulevant tour à tour les paupières de l’un et de l’autre. Et c’est comme ça depuis le début.

      Toute une série d’examens simples lui permet de constater, encore une fois, qu’il n’y a pas de dommages neurologiques. Ces enfants se sont simplement retirés de la vie.

      « Ils ont tous subi un traumatisme, une situation où leur vie était menacée. Et en général, ce traumatisme date d’avant leur venue en Suède », explique la Dre Hultcrantz, qui était spécialisée en oto-rhino-laryngologie avant de prendre sa retraite et de se consacrer à ces enfants.

      C’est un syndrome de dissociation. Le cerveau se dissocie du corps. La docteure Elisabeth Hultcrantz

      Elisabeth Hultcrantz ajoute que ces enfants appartiennent pratiquement tous à des minorités ethniques, souvent persécutées dans leur pays d’origine.

      Sonia Lupien, spécialiste en neurosciences et fondatrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH) de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, abonde dans le même sens. « [C’est] une très, très grande peur, un très grand stress qui va faire en sorte que toute la mobilisation du corps, qui devrait être là pour vous aider à survivre, va tout simplement tomber et on va faire le mort. »

      Généralement, les symptômes commencent par un état dépressif et petit à petit, il y a une perte de conscience suivie d’un état catatonique.

      Malades imaginaires ou réels?

      Pendant des années, des gens ont avancé qu’il s’agissait de simulation pour faciliter l’obtention d’une résidence permanente en sol suédois. D’autres ont évoqué une maladie contagieuse. Toutes ces théories ont finalement été écartées.

      « Ils ne réagissent pas à la douleur, la douleur ce n’est pas quelque chose à quoi on peut simuler de ne pas réagir, c’est impossible », indique Sonia Lupien.

      Les parents des deux jeunes, qui préfèrent témoigner anonymement, tellement ils ont peur d’être expulsés, confirment qu’ils ont été témoins de toutes les étapes de la maladie.

      Ils sont désespérés. Arrivés en Suède à la suite d’humiliations et d’attaques racistes dont ils ont été victimes en Russie, ils pensaient trouver un havre de paix pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

      Aujourd’hui, leur vie est rythmée par les soins à donner à leurs deux enfants atteints du syndrome. La toilette, la gymnastique, la prise d’aliments cinq fois par jour, toujours à travers le tube gastrique, les promenades en fauteuil roulant.

      Mes enfants étaient tous joyeux, ils avaient de bons résultats à l’école. Ils n’étaient pas du tout fermés. La mère de Kostan et de Miléna

      La mère raconte qu’au début, quand son fils s’est effondré, inconscient, ils ont appelé l’ambulance en pensant que cela allait se résorber rapidement. Mais à l’hôpital, on ne leur a pas donné beaucoup d’espoir : Kostan allait demeurer dans cet état pour longtemps.

      L’angoisse liée à leur situation précaire en Suède est l’un des éléments-clés pour comprendre la source du mal qui afflige les deux enfants du couple. À l’origine toutefois, les enfants ont d’abord été traumatisés par des attaques racistes violentes contre leur père.

      Kostan et Miléna ont vu ces attaques de leurs propres yeux.

      Un stress constant

      Aujourd’hui, au sein de la famille, la tension est à son comble. Les autorités suédoises leur ont refusé l’asile l’automne dernier.

      Ils ont porté leur cause en appel, mais gardent peu d’espoir. Les autorités suédoises ont été catégoriques : l’état de leurs enfants n’empêchera pas leur expulsion.

      La Dre Hultcrantz est pourtant formelle. Voyager en avion constitue un très grand danger pour ces enfants. Ils peuvent en mourir.

      Malgré cela, les autorités suédoises se montrent inflexibles. Il y a quelques jours, une famille arménienne de cinq personnes, dont la fille aînée souffre du syndrome depuis près d’un an, a été expulsée vers la Pologne.

      Mais il existe un espoir de guérison pour ces enfants.

      Dans pratiquement tous les cas, aussitôt que les parents ont obtenu un permis de séjour, les enfants ont commencé à aller mieux. Le retour à la vie normale peut prendre jusqu’à un an, mais le sentiment de sécurité est pratiquement le seul remède.

      Il n’y a qu’un médicament possible pour ces enfants et c’est la restauration de l’espoir. Sonia Lupien, spécialiste en neurosciences

      Même son de cloche du côté de la Dre Hultcrantz, qui a elle-même vu plusieurs de ces enfants revenir à une vie normale après que leurs familles ont obtenu le droit d’asile.

      « J’étais comme dans une bulle. Je ne comprenais pas ce qu’on disait, mais j’entendais des voix joyeuses », lui aurait confié une de ses jeunes patientes. « Tout à coup, la bulle a éclaté et j’ai commencé à entendre ce qu’on disait », a-t-elle relaté.

      Il a ensuite fallu plusieurs mois pour que cette jeune fille revienne complètement à la vie normale.

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      Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?


      Sommes-nous rendu une société intolérante ? Le stress, l’impatience face aux bruits, à l’attente, aux enfants, la rage au volant et la liste est longue. Nous avons tellement d’informations en une seule journée, on interagie avec les gens avec un bref instant qu’il est frustrant de ne pas avoir de réponse dans l’immédiat. On ne sait plus attendre avec un monde qui tourne autour beaucoup plus vite. Faut-il réapprendre la courtoisie, la patience, le lâcher-prise ?
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      Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?

       

      Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la... (Photo thinkstock)

      PHOTO THINKSTOCK

      OLIVIA LÉVY
      La Presse

      Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la vie ? Le bruit des voisins est insupportable ? Les bouchons de circulation sont atroces ? Les transports en commun bondés ? Le quotidien est devenu un véritable enfer ? Pourquoi ? La faute au stress ? Au manque de temps ? Au manque de savoir-vivre ?

      L’IMPATIENCE

      Pour la Dre Johanne Lévesque, neuropsychologue, nous vivons désormais dans une société de l’instantané. Attendre est devenu impossible, voire intolérable.

      « Le côté instantané des communications fait en sorte qu’on est de plus en plus impatient. Regardez dans quel état vous êtes quand vous n’avez pas de réponse instantanée à un courriel ou à un texto ! »

      Elle explique que d’un point de vue cérébral, il y aurait un déséquilibre de la dopamine.

      « C’est le messager chimique responsable de l’inhibition, de l’attente. La dopamine est aussi le neurotransmetteur le plus important dans le plaisir et la motivation. Comme on n’est plus habitué à patienter, 15 minutes vont sembler une éternité parce que désormais, la production de dopamine n’est déclenchée que pour des événements agréables et stimulants », affirme la neuropsychologue.

      La peur de manquer quelque chose nous rend aussi plus impatients. Les gens s’activent sans cesse pour ne rien manquer et sont toujours connectés à leurs cellulaires.

      « Il y a 100 ans, l’être humain recevait en une année la même quantité d’information qu’on reçoit aujourd’hui en une journée ! », soutient la Dre Johanne Lévesque.

      LES COLÈRES SPONTANÉES

      « Sur le stress chronique, ce qu’on sait, c’est que si vous prenez un rat [on ne fait pas de tests sur ce sujet sur les humains], et que vous le stressez tous les jours, qu’est-ce qui va arriver ? Sa réponse de stress biologique va diminuer, car il va s’habituer à ce même stress quotidien, mais il va y avoir un prix à payer : il va devenir 10 fois plus réactif à tout nouveau  » stresseur « , explique Sonia Lupien, fondatrice et directrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH). Et chez l’humain, ce sera pareil. On va réagir au quart de tour à des choses qui nous laissaient indifférents. On appelle ça les colères spontanées, c’est un indice que le cerveau envoie, et qui signifie qu’il y a un stress chronique. »

       Les rages au volant sont un bel exemple de colères spontanées.

      L’AUGMENTATION DES INTERFÉRENCES

      « On n’a jamais été autant en interaction les uns avec les autres. En étant aussi proches, il est évident que le bruit des voisins va nous déranger. Les études démontrent qu’il y a plus de stress en milieu urbain que rural, car il y a plus d’interférences, ce qui pourrait expliquer cette sensibilité et irritabilité face aux autres », soutient Sonia Lupien.

      Elle cite les recherches du Dr Irwin Sarazon qui a conclu que le stress résultait d’une interférence. Par exemple, lors d’un concert, si une personne de grande taille s’assoit devant et vous bloque la vue, c’est une interférence. C’est désagréable, ça gâche votre plaisir et ça vous cause du stress.

      « Si vous êtes déjà à un niveau de stress élevé et que vous êtes dérangé par des interférences à répétition, vous serez évidemment plus irritable, mais le sujet n’a pas été étudié de cette façon », explique Sonia Lupien.

      La spécialiste du stress estime que le festival des cônes orange n’est autre que de l’interférence cognitive à temps plein sur des milliers de gens.

      « C’est un laboratoire humain sur le stress. Jour après jour, les gens se retrouvent devant des situations imprévisibles et se disent : où vais-je encore rester pris et quel sera mon retard ? C’est la recette parfaite où on joue avec nos nerfs. »

      MANQUE DE SAVOIR-VIVRE

      Il n’y a aucun doute, il y a un manque de civilité et de courtoisie au quotidien. La politesse est en déclin.

      « Quand on sort de chez soi, on se rend compte qu’il y a des décalages dans le savoir-vivre. On se demande si la politesse se transmet encore ou qu’elle est chose du passé », déplore Julie Blais Comeau, spécialiste de l’étiquette.

      Sur les trottoirs, elle remarque que les gens ont la tête penchée sur leur téléphone intelligent, écouteurs dans leurs oreilles, ne voient et n’entendent plus rien et foncent donc dans les passants !

      « Il y a des campagnes de publicité qui ont pour thème la courtoisie au volant et dans les transports en commun. Pourquoi ? Parce qu’on a oublié les règles de base ! Il faut nous les rappeler à coups de publicité ! Vous imaginez ! On ne met plus les clignotants, on dépasse n’importe comment, on se bat pour entrer dans l’autobus et dans la rue les voitures éclaboussent les passants ! »

      Elle suggère le retour des cours de respect et de civilité à l’école.

      PERFORMANCE, PRESSION ET MANQUE DE TEMPS

      « Dans le contexte actuel de la conciliation travail-famille, les gens manquent de temps. Le travail déborde sur les moments passés en famille, car les exigences sont plus élevées, les échéances plus serrées, on demande d’être très performants, et c’est stressant. Le marché du travail est précaire et les revenus incertains, alors les employés sont sous pression », explique Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration, TELUQ.

      Du côté de la famille, la professeure indique que les ruptures familiales sont de plus en plus nombreuses et qu’on demande aux enfants d’être toujours plus performants.

      LES EMPLOYÉS EN MAL DE RECONNAISSANCE

      En ressources humaines, Diane-Gabrielle Tremblay observe qu’il y a une grande absence de reconnaissance.

      « J’entends souvent dans les enquêtes que le travail accompli n’est jamais reconnu à sa juste valeur alors que ça ne coûte rien de féliciter ses employés à qui on en demande toujours plus ! Pourquoi les cadres ne donnent pas cette reconnaissance tant demandée et qui fait toute la différence ? », s’interroge-t-elle. 

      Le télétravail, une ou deux fois par semaine est une des pistes de solution pour avoir des employés plus heureux et donc moins irritables, au quotidien.

      « Les études sont très positives et démontrent que les gens ne sont pas dérangés, qu’ils ne perdent pas de temps dans les transports et veulent conserver ce qu’ils considèrent comme un avantage. C’est dommage, car on ne considère pas assez le télétravail, alors qu’il y a un vrai intérêt, un taux de performance élevé et moins de stress », estime Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’école des sciences de l’administration, TELUQ.

      ON TOLÈRE MOINS LES ENFANTS

      « Dans une société vieillissante, on perçoit les enfants comme le choix des adultes qui en sont les uniques responsables. C’est très néo-libéral comme approche alors que dans d’autres cultures, les enfants font partie de la vie de la collectivité, tout le monde participe à leur bien-être, l’État, la municipalité et ils sont, en quelque sorte, la responsabilité de tous, ce qui n’est pas le cas ici, constate Stéphanie Gaudet, professeure de sociologie à l’Université d’Ottawa. Nous vivons dans une société qui individualise tous nos choix, c’est certain qu’on est plus intolérant parce qu’on se dit, quand on voit des enfants agités, qu’il n’est pas normal que les parents ne les contrôlent pas, car ils ont fait le choix d’en avoir ! »

      LE MODE DE VIE EN SOLO

      28 % des Canadiens 33 % des Québécois.

      On vit plus que jamais seul, c’est le mode de vie

      « Évidemment, ça a un impact sur notre façon d’être, car cette individualité fait en sorte qu’on tolère moins les autres », observe la professeure.

      LA CULTURE MARCHANDE

      « La culture marchande fait ressortir le côté individualiste. Je suis un client, j’ai payé pour mon billet d’avion, j’ai droit à avoir un vol calme, car quand on paye pour un service, on veut qu’il soit adéquat. […] La culture de la consommation est valorisée, de nombreux ménages canadiens sont endettés, notre mode de vie fait en sorte qu’on n’a pas de marge de manoeuvre pour faire face aux imprévus de la vie : un enfant en difficulté, des parents malades et tout déraille. Toute l’organisation de la société n’aide pas les individus. C’est chacun pour soi, chacun à sa place, ça manque d’humanité », se désole la sociologue.

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      >Comment rester calme ou éviter de s’énerver ?

      Le fameux « lâcher-prise » est de mise. On ne peut pas tout faire et tout maîtriser, tout le temps ! Il faut faire des choix et accepter ses limites. Si les colères spontanées deviennent récurrentes, c’est peut-être le temps de prendre un moment de réflexion.

      « Il faut diminuer notre réponse au stress, aller faire une marche et perdre l’énergie mobilisée, car c’est ce qui fait en sorte que nous sommes tendus. Fondamentalement, il va falloir un jour changer de mode de vie, car quand vous êtes en colère, dites-vous que la seule personne qui souffre, c’est vous » estime Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain.

      http://www.lapresse.ca