Manipuler un objet… et se calmer!


Je n’ai pas encore vue sauf sur Internet le fidget spinner, une sorte de toupie que l’on manipule pour le faire tourner entre les doigts et qui permet de se concentrer. Il semblerait que pour certains comportements, que cet objet serait utile en autant que l’enfant ou même l’adulte en prenne conscience du pourquoi, qu’il a ce besoin de manipulation. Il y a d’autres objets qui peuvent faire l’affaire. À l’école, que je devais écouter un professeur, je dessinais sur mes cahiers, pour me concentrer sur le cours
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Manipuler un objet… et se calmer!

 

 

Le « fidget spinner », l'objet de modulation sensorielle de... (PHOTO FOURNIE PAR FDMT)

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Le « fidget spinner », l’objet de modulation sensorielle de l’heure

PHOTO FOURNIE PAR FDMT

ISABELLE AUDET
La Presse

Les enfants et les adolescents se ruent ces jours-ci sur le fidget spinner, tout petit objet qui tournoie entre leurs doigts. Outil attrayant, certes, mais qui favoriserait aussi la concentration. Au-delà de cet engouement, en quoi la manipulation d’un objet nous rend-elle plus attentifs ?

Le « fidget spinner » est présenté comme le jouet de l’année 2017 par le magazine Forbes aux États-Unis.

IMAGE TIRÉE DE TWITTER

Bien qu’il soit d’abord annoncé comme un outil favorisant la concentration, le fidget spinner connaît depuis le début de l’année un succès qui dépasse largement les besoins thérapeutiques. Tant et si bien que cette toupie nouveau genre est présentée comme le jouet de l’année 2017 par le magazine Forbes aux États-Unis.

« C’est vraiment la folie ! C’est la première fois que je vois ça. On a beaucoup de mal à en garder en stock », confirme Karine Gagner, présidente de FDMT, une entreprise spécialisée dans les outils d’apprentissage.

Au-delà du divertissement, cet objet tient-il ses promesses ?

« On peut en débattre, tempère-t-elle. Le faire tourner et ressentir la vibration dans sa main peut permettre à certains de mieux se concentrer. Mais est-ce l’idéal pour la salle de classe ? Je n’en suis pas convaincue, surtout qu’il y a un phénomène de nouveauté. »

Certaines personnes éprouvent effectivement un besoin irrépressible de manipuler de petits objets, de les déformer ou encore de les tourner dans tous les sens.

Ça aide à moduler notre niveau d’éveil, qui est éventuellement notre niveau de stress », explique Caroline Huard, ergothérapeute.

Ainsi, le fait de triturer un objet répond à un besoin – un besoin de se stimuler ou, au contraire, de se détendre.

« Disons qu’à un niveau d’éveil à zéro, je ne suis pas motivée du tout, et qu’à neuf ou dix, je suis en mode panique ; il faut que je me situe environ au niveau cinq pour bien fonctionner », explique-t-elle.

« Manipuler un objet permet de me garder éveillée, ou encore de me calmer si j’éprouve le besoin de me lever ou de courir partout. » – Caroline Huard, ergothérapeute

Balles de stress, objets de caoutchouc à mordiller, bracelets de plastique à déformer : ces outils permettent notamment à des personnes atteintes d’une affection comme un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ou un trouble du spectre de l’autisme de s’« autoréguler », et d’être disposées à écouter ou à travailler.

Ces objets connaissent aussi beaucoup de succès dans la population en général.

« Il y a plus de demande qu’il n’y en avait pour des personnes avec ou sans diagnostic, constate Mme Gagner. On est tous des êtres humains plus ou moins sensibles. Si j’assiste à une conférence pendant deux heures, c’est utile ! »

PAS UNE SOLUTION MAGIQUE

Il ne suffit toutefois pas d’un objet à manipuler pour régler un problème d’attention ou de stress, ajoute Caroline Huard :

« Disons qu’un enfant a accès à un spinner dans son coffre à crayons. S’il sent que quelque chose ne va pas, il va avoir le réflexe d’aller le chercher et de « gosser » avec. Ça peut l’aider, mais pour qu’il en retire des bienfaits, il doit y avoir une approche plus globale. On va amener l’enfant à être conscient qu’il est stressé, par exemple, et que c’est pour cette raison qu’il utilise cet outil. »

L’ergothérapeute précise que l’utilisation de ce type d’objet de modulation sensorielle demande un certain niveau de conscience. Elle invite notamment les enfants à comprendre quelles sont les raisons qui les poussent à les utiliser.

« Faire une utilisation inconsciente de cet outil ne fait que mettre un pansement sur un bobo. » – Caroline Huard

« Si l’enfant apprend à reconnaître ses besoins, il pourra se dire qu’à ce moment-là, il a plutôt besoin de se lever pour bouger un peu, ou encore de respirer pour mieux gérer son stress. C’est comme ça qu’on l’amène à devenir un adulte en meilleure santé », explique l’ergothérapeute.

L’ergothérapeute conseille d’utiliser différents outils sensoriels et de vérifier leur efficacité auprès des enfants afin d’éviter qu’ils ne soient qu’une distraction.

« Tenir un journal de bord peut être utile. Est-ce que l’anxiété baisse quand on utilise un objet en particulier ? Est-ce qu’elle remonte par la suite ? Ça peut nous aider. »

LE QUOTIDIEN DE FRÉDÉRIC

Les outils sensoriels font partie du quotidien d’Isabelle* et de son fils Frédéric, 10 ans. Le garçon vit avec un TDAH, des troubles orthographiques, mais aussi avec une douance. Résultat : il a du mal à se concentrer en classe et ses difficultés entraînent beaucoup d’anxiété.

« Je teste tous les objets parce que j’ai peur qu’il joue avec ces bébelles, mais ça fonctionne généralement bien, parce qu’il a vraiment besoin de bouger et de se calmer », raconte Isabelle, qui a elle-même une formation d’ergothérapeute.

Au quotidien, Frédéric utilise une chaise qui lui permet de bouger, une bague qui tournoie… et un fidget spinner aussi. Après plusieurs changements d’école, Frédéric et ses parents ont trouvé un environnement où l’utilisation des outils nécessaires à sa réussite ne pose aucun problème.

À la maison, Frédéric peut aussi bouger à sa guise. Trampoline, ballon d’exercice pour s’asseoir… tous les moyens sont bons.

« La meilleure façon pour lui d’apprendre ses mots en anglais, c’est de les réciter dans le hamac ! Ça fonctionne vraiment bien avec lui. » – Isabelle, mère de Frédéric

Sans installer de trampoline en classe, Caroline Huard suggère aux enseignants d’intégrer des pauses pour bouger toutes les 20 minutes au primaire.

« Ça n’a pas besoin d’être long. Trente secondes suffisent quand on remarque que tout le monde a envie de bouger », explique-t-elle.

Frédéric comprend très bien ce que les périodes pour bouger et les outils sensoriels lui apportent.

« Il me dit : « Maman, ces outils me gardent éveillé et intéressé à ce qui se passe autour de moi » », raconte Isabelle.

Une conscience qui échappe encore à beaucoup d’adultes.

« La plupart des adultes ne sont pas conscients de leur propre niveau d’éveil, constate Caroline Huard. On va toujours aller consulter son téléphone, on va se lever, on va grignoter, on va aller prendre un autre café… on va tous s’autoréguler quand notre niveau d’éveil n’est pas optimal. Ce sont des stratégies socialement acceptables, mais il faut identifier la cause sous-jacente. »

* Isabelle, la mère de Frédéric, nous a demandé de ne publier que leurs prénoms pour préserver l’anonymat de son fils.

Quelques bjets de modulation sensorielle

 

BALLE DE STRESS

C’est le classique des objets de modulation sensorielle.

Les boutiques spécialisées en offrent plusieurs modèles pour des sensations diverses, mais « celles que l’on trouve dans les [magasins à bas prix] fonctionnent aussi très bien », dit Caroline Huard, ergothérapeute.

TANGLE

Cet outil est fait de pièces de plastique reliées les unes aux autres. Il ressemble à un collier ou à un bracelet, mais sa conception à la fois souple et rigide permet à l’utilisateur de le tordre dans tous les sens.

CUBE RUBIK

Sans nécessairement le réussir, faire tourner les faces d’un Cube Rubik peut avoir un effet apaisant, fait remarquer Caroline Huard. Pour certains, le simple fait de manipuler l’objet peut aider à maintenir l’attention.

CURE-PIPE

Ce petit accessoire de bricolage peut aussi avoir des effets apaisants ou stimulants.

« C’est vraiment intéressant au niveau tactile, soutient Mme Huard. Dans une formation, on avait mis un cure-pipe sur notre bureau sans nous dire pourquoi, et tout le monde jouait avec ! »

PAPIER ET CRAYON

En griffonnant, certains semblent inattentifs, mais au contraire, ils sont plus concentrés que jamais.

« Je suggère parfois [aux enfants] de dessiner dans un cahier de mandalas, explique l’ergothérapeute. On leur demande de répéter ce qu’on a dit pour vérifier, et c’est souvent très efficace. »

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Un avion forcé à atterrir à cause de pets de chèvre


Cela s’est passé en 2015 en Indonésie. Le stress chez la chèvre semble activé les flatulences. Alors imaginé plus de 2000 chèvres dans un espace restreint. Rien ne vaut le plancher des vaches
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Un avion forcé à atterrir à cause de pets de chèvre

Un Boeing 747 cargo a été obligé de se poser sur l’île de Bali, en Indonésie, après le déclenchement de ses détecteurs de fumée, selon le journal The Aviation Herald. 

Mais le déclenchement des alarmes, qui a conduit l’équipage à atterrir en urgence, n’était pas dû à la présence de fumée à bord de l’appareil. Après inspection sur le tarmac, les experts ont découvert l’origine du problème. L’avion transportait 2186 chèvres qui, stressées par le vol, ont émis des flatulences.

Selon les experts, c’est le méthane que contenaient ces flatulences qui a déclenché les alarmes. L’avion a pu repartir deux heures après.

http://www.lefigaro.fr/

Le Saviez-Vous ► 3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens


On a cette fâcheuse tendance à donner aux animaux domestiques des sentiments humains, alors que c’est une erreur. Comme on le voit dans diverse vidéos, cette croyance est très forte
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3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens

 

Chien

3 idées reçues sur les chiens totalement fausses.

© CATERS/SIPA

Anne-Sophie Tassart Journaliste

Fidèle compagnon de l’Homme depuis des milliers d’années, le chien (Canis lupus familiaris) est un animal encore mal compris : certaines idées reçues ont la vie dure. L’anthropomorphisme, ou la tendance à attribuer à un animal (ou à autres choses) des sentiments humains, n’y est pas pour rien dans ces erreurs. Certaines vidéos virales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux contribuent à propager ces interprétations inexactes du comportement canin.

Non, les chiens n’aiment pas forcément les câlins

Si entre humains, une étreinte peut avoir un effet apaisant, ce n’est pas forcément le cas pour nos compagnons à quatre pattes. En effet, dans un papier paru sur le site Psychology Today, Stanley Coren, un neuropsychologue américain et spécialiste canin affirme que 4 chiens sur 5 montrent des signes de stress lorsqu’ils sont câlinés par une personne, familière ou inconnue. C’est en observant plus de 250 photos de chiens enlacés que le chercheur a constaté que 81,6 % de ces animaux s’en trouvent stressés, contre seulement 7,6% appréciant l’étreinte amicale dont ils sont l’objet. Suivant son caractère, l’animal peut ressentir de l’anxiété et de l’inconfort, détournant le regard, abaissant ses oreilles et se léchant de manière compulsive, pendant l’étreinte. D’autres peuvent vivre cet acte comme une agression. Enfin, certains chiens peuvent apprécier les étreintes : ouf.

Non, les chiens ne voient pas en noir et blanc

La croyance commune veut que les chiens ne soient capables de percevoir le monde qu’en noir et blanc : erreur ! Ces animaux ont une vision bien plus complexe que cela. Même si leur spectre de vision est plus étroit que le nôtre, ils sont néanmoins sensibles au marron, au bleu et au jaune tout comme les chats. Cependant, les chiens ont une meilleure perception du mouvement que nous. Conséquence : lorsque nous voyons une image continue sur notre télévision, ces animaux voient une série d’images qui clignotent très rapidement à cause du rafraichissement de l’écran qui se produit 60 fois par seconde. Mais ce phénomène ne les empêchent pas d’avoir un réel intérêt pour le petit écran et plus particulièrement pour les sons qu’il diffuse surtout s’il s’agit de jappements et d’aboiements.

Non, ce chien ne se sent pas coupable

Le chien a fait une bêtise et sous les réprimandes de son maître (muni de son smartphone), il s’éloigne et semble se cacher. Ce genre de vidéos fait régulièrement le buzz sur les réseaux sociaux : un animal penaud qui semble s’excuser, ça plaît. Sauf que la réalité est tout autre : selon une étude parue en 2015 dans la revue Behavioural Processes, ces animaux ne ressentent pas de culpabilité. Et d’après une autre étude, l’attitude fuyante du chien serait en réalité une réponse au comportement négatif de son maître, qu’il ait fait une bêtise ou non. Il ne s’agit donc pas ici de culpabilité mais bien de crainte

http://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► Problèmes de cheveux, ennuis de santé?


Les cheveux peuvent être très bavards sur bien des choses comme par exemple notre santé.
Ils sont blancs avant 40 ans ? Ils sont fourchus ? Perte des cheveux ? La science y répond
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Problèmes de cheveux, ennuis de santé?

 

Des cheveux secs. Sans éclat. Des pointes fourchues. Au-delà des considérations esthétiques, ces soucis capillaires fréquents peuvent parfois dénoter un problème de santé.

Donna MacMullin et Michèle Mayrand

Les cheveux en ont long à raconter. Les experts médicolégaux analysent depuis longtemps les échantillons capillaires comme preuves d’ADN. Une nouvelle étude révèle que les protéines qu’ils contiennent fournissent suffisamment d’informations pour identifier une personne avec précision. Hors des laboratoires scientifiques, le cheveu peut aussi vendre la mèche sur notre état de santé. Quand faut-il réagir? Par ici, les indices!

Perte de cheveux

Quand des mèches tombent chaque fois qu’on passe la main ou la brosse dans la chevelure, on a peut-être affaire à une carence nutritionnelle, selon la Dre Sandy Skotnicki, professeure agrégée de dermatologie à l’Université de Toronto.

 «La chute des cheveux indique en général que nos réserves de fer sont basses. Elle fait partie des effets secondaires possibles de certains médicaments comme les antidépresseurs et les contraceptifs, mais elle est habituellement passagère», mentionne la dermatologue.

Une perte de cheveux abondante peut être occasionnée par le stress, des dérèglements hormonaux ou des problèmes de métabolisme. On parle alors d’alopécie.

«Il s’agit souvent d’une réaction au stress, dit la DreSkotnicki. Par exemple, beaucoup de femmes perdent leurs cheveux à la suite d’un accouchement – souvent un choc pour le corps qui a parfois pour effet de stopper la croissance des follicules pileux.»

Une chute de cheveux importante n’est pas à prendre à la légère, indique le Dr Jeff Donovan, dermatologue et spécialiste du cuir chevelu établi à Vancouver.

«Je note les antécédents du patient, j’évalue son état de santé et j’examine son cuir chevelu pour dépister d’éventuels problèmes sous-jacents.»

Pointes fourchues

Il nous arrive à toutes d’avoir de temps à autre des pointes fourchues. L’usage fréquent des fers à lisser ou à boucler, des séchoirs trop chauds et des produits chimiques fragilise la chevelure. Mais jusque-là, pas de quoi s’inquiéter. Par contre, si les cheveux deviennent extrêmement secs et fragiles, ça vaut la peine de consulter un médecin. Selon le Dr Donovan, la source du problème n’est probablement pas un manque d’hydratation, et boire plus d’eau n’y remédiera pas.

«Une sécheresse persistante peut être le signe de troubles thyroïdiens.»

Le mieux est de procéder à des analyses sanguines pour évaluer l’activité de la glande thyroïde et le taux de fer, recommande le dermatologue.

«Environ 35% des femmes en préménopause ont une carence en fer et 15% des femmes présentent des anomalies de la thyroïde qui peuvent entraîner des problèmes capillaires.»

Cheveux ternes

Une mauvaise alimentation peut également altérer le lustre des cheveux, indique le DrDonovan. Les cheveux sont composés d’une protéine, la kératine, qui leur donne leur structure. Un apport protéinique insuffisant peut fragiliser la fibre capillaire. Les multivitamines font partie des solutions pour faire regagner de l’éclat.

Pellicules et squames

Environ une personne sur deux a des pellicules un jour ou l’autre dans sa vie.

«Ce n’est pas un problème de santé à proprement parler, explique la Dre Skotnicki. Elles seraient causées par un micro-organisme qui prolifère sur le cuir chevelu.»

Selon une étude récente, leur apparition serait davantage liée à un déséquilibre bactériologique, et non à la présence d’un champignon, comme on l’a longtemps cru. Maintenir l’équilibre entre certaines bactéries du cuir chevelu serait donc une piste à explorer comme moyen de prévention. Si les squames sont jaunes et que l’irritation du cuir chevelu s’étend au visage et au dos, on a peut-être affaire à une affection inflammatoire appelée dermatite séborrhéique. Un médecin ou un dermatologue pourra alors prescrire un shampooing ou un traitement topique.

Cheveux gris avant 40 ans

Malgré les croyances populaires, les cheveux blancs ne sont habituellement pas causés par le stress. La chevelure se décolore quand les cellules appelées mélanocytes cessent de produire la mélanine – le pigment qui lui donne sa coloration. C’est un phénomène propre au vieillissement. Mais quand l’«envahisseur» apparaît avant 40 ans, c’est une affaire d’hérédité, précise la Dre Skotnicki.

«On ne peut rien y faire.»

Tout espoir n’est pourtant pas perdu: des chercheurs de l’University College de Londres ont identifié le gène responsable du grisonnement… une découverte qui pourrait mener à la mise au point de traitements pour ralentir ce processus.

http://fr.chatelaine.com

La longue épreuve des sinistrés


L’eau qui a inondé les rues voisines et une partie de ma rue a baissé ce matin et en revenant à la maison ce soir, même chose. Sans avoir été évacuée, j’ai trouvé la fin de semaine stressante et épuisante, pourtant, je n’ai rien perdu. Alors, je peux imaginer ceux qui ont dû tout laisser derrière eux. Le retour sera tout aussi difficile, sinon plus avec tout ce qu’il faudra faire pour reprendre une vie normale. Et l’aide qu’il soit physiologique, physique ou même administrative, il y a de l’aide qu’il ne faut pas hésiter de demander
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La longue épreuve des sinistrés

 

Deux hommes accompagnés d'un chien surveillent l'eau qui commence à inonder leur maison.

Des résidents surveillent la montée des eaux à l’île Mercier, au Québec, le 5 mai 2017. Photo : La Presse canadienne

La plupart des sinistrés des inondations passeront à travers les difficultés qui les attendent, malgré le stress et l’épuisement. Toutefois, un faible pourcentage souffrira de troubles psychologiques plus graves.

Un texte de Danielle Beaudoin

Quand l’eau va se retirer et que les sinistrés vont rentrer chez eux, tout ne sera pas réglé, loin de là.

« Ce qui est particulier des inondations, ou de ces catastrophes naturelles là, c’est que ça ne finira pas lorsque l’eau va partir; ça commence. C’est un travail de longue haleine », rappelle Christophe Fortin, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa et psychologue attaché à l’Institut en santé mentale de Montréal (CIUSSS-EMTL).

L’expert souligne que la majorité des gens touchés par les inondations n’auront pas de séquelles sur le plan psychologique. Les sinistrés subissent bien sûr un stress énorme, et il est normal qu’ils vivent de l’anxiété, qu’ils dorment mal, qu’ils soient en colère, frustrés ou qu’ils se sentent impuissants. Ces réactions devraient disparaître avec le temps. Toutefois, 10 % des sinistrés auront des séquelles psychologiques, selon Christophe Fortin.

Les gens qui vont développer un trouble du stress post-traumatique à la suite d’un événement comme l’inondation, ça va être extrêmement limité, mais ça va nous exposer à toutes sortes d’autres problématiques, notamment l’anxiété, la difficulté de sommeil et la dépression. Christophe Fortin, psychologue

Des sinistrés vont même développer des phobies spécifiques à l’eau, aux inondations ou à la pluie, ajoute l’expert.

Certaines personnes qui avaient des vulnérabilités x et y, peut-être parce qu’ils avaient déjà vécu des inondations, peut-être parce qu’eux-mêmes étaient déjà fatigués, qu’il y avait déjà un problème de santé mentale; ces gens-là vont avoir besoin d’aide. Christophe Fortin, psychologue

Brigitte Saint-Germain, porte-parole de l’Armée du salut, en sait quelque chose. Elle et d’autres bénévoles sont sur le terrain à Rigaud, une des zones touchées par les inondations. Le week-end dernier, elle a accompagné des policiers chez des résidents qui refusaient de quitter leur demeure. Elle a notamment rencontré une dame seule, dans la cinquantaine, veuve depuis moins d’un an. L’eau était sur le point de s’infiltrer dans la maison, mais la femme refusait de partir.

Il a fallu qu’on fasse appel aux policiers pour la sortir. Elle pleurait beaucoup, elle était presque désorganisée, elle était sur le terrain, elle ne savait pas trop où s’en aller. Brigitte Saint-Germain, de l’Armée du salut

L'arrondissent de Pierrefonds-Roxboro est celui où le plus de résidences ont été évacuées en raison des inondations.

L’arrondissent de Pierrefonds-Roxboro est celui où le plus de résidences ont été évacuées en raison des inondations. Photo : Radio-Canada/Julie Marceau

« Qui veut aller loin ménage sa monture »

Christophe Fortin met les sinistrés en garde contre l’épuisement physique et psychologique. Cette phase survient après quelques jours d’efforts soutenus et de grand stress.

Selon les ressources dont les individus disposent, on va entrer dans la phase d’épuisement. Physique, psychologique, parce que les gens vont perdre beaucoup de choses. De la valeur, des biens, des choses qui sont irremplaçables, comme l’album de photos de la famille. Christophe Fortin, psychologue

Le psychologue conseille par exemple aux familles sinistrées de surveiller les réactions à court et à moyen terme de leurs proches. Est-ce que votre conjoint s’absente du travail trop souvent? A-t-il changé ses habitudes? Si vous remarquez des changements inquiétants, conseillez-lui de demander de l’aide. Quant aux proches des sinistrés, n’hésitez pas à prendre régulièrement des nouvelles d’eux, pour voir s’ils ont besoin d’aide.

Autre conseil de l’expert : il faut respecter ses limites.

« Souvent, lorsqu’on est dans une phase de résistance, on est sur l’adrénaline, on se dit : “C’est beau; il me reste de l’énergie pour faire face à la situation”. Mais malheureusement les gens dépassent les limites, les gens s’épuisent, et après ça, il reste moins de ressources pour faire face à ce qui va suivre. »

Si on est absolument pressé de retrouver son nid dans l’état où on l’avait laissé avant les inondations […], si on se lance à corps perdu dans les travaux, c’est évident que les gens vont s’épuiser. Comme le dit si bien l’adage, « qui veut aller loin ménage sa monture ».Christophe Fortin, psychologue

Des équipes d’intervention psychosociale sur le terrain

Les établissements de santé des zones inondées ont dépêché des équipes sur le terrain : psychologues, travailleurs sociaux, infirmiers et autres professionnels. Par exemple, dans les secteurs de Rigaud et de Vaudreuil-Dorion, une vingtaine d’intervenants psychosociaux sont là jour et nuit pour aider les sinistrés.

« On est sur le terrain depuis le 20 avril », précise Johanne Girard, gestionnaire à l’accueil psychosocial au CISSS de la Montérégie-Ouest.

Les intervenants travaillent de concert avec la Croix-Rouge, qui fournit repas et logement aux personnes évacuées.

Les intervenants se tiennent dans les centres d’accueil pour les sinistrés, et ils sillonnent les rues pour parler aux gens.

« Des gens qui peuvent être désemparés, anxieux, et on doit les accompagner là-dedans et faire en sorte de normaliser leurs émotions aussi par rapport à ce qu’ils vivent », explique Johanne Girard.

Leur dire qu’on est là, et que s’ils ont besoin de plus de soutien, de plus de rencontres, on les met en contact avec mon équipe psychosociale; pour que ces gens-là puissent voir un intervenant plus à long terme avec des sessions, deux, trois, quatre, cinq rencontres. Johanne Girard, du CISSS de la Montérégie-Ouest

Ces services psychosociaux seront offerts aux sinistrés de toutes les régions touchées par les inondations aussi longtemps que cela sera nécessaire, promet Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique et responsable de la Montérégie, dans une entrevue à RDI diffusée le 9 mai. Ce soutien sera encore plus important une fois que les gens seront retournés chez eux, rappelle la ministre.

Mme Charlebois souligne que les équipes psychosociales sont là non seulement pour réconforter les gens, mais aussi pour les aider à faire des démarches administratives.

« Il ne faut pas hésiter à consulter. Les services psychosociaux; le mot psycho fait peur un peu. Ce n’est pas juste pour voir dans votre tête, c’est aussi pour vous aider à bien compléter tout ce que vous avez à compléter comme document, voir c’est quoi votre urgence. »

Les sinistrés peuvent aussi en tout temps contacter le 811. On les écoutera et, au besoin, ils seront dirigés vers des psychologues ou d’autres professionnels.

L’entreprise canadienne en ressources humaines Morneau Sheppell a aussi mis sur pied une ligne d’écoute téléphonique pour tous ceux qui ont besoin d’un soutien émotionnel. Elle met gratuitement à la disposition des sinistrés les services de ses psychologues.

« On a des professionnels qui sont habitués à entendre. Ils vont les écouter, ils vont tenter de les diriger vers les services publics, parce qu’on a l’information, et ceux qui sont extrêmement stressés ou qui auraient des difficultés, les rediriger vers les hôpitaux ou leurs médecins », explique Sylvain Authier, vice-président pour le Québec et l’Atlantique chez Morneau Sheppell.

Il ajoute que ces consultations au téléphone permettent aux gens de ventiler un peu, de prendre du recul, et de voir que c’est normal d’être tendu ou de pleurer dans de telles situations.

On sait que le stress post-traumatique ça existe, et il important pour nous que les gens nomment ce qu’ils vivent, pour ne pas se retrouver avec des cauchemars pendant des années, des difficultés qui peuvent prendre quelquefois plusieurs années à apparaître, et dont l’événement déclencheur était évidemment les inondations. Sylvain Authier, de Morneau Sheppell

L’entreprise a fait la même chose l’an dernier lors des feux de forêt à Fort McMurray, et elle a reçu de très nombreux appels des sinistrés.

http://ici.radio-canada.ca/

Le harcèlement scolaire a des conséquences durables


Le harcèlement à l’école qu’il soit physique, oral, virtuel peut avoir une incidence sur la santé dans les années à venir. Il semble même que même lors d’une analyse de sang, ils peuvent trouver des perturbations du taux d’hormones de stress.
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Le harcèlement scolaire a des conséquences durables

 

enfants harcelés

Les victimes de harcèlement subissent un stress intense qui peut avoir des répercutions graves sur leur santé morale et physique.

© Shutterstock / GagliardiImages

Une revue de la littérature scientifique révèle que le harcèlement à l’école, assimilable à une forme de stress chronique, provoque chez les victimes des troubles psychiques et physiques durables.

Bénédicte Salthun-Lassalle

Dans la cour de récréation, Pierre subit les moqueries et les bousculades de trois de ses « camarades » de classe depuis plusieurs mois. Il mange moins, dort mal, mais ne dit rien, pensant ainsi pouvoir s’intégrer… Mais il est stressé. Et les conséquences de ce harcèlement sur son développement ainsi que sur sa santé psychique et physique pourraient être graves, comme le suggère une revue de la littérature scientifique publiée par l’équipe de Susannah Tye, de la clinique Mayo à Rochester, et de ses collègues.

Le harcèlement dans l’enfance et à l’adolescence est une forme de stress social chronique pour la victime, qui subit un abus de pouvoir. La « violence » peut être physique (se faire pousser ou taper), verbale (se faire insulter ou intimider), indirecte (se faire manipuler ou exclure d’un groupe), ou encore virtuelle (sur les réseaux sociaux en particulier). Plus de 25 % des jeunes au primaire et au collège rapportent avoir été victime de harcèlement au moins une fois, 10 à 14 % en ayant souffert régulièrement pendant plus de six mois. Les filles sont autant concernées que les garçons, les premières étant davantage victimes d’agressions sociales et relationnelles, les seconds d’agressions physiques et verbales.

Or, en analysant plus de 100 études scientifiques, Susannah Tye et ses collègues ont mis en évidence que les effets psychologiques du harcèlement seraient semblables à ceux de la maltraitance dans l’enfance ou de toute autre forme de stress chronique. Une étude s’appuyant notamment sur le développement de jumeaux a montré que le fait d’être victime de harcèlement augmente le risque de troubles psychiatriques comme l’anxiété, la dépression, les comportements et idées suicidaires. Une autre équipe a révélé que les garçons harcelés ont 18 fois plus de risques de se suicider que leurs camarades non victimes, et les filles harcelées ont 27 fois plus de risques de souffrir de troubles paniques. Quant aux persécuteurs, ils ont 4 fois plus de risques de développer un trouble de la personnalité antisociale.

Les victimes, dès le plus jeune âge, développent souvent des troubles physiques : perte d’appétit, problèmes de sommeil, maux de tête, douleurs abdominales, troubles de la respiration et fatigue. Bien sûr, ces troubles somatiques sont liés aux difficultés psychologiques et au stress, les jeunes n’arrivant plus à gérer leurs émotions. Ces signes physiques, qui apparaissent rapidement, devraient alerter les proches et les éducateurs.

Mais le stress chronique a aussi des effets à plus long terme… L’organisme est alors incapable de retrouver son « état d’équilibre », ni d’affronter d’autres difficultés. La concentration en hormones et en neuromédiateurs (les messagers entre neurones) restent perturbées, parfois sur de très longues périodes… S’en suivent alors une inflammation des tissus et une augmentation du rythme cardiaque qui persistent, puis un risque accru de dépression, diabète et maladies cardiovasculaires (entre autres).

Ces conséquences à long terme ont été mises en évidence dans les cas d’abus sexuel et d’agressions durant l’enfance, ou de conditions de vie très défavorables, mais il est fort probable qu’elles soient similaires pour les victimes de harcèlement. En effet, les jeunes harcelés présentent des perturbations des taux d’hormones de stress semblables à celles des individus ayant subit de graves traumatismes physiques ou psychiques. Selon certaines études, à l’âge adulte, les anciennes victimes ont dans le sang des quantités beaucoup trop élevées d’un marqueur de l’inflammation, comparées aux enfants non martyrisés. Preuve d’une inflammation chronique, qui a certainement des répercutions sur leur santé.

Les chercheurs s’attendent même à trouver dans les cellules des anciennes victimes de harcèlement d’autres traces du stress chronique subi dans leur enfance, comme des modifications dites épigénétiques, c’est-à-dire des changements dans leurs gènes liés à l’environnement. Mais des études longitudinales complémentaires sont nécessaires pour le confirmer.

Quoi qu’il en soit, au regard des études déjà disponibles sur le sujet, il apparaît évident que le harcèlement à l’école est une forme de stress chronique aux conséquences parfois graves. Il ne faut donc pas le prendre à la légère, et informer parents, éducateurs et enfants.

http://www.pourlascience.fr

Le stress


Le stress, une maladie de notre mode de vie. Il faut réapprendre à vivre et prendre comme les choses, elles viennent même si cela engage des désagréments.
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Le stress

 

 

Faites attention au stress. Il vaut mieux être en retard dans ce monde qu’arriver trop tôt dans l’autre

Inconnu