Au Zimbabwe, la sécheresse accroît les conflits entre l’Homme et la faune


Après avoir chassé les animaux sauvages de leurs habitats, et par les changements climatiques, les animaux ont faim et soif et s’approchent des villes et villages. Au Zimbabwe, il y a plusieurs conflits entre les humains et les animaux sauvages dû à la sécheresse qui sévit depuis plusieurs saisons. Cependant, les habitants essaient de trouver des solutions plus pacifique que les chasser avec des armes.
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Au Zimbabwe, la sécheresse accroît les conflits entre l’Homme et la faune

Au Zimbabwe, la sécheresse accroît les conflits entre l'Homme et la fauneUne carcasse d’éléphant victime de la sécheresse dans le parc de Hwange au Zimbabwe le 14 novembre 2019© AFP/Archives/ZINYANGE AUNTONY

Par AFP

Hwange (Zimbabwe) (AFP)

Dumisani Khumalo est un miraculé. Il y a deux mois, ce Zimbabwéen de 45 ans a été gravement blessé par un buffle. Il marche désormais avec peine mais s’estime heureux: en 2019, les animaux sauvages ont tué 36 personnes dans le pays.

« Je remercie Dieu d’avoir survécu à l’attaque », confie Dumisani Khumalo, assis à l’ombre d’un arbre de son village de Ndlovu-Kachechete, dans le district de Hwange (ouest).

Les attaques d’animaux sauvages contre les humains sont en hausse au Zimbabwe. Les autorités en ont recensées pas moins de 311 en 2019, contre 195, qui avaient fait 20 morts parmi la population, l’année précédente.

Les éléphants sont les plus souvent impliqués mais buffles, hippopotames, lions, hyènes et crocodiles ne sont pas en reste. En cause, la terrible sécheresse qui frappe toute l’Afrique australe depuis plusieurs saisons.

Elle atteint ces derniers mois des sommets, au point que près de la moitié des 16 millions de Zimbabwéens ne doivent aujourd’hui leur survie qu’à l’aide alimentaire.

Les animaux ne sont pas épargnés. Plus de 200 éléphants en sont morts en trois mois l’an dernier.

Ceux du parc de Hwange, le plus grand du pays à proximité des fameuses chutes Victoria, peuvent en sortir librement. Alors, faute de pluie, ils « vont là où ils peuvent trouver de l’eau et de la nourriture », explique un porte-parole des parcs nationaux du Zimbabwe, Tinashe Farawo.

« Je marchais dans la forêt près de mon village. J’allais me faire enregistrer pour recevoir de l’aide alimentaire quand j’ai entendu des chiens aboyer. Soudain, le buffle est apparu et m’a chargé », se rappelle Dumisani Khumalo. « Je suis tombé et la bête m’a donné des coups de corne à l’aine ».

Un chef local, Phindile Ncube, émet des doutes sur la version du blessé, qu’il soupçonne d’avoir été en train de chasser.

« Il est très rare que les buffles attaquent les hommes. Le plus souvent, les animaux se sentent menacés » et chargent.

Mais la sécheresse, concède-t-il, augmente les risques de conflit entre humains et animaux.

Ils « viennent dans les zones habitées à la recherche d’eau (…) Rien que la semaine dernière, des éléphants ont tué deux vaches près d’un puits ».

– Arsenal antifaune –

Dans le district de Hwange, les autorités locales ont armé des gardes pour protéger la population, en particulier pendant les périodes de récolte.

C’est en répondant à un appel des habitants qu’une femme a été accidentellement tuée par balle en avril.

« Des éléphants détruisaient des récoltes. Des gardes essayaient de les chasser quand un éléphant a chargé. Un garde a ouvert le feu » et tué une femme, explique Phindile Ncube.

Au-delà de la réponse armée, les habitants sont encouragés à utiliser des méthodes moins violentes pour éloigner la faune.

Celle dite du tambour est bien connue: à l’approche d’un animal jugé dangereux, les habitants se mettent à battre sur des percussions traditionnelles pour l’effrayer.

Mais « les animaux s’habituent à ce bruit et savent qu’il n’est pas synonyme de danger », explique George Mapuvire, à la tête de Bio-Hub Trust, une organisation spécialisée dans la gestion des conflits impliquant la faune.

Bio-Hub Trust propose une variété d’autres solutions pour éloigner la faune des habitations et des récoltes. Ainsi le gâteau au piment, une recette simple et bon marché.

« Mélanger de la poudre de piment à de la bouse de vache ou d’éléphant et en faire une sorte de brique », décrit George Mapuvire. « Une fois sèche, la brûler avec du charbon quand les éléphants approchent. Ils ne supportent pas l’odeur ! ».

Pour être alertés de l’arrivée des pachydermes, les villageois ont aussi recours à des clôtures faites de guirlandes de canettes vides. A l’arrivée d’animaux, elles tintinnabulent et leur laissent le temps d’allumer des gâteaux au piment.

Une autre solution consiste à recourir à un pistolet chargé de balles en plastique remplies d’huile et de piment.

« Quand elle touche l’éléphant, elle explose et recouvre l’animal d’huile pimentée », décrit M. Mapuvire.

Mais attention, prévient le patron de Bio-Hub Trust, il arrive parfois que le pachyderme, énervé, se venge en chargeant…

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Le Saviez-Vous ► 7 animaux adorables dont le comportement meurtrier


On sait que certains humains tuent simplement par plaisir, par vengeance, par cupidité, par torture, par viol …. Parmi les animaux, il existe aussi le viol, la torture, et même la nécrophilie existe pour certaines espèces. Nous savons par exemple que le chat, cet animal préféré des vidéos peuvent tuer pour jouer avec un oiseau, une souris … Mais nous serions surpris probablement, que les phoques, dauphins, canard et autres peuvent être cruel et ce sont surtout les mâles qui sont agressif.
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7 animaux adorables dont le comportement meurtrier

Nous percevons certains animaux comme des êtres si adorables que nous oublions qu’ils peuvent être impitoyables. Viols, torture, nécrophilie, le monde animal peut être particulièrement cruel. Attention, préparez-vous à ne plus jamais voir ces 7 adorables petites bêtes de la même manière.

LES DAUPHINS

Le dauphin est l’un des animaux favoris de l’Homme. Autant adorable qu’il puisse paraître, il peut se montrer extrêmement cruel envers ses congénères et d’autres espèces. De nombreux cas de viols et d’infanticides ont été observés, plusieurs mâles s’attaquant à une femelle pour la violer. Ils tuent parfois les petits dans le but de s’accoupler avec cette dernière.

Il arrive également que des dauphins s’en prennent à des tortues de mer. Ils torturent l’animal juste pour le plaisir, la tortue ne faisant pas partie de leur régime alimentaire. Leur extrême intelligence leur permet de viser les organes vitaux des tortues, ils leur causent ainsi des dommages irréversibles.

LES CANARDS

Malgré son apparence inoffensive, le canard est un animal violent. Les mâles s’en prennent fréquemment aux femelles, parfois à plusieurs, afin de les forcer à s’accoupler. Une étude publiée par les chercheurs Patricia Brennan et Richard Prum en 2012 assure que 40 % des accouplements chez les canards sauvages sont forcés. Les mâles brutalisent les femelles, leur maintenant parfois la tête sous l’eau alors qu’ils les violent. Des cas de nécrophilie ont également été observés, parfois un mâle s’intéressant au corps sans vie d’un autre mâle.

LES OURS POLAIRES

Ces boules de poils géantes sont adeptes du cannibalisme. De nombreux cas ont été recensés, il s’agit pour la plupart du temps de mâles qui s’attaquent à des petits. Il est toutefois arrivé qu’une femelle affamée dévore ses petits, mais ce n’est pas tout. Deux petits ont également été vus en train de manger leur mère immobilisée. D’après les spécialistes, le cannibalisme chez les ours polaires est en augmentation, ceci est principalement dû au réchauffement climatique : ils n’ont plus assez de nourriture pour survivre

LES HIPPOPOTAMES

Bien qu’ils soient herbivores, les hippopotames peuvent se transformer en des êtres sanguinaires. A l’état sauvage, ils sont difficiles à étudier, principalement car ils attaquent les humains qui s’approchent trop près d’eux. Les personnes attaquées sont principalement des locaux, mais en 2013, une touriste chinoise a été tuée au Kenya alors qu’elle essayait de prendre des photos de l’animal. Les blessures infligées par les hippopotames sont souvent fatales à cause de la puissance de leur mâchoire, leurs canines inférieures pouvant mesurer jusqu’à 70 centimètres.

LES PHOQUES

Les vidéos de phoques mignons pullulent sur la toile, ils sont représentés comme d’adorables animaux, surtout les petits. Ils peuvent pourtant être capables d’une incroyable brutalité. Ils affectionnent particulièrement la chair de pingouin, mais ils ne se contentent pas de les tuer. Plusieurs cas de viols sur des pingouins impériaux ont été recensés. Dans certains cas, le phoque dévore le pingouin après l’avoir agressé.

LES LOUTRES

A l’instar des phoques, les loutres sont réputées pour être des animaux adorables… Détrompez-vous. Au moins 19 cas de loutres de mer s’attaquant à des bébés phoques ont été observés. La loutre entraîne le petit sans défense dans l’eau, puis le viole pendant des minutes, voire des heures, jusqu’à la mort du phoque. Les loutres mâles s’en prennent également aux femelles, l’accouplement est parfois si violent que ces dernières perdent la vie.

LES COCCINELLES

Avec ses petits points noirs, la coccinelle est considérée comme un petit être mignon et inoffensif, une réputation totalement fausse. Meurtrière, cannibale et porteuse de MST, la coccinelle cache bien son jeu. Lorsqu’elle est au stade de larve, elle dévore ses congénères plus jeunes. Quant à son instinct de reproduction exacerbé, il peut lui coûter la vie. En s’accouplant, ces insectes sont susceptibles de se transmettre un parasite mortel appelé Coccipolipus hippodamiae.

BONUS : LES HUMAINS

Impossible d’effectuer un tel classement sans parler de l’être humain, la palme d’or de la cruauté lui revient. En plus de s’entretuer, les hommes sont responsables de l’extinction d’un nombre incalculable d’espèces animales. Elles disparaissent entre 1000 et 10 000 fois plus rapidement qu’avant la présence de l’Homme sur Terre. Le besoin de se nourrir, mais surtout l’argent entraînent un tel acharnement sur les animaux. Des scientifiques ont d’ailleurs annoncé que la sixième extinction de masse était enclenchée, et elle est principalement due à l’Homme.

La brutalité de ces animaux est choquante. A la rédaction, nous n’imaginions pas que les phoques ou les dauphins pouvaient se montrer aussi cruels. Ces petites bêtes ont bien caché leur jeu ! 

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Le Botswana, notre patrie ancestrale


C’est wowww ! Cela a pris 10 ans a étudier la génétique pour dresser la généalogie de l’homo-sapiens avec d’autres sciences comme la géographie, l’océanographie … Ils ont pu trouver en comparant les génomes un ancêtre commun dont les descendant vivent encore aujourd’hui a Botswana et sont toujours des chasseurs-cueilleurs qui utilisent un très vieux langage. Ils auraient donc trouvé le berceau des civilisations.
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Le Botswana, notre patrie ancestrale

Illustration montrant le territoire occupé par le Botswana.

Les premiers représentants de l’humanité proviendraient du Bostwana, selon de nouveaux travaux de recherche.

PHOTO : ISTOCK / NASA

Radio-Canada

L’humanité serait née dans une région d’Afrique australe correspondant au nord de l’actuel Botswana, montre une étude réalisée par des scientifiques australiens et sud-africains publiée dans le magazine Nature (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Les travaux réalisés par la Pre Vanessa Hayes de l’université de Sydney et ses collègues offrent l’un des portraits les plus précis des 100 000 premières années de l’histoire de l’humain anatomiquement moderne (Homo sapiens).

Pendant dix ans, ce groupe de scientifiques a remonté aux racines de l’arbre génético-généalogique de l’humain.

C’est comme si on regardait un grand arbre, dont les Européens et les Asiatiques seraient de toutes petites branches au sommet.

Un coin de paradis

Les premiers ancêtres de l’humain sont ainsi apparus dans cette région africaine australe il y a 200 000 ans, pour y prospérer pendant 70 000 ans sans la quitter.

Aujourd’hui désertique, cette région — appelée le Kalahari — était à l’époque humide, verdoyante et luxuriante.

En étudiant les preuves géologiques, archéologiques et fossiles existantes, les chercheurs ont découvert que la zone abritait autrefois le plus grand système lacustre d’Afrique, le lac Makgadikgadi, deux fois plus grand que le lac Victoria.

Le climat a ensuite commencé à changer, à la faveur d’une modification de l’orbite terrestre, détaille l’océanographe Axel Timmermann, coauteur de l’étude.

Le lac s’est disloqué; la région s’est peu à peu asséchée.

Avant même l’émergence de l’humain, le lac avait commencé à s’assécher en raison des déplacements des plaques tectoniques sous-jacentes. C’était une vaste zone humide, un écosystème idéal au maintien de la vie. Andy Moore, université Rhodes

Un globe à coloniser

Les auteurs pensent que l’ancien écosystème des terres humides a fourni un environnement écologique stable pour que les premiers ancêtres de l’humain moderne y vivent pendant 70 000 ans.

Puis, certains d’entre eux ont quitté leur terre natale il y a de cela entre 130 000 et 110 000 ans

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Les premiers migrants se sont aventurés vers le nord-est, suivis d’une deuxième vague de migrants qui ont voyagé vers le sud-ouest. Une troisième population est restée dans la patrie jusqu’à aujourd’hui. Vanessa Hayes

Ces premières explorations humaines du globe ont mené à la diversité génétique, ethnique et culturelle de l’humain actuel.

Nous savons depuis longtemps que l’humain moderne est apparu en Afrique il y a environ 200 000 ans, mais nous ignorions jusqu’ici où se situait précisément cette patrie. Vanessa Hayes

Cette recherche est fondée sur la généalogie génétique, qui permet de tracer des modèles de migrations.

Ses auteurs ont analysé 200 génomes mitochondriaux, marqueurs génétiques de la généalogie maternelle, prélevés sur des populations vivant actuellement en Namibie et en Afrique du Sud, une région d’Afrique depuis longtemps considérée comme l’un des berceaux de l’humain moderne.

Les tests d’ADN ont révélé la présence rare du plus ancien lignage génétique maternel, appelé L0, encore porté par ces populations.

En observant ce lignage, nous nous sommes demandé d’où venaient ces personnes, où elles vivaient. Nous avons donc étudié la dispersion géographique de ce lignage. Vanessa Hayes

Nous avons fait des analyses spatiales pour remonter le temps, car à chaque fois qu’une migration survient, c’est enregistré dans notre ADN, qui change. Il est comme une horloge de notre histoire, poursuit la généticienne.

Les Khoïsans, premiers humains

En comparant les génomes, les chercheurs ont réussi à isoler un ancêtre commun qui était un ancien Khoïsan, peuple de chasseurs-cueilleurs vivant toujours aujourd’hui.

Selon l’étude, tous les humains vivant actuellement en Afrique et hors d’Afrique partagent ce même ancêtre.

Je crois que nous étions tous des Khoïsans à un moment donné. Vanessa Hayes

Ces Khoïsans, première communauté humaine moderne, auraient vécu dans la même région pendant 70 000 ans, sans en bouger. Comment le sait-on? Parce que le génome est resté identique, sans diverger, de 200 000 à 130 000 ans avant notre ère, environ.

La communauté aurait prospéré dans cette région (grande comme la Nouvelle-Zélande), située au sud du fleuve Zambèze, qui part de l’actuelle Namibie, traverse le nord du Botswana et va jusqu’au Zimbabwe.

Mais certains sont restés, s’adaptant à la sécheresse. Leurs descendants y vivent toujours, et sont restés chasseurs-cueilleurs. Du fait de ce mode de vie ancestral, Vanessa Hayes se doutait que ces Khoïsans portaient en eux cet ancien lignage.

Autre signe : ils parlent un langage à clic, qui fait claquer certaines consonnes avec la langue.

Or, nous savons que le langage à clic est le plus ancien, souligne la chercheuse.

Les Khoïsans qui vivent ici n’ont jamais quitté la patrie ancestrale. Eux savent qu’ils ont toujours été ici, ils se le racontent de génération en génération. Moi, je devais le prouver scientifiquement au reste du monde.  Vanessa Hayes

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Amour


Je pense vraiment que parler aux plantes, l’énergie que l’on dégage peut aider les plantes à bien grandir, tout comme parler aux animaux avec douceur les rends heureux, alors que dire des humains. Cela rendrait la vie plus simple et plus belle.
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Inconnu

Le Saviez-Vous ► Six mythes scientifiques erronés sur Einstein, les humains, les animaux et la nature au sens large


Nous avons déjà entendu qu’Einstein, plus jeune était mauvais en maths, que les tournesols suivent le soleil, que l’homme descend du singe et autres affirmations .. Est-ce vrai ?
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Six mythes scientifiques erronés sur Einstein, les humains, les animaux et la nature au sens large


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| Mesa Schumacher/Princeton University

Thomas Boisson

Au cours des années, certaines histoires et affirmations, le plus souvent péremptoires, se sont tellement propagées au sein des populations qu’elles ont fini par être hissées au statut de vérités, voire de croyances. Toutefois, nombreuses sont celles dont le fond et le contexte ont été détournés, tandis que d’autres sont tout simplement fausses. V

Voici une liste de six mythes scientifiques largement répandus.

1. Albert Einstein était mauvais en mathématiques

Dans de nombreux articles écrits par des médias peu informés, ou tout simplement dans des discussions à propos du célèbre physicien, il est souvent dit qu’Albert Einstein était « mauvais en maths » et qu’il peinait à suivre correctement ses cours de mathématiques ainsi qu’à réussir ses examens.

Toutefois, la vérité est toute autre. En effet, le père de la relativité était un excellent mathématicien. Il l’explique lui-même lors d’une interview à propos d’un journal qui avait écrit que le physicien avait échoué à plusieurs reprises à ses examens de mathématiques à l’école :

« Je n’ai jamais échoué à mes cours de mathématiques… Avant mes 15 ans, je maîtrisais déjà le calcul différentiel et intégral ».

Einstein a effectivement échoué lors de sa première tentative d’entrée à l’École polytechnique fédérale de Zürich (EPFZ) en 1895, lorsqu’il était âgé de deux ans de moins que les autres concurrents. Cependant, lors de l’examen, il obtint d’excellentes notes en mathématiques et en physique, mais pas dans les autres matières. C’est pourquoi il réussit à rentrer lors de sa seconde tentative.

2. Les requins blancs confondent parfois les humains et les phoques

Très souvent, l’on entend dire que les attaques de requins blancs concernant des surfeurs ou des nageurs ne sont pas volontairement dirigées contre ces derniers, mais que l’animal attaque car il confond l’humain avec un phoque (ou plus rarement une tortue). Cependant, cette affirmation est incorrecte.

grand requin blanc

Le système optique du grand requin blanc est suffisamment optimisé pour qu’il puisse différencier sans mal humains et phoques. Les morsures subies par l’Homme ne sont pas motivées par la prédation. Crédits : Terry Gross

En effet, tout d’abord, les requins blancs ont une bonne vision et voient en couleurs. Ensuite, des observations ont montré que la stratégie du requin est différente lorsqu’il cible un humain et un phoque. Lorsqu’il s’en prend à un phoque, le requin blanc surgit de l’eau violemment et rapidement en attaquant sa proie. Mais pour les humains, le requin est beaucoup plus lent et prend son temps ; il avance à vitesse normale, mord et prend ensuite la fuite. La morsure n’est donc pas un acte de prédation, mais une manière d’identifier un objet inconnu.

3. La pollinisation des abeilles est cruciale pour la production de nourriture humaine issue de l’agriculture

Dans de très nombreux articles, l’on peut lire que les abeilles européennes mellifères sont essentielles à l’agro-alimentation humaine. Ainsi, il n’est pas rare de lire que sans ces pollinisatrices, l’humanité mourrait de famine. Toutefois, là encore, cette affirmation n’est basée sur aucun socle scientifique.

Au contraire, la majorité des cultures agricoles ne nécessitent aucune pollinisation de la part des insectes. Les 10 cultures les plus répandues, représentant environ 60% de la nourriture humaine mondiale, font partie de cette catégorie.

Les bananes plantains sont stériles et cultivées par bouturage, de la même manière que le manioc. Les pommes de terre, ignames et patates douces sont des légumes racinaires se propageant via le tubercule. Le soja est auto-pollinisé. Tandis que le riz, le blé et le maïs sont pollinisés par le vent (anémophilie).

4. Les humains (Homo sapiens) descendent des chimpanzés

Souvent mal interprété ou mal compris, l’arbre phylogénétique d’Homo Sapiens fait l’objet de diverses confusions en termes de classification et dévolution. Notamment, l’idée selon laquelle l’Homme descendrait du chimpanzé est largement répandue. Cela résulte d’une mauvaise lecture de l’arbre évolutif des deux espèces.

evolution humains chimpanzes

Lorsqu’il est correctement étudié, l’arbre évolutif débutant à partir du dernier ancêtre commun de l’Homme et du chimpanzé (rouge), montre qu’Homo sapiens (bleu) et le chimpanzé (vert) ont évolué selon deux voies différentes. Le premier ne descend donc pas du second. Crédits : UCLA

L’Homme ne descend pas du chimpanzé ; les deux espèces ont évolué chacune selon leur voie. Néanmoins, elles ont effectivement partagé un ancêtre commun appelé CHLCA (chimpanzee–human last common ancestor).

À cause de la complexité de la spéciation par hybridation, il est compliqué d’estimer la date à laquelle les deux espèces ont divergé. Cette divergence se serait produite il y a environ 13 millions d’années, mais des hybridations se sont potentiellement poursuivies jusqu’à il y a entre 5 et 8 millions d’années.

5. Réveiller un somnambule est dangereux et peut entraîner la mort

L’un des mythes les plus répandus est celui concernant les somnambules : les réveiller serait dangereux, voire fatal pour ces derniers. Si cette croyance est fortement ancrée, elle ne repose toutefois sur aucune base scientifique. En effet, réveiller un somnambule ne représente aucun danger spécifique pour celui-ci.

Bien qu’une légère désorientation et confusion temporaire puisse suivre le réveil du somnambule, aucun autre effet néfaste n’est à craindre. Il est tout à fait possible de réveiller une personne somnambule sans lui causer de mal ou provoquer une crise cardiaque. À l’inverse, laisser une telle personne déambuler peut être dangereux pour elle. Les médecins spécialistes du sommeil préconisent donc généralement de raccompagner doucement la personne dans son lit, ou de tout simplement la réveiller.

6. La tête des tournesols suit le mouvement du Soleil dans le ciel

Tout le monde vous le dira : les têtes des tournesols (Helianthus annuus) suivent le Soleil tout au long de la journée. Malheureusement, cette idée est également incorrecte. En réalité, l’héliotropisme, c’est-à-dire le phénomène consistant pour une plante à se tourner vers la lumière solaire, n’apparaît chez le tournesol qu’au stade immature, lorsque la plante n’a pas encore fleuri. Ainsi, seuls les bourgeons suivent effectivement la course du Soleil.

tournesols direction soleil


Comme le montre ce cliché, une fois atteint le stade mâture (floraison), les tournesols ne suivent plus la course du Soleil ; ils demeurent fixés dans une direction qui est généralement celle de l’Est. Crédits : Thomas Quaritsch

Cependant, une fois que les bourgeons se sont ouverts et qu’ils ont fleuri, la tige se raidit et la tête du tournesol se retrouve définitivement fixée dans sa position de floraison. Dans la très grande majorité des cas, la direction dans laquelle la tête est fixée est l’Est. Les tournesols matures n’arborent donc aucun phénomène d’héliotropisme.

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Un groupe humain inconnu découvert en Sibérie


Les scientifiques auraient peut-être trouvé le chaînon manquant de la génétique de l’ascendance amérindienne grâce à des dents lait trouver en Sibérie du Nord, qui appartiendrait un groupe d’hommes inconnu. Ils ont été appelés les vieux Sibériens du Nord. Ils ont vécu dans des climats extrêmes lors de la dernière période glacière. La relation avec les Amérindiens a été faite grâce à l’ADN d’un homme vieux de 10 000 ans mélange de ces vieux Sibériens du Nord avec ceux de peuples d’Asie de l’Est.
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Un groupe humain inconnu découvert en Sibérie


Nathalie Mayer
Journaliste

L’analyse de deux dents de lait vient de révéler l’existence d’un groupe humain jusqu’alors inconnu. Ces hommes vivaient en Sibérie pendant la dernière période glaciaire et pourraient être les ancêtres des populations amérindiennes. 

De l’ADN de deux dents de lait humaines a permis à des chercheurs de l’université de Cambridge(Royaume-Uni) d’identifier un nouveau groupe d’hommes. Ceux qu’ils ont baptisés les « vieux Sibériens du nord » vivaient dans les conditions extrêmes qui régnaient sur le bassin de l’Iana pendant le dernier âge de glace.

Les chercheurs savaient déjà que les lieux étaient peuplés depuis plus de 40.000 ans. Mais les détails de l’histoire démographique locale restaient mystérieux. Une analyse de 34 génomes datant d’il y a 31.000 à 600 ans a permis de clarifier les choses et de montrer que la région était initialement peuplée par les vieux Sibériens du nord.

Ces deux dents de lait ont permis d’identifier le nouveau groupe humain des vieux Sibériens du nord. © Université de Cambridge

Ces deux dents de lait ont permis d’identifier le nouveau groupe humain des vieux Sibériens du nord. © Université de Cambridge

Un nouveau regard sur les migrations

Ce peuple aurait joué un rôle important dans l’histoire de l’humanité.

« Ces découvertes ont considérablement changé ce que nous pensions connaître de l’histoire des migrations humaines dans son ensemble », affirme Martin Sikora, chercheur à l’université de Copenhague. Ces vieux Sibériens du nord pourraient en effet constituer le « chaînon manquant » de la compréhension de la génétique de l’ascendance amérindienne.

L’ADN d’un homme âgé de 10.000 ans, et découvert sur un site sibérien, semble en effet être le mélange de l’ADN de ces vieux Sibériens du nord avec ceux de peuples d’Asie de l’Est. Et il est très similaire à celui des Amérindiens. Ils constituent les premiers restes humains aussi étroitement liés aux populations amérindiennes découverts en dehors des États-Unis.

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