Le Saviez-Vous ► 20 des pires tueurs en série depuis 100 ans


C’est vraiment glauque. Alors que des personnes ont été maltraitées et on vécu une enfance difficile, beaucoup garderont des séquelles, mais parmi eux, il y aura des tueurs en séries. Parmi ces 20 personnes, la plupart sont des Américains, ces tueurs ont été médecin, ingénieur, instruit ou non, ils ont décidé de devenir des meurtriers.souvent sadique quelque fois même cannibale
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20 des pires tueurs en série depuis 100 ans

Ted Bunty, tueur en série

Les tueurs en série ont parfois une tête de tueurs en série, ils ont parfois l’air de bons pères de famille, ils ont même parfois des gueules d’ange. Ils ont cependant tous en commun d’avoir eu une fois le désir de tuer un être humain, d’avoir assouvi ce désir et d’avoir recommencé. Encore et encore.

Voici le portrait de 20 des plus horribles tueurs en série qui ont sévi depuis 100 ans.

Daniel Camargo Barbosa, l’assassin assassiné

Daniel Camargo Barbosa

Photo : pouted.com

Barbosa est né en 1930, en Colombie. On estime qu’il a violé et tué plus de 150 jeunes filles en Colombie et en Équateur entre 1974 et 1986. Emprisonné en Colombie, il a réussi à s’échapper et à faire 71 autres victimes en Équateur. Quand il a été repris, il a indiqué aux autorités les endroits où se trouvaient les corps des victimes qui n’avaient pas encore été retrouvés et qu’il avait tous démembrés à coup de machette.

Il a expliqué qu’il ne violait que des jeunes filles vierges parce qu’elles pleuraient et criaient et qu’il tuait pour se venger de l’infidélité de LA femme.

Il a été condamné en 1989 à 16 ans de prison, la peine maximale permise en Équateur. Ce qui signifie qu’il serait aujourd’hui un homme libre s’il n’avait été assassiné en prison, en novembre 1994, par le cousin de l’une de ses victimes. Il avait 64 ans.

Joachim Kroll, le cannibale de la Ruhr

Joachim Kroll

Photo : highlife.sk

L’Allemand Joachim Kroll, né en 1933, a été arrêté en 1976, pour l’enlèvement d’une fillette de 4 ans. Quand les policiers sont arrivés à son domicile, ils y ont trouvé le corps découpé de l’enfant. Des morceaux se trouvaient dans le frigo, une main cuisait dans une casserole et les intestins étaient coincés dans le vide-ordure.

Kroll a admis avoir tué la fillette et a fourni tous les détails concernant 14 autres meurtres s’échelonnant de février 1955 au 3 juillet 1976. Treize des victimes étaient des femmes. Elles ont été violées, puis étranglées, poignardées ou noyées. Des tranches de chair ont été découpées des fesses et des cuisses de certaines d’entre elles.

Après un procès qui aura duré 151 jours, Kroll a été reconnu coupable de huit meurtres et d’une tentative de meurtre.

Il a été condamné à neuf peines d’emprisonnement à perpétuité. Il est mort en prison en 1991, d’une crise cardiaque, à l’âge de 58 ans.

3. Andreï Chikatilo, le boucher de Roslov

Andreï Chikatilo

Photo : AFP

Chikatilo, né en Ukraine en 1936, a fait des études de langues, de littérature et de génie mécanique avant de devenir instituteur.

Ce père de deux enfants a été le meurtrier d’au moins 52 femmes et enfants entre 1978 et 1990. Il torturait et assassinait ses victimes avant de les mutiler et d’en consommer la chair, en particulier les seins et les organes sexuels.

Il a tué 21 garçons de 8 à 16 ans, 14 fillettes du même groupe d’âge et 17 femmes.

Il a été condamné à mort en octobre 1992 et exécuté d’une balle dans la nuque en février 1994. Les parents des victimes s’étaient réunis pour réclamer que les autorités le libèrent pour qu’ils puissent le tuer eux-mêmes.

L’instituteur aurait expliqué ses crimes en disant :

« Quand j’utilise mon couteau, ça me procure un soulagement psychologique. Je sais que je dois être détruit. Je suis une erreur de la nature. »

Patrick Wayne Kearney, l’ingénieur tueur

Patrick Wayne Kearney

Photo : fanpop.com

Patrick Kearney, né en 1939, a tué 43 victimes. Son premier meurtre aurait eu lieu en 1965, alors qu’il avait 26 ans, mais c’est à partir de 1974 qu’il a commis tous les autres, presque un par mois.

Kearney ramassait ses victimes, tous des homosexuels, sur le bord de l’autoroute ou dans des bars gais. Il les tuait d’une balle à la tempe dans sa voiture ou son pick-up puis se rendait dans un endroit isolé pour les violer.

Patrick Wayne Kearney était un ingénieur en électronique de Los Angeles qui ne ressemblait en rien au tueur en série typique, avec ses lunettes, sa petite taille et son aspect inoffensif.

Il s’est lui-même rendu à la police et a plaidé coupable d’avoir tué trois hommes. Il a été condamné à la prison à vie.

Les autorités, sachant qu’il en avait tué plus, lui ont fait une offre. On lui a promis qu’il ne recevrait pas de peine de mort s’il donnait la liste complète de ses victimes. Kearney a alors confessé avoir tué 18 autres personnes et indiqué où trouver les cadavres. Il a par la suite admis en avoir tué 11 de plus, mais ne fut jamais accusé de ces meurtres.

Il est incarcéré à la prison d’État de la Californie.

John Wayne Gacy, le clown tueur

John Wayne Gacy

Photo : Des Plaines Police Department, Tim Boyle/Getty Images

John Wayne Gacy, né à Chicago en 1942, était un respectable homme d’affaires, marié deux fois, qui faisait beaucoup de bénévolat. Il jouait entre autres le rôle de Pogo le clown lorsqu’il allait visiter des enfants malades à l’hôpital.

C’était aussi un homme qui aimait avoir des relations homosexuelles avec des hommes plus jeunes que lui qu’il recrutait dans son entourage pour leur proposer des petits boulots, souvent à son domicile.

C’est ainsi que la police est venue lui rendre visite en 1978 lors d’une enquête au sujet des disparitions de jeunes gens ayant travaillé pour lui. Au total, 26 cadavres ont été retrouvés enterrés dans le vide sanitaire sous sa demeure de Des Plaines, trois dans sa propriété et quatre autres dans la rivière voisine.

Gacy a été accusé d’avoir tué 33 jeunes hommes entre 1972 et 1978. Il les menottait et les violait, puis se débarrassait des corps.

Il a tenté de plaider la folie lors de son procès, sans succès, et a été condamné à la peine capitale. Il a été exécuté en mai 1994 par injection létale.

En 1998, quatre cadavres supplémentaires ont été trouvés dans un bâtiment où avait déjà habité la mère de Gacy et où il avait déjà fait des travaux de construction. Ses autoportraits de clown sont aujourd’hui des articles de collection…


Paul Knowles, le Casanova meurtrier

Paul Knowles

Photo : asesinos-en-serie.com

En quatre mois seulement, Paul Knowles a tué 18 personnes, et peut-être plus. Les victimes de Knowles, né en 1946 en Floride, étaient des hommes, des femmes et des enfants de plusieurs états américains.

L’homme, que l’on disait aussi charmant que manipulateur, avait vécu sa jeunesse en famille d’accueil et en maison de correction et avait fait de la prison une première fois à 19 ans et plusieurs fois par la suite (mais pas pour meurtre. Pas encore).

En 1974, il a eu droit à une libération conditionnelle grâce aux efforts d’une femme avec qui il avait entretenu une correspondance alors qu’il était en prison. Tous deux devaient se marier, mais elle changea d’avis après avoir consulté une voyante.

C’est alors que Knowles s’est transformé en tueur en série. Il a été arrêté en Géorgie quatre mois plus tard.

Il est mort peu après, tué par trois balles dans la poitrine tirées par un agent du FBI alors qu’il tentait de s’échapper.

Ted Bundy, le tueur charismatique

Ted Bunty, le tueur charismatique

Photo : cbsnews.com

Ted Bundy est né en 1946, dans le Vermont. C’est l’un des plus célèbres tueurs en série américains. Il a violé et tué au moins 36 femmes entre 1974 et 1977, dans sept états différents. Certains croient qu’il en aurait tué une centaine et plus. Son charme et son intelligence ont fait de lui une célébrité lors de son procès et son cas a inspiré bien des romans et des films sur les tueurs en série.

Cet étudiant en droit d’apparence soignée et sans dossier criminel a été arrêté une première fois en 1977, mais a réussi à deux reprises à s’évader de façon spectaculaire. Le 10 janvier 1978, il a été placé sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI.

Le 15 février, il a été arrêté, définitivement. Il a assuré lui-même sa défense et a été reconnu coupable de plusieurs meurtres et viols. Sa technique pour attirer ses victimes était toujours la même : il faisait semblant d’être blessé, en portant un bras en écharpe par exemple, et demandait à la jeune femme de l’aider à apporter un paquet dans sa voiture. Il a décapité au moins 12 de ses victimes et a conservé les têtes dans son appartement, comme autant de trophées. Il a été exécuté sur la chaise électrique en 1989. Il avait 43 ans. L’histoire de cet homme qui avait tout pour réussir a troublé toute l’Amérique.

Harold Fredrick Shipman — Le médecin tueur

Harold Fredrick Shipman, le médecin tueur

Photo : sonypozo1.blogspot.ca

en 1946 en Angleterre, Shipman était un médecin généraliste et l’auteur de plus de 250 meurtres. Il était très respecté dans sa communauté, mais ses collègues ont néanmoins commencé à avoir des soupçons en 1998 devant le haut taux de mortalité dans sa région et le nombre de certificats d’incinération chez ses patientes plus âgées.

Il a été par la suite prouvé que Shipman injectait des doses mortelles de diamorphine à ses patients pour les tuer. Il forgeait ensuite de faux testaments pour hériter de grosses sommes d’argent et incinérait les corps pour détruire toutes preuves. Il a été reconnu coupable en janvier 2000 de 15 assassinats et condamné à 15 peines d’emprisonnement à vie, sans possibilité de libération conditionnelle.

En 2002, un rapport basé sur 2500 témoignages et l’analyse de plus de 270 000 documents a conclu qu’il avait probablement tué plus de 250 personnes, surtout des personnes âgées. Il s’est pendu dans sa cellule en janvier 2004. Il avait 58 ans.

Pedro Alonso Lopez — Le monstre des Andes

Pedro Alonso Lopez, le monstre des Andes

Photo : editinternational.com

Pedro Lopez est né en 1948, en Colombie. Il a violé et tué plus de 300 filles à travers l’Amérique du Sud. Il ne tuait jamais la nuit parce que, disait-il, tout le plaisir résidait dans le fait de regarder sa victime dans les yeux pendant qu’il la tuait. Il a été arrêté en 1974 en Équateur après une tentative d’enlèvement ratée et condamné à 20 ans de prison en cellule d’isolement. Il a été libéré le 31 août 1994, pour être arrêté de nouveau une heure plus tard en tant qu’immigrant illégal par les autorités colombiennes qui l’ont ensuite accusé du meurtre d’une fillette de 8 ans.

Déclaré irresponsable de ses actes lors de son procès, il a été envoyé dans un institut psychiatrique de Bogota. En 1998, il a été déclaré guéri et a été relâché après le paiement d’une caution de 50 $. En 2002, Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour un nouveau meurtre. Depuis sa libération, nul ne sait où se trouve le monstre des Andes qui a un jour avoué à un journaliste qu’il « serait content de pouvoir encore tuer. C’est ma mission ». C’était avant d’être libéré…

Gary Leon Ridgway — Le tueur de Green River

Gary Leon Ridgway, le tueur de Green River

Photo : murdermedia.org

Gary Ridgway est né en 1949 dans l’Utah. C’était un routier et un vétéran de la guerre du Vietnam qui a été accusé en 2001 d’avoir tué 49 femmes durant les années 1980 et 1990 dans l’état de Washington. La plupart de ses victimes étaient des fugueuses ou des prostituées. Ils violaient les femmes, les tuait, les cachait dans la forêt, puis revenait plus tard pour avoir d’autres « relations sexuelles ». Comme il l’a ensuite expliqué lors de son procès, ce faisant, il n’avait pas à payer pour le sexe…

Ridgway a évité la peine de mort en indiquant aux policiers les lieux où il avait laissé ses victimes. Comme cinq d’entre elles avaient été jetées dans la rivière Green, la presse l’a vite surnommé le tueur de Green River. Il est emprisonné à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Son cas a été lié à celui du tueur en série canadien Robert Pickton qui a été reconnu coupable en 2007 d’avoir tué six prostituées dans la région de Vancouver.

Richard Trenton Chase — Le vampire de Sacramento

Richard Trenton Chase, le vampire de Sacramento

Photo : hauntedamericatours.com

Cet Américain, né en 1950, a marqué les esprits, non pas tant par le nombre de ses victimes, six en tout, mais parce qu’il buvait leur sang et se livrait à des actes de cannibalisme. À l’âge de 25 ans, Chase a été placé, contre son gré, dans un institut psychiatrique après s’être injecté du sang de lapin dans les veines. Il a été relâché un an plus tard, après un traitement aux psychotropes, et confié à sa mère. Celle-ci a décidé qu’il n’avait plus besoin de médicaments.

Un an plus tard, le 29 décembre 1977 Chase a tué sa première victime. Il ne fut arrêté qu’un mois plus tard, après en avoir tué cinq autres. Il a déclaré qu’il devait boire leur sang pour éviter que les nazis transforment le sien en poudre, grâce à un poison qu’ils auraient placé sous son porte-savon. Il s’est suicidé dans sa cellule quelques mois après son arrestation. Il avait 28 ans.

Pedro Rodrigues Filho — Petit Pierre le tueur

Pedro Rodrigues Filho, petit Pierre le tueur

Photo : popdust.com

Filho est né en 1954, dans une petite ferme brésilienne, le crâne déjà fracassé suite aux coups assenés par son père alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère. À 14 ans, il a tué un homme qui venait de licencier son père accusé de vol. Il a ensuite commencé une carrière de vols et de meurtres en tant que revendeur de drogue. Sa femme est alors tuée et pour la venger, Pedro torture et tue plusieurs personnes pour trouver son assassin.

Il n’a pas encore 18 ans, et déjà derrière lui une dizaine de cadavres. Parce que son père a ensuite tué sa mère avec une machette, il s’est rendu à la prison municipale pour le tuer, découper un morceau de son coeur et le manger. En 1973, Pedro Filho a été arrêté et condamné à la prison où il a tué au moins 47 autres prisonniers. En 2003, il a été condamné à 126 ans de prison, même si la loi brésilienne ne permet pas que quiconque passe plus de 30 ans en prison.

À cause des crimes que Pedriho Matador (Petit Pierre le tueur) a commis en prison, sa peine a été changée pour 400 ans d’emprisonnement. Il devait tout de même être libéré en 2017, mais après avoir passé 34 ans en prison, il a été libéré en avril 2007. Le 15 septembre 2011, il a été de nouveau arrêté, pour émeutes et emprisonnement illégal.

Javed Iqbal Mughal — Le tueur à l’acide

Javed Iqbal Mughal, le tueur à l’acide

Photo : true-crime-101.tumblr.com

Iqbal a tué 100 enfants en seulement 18 mois. En décembre 1999, l’homme, né en 1956, a envoyé une lettre à la police et à l’éditeur d’un journal de Lahore, au Pakistan dans laquelle il admettait avoir tué 100 garçons âgés de 6 à 16 ans, tous des fugueurs ou des orphelins vivant dans les rues de Lahore. Il écrivait les avoir étranglés et démembrés avant de les placer dans des cuves d’acide et de jeter leurs restes dans une rivière locale.

À son domicile, les policiers ont trouvé des taches de sang sur les murs et sur le sol, la chaîne avec laquelle Iqbal déclarait avoir tué ses victimes ainsi que les photos de plusieurs d’entre elles dans des sacs en plastique. Deux cuves d’acide contenant des restes humains à moitié dissous se trouvaient sur place avec une note stipulant que les corps n’avaient pas été jetés pour que les policiers puissent les trouver. Dans sa lettre, Iqbal expliquait qu’il allait se noyer dans la rivière. Comme on n’y trouva pas son corps, une chasse à l’homme a été lancée, sans succès.

On arrêta quatre complices, des adolescents qui vivaient chez Iqbal, et un mois plus tard, Iqbal s’est livré à la police. Même si ses journaux intimes contenaient des descriptions détaillées des meurtres, il a déclaré en cour qu’il était innocent et que toute l’affaire n’était qu’un canular pour éveiller l’attention sur le sort des fugueurs issus de familles pauvres.

Plus d’une centaine de personnes ont témoigné contre lui et il a été condamné à être pendu.

Le juge a déclaré : « Vous serez étranglé jusqu’à ce que mort s’ensuive devant les parents des enfants que vous avez tués. Votre corps sera ensuite découpé en 100 morceaux et placé dans l’acide, comme vous l’avez fait avec ces enfants ».

Plutôt que de subir ce jugement, Iqbal et l’un de ses complices se sont suicidés en prison, en octobre 2001.

Luis Garavito — La bête

Luis Garavito, la bête

Photo : Archivo/VANGUARDIA LIBERAL

Garavito, né en 1957 en Colombie, est un violeur et un tueur en série qui a admis avoir tué 147 garçons. Seulement 139 ont été prouvés et l’on croit même que le nombre de ses victimes pourrait dépasser 300. Il aurait lui-même été abusé physiquement et psychologiquement par son père et a commencé très jeune à reproduire ces sévices sur de jeunes garçons.

Il se déguisait en moine ou en vendeur ambulant pour s’approcher de ses victimes, qu’il violait avant de les égorger et de les démembrer. Il a été arrêté en avril 1999. Même si la peine maximum pour meurtre en Colombie multipliée par 139 (le nombre de cas prouvés) égale 1 853 ans et 9 jours, les lois colombiennes limitent le temps d’emprisonnement à 30 ans.

Et parce qu’il a aidé la police à retrouver certains corps et qu’il a confessé ses crimes, Garavito a vu sa peine réduite à 22 ans. Ce qui signifie que la Bête pourrait être bientôt libérée…

Charles Edmund Cullen — L’ange de la mort

Charles Edmund Cullen, ’ange de la mort

Photo : criminalminds.wikia.com

Cullen, un Américain né en 1960, a travaillé dans plusieurs hôpitaux du New Jersey en tant qu’infirmier. Il a confessé avoir tué 40 patients, pour la plupart âgés, entre 1984 et 2003, mais comme c’est le cas de bien des tueurs en série, on croit qu’il en a tué beaucoup plus, jusqu’à 400, ce qui en ferait le plus meurtrier de tous les tueurs en série américains.

Cullen empoisonnait ses patients avec des médicaments non prescrits ou en omettant de leur donner les médicaments prescrits. Il changeait d’hôpital dès que des soupçons apparaissaient. Il a déclaré avoir voulu soulager les souffrances de ses patients, mais plusieurs de ses victimes n’étaient pas du tout en phase terminale.

Il a été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle. Il est présentement détenu à la prison d’État du New Jersey. Fait à noter, en 2006, il a donné l’un de ses reins au frère d’une ancienne petite amie.

Jeffrey Dahmer — Le tueur cannibale

Jeffrey Dahmer, le tueur cannibale

Photo : EUGENE GARCIA/AFP/Getty Images

Dahmer est né en 1960 dans le Wisconsin. Il a violé, tué et démembré 18 hommes et garçons dans la région de Milwaukee entre 1978 et 1991. Il invitait les jeunes hommes, souvent trouvés dans des clubs gais, à son appartement où il les torturait pour tenter d’en faire des zombies.

Il perçait des trous dans leurs crânes, alors qu’ils étaient encore vivants, puis leur injectait de l’acide chlorhydrique ou de l’eau bouillante dans le lobe frontal. Lors de son arrestation, on a trouvé dans son appartement quatre têtes humaines, des photographies de ses crimes, des mains et des pénis, des corps dans des bidons d’acide, des ossements humains et un coeur conservé au congélateur.

En 1992, Dahmer a été accusé de 15 meurtres et condamné à 15 peines de prison à vie, soit 957 ans. Deux ans après son incarcération, il a été battu à mort en prison par un autre prisonnier. Il avait 34 ans. *Sur la photo, Jeffrey Dahmer à son entrée en cour pour son procès, le 6 août 1991.

Ricardo Ramirez — Le traqueur nocturne

Ricardo Ramirez, le traqueur nocturne

Photo : Michael Ochs Archives/Getty Images

Ricardo Ramirez est né au Texas en 1960. Son père le battait et son cousin, un vétéran du Vietnam, a tué sa femme devant lui alors que Ricardo n’avait que 13 ans. De 1984 à 1985, cet adorateur de Satan a terrorisé les villes de Los Angeles et de San Francisco.

Il s’introduisait de nuit dans les maisons de ses victimes, tuaient les hommes d’une balle dans la tête, puis frappait, violait et mutilait ses victimes, dont l’âge allait de 9 à 60 ans. Il signait ses meurtres en dessinant des pentagrammes sur les murs des scènes de crime.

Il a été arrêté en 1985 et condamné à la peine de mort pour avoir commis 11 viols et 14 meurtres. En octobre 1996, Ramirez a épousé en prison Doreen Lioy, une journaliste indépendante. Le 7 août 2006, son appel a été rejeté par la Cour suprême de Californie. Il est mort à l’hôpital le 7 juin 2013, âgé de 53 ans, de causes naturelles, dit-on. * Sur la photo, Ramirez, en 1984.

Robert Wagner et John Bunting — Les tueurs de pédophiles

Robert Wagner et John Bunting, les tueurs de pédophiles

Photo : murderpedia.org

John Bunting, un Australien né en 1966, faisait partie avec Robert Wagner d’une clique de meurtriers qui ont fait 12 victimes entre 1992 et 1999, quand huit corps ont été découverts dans des tonneaux planqués dans une banque désaffectée, à Snowdon, une petite ville pauvre près d’Adélaïde, en Australie.

L’enquête a démontré que Bunting et ses complices avaient torturé leurs victimes en utilisant sur eux différents couteaux, une scie, et un outil de métallurgiste qui servait à leur infliger des décharges électriques aux parties génitales. Bunting, un ancien militant néonazi, a commencé sa série de meurtres en tuant un homme soupçonné de pédophilie et c’est ce que le groupe a continué de faire.

Au procès en 2003, la cour a décidé que Bunting était le leader du groupe et l’a condamné à 11 peines consécutives d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Robert Wagner a été condamné à 10 peines consécutives sous les mêmes conditions. En recevant sa sentence, il a déclaré :

« Les pédophiles faisaient des choses horribles aux enfants. Les autorités ne faisaient rien. J’ai décidé d’agir. J’ai agi. Merci. »

Yang Xinhai — Le tueur sans regrets

Yang Xinhai, le tueur sans regrets

Photo : executedtoday.com

Yang est né en 1968, dans la province de Henan, en Chine, d’une famille très pauvre. À 17 ans, il s’est mis à parcourir diverses provinces chinoises en travaillant comme journalier. Par deux fois, il a été accusé de vol, puis pour tentative de viol, ce qui lui a valu cinq ans de prison. Ce n’est qu’après sa libération, en 1999, qu’il s’est mis à tuer. Il entrait la nuit dans la maison de ses victimes et tuait tous les occupants — des fermiers, en général — avec des haches, des marteaux et des pelles. On s’est mis à le soupçonner à cause de son comportement bizarre lors d’une enquête policière de routine en 2003.

Après enquête, les policiers se sont aperçus qu’il était recherché pour meurtre dans quatre autres provinces. Après son arrestation, Yang a admis avoir tué 65 personnes, en avoir violé 23 et sérieusement blessé cinq autres. En février 2004, il a été déclaré coupable de 67 meurtres et de 23 viols et condamné à mort. Il a été exécuté deux semaines plus tard. L’homme n’a jamais exprimé de regrets.

« Quand je tuais des gens, a-t-il déclaré, j’avais du désir. Ça m’inspirait à en tuer plus. Je m’en fous s’ils ont le droit de vivre ou pas. Ce n’est pas de mes affaires. Je n’ai aucun désir de faire partie de la société. La société ne m’intéresse pas. »

https://www.sympatico.ca/

Euthanasiée après un viol? La clinique hollandaise où elle a fait les démarches rétablit la vérité


J’ai lu l’article  »Euthanasiée à 17 ans en raison de graves souffrances psychologiques sur le journal de Montréal et d’autres médias ont annoncé la même chose un peu partout dans le monde. J’avoue que je suis contre l’euthanasie, alors a 17 ans ??? Je peux comprendre la souffrance de cette jeune femme, cela a dû être insupportable, mais de là que des médecins jugent qu’elle pourrait bénéficier d’une aide à mourir, cela m’asticotait. Enfin, du compte, c’était une fausse nouvelle. Aurait-il eu un manque pour avoir de l’aide psychologique pour qu’elle décide de se suicider ? La route de la guérison aurait été longue, mais aurait-il été possible qu’elle puisse quand même s’en sortir avec les années ?
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Euthanasiée après un viol? La clinique hollandaise où elle a fait les démarches rétablit la vérité


Noa Pothoven

Noa Pothoven © DR

On vous en parlait ici: l’adolescente hollandaise de 17 ans Noa Pothoven avait décidé de mourir après avoir été violée.

Elle avait annoncé que la décision de “la laisser partir avait été prise”. Elle est décédée il y a quelques jours. Ses posts sur les réseaux sociaux laissaient croire à une euthanasie. Elle avait d’ailleurs dit avoir fait les démarches en ce sens. C’est également le mot qui a été utilisé par la presse internationale pour parler de son décès. 

Mais la clinique aux Pays-Bas où elle avait fait les démarches pour se faire euthanasier a démenti l’information. Noa a bien sollicité la clinique en 2018 mais les médecins ont refusé d’accéder à sa demande. Que s’est-il passé?

« Noa Pothoven n’a pas été euthanasiée. Pour mettre fin à ses souffrances, elle a cessé de manger et de boire », a déclaré l’établissement Levenseindekliniek de La Haye dans un communiqué.

Ses parents ont accepté de ne pas la nourrir de force

Selon Politico, Noa ne s’alimentait plus depuis le mois de juin. Ses parents et les médecins ont accepté de ne pas la nourrir de force. La décision de passer aux soins palliatifs et de ne pas forcer l’alimentation à la demande du patient ne constitue pas une euthanasie au sens propre du terme.

Avec la Belgique, les Pays-Bas ont été en 2002 le premier pays au monde à légaliser l’euthanasie des personnes malades dont la souffrance est « insupportable et sans perspective d’amélioration ». L’euthanasie n’est autorisée par la loi néerlandaise que sous de strictes conditions. Au moins deux médecins doivent certifier qu’il n’y a pas d’autre solution raisonnable pour le patient.

La « Levenseindekliniek pratique exclusivement l’euthanasie et le fait explicitement dans le cadre juridique néerlandais », a déclaré la clinique.

Noa Pothoven avait subi une agression sexuelle à l’âge de 11 ans. Trois ans plus tard, elle avait été victime d’un viol dans sa ville d’origine Arnhem.

Elle avait annoncé son intention de mourir dans un message publié sur son compte Instagram, qui a depuis été supprimé.

« Dans les 10 prochains jours, je vais mourir », écrivait-elle.

« Cela fait un moment que je cesse de manger et de boire et après de nombreuses discussions … Il a été décidé de me laisser partir parce que ma vie est insupportable », avait-elle ajouté.

Noa Pothoven a publié en 2018 un ouvrage intitulé « Gagner ou apprendre », dans lequel elle raconte son combat contre ses angoisses et son mal-être.

https://www.7sur7.be/

Les États-Unis ne s’opposent pas au viol comme arme de guerre par crainte «de promouvoir l’avortement»


Franchement, comment les Américains ont pu élire un président tel que Donald Trump ? Le viol et les violences sexuelles sont des actes odieux et peut-être plus comme arme de guerre. C’est inimaginable que le gouvernement américain n’appuie pas les autres pays cette résolution (même si on le sait, cette résolution sur papier, c’est bien différent que la réalité) ils ont peur que cela donne le feu vert pour l’avortement. Personnellement, je suis contre l’avortement, sauf dans certains cas comme le viol, mais je n’irais jamais dire à une femme quoi faire.
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Les États-Unis ne s’opposent pas au viol comme arme de guerre par crainte «de promouvoir l’avortement»

 

Donald Trump au Conseil de sécurité de l'ONU, le 26 septembre 2018 à New York. | Don Emmert / AFP

Donald Trump au Conseil de sécurité de l’ONU, le 26 septembre 2018 à New York. | Don Emmert / AFP

Robbie Grameret Colum Lynch— Traduit par Jean-Clément Nau

Des responsables de l’administration Trump ont brandi la menace d’un veto américain à une résolution de l’ONU.

Washington a fait pression sur l’Allemagne pour affaiblir une résolution sur les violences sexuelles en situation de conflit. Mardi 23 avril, le texte a ainsi été amputé d’une référence à la santé sexuelle et reproductive: selon des diplomates de l’ONU (et un câble interne du département d’État que nous avons pu consulter), plusieurs membres-clés de l’administration Trump estiment que ce passage banalisait les relations sexuelles et cautionnait l’avortement.

Texte amputé

Les États-Unis comptaient opposer leur veto à la résolution –ce qui en dit long sur la fracture croissante entre Washington et ses alliés européens, ainsi que sur l’isolement grandissant de l’Amérique au sein des institutions multilatérales sous la présidence de Donald Trump.

L’Allemagne a toutefois fini par accepter d’amputer le texte de ces références pour obtenir le vote américain. La résolution a été adoptée mardi soir avec treize voix pour et deux abstentions: la Russie et la Chine.

De hauts fonctionnaires de l’administration Trump ont avancé que le terme «santé sexuelle et reproductive» faisait référence à l’avortement, mais des gouvernements et des associations contestent cette interprétation.

Des négociations ont eu lieu en coulisses, après quoi plusieurs éléments centraux de la résolution ont été expurgés de la résolution, et notamment la mise en place d’un organe de surveillance onusien permettant de signaler ce type d’atrocités.

Les États-Unis ont continué à s’opposer à la résolution, même sans ce mécanisme, tant que les mots «santé sexuelle et reproductive» seraient présents dans le texte, toujours selon le câble confidentiel que nous avons consulté.

«Rien ne peut justifier notre inaction face aux personnes persécutées.» Déclaration des prix Nobel de la paix Nadia Murad et Denis Mukwege

Un veto américain aurait porté un coup sérieux à cette initiative de l’Allemagne, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité en ce mois d’avril 2019. La résolution était soutenue par un groupe diversifié: le ministre allemand des Affaires étrangères, les prix Nobel de la Paix Nadia Murad et Denis Mukwege, et l’avocate des droits humains Amal Clooney.

«Rien ne peut justifier notre inaction face aux personnes persécutées et face à celles qui risquent encore de subir ces terribles violences sexuelles en situation de conflit», ont souligné Mukwege et Murad dans une nouvelle déclaration commune.

Le mardi 23 avril au soir, les deux personnalités avaient pris la parole devant le Conseil de sécurité.

Colère contre l’Allemagne

Le câble interne du département d’État avait été envoyé le matin même à l’ambassade américaine de Berlin et à la mission américaine à l’ONU par le bureau du secrétaire d’État Mike Pompeo. Il en ressort clairement que l’insistance de l’Allemagne a mis en colère l’administration Trump.

Le câble demande aux diplomates américain·es de faire savoir au gouvernement allemand que Washington voterait contre la résolution sur la violence sexuelle dans les conflits si le texte n’était pas amendé pour répondre aux préoccupations américaines.

Le câble critique l’Allemagne, accusée d’avoir «expédié le processus de négociation en mettant en place un calendrier artificiel et raccourci qui n’a pas permis aux États membres –États-Unis compris– d’exprimer leurs positions nationales ou de débattre des questions complexes qui en découlent».

PassBlue, un site d’information indépendant consacré aux Nations unies et géré par des femmes, et le Guardianont été les premiers médias à rapporter que les États-Unis comptaient opposer leur veto à la mesure. Aucun n’avait jusqu’ici mentionné le câble interne du département d’État.

Le document assure que le projet de texte allemand, modifié quelques heures plus tard, dépassait les bornes:

les États-Unis «ont toujours été très clairs quant aux lignes rouges à ne pas dépasser, et ce depuis le début des négociations sur le projet [de résolution] de l’Allemagne. Parmi ces lignes figurent notamment: les incidences budgétaires liées à un nouveau mécanisme; les références à la Cour pénale internationale (CPI); et les références aux services de santé sexuelle et reproductive».

Le département d’État n’a pas donné suite à nos demandes d’entretiens.

Isolement des États-Unis

Des diplomates des Nations unies nous ont expliqué que la France et le Royaume-Uni avaient soutenu l’Allemagne, insistant eux aussi pour que les références à la «santé sexuelle et reproductive» figurent dans le texte.

La campagne de l’Allemagne illustre la détermination grandissante de Berlin au sein de l’ONU: elle apporte de plus en plus de modifications aux résolutions et semble vouloir combler le vide laissé par Washington, dont l’administration boude de plus en plus les organismes multilatéraux.

«De fait, l’Allemagne et ses alliés européens prennent les devants, montrent qu’ils défendent les valeurs et les principes multilatéraux, même sans le soutien des États-Unis», analyse Richard Gowan, responsables des questions européennes au sein du think tank Crisis Group. Si Washington avait opposé son veto «à la résolution, [ces pays seraient passés] pour la voix de la communauté internationale face à des États-Unis bien isolés».

«Les États-Unis tournent complètement le dos aux droits de l’homme et ils n’en font pas mystère.»

Tarah Demant, d’Amnesty International

La position de Washington a scandalisé certain·es spécialistes de l’égalité femmes-hommes, choqué·es de constater jusqu’où l’administration Trump était prête à aller pour enterrer la résolution. Selon des diplomates de l’ONU, Washington n’oppose que très rarement son veto au Conseil de sécurité des Nations unies sur un sujet comme celui-ci.

«Les États-Unis tournent complètement le dos aux droits de l’homme et […] ils n’en font pas mystère, regrette Tarah Demant, directrice du programme Genre, sexualité et identité chez Amnesty International. Ils font l’étalage brutal de leur mépris pour les droits humains, particulièrement ceux des femmes. Et ils sont prêts à tout, même aux mesures les plus extrêmes.»

Jessica Neuwirth, ancienne conseillère spéciale sur les violences sexuelles auprès du Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, a déclaré qu’il était «impensable et étrange de voir [les États-Unis] faire barrage, avec la Russie et la Chine, aux efforts de l’ONU, qui tente de lutter efficacement contre le viol dans les conflits et d’offrir des soins de santé sexuelle et reproductive aux victimes de violences sexuelles».

«Cette résolution concerne les filles [rohingya] systématiquement violées en Birmanie, les Yézidies réduites en esclavage par Daech, les jeunes femmes congolaises qui sont allées en masse chercher une aide médicale à l’hôpital de Panzi [où exerce le docteur Denis Mukwege, ndlr] et avaient désespérément besoin de services de santé capables de comprendre les violences sexuelles qu’elles avaient subies», a poursuivi Jessica Neuwirth, désormais à la tête du think thank féministe The Sisterhood Is Global Institute.

Lutte vidée de sens

Le câble du département d’État insiste sur le fait que les États-Unis «sont résolument engagés dans la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits et pour traduire les responsables en justice». Et de continuer: «Il reste beaucoup à faire pour prévenir ces crimes récurrents et pour aider les victimes: nous le comprenons, et nous sommes d’accord avec ce constat. Il s’agit là d’une question importante, et les États-Unis comptent bien apporter leur pierre à cet édifice à l’avenir.»

Le câble précise toutefois que «nous ne pouvons pas accepter la moindre référence, implicite ou explicite, à la “santé sexuelle et reproductive”», car «nous refusons de soutenir ou de promouvoir l’avortement» pour tout ce qui touche à la santé des femmes dans le monde. L’expression «santé sexuelle et reproductive» est pourtant acceptée et utilisée depuis des dizaines d’années par la plupart des institutions internationales.

Des groupes de défense des droits des femmes –entre autres organisations à but non lucratif– contestent l’idée selon laquelle ces références à la santé sexuelle et reproductive cautionneraient l’avortement et affirment que la communauté internationale ne peut lutter contre la violence sexuelle dans les conflits sans reconnaître toute l’importance de ces questions.

«Une lutte internationale contre le viol en tant qu’arme de guerre qui ne prendrait pas en compte le droit à la santé sexuelle et reproductive serait une fausse lutte, une lutte vide de sens», alerte Tarah Demant, d’Amnesty International.

Voilà deux ans que l’administration Trump tente d’expurger certains termes des résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies promouvant la santé sexuelle et reproductive. Mais elle n’a jamais obtenu assez de votes pour avoir gain de cause face à l’Assemblée générale, où les résolutions sont généralement adoptées par consensus.

http://www.slate.fr/

Ses violeurs présumés sont acquittés car elle est trop "laide" et "masculine"


Après le viol, le médecin confirme la version de la victime qu’elle avait été droguée violée. Les deux hommes sont libres à cause de l’aspect physique de la femme. Comment des hommes qui sont là pour faire régner la justice peuvent faire émettre de tels propos sur le physique de la plaignante et laisser aller des violeurs ? C’est écoeurant.
Nuage

 

Ses violeurs présumés sont acquittés car elle est trop « laide » et « masculine »

 

Image d’illustration © getty.

Deux hommes ont été acquittés en Italie pour le viol d’une femme. Le motif? La victime a été jugée « trop laide » et « masculine » pour qu’ils puissent avoir été attirés par elle.

Une Péruvienne a affirmé en 2015 avoir été violée par deux hommes qui auraient mis de la drogue dans son verre. Des médecins avaient confirmé la version de la victime: les blessures correspondaient bien à celles d’un viol, et des traces de drogue avaient été retrouvées dans son sang. Mais les deux agresseurs présumés ont été acquittés en 2017 pour des raisons dévoilées seulement maintenant.

Selon les magistrats, les hommes « n’appréciaient pas la jeune femme et avaient même gardé son numéro de téléphone sous le surnom de Viking, une allusion non pas à une figure féminine mais à une figure masculine ».

La victime était « trop laide » et « masculine » pour qu’ils aient pu être attirés par elle. « La photographie de son dossier semble confirmer cela », avaient-ils ajouté.

Depuis la révélation de ces détails, l’affaire a provoqué la colère des associations de défense des droits des femmes. Elles manifestent devant la cour d’appel d’Ancône en Italie. L’affaire sera rejugée à une date ultérieure.  https://www.7sur7.be/

Un jeu vidéo amenant le joueur à violer et à tuer des femmes soulève l’indignation


L’an dernier, une plateforme de jeux vidéo avait dû retirer « Active Shooter » – tuerie dans une école. Cette année, cette même plateforme a dû retirer  »Rape Day » – jour de viol, pour cause de plainte et d’une pétition. Il se passe quand dans la tête des concepteurs de vidéo ? Cela a beau être un jeu, mais il véhicule une idéologie sur la violence fait aux femmes. Même si les gens peuvent faire la différence entre la réalité et le jeu, je doute vraiment de l’effet négatif sur les gens.
Nuage

 

Un jeu vidéo amenant le joueur à violer et à tuer des femmes soulève l’indignation

 

MICHAEL KRAUS / EYEEM VIA GETTY IMAGES

Devant la controverse, la plateforme a finalement décidé de ne pas distribuer «Rape Day».

  • Agence France-Presse

La plateforme de jeux vidéos Steam ne distribuera pas « Rape Day », qui permet de se mettre dans la peau d’un violeur, après une levée de boucliers contre ce jeu accusé de faire l’apologie du viol.

Steam, qui devait commencer à distribuer en avril « Rape Day » (littéralement « Jour de Viol ») – dans lequel les joueurs violent et tuent des femmes – a pris cette décision en raison de ses effets possibles « inconnus » et « risqués », a indiqué jeudi l’américain Valve qui détient la plateforme, considérée comme la plus importante du genre.

« Nous respectons le désir des développeurs (de jeux) de s’exprimer, et la mission de Steam est de (les) aider à trouver un public mais ce développeur a choisi un sujet et une façon de l’illustrer qui rendent cette tâche très difficile pour nous », a poursuivi le groupe, qui avait l’an dernier déjà dû retirer un jeu controversé, « Active Shooter », qui mettait en scène une fusillade dans une école.

« Contrôlez les choix d’un tueur et violeur en série qui rôde pendant une apocalypse zombie »: tel était le descriptif du jeu visible sur Steam avant d’être retiré, selon la presse spécialisée.

« Harcelez verbalement, tuez et violez des femmes pour progresser dans l’histoire. C’est un monde dangereux et sans règles. Les zombies aiment manger la chair des humains et les violer avec brutalité mais vous êtes le violeur le plus dangereux de la ville », continuait le texte promotionnel.

La contre-attaque s’organise

Mais la perspective de sa sortie a suscité nombre de réactions outrées sur les réseaux sociaux tandis que plusieurs pétitions pour l’empêcher ont été lancées, l’une d’entre elles rassemblant près de 8 000 signatures sur Change.org.

La députée britannique Hannah Bardell, a qualifié pour sa part ce jeu de « tordu ».

« Le contenu de ce jeu est totalement pervers », a-t-elle dit jeudi dans un communiqué. « Il est temps que le gouvernement britannique regarde de près la façon dont les entreprises technologiques et les plateformes de jeux –Steam en particulier– parviennent à (diffuser) sans problème ce genre de stupidité », a-t-elle poursuivi.

Le développeur du jeu quant à lui, qui se fait appeler Desk Plant, affirme qu’il s’agit d’une comédie noire destinée aux « 4% de la population qui sont des sociopathes » et que les gens sont en mesure de distinguer la fiction de la réalité, selon une Foire aux questions qui apparaissait sur Steam avant d’être retirée.

Il promettait aussi de trouver une autre plateforme de diffusion.

 

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres


100 000 bébés qui meurent a cause de la guerre, et si on ajoute des enfants de moins de 5 ans, le nombre augmente drastiquement. Des crimes de guerre sont commis sans que personne ne puisse réagir pour sauver tous ces enfants. C’est une génération de perdue a jamais.
Nuage

 

Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres

 

Quelque 420 millions d'enfants, soit 18% de tous... (ARCHIVES REUTERS)

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Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Munich

Plus de 100 000 bébés meurent chaque année des suites d’un conflit armé, conclut un rapport de l’ONG Save the Children rendu public vendredi en Allemagne.

Selon l’ONG, au moins 550 000 nourrissons ont ainsi succombé entre 2013 et 2017 dans les dix pays les plus touchés par des guerres, en raison de la faim, du manque d’hygiène ou d’accès aux soins de santé, ou encore par refus d’aide. 

Le nombre des morts passe même à 870 000 si on inclut tous les enfants de moins de cinq ans, estime l’organisation qui précise que ce drame est peut-être sous-évalué.

En comparaison, environ 175 000 combattants auraient péri sur la même période dans les pays étudiés : Afghanistan, Yémen, Soudan du Sud, République centrafricaine, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Irak, Mali, Nigeria et Somalie.

«Chaque jour, des enfants sont attaqués parce que des groupes armés et des forces militaires ne respectent pas les lois et les traités internationaux. De l’utilisation d’armes chimiques au viol comme arme de guerre, les crimes de guerre sont commis en toute impunité», s’alarme Helle Thorning-Schmidt, une représentante de Save the Children.

Ces enfants ne seraient probablement pas morts s’ils n’avaient pas vécu dans des zones touchées par le conflit, explique l’ONG qui diffuse son rapport en marge de la conférence annuelle sur la sécurité à Munich.

Cette conférence réunit jusqu’à dimanche des centaines de responsables politiques, diplomatiques, militaires et scientifiques d’une quarantaine de pays.

«Lorsque les règles de la guerre sont violées, la communauté internationale doit être claire en rappelant que ce n’est pas tolérable et que les auteurs de ces actes ont des comptes à rendre», a ajouté Mme Thorning-Schmidt.

Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017, soit 30 millions de plus que l’année précédente.

Parmi les recommandations à l’intention des gouvernements et des groupes armés, l’ONG appelle les belligérants à s’engager à ne pas recruter de combattants de moins de 18 ans ainsi qu’à éviter d’utiliser des armes explosives dans les zones habitées.

https://www.lapresse.ca/

Zimbabwe: le viol, arme des soldats contre les femmes


Je n’ai aucun respect pour des hommes qui comportent comme des porcs. Il est déjà difficile en Occident qu’une femme entame le processus après un viol, alors imaginé dans des pays comme Zimbabwe, si une femme est agressée, c’est de sa faute. Ben oui, des soldats cognent à minuit dans un appartement et viol la femme qui y habite. C’est la faute de la victime. Excuse de minus qui se croient des hommes, mais qui n’ont rien dans le cerveau
Nuage

 

Zimbabwe: le viol, arme des soldats contre les femmes

 

Plusieurs ONG affirment avoir recueilli les témoignages circonstanciés... (Photo JEKESAI NJIKIZANA, Agence France-Presse)

Plusieurs ONG affirment avoir recueilli les témoignages circonstanciés d’au moins une vingtaine de femmes victimes de violences sexuelles de la part de soldats ou de policiers.

PHOTO JEKESAI NJIKIZANA, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

SUSAN NJANJI
Agence France-Presse
Harare

« L’un d’entre eux m’a forcée à me coucher sur le lit. Il m’a violée puis il a quitté la chambre. Puis un deuxième [soldat] m’a violée, devant les deux autres qui sont restés là, les armes à la main. Et quand il a fini, ils sont tous repartis ».

Depuis quelques jours, des témoignages du même acabit commencent lentement à émerger.

Pour mater la fronde sociale qui vient d’embraser le Zimbabwe après l’augmentation spectaculaire des prix des carburants, les forces de l’ordre ne se sont pas contentées de tirer à balles réelles sur les manifestants ou de tabasser systématiquement les civils. Elles ont aussi eu recours à l’arme du viol.

Plusieurs ONG affirment avoir recueilli les témoignages circonstanciés d’au moins une vingtaine de femmes victimes de violences sexuelles de la part de soldats ou de policiers.

L’une d’elles s’est confiée à l’AFP jeudi, dans un lieu discret de la capitale Harare.

Mère de deux enfants, la jeune femme raconte, le visage strié de larmes, comment une patrouille militaire s’est invitée de force en pleine nuit à son domicile, et comment deux soldats en ont profité pour abuser d’elle.

« Le 17 janvier, les soldats sont arrivés chez moi vers minuit », raconte la victime. « Ils ont violemment tapé dans la porte […]. L’un d’entre eux a crié « Ouvrez ». Alors je suis sortie de mon lit et j’ai ouvert la porte. Ils étaient quatre soldats ».

La jeune femme est repoussée sans ménagement.

« Quand je leur ai dit que j’étais seule, ils m’ont conduit dans ma chambre ».

C‘est là que deux des militaires la violent sur son lit.

Peur de représailles

« Quand ils ont fini de me violer, je me suis assise sur mon lit et j’ai pleuré », lâche la trentenaire. « Vers 4 h du matin, je suis sortie pour réveiller la fille de mon propriétaire ».

À ce jour, elle ne s’est toujours pas présentée à la police pour rapporter son agression, par peur des représailles.

C’est là la principale difficulté des ONG qui tentent de soutenir les victimes de la répression brutale ordonnée par le gouvernement.

La société civile a dénombré au moins 12 morts. Plus d’un millier de personnes ont été arrêtées selon la police.

Une ONG, Justice for Women’s Rights Zimbabwe, a identifié à Harare neuf femmes soignées pour agression sexuelle. Mais aucune d’entre elles n’a encore osé porter plainte.

« Les femmes n’ont pas confiance dans le système », explique une militante de l’organisation, Karen Mukwazi.

Une autre femme qui s’est confiée à l’ONG a indiqué qu’elle n’avait même pas parlé de son agression à son mari.

« Nous vivons dans une société qui, en matière de violences sexuelles, rejette la faute sur les victimes », regrette Talent Jumo, du centre de santé Katswe-Sistahood de Harare.

Dès les premières accusations de viol sur la place publique, la police a invité les victimes à venir témoigner en leur assurant qu’elles seraient reçues par des personnels formés.

« Empathie »

« Toutes les femmes seront traitées avec empathie », a promis la ministre de l’Information Monica Mutsvangwa. « Nous ne tolèrerons aucun comportement criminel de qui que ce soit dans la société, surtout de ceux qui détiennent un pouvoir ».

Face au tollé suscité par la répression, le président Emmerson Mnangagwa a aussi promis des enquêtes sur les exactions commises par ses troupes et, le cas échéant, des sanctions.

L’ambassade des États-Unis a apporté son soutien aux « survivantes de viol » et exhorté « les autorités à enquêter et juger leurs auteurs ».

Mais les ONG n’y croient guère.  Elles exigent aujourd’hui la mise en place d’une institution ad hoc pour traiter les plaintes pour viol.

« Si l’armée et la police sont sincères, elles doivent confier ces dossiers à une instance spécifique », estime Coezett Chirinda, de l’Académie des femmes pour le leadership et l’excellence politiques (WALPE).

Militante de longue date, Rita Nyamupinga se dit choquée par les crimes reprochés aux soldats d’une armée qui a servi sous les couleurs des Nations unies.

« Ils sont censés assurer la sécurité des citoyens de leur propre pays, quelles que soient leurs origines », a-t-elle déploré.

« Ca fait mal de voir que ce sont des gens censés nous protéger qui ont fait ça », confie elle aussi la victime rencontrée par l’AFP. « J’ai peur, j’ai peur qu’il reviennent ».

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