Deux lanceurs d’alerte arrêtés après avoir révélé plus de 500 actes pédophiles en Afghanistan


Au lieu de stopper la pédophilie chez les garçons, en Afghanistan, on met en prison les deux lanceurs d’alerte. Ces actes sont fait par des professeurs, des directeurs d’école et d’autres personnes d’autorité, tout ce monde qui sont supposé de protéger les enfants et non de les violer. Le pire, c’est qu’on hésite d’aider ces enfants sont soit abandonné et sont soumis pour vendre de la drogue, vendu pour l’esclavage sexuel ou tué parce qu’ils font la honte de la famille. Comment un jeune garçon peut grandir sainement avec de tels sévices ?
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Deux lanceurs d’alerte arrêtés après avoir révélé plus de 500 actes pédophiles en Afghanistan

Des écoliers à vélo dans la banlieue de Herat, au sud de l'Afghanistan. | Hoshang Hashimi / AFP

Des écoliers à vélo dans la banlieue de Herat, au sud de l’Afghanistan. | Hoshang Hashimi / AFP

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur The Guardian

Mohammed Musa et Ehsanullah Hamidi avaient dénoncé des agressions sexuelles et des viols commis sur de jeunes garçons.

Membres d’une organisation de défense des droits humains, Mohammed Musa et Ehsanullah Hamidi ont été arrêtés par les services de renseignement afghans le 21 novembre, alors qu’ils étaient en route pour rencontrer l’ambassadeur de l’Union européenne à Kaboul.

Les deux hommes venaient de révéler l’existence d’un réseau de pédophiles ayant commis des agressions sexuelles et des viols sur au moins 546 écoliers dans la province de Logar, à l’est du pays.

L’organisation Logar Youth avait découvert sur les réseaux sociaux plus de cent vidéos à caractère pédophile, mettant en scène de jeunes garçons. Ces actes auraient été perpétrés par des enseignants, des directeurs d’école et des membres des autorités locales dans six établissements scolaires. À l’échelle nationale, ils pourraient concerner des milliers d’enfants.

Si ces révélations ont obligé le ministère de l’Éducation à lancer en urgence une enquête, une partie de la population et des responsables locaux ont montré une profonde réticence à s’occuper du dossier. Le gouverneur de Logar a par exemple nié l’existence des faits.

Plusieurs organisations internationales ont critiqué l’arrestation de Mohammed Musa et Ehsanullah Hamidi, dont Amnesty International:

«Plutôt que de les punir pour avoir dénoncé ces crimes horribles, les autorités devraient les féliciter pour leur travail et tenir les auteurs présumés pour responsables via des procès équitables, sans recourir à la peine de mort.»

Enfants assassinés

Avant son arrestation, le leader du groupe de défense des droits humains Mohammad Musa a pu échanger avec le New York Times et témoigner du drame qui se déroule dans cette province, à quelques kilomètres au sud de Kaboul.

Il avait alors indiqué que près de vingt-cinq familles avaient fui leur foyer à cause de la honte ressentie après les viols subis par leurs fils.

D’autres garçons ont été rejetés par leurs proches ou soumis au chantage de leurs agresseurs, qui les obligent à «vendre de la drogue ou à se livrer à des activités illégales» contre l’assurance que la vidéo de leur viol ne sera pas publiée.

Certains enfants ont été assassinés, tués par leur famille ou par les talibans, selon lesquels ces violences sexuelles sont anti-islamiques. D’après le Guardian, cinq familles auraient tué leur enfant victime de viol après que leurs visages ont été vus sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux.

Esclavage sexuel

Les agressions sexuelles masculines restent très répandues en Afghanistan, où une tradition séculaire d’esclavage sexuel perdure.

Le bacha bazi, qui signifie littéralement «jouer avec les garçons» en persan afghan, est une pratique encore répandue chez les hommes influents: ils obligent de jeunes garçons à s’habiller en fille, à danser puis à avoir un rapport sexuel avec eux.

Bien que la loi afghane criminalise depuis 2017 cette pratique, punie de trois à cinq ans d’emprisonnement selon que la danse est faite «en public», un rapport des Nations unies publié en 2018 mentionne que «l’impunité des auteurs reste un grave problème» pour le pays.

http://www.slate.fr/

Trump et l’affaire ukrainienne: un 2e lanceur d’alerte donne des informations


Un deuxième lanceur d’alerte des Services de renseignement aurait fait une déposition à propos de l’échange téléphone du Président des États-Unis avec l’Ukraine. Il semble qu’il puisse en avoir un autre voir plus. Donald Trump doit taper du pied ….
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Trump et l’affaire ukrainienne: un 2e lanceur d’alerte donne des informations

Photo: Chip Somodevilla/Getty ImagesDonald Trump

Un deuxième lanceur d’alerte a livré des informations de première main sur l’affaire ukrainienne qui vaut au président américain Donald Trump une procédure de destitution initiée par ses adversaires démocrates, a indiqué l’avocat de ce membre des services de renseignement.

«Je peux confirmer les informations concernant un second lanceur d’alerte défendu par notre équipe juridique», a écrit Mark Zaid, en retweetant des informations de la chaîne ABC qui, le citant, évoquait un «membre des services de renseignement».

Cette personne a «également fait une déposition protégée par la loi et ne peut pas subir de représailles. Ce lanceur d’alerte a des informations de première main», souligne Mark Zaid.

Un autre avocat de sa firme a laissé entendre qu’il pourrait y avoir plus que deux lanceurs d’alerte.

«Je peux confirmer que mon cabinet et mon équipe représentent plusieurs lanceurs d’alerte», a tweeté Andrew Bakaj.

Le cabinet de Mark Zaid défend les intérêts d’un premier membre des services de renseignement qui avait signalé qu’une conversation téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et son homologue ukrainien était selon lui inappropriée.

Le président américain avait, lors de cet appel, demandé à Volodymyr Zelensky de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur le candidat démocrate Joe Biden, bien placé pour l’affronter lors de la présidentielle de 2020.

Le premier lanceur d’alerte s’était inquiété du contenu de l’appel entre les présidents américain et ukrainien, jugeant que M. Trump avait «sollicité l’ingérence» de l’Ukraine dans la campagne pour sa réélection et accusant la Maison-Blanche d’avoir cherché à «étouffer le scandale».

Ce membre des services de renseignement américains avait précisé qu’il n’avait pas directement assisté à l’appel mais avait échangé avec plus d’une demi-douzaine de responsables «très troublés» par l’échange.

Les démocrates ont annoncé le 24 septembre l’ouverture à la Chambre des représentants d’une enquête dans le cadre d’une rare procédure de destitution contre Donald Trump.

Cette procédure devrait à ce stade buter sur la majorité républicaine au Sénat, où aurait lieu son éventuel «procès» si la Chambre, à majorité démocrate, votait sa mise en accusation (impeachment).

https://journalmetro.com/

La procédure de destitution officiellement lancée contre Trump


L’enquête pour la destitution du Président des États-Unis a longtemps été en suspens, mais il semble qu’elle soit maintenant engagée par les démocrates. Cela, changera-t-il quelque chose, surtout que le procès sera au sénat qui est majoritairement républicain donc derrière le président ? Ce que bien des gens espère est que cela ne donnera pas un coup pouce pour un 2e mandat pour Donald Trump
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La procédure de destitution officiellement lancée contre Trump

Nancy Pelosi au micro.

La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a annoncé qu’une enquête pour la destitution du président Trump serait entamée.

PHOTO : ASSOCIATED PRESS / ANDREW HARNIK

Les révélations sur un entretien téléphonique entre le président Trump et son homologue ukrainien cet été ont réussi là où le rapport Mueller sur la Russie a échoué : convaincre les leaders démocrates de lancer une procédure de destitution.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui avait jusqu’ici servi de pare-feu à cette démarche en raison des risques électoraux qu’elle pose, a fini par annoncer, mardi après-midi, le lancement de la procédure, aussitôt dénoncée par Donald Trump.

Au cours d’un point de presse de six minutes, la démocrate la plus puissante du Congrès a accusé le président d’avoir violé la loi et ses responsabilités constitutionnelles en interdisant la transmission de la plainte d’un lanceur d’alerte au Congrès et en demandant à un autre pays d’intervenir pour favoriser sa réélection.

Le président doit rendre des comptes. Personne n’est au-dessus de la loi. Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des démocrates

Dans les minutes qui ont suivi l’allocution de Mme Pelosi, le président Trump, qui est à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, a dénoncé dans une série de tweets une nouvelle chasse aux sorcières et un harcèlement présidentiel.

L’enquête sur la destitution n’incombera pas à un seul comité, comme cela avait été le cas lors de l’enquête sur le Watergate visant le président républicain Richard Nixon, en 1974. Mme Pelosi a précisé que les six comités investiguant déjà sur divers sujets liés à Donald Trump et à son administration poursuivront leurs enquêtes sous le parapluie de l’enquête sur la destitution.

Nancy Pelosi a procédé à cette annonce nucléaire après avoir rencontré les leaders démocrates et l’ensemble de son caucus.

Plusieurs élus démocrates modérés ou représentant des districts qui ne sont pas acquis à leur formation ont changé de cap au cours des derniers jours, ce qui a fait augmenter la pression sur les leaders démocrates, qui avaient jusqu’ici joué de prudence.

La carte de la transparence abattue sur le tard

En après-midi, avant l’annonce des démocrates, le président avait joué la carte de la transparence, mais c’était trop peu trop tard.

J’ai autorisé la publication demain de la transcription complète, entièrement déclassifiée et non censurée de ma conversation téléphonique avec le président Zelensky d’Ukraine, avait-il déclaré sur Twitter.

Pas de pression et, contrairement à Joe Biden et son fils, PAS de quid pro quo [échange de bons procédés entre deux parties], a-t-il ajouté, critiquant une chasse aux sorcières, comme il l’avait fait pour l’enquête sur la Russie.

Vous verrez que c’était un appel très amical et tout à fait approprié, a-t-il soutenu à propos de l’entretien du 25 juillet, qui est dans la ligne de mire des démocrates depuis les révélations de plusieurs médias américains selon lesquels cette conversation est au centre de la plainte d’un lanceur d’alerte que la Maison-Blanche a refusé de partager avec le Congrès.

Les démocrates le soupçonnent d’avoir fait pression sur son homologue ukrainien pour qu’il lance une enquête sur une société gazière qui comptait le fils de Joe Biden au sein de son conseil d’administration. Ils croient que Donald Trump pourrait l’avoir menacé, directement ou implicitement, de bloquer l’aide financière de près de 400 millions de dollars destinée à la défense du pays dans son conflit avec la Russie.

L’aide financière a ultimement été autorisée la semaine dernière, après plusieurs semaines.

Selon plusieurs médias, la conversation ukrainienne n’est cependant pas la seule au cœur de la plainte du lanceur d’alerte, qui travaillerait pour la communauté du renseignement.

Le président du Comité du renseignement de la Chambre, Adam Schiff, a indiqué que le lanceur d’alerte était pour sa part prêt à témoigner devant la commission. Il a dit espérer qu’il comparaîtrait cette semaine.

Nancy Pelosi et Donald Trump

Nancy Pelosi et Donald Trump

PHOTO : REUTERS / AL DRAGO ET KEVIN LAMARQUE

Biden attaque, Trump contre-attaque

Avant son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, Donald Trump a encore nié avoir fait pression sur l’Ukraine afin de tenter de nuire à son rival démocrate Joe Biden.

Combatif, il a dit juger ridicules les discussions sur une procédure de destitution à son endroit, accusant les démocrates d’agir par pur calcul politique.

Je mène dans les sondages. Ils ne savent pas comment m’arrêter, a-t-il soutenu, même si les principaux candidats à l’investiture démocrate le devancent dans les intentions de vote.

M. Trump a affirmé qu’il avait retardé l’aide américaine à l’Ukraine parce que les pays européens n’avaient pas payé leur juste part pour soutenir le pays.

Pour sa part, Joe Biden, meneur de la course à l’investiture démocrate, avait appelé à lancer la procédure de destitution si le président refusait de coopérer avec les enquêtes du Congrès, notamment sur l’affaire ukrainienne, dans laquelle il est impliqué malgré lui.

La pression montait dans les rangs démocrates

La perspective de l’ouverture d’une procédure de destitution est controversée, mais de plus en plus de démocrates dits modérés s’y sont ralliés, outrés par l’affaire ukrainienne.

Selon le décompte du New York Times, 180 représentants démocrates (sur un total de 235) soutiennent désormais cette option, et ce nombre croît d’heure en heure. Un ex-républicain devenu indépendant s’est joint à eux.

La Chambre, à majorité démocrate, est chargée d’ouvrir cette procédure de mise en accusation. Puis le Sénat, contrôlé par les républicains, qui restent en majorité fidèles à M. Trump, serait chargé du procès.

La Chambre des représentants n’a pas encore le nombre de vote requis pour lancer la procédure. Pour ouvrir une procédure de destitution, la majorité simple des élus qui votent est requise. Si l’ensemble des 435 représentants votaient, le chiffre magique serait alors de 218, mais il serait moins élevé si les élus votaient en moins grand nombre.

Fine stratège, Nancy Pelosi arguait que déclencher cette procédure, très impopulaire dans les sondages, alors que Donald Trump serait certainement acquitté par un Sénat républicain pourrait coûter aux démocrates les élections en novembre 2020.

Les démocrates ont ravi 43 sièges aux républicains lors des élections de mi-mandat de 2018; 21 d’entre eux l’ont fait avec des marges inférieures à 5 %.

Au grand dam des progressistes, Mme Pelosi, 79 ans, s’est donc longtemps dressée en pare-feu pour protéger les démocrates modérés de la Chambre, qui ont remporté leurs sièges dans des circonscriptions plus conservatrices et craignaient de ne pas survivre lors des prochaines élections.

Une trentaine d’élus démocrates a joint les rangs des partisans d’une procédure de destitution depuis le témoignage de l’ex-procureur spécial Robert Mueller devant la Chambre cet été.

L’affaire ukrainienne a fait céder plusieurs digues.

D’une part, les élus les plus à gauche ne se gênent plus pour interpeller directement leurs leaders, à l’image d’Alexandria Ocasio-Cortez, qui a affirmé, ce week-end, que le plus grand scandale national n’est pas le comportement du président qui viole la loi, c’est le refus du parti démocrate de le destituer pour cela.

De l’autre, plusieurs modérés ont ces derniers jours annoncé qu’ils étaient désormais ouverts à une procédure de destitution, à condition que les allégations soient prouvées.

Chez les candidats à la primaire démocrate, les plus progressistes, Elizabeth Warren en tête, mais aussi Bernie Sanders et Kamala Harris, tous sénateurs, appellent depuis déjà plusieurs mois à lancer une procédure de destitution.

Appel téléphonique

Au cœur d’une partie importante de l’affaire : une conversation téléphonique organisée cet été entre les dirigeants ukrainien et américain.

La plainte d’un lanceur d’alerte, membre des services de renseignement américains, déposée en août dernier, concernerait en partie cet appel, selon notamment le Washington Post.

Les démocrates soupçonnent M. Trump d’avoir tenté de pousser M. Zelensky à enquêter sur la famille Biden, en utilisant notamment une aide militaire comme levier de pression.

Si M. Trump a admis publiquement avoir mentionné Joe Biden et son fils, Hunter, qui a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lors de cette conversation, il dément fermement toute pression.

Sophie-Hélène Lebeuf

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