Une fois attrapée par des fourmis Azteca brevis, leur proie vit une véritable torture


Il y a des espèces de fourmis qui semblent ressembler vraiment à des tueurs humains. Il y a la fourmi explosive, la fourmi adepte de l’esclavage et voilà la fourmi qui préfère la torture. Cette fourmi est très organisée pour attraper ces victimes qui donnent peu de chance à la fuite. Le but de sa technique de chasse est efficace par ses pièges, le démembrement voir même le dépeçage.
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Une fois attrapée par des fourmis Azteca brevis, leur proie vit une véritable torture

 

Azteca brevis

Les Azteca brevis peuvent capturer des proies bien plus grosses qu’elles.

© MARKUS SCHMIDT

Par Anne-Sophie Tassart

Deux chercheurs ont mis en lumière la technique de chasse des fourmis Azteca brevis. Ces dernières font vivre un véritable supplice à leurs proies : elles les démembrent, voire les dépècent !

Les techniques de chasse des insectes sont variées, mais certaines sont légèrement plus violentes que d’autres… Par exemple, l’espèce de fourmi Azteca brevis (présente en Amérique du Sud) n’est pas adepte de la capture en douceur. Selon une étude publiée le 4 avril 2018 dans la revue Biological Journal of the Linnean Society et menée par Markus Schmidt, un chercheur autrichien et par Alain Dejean, chercheur au CNRS, cet insecte arboricole mène une attaque de groupe particulièrement brutale pour arriver à ses fins.

Les fourmis tirent et tirent encore sur leur proie

Ces insectes creusent des galeries à l’intérieur des branches d’arbre et en profitent également pour aménager plusieurs trous donnant vers l’extérieur. Les deux chercheurs ont découvert que ces orifices, à peine plus larges que la tête d’une fourmi ouvrière, peuvent en réalité servir de piège.

« Les ouvrières se cachent, mandibules ouvertes, sous différents trous, attendant qu’une proie » s’approche d’elles, expliquent les biologistes. Les chances de leur échapper sont très faibles : lorsqu’un arthropode marche dans cette zone, « les extrémités de nombreuses pattes sont toujours proches de trous ».

Le moment venu, les fourmis saisissent leur proie et la tirent afin de l’immobiliser. L’arthropode se retrouve comme crucifié : il est étendu, pattes écartées (voir photos ci-dessous).

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« En tentant de s’échapper, la proie bouge ses pattes ou ses antennes à proximité des autres trous ce qui conduit à la saisie de ces appendices également », note l’étude.

Les prédatrices tiennent bon : elles tirent et tirent encore jusqu’à ce que leur proie… soit démembrée. Sinon, elle est tirée dans la galerie pour ensuite être découpée. La durée du supplice est très variable d’une capture à l’autre : elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Et la technique est aussi brutale qu’efficace : selon les chercheurs, grâce à cette méthode, les fourmis Azteca brevis sont capables de venir à bout d’arthropodes faisant 48 fois leur poids.

Elle n’est pas la seule !

Cette technique de chasse a aussi été observée chez les fourmis du genre Allomerus. Cependant, ces dernières sont capables de tuer non pas une proie 48 fois plus lourdes qu’elles … mais 1800 fois !

« Etant donné que Allomerus et A. brevis appartiennent à deux sous-familles phylogénétiquement distantes, la construction et l’utilisation de pièges formés dans les galeries représentent un exemple d’évolution convergente », concluent les chercheurs.

Cette technique spectaculaire a-t-elle été adoptée par d’autres espèces ? De prochaines études répondront peut-être à cette question

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Le Saviez-Vous ► Ce « super-poisson » peut rester plusieurs années sous terre et survivre !


Un poisson très particulier, le poisson pulmoné se comporte dans l’eau comme n’importe quel poisson, mais lors des sècheresses, il est capable de creuser un trou dans la boue et de survivre des mois voir des années.  Il sera comme dans une espèce d’enveloppe qui se dessèchera à la tombée des pluies. Pour se nourrir, il digèrera lentement les muscles de sa queue.
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Ce « super-poisson » peut rester plusieurs années sous terre et survivre !

 

par Yohan Demeure

Le « dipneuste » est un poisson bien particulier. Ce dernier est sûrement le poisson pouvant survivre aux conditions les plus sévères, à savoir le manque d’eau. En effet, grâce à l’évolution d’un de ces organes, le dipneuste est capable de capter de l’oxygène directement depuis l’air !

Il y a des poissons pouvant vivre dans de l’eau piégée par de l’acide sulfurique, de l’eau située à des profondeurs incroyables. Cependant, même les poissons les plus forts en termes d’adaptation ont besoin d’un élément essentiel : l’eau. En revanche, ce n’est pas le cas du dipneuste ou Ceratodontimorpha.

Également appelé « poisson pulmoné », le dipneuste peut dire merci à l’évolution, car sa vessie natatoire s’est adaptée en poumon, lui permettant de prendre de l’oxygène directement depuis l’air. Ainsi, ce poisson peut vivre complètement hors de l’eau durant des mois, voire des années !

Lorsque les eaux sont hautes, le dipneuste adopte l’attitude de n’importe quel autre poisson, à savoir chasser de plus petits poissons ainsi que des crustacés au fond des lacs et autres rivières. En revanche, lorsque la saison sèche arrive et que toute la population marine agonise au soleil, le dipneuste creuse tranquillement un trou en prenant de la boue par la bouche, et en la faisant ressortir par ses branchies. Une fois arrivé à une profondeur acceptable, le poisson s’installe en secrétant une bave qui recouvrira tout son corps à l’exception de sa bouche.

Crédits : Wikipédia

Bien confortable dans sa grotte de boue, le dipneuste n’aura toutefois pas beaucoup de nourriture à chasser dans ce terrier de fortune. C’est pour cette raison qu’il digérera lentement le muscle de sa propre queue pour survivre. Ses capacités de survie et d’adaptation en font une espèce qui est loin d’être en danger, et il est possible de le trouver en Amérique du Sud, en Afrique ou encore en Australie.

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Une nouvelle espèce de grenouille découverte en Amérique du Sud


Une nouvelle espèce de grenouille a été rajoutée a celles que les scientifiques connaissent déjà séparer par une montagne à la frontière du Venezuela et de la Colombie
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Une nouvelle espèce de grenouille découverte en Amérique du Sud

 

L'Hyloscirtus japreria se caractérise par son dos jaune pâle,... (PHOTO AFP)

L‘Hyloscirtus japreria se caractérise par son dos jaune pâle, tacheté de points marrons et de tâches rougeâtres.

Agence France-Presse
Caracas

Des scientifiques vénézuéliens et colombiens ont récemment découvert une nouvelle espèce de grenouille dans les montagnes de Perija, à la frontière des deux pays.

Peau multicolore et chant particulier, l’Hyloscirtus japreria, qui vit dans les rivières et les cours d’eau au-dessus des 1000 mètres d’altitude, a été découverte lors d’expéditions qui ont commencé il y a une dizaine d’années.

Son nom rend hommage aux japrerias, une ethnie indigène disparue qui habitait dans cette zone de l’État de Zulia, dans le nord-ouest du Venezuela.

Cette découverte a été publiée en février dans la revue scientifique Zootaxa. Il s’agit de la 37e espèce identifiée des Hyloscirtus, un genre d’amphibiens.

Les mâles, plus petits, mesurent entre 2,8 et 3,2 cms et les femelles de 3,5 à 3,9 cm.

«Nous avons mis plusieurs années pour prouver qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce», a déclaré le biologiste Fernando Rojas-Runjaic, coordinateur de l’étude.

Au fur et à mesure des expéditions, des appareils photo, des enregistreurs haute définition ont été emportés par les scientifiques, afin de documenter le chant de cette espèce et soumettre les enregistrements à des «analyses bioacoustiques».

«Quand le mâle est apparu pour la première fois, ce fut un orgasme intellectuel», se souvient Edwin Infante, qui a participé aux sorties en montagne de plusieurs jours, à pieds ou à dos d’âne.

Il décrit son chant particulier comme un «piu prolongé».

L‘Hyloscirtus japreria se caractérise également par son dos jaune pâle, tacheté de points marrons et de tâches rougeâtres.

Des traits blancs sont également présents au niveau des yeux, des oreilles, des cuisses et pattes avant.

Des spécimens ont été découverts des deux côtés de ces montagnes, le versant colombien étant longtemps resté inaccessible aux chercheurs à cause du conflit armé qui a ensanglanté le pays durant plus d’un demi-siècle.

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Le poisson-capitaine peut « voir » avec sa peau


Le poisson capitaine a une particularité de photoréception dermique,mais contrairement aux autres comme les pieuvres qui changent de couleur, ce poisson a un lien entre la vision cutanée et la vision des yeux qui de changer d’apparence.
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Le poisson-capitaine peut « voir » avec sa peau

 

Un poisson-capitaine.

Le phénomène de photoréception dermique permet au poisson-capitaine d’avoir une sensibilité aux changements de luminosité ou de longueur d’onde.  Photo : Seaa.rwsentosablog.com

La peau du poisson-capitaine perçoit la lumière différemment de ses yeux, ont déterminé des chercheurs américains.

Un texte d’Alain Labelle


Depuis plusieurs années déjà, les biologistes estiment que certains animaux qui changent rapidement de couleurs, comme le Lachnolaimus maximus, ne le font pas seulement grâce à leurs yeux.

Ils pensaient bien que la peau jouait un rôle, mais ne pouvait pas l’expliquer.

Les biologistes Lori Schweikert et Sönke Johnsen, de l’Université Duke, ont montré que la détection de la lumière a évolué séparément dans les deux types de tissus (dans l’œil et la peau) chez le poisson-capitaine (hogfish en anglais).

Voir avec sa peau

Selon eux, le phénomène de photoréception dermique ne permet pas aux animaux de percevoir tous les détails de leur environnement comme c’est le cas avec leurs yeux. Il permet quand même une sensibilité aux changements de luminosité ou de longueur d’onde, tels que les ombres mouvantes projetées par des prédateurs ou les fluctuations de la lumière associées aux différentes périodes de la journée.

Le poisson-capitaine vit dans les eaux peu profondes et dans les récifs coralliens de l’Atlantique Ouest, de la Nouvelle-Écosse, au Canada, au nord de l’Amérique du Sud.

Sa peau peut devenir beige lorsqu’il se trouve dans le fond sablonneux de l’océan pour se cacher des prédateurs ou tendre une embuscade à des proies. Il peut aussi arborer un motif brillant et contrasté pour attirer un partenaire ou menacer un adversaire.

La clé de ces transformations réside dans des cellules appelées chromatophores qui contiennent des pigments et qui, lorsqu’elles sont activées par la lumière, peuvent les étaler ou les regrouper pour modifier la couleur ou le motif de la peau.

Dans leurs travaux, les chercheurs ont prélevé des morceaux de peau et de rétine d’une femelle capturée en Floride et ont analysé l’ADN pour savoir quels gènes étaient activés dans chacun des tissus.

De précédentes études laissaient à penser que, chez d’autres animaux qui changent de couleurs comme les pieuvres, la même voie moléculaire permet de détecter la lumière dans les yeux et par la peau.

Ce n’est toutefois pas le cas chez le poisson-capitaine, puisque pratiquement aucun des gènes impliqués dans la détection de la lumière dans la rétine des yeux ne se trouve activé dans la peau.

Les résultats montrent en fait qu’une voie alternative permet à la peau de percevoir la lumière, entraînant une réaction moléculaire en chaîne.

Le lien entre la vision cutanée et la vision des yeux qui mène à un changement de l’apparence du poisson reste cependant inconnu.

La peau sensible à la lumière fournit peut-être de l’information sur certaines caractéristiques qui dépassent le champ de vision de l’animal ou qui se situent en dehors de la gamme de longueurs d’onde que l’œil peut capter.

Quoi qu’il en soit, ces résultats montrent que les poissons ont trouvé une façon de « voir avec leur peau et de changer de couleur rapidement », affirme M. Schweikert.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Comparative Physiology.

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Mystérieux squelette d’Atacama : non, ce n’est pas un extraterrestre !


Le squelette d’Atacama au Chili n’est pas un extraterrestre, même si sa morphologie est étrange. En fait, cette fille avait une mutation génétique qui explique sa petite taille de 15 cm Elle est morte soit mort-née ou après sa naissance.
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Mystérieux squelette d’Atacama : non, ce n’est pas un extraterrestre !

 

 

AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Des chercheurs ont réussi à comprendre la morphologie insolite d’Ata, un squelette retrouvé dans le désert d’Atacama en 2003.

ETONNANT. Un crâne très allongé. Surmonté d’une crête. Sur un corps ne mesurant que 15 centimètres. En 2003, le monde était ébahi devant ce squelette retrouvé dans le désert d’Atacama, au Chili. Etait-ce un primate non humain ? Un extraterrestre ? La réponse, apportée une décennie plus tard, fut sans appel : l’ADN prélevé dans la moelle osseuse était bien celui d’un humain. Ce premier mystère résolu, les chercheurs ont pu s’intéresser plus en profondeur aux causes de cette morphologie insolite. Une équipe a publié le 23 mars 2018 ses résultats : Ata – du nom du petit être – est une fille qui présente des mutations génétiques rares associées au nanisme

« Nous savons maintenant qu’il s’agit d’un enfant, sans doute mort-né ou décédé après sa naissance », a déclaré à l’AFP Garry Nolan, auteur principal de l’étude et professeur de microbiologie et immunologie à l’université de Stanford, en Californie.

Comme le rappelle l’étude, publiée le 23 mars 2018 dans la revue Genome Research (lien en anglais), les experts estimaient auparavant que les os appartenaient à quelqu’un âgé de six à huit ans.

 

Une fille de l’île de Chiloé

Le squelette momifié a été retrouvé il y a 15 ans, derrière une église du désert le plus aride du monde, glissé dans une pochette en cuir. Le bon état de ces restes laisse imaginer qu’il date de quarante ans tout au plus. Les chercheurs ont pu analyser de plus près les chromosomes sexuels de cet humain.

« Ces résultats nous ont conduit à déduire que l’Ata était une fille avec deux chromosomesX », écrivent-ils dans leur étude.

Ils ont également séquencé le génome et l’ont comparé aux génomes de cinq « super-populations » : Africains, Américains, Est-asiatiques, Européens et enfin Sud-asiatiques. Grâce à ce procédé, l’équipe a pu déterminer qu’Ata était originaire d’Amérique du Sud, de l’île de Chiloé au Chili.

Des études antérieures avaient déjà démontré la présence de mutations génétiques qui auraient causé l’apparence spectaculaire du squelette. Ici, les chercheurs ont identifié dans l’ADN de nouvelles zones présentant des anomalies. Selon eux, il est tout à fait probable que l’association de mutations déjà connues avec cette nouvelle découverte soit responsable de « la petite taille d’Ata, le nombre de côtes inapproprié, [des] caractéristiques crâniennes anormales ».

« Je pense qu’il devrait être remis au pays d’origine et enterré selon les coutumes de la population locale »

Par la gravité de ces mutations et les quelque 15 centimètres de taille du squelette, les chercheurs estiment qu’il « semble probable que l’échantillon était une naissance prématurée ». L’équipe s’avance même sur la raison de l’apparition de ces mutations génétiques :

 « Le spécimen a été trouvé à La Noria, l’une des nombreuses villes minières abandonnées du désert d’Atacama, suggérant un rôle possible pour l’exposition prénatale au nitrate. »

Elle reconnaît cependant que de futures études génétiques devront approfondir la cause de cette morphologie, tant au niveau moléculaire que de la population.

Cette la découverte pourrait mener, un jour, à des traitements pour les personnes souffrant de problèmes osseux, estime Garry Nolan. Pour l’instant, il souhaite que le squelette – propriété d’un collectionneur espagnol – retourne au Chili.

« Je pense qu’il devrait être remis au pays d’origine et enterré selon les coutumes de la population locale ».

Avec AFP

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Le Saviez-Vous ► Six volcans menaçants à surveiller en 2018


Il y a des volcans qui donnent des signes précurseurs et d’autres peuvent se réveiller soudainement. Cette année les vulcanologues 6 volcans, certains donnent des signes et d’autres dorment. A noter que le mont Mayon aux Philippines qui a commencé a montrer des signes d’éruption n’est pas dans la liste
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Six volcans menaçants à surveiller en 2018

 

Xavier Demeersman
Journaliste

Sur Terre, des volcans se réveillent toutes les semaines. Le plus souvent, ils le font calmement, produisant de petites éruptions, mais, parfois, des géants entrent en activité…

Quels sont les volcans les plus à surveiller en 2018 ?

Fin 2017, le mont Agung a beaucoup fait parler de lui. Situé à Bali, ce volcan a en effet montré des signes d’activité laissant craindre une éruption imminente. Il a ainsi provoqué l’évacuation des populations les plus menacées qui vivent à ses pieds. Alors, y a-t-il d’autres volcans comme lui dont il faut s’inquiéter ? La réponse est oui, bien sûr. Notre planète compte des centaines de volcans, dont un certain nombre reste encore à découvrir au fond des océans…

Ne serait-ce qu’en Indonésie, 18 des 139 volcans actifs en 2017 « ont déclenché des alertes pour cause d’activité sismique plus intense que la normale, de déformation du sol ou d’émissions de gaz », écrivent trois spécialistes dans un article sur les volcans à surveiller en 2018.

Ils ajoutent qu’entre 14 et 27 volcans sont entrés en éruption dans le monde chaque semaine l’année dernière. Heureusement, pour beaucoup d’entre eux, ce sont de gentilles effusions ou de petites explosions (ou des modérées). Rien à voir avec l’éruption du mont Tambora en 1815, toujours en Indonésie, considérée comme la plus puissante de l’histoire récente.

Et, même si celle-ci fit plus de 92.000 morts et eut un impact sur le climat, elle « ne fait pas le poids comparée aux superéruptions intervenues dans le passé géologique » rappellent les chercheurs.

 La plus redoutable de ces 25 derniers millions d’années fut celle du Toba, un supervolcan de Sumatra entré en éruption il y a 74.000 ans. Mais Ralf Gertisser (université de Keele), Katie Preece (université de Glasgow) et Sylvain Charbonnier (université de Floride du Sud) se veulent rassurants :

« Il y a peu de chance qu’une catastrophe similaire se reproduise de sitôt ».

 

En Islande, le glacier qui recouvre l’Öræfajökull s’est affaissé en novembre 2017. © Antti Lipponen, Sentinel–2B, CC by-sa

En Islande, le glacier qui recouvre l’Öræfajökull s’est affaissé en novembre 2017. © Antti Lipponen, Sentinel–2B, CC by-sa

Se méfier des éruptions petites à modérées

Toutefois, soulignent-ils, « ce sont les éruptions petites à modérées qui représentent le plus souvent une menace volcanique constante »

Surtout qu’en ce début de XXIe siècle, ce sont quelque 800 millions d’êtres humains qui habitent à proximité de volcans en activité, à moins de 100 kilomètres. Et, parmi eux, 29 millions vivent à moins de 10 kilomètres.

Alors, si vous redoutez les volcans, mieux vaut éviter d’aller en Indonésie, dans les Philippines, au Japon, au Mexique et en Éthiopie.

Ces régions « concentrent à elles seules 90 % du total des menaces volcaniques ».

De tous les volcans actifs qui menacent dans le monde, les chercheurs surveillent de très près le mont Shinmoe, au Japon, le Merapi, en Indonésie, l’Öræfajökull, en Islande, le Popocatepetl, au Mexique, le Villarrica, au Chili, et le Kilauea, à Hawaï (États-Unis).

1. Le mont Shinmoe, au Japon

Les monts Kirishima, au Japon, comptent plusieurs volcans. Mais le plus redouté d’entre eux est le mont Shinmoe qui, il n’y a pas si longtemps, en 2011, fut à l’origine de l’une des plus grosses éruptions sur Terre depuis cinquante ans. Entré de nouveau en éruption en octobre dernier, le niveau d’alerte en ce début 2018 demeure élevé (vous pouvez le voir en direct ici).

2. Le Merapi, en Indonésie

Le Merapi, en Indonésie, est beaucoup plus connu, sans doute pour ses éruptions plus fréquentes. Il est considéré comme l’un des plus dangereux du monde et, à ce jour, le plus meurtrier du XXIesiècle (400 morts en 2010).

Il est plutôt somnolent en ce moment, « il n’y a aucun signe précurseur pouvant indiquer qu’une nouvelle activité volcanique est à venir ».

Néanmoins, les scientifiques ne le quittent pas des yeux, se méfiant de ce géant qui dort…

3. L’Öræfajökull, en Islande

Tout le monde a entendu parler de l’Eyjafjöll, en Islande, tapi sous le glacier Eyjafjallajökull, lorsqu’il s’est réveillé en 2010. Mais à quelques centaines de kilomètres de là, vers l’est, l’Öræfajökull donne des signes d’activité depuis environ six mois. Des secousses sismiques ont été enregistrées et le glacier qui recouvre le cratère principal s’est affaissé.

Pour les volcanologues, c’est un indice de plus que la température monte à l’intérieur. Son nom islandais signifiant « glacier des terres désolées (ou abandonnées) » rappelle l’éruption catastrophique de 1362 ; celle-ci fut suivie d’inondations qui poussèrent les habitants à quitter la région.

Coulées de lave du Kilauea dans l’océan, à Hawaï. Le volcan s’épanche quasiment en continu depuis 1983. © inigocia, Fotolia

Coulées de lave du Kilauea dans l’océan, à Hawaï. Le volcan s’épanche quasiment en continu depuis 1983. © inigocia, Fotolia

4. Le Popocatepetl, au Mexique

Situé à 70 kilomètres au sud de la capitale du Mexique, Mexico, le Popocatépetl (« la montagne qui fume » en nahuatl) est un monstre culminant à 5.426 mètres en activité depuis 2005. Son éruption la plus puissante au cours des temps modernes s’est produite en 1996.

Comme on peut le voir à travers les webcams qui l’observent, le volcan connaît des éruptions par intermittence « qui s’accompagnent d’un grossissement du dôme de lave, d’explosions, de panaches de cendres s’élevant à quelques kilomètres de hauteur et de retombées de cendres plus mineures dans les environs ».

5. Le Villarrica, au Chili

Restons sur le continent américain, mais cette fois en Amérique du Sud, au Chili, où le Villarrica, l’un des trois plus grands stratovolcans de la cordillère des Andes, montre un regain d’activité. Depuis novembre 2017, des fontaines de lave éructent jusqu’à 150 mètres de hauteur, indiquent les chercheurs.

6. Le Kilauea, à Hawaï 

Au milieu de l’océan Pacifique, sur la Big Island de l’archipel d’Hawaï, le Kilauea n’a de cesse de vomir de la lave depuis trente-cinq ans et « il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête prochainement », commentent les auteurs.

Celle-ci s’écoule de son grand cratère de cinq kilomètres de long et, surtout, de la bouche éruptive de Puʻu ʻŌʻō.

Enfin, pour conclure, les trois volcanologues rappellent que des volcans peuvent aussi se réveiller soudainement, sans prévenir, comme ce fut le cas dans l’histoire récente de l’Hekla, en Islande. Dangereux, destructeurs, les volcans nous sont aussi utiles et ils ont vraisemblablement contribué à l’habitabilité de notre planète.

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Découverte d’un fossile de chauve-souris géante en Nouvelle-Zélande


Une chauve-souris qui vivait il y a 16 à 19 millions d’années, 3 fois plus grande que les chauves-souris d’aujourd’hui à été découverte en Nouvelle-Zélande. Son régime alimentaire était différent car vivant sur le sol, elle mangeait probablement des végétaux ainsi que de petits vertébrés
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Découverte d’un fossile de chauve-souris géante en Nouvelle-Zélande

 

Les dents et les os de l'animal, qui... (ALAN TENNYSON, TE PAPA MUSEUM VIA AFP)

Les dents et les os de l’animal, qui vivait il y a 16 à 19 millions d’années, ont été découverts près de St Bathans, au centre de l’Ile-du-Sud de la Nouvelle-Zélande, sur un site dans lequel travaillent les chercheurs depuis 16 ans, comme on peut le voir sur cette photo.

ALAN TENNYSON, TE PAPA MUSEUM VIA AFP

 

Agence France-Presse

Les restes fossilisés d’une chauve-souris fouisseuse qui vivait il y a des millions d’années ont été retrouvés en Nouvelle-Zélande, a annoncé jeudi une équipe internationale de scientifiques.

Ils appartiennent à une « super famille de chauve-souris qui vivait jadis sur les territoires méridionaux d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Amérique du Sud et peut-être de l’Antarctique », a déclaré Sue Hand, de l’Université de Nouvelle-Galles-du-Sud, auteure de l’étude.

Les dents et les os de l’animal, qui vivait il y a 16 à 19 millions d’années, ont été découverts près de St Bathans, au centre de l’Ile-du-Sud de la Nouvelle-Zélande, sur un site dans lequel travaillent les chercheurs depuis 16 ans.

L’animal faisait trois fois la taille d’une chauve-souris contemporaine et pesait 40 grammes, estiment-ils dans cette étude publiée par le journal Scientific Reports.

Cette chauve-souris est particulière, car elle volait, mais elle parcourait aussi le sol à quatre pattes, fouissant la couverture végétale à la recherche de nourriture.

Ses « dents spécialisées et sa grande taille suggèrent qu’elle avait un régime différent, qu’elle était capable de manger des végétaux, mais aussi de petits vertébrés, un régime qui ressemble plus à celui de certaines de ses cousines sud-américaines. On ne voit pas cela aujourd’hui chez les chauve-souris d’Australasie », ajoute Mme Hand.

L’animal a été baptisé Vulcanops jennyworthyae, du nom de Jenny Worthy, la scientifique qui a retrouvé le fossile et Vulcain, dieu romain des volcans et du feu, en référence au caractère tectonique de la Nouvelle-Zélande.

« L’animal étrange figure parmi les fossiles les plus bizarres qu’on ait trouvés », a déclaré Alan Tennyson, membre néo-zélandais de l’équipe qui compte aussi des scientifiques australien, britannique et américain.

« Cette nouvelle chauve-souris est apparentée à la chauve-souris à queue courte de Nouvelle-Zélande, à des espèces australiennes disparues et aux vampires américains, ce qui suggère que les chauves-souris vivant au sol étaient auparavant plus répandues », a-t-il ajouté.

D’autres animaux disparus ont été retrouvés sur le site de St Bathans comme des espèces de sphénodon (reptiles), de moas (oiseaux non volants), des grenouilles, des perroquets, des pigeons, des tortues ou des crocodiles.

Il y a environ 500 millions d’années, les territoires d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Amérique du Sud et de l’Antarctique étaient reliés, derniers vestiges du supercontinent Gondwana. Lorsque Gondwana s’est fragmenté, le rafraîchissement du climat et la formation de glace dans l’Antarctique ont fait que les chauves-souris fouisseuses d’Australasie se sont séparées de leurs soeurs sud-américaines, d’après les chercheurs.

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