Découverte d’un fossile de chauve-souris géante en Nouvelle-Zélande


Une chauve-souris qui vivait il y a 16 à 19 millions d’années, 3 fois plus grande que les chauves-souris d’aujourd’hui à été découverte en Nouvelle-Zélande. Son régime alimentaire était différent car vivant sur le sol, elle mangeait probablement des végétaux ainsi que de petits vertébrés
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Découverte d’un fossile de chauve-souris géante en Nouvelle-Zélande

 

Les dents et les os de l'animal, qui... (ALAN TENNYSON, TE PAPA MUSEUM VIA AFP)

Les dents et les os de l’animal, qui vivait il y a 16 à 19 millions d’années, ont été découverts près de St Bathans, au centre de l’Ile-du-Sud de la Nouvelle-Zélande, sur un site dans lequel travaillent les chercheurs depuis 16 ans, comme on peut le voir sur cette photo.

ALAN TENNYSON, TE PAPA MUSEUM VIA AFP

 

Agence France-Presse

Les restes fossilisés d’une chauve-souris fouisseuse qui vivait il y a des millions d’années ont été retrouvés en Nouvelle-Zélande, a annoncé jeudi une équipe internationale de scientifiques.

Ils appartiennent à une « super famille de chauve-souris qui vivait jadis sur les territoires méridionaux d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Amérique du Sud et peut-être de l’Antarctique », a déclaré Sue Hand, de l’Université de Nouvelle-Galles-du-Sud, auteure de l’étude.

Les dents et les os de l’animal, qui vivait il y a 16 à 19 millions d’années, ont été découverts près de St Bathans, au centre de l’Ile-du-Sud de la Nouvelle-Zélande, sur un site dans lequel travaillent les chercheurs depuis 16 ans.

L’animal faisait trois fois la taille d’une chauve-souris contemporaine et pesait 40 grammes, estiment-ils dans cette étude publiée par le journal Scientific Reports.

Cette chauve-souris est particulière, car elle volait, mais elle parcourait aussi le sol à quatre pattes, fouissant la couverture végétale à la recherche de nourriture.

Ses « dents spécialisées et sa grande taille suggèrent qu’elle avait un régime différent, qu’elle était capable de manger des végétaux, mais aussi de petits vertébrés, un régime qui ressemble plus à celui de certaines de ses cousines sud-américaines. On ne voit pas cela aujourd’hui chez les chauve-souris d’Australasie », ajoute Mme Hand.

L’animal a été baptisé Vulcanops jennyworthyae, du nom de Jenny Worthy, la scientifique qui a retrouvé le fossile et Vulcain, dieu romain des volcans et du feu, en référence au caractère tectonique de la Nouvelle-Zélande.

« L’animal étrange figure parmi les fossiles les plus bizarres qu’on ait trouvés », a déclaré Alan Tennyson, membre néo-zélandais de l’équipe qui compte aussi des scientifiques australien, britannique et américain.

« Cette nouvelle chauve-souris est apparentée à la chauve-souris à queue courte de Nouvelle-Zélande, à des espèces australiennes disparues et aux vampires américains, ce qui suggère que les chauves-souris vivant au sol étaient auparavant plus répandues », a-t-il ajouté.

D’autres animaux disparus ont été retrouvés sur le site de St Bathans comme des espèces de sphénodon (reptiles), de moas (oiseaux non volants), des grenouilles, des perroquets, des pigeons, des tortues ou des crocodiles.

Il y a environ 500 millions d’années, les territoires d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Amérique du Sud et de l’Antarctique étaient reliés, derniers vestiges du supercontinent Gondwana. Lorsque Gondwana s’est fragmenté, le rafraîchissement du climat et la formation de glace dans l’Antarctique ont fait que les chauves-souris fouisseuses d’Australasie se sont séparées de leurs soeurs sud-américaines, d’après les chercheurs.

http://www.lapresse.ca/

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Cette variété de cacao pourrait être dangereuse pour votre santé


C’est en Équateur qui est le plus grand producteur de cacao, qui comme on le sait est vraiment un ingrédient important du chocolat. Le problème pour les fèves de cacao contiennent une haute teneur de cadmium qui peuvent être néfaste pour la santé.
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Cette variété de cacao pourrait être dangereuse pour votre santé

 

Des fèves de cacao «Fino de aroma» | Agencia de Noticias ANDES via Flickr CC License by

Des fèves de cacao «Fino de aroma» | Agencia de Noticias ANDES via Flickr CC License by

Fiorella Barraza et Ev Schrecke Laurence Maurice

 

L’un des meilleurs cacaos au monde, produit principalement en Équateur, est menacé par des teneurs élevées en cadmium.

 

Des études récentes menées par une équipe du laboratoire «Géosciences Environnement Toulouse» ont mis en évidence dans les fèves de cacao de variétés cultivées en Amérique latine –et tout particulièrement en Équateur– des teneurs importantes de cadmium (Cd).

Ce métal lourd est connu pour ses effets négatifs sur la santé, notamment des effets toxiques sur les reins, le squelette ou l’appareil respiratoire, et son potentiel cancérigène est internationalement reconnu.

Une variété recherchée par les plus fameux chocolatiers

Cette situation concerne notamment la variété fino de aroma. Très réputée pour son profil aromatique et ses qualités organoleptiques, elle est recherchée et appréciée des plus fameux chocolatiers et des grandes compagnies internationales de fabrication de chocolat et autres produits dérivés.

L’Équateur est le premier producteur de cette variété de cacao, devant le Pérou et la Colombie. La filière est essentiellement tournée vers l’exportation de fèves brutes, juste fermentées et séchées; compte tenu du prix élevé de ce produit, elle fait vivre de nombreuses petites exploitations familiales. La culture du cacao représente en effet 34% des terres agricoles du pays, selon les données 2015 de l’Instituto Nacional de Estadística y Censos.

Pour ce cacao, l’accès au marché européen pourrait se trouver compromis à cause de ce taux important de cadmium dans les fèves, et cela d’autant plus qu’une nouvelle norme, fixant à 0,8 mg de Cd pour un kilogramme de chocolat à plus de 70% de cacao, doit entrer en vigueur en Europe au1er janvier 2019.

Petite exploitation de cacaoyers fino de aroma en Amazonie équatorienne | Laurence Maurice.

Un seuil en cadmium dépassé dans la moitié des fèves

Des analyses de sols et de plantes cultivées ont été réalisées dans le cadre du programme de recherche franco-équatorien Monoil dans des régions affectées par les activités pétrolières (extraction et raffinage); ces analyses ont été comparées à des régions témoins, toujours en Amazonie, au sud du pays.

Les résultats obtenus entre 2014 et 2017 indiquent que non seulement les feuilles de cacaoyer fino de aroma et CCN-51 –les deux variétés les plus cultivées en Équateur– accumulent plus de cadmium que les fèves ou les cabosses, mais que 50% des fèves échantillonnées ont une teneur en Cd supérieure à la valeur seuil de 0,8 mg pour un kilogramme.

Le transfert racinaire du cadmium présent dans le sol vers la plante, et son accumulation au niveau des feuilles et des fruits, explique ces fortes teneurs. L’acidité des sols, couplée aux pratiques agricoles locales (épandages d’engrais, de pesticides, utilisation des cabosses et des feuilles comme source d’humus, etc.) semblent favoriser ce processus.

Les sources d’origine pétrolière ont été mises hors de cause; en revanche, les sources naturelles issues de l’intense activité volcanique du pays ne sont pas écartées dans l’enrichissement en métaux lourds de certains sols.

Les teneurs en cadmium dans les premiers centimètres du sol étant particulièrement élevées, les chercheuses travaillent actuellement avec les petits producteurs et d’autres acteurs de la filière cacao en Équateur pour tenter de réduire l’enrichissement en cadmium des fèves, classées parmi les meilleures du monde.

Des expérimentations de nettoyage des sols –consistant à enlever les feuilles et cabosses habituellement utilisées comme engrais naturel– sont actuellement réalisées avec des coopératives de petits producteurs en agriculture biologique. Des amendements, permettant d’augmenter un peu le pH des sols et donc de réduire la mise en solution dans l’eau du sol du cadmium issu de la dégradation de la matière organique, viendront compléter l’amélioration des pratiques agricoles en cours.

Cabosse de cacao fino de aroma réputé pour ses qualités aromatiques, cultivé ici en Amazonie équatorienne | Laurence Maurice.

Quels risques pour la santé?

Des mesures de la «bio-accessibilité» du cadmium, c’est-à-dire la fraction de cet élément susceptible de rejoindre la circulation sanguine via le système digestif, dans les fèves et dans la pâte de cacao ont révélé que plus de 90% est bio-accessible pour le système digestif humain; cela signifie que plus de 90% du cadmium ingéré via le cacao peut passer directement dans le système sanguin.

Les différentes recommandations, évoquées plus haut, sont en discussion à la fois avec les producteurs comme avec le ministère de l’Agriculture pour réduire ce risque tout en conservant les propriétés aromatiques du cacao équatorien.

Le risque pour la santé, calculé à partir des formules d’exposition aux métaux lourds proposées par l’Agence de protection environnementale des États-Unis et sur la base de la consommation d’une tablette de 100g de chocolat équatorien par semaine, varie de «faible» à «modéré» en fonction de l’origine des fèves.

Si la consommation de chocolat reste bonne pour la santé et le moral grâce aux fortes teneurs en magnésium du cacao, il est toutefois important de connaître l’origine des cacaos.

Le consommateur devra également varier sa consommation de chocolat en fonction des origines, des modes de production, des teneurs en cacao des produits consommés, etc. La consommation d’un chocolat à 80% ou plus devra ainsi être plus modérée que celle d’un chocolat au lait par exemple. De quoi rassurer les amateurs de chocolat… qui pourront s’adonner à leur plaisir favori, mais avec modération!

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Top 10 des aliments les plus dangereux du monde


Il y a des aliments que nous devrions éviter, car ils comportent de trop risques pour la santé, voir même pour la vie. Une chose que je déplore, un aliment que nous avons en épicerie comme par exemple manioc, devrait avoir un avertissement très visible qu’il est dangereux de consommer cru. Car si comme moi, nous improviser, il risque d’avoir des conséquences malheureuses. Je voulais râper le manioc pour ajouter a ma salade, mais en fin du compte, j’ai laissé tomber et j’ai vu après sur le net que j’aurais fait une belle gaffe
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Top 10 des aliments les plus dangereux du monde

Marie-Céline Jacquier

Journaliste

Du fugu au poulpe vivant en passant par un fromage italien très spécial, ces spécialités culinaires ne sont pas sans danger… Voici dix des aliments les plus dangereux au monde. À consommer à vos risques et périls.

Si vous voyagez, personne ne vous oblige à goûter à certaines spécialités locales qui peuvent s’avérer fatales.

Le fugu ou poisson-globe (Japon)

Le fugu (photo ci-dessus) est un poisson très consommé au Japon mais qui contient un poison violent : la tétrodotoxine, une molécule neurotoxique produite par le foie, qui entraîne une paralysie pouvant aller jusqu’au décès. Le poisson-globe est connu pour se gonfler d’eau quand il se sent menacé. Sa commercialisation est réglementée pour éviter les accidents. D’après The Independant, cinq personnes sont décédées en 2015 en mangeant du foie de fugu.

Un poulpe vivant : le sannakji (Corée du Sud)

Le sannakji est une spécialité de Corée du Sud qui consiste à manger un poulpe encore vivant. Le problème est que les tentacules peuvent continuer à s’agripper, même après la mort de l’animal. Des cas d’étouffements sont possibles : il y aurait ainsi six décès par an.

Un fromage : le casu marzu (Italie)

Le casu marzu (ou « fromage pourri ») est un fromage traditionnel italien, provenant de Sardaigne, dans lequel des larves vivantes servent au processus de maturation du fromage. Le risque est que ces larves ne soient pas détruites par les sucs gastriques et restent dans l’intestin, provoquant douleurs abdominales, nausées et diarrhées.

Les racines de manioc doivent être correctement préparées pour éviter l’intoxication. © An NGuyen, Shutterstock

Les racines de manioc doivent être correctement préparées pour éviter l’intoxication. © An NGuyen, Shutterstock

Le manioc (Amérique du Sud)

La racine de manioc contient de la linamarine, qui, mangée crue, peut libérer du cyanure dans l’intestin. La racine doit donc être correctement cuite pour ne pas présenter de danger. En 2005, 27 enfants sont décédés aux Philippines en mangeant du manioc servi à leur école.

La grenouille taureau ou ouaouaron (Namibie)

La grenouille taureau est une grenouille africaine, plat traditionnel en Namibie, qui contient des molécules toxiques, les jeunes grenouilles étant les plus dangereuses. La toxine conduit à une déficience rénale.

Le ackee est toxique consommé cru et s’il n’est pas mûr. © Craig F Scott, Shutterstock

Le ackee est toxique consommé cru et s’il n’est pas mûr. © Craig F Scott, Shutterstock

Le ackee (Jamaïque)

Le ackee est un fruit emblématique de la Jamaïque qui contient des graines noires toxiques. La molécule toxique est l’hypoglycine, qui provoque des vomissements. En 2011, il y aurait 35 cas d’empoisonnement. Les fruits peuvent être mortels s’ils sont consommés crus et pas suffisamment mûrs.

Un coquillage : les palourdes de sang (Chine)

La palourde Tegillarca granosa vit dans des milieux pauvres en oxygène, ce qui fait qu’elle renferme souvent des virus et des bactéries. Ce coquillage peut ainsi transmettre les agents des hépatites A et E, de la dysenterie et de la typhoïde.

Un poisson fermenté : le fesikh (Égypte)

Le fesikh est un poisson qui a séché au soleil et qui a fermenté longtemps dans le sel. Il est traditionnellement consommé en Égypte lors de la fête de Cham el-Nessim, le jour du printemps. Chaque année, des Égyptiens sont hospitalisés après une intoxication alimentaire. Il existe un risque de botulisme à cause de la mauvaise conservation de ce poisson.

Ne mangez pas les feuilles de rhubarbe ! © photogal, Shutterstock

Ne mangez pas les feuilles de rhubarbe ! © photogal, Shutterstock

Les feuilles de rhubarbe (monde entier)

Les feuilles de rhubarbe contiennent de l’acide oxalique qui est toxique pour les reins où il forme des cristaux. Les symptômes de l’empoisonnement sont des nausées, des diarrhées, des problèmes pour respirer, des douleurs à l’œil, une urine rouge, des brûlures de la bouche et de la gorge.

Le pangium edule (Asie du Sud-Est)

Ce fruit est toxique à cause du cyanure d’hydrogène (HCN) qu’il contient. Il doit être correctement cuit et préparé avant consommation.

http://www.futura-sciences.com

Cette chenille inoffensive se transforme en vipère effrayante pour se défendre


Une chenille qui a un moyen de défense assez particulière qui sans doute fait peur aux éventuels prédateurs
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Cette chenille inoffensive se transforme en vipère effrayante pour se défendre

Crédits : Photo Monde

Cette chenille, à première vue inoffensive, ressemble comme deux gouttes d’eau à un bâton, sa tenue de camouflage. Mais lorsqu’elle se sent menacée, l’Hemeroplanes triptolemus revêt, pour se protéger, la forme terriblement réaliste d’une vipère.

Il faut regarder de très très près pour s’apercevoir du subterfuge, comme le montre une vidéo du youtubeur Mark Bowler.Si de potentiels assaillants s’approchent, ce lépidoptère modifie les couleurs de son corps mais également sa forme, à tel point qu’elle parvient à les tromper. Elle gonfle une tête couverte d’écaille, d’où sortent des yeux terrifiants. Et si son effrayante apparence ne suffit pas à dissuader ses ennemis de venir la titiller, elle n’hésite pas à les mordre, bien qu’elle ne soit en réalité dotée d’aucun venin. Lorsqu’on regarde d’un peu plus près, on observe que son corps est en effet bien court pour être celui d’une véritable vipère.

Cette étonnante aptitude au mimétisme apparaît au stade larvaire et disparaît lorsque la bête se transforme, une fois adulte, en un papillon de nuit de la famille des Sphingidae, pour voler de ses propres ailes dans les forêts d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Source : Mark Blower/YouTube

http://www.ulyces.co/

Des pesticides néfastes aux abeilles présents dans 75% du miel mondial


Ce n’est vraiment pas rose pour les abeilles qui sont des petites bêtes de la plus haute importance pour la pollinisation des plantes, des fruits, de fleurs et autres… On aurait détecté des traces à 75 % des pesticides toxiques dans le miel au niveau mondial. L’Amérique du Nord serait le pire endroit pour les abeilles. Même si on prétend que ce n’est pas dangereux pour l’homme, pour les abeilles, les insecticides sont mortels
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Des pesticides néfastes aux abeilles présents dans 75% du miel mondial

 

 

FABRIZIO BENSCH / REUTERS

Les concentrations ne sont pas considérées comme dangereuses pour l’homme.

Des traces de pesticides toxiques pour les abeilles ont été détectées dans 75% du miel produit dans le monde entier, suscitant l’inquiétude pour la survie de ces pollinisateurs cruciaux pour l’agriculture.

Les concentrations relevées dans 198 échantillons de miel produits sur toute la planète ne sont pas considérées comme dangereuses pour l’homme. Elles sont en effet inférieures au plafond autorisé par l’Union européenne, selon l’étude publiée jeudi dans la revue Science.

Après avoir constaté que 34% des échantillons contenaient des « concentrations de néonicotinoïdes connus pour être nocifs » aux abeilles, les scientifiques ont prévenu qu’une exposition chronique à ces substances pesticides menaçait la survie de ces petits insectes volants.

Les abeilles pollinisent les plantes tout en butinant le nectar des fleurs, qui s’accumule dans la ruche pour former l’épais miel.

Elles interviennent dans la pollinisation de plus de 90% des 107 plus importantes cultures sur Terre mais, ces dernières années, elles succombent au syndrome dit « d’effondrement des colonies d’abeilles ». Ce mal mystérieux entraîne la disparition ou la mort d’essaims entiers.

« Ces découvertes sont alarmantes », a estimé Chris Connolly, un expert en neurobiologie de l’université de Dundee, auteur d’un article accompagnant la publication de l’étude.

« Les niveaux relevés sont suffisants pour affecter les fonctions cérébrales des abeilles et pourraient entraver leur habilité à trouver de la nourriture et à polliniser nos cultures et notre végétation », a-t-il mis en garde.

Les néonicotinoïdes ont été qualifiés de facteur essentiel au déclin mondial des abeilles. Leur utilisation a été en partie interdite par l’Union européenne en 2013.

Les échantillons collectés en Europe dans le cadre de l’étude l’avaient en grande majorité été avant l’entrée en vigueur de cette interdiction, a signalé M. Connolly. Des analyses supplémentaires sont nécessaires pour apprécier l’efficacité de l’initiative européenne.

Dérivé de nicotine

Les scientifiques ont concentré leurs analyses sur les cinq types de néonicotinoïdes les plus utilisés: acétamipride, clothianidine, imidaclopride, thiaclopride et thiaméthoxame.

Apparus au milieu des années 1990, ces pesticides dérivent de la structure chimique de la nicotine et s’attaquent au système nerveux des insectes.

« Au total, 75% de tous les échantillons de miel contenaient au moins un néonicotinoïde », selon cette étude pilotée à l’université suisse de Neuchâtel. « Sur ces échantillons contaminés, 45% en contenaient au moins deux et 10% quatre ou cinq ».

La fréquence de contamination la plus élevée a concerné les miels d’Amérique du Nord (89%), devant l’Asie (80%) et l’Europe (79%). L’Amérique du Sud a présenté la plus faible (57%).

« Ces résultats suggèrent qu’une partie importante des pollinisateurs dans le monde sont probablement affectés par les néonicotinoïdes », ont relevé les scientifiques.

Les Nations unies ont prévenu en 2016 que 40% des invertébrés pollinisateurs –en particulier abeilles et papillons– risquaient une extinction à l’échelle mondiale. Quelque 20.000 espèces d’abeilles vivent sur Terre.

Les experts ont reconnu que ces découvertes n’étaient pas vraiment une surprise, estimant néanmoins que la menace représentée par ces substances devait être prise sérieusement.

« Les niveaux relevés (jusqu’à 56 nanogrammes par gramme) se trouvent dans la fourchette bioactive ayant montré que cela affectait le comportement des abeilles et la santé des colonies », a commenté Jonathan Storkey, spécialiste des végétaux, qui n’a pas participé à l’étude.

« Des scientifiques ont prouvé cette année que des niveaux inférieurs à 9 ng/g réduisaient la capacité reproductive des abeilles sauvages », a-t-il souligné.

Et, selon lui, « l’accumulation des pesticides dans l’environnement et les concentrations retrouvées dans les ruches représentent une grave préoccupation environnementale et va probablement contribuer au déclin des pollinisateurs ».

Pour Felix Wackers, professeur à l’université de Lancaster et non impliqué dans l’étude, les niveaux d’exposition aux pesticides nocifs pourraient être bien supérieurs à ce qui peut être quantifié dans le miel.

Cette étude « montre que les abeilles mellifères sont communément exposées à ce type de pesticides quand elles butinent du nectar contaminé aux néonicotinoïdes sur des cultures traitées ou des fleurs ayant été en contact avec des nuages d’étendage ou des résidus au sol », a-t-il relevé.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les poissons ont de la personnalité, selon une étude britannique


Je ne suis pas surprise du résultat, et cela doit être la même chose pour d’autres poissons que des guppys. Chaque poisson aurait une personnalité différente en régissant à des environnements différents. La peur, la fuite ou l’exploration …
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Les poissons ont de la personnalité, selon une étude britannique

 

Composition d’images publiée le 25 septembre 2017 par l’université d’Exeter montrant notamment un guppy (petit poisson à gauche) -University of Exeter/AFP/Tom HOUSLAY

Les poissons ont une personnalité complexe et réagissent chacun avec leur propre caractère face au danger, certains se montrant plus courageux que d’autres, selon une étude de l’université d’Exeter parue lundi.

Les chercheurs ont étudié une population de guppys, petits poissons d’Amérique du sud supportant bien la vie en aquarium, et ont remarqué que chaque individu répondait de façon répétée à sa manière au stress, même placé dans plusieurs situations différentes.

Plongés dans un environnement non familier, les guppys ont des stratégies différentes pour affronter cette situation stressante –bon nombre essaient de se cacher, d’autres tentent de s’échapper, d’autres enfin explorent prudemment les lieux etc. a relevé Tom Houslay, du Centre pour l’écologie et la conservation de l’université d’Exeter (sud-ouest de l’Angleterre).

L’expérience a été menée à plusieurs reprises et à chaque fois, les guppys s’en tenaient à leur même ligne de conduite, relève l’étude, parue dans la revue Functional Ecology.

Prochaine phase de la recherche: les enquêteurs tenteront de déterminer la part génétique et la part liée à l’environnement dictant ces différents comportements, pour mieux comprendre le processus d’évolution et voir si les différentes stratégies de comportement persistent lorsque l’espèce évolue, a expliqué le professeur Alastair Wilson.

https://www.sciencesetavenir.fr/

La grenouille qui mangeait des dinosaures


Une grenouille fut probablement la plus grosse grenouille apparue sur terre avait une force de mâchoire impressionnante qu’il s’est probablement nourris de petits dinosaures, et même des bébés des plus grosses bêtes qui vivaient à cette époque
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La grenouille qui mangeait des dinosaures

 

Une grenouille Ceratophrys cranwelli lors de tests menés par les chercheurs.    Photo : École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Des grenouilles géantes qui vivaient au Crétacé il y a 68 millions d’années sur le territoire correspondant à Madagascar étaient capables de manger des petits dinosaures, ont établi des biologistes australiens, britanniques et américains.

Un texte d’Alain Labelle

L’équipe internationale estime en effet que certains spécimens particulièrement gros de l’espèce Beelzebufo ampinga se nourrissaient de petits dinosaures.

Elle en vient à cette conclusion après avoir étudié la force de morsure de grenouilles cornues du genre Ceratophrys qui peuplent actuellement l’Amérique du Sud, qui sont souvent appelées les grenouilles « Pac-Man » en raison de leur forme ronde et de leur large bouche, des caractéristiques similaires rappelant le personnage du jeu vidéo des années 1980.

Les présents travaux ont permis d’établir que ce type de grenouille avait une morsure aussi forte que celle de prédateurs mammifères et reptiles.

Contrairement à la grande majorité des grenouilles, qui ont de faibles mâchoires et qui mangent de petites proies, certaines grenouilles cornues chassent des animaux aussi grands qu’elles, notamment d’autres grenouilles, des serpents et des rongeurs. Et leurs mâchoires puissantes jouent un rôle essentiel pour saisir et subjuguer leurs proies. Dr Marc Jones, Université d’Adélaïde

En extrapolant leurs résultats à la grenouille éteinte Beelzebufo ampinga, les auteurs de ces travaux publiés dans le journal Scientific Reports estiment que la morsure de cette dernière avait une force comparable à celle des loups et des tigres femelles.

Grâce à cette force, les grenouilles étaient probablement capables de manger des espèces de petits dinosaures ou des bébés d’espèces plus imposantes qui partageaient leur environnement.

La morsure d’une grande Beelzebufo ampinga devait être remarquable; certainement pas une expérience que je voudrais tenter personnellement. Pr Kristopher Lappin, de l’École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Le saviez-vous?

La Beelzebufo pouvait dépasser 40 cm et peser 4,5 kg, si bien que les scientifiques estiment qu’elle a été la plus grosse grenouille à fouler la surface terrestre.

http://ici.radio-canada.ca/