Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc


Le grand requin blanc est réputé pour être un grand prédateur, mais il arrive que des orques les choisissent comme proie pour déguster leur foie qui est riche en protéine. En Afrique du Sud, les attaques des orques seraient un des causes de la disparition des requins blancs
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Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc

 

Orque

Au moins trois requins ont été tués par des orques.

© AP/SIPA

Plusieurs attaques d’orques sur des requins ont été recensées ces derniers jours au large de l’Afrique du Sud. Ces dernière se délectent de leurs foies.

PROIES. Les grands requins blancs (Carcharodon carcharias) sont considérés comme les plus féroces prédateurs des océans. Une réputation largement acquise grâce au film Les dents de la mer réalisé par Steven Spielberg et qui n’est pas tout à fait usurpée. Mais même ces dangereux poissons peuvent devenir des proies. Ils sont par exemple parfois attaqués par des orques (Orcinus orca) comme en témoignent ces cinq cadavres découverts ces derniers jours échoués sur les côtes d’Afrique du Sud.

Le foie, un organe de choix

Repérées par des badauds qui ont alerté des associations locales comme Marine Dynamics et Dyer Island Conservation Trust, les carcasses ont été prises en charge par des scientifiques sous autorité du ministère de l’Environnement pour être autopsiées. Les premiers résultats des examens effectués sur trois d’entre elles révèlent que les requins ont bien subi des attaques d’orques et que ces dernières se nourries de leurs foies et au moins une fois du cœur.

Cette technique de chasse et d’alimentation des orques est mal documentée mais elle n’étonne pas les scientifiques qui rappellent que d’autres mammifères marins comme les lions de mer croquent parfois des requins plus petits que le grand blanc toujours pour déguster le foie. Cet organe est en effet riche en graisses et en éléments nutritifs. Et chez les requins il est très développé car en plus de son rôle dans la circulation sanguine, il est aussi un des éléments qui assurent la flottabilité de ces poissons dépourvus de vessie natatoire, un organe gonflé d’air et qui joue le même rôle pour d’autres espèces marines. Ces attaques d’orques ont provoqué la disparition de la plupart des grands requins blancs près des côtes d’Afrique du Sud, remarquent les membres de Marine Dynamics qui organisent habituellement des « Shark Tours » dans ces eaux connues pour abriter habituellement un grand nombre de requins. 

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Les secrets des mains de la Préhistoire en Europe


Les mains peintes sur des parois des grottes intriguent encore les scientifiques. Certaines hypothèses sont émises, mais encore le doute existe. Il y aura en Europe 36 grottes qui ont été découvertes soit en France, en Espagne et l’Italie, du travail qui ne sera probablement jamais résolu
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Les secrets des mains de la Préhistoire en Europe

 

Selon l'archéologue espagnol Hipolito Collado, ces mains peintes... (HANDPAS PROJECT via AFP)

Selon l’archéologue espagnol Hipolito Collado, ces mains peintes ont été découvertes dans 36 grottes d’Europe réparties entre la France, l’Espagne et l’Italie. Certaines comprennent aussi des dessins d’animaux et des fossiles, mais le projet Handpas se concentre sur les mains, la connexion la plus humaine avec notre passé reculé.

HANDPAS PROJECT VIA AFP

 

MARIANNE BARRIAUX
Agence France-Presse
Caceres

Une grotte de l’ouest de l’Espagne, comme d’autres en Italie ou en France, abrite notre lien le plus intime avec la Préhistoire : des silhouettes de mains datant d’il y a plusieurs dizaines de milliers d’années.

Il fait noir et étonnamment chaud dans cette petite grotte sinueuse de Maltravieso, à Caceres en Estrémadure. L’archéologue espagnol Hipolito Collado et son équipe n’y étaient pas entrés depuis près d’un an, pour éviter d’endommager les 57 mains décolorées ornant les murs.

Pourquoi ces mains furent-elles peintes, dans cette grotte comme dans d’autres ? Était-ce un simple moyen de laisser une empreinte ou un rituel de communion avec les esprits ?

Que peuvent-elles révéler sur le rôle de la femme au Paléolithique, l’époque de l’usage de la pierre taillée, achevée il y a environ 10 000 ans ?

Pour aider à percer ces mystères qui passionnent les chercheurs du monde entier, M. Collado a entrepris de cataloguer toutes les empreintes de main préhistoriques d’Europe.

Prêts à descendre en rappel le long de parois escarpées ou à se glisser sous des rochers, lui et d’autres archéologues sont allés de grotte en grotte, scanner et photographier en haute résolution toutes les mains qu’ils pouvaient trouver.

« J’étais là »

Objectif : constituer une base de données en accès libre en ligne, dans le cadre du projet Handpas financé par l’Union européenne, pour que ces images détaillées en 3D puissent être examinées par n’importe quel chercheur, comme s’il avait lui-même exploré les grottes.

« Il s’agit de rendre accessible un art inaccessible », dit M. Collado.

Dans la grotte où l’on tient à peine debout par endroits, il contrôle des capteurs, pour vérifier si le niveau de CO2, de température ou d’humidité, ont changé depuis sa dernière visite.

Selon lui, ces mains peintes ont été découvertes dans 36 grottes d’Europe réparties entre la France, l’Espagne et l’Italie. Certaines comprennent aussi des dessins d’animaux et des fossiles, mais le projet Handpas se concentre sur les mains, la connexion la plus humaine avec notre passé reculé.

Des mains peintes ont aussi été découvertes en Amérique du sud, en Australie et encore en Indonésie, où de récentes recherches ont révélé qu’une silhouette cachée dans une grotte de l’île des Célèbes, datait d’il y a 40 000 ans, devenant la trace de main la plus vieille du monde.

Soit à peu près l’époque où les Homos Sapiens – premiers « hommes modernes » – arrivèrent en Europe après être apparus en Afrique et avoir vécu dans certaines parties de l’Asie.

Les théories et conjectures abondent sur la signification de ces mains et sur le fait que des doigts manquent parfois.

Était-ce un rituel ? Les peintres ont-ils perdu ces doigts à cause du gel par froid intense ? Ou – ce qui est le plus souvent avancé – pliaient-ils un doigt quand ils peignaient ?

Et si les chercheurs concluaient que toutes les mains, à un certain endroit, avaient été peintes par des femmes ?

« On penserait à une société matriarcale », répond un des collègues de M. Collado, Jose Ramon Bello Rodrigo.

Autre question en suspens : est-il possible que les Homo sapiens – ou les Néandertaliens avant eux – aient simplement vagabondé dans les grottes et laissé leurs marques en passant, comme pour dire « j’étais là » ?

Escalade dans l’obscurité

Paul Pettitt, professeur d’archéologie du Paléolithique à l’université anglaise de Durham, ne le pense pas.

Au fil de ses recherches, qui portent sur les endroits où ces mains peintes ont été trouvées, il a découvert que les doigts étaient parfois placés au-dessus d’une bosse dans la paroi, comme s’il s’agissait d’une prise.

De nombreuses mains apparaissent aussi dans les renfoncements les plus profonds.

« Cela devait être très effrayant, (et requérir) un important effort, beaucoup d’escalade dans l’obscurité », commente M. Pettitt. « Vous ne faites pas ça pour vous amuser ».

Pourquoi alors en faire autant pour peindre des mains – « négatives » quand elles sont dessinées selon le principe du pochoir avec des pigments tout autour, ou « positives » quand elles sont enduites directement de colorant ?

Le préhistorien français Jean Clottes, spécialiste de l’art pariétal, estime qu’il pourrait s’agir d’une forme de chamanisme.

« Le fait de mettre de la peinture – qu’on pourrait appeler peinture sacrée – contre la paroi, cela crée un lien entre la personne qui le fait et la paroi, et par conséquent avec les puissances qu’il peut y avoir dans cette paroi », dit-il.

M. Collado estime que certaines mains ont valeur de mise en garde :

« Dans la grotte de la Garma (Cantabrie, nord de l’Espagne), il y a un panneau avec des mains à côté d’un grand trou qui peut être mortel (si l’on y tombe). Elles voulaient certainement dire : « Stop » »

Le projet se heurte à un obstacle : l’équipe n’a pas reçu l’autorisation d’accéder aux grottes en France, 18 mois après avoir envoyé une première demande au ministère français de la Culture.

« Nous sommes en stand-by », dit M. Collado, impatient.

http://www.lapresse.ca/

Les vêtements Ivanka Trump sont faits par des ouvriers payés un dollar de l’heure


Alors que Donald Trump parle de « made USA »il semble que cela ne vise pas sa fille dont sa compagnie de vêtements ne semble pas se gêner de prendre des sous-traitants dont les ouvriers sont payés 1 $ l’heure. En plus, la plupart des ouvriers n’ont pas d’assurance-maladie, de retraite et de chômage qui serait une transgression des lois comme en Chine, et pour les congés payés, c’est vraiment pitoyable sans parler des conditions de travail qu’aucun Américain n’accepterait de travailler.
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Les vêtements Ivanka Trump sont faits par des ouvriers payés un dollar de l’heure

 

Ivanka Trump participe à une table ronde sur la place des femmes dans le monde, le 25 avril 2017 à Berlin. ODD ANDERSEN/AFP

Ivanka Trump participe à une table ronde sur la place des femmes dans le monde, le 25 avril 2017 à Berlin. ODD ANDERSEN/AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Washington Post

L’usine chinoise où est produite la ligne Ivanka Trump a été auditée par une ONG et plusieurs violations ont été révélées.

Le grand dada d’Ivanka Trump, la fille aînée du président américain, est d’aider les femmes à s’épanouir dans le monde de l’entreprise. Elle vient d’écrire un livre sur le sujet et adore les tables-ronde sur l’empowerment des femmes. Mais sous cette façade de femme engagée, il y a la réalité du business: la ligne Ivanka Trump est faite par des ouvriers chinois payés un dollar de l’heure.

Le Washington Post vient de révéler que l’usine de G-III Apparel Group, le sous-traitant exclusif de la marque Ivanka Trump, n’était pas vraiment un lieu d’empowerment des travailleurs. Selon un audit réalisé par l’ONG Fair Labor Association, les travailleurs faisaient souvent plus d’heures supplémentaires que le maximum autorisé en Chine –avec parfois des semaines de soixante heures– pour un salaire d’un dollar de l’heure, ce qui est inférieur au minimum légal dans certaines régions chinoises. Ce sous-traitant fait aussi des vêtements pour d’autres marques, dont Calvin Klein et Tommy Hilfiger.

Et le made in USA?

Ivanka Trump, qui a désormais un rôle officiel de conseillère du président, a démissionné de son poste de management de la ligne de mode, mais elle continue d’en être en partie propriétaire. Depuis l’audit, qui a été effectué en octobre, les usines G-III en Chine, au Bangladesh, au Vietnam et en Amérique du Sud ont expédié 110 tonnes de vêtements Ivanka. Cela n’empêche pas Donald Trump de se présenter comme un grand défenseur du «made in USA».

Selon le rapport de l’ONG, moins d’un tiers des ouvriers de cette usine bénéficiaient d’une assurance maladie, retraite et chômage, ce qui est normalement obligatoire dans le pays.  Les inspecteurs ont aussi trouvé que les employés n’avaient que cinq jours de congés payés par an et que les conditions de sécurité n’étaient pas aux normes.

Malgré les boycotts de la marque, la campagne et la présidence de Trump ont jusqu’ici donné un coup de pouce aux ventes de la marque Ivanka Trump. Un des meilleurs mois pour les ventes a été février 2017, après que la conseillère du président, Kellyanne Conway, a déclaré sur Fox News: «Allez acheter les fringues d’Ivanka!»

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Des énormes tunnels creusés par des créatures géantes?


Des énormes tunnels ont été découverts en Amérique du Sud. Ils n’ont pas été creuser par des êtres humains, ni par la nature. Il reste des animaux qui auraient disparu, il y a plus de 8 000 ans. Peut-être par des paresseux terrestres grands de deux mètres de long, ou encore par des tatous géants.
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Des énormes tunnels creusés par des créatures géantes?

 

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L’un des gigantesques tunnels découverts en Amérique du Sud

En Amérique du Sud, des chercheurs ont découvert d’énormes tunnels qui semblent ouvrir des passages à travers la forêt. Des structures qui n’auraient pas été creusées par l’homme mais par une créature géante éteinte depuis des milliers d’années.

En voyant les dimensions de ces tunnels, difficile de croire qu’ils sont restés aussi longtemps inconnus des scientifiques. Pourtant, ils commencent à peine à révéler leurs secrets et quels secrets! Ces gigantesques passages ont été découverts à plusieurs endroits au milieu de la forêt sud-américaine mais ils ne sont le fruit ni d’un processus géologique naturel, ni de l’homme.

C’est du moins ce qu’affirment des scientifiques dans une nouvelle étude publiée dans la revue Ichnos. Après avoir examiné plusieurs de ces tunnels, ils ont conclu que des créatures préhistoriques géantes en seraient à  l’origine. Plus précisément des paresseux terrestres appartenant à un genre aujourd’hui éteint.

DES GROTTES PEU NATURELLES

C’est en 2010 que tout a commencé lorsque Amilcar Adamy, un géologue du Brazilian Geological Survey, a décidé d’enquêter sur des rumeurs entendues au sujet d’une grotte impressionnante dans le sud du Brésil. Après une inspection préliminaire des lieux, le spécialiste a rapidement conclu qu’elle n’avait pas été formée par un processus géologique naturel.

Le passage était très large, de forme ronde et présentait un sol lisse.

«Je n’avais jamais rien vu de tel avant», a expliqué Amilcar Adamy à Discover Magazine. «Cela a vraiment attiré mon attention. Cela n’avait pas l’air naturel».

Quelques années plus tard, c’est un autre géologue, Heinrich Frank, qui a trouvé sa propre grotte étrange à proximité de Novo Hamburgo au Brésil.

En l’examinant, le spécialiste n’a réussi à identifier aucune explication géologique crédible. En revanche, il a découvert des détails intrigants au plafond : des marques de griffes qui l’ont conduit à conclure que ce passage serait en réalité «un paléoterrier». Autrement dit, le terrier creusé par une créature fouisseuse il y a des milliers d’années.

PLUS DE 1 500 «PALÉOTERRIERS»

Après cette découverte, le scientifique a constaté avec ses étudiants de l’Université fédérale du Rio Grande do Sul que ces «paléoterriers» étaient bien plus fréquents qu’il ne pensait. Rien que dans cet état brésilien, ils ont documenté au moins 1 500 de ces tunnels. La plupart serait simplement bouchée par des sédiments, ce qui leur aurait permis de passer inaperçu.

Néanmoins, certains seraient toujours partiellement dégagés. En explorant l’un de ces passages, Frank a constaté qu’il présentait une forme elliptique de plus d’un mètre de large qui s’étendait jusqu’à  20 mètres de long, toujours avec les mêmes marques de griffes. Selon ses calculs, le tunnel original devait afficher une longueur de plus de 75 mètres ainsi que des branches et virages.

«Il n’existe aucun processus géologique au monde qui produit des tunnels longs avec une section circulaire ou elliptique, qui se divise, augmente et diminue, avec des marques de griffes sur les murs», a indiqué Frank. «J’ai vu des douzaines de grottes qui ont des origines inorganiques et dans ces cas-là , il est très clair que des animaux n’ont aucun rôle dans leur création». 

DES PARESSEUX TERRESTRES ÉTEINTS?

Le tunnel examiné en 2010 par Amilcar Adamy s’avère être le premier et l’un des plus grands «paléoterriers» découverts en Amazonie. À l’origine, celui-ci devait faire près de deux mètres de haut, d’un à 1,5 mètre de large et afficher des branches s’étendant au total sur quelque 600 mètres de long. Quel animal pourrait être bien être à l’origine d’une telle construction ?

Les fossiles découverts jusqu’ici en Amérique du Sud suggèrent l’existence passée de plusieurs espèces fouisseuses parmi la mégafaune du Pléistocène. Selon Heinrich Frank et ses collègues, les constructeurs pourraient ainsi être des paresseux terrestres appartenant au genre Lestodon dont la taille pouvait dépasser les quatre mètres pour un poids de plus de 2,5 tonnes.

Mais il est possible que certains tunnels plus petits aient été creusés par des espèces moins imposantes comme des tatous géants. Au vu des dimensions des terriers, les spécialistes suggèrent que les créatures ont probablement passé une bonne partie de leur vie à  les creuser voire que plusieurs générations se sont succédé pour les achever.

DE NOMBREUSES QUESTIONS EN SUSPENS 

L’identité exacte de leurs «architectes» n’est que l’une des nombreuses questions qui entourent ces mystérieux tunnels. Les chercheurs ignorent pour le moment l’âge de ces structures, si ce n’est qu’elles ont été réalisées avant l’extinction des animaux concernés, soit il y a plus de 8 000 ans. Leur objectif reste également une énigme.

«Si un animal actuel de 40 kilogrammes creuse un terrier de 40 à 50 centimètres, pourquoi en creuserait-il un de 1,5 mètre de large et 75 mètres de long?» questionne Frank pour Discover. «Il n’y a pas d’explication – ce n’est pas les prédateurs, ni le climat, ni l’humidité. Je ne sais vraiment pas».

Autre question: ces structures pourraient-elles exister ailleurs qu’en Amérique du Sud et être également passées inaperçues? Cette hypothèse n’est pas exclue mais de nouvelles observations et de plus amples recherches seront nécessaires pour percer le mystère de ces étranges et gigantesque structures.

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Biodiversité : découverte de la première grenouille fluorescente


C’est la première fois qu’on identifie une grenouille fluorescente. Elle change de couleur avec la lumière ultraviolette, elle change de couleur pour devenir invisible à la noirceur totale. De quoi à occuper les scientifiques face à cette découverte
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Biodiversité : découverte de la première grenouille fluorescente

 

Par Nathalie Mayer,

 

Aucun phénomène de fluorescence n’avait encore été observé chez un amphibien. Grâce à des chercheurs sud-américains, c’est désormais chose faite. Ils ont découvert une grenouille qui brille dans l’obscurité grâce à des molécules, elles aussi, totalement inédites.

Il existe environ 7.600 espèces d’amphibiens sur Terre. Et parmi elles, Hypsiboas punctatus, une grenouille arboricole qui vit en Amérique du Sud. Le signe particulier de cette grenouille par ailleurs tout à fait banale, ce sont des chercheurs de l’université de Buenos Aires (Argentine) qui viennent de le découvrir alors qu’ils étudiaient sa pigmentation. H. punctatus est en effet la première grenouille fluorescente à avoir été observée.

À la lumière du jour, cette grenouille arbore de jolies couleurs vertes, jaunes ou rouges. Mais éclairée par un faisceau ultraviolet, elle se met à briller intensément, d’une couleur bleu-vert. Un phénomène qui disparaît dans l’obscurité totale. De la fluorescence (qui nécessite une absorptiond’énergie lumineuse) donc, et non de la bioluminescence (production de lumière par l’animal lui-même).

En plein jour, la grenouille arboricole apparaît ici plutôt jaune, avec des taches rouges. Sous rayonnement ultraviolet, elle émet une couleur verte fluorescente. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires

En plein jour, la grenouille arboricole apparaît ici plutôt jaune, avec des taches rouges. Sous rayonnement ultraviolet, elle émet une couleur verte fluorescente. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires

Des molécules fluorescentes inconnues

En lui-même, le phénomène n’est pas nouveau. De nombreuses espèces aquatiques fluorescentes ont déjà été décrites par les scientifiques. La fluorescence des coraux, par exemple, est très bien connue. Mais il existe aussi des poissons fluorescents ou encore des requins et même une tortue qui brillent dans l’obscurité. Même sur la terre ferme, on peut trouver des animaux fluorescents : des scorpions, notamment.

Cerise sur le gâteau de cette lumineuse découverte, H. punctatus semble avoir recours à des molécules fluorescentes jamais encore observées chez des animaux : des hyloin-L1, des hyloin-L2 et des hyloin-G1. Celles-ci sont concentrées dans son tissu lymphatique, dans sa peau et dans ses sécrétions glandulaires. Et elles s’avèrent d’une incroyable efficacité. Selon les chercheurs en effet, elles peuvent émettre l’équivalent de quelque 18 % de la lumière émise par la pleine Lune

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Placée sous un faisceau de lumière UV, Hypsiboas punctatus émet une fluorescence verte ou bleue plutôt puissante. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires, Pnas

Placée sous un faisceau de lumière UV, Hypsiboas punctatus émet une fluorescence verte ou bleue plutôt puissante. © Julian Faivovich et Carlos Taboada, université de Buenos Aires, Pnas

Cette découverte, loin de constituer un aboutissement, marque, au contraire, le début d’une nouvelle aventure pour les herpétologistes qui étudient tous les jours les reptiles et les amphibiens. L’équipe de l’université de Buenos Aires prévoit d’ores et déjà d’étudier de plus près les photorécepteurs l’Hypsiboas punctatus afin de déterminer si elle est capable de capter cette lumière fluorescente. Les herpétologistes envisagent également de tester la fluorescence des 250 espèces de grenouilles arboricoles proches d’H. punctatus.

Et ces travaux permettront peut-être de préciser les fonctions écologiques ou comportementales de la fluorescence chez la grenouille. Ce phénomène leur sert-il à communiquer entre elles ? Joue-t-il un rôle dans le processus d’attraction sexuelle et de reproduction ?

« J’espère vraiment que d’autres collègues se montreront très intéressés par ce phénomène et qu’ils commenceront à porter des lampes UV sur le terrain », commente Carlos Taboada, herpétologue à l’université de Buenos Aires.

Dans ce cas, les réponses à ces questions ne devraient pas tarder à arriver…

http://www.futura-sciences.com

La déforestation peut propager des maladies


Nous allons droit à un changement majeur des écosystèmes dont nous en sommes responsables et la nature répond encore plus férocement
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La déforestation peut propager des maladies

 

Agence Science-Presse

 La déforestation pourrait contribuer à la dissémination de maladies infectieuses. En bouleversant un écosystème dans un pays d’Amérique du Sud, la coupe des arbres aurait permis, dans un cas à présent documenté, qu’une bactérie hérite d’un territoire qui lui est plus propice.

La bactérie en question s’appelle Mycobacterium ulcerans, et elle est responsable, en Afrique et en Amérique du Sud, de l’ulcère de Buruli, une infection chronique de la peau.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, elle n’a été responsable que de 2000 cas dans 33 pays en 2014. Mais selon une recherche parue le 7 décembre dans Science Advances, ce serait en train de changer en Guyane française, petit pays d’Amérique du sud, augmentant du coup les risques de transmission aux humains. Le problème, rappelle l’équipe franco-britannique qui est derrière cette recherche, vient du fait que Mycobacterium ulcerans est une bactérie opportuniste : elle peut se loger dans un grand nombre d’espèces de poissons et d’insectes. Si la biodiversité diminue, les espèces les plus résilientes ont moins de prédateurs : cela favorise leur prolifération, mais aussi celle de la bactérie.

 

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des aliments les plus dangereux du monde


Tout dans la nature n’est pas consommable, alors que d’autres denrées, il faut une attention particulière pour les consommer. Faut-il vraiment risquer de se rendre malade ou pire, en mourir ?
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Top 10 des aliments les plus dangereux du monde

 

Si vous voyagez, personne ne vous oblige à goûter à certaines spécialités locales qui peuvent s’avérer fatales.

Le fugu ou poisson-globe (Japon)

Le fugu  est un poisson très consommé au Japon mais qui contient un poison violent : la tétrodotoxine, une moléculeneurotoxique produite par le foie, qui entraîne une paralysie pouvant aller jusqu’au décès. Le poisson-globe est connu pour se gonfler d’eau quand il se sent menacé. Sa commercialisation est réglementée pour éviter les accidents. D’après The Independant, cinq personnes sont décédées en 2015 en mangeant du foie de fugu.

Un poulpe vivant : le sannakji (Corée du Sud)

Le sannakji est une spécialité de Corée du Sud qui consiste à manger un poulpe encore vivant. Le problème est que les tentacules peuvent continuer à s’agripper, même après la mort de l’animal. Des cas d’étouffements sont possibles : il y aurait ainsi six décès par an.

Un fromage : le casu marzu (Italie)

Le casu marzu (ou « fromage pourri ») est un fromage traditionnel italien, provenant de Sardaigne, dans lequel des larves vivantes servent au processus de maturation du fromage. Le risque est que ces larves ne soient pas détruites par les sucs gastriques et restent dans l’intestin, provoquant douleurs abdominales, nausées et diarrhées.

Le manioc (Amérique du Sud)

Les racines de manioc doivent être correctement préparées pour éviter l’intoxication. © An NGuyen, Shutterstock

La racine de manioc contient de la linamarine, qui, mangée crue, peut libérer du cyanure dans l’intestin. La racine doit donc être correctement cuite pour ne pas présenter de danger. En 2005, 27 enfants sont décédés aux Philippines en mangeant du manioc servi à leur école.

La grenouille taureau ou ouaouaron (Namibie)

La grenouille taureau est une grenouille africaine, plat traditionnel en Namibie, qui contient des molécules toxiques, les jeunes grenouilles étant les plus dangereuses. La toxine conduit à une déficience rénale.

Le ackee (Jamaïque)

Le ackee est toxique consommé cru et s’il n’est pas mûr. © Craig F Scott, Shutterstock

Le ackee est toxique consommé cru et s’il n’est pas mûr. © Craig F Scott, Shutterstock

Le ackee est un fruit emblématique de la Jamaïque qui contient des graines noires toxiques. La molécule toxique est l’hypoglycine, qui provoque des vomissements. En 2011, il y aurait 35 cas d’empoisonnement. Les fruits peuvent être mortels s’ils sont consommés crus et pas suffisamment mûrs.

Un coquillage : les palourdes de sang (Chine)

La palourde Tegillarca granosa vit dans des milieux pauvres en oxygène, ce qui fait qu’elle renferme souvent des virus et des bactéries. Ce coquillage peut ainsi transmettre les agents des hépatites A et E, de la dysenterie et de la typhoïde.

Un poisson fermenté : le fesikh (Égypte)

Le fesikh est un poisson qui a séché au soleil et qui a fermenté longtemps dans le sel. Il est traditionnellement consommé en Égypte lors de la fête de Cham el-Nessim, le jour du printemps. Chaque année, des Égyptiens sont hospitalisés après une intoxication alimentaire. Il existe un risque de botulisme à cause de la mauvaise conservation de ce poisson.

Les feuilles de rhubarbe (monde entier)

Ne mangez pas les feuilles de rhubarbe ! © photogal, Shutterstock

Les feuilles de rhubarbe contiennent de l’acide oxalique qui est toxique pour les reins où il forme des cristaux. Les symptômes de l’empoisonnement sont des nausées, des diarrhées, des problèmes pour respirer, des douleurs à l’œil, une urine rouge, des brûlures de la bouche et de la gorge.

Le pangium edule (Asie du Sud-Est)

Ce fruit est toxique à cause du cyanure d’hydrogène (HCN) qu’il contient. Il doit être correctement cuit et préparé avant consommation.

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