Un chat marsupial : une naissance exceptionnelle pour l’écosystème australien !


L’Australie a eu beaucoup de problèmes avec des animaux qui ont été introduits dans son territoire pour les espèces de la place. Beaucoup d’espèces sont en danger, alors que d’autres ont disparu. Aujourd’hui, il semble que la réintroduction du chat marsupial soit couronnée de succès. C’est une bonne chose pour l’écosystème australien.
Nuage

 

Un chat marsupial : une naissance exceptionnelle pour l’écosystème australien !

 

 

Le chat marsupial était une espèce éteinte sur le sol australien : il ne restait que quelques individus en Tasmanie. Mais une réintroduction par l’Homme semble donner d’excellents résultats.

par Louison

Le dasyurus oriental est une espèce de marsupial qui est plus connue sous le nom de « chat marsupial » ou « chat marsupial tacheté ». L’espèce entière – qui est uniquement présente en Océanie – comptait plusieurs races, mais il n’en reste que 6 aujourd’hui.

Suite à une épidémie au début du 20e siècle et à l’introduction du renard en Australie, le marsupial semblait voué à ne jamais revenir sur le sol australien.

Pourtant, pour la première fois depuis 50 ans, des scientifiques ont tenté de réintroduire le chat marsupial. Pour ce faire, ils ont lâché des spécimens dans la nature et les ont suivis pendant quelques mois à l’aide de collier GPS.

La réintroduction a eu lieu dans le parc national Booderee au sud de Sydney. Cependant, le projet à près de 15 ans. En effet, les scientifiques ont d’abord dû trouver des solutions pour réduire le nombre de prédateurs potentiels. En mars dernier, une vingtaine de chats marsupiaux ont ainsi été relâchés.

C’est une excellente nouvelle, car cela veut dire que non seulement les chats marsupiaux ont survécu, mais que l’environnement est suffisamment prospère pour permettre la reproduction.

Il s’agit de la première tentative de réintroduction d’une espèce carnivore en Australie. Pour les scientifiques, ces bébés sont le signe que cela va dans la bonne direction.

« La plupart des carnivores perdus du continent ont disparu pour toujours, il n’est pas possible de les ramener, c’est donc une opportunité rare. Pendant des milliers d’années, les dasyurus orientaux ont joué un rôle important dans l’écosystème en tant que mangeurs d’insectes, et il sera fascinant de voir ce qui se passera quand la population sera redevenue suffisamment importante pour qu’ils reprennent ce rôle dans le parc », a déclaré le responsable de WWF Australia Darren Grover lorsque les chats marsupiaux ont été relâchés en mars.

Nick Dexter, directeur des ressources naturelles du parc national Booderee, est lui aussi optimiste. Et à l’annonce de la naissance des chats marsupiaux, il déclare ceci :

« Il reste des défis à relever pour établir une population durable, mais le fait que 30 % des femelles ont donné naissance au cours de ce projet pilote est un pas dans la bonne direction ».

https://sciencepost.fr

Publicités

Australie: après huit ans de traque, ce géant crocodile est capturé


Ce crocodile marin a été assez rusé pour ne jamais se faire capturer par les gardes forestiers pendant des années Pas pire pour un croco de 60 ans !. Comme c’est une espèce protégée, il sera conduit dans une ferme adapté pour eux, car il semble qu’il soit trop dangereux pour la population humaine.
Nuage

 

Australie: après huit ans de traque, ce géant crocodile est capturé

 

DÉPARTEMENT DU TOURISME DU NORD DE L’AUSTRALIE

À 4,7 mètres de long et plus de 1300 livres, c’est ce qu’on appelle un poids lourd!

  • Agence France-Presse

Après une traque de huit années, les gardes forestiers du Territoire du Nord australien ont réussi à capturer un énorme crocodile marin de 600 kilogrammes et 4,7 mètres de long, ont annoncé les autorités mardi.

Le saurien, aperçu pour la première fois en 2010, a été retrouvé au fond d’un piège installé dans la rivière près de la localité de Katherine.

Cela faisait des années que les autorités tentaient de capturer l’animal dont l’âge est estimé à 60 ans.

Chaque année, les gardes forestiers capturent environ 250 crocodiles jugés « à problèmes » à cause du danger qu’ils représentent pour la population.

Le spécimen qui vient d’être piégé a été conduit dans une ferme de crocodiles, a déclaré Tracey Duldig, chargée de la faune sauvage dans le Territoire du Nord.

« C’est le plus gros crocodile jamais extrait de la rivière Katherine par l’unité de la faune sauvage », a-t-elle dit dans un communiqué.

« Nous avons donné à cet animal de nombreux noms au fil des années car il a été si dur à attraper », a dit au groupe de médias ABC John Burke, un membre de cette unité.

THE ASSOCIATED PRESS

« C’était assez haletant, mais aussi, on ne peut qu’admirer la taille de l’animal et son grand âge. On ne peut qu’avoir un peu de respect pour lui ».

La population des crocodiles marins (ou crocodiles d’eau salée) a explosé dans le nord de l’Australie depuis qu’ils ont été déclarés espèce protégée en 1971.

Ils tuent en moyenne deux personnes par an.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► 7 nouvelles passées sous le radar


    On fait un peu du coq à l’âne. 7 faits dans différents domaines, allant de l’archéologie du cacao chez les Mayas à la canicule en Australie.
    Nuage

     

    7 nouvelles passées sous le radar

      Les Mayas mangeaient-ils leurs économies? Quelle musique donne la chair de poule aux festivaliers? Et pourquoi une autoroute fond en Australie?

      Voici des nouvelles qui sont passées sous le radar dans l’actualité de la semaine.

      Un texte d’Alain Labelle

      Quoi? Du chocolat

      Du chocolat présentant un glyphe Maya.

      Les fèves de cacao servaient de monnaie chez les Mayas. Photo : iStock/Arina Habich

      Une barre de chocolat valait son pesant d’or au temps des Mayas. Des archéologues américains affirment que le cacao était utilisé comme monnaie dans cette civilisation d’Amérique centrale dominante à l’époque précolombienne, un peu à la façon des pièces d’argent actuelles. Les Mayas n’auraient jamais utilisé de réelles pièces d’argent, pense Joanne Baron, du Bard Early College de New York.

      Selon la scientifique, les Mayas échangeaient plutôt des fèves de cacao contre des biens et services, au même titre que le tabac, le maïs et le tissu. Cette forme de troc permettait de traverser les barrières ethniques et linguistiques.

      L’archéologue va même jusqu’à avancer qu’une pénurie de chocolat aurait pu contribuer à la chute de cette civilisation.

      Qui? Les amateurs de concerts de musique

      Des dizaines de personnes dansent.

      Des festivaliers lors de l’édition 2017 d’Osheaga  Photo : Osheaga

      Des chercheurs américains ont établi ce qui donne la chair de poule aux amateurs de concerts de musique. Le chercheur Matthew Sachs et ses collègues de l’université Harvard affirment que la signification des paroles et le volume du son sont en grande partie responsables du phénomène cutané.

      Pour arriver à l’établir, l’équipe a suivi la fréquence cardiaque et l’activité électrodermale de sujets qui écoutaient en direct trois de leurs morceaux de musique préférés.

      D’autres facteurs clés pour donner la chair de poule : la présence d’amis, une foule en délire qui chante en chœur et l’admiration portée à un artiste.

      Quel est le genre de musique dont l’écoute est le plus susceptible de hérisser vos follicules pileux? Le rock arrive en tête (31 %), suivi de la musique pop (29 %), de l’indie (7 %) du house (6 %) et des symphonies de musique classique (5 %).

      Combien? 44 %

      Carte mondiale montrant les rivières.

      Seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières.  Photo : UNC-Chapel Hill

      Les rivières de la Terre couvrent pas moins de 44 % plus de territoire que les précédentes études le laissaient penser. Une estimation basée sur l’analyse d’images satellites réalisée par les géologues George Allen et Tamlin Pavelsky de l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill montre que l’ensemble des rivières du globe coulent sur environ 773 000 kilomètres carrés, soit un peu plus que 0,5 % de la surface terrestre non glaciaire. À titre comparatif, toutes les rivières couvrent une plus grande superficie que l’État américain du Texas.

      À ce jour, seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières, mais elles se fondaient sur des données limitées.

      Ces informations détaillées permettront de mieux comprendre le rôle des rivières sur le climat mondial. En effet, une plus grande surface de rivières signifie un plus grand contact entre l’eau et l’air, de sorte que ces cours d’eau échangent probablement plus de dioxyde de carbone avec l’atmosphère qu’on ne l’estimait actuellement.

      Comment? Avec de la fibre optique

      Un câble de communication à fibre optique permet d'évaluer l'activité sismique.

      Un câble de communication à fibre optique permet d’évaluer l’activité sismique.  Photo : P. Jousset/GFZ

      Des sismologues allemands affirment avoir mis au point une méthode révolutionnaire, mais plutôt simple, de détecter les tremblements de terre. Philippe Jousset et Thomas Reinsch du Centre allemand de recherche en géosciences ont envoyé des impulsions de lumière dans un câble de communication à fibre optique existant pour évaluer l’activité sismique dans une région d’Islande. Ce type de câble est présent sous terre partout dans le monde et est utilisé pour fournir des services Internet et de télévision.

      La technique a permis de confirmer la présence de failles documentées, mais aussi d’autres qui étaient inconnues à ce jour. De petits séismes régionaux, des vagues provenant d’importants séismes lointains et des microséismes survenus dans le fond de l’océan ont également été enregistrés grâce aux câbles à fibres optiques. Des coups de marteau et le passage de voitures ont même été détectés.

      Quand? Il y a 13 millions d’années

      Représentation artistique des espèces Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi.

      Les espèces « Theosodon arozquetai » (à gauche) et « Llullataruca shockeyi »  Photo : Velizar Simeonovski.

      Une équipe internationale de paléontologues a mis au jour les restes fossilisés de deux espèces de mammifères ongulés, des animaux à sabots, qui vivaient il y a 13 millions d’années sur le territoire de l’actuelle Bolivie.

      Ces espèces, Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi, étaient des bêtes litopternes, c’est-à-dire que l’extrémité de leurs membres se terminait par trois doigts. Elles étaient des brouteuses de feuilles et d’herbe.

      Comme l’Amérique du Sud a été géographiquement isolée pendant la majeure partie des 66 derniers millions d’années, la richesse de ses fossiles en fait l’endroit idéal pour étudier des sujets tels que l’adaptation des mammifères à l’environnement et peut aider à comprendre comment ils ont évolué ailleurs sur la planète.

      Pourquoi? À cause de la canicule

      Des pneus endommagés par une route australienne.

      La surface de la route fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient.  Photo : Facebook/Tablelander/David Anthony

      Vous avez eu chaud la semaine dernière, mais ce n’est rien par rapport à ce qu’ont eu à endurer les pneus des voitures et camions qui ont emprunté la route Millaa Millaa-Malanda, en Australie. Les autorités ont dû la fermer parce que sa surface fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient. Le journal Tablelancer explique que la route avait été réaménagée quelques jours auparavant, mais que les chaleurs intenses avoisinant les 40 degrés Celsius observées dans le Queensland cette semaine ont empêché le gravier présent dans l’asphalte de s’y agréger correctement.

      Où? Au Royaume-Uni

      Une archiviste observe avec une loupe le parchemin de la Déclaration d'indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni.

      Une archiviste observe le parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni. Photo : Reuters/Hannah Mckay

      Une découverte bien particulière a été faite dans les archives du comté du Sussex, dans le sud du Royaume-Uni : un parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Si le document datant des années 1780 a été retrouvé l’an dernier par deux professeurs de l’Université de Harvard, ce n’est que cette semaine qu’une équipe de scientifiques a confirmé l’authenticité de ce manuscrit. Il n’existe qu’une autre copie parchemin de ce texte politique par lequel les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord ont fait sécession le 4 juillet 1776. Elle est conservée dans les Archives nationales américaines à Washington.

      Le parchemin aurait appartenu à Charles Lennox, le troisième duc de Richmond, connu pour son soutien aux révolutionnaires américains. Les chercheurs veulent maintenant établir comment le document s’est retrouvé en Angleterre.

      https://ici.radio-canada.ca/

      Le Saviez-Vous ► Top 10 des dernières espèces découvertes


        Entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE dois trouver les 10 meilleurs découvertes de la dernière années écoulées et ils le font à chaque année d’ailleurs. Ces choix ne doivent pas être très évidents
        Nuage

         

        Top 10 des dernières espèces découvertes

        Céline Deluzarche

        Journaliste

        Chaque année, des milliers d’animaux et plantes jusqu’ici inconnus sont mis au jour par les scientifiques de l’International Institute for Species Exploration (IISE).

        Au menu du palmarès 2018 des découvertes les plus importantes : un énorme arbre d’Amazonie, un curieux invertébré aux couleurs chatoyantes, un poisson des profondeurs ou un orang-outan déjà en grand danger.

        La biodiversité demeure encore largement méconnue sur Terre. Rien qu’en Amazonie, une nouvelle espèce est découverte tous les deux jours. C’est pour mettre à l’honneur ces nouveaux arrivés que le College of Environmental Science and Forestry (ESF) et l’International Institute for Species Exploration (IISE) dévoilent chaque année leur liste des 10 spécimens les plus emblématiques, découverts dans l’année écoulée. Mais si le jury a dû choisir entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE rappelle que dans le même temps, 20.000 espèces disparaissent chaque année, certaines avant même d’avoir eu la chance de se faire connaître.

        Un amphipode bossu

        Nommé Epimeria quasimodo en référence au personnage de Victor Hugo à cause de son dos bossu, cet invertébré est l’une des 26 espèces d’amphipodes nouvellement découvertes dans les eaux glaciales de l’océan Antarctique. Ses couleurs éclatantes et sa structure morphologique étrange ont naturellement attiré l’attention des scientifiques.

        Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

        Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

        Un orang-outan déjà menacé

        En 2001, on avait séparé les orangs-outans de Sumatra (Pongo abelii) et de Bornéo (Pongo pygmaeus) en deux espèces distinctes. Cette année, de nouvelles analyses morphologiques, comportementales et génétiques ont conduit les chercheurs à sous-découper encore la population de Sumatra en une nouvelle espèce baptisée Pongo tapanuliensis. À peine mis au jour, ce grand singe est déjà classé en grand danger de disparition : il reste à peine 800 individus éparpillés dans des espaces fragmentés par la déforestation.

        Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

        Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

        Un arbre aux fruits géants

        Avec ses 40 mètres de haut, ses 60 tonnes et ses énormes fruits de 50 centimètres de long, on se demande comment le Dinizia jueirana-facao a pu passer inaperçu. En réalité, on pensait jusqu’ici qu’il n’existait qu’une seule espèce de Dinizia, un arbre de la famille des légumineuses, avant de s’apercevoir que celle-ci était différente. Hélas, ce magnifique végétal est déjà en danger : on n’en connaît que 25 individus, dont la moitié dans la réserve du nord du Brésil où il a été découvert.

        Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

        Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

        Un coléoptère qui joue les passagers clandestins

        Découvert au Costa Rica, Nymphister kronaueri est un minuscule coléoptère d’à peine 1,5 millimètre. Il vit exclusivement au milieu des colonies de fourmis nomades, Eciton mexicanum, et reste deux à trois semaines à un endroit pour se nourrir. Lorsque la colonie se déplace, il profite de sa ressemblance avec l’abdomen des fourmis pour s’y accrocher et se faire transporter gratuitement. 

        Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

        Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

        Le poisson des profondeurs extrêmes

        Capturé dans la fosse des Mariannes (Pacifique), Pseudoliparis swirei semble être le poisson qui vit le plus profondément dans les abysses, entre 7.000 mètres et 8.000 mètres. Un autre poisson a bien été observé à 8.143 mètres, mais il n’a jamais pu être retrouvé. De la famille des poissons-limaces, qui comprend environ 400 espèces, il est capable de résister à des pressions jusqu’à 1.000 fois supérieures à celle de la surface. Il doit son nom à un officier de la mission HMS Challenger, la première grande campagne océanographique mondiale à l’origine de la découverte de la fosse des Mariannes en 1875.

        Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

        Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

        Des « cheveux de Venus » sur le cratère d’un volcan

        Lorsque le volcan sous-marin Tagoro, dans les îles Canaries, est entré en éruption en 2011, il a entraîné une brutale hausse des températures et rejeté de grosses quantités de sulfure d’hydrogène et de gaz carbonique, détruisant une grande partie de l’écosystème. Trois ans plus tard, des chercheurs ont découvert qu’une bactérie filamenteuse, surnommée « cheveux de Venus » (Thiolava veneris pour le nom scientifique), colonisait la nouvelle couche autour du cratère. À 130 mètres de profondeur, elle forme un épais matelas recouvrant environ 2.000 mètres carrés.

        Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

        Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

        Une fleur mauve sans photosynthèse

        Alors que la plupart des végétaux sont autotrophes, c’est-à-dire qu’ils fabriquent eux-mêmes leur matière organique par la photosynthèse, Sciaphila sugimotoi est hétérotrophe : elle puise ses nutriments dans des champignons avec lesquels elle vit en symbiose. Sa découverte sur l’île d’Ishigaki, au Japon, constitue une réelle surprise car la flore japonaise est déjà très précisément documentée. Cinquante spécimens seulement de cette fleur de 10 centimètres de haut ont été dénombrés dans une forêt

        Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

        Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

        Un lion marsupial aux dents longues

        Wakaleo schouteni vivait il y a plus de 23 millions d’années dans les forêts du Queensland, en Australie. La découverte du fossile de ce féroce lion marsupial a permis d’établir son portrait. Pesant autour de 25 kg, le poids d’un chien husky sibérien, il passait une partie de son temps… dans les arbres et avait sans doute adopté un régime omnivore. Il s’agirait de la deuxième espèce de lion marsupial de l’Oligocène après Wakaleo pitikantensis, découvert en 1961.

        Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

        Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

        Un coléoptère cavernicole

        Habitant des cavernes, Xuedytes bellus s’est adapté à vivre dans l’obscurité totale : ce coléoptère a perdu ses ailes, ses yeux et sa pigmentation. Il a aussi subi une élongation de sa tête et de son thorax, et mesure neuf millimètres environ. Il a été découvert dans une grotte du sud de la Chine, dans la province du Guangxi. Cette région karstique est particulièrement riche en grottes dans lesquelles on recense une grande variété de carabidés : pas moins de 130 espèces réparties en 50 genres y ont été identifiées.

        Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

        Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

        Un eucaryote harponneur

        Découvert par hasard dans un aquarium de San Diego (Californie), cet eucaryote unicellulaire nommé Ancoracysta twista possède un génome particulièrement riche et une activité mitochondriale. Son flagelle en forme de fouet lui sert de harpon pour immobiliser ses proies et pour se propulser dans l’eau. Il doit son nom au mouvement qu’il fait en se déplaçant (twirlsignifiant tournoyer en anglais).

        Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

        Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

        https://www.futura-sciences.com/

      Le Saviez-Vous ► Pourquoi le football s’appelle «soccer» aux USA


      Non pas que j’aime le sport professionnel, en fait, je déteste, mais si vous demandez pourquoi en Europe (aussi l’Afrique, je crois) et en Amérique du Sud, on parle de football ce qu’on appelle le soccer aux États-Unis, Australie, Canada, et Japon, alors que le football est appelé rugby ailleurs. C’est assez compliqué, mais c’est ce qui arrive quand on fait des règles et donne un nom différent de chaque côté de l’océan.
      Nuage

       

      Pourquoi le football s’appelle «soccer» aux USA

       

      Dans le stade de Cincinnati | Jamie Smed via Flickr CC License by

      Dans le stade de Cincinnati | Jamie Smed via Flickr CC License by

      Repéré par Thomas Messias

      C’est aussi le cas dans d’autres pays, comme le Canada, l’Australie ou le Japon.

       

      Le site Mental Floss vient de relayer un article publié par le professeur Stefan Szymanski, du département de kinésiologie de l’université du Michigan. Également connu comme co-auteur de l’ouvrage Soccernomics, il y explique en détail pourquoi ce que l’on appelle football en Europe ou en Amérique du Sud est connu sous le nom de soccer dans des pays comme les États-Unis, le Japon ou le Canada.

      Tout commence dans l’Angleterre du début du XIXème siècle, lorsque le football d’alors, sport pratiqué au sein des classes les plus défavorisées, finit par s’immiscer dans les écoles les plus prestigieuses du pays. Des compétitions commençant à être mises en place entre les équipes issues de ces écoles et les quelques clubs de l’époque, des étudiants de l’université de Cambridge décident de donner de l’uniformité à ce sport en planchant sur des règles officielles. Rédigées en 1848, elles seront reprises sans grand changement au moment de la création de la première fédération de football en 1863. Son nom: Football Association.

      Un peu plus tard, en 1871, la première fédération de rugby est créée, fixant les règles de ce sport sur les bases de celles écrites lors des années 1830 dans les écoles de rugby. Elle s’appelle Rugby Football Union, l’utilisation du pied ayant été directement inspirée par le football.

      C’est compliqué

      C’est ici que les choses se compliquent et se précisent: le rugby football finit par être surnommé rugger, tandis que l’association football hérite du sobriquet d’assoccer, qui finit par devenir soccer. Stefan Szymanski précise qu’à cette époque, le suffixe -er était très en vogue, d’où son ajout dans ces différents mots.

      En 1869, lorsque les Américains se sont mis à jouer au football, ils édictèrent leurs propres règles, quelque part entre le rugby football et l’association football. Ce que nous appelons le football américain était né, sauf que les États-Unis ont juste appelé ça football.

      Un peu plus tard, du côté de l’Angleterre, le rugby football est devenu rugby, et l’association football est devenu football. Le mal était fait: des deux côtés de l’Atlantique, un sport s’appelait football, mais les règles en étaient très différentes. Chaque camp a alors trouvé un autre nom pour désigner le football de l’autre: c’est ainsi que le football anglais est devenu soccer pour les Américains, et que le football américain est resté football américain pour les Anglais.

      Stefan Szymanski raconte que le terme soccer a bien failli l’emporter au cours du vingtième siècle, puisqu’il n’a cessé de gagner en popularité après la Seconde Guerre mondiale, avant d’être finalement délaissé vers les années 70-80. De nos jours, si le terme continue à être un peu employé dans des pays comme l’Angleterre, c’est principalement pour désigner «notre» football lorsqu’il est pratiqué aux États-Unis, notamment dans le cadre de la Major League Soccer (le cousin ricain de notre Ligue 1).

      Pour résumer, explique Szymanski, les pays qui emploient le terme soccer à propos du sport pratiqué par Marinette Pichon et Ryan Giggs sont ceux qui possèdent leur propre version du football. Outre les USA, on compte notamment le Canada et l’Australie, mais aussi le Japon, dont le choix n’est pas explicité par l’auteur de la publication.

      http://www.slate.fr/

      Découverte de 29 nouvelles espèces de guêpes parasitoïdes cauchemardesques


      Oh là ! C’est le genre de guêpe qu’on ne voudrait pas voir pondre sur nos animaux. Des chercheurs on trouver des nouvelles espèces de ses guêpes parasitoïdes en Asie, Australie et en Afrique
      Nuage

       

      Découverte de 29 nouvelles espèces de guêpes parasitoïdes cauchemardesques

       

      Crédits : The Ohio State University

      par  Mehdi Karam

      Comme ils l’expliquent le 25 juin dans le Journal of Hymenoptera Research, les chercheurs José L. Fernández-Triana et Caroline Boudreault, en charge de la Collection nationale d’insectes du Canada, ont découvert pas moins de 29 nouvelles espèces de guêpes parasitoïdes.

      Leur cycle de vie et de reproduction est tout simplement cauchemardesque : pour commencer, elles pondent sur d’autres animaux, de sorte à ce qu’une fois écloses, leurs larves aient de quoi grignoter. L’animal faisant office d’hôte – à son insu – se voit alors submergé de petits insectes volants lui dévorant la chair.

      Mais ça ne s’arrête pas là. À mesure que les larves grossissent, les hôtes rapetissent – logique, puisque l’un mange l’autre, petit à petit. Une fois que « l’échange » s’est terminé, la guêpe s’envole et abandonne derrière elle le cadavre de son hôte. Voici donc la douce épopée de la guêpe parasitoïde, à qui le nom va comme un gant. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que les chercheurs en ont découvert 29 nouveaux genres supplémentaires…

      Ceux-ci proviennent de toutes les régions tropicales du monde, de l’Australie à l’Afrique en passant par l’Asie. Bien entendu, qui dit découverte de nouvelles espèces dit attribution d’un petit nom. Et les chercheurs n’ont pas manqué de créativité. Ainsi donc, une espèce découverte dans un marécage australien a été appelée Qrocodiledundee outbackense, simplement car Crocodile Dundee est un des films préférés du Pr José L. Fernández-Triana. Une autre espèce a été nommée Tobleronius orientalis, car sa tête triangulaire rappellerait la barre chocolatée suisse. Qui a dit que les scientifiques n’avaient pas d’humour ?

      Bon, concernant les 27 autres espèces, les chercheurs se sont contentés de noms plus génériques. Toutefois, cette découverte d’ampleur pourrait faire de la guêpe le groupe animal le plus diversifié de la planète, avec un nombre d’espèces jamais égalé. D’autant plus que les chercheurs l’affirment : il nous reste encore à découvrir entre 80 et 95 % des espèces de guêpes parasitoïdes. En même temps, à force de pondre sur le dos des autres insectes…

      Source : Journal of Hymenoptera Research

      http://www.ulyces.co/

      Australie: les chats errants tuent un million de reptiles par jour


      Les chats n’ont foulé le sol qu’avec les premiers colons européens, et ces matous ont aussi colonisé ce continent. Malheureusement, les chats redevenus sauvages et les chats domestiques ont tué environs 650 millions de ces bêtes à chaque année. Ils ont réussit à mettre en danger de disparition certaines espèces. Sans compter près un million d’oiseaux aussi a chaque jour sont tué par les chats. Ce sont des grandes pertes pour l’Australie.
      Nuage

       

      Australie: les chats errants tuent un million de reptiles par jour

       

      D'après l'étude publiée par le journal Wildlife Research, 250 espèces... (Photo Agence France-Presse)

      D’après l’étude publiée par le journal Wildlife Research, 250 espèces différentes de reptiles sont les victimes des chats, y compris des grands scinques du désert, des dragons barbus et des geckos.

      PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE

       

      Agence France-Presse
      Sydney

      Des chats errants tuent plus d’un million de reptiles par jour en Australie et la survie de nombreuses espèces est menacée, révèle une étude scientifique publiée lundi.

      Depuis l’arrivée des chats dans l’île-continent avec les premiers colons européens il y a deux siècles, les félins ont exterminé de nombreuses espèces. Les tentatives pour stériliser les populations et réduire leur nombre n’ont pour l’heure pas produit les effets espérés.

      Les chercheurs de l’Université Charles Darwin ont réalisé leur étude à partir de plus de 10 000 échantillons alimentaires collectés par des scientifiques à travers tout le pays, via les déjections ou le contenu de l’estomac des félins.

      «En moyenne, chaque chat retourné à l’état sauvage tue 225 reptiles par an», déclare John Woinarski, directeur de l’étude, qui ajoute que ces félins consomment davantage de ces animaux en Australie que leurs pairs américains ou européens.

      «Certains chats mangent des quantités astronomiques de reptiles. On a trouvé de nombreux exemples de chats individuels se gavant de lézards, avec un record de 40 lézards différents trouvé dans l’estomac d’un seul chat».

      D’après l’étude publiée par le journal Wildlife Research, 250 espèces différentes de reptiles sont les victimes des chats, y compris des grands scinques du désert, des dragons barbus et des geckos.

      Parmi ces 250 espèces, 11 sont menacées. L’impact exact des chats est toutefois difficile à mesurer, car le nombre des populations de la plupart des reptiles n’est pas connu.

      Si on prend en compte les victimes de chats domestiques, un total d’environ 650 millions de reptiles sont tués chaque année.

      Des millions de chats errants vivent en Australie. Ils sont également considérés comme les principaux coupables du taux élevé d’extinction des mammifères du pays.

      La même équipe de chercheurs avaient découvert en 2017 que plus d’un million d’oiseaux étaient tués chaque jour en Australie par les chats errants et les félins domestiques.

      Le gouvernement a débloqué une enveloppe de plus de 30 millions de dollars australiens (20 millions d’euros) pour financer des projets de lutte contre l’impact des chats errants sur la faune sauvage.

      L’Australian Wildlife Conservancy, qui d’après son site internet est le plus grand propriétaire privé australien aux fins de protection de l’environnement, vient d’achever de construire une clôture électrique de 44 kilomètres de long pour créer dans le désert une zone de près de 9400 hectares libre de chat.

      Cette zone sera plus tard élargie à environ 100 000 ha et des espèces menacées d’extinction y seront introduites.

      http://www.lapresse.ca/