Les images incroyables d’un énorme poisson-lune échoué en Australie


C’est curieux, cela fait la deuxième fois qu’un poisson-lune est échoué à la grande surprise des chercheurs. Au début mars, un poisson-lune avait été trouvé en Californie. Aujourd’hui, c’est en Australie.
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Les images incroyables d’un énorme poisson-lune échoué en Australie

 

Un poisson-lune ou môle (nom scientifique : Mola mola) de 1,8 mètres échoué sur une plage d'Australie. © Handout - Courtesy of Linette Grzelak/AFP

Un poisson-lune ou môle (nom scientifique : Mola mola) de 1,8 mètres échoué sur une plage d’Australie. © Handout – Courtesy of Linette Grzelak/AFP

Un poisson-lune de 1,8 mètre s’est échoué sur une plage australienne, et les photos de ce spécimen méconnu, prises par Linette Grzelak et postées sur Facebook, ont suscité la curiosité et fait le tour du monde.

Le poisson-lune, ou môle, a été retrouvé mort à l’embouchure du fleuve Murray, au sud de l’Australie ce week-end. Les raisons de l’échouage ne sont pas connues.

« Il est fréquent qu’ils se heurtent aux bateaux et certains sont si gros qu’ils peuvent faire couler un voilier », a affirmé Ralph Foster, le responsable de la collection de poissons du South Australian Museum.

Le poisson-lune a pour particularité d'étendre une partie de son corps au Soleil, ce qui lui vaut son nom anglais de « sunfish ». © Handout - Courtesy of Linette Grzelak/AFP

Le poisson-lune a pour particularité d’étendre une partie de son corps au Soleil, ce qui lui vaut son nom anglais de « sunfish ». © Handout – Courtesy of Linette Grzelak/AFP

Ce type de poisson se distingue par sa grande taille et sa forme plate particulière. C’est le poisson osseux le plus lourd existant sur Terre. Il peut peser jusqu’à 2,5 tonnes selon le National Geographic. Le poisson-lune échoué était en fait d’une taille plutôt moyenne pour son espèce, selon Ralph Foster.

Les poissons-lunes « peuvent être beaucoup plus gros […] près du double de cette taille », a-t-il expliqué à la chaîne Australian Broadcasting Corporation (ABC). « Nous savons très peu de chose sur [cette espèce] ».

Elle est classée comme vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

https://www.futura-sciences.com/

Des chercheurs stupéfaits par la découverte de jumeaux “semi-identiques”


On connaît les jumeaux identiques qu’une seule ovule est fécondé par un spermatozoïde, ou les faux jumeaux appelé aussi fraternels que deux ovules sont fécondés. Il y a encore plus rare les jumeaux sesquizygotiques dont une seule ovule est fécondé par deux spermatozoïdes.
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Des chercheurs stupéfaits par la découverte de jumeaux “semi-identiques”

 

ovule spermatozoïdes

Deux spermatozoïdes fertilisant un ovule. Crédits : QUT

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Un frère et une sœur nés en Australie en 2014 constituent le deuxième cas connu de jumeaux “semi-identiques” jamais découvert. C’est également le premier identifié pendant la grossesse. Les détails de l’étude sont rapportés dans le New England Journal of Medicine.

Ils ne sont ni identiques, ni fraternels. Ils se placent entre les deux, en quelque sorte. Une échographie à six semaines de la mère, âgée de 28 ans, avait dans un premier temps suggéré que les jumeaux étaient identiques. Il y avait en effet sur les images un placenta partagé. C’est devenu un peu plus étrange plus tard, lorsque la maman est revenue faire une écho.

« Nous avons alors découvert que l’un des jumeaux était un garçon, et l’autre une fille, explique le docteur Michael Gabbett, de la Queensland University of Technology, en Australie. À ce moment-là, nous avons effectué des tests génétiques ».

Un ovule, deux spermatozoïdes

Les jumeaux sont normalement identiques ou fraternels. Dans le premier cas, un ovule est fécondé par un spermatozoïde, mais ce qui en résulte se scinde en deux, donnant naissance à deux bébés au matériel génétique identique. Dans le cas de jumeaux fraternels, deux ovules sont fécondés, chacun par un spermatozoïde différent. Les deux enfants partagent alors la même grossesse, mais ne sont pas plus proches sur le plan génétique que des frères et sœurs nés de mêmes parents à des époques distinctes.

Ici, la situation est très inhabituelle. Les jumeaux sont dits “sesquizygotiques”. On retrouve un ovule fécondé par deux spermatozoïdes. En résultent trois ensembles de chromosomes, un de la mère et deux du père. L’œuf fécondé semble avoir également divisé les trois ensembles de chromosomes en groupes de cellules qui se sont ensuite scindés en deux, créant ainsi les jumeaux.

« Certaines des cellules contiennent les chromosomes du premier spermatozoïde, tandis que les cellules restantes contiennent des chromosomes du deuxième spermatozoïde, de sorte que les jumeaux ne partagent qu’une proportion du même ADN paternel ».

Plus précisément, le test de cellules prélevées dans leurs sacs respectifs de liquide amniotique a montré que, si l’ADN maternel de chaque enfant était identique à 100 %, seulement 78 % de l’ADN paternel correspondait.

ovule spermatozoïdes

Deux spermatozoïdes fertilisant un ovule. Crédits : QUT

Premier cas détecté pendant la grossesse

Le premier cas de jumeaux sesquizygotiques avait été signalé aux États-Unis en 2007. Après la naissance, l’un d’entre eux avait été identifié avec des organes génitaux ambigus. À la recherche de chromosomes mixtes, les médecins avaient alors découvert que le garçon et la fille étaient identiques du côté de leur mère, mais partageaient environ la moitié de leur ADN paternel. C’est la même chose ici, à la différence que les médecins ont enregistré ce cas pendant la grossesse, et non après la naissance.

Source

https://sciencepost.fr/

L’Australie s’apprête à déverser un million de tonnes de boues près de la Grande Barrière de Corail


À cause de manque dans la loi, la boue accumulée lors des inondations dans le Queensland peut effectuer un déversement d’un million de tonnes de boue supplémentaire près de Grande barrière de corail. Le travail sera fait par l’entretien portuaire. La Grande barrière de corail perd déjà beaucoup, alors quoi penser de l’avenir suite a toute cette boue supplémentaire.
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L’Australie s’apprête à déverser un million de tonnes de boues près de la Grande Barrière de Corail

 

Des sédiments approchant de la Grande Barrière de Corail, au large de Townsville, après les inondations du Queensland, en Australie, le 13 février 2019 | Matt Curnock / AFP

Des sédiments approchant de la Grande Barrière de Corail, au large de Townsville, après les inondations du Queensland, en Australie, le 13 février 2019 | Matt Curnock / AFP

Repéré par Léa Polverini

L’interdiction de déverser des boues dans la région ne recouvre pas les opérations d’entretien portuaire.

Repéré sur The Independent

À peine deux semaines après les grandes inondations dans le Queensland qui ont ravagé le nord-est de l’Australie et laissé dans le Pacifique 14 milliards de mètres cubes de sédiments, l’Australie vient d’autoriser le déversement d’un million de tonnes de boue supplémentaire près de la Grande Barrière de Corail. Il s’agit d’un plan d’«élimination» des déblais issus du dragage industriel réalisé dans le port de Hay Point, l’un des plus gros terminaux charbonniers du monde

«Le rejet des boues de curage dans les eaux du patrimoine mondial revient à traiter notre récif comme une décharge», s’est indignée Larissa Waters, sénatrice du parti des Verts australiens.

Faille dans la loi

Le permis a pourtant été délivré par le Parc marin de la Grande Barrière, en vertu d’un point aveugle dans les textes de loi: si le déversement de boues dans la région est censé être illégal, l’interdiction ne couvre pas le rejet de déchets produits lors des travaux d’entretien du port.

«La politique du gouvernement doit changer pour interdire tout déversement en mer, de sorte que le Parc marin de la Grande Barrière ne puisse pas permettre d’utiliser les eaux du récif comme une alternative moins chère au traitement des boues», a déclaré Waters au Guardian.

De son côté, la Corporation des ports de vrac du Queensland septentrional a affirmé dans un communiqué que cette opération n’aura que peu d’impact sur l’environnement:

«Le dragage d’entretien consiste à transférer les sédiments qui se déplacent le long de la côte et qui s’accumulent au fil des ans à l’endroit où ont lieu nos opérations de transport maritime. […] Il est important de noter que nos rapports d’évaluation ont révélé que les risques pesant sur les zones protégées, dont le Parc marin de la Grande Barrière et les habitats sensibles, sont majoritairement faibles, avec quelques impacts de court terme possibles sur les fonds marins.»

Début février, les sédiments apportés par les inondations laissaient pourtant entrevoir la perspective de dommages irréparables sur le récif, l’accumulation de boue ayant pour effet de bloquer la lumière du soleil vers les profondeurs, empêchant la photosynthèse nécessaire à la survie du corail.

En trente ans, les récifs de la Grande Barrière ont perdu plus de la moitié de leur surface. Mais le dragage d’entretien du port débutera à la fin du mois de mars, et devrait durer une quarantaine de jours.

http://www.slate.fr/

Réchauffement climatique : l’Australie veut planter un milliard d’arbres d’ici 2050


L’Australie veut reboiser avec 1 milliard d’arbres d’ici 2050. À première vue, cela semble une bonne idée, mais autant d’arbres est-ce une solution pour lutter contre le réchauffement climatique ? De toute façon, je pense, que si nous ne changeons pas ce qui cause la pollution, nous ne pouvons prétendre d’avancer contre la lutte des changements climatiques
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Réchauffement climatique : l’Australie veut planter un milliard d’arbres d’ici 2050

 

Céline Deluzarche
Journaliste

Victime d’une crise climatique sans précédent, l’Australie veut planter un milliard d’arbres et compte ainsi parvenir à atteindre ses objectifs en matière d’émissions de CO2 et booster son économie. Elle suit de nombreux autres pays qui ont tous annoncé des chiffres impressionnants de plantations. Mais est-ce vraiment efficace ?

L’Australie va lancer un vaste programme visant à planter un milliard d’arbres d’ici 2050, soit 400.000 hectares de forêts supplémentaires, a annoncé fièrement le 16 février le Premier ministre Scott Morrison. L’objectif est de capturer 18 millions de tonnes de carbone supplémentaires d’ici 2030 pour se rapprocher des objectifs des accords de Paris, qui prévoit une réduction des émissions de 26 à 28 % pour le pays par rapport au niveau de 2005. Le pays fait pour l’instant figure de mauvais élève, avec des émissions annuelles de 500 millions de tonnes qui ne cessent de grimper malgré les déclarations d’intention. Le charbon représente encore les deux tiers de sa production électrique. L’annonce survient d’ailleurs dans un contexte très compliqué pour le gouvernement, accusé pour son inaction en matière d’environnement. Depuis plusieurs mois, le pays est confronté à une vague de chaleur meurtrière et des inondations catastrophiques que les scientifiques relient au réchauffement climatique.

Mauvais élève du climat mondial, l’Australie veut planter 400.000 hectares de forêt d’ici 2050. © Casey Horner, Unsplash

Mauvais élève du climat mondial, l’Australie veut planter 400.000 hectares de forêt d’ici 2050. © Casey Horner, Unsplash

Le climat ne semble pourtant pas la préoccupation majeure de ce plan, baptisé « Un milliard d’arbres pour la croissance et l’emploi » : l’objectif du gouvernement est surtout de développer son industrie agroforestière. « Les matériaux à base de fibre de cellulose pourraient par exemple remplacer le plastique », suggère le document publié par le ministère de l’Agriculture. Le boispourrait également trouver des débouchés dans la construction, les biocarburants ou la pharmacie. Le gouvernement espère créer ainsi 18.000 nouveaux emplois dans les 10 prochaines années.

Quand la planète verdit : des milliards d’arbres plantés autour du monde

L’Australie n’est pas la seule à miser sur les arbres. Avec sa « grande muraille verte », la Chine a déjà planté 66 milliards d’arbres le long du désert de Gobi depuis 1978 afin de stopper l’avancée du sable. Le Pakistan a annoncé en juillet dernier que 10 milliards d’arbres seront plantés à travers tout le pays d’ici 2023. En 2017, l’Inde a battu le record du monde de 66 millions d’arbres plantés en seulement 12 heures grâce au concours de 1,5 million de bénévoles. Même les villes s’y mettent : en décembre, Milan s’est ainsi fixé un objectif de 3 millions d’arbres d’ici 2030 pour « améliorer la qualité de l’air et l’environnement des habitants ». Et cela semble fonctionner : une toute récente étude vient de montrer que la planète verdit : elle a gagné 5,5 millions de km2 de forêt entre 2000 et 2017, soit l’équivalent de l’ensemble de la forêt amazonienne.

3.000 milliards d’arbres sur Terre, combien de CO2 capturé ?

Tous ces programmes sont-ils au final bien efficaces en matière de réchauffement ? Le chercheur Thomas Crow­ther vient justement de présenter les résultats d’une nouvelle étude sur le sujet lors de l’assemblée annuelle de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS). Selon le scientifique, planter 1.200 milliards d’arbres pourrait absorber suffisamment de CO2 pour annuler dix ans d’émissions humaines. Dans une précédente étude publiée en 2015, il avait estimé le nombre d’arbres sur la planète à 3.040 milliards, soit sept fois plus que les précédentes estimations. Malgré l’énormité de l’objectif, Thomas Crow­ther estime pourtant que ce reboisement massif serait possible sans empiéter sur les terrains agricoles ou urbains, en ciblant « les parcs ou terrains abandonnés ». On a un peu de mal à voir où ces milliards d’hectares sont ainsi vacants.

Il faudrait planter 1.200 milliards d’arbres supplémentaires sur la planète pour absorber l’équivalent de dix ans d’émissions de CO2 anthropiques. © vitaga, Fotolia

Il faudrait planter 1.200 milliards d’arbres supplémentaires sur la planète pour absorber l’équivalent de dix ans d’émissions de CO2 anthropiques. © vitaga, Fotolia

    D’autre part, si les forêts absorbent bien 2 milliards de tonnes de CO2 par an, les arbres peuvent se transformer en émetteurs de CO2 en cas de sécheresse ou d’assauts d’insectes par exemple.

    Quant aux incendies, « ils peuvent envoyer dans l’atmosphère en quelques heures tout le CO2qu’une forêt a patiemment accumulé au fil des décennies », met en garde l’Inra.

    De plus, toutes les forêts ne se valent pas : les conifères sont ainsi plus efficaces que les feuillus pour absorber le CO2. Conifères qui diminuent l’albédo… favorisant ainsi le réchauffement.

    Aggravation de la pollution et de la sécheresse : des programmes de reboisement aux effets pervers

    Bref, il ne suffit pas d’annoncer des chiffres spectaculaires pour qu’un reboisement soit efficace. En Chine, par exemple, on estime qu’à peine 15 % des arbres plantés ont effectivement survécu : la monoculture de peupliers a été décimée par une maladie et dans certains endroits, les plantations ont carrément aggravé la situation en pompant les rares ressources en eau et en éliminant les herbes fixant le sol, rapporte le journal britannique The Economist.

    Dans les villes, la « grande barrière verte » a finalement aggravé la pollution en réduisant la circulation du vent, selon une étude de 2018 de chercheurs chinois. L’Australie est prévenue.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’Australie veut planter un milliard d’arbres d’ici 2050 pour atteindre ses objectifs d’émissions de CO2.

  • De nombreux pays ont eux aussi de vastes programmes de plantations.

  • Ces reboisements ne s’avèrent malheureusement pas aussi efficaces que prévu dans certains cas.

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Un tribunal australien invoque le climat pour rejeter un projet de mine de charbon


Enfin, si le gouvernement ne bouge pas pour le climat, un tribunal en Australie rejeté un projet de mine de charbon. La cour a bien sûr s’est appuyé sur des études, mais aussi sur les répercussions sur le réchauffement climatique relié au charbon.
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Un tribunal australien invoque le climat pour rejeter un projet de mine de charbon

 

L'Australie est un des premiers producteurs de charbon... (Photo GREG WOOD, archives AGENCE FRANCE-PRESSE)

L’Australie est un des premiers producteurs de charbon au monde, et son premier exportateur, alimentant les centrales électriques de Chine, d’Inde, de Corée du Sud ou encore du Japon.

PHOTO GREG WOOD, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Sydney

Un tribunal australien a rendu vendredi une décision potentiellement lourde de conséquences pour l’industrie minière en invoquant le réchauffement climatique et l’Accord de Paris pour rejeter un projet de mine de charbon.

Le tribunal des affaires foncières et environnementales de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, dans l’ouest de l’Australie, a estimé que le projet de mine de charbon à ciel ouvert de Rocky Hill, situé à Gloucester, à 220 km au nord de Sydney, intervenait « au mauvais endroit, au mauvais moment ».

La décision rendue par le juge Brian Preston se distingue en particulier par le fait qu’elle ne s’appuie pas seulement sur les études d’impact local du projet de la société Gloucester Resources, mais aussi sur les répercussions secondaires en termes de réchauffement climatique liées à l’utilisation du charbon.

« Au mauvais endroit parce qu’une mine de charbon à ciel ouvert dans ce paysage spectaculaire et culturel […] aura des impacts importants en termes visuel, social et en termes d’aménagements », peut-on lire dans la décision.

« Au mauvais moment parce que les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la mine de charbon et des produits du charbon accroîtront les concentrations mondiales de GES au moment où ce qui est nécessaire et urgent, pour atteindre les objectifs climatiques qui ont été agréés, est une baisse rapide et profonde des émissions de GES », écrit le juge.  

« Il faut éviter ces conséquences graves. Le projet doit être refusé », poursuit-il. « Toutes les ressources naturelles ne doivent pas nécessairement être exploitées. »

La décision invoque à de multiples reprises l’Accord de Paris sur le climat et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, et des climatologues avaient été appelés à témoigner.

Ainsi le chercheur Will Steffen a-t-il rappelé au tribunal que la température moyenne de surface avait augmenté en Australie d’un degré au cours du dernier siècle. 

Les organisations environnementales avaient fait du dossier de la mine de Rocky Hill un « jugement de référence » pour le droit australien en espérant qu’il constituerait un précédent.

L’Australie est un des premiers producteurs de charbon au monde, et son premier exportateur, alimentant les centrales électriques de Chine, d’Inde, de Corée du Sud ou encore du Japon.

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Inondations en Australie: l’armée en renfort, des crocodiles en ville


Alors que chez moi, en janvier, il faisait très froid, l’Australie a cuit au soleil. Maintenant, c’est le tour des pluies et des moussons. C’est tellement intense que les gens pourraient se retrouver nez à nez avec un crocodile nageant à travers les rues inondées.
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Inondations en Australie: l’armée en renfort, des crocodiles en ville

 

Près de 20 000 habitations risquent d'être inondées si... (PHOTO REUTERS)

Près de 20 000 habitations risquent d’être inondées si les pluies persistent.

 

Agence France-Presse
Cairns

L’armée australienne a été déployée dans certaines zones du nord-est du pays en raison d’inondations exceptionnelles qui n’arrivent que « tous les cent ans », alors que des crocodiles ont été repérés dans des rues submergées.

Les militaires ont ainsi déployé des véhicules amphibies lundi pour aller récupérer des habitants équipés de lampes frontales qui étaient perchés sur le toit de leur maison, alors qu’un déluge s’abattait sur l’État du Queensland.

Le nord tropical de l’immense île-continent est habitué en cette saison aux pluies de mousson. Mais les précipitations des derniers jours sont largement supérieures aux normales, notamment dans la ville côtière de Townsville.

Les autorités ont été contraintes dimanche d’ouvrir les vannes contre les inondations, libérant des torrents d’eau.

Le Townsville Bulletin a rapporté que des crocodiles marins avaient été repérés dans des rues inondées.

De telles précipitations, « ce n’est pas un événement qui survient tous les 20 ans, c’est un événement qui survient tous les 100 ans », avait déclaré samedi la première ministre du Queensland, Annastacia Palaszczuk.

Le Bureau australien de la météorologie avait mis en garde dimanche contre de nouvelles pluies et le risque de tornades et de vents violents dans les jours à venir.  Près de 20 000 habitations risquent d’être inondées si les pluies persistent, selon le Bureau. Écoles et tribunaux sont demeurés fermés lundi.

Selon les météorologues, un système de mousson à déplacement très lent stationnait au-dessus du nord du Queensland, et certaines zones devraient recevoir l’équivalent de plus d’une année de pluviométrie, avant une amélioration.

La région reçoit en moyenne 2000 millimètres de pluie chaque année, mais certaines villes pourraient dépasser ce seuil en seulement quelques jours.

L’Australie venait de connaître son mois de janvier le plus chaud jamais enregistré, qui a aggravé la sécheresse qui frappe l’intérieur de l’est et du sud du pays et alimenté les incendies de forêt.

Les chaleurs brûlantes ne sont pas rares durant l’été austral. Mais d’après les experts, le changement climatique a provoqué la hausse des températures, sur terre comme en mer, ce qui augmente le nombre de journées extrêmement chaudes et les risques d’incendies.

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