Ce drone marin va s’attaquer aux étoiles de mer voraces pour protéger la Grande Barrière de corail !


Il y a des drones qui peuvent très utile pour l’environnement. Le drone :  RangerBot permet en effet de venir en aide au corail. Il pourra débarrasser des étoiles de mer qui blanchissent les coraux. En plus, il pourra donner des informations sur la qualité de l’eau et de la pollution.
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Ce drone marin va s’attaquer aux étoiles de mer voraces pour protéger la Grande Barrière de corail !

 

par Yohan Demeure

 

Le corail est entre autres mis en péril par une étoile de mer vorace, et c’est pour venir à bout de celle-ci que le drone océanique RangerBot a été mis au point. Par ailleurs, cette machine pourra également remplir d’autres missions.

Bien qu’un prototype du RangerBot (à l’époque baptisé COTSBot) avait été dévoilé en 2015 par une équipe de chercheurs de l’Université de technologie (QUT) du Queensland (Australie), le drone a réellement été lancé ce 31 août 2018. En grande partie financé par Google, ce projet – dont le développement a duré une décennie – vise à protéger la Grande Barrière de corail.

Couvrant une superficie de 348 700 km² soit la taille de l’Italie, la Grande Barrière de corail a été en proie en 2016 et 2017 à d’importants épisodes de blanchiment de ses coraux, concernant spécialement une zone de 2300 km de distance. Ceci est la conséquence de la hausse de la température de l’eau imputée au réchauffement climatique, et donc aux activités humaines.

En revanche, il existe une autre cause de cette destruction : l’acanthaster pourpre(ou couronne d’épines), une étoile de mer invasive et particulièrement vorace s’attaquant aux coraux. Ainsi, le RangerBot a été pensé pour combattre cette étoile de mer, comme le montre la vidéo présente en fin d’article.

« RangerBot est le premier système robotique du monde spécifiquement conçu pour les environnements de récifs coralliens, se servant uniquement de la vision de robot pour la navigation en temps réel, l’évitement d’obstacles, et des missions scientifiques complexes », a déclaré le professeur Matthew Dunbabin, directeur du projet.

Ainsi, le RangerBot pourra pratiquer des injections fatales aux étoiles de mer, mais pas seulement. En effet, le drone marin sera également en mesure de surveiller les autres espèces invasives, la qualité de l’eau, l’ensablement des coraux ainsi que la pollution. Enfin, celui-ci pourra cartographier des zones de récifs à une échelle encore inédite jusqu’à aujourd’hui.

Sources : Huffington PostSciences et Avenir

https://sciencepost.fr/

Ce minuscule poisson est armé de 1800 dents


Une nouvelle espèce de poisson issu d’Australie a été observée dans un bocal d’un musée. À l’aide de la technologie et l’imprimante 3D, ils ont pu reconstituer à plus grande échelle la mâchoire qui contiendrait environ de 1 800 à 2300 dents pour un poisson d’à peine 40 mm. Maintenant reste à en trouver un vivant .. à la condition bien sûre de faire attention à ses doigts
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Ce minuscule poisson est armé de 1800 dents

 

Gobie à bec de canard.

Le gobie à bec de canard arbore pas moins de 1800 dents.

©KEVIN CONWAY ET ADAM SUMMERS

Par Victor Miget

Des chercheurs ont décrit une nouvelle espèce de poisson de quelques centimètres équipée d’une mâchoire de 1800 dents. 

Crocodiles, Requins, Piranhas … Aucun doute, le monde aquatique renferme les mâchoires parmi les plus terrifiantes et efficaces de la planète. Une nouvelle espèce de poisson pas plus grosse qu’un doigt (40 mm) pourrait bien leur faire concurrence côté dentition. Une concurrence déloyale même, puisque le gobie à bec de canard (Nettorhamphos radula) les coiffe tous au poteau avec pas moins de 1800 dents. Même si son nom lui a été donné en raison de l’étrange ressemblance de son museau avec celui d’un canard, une caractéristique tout de suite moins impressionnante.

La trouvaille revient à des scientifiques de l’Université de Washington, du Texas A & M University et du Musée d’Etat d’Australie occidentale. Ces derniers ont observé le minuscule squelette du vertébré originaire d’Australiem éridionale après l’avoir extrait d’un bocal de la collection du musée, où il prenait la poussière depuis 1977. Un spécimen similaire a ensuite été découvert dans un autre contenant. Ces poissons appartiennent à la famille des Gobiesocidae, qui regroupe pas moins de 166 espèces réparties dans 47 Genres. Leurs représentants possèdent généralement un disque adhésif ventral qui leur permet de s’agripper à une surface et de contenir jusqu’à 150 fois leur poids grâce à une force d’aspiration exceptionnelle. Mais le gobie à bec de canard se différencie des autres par une mâchoire supérieure plus large et plus longue et par de très nombreuses et minuscules dents coniques disposées en rangées multiples et régulières sur les mâchoires inférieures et supérieures.

 

Scan du squelette du gobie à bec de canard. © Kevin Conway et Adam Summers

Une dissection numérique

Avec seulement deux spécimens en leur possession, recourir à la dissection pour documenter leur découverte s’avérait difficilement envisageable pour les scientifiques. Qu’à cela ne tienne, ces derniers ont utilisé un scanner pour en saisir les moindres détails. Ensuite, à l’aide d’une imprimante 3D, ils ont reconstitué la mâchoire du poisson à une échelle plus importante pour en analyser les structures.

Résultat : de 1800 à 2300 dents ornent sa mâchoire. Soit 10 fois plus que tout autre membre de la famille Gobiesociadae. De plus, les dents tournent vers l’arrière. Une particularité qui peut faire supposer une aptitude à retenir des proies par exemple. Une étape s’avère cependant indispensable pour vérifier cette dernière hypothèse: observer un spécimen bien vivant dans son milieu naturel.

Scan de la mâchoire du Gobie à bec de canard. © Kevin Conway et Adam Summers

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Un monde en feu : la Nasa dévoile une carte mondiale des incendies


Partout sur terre, il y a des incendies, certains sont volontaire pour dégager la végétation pour de nouvelles cultures, élevages, et extension urbaine. Alors, que d’autres c’est la catastrophe et de grande pertes en suivent
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Un monde en feu : la Nasa dévoile une carte mondiale des incendies

 

La mission Worldview montre les incendies dans le monde en temps réel. © Nasa, EOSDIS

La mission Worldview montre les incendies dans le monde en temps réel. © Nasa, EOSDIS

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Les milliers de points rouges affichés sur cette carte représentent chacun un incendie en cours. Cette image, captée le 22 août 2018 par les satellites de la mission Worldview, Earth Observing System Data and Information System (EOSDIS) se base sur la température du sol enregistrée grâce au rayonnement infrarouge.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la plupart de ces impressionnants incendies sont volontaires. En Afrique, qui apparaît clairement en rouge sur la carte, les fermiers les allument délibérément pour se débarrasser de la végétation afin de dégager le terrain pour de nouvelles cultures ou des pâturages. Hélas, si les incendies favorisent en effet la fertilisation du sol, ils dégradent gravement la qualité de l’air. 

Au Brésil, des milliers d’hectares de forêt amazonienne partent ainsi chaque année en fumée pour laisser place à l’élevage de bovins et à l’extraction minière. Des incendies qui tournent souvent au désastre par manque de contrôle et qui sont responsables d’un tiers de 4,5 millions d’hectares de forêt amazonienne partis en fumée en 2017 au Brésil, d’après le Global Forest Watch. Cette pratique s’additionne à celle des feux de décharge, dans un pays où la gestion de déchets est défaillante.

Sécheresse, chaleur, mauvaise gestion des forêts, étalement urbain : le cocktail explosif

Dans les autres régions du globe, les zones en rouge sont principalement dues aux incendies de forêt. Le Chili, qui connaît depuis plusieurs années une sécheresse persistante et des températures élevées est particulièrement touché. Les incendies sont aggravés par le fait que de nombreuses espèces natives ont été remplacées par des eucalyptus et des pins pour la production de bois et de papier. Or, leurs feuilles et épines contiennent des résines hautement inflammables, qui propagent les flammes une fois tombées au sol, comme l’a révélé une étude publiée dans PLoS One, le 22 août dernier. L’Australie est elle aussi victime de graves incendies, favorisés par l’extension urbaine, et ce alors que nous sommes là-bas en plein hiver.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?


Je me demande, si les indigènes d’Australie ont regretté comme les Amérindiens, tout le changement qu’à apporter l’Europe sur leur environnement. ? Si l’Australie n’a pas été découvert avant c’est avant tout une question d’argent et de commerce. En plus, ce que connaissaient les navigateurs de ce pays était terne.
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Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?

 

 

La côte nord-ouest de l'Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

La côte nord-ouest de l’Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

Quora — Traduit par Iris Engintalay

L’Australie n’a vu son premier Européen qu’un siècle après l’Amérique.

 

Réplique du Duyfken, en 2006. Photo Rupert Gerritsen CC BY-SA via wikicommons

Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens alors que le tour du monde avait été fait en 1522 et que l’Asie du Sud-Est a été une plaque tournante du commerce pendant des siècles?

La réponse de Bernard Doyle, Australien de cinquième génération et fasciné par le reste du monde.

L’explorateur néerlandais Willem Janzoon est le premier Européen à avoir mis le pied en Australie à bord du Duyfken en 1606, soit un peu plus d’un siècle après la découverte du continent américain (si l’on ne tient pas compte de possibles voyages antérieurs de Vikings en Amérique du Nord). Ce délai peut sembler étonnamment long, mais si l’on pense aux dangers que représentait la traversée de l’océan au XVIe siècle et au sous-développement de la navigation à cette époque, ce n’est pas si surprenant. Bien que la péninsule malaise ait été marquée par une forte activité commerciale des Portugais à partir de 1511 et des Néerlandais à Java autour de 1600, ce n’est que lorsque Willem Janzoon débarque dans la région du cap York que les Européens apprennent l’existence de l’Australie. Et jusqu’à la première expédition de James Cook 160 ans plus tard (1768-1770), ils n’auront pas d’idée précise de sa forme ni de ses dimensions.

La première colonie européenne en Australie n’apparaît qu’en 1788, soit 182 ans après sa découverte. Comment l’expliquer?

Des voyages à visée uniquement commerciale

La première et principale raison est que les voyages d’exploration étaient alors uniquement à visée commerciale. Pendant des milliers d’années, le commerce lucratif entre l’Europe et l’Asie s’est effectué par voie terrestre, via la route de la soie ou au travers du golfe Persique. En 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans, qui commencent à percevoir de lourds impôts sur les marchandises qui passent par leurs territoires. C’est la recherche d’autres routes vers l’Asie qui donne son élan à ce que l’on appelle «l’Âge des découvertes». À l’origine, ces découvertes sont essentiellement axées sur le commerce. Armer des navires est coûteux et les voyages en haute mer sont dangereux. Une fois que les routes maritimes vers l’Inde et les Indes orientales ont été cartographiées, l’accent se porte sur le commerce et la conquête. Les commerçants ne sont guère disposés à envoyer de coûteux navires dans de nouveaux voyages exploratoires alors qu’ils peuvent tirer de vastes profits des terres déjà découvertes. À cette époque, les épices valent littéralement leur pesant d’or.

C’est le commerce qui mène à la cartographie des côtes ouest, sud et nord de l’Australie.

Au début du XVIIe siècle, les Néerlandais commencent à s’impliquer activement dans le commerce en Asie, principalement autour de Java et de la péninsule malaise.

Hendrik Brouwer. | Domaine public via Wikimedia.

Voici Hendrik Brouwer, un navigateur néerlandais qui deviendra plus tard gouverneur des Indes orientales. En 1610, il découvre qu’en naviguant à des latitudes situées entre les 40e et 50e parallèles dans l’hémisphère Sud, la traversée de l’océan Indien est beaucoup plus rapide, passant d’un an à six mois. Cet itinéraire est alors baptisé la route de Brouwer, avant de devenir les Quarantièmes Rugissants.

Un problème de longitude

S’il était facile de connaître sa latitude (position au nord ou au sud de l’Équateur), il était beaucoup plus difficile de déterminer sa longitude (position à l’est ou à l’ouest du méridien de Greenwich) et ce n’est que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle que le problème est finalement résolu. C’est pourquoi de nombreux navires néerlandais dérivent trop à l’est, se retrouvant sur la côte ouest, nord ou sud de l’Australie, un pays désolé, à la population primitive et sans opportunité de faire du commerce.

Les Néerlandais effectuent quelques voyages d’exploration. On retient surtout le navigateur Abel Tasman, à qui l’on doit la découverte de régions de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande lors d’une expédition en 1644. Après 1644, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales décourage activement la poursuite de l’exploration du continent australien, considérée comme trop coûteuse et peu susceptible de générer des profits. La carte de l’Australie de 1644 restera donc la même jusqu’au premier voyage de James Cook, 126 ans plus tard.

Un lieu idéal pour déporter des criminels

Les autres nations européennes sont occupées ailleurs. À cette époque, l’Espagne et le Portugal sont en déclin et font du commerce dans des régions d’Asie très éloignées de l’Australie; il n’y a donc aucune chance qu’ils explorent le pays, et encore moins qu’ils s’y installent. La France, quant à elle, est occupée à commercer et explorer en Amérique du Nord et en Inde, et n’a donc aucun intérêt à partir à la découverte de l’Australie.

Melchisedech Thevenot (1620?-1692): Hollandia Nova detecta 1644; Terre Australe decouverte l’an 1644, basé sur la carte du cartographe néerlandais Joan Blaeu. Domaine public via Wikimedia commons.

Du débarquement de Willem Janzoon en 1606 jusqu’à l’exploration de la côte est de l’Australie par James Cook, l’Australie (alors connue sous le nom de Nouvelle-Hollande) est perçue comme un endroit désolé au bout du monde, sans perspectives de commerce ou d’implantation. La visée des voyages de Cook est explicitement scientifique et exploratoire.

Photo DR.

Cook a publié un récit très lu de ses trois voyages, et dans sa description de la côte est de l’Australie, il explique avec enthousiasme comment elle peut être transformée pour l’agriculture. Après la perte des colonies américaines en 1776, l’Angleterre a besoin d’un endroit où envoyer ses prisonniers. À la lecture de la glorieuse description de Cook de la côte est de l’Australie (baptisée Nouvelle-Galles-du-Sud par l’explorateur) et étant donné son isolement, le gouvernement britannique y verra le lieu idéal où déporter ses criminels.

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Des rhinocéros en Australie ? Une idée pas si folle


La façon dont il amène l’idée d’amener des rhinocéros est probablement bonne. Il est certains qu’il faut les protéger, car avec la destruction de leur habitat, le braconnage leur survie est sur une corde raide. Cependant sachant que l’Australie a eu son lot d’espèces envahissantes, même si ces bêtes sont confinées, il y a quand même un risque. Il suffit d’une catastrophe comme un feu et les rhinos se retrouvent dans la nature australienne.
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Des rhinocéros en Australie ? Une idée pas si folle

 
 

Le trafic de cornes de rhinocéros est l’une des menaces principales qui pèse sur cette espèce. Markjohnson1234/Pixabay, CC BY

Auteur
Bill Laurance
Distinguished Research Professor and Australian Laureate, James Cook University

Déclaration d’intérêts

Bill Laurance a reçu des financements du Australian Research Council et d’autres organisations scientifiques et philanthropiques. Il est à la tête du Centre for Tropical Environmental and Sustainability Science à l’université James Cook (Australie). Il a fondé et dirige également ALERT (Alliance of Leading Environmental Researchers & Thinkers).

Faire venir des rhinocéros en Australie ? Si l’on pense aux conséquences néfastes de l’introduction de certaines espèces sur le territoire australien, comme les chats par exemple, cela semble plutôt risqué. Mais cette idée mérite qu’on s’y arrête.

Il existe aujourd’hui cinq espèces de rhinocéros dans le monde : deux en Afrique et trois en Asie.

Leurs territoires respectifs ont été ces dernières décennies détruits ou défigurés à grande vitesse ; et leur habitat dans la savane ou la forêt est désormais quadrillé par des clairières, des barrières, des routes et autres obstacles.

Pire encore, ces espèces sont massacrées par les braconniers, attirés par leur corne très prisée, à laquelle on attribue à tort des vertus aphrodisiaques et thérapeutiques (pour lutter contre des affections allant de la gueule de bois au cancer).

Le Vietnam et la Chine sont, de loin, les plus gros consommateurs de corne de rhinocéros. On rapporte que certains Chinois, dont des diplomates basés en Afrique et en Asie, sont impliqués dans le trafic illégal de cornes de rhinocéros et autres produits issus de la faune et la flore.

Populations sur le déclin

Les rhinocéros sont les survivants d’une immense mégafaune qui dominait la planète jusqu’à récemment. Aujourd’hui, ils comptent parmi les espèces les plus menacées sur Terre.

Le rhinocéros de Sumatra, par exemple, est tellement rare que les biologistes refusent d’indiquer où il se trouve précisément afin de ne pas renseigner les braconniers ; ils s’en tiennent ainsi à confirmer qu’il survit dans certaines zones du nord de l’île de Sumatra (Indonésie).

Le rhinocéros de Sumatra évolue dans les denses forêts tropicales. Bill Konstant/International Rhino Foundation

Le rhinocéros de Java (Indonésie) était autrefois l’espèce la plus répandue en Asie, se déployant de l’Asie du Sud-est à l’Inde et à la Chine. Désormais, c’est l’un des mammifères les plus rares au monde, avec à peine 60 individus subsistant dans l’ouest de Java.

En Afrique, le destin des rhinocéros blancs et noirs est tout aussi incertain et globalement assez sombre.

Le rhinocéros noir, par exemple, jadis très répandu dans l’est et le sud de l’Afrique, a vu ses effectifs dramatiquement chuter. Et près de la moitié de ses sous-espèces uniques sont aujourd’hui éteintes.

Le rhinocéros blanc a deux sous-espèces distinctes. Il y a un siècle, celle du Sud ne comptait plus qu’une vingtaine de spécimens. Mais grâce à une protection efficace, elle a fait un retour en force : avec près de 20 000 animaux aujourd’hui, elle est devenue de loin l’espèce de rhinocéros la plus représentée.

Le rhinocéros blanc du Nord, quant à lui, est sur le point de disparaître. Le dernier mâle est mort le 19 mars 2018 et seules deux femelles vivent encore, en captivité.

Ces dernières semaines, des chercheurs ont utilisé du sperme congelé et recueilli des ovules pour créer quelques « embryons tube à essai » qu’ils espèrent pouvoir implanter dans une femelle du Sud dans une tentative désespérée d’enrayer cette disparition programmée.

Rhinocéros blanc d’Afrique australe. Pixabay

Circonstances fatales

La plupart des pays qui détiennent des populations de rhinocéros font face à de graves difficultés pour les préserver. Ce n’est effectivement pas une mince affaire : les rhinocéros sont gros, myopes et ont des habitudes relativement prévisibles, ce qui en fait des proies idéales pour les braconniers.

Ils vivent dans des pays en développement où la population est souvent pauvre, les armes affreusement ordinaires et l’État de droit fragile.

Et leurs cornes peuvent rapporter jusqu’à 300 000 dollars.

Dans une tentative pour mettre fin au massacre, certains pays choisissent de décorner leurs rhinocéros. D’autres envoient des gardes lourdement armés pour les défendre jour et nuit.

L’Afrique du Sud va jusqu’à glisser de puissants poisons dans la poudre de corne de rhinocéros afin d’en décourager la consommation illégale.

Lynn Johnson, une entrepreneuse basée à Melbourne, a récolté des dizaines de milliers de dollars pour publier des publicités dans les magazines et journaux vietnamiens afin d’avertir la population de l’existence de ces poisons et dénoncer le massacre des rhinocéros.

De telles mesures sont effectivement très utiles mais le combat s’annonce difficile. Dans les pays en développement, les routes se multiplient à grande vitesse, simplifiant ainsi l’accès des braconniers aux écosystèmes. En Afrique et en Asie, la population humaine croit rapidement, et de multiples tensions accompagnent cette croissance.

La multiplication des routes compartimente l’habitat des animaux et donne des accès aux braconniers. Pixabay

L’élevage en captivité pourrait bien être la dernière chance de sauvegarder certaines espèces de rhinocéros. Pixabay

D’après certains experts, l’élevage en captivité serait la solution la plus viable à court terme, surtout pour les espèces désespérément rares de Sumatra et de Java. En les préservant dans des zoos ou des centres d’élevage, on peut espérer les remettre un jour en liberté.

Une idée folle ?

Alors pourquoi ne pas introduire les rhinocéros en Australie ? Avant de vous esclaffer, réfléchissez un instant avec moi.

L’Australie possède les savanes luxuriantes, les bois et les forêts tropicales dont ont besoin les diverses espèces de rhinocéros pour survivre. Autre avantage, ces brouteurs ne sont donc pas trop exigeants sur leur type de nourriture.

L’Australie dispose d’un système juridique rigoureux et le braconnage y est un phénomène marginal. Sans compter le grand nombre d’écotouristes qui seraient sans doute ravis de voir de spectaculaires rhinocéros. Une organisation, l’Australian Rhino Project, a déjà essayé d’établir une population de rhinocéros blancs en Australasie.

Mais comprenez-moi bien : je ne suis pas en train de proposer qu’on laisse les rhinocéros se promener librement en Australie. Ils risqueraient d’endommager les écosystèmes endémiques et même d’être dangereux pour l’homme. Il faudrait bien sûr les conduire dans des parcs dédiés ou autres zones confinées.

Je ne suis pas non plus en train de suggérer qu’accueillir des rhinocéros en Australie permettrait de réduire les efforts entrepris pour les préserver à l’état sauvage ou sauver leur habitat naturel.

Préserver ces animaux sans protéger leurs écosystèmes naturels reviendrait à conserver quelques boules de Noël étincelantes tout en jetant le sapin qui les a soutenues.

Le rhinoceros est unicorne. Pixabay

L’idée serait plutôt d’établir des populations semi-sauvages, sous contrôle, afin d’empêcher leur extinction totale et, dans le même temps, d’éduquer le public et de collecter des fonds pour leur sauvegarde.

Toute initiative qui ne parviendrait pas à réunir des fonds pour préserver les rhinocéros blancs et leur habitat naturel – notamment s’il devait entrer en compétition pour les financements avec les initiatives de préservation actuelles – aurait en effet des résultats pervers et indésirables.

Introduire des rhinocéros en Australie peut sembler farfelu, et peut-être ne suis-je qu’un idéaliste tentant désespérément d’alerter sur l’importance de la préservation des rhinocéros. Mais quoi qu’on fasse, une chose est sûre : la sauvegarde de ces animaux réclame des mesures exceptionnelles !

Traduit de l’anglais par Lison Hasse pour Fast for Word.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

https://theconversation.com/

Une maladie mortelle du 18e siècle fait son grand retour dans les villes


La scorbut est une maladie qui existe encore dans des camps de réfugiés et des pays sous-développés. Cependant, en Amérique elle avait disparut et semble revenir faute de vitamine C dans un régime alimentaire causé surtout par la pauvreté. Avec budget serré, on a tendance a choisir des aliments qui sont plus nourrissant sans être nécessairement être plus santé. Alors qu’en Australie, on remarque que les gens ont tendance à trop cuire leurs légumes.
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Une maladie mortelle du 18e siècle fait son grand retour dans les villes

 

sang dent

Crédits : iStock

par Brice Louvet

Une maladie mortelle du 18e siècle causée par l’absence d’une seule vitamine refait son apparition dans un pays qui gaspille chaque année un quart de sa nourriture : les États-Unis.

Le scorbut est une maladie souvent associée aux marins, causée par le simple manque de vitamine C. Nous avons l’habitude de considérer le scorbut comme une maladie historique. Pendant le temps des grandes découvertes, des centaines de marins ont en effet succombé aux symptômes dévastateurs avant qu’un remède ne soit finalement trouvé. Mais le scorbut n’a pas disparu de la planète. Il fait notamment son grand retour aux États-Unis, et plus particulièrement dans les villes.

Saignements de gencives, dents en décomposition, cheveux clairsemés et fatigue écrasante, tels sont les symptômes qui ont conduit Sonny Lopez, originaire de Springfield dans le Massachusetts, au cabinet de son médecin Eric Churchill. Celui-ci lui a diagnostiqué le scorbut. Le problème, c’est ce n’était même pas le premier patient à souffrir de cette carence en vitamine C.

« Nous avons diagnostiqué notre premier cas il y a cinq ou six ans, explique le médecin à ScienceAlert. La première personne à s’être présentée à l’hôpital ne mangeait que du pain et du fromage. Entre ce moment et maintenant nous avons diagnostiqué quelque 20 à 30 cas de scorbut ».

Churchill et son équipe du centre de santé de Baystate High Street se sont alors penchés sur les régimes alimentaires de leurs patients, et dirigent actuellement un projet de recherche sur le scorbut en milieu urbain. Il en ressort que, si le problème est effectivement sanitaire, il est avant tout social. Sonny Lopez, présenté ci-dessus, vit en dessous du seuil pauvreté et a passé des années à ne manger qu’un seul repas par jour.

« De nombreuses personnes qui ont des difficultés à se nourrir ont tendance à choisir des aliments riches en matières grasses, en calories et très nourrissants », explique le médecin. « Si vous avez un budget alimentaire limité, ce sont les repas qui vous combleront et vous satisferont davantage que la consommation de fruits et de légumes ».

Ainsi, les besoins nutritionnels de base ne sont pas comblés.

Les États-Unis ne sont pas les seuls. En 2016, un rapport australien indiquait également une incidence choquante du scorbut – cette fois-ci chez un groupe de patients diabétiques.

« Si plupart consommait une quantité raisonnable de légumes, note la chercheuse Jenny Gunton à l’origine de l’étude, ils les cuisaient simplement trop, ce qui détruisait la vitamine C ».

Ainsi le scorbut et les carences similaires ne sont plus seulement un problème rare qui ne se manifeste que dans les pays moins développés et les camps de réfugiés. Si la pauvreté dans le monde expose à la violence et freine l’accès de beaucoup aux soins de santé, elle entraîne également une malnutrition qui peut parfois s’avérer mortelle.

Source

https://sciencepost.fr/

Ce ne sont pas les températures extrêmes qui tuent


Les villes avec leur béton et leurs bâtiments, les vagues de chaleur sont pires qu’avant. Nos villes attirent la chaleur, et même la nuit nous sommes incapable de refroidir. Beaucoup sont mort ou ont été hospitalisé faute de fraicheur un peu partout à travers le monde. C’est surtout des personnes seules, ou malades et pauvres qui sont les plus à risques.
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Ce ne sont pas les températures extrêmes qui tuent

 

Les personnes âgées souffrent toujours plus pendant la canicule. | Harnel Hasanovic via Unsplash License by

Les personnes âgées souffrent toujours plus pendant la canicule. | Harnel Hasanovic via Unsplash License by

Repéré par Nina Pareja

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Vox

Le risque dépend plutôt de l’environnement dans lequel vous évoluez et de sa capacité de refroidissement.

Au Japon, ces deux dernières semaines, la canicule a conduit au décès de quatre-vingts personnes et à l’hospitalisation de 35.000 autres. Dans la ville de Kumagaya, au nord de Tokyo, le record national de température a été pulvérisé en début de semaine avec un thermomètre affichant 41,1°C. La barre des 40°C a été légèrement franchie à Tokyo et la canicule devrait se prolonger jusqu’à début août.

Ailleurs dans le monde, les températures sont au plus haut. 2018 devrait devenir la quatrième année la plus chaude de l’histoire. Aux États-Unis, l’été est loin d’être terminé mais neuf records de température ont déjà été battus et dix égalés. Le 6 juillet, il faisait 48°C à Chino en Californie. Dans un village à Oman, au Moyen-Orient, il a fait 42°C pendant cinquante-et-une heures consécutives. En Australie, les températures ont dépassé les 24°C alors que c’est le milieu de l’hiver.

On souffre plus en ville

Souvent, les vagues de chaleur sont plus fortes dans les zones urbaines denses. Le bitume, le béton, l’acier et le verre combinés à l’été peuvent créer des îlots de chaleur à même de provoquer des différences de ressenti d’une dizaine de degrés.

De couleur sombre, les sols absorbent entre 80% et 95% des rayons du soleil: c’est comme quand on porte un t-shirt noir, on a plus chaud. Quand il fait 40°C à Los Angeles, au-dessus des routes, il peut parfois faire 60°C. Face à cela, la ville californienne a décidé de recouvrir ses rues d’un revêtement blanc, appelé CoolSeal, ce qui permettrait de réduire la température ressentie de 5 à 7°C.

Dans les zones urbaines, les températures élevées peuvent accélérer la formation de polluants comme l’ozone, ce qui est suceptible d’enflammer les poumons. Et puisque la chaleur est relâchée par le béton la nuit, les températures ne diminuent pas suffisamment et il est impossible de se refroidir. D’autant plus que les changements climatiques induisent des nuits qui se réchauffent plus vite.

Par ailleurs, nous ne sommes pas toutes et tous habitués de la même façon aux températures élevées. Si le thermomètre affiche 40°C à Phoenix en Arizona, cela n’a rien d’exceptionnel, mais quelque 32°C à Portland dans l’Oregon peut envoyer du monde à l’hôpital.

Impossibilité de se refroidir

Sans climatisation, les maisons peuvent surchauffer et mettre leurs habitants et habitantes face à des risques plus élevés de crise cardiaque, quand le corps atteint une température interne de 40°C. En période de chaleur, les personnes souffrant de problèmes cardiovasculaires ou de pression artérielle souffrent plus car leurs médicaments ont souvent un effet déshydratant.

Au Japon comme au Canada, les individus hospitalisés à cause de la chaleur sont ceux dont la santé était déjà fragile ou qui ne parviennent pas à se refroidir. Selon la radio publique américaine NPR, la plupart des soixante-dix cas de décès au Canada sont des personnes âgées vivant seules dans leur appartement sans climatisation et présentant des problèmes cardiaques. Même constat au Japon.

David Kaiser, qui travaille pour le département de santé canadien, a confirmé à la radio que la grande majorité des gens emmenés à l’hôpital avaient plus de 60 ans, la plupart entre 65 et 85. 60% étaient des hommes, en grande partie sous traitement médical.

Au Pakistan, la vague de chaleur a été mortelle à Karachi, faisant soixante-cinq morts. Mais pour expliquer ce nombre, il faut prendre en compte l’énorme panne de courant survenue quelques jours plus tôt. Comme en 2015 où 1.300 personnes avaient trouvé la mort, ce sont les plus âgées et les plus pauvres qui sont touchées. Au Japon également, de nombreuses inondations ont endommagé le courant de dizaines de milliers d’habitations la semaine précédant la vague de chaleur.

http://www.slate.fr/