Une épidémie menace un perroquet en danger d’extinction


Le plus gros perroquet, le Kakapo qui vit en Nouvelle-Zélande, semblait se relever du danger de disparaître à tout jamais grâce aux efforts pour protéger cette espèce. Malheureusement, une épidémie sévit sur ces oiseaux.
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Une épidémie menace un perroquet en danger d’extinction

Le kakapo, dont le nom signifie perroquet de... (PHOTO ANDREW DIGBY, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Le kakapo, dont le nom signifie perroquet de nuit en maori, était autrefois si commun qu’un explorateur européen avait dit qu’on pouvait les faire tomber des arbres comme des pommes.

PHOTO ANDREW DIGBY, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse

Wellington

Une épidémie frappe durement le plus gros perroquet du monde, le kakapo, espèce menacée de disparition, ont annoncé jeudi des scientifiques néo-zélandais.

L’une des dernières populations de kakapos, vivant sur l’île de la Morue, une terre isolée dans le sud de la Nouvelle-Zélande, a été frappée par une infection respiratoire fongique appelée aspergillose, a déclaré le Département chargé de la conservation (DOC).

Sept perroquets en sont morts, dont deux adultes, et 36 reçoivent un traitement, selon le DOC. Cela représente une perte énorme pour une espèce qui compte moins de 150 spécimens adultes.

« L’aspergillose a un impact dévastateur sur le kakapo, » a déclaré jeudi le DOC dans un communiqué.

Cette nouvelle menace intervient alors qu’il y a quelques semaines les scientifiques se réjouissaient d’une saison de reproduction exceptionnelle pour cet oiseau nocturne incapable de voler, que l’on a cru éteint. 

Grâce à des efforts soutenus sur plusieurs décennies, le nombre de kakapos – une cinquantaine dans les années 90 – a progressé légèrement.

Le programme de reproduction étroitement surveillé a comptabilisé 249 oeufs pondus, laissant espérer que 75 oisillons survivraient cette année, deux fois plus que le record précédent.

Mais les efforts se consacrent aujourd’hui à sauver les oiseaux infectés par l’aspergillose, qui semblait n’avoir tué qu’un seul kakapo avant cette année, selon le vétérinaire du zoo d’Auckland, James Chatterton.

« C’est une menace sans précédent et nous nous efforçons de comprendre pourquoi c’est arrivé cette année », a-t-il déclaré à TVNZ. 

« Notre hypothèse à l’heure actuelle est le climat : ce fut une année très chaude dans le Sud. »

La chaleur et la surpopulation des nids sur l’île de la Morue aurait pu provoquer une abondance de spores d’aspergillose.

Le kakapo, dont le nom signifie perroquet de nuit en maori, était autrefois si commun qu’un explorateur européen avait dit qu’on pouvait les faire tomber des arbres comme des pommes.

Mais ils ont disparu peu à peu en raison de l’introduction de prédateurs comme des chats et chiens et en raison de leur habitudes reproductives restrictives : ils ne s’accouplent que tous les deux à quatre ans, lorsque le rimu, un arbre indigène à la Nouvelle-Zélande, donne beaucoup de fruits.

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La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Si nous devions apprendre de l’histoire à propos des changements climatiques, nous pourrions retourner loin dans le temps, bien avant les avions, les automobiles, les usines … Aussi loin que l’Empire romain qui a dégrader l’environnement en incendiant des forêts, brûlant du charbon de bois, le refroidissement à entraîner la chute des Romains. Alors, imaginez à la vitesse que nous allons à dégrader l’environnement ce que le climat sera.
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La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Céline Deluzarche
Journaliste

Bien avant les voitures et les centrales à charbon, les Romains ont massivement brûlé du bois et décimé des forêts pour se nourrir et entretenir leur mode de vie. Des activités qui ont significativement modifié le climat de l’époque, preuve que l’Homme était déjà un gros pollueur il y a 2.000 ans.

Plus personne aujourd’hui ne remet en cause l’implication des activités humaines dans le réchauffement climatique. La concentration de l’atmosphère en CO2 a atteint un record de 407 parties par million (ppm) en 2018, contre 280 ppm avant la révolution industrielle, sans compter les particules fines émises par les voitures et les centrales à charbon.

L’Homme n’a cependant pas attendu les avions ni le pétrole pour polluer l’atmosphère. Une nouvelle étude de l’ETZ Zürich montre que les Romains ont eux aussi contribué au changement climatique à travers leurs activités. Plusieurs articles avaient déjà pointé du doigt les nombreux dégâts causés par l’Homme, notamment via la déforestation pour dégager des terres, récolter du bois de construction, ou faciliter les déplacements.

Les Romains brûlaient également du charbon et du bois pour fabriquer du fer, cuire des poteries, se chauffer et cuisiner mais également pour la crémation des corps. Selon les différentes estimations, un habitant brûlait ainsi entre 1,5 et 5 kg de bois chaque jour à l’époque. Mais, entre l’augmentation de l’albédo et les émissions d’aérosols conduisant plutôt à un refroidissement, et la réduction de la capacité des sols à capturer le CO2 favorisant le réchauffement, l’impact sur le climat n’avait pas été clairement établi.

Une pollution ayant plutôt un effet refroidissant

Pour leur étude, les chercheurs suisses se sont appuyés sur un ensemble d’analyses visant à estimer les émissions d’aérosols issus des incendies et le changement d’affectation des sols pour le premier siècle après J.-C, lorsque l’empire romain était à son apogée. Ils ont ensuite appliqué un modèle de simulation climatique pour estimer les conséquences sur le climat. D’après leurs calculs, la déforestation aurait entraîné un léger réchauffement de 0,15 °C tandis que les aérosols issus de incendies auraient à l’inverse refroidi le climat de 0,17 °C à 0,46 °C. Une différence qui peut sembler minime mais qui est en fait considérable si l’on attribue cet effet uniquement aux activités humaines.

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les estimations climatiques montrent pourtant une période anormalement chaude entre 250 et 400 après J.-C (appelée « optimum climatique romain »), attribuée en grande partie à des phénomènes naturels : activité du soleil, modifications des courants océaniques et faible activité volcanique. Un réchauffement qui aurait été atténué par la pollution anthropique des Romains, estiment les chercheurs. Les fumées des incendies auraient en revanche provoqué une énorme pollution dans les villes et affecté le régime des précipitations.

Un Petit Âge glaciaire à l’origine de la chute de l’Empire romain ?

À cet optimum climatique a succédé le « Petit Âge glaciaire », une longue vague de froid qui s’est étendue de 536 à 660 après J.-C et qui aurait entraîné des décennies d’étés plus froids, parfois jusqu’à 4 °C inférieurs par rapport à la température normale selon les travaux de Ulf Büntgen et de ses collèges publiés dans la revue Nature Geoscience.

Ce refroidissement constitue l’une des nombreuses explications à la chute de l’Empire romain. Dans son ouvrage Comment l’Empire romain s’est effondré, Kyle Harper, professeur d’histoire à l’université d’Oklahoma, explique ainsi comment les changements climatiques et les dégâts causés à l’environnement (forêt coupées et incendiées, construction de routes…) ont favorisé la propagation des épidémies et entraîné des crises alimentaires. Une leçon à retenir pour notre société moderne ?

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les Romains ont largement contribué à la dégradation de l’environnement en incendiant des forêts, et en brûlant du bois et du charbon.

  • Ces modifications auraient, à elles seules, modifié le climat comme on le constate pour la période actuelle.

  • C’est toutefois un refroidissement qui aurait finalement entraîné la chute de l’Empire romain.

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Été décalé, tendance lourde ?


À la fin de l’hiver au Québec, on ne voyait pas la fin, puis le printemps fut vraiment décevant, l’été approche, la vraie chaleur n’a pas vraiment montré son bout du nez. Est-ce un avant goût des années suivante ? Cela pourrait être un cycle à long terme ou une pause. Il y a tellement de facteurs qui rentre en ligne de compte, qu’il est probablement difficile d’être précis et déjà que la météorologie n’est pas une science exacte, comme on dit qui vivra verra.
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Été décalé, tendance lourde ?


FANNY ROHRBACHER
La Presse

Après un mois de mai décevant, juin commence dans le froid. Depuis quelques années, l’été est en retard, confirme Environnement Canada.

Est-ce une tendance lourde ?

« Si l’on regarde les quatre ou cinq dernières années, l’été est décalé », répond André Cantin, météorologue d’Environnement Canada. « Par contre, il n’existe pas d’étude qui démontre le déplacement de la saison estivale. »

« Un mois de mai froid n’implique pas un mois de juin froid, relativise André Cantin. D’un mois à l’autre, ce n’est pas nécessairement relié. »

Le météorologue explique que, « très souvent, c’est le mois de juin qui, depuis quelques années, est frais. Mais ça peut rentrer dans une variabilité normale du climat, nuance-t-il. Dans le climat, il existe des cycles annuels, mais aussi des cycles qui peuvent s’étendre sur 10, 15 ans ».

Ces cycles qui s’étirent sur plus d’une décennie sont dus aux courants marins, à la température des océans et aux évènements climatiques.

« L’activité solaire, les éruptions volcaniques, [les courants marins de grande envergure] El Niño et La Niña… sont des facteurs qui jouent sur le climat mondial. Ils ont des cycles différents qui peuvent s’additionner ou s’opposer », explique André Cantin.

« Depuis le début des années 2000, on constate une majorité de mois de mai frais. Le même phénomène s’est produit dans les années 20 et à la fin des années 40, début 50. » – André Cantin, météorologue

L’hiver répond à la même logique. Le météorologue observe des cycles en ce qui concerne la quantité de neige que reçoit Montréal. Dans les années 70, la ville a reçu beaucoup de neige. Les années suivantes, la quantité de neige est revenue près ou sous les normales.

« Si on remonte au début du siècle, c’est la même chose. Il existe des périodes de 10 à 15 ans avec des hivers très neigeux, suivies de 10 ou 15 années où la neige est beaucoup moins abondante. »

Dans leur jargon, les météorologues appellent ce genre de tendances des « blocages » atmosphériques à grande échelle, qui peuvent s’étendre à l’Amérique du Nord, voire à tout l’hémisphère Nord.

« Ces systèmes persistent de quelques jours à quelques semaines. Ils donneront du temps froid ou, à l’inverse, du temps chaud, comme ce fut le cas dans les prairies canadiennes alors que nous grelottions dans l’est du pays. »

Jeudi dernier, MétéoMédia a annoncé que le Québec avait connu « huit mois consécutifs sous les températures normales ».

L’avis de Paul Houde

L’animateur de radio Paul Houde constate aussi un décalage de l’été ces dernières années. Ce mordu de météo en parlait à l’émission Drainville PM, la semaine dernière. Paul Houde a dit qu’août et septembre semblent être les nouveaux mois d’été.

L’animateur, qui a une formation de géographe, note la météo depuis 47 ans grâce à sa station personnelle. Tous les jours, il consigne température, pression atmosphérique et force du vent.

Malgré ces tonnes de données accumulées au fil des décennies, il reste prudent.

« Je ne suis pas météorologue ou climatologue », a-t-il dit à Drainville PM.

Ce qui ne l’empêche pas de suggérer aux Québécois de partir en vacances le 1er août, comme les Français.

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Ces chemins inattendus ont peut-être été empruntés par nos ancêtres


Les anthropologues ont toujours pensé que l’Homo sapien aurait pris des routes migratoires plus aisé à parcourir pour rejoindre l’Asie de l’Est entre 125 000 et 12 000 ans Mais avec la technologie et une meilleure connaissance du climat à cette époque, il se pourrait que l’Homo sapiens aurait emprunté les déserts et des montagnes pour se diriger vers l’Asie du Nord. Donc, ils pensent diriger leurs recherches sur ces nouvelles hypothèses de la présence précoce de l’Homo sapiens.
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Ces chemins inattendus ont peut-être été empruntés par nos ancêtres


image de l'article principal

Le désert de Gobi (Mingurl Kim / iStock)

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude suggère que nos ancêtres, quittant l’Afrique pour se diriger vers l’est, ont pu emprunter des routes migratoires inattendues, traversant montagnes et déserts.

Les anciennes routes migratoires

En examinant les chemins empruntés par nos ancêtres rejoignant l’Asie de l’Est il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, les chercheurs ont toujours accordé plus d’importance aux “routes du sud”. Le climat et la topographie des lieux semblaient en effet plus cléments. Les déserts et des chaînes de montagnes – en Asie du Nord et centrale – étaient jusqu’à présent des zones considérées comme étant trop inhospitalières, et trop difficiles à traverser. C’est pourquoi ces “routes” ont été négligées par les anthropologues.

Depuis quelques années en revanche, des progrès sont réalisés dans notre compréhension des climats passés. Certaines découvertes archéologiques laissent également à penser que des humains se sont effectivement déplacés plus au nord pendant le Pléistocène supérieur, il y a entre 125 000 et 12 000 ans. Des chercheurs se sont donc appuyés sur ces nouvelles données pour créer un nouveau modèle informatique. Le but était de pouvoir estimer les voies migratoires potentiellement empruntées à travers l’Asie par nos ancêtres à cette époque.

À travers montagnes et déserts

Les résultats ont alors suggéré que pendant les périodes sèches et froides, les “routes” traversant les monts Altaï et Tian Shan, ainsi que les déserts de Gobi et Taklamakan semblaient – comme on le pensait – très inhospitalières. Mais lors de périodes plus chaudes et plus humides, comme ce fut le cas à certaines périodes, ces régions auraient présenté des conditions beaucoup plus favorables.

« Nos modèles de trajectoire les moins coûteux soulignent que, dans des conditions climatiques plus humides et plus chaudes, il aurait été possible de déplacer des populations humaines dans les déserts de Gobi et Taklamakan, ainsi que dans les chaînes de montagnes de l’Altaï et du Tian Shan », peut-on lire dans l’étude

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ancêtres

Itinéraires de dispersion à travers l’Asie basés sur une analyse de trajectoire au “moindre coût”. Crédits : Li et al., PLOS One, 2019

Concentrer les recherches plus au nord

Ces nouveaux résultats ne nous disent pas que nos ancêtres ont réellement emprunté ces chemins. Mais le fait qu’il ait été “possible” de les suivre devrait inciter les chercheurs à concentrer de nouvelles recherches dans ces régions.

« Notre modélisation des données climatiques géographiques et passées disponibles suggère que les archéologues et les anthropologues devraient rechercher une présence humaine précoce, une migration et une interaction avec d’autres hominines dans de nouvelles régions de l’Asie considérées comme des vides statiques », explique en effet l’archéologue Patrick Roberts, principal auteur de l’étude.

Les chercheurs notent par ailleurs que l’un des « signes distinctifs d’Homo Sapiens » est sa capacité à s’adapter à divers environnements, parfois très compliqués.

« Compte tenu de la flexibilité de notre espèce, il ne serait pas surprenant que nous trouvions des preuves de présence de nos ancêtres au milieu des déserts ou des nappes glaciaires montagneuses de l’Asie, note le chercheur. C’est peut-être ici que réside la clé du caractère unique de notre espèce ».

Source

https://sciencepost.fr/

Leur bureau? Une case de stationnement


Personnellement, je vois cela comme un début qui j’espère évoluer. Je comprends que certaines personnes ont besoin d’une automobile pour travailler, mais beaucoup aurait un avantage d’aller travailler de manière plus écolo, par la marche, le vélo et le transport en commun. Cela éviterait bien des embouteillages aux heures de pointe et serait un atout pour le climat. De plus, avec un plus de monde en transport en commun, il y aurait probablement un meilleur ajustement et d’ajout d’autobus.
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Leur bureau? Une case de stationnement

Le 1er mai, et une seconde fois le 3 mai,... (PHOTO FOURNIE PAR VALENTIN DÉCARPENTRIE)

Le 1er mai, et une seconde fois le 3 mai, Valentin Décarpentrie et des collègues ont occupé une place de stationnement près des locaux de son entreprise. Il a payé son stationnement, comme l’aurait fait un automobiliste qui aurait voulu y laisser sa voiture.

PHOTO FOURNIE PAR VALENTIN DÉCARPENTRIE

NICOLAS BÉRUBÉ
La Presse

Histoire de dénoncer la place accordée aux automobiles dans l’espace public, des entrepreneurs ont commencé à installer des bureaux à même des cases de stationnement et à travailler dans la rue dans plusieurs villes du monde.

L’idée est née sur Twitter le 25 avril, quand Victor Pontis, un entrepreneur de San Francisco, a écrit :

« Je vais placer un bureau et travailler dans une case de stationnement pendant quelques heures pour montrer que l’espace alloué aux véhicules peut être mieux utilisé. Souhaitez-moi bonne chance. »

Depuis, l’idée a été reprise sur les réseaux sociaux, sous le mot-clic #wepark, un nom qui évoque la société d’espaces de cotravail WeWork et le mot « stationner » (park, en anglais).

Popularisé dans les réseaux des entreprises en démarrage, le geste a été repris à San Francisco, à Los Angeles, à Boston et ailleurs dans le monde, à Tel-Aviv et à Brisbane. En France, Valentin Décarpentrie, 21 ans, a aussi travaillé dans une place de stationnement de Toulouse avec son bureau pour Ikigai, entreprise qu’il a cofondée.

En entrevue avec La Presse, M. Décarpentrie souligne que c’est la dimension écologique qui l’a accroché.

« Est-ce normal qu’en 2019 on choisisse encore de construire des stationnements plutôt que de privilégier l’espace public ? » se demande-t-il. 

« Tous les scientifiques sont d’accord : le temps qu’il nous reste pour agir en faveur du climat se compte en mois. Les villes ne font rien pour réduire la pollution automobile. » – Valentin Décarpentrie

Le 1er mai, et une seconde fois le 3 mai, M. Décarpentrie et des collègues ont donc occupé une place de stationnement près des locaux de son entreprise. Il a payé son stationnement, comme l’aurait fait un automobiliste qui aurait voulu y laisser sa voiture.

Les passants ont été plutôt favorables à son initiative, fait-il remarquer

« Ils ont trouvé que c’était cool qu’on organise un truc comme ça et que c’était un bon coup de buzz pour mon entreprise. Quand un automobiliste a voulu se garer, je lui ai montré le ticket que j’avais acheté, et il est parti ! »

Le concept #wepark est simple, rapide et pas cher, souligne M. Décarpentrie.

« Tout le monde peut le faire ! En fait, je pense que les esprits sont déjà éveillés ; aujourd’hui, il faut être aveugle pour ne pas voir que la situation est critique. »

Honte de l’avion

Les mouvements citoyens, dit-il, sont plus que symboliques : ils peuvent avoir une incidence. Il cite en exemple le « flygskam » (la honte de prendre l’avion), un mouvement lancé en Suède qui vise à encourager les gens à éviter de prendre l’avion afin de diminuer leur empreinte carbone.

« Le flygskam a fait baisser le trafic aérien de 4,5 % en Suède, une première décroissance en 10 ans pour le pays, alors il n’y a aucune honte à ce que les entreprises en démarrage veuillent faire bouger les choses en France aussi. »

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à l’ONU, l’humanité doit engager des transitions « rapides » et « sans précédent » pour éviter le pire scénario des changements climatiques. Les émissions mondiales de carbone doivent chuter d’environ 45 % d’ici 2030, sans quoi un « dérèglement catastrophique » est envisagé et pourrait menacer la vie sur Terre.

Même si l’importance d’agir est connue, les comportements tardent à changer. À Montréal, l’utilisation de la voiture pour aller au travail ne fléchit pas.

65 % : Proportion approximative de travailleurs qui choisissent d’aller travailler en voiture, selon la Communauté métropolitaine de Montréal. Au centre-ville, c’est le contraire : les deux tiers des gens s’y rendent en transports en commun.

Est-il légal de placer une table sur une case de stationnement ? Cela enfreint-il les règlements municipaux ? Nous avons posé la question à la Ville de Montréal il y a quelques jours, mais nous n’avions toujours pas reçu de réponse au moment de publier ces lignes. 

Certaines villes prennent les devants. Amsterdam a annoncé cette semaine qu’elle bannira les véhicules à essence et à diesel d’ici 2030. Le Danemark veut interdire la vente de véhicules à essence sur son territoire d’ici 2030. Et, depuis le début de 2019, il est impossible de stationner sa voiture au centre-ville d’Oslo : les 700 cases qui s’y trouvaient ont été transformées en miniparcs et en pistes cyclables. Les piétons sont de plus en plus nombreux : les commerçants rapportent une hausse de 10 % de l’achalandage par rapport à la même période l’an dernier.

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Les changements climatiques influencent le climat du Québec et l’intensité des inondations


Le climat au Québec est devenu plus difficile à prévoir à cause des changements climatiques. Avec l’hiver et le printemps tardif, nous sommes encore en mode inondation. Il semble que nous en verrions de plus en plus et malheureusement, le milieu urbain n’a jamais vraiment tenue compte des zones à risques. Cette année à cause des grandes accumulations de neige, le gel, la terre n’a pas eu le temps de dégeler et n’absorbent pas l’eau accumulée comme il le devrait et nous avons un peu partout des inondations. Nous avons négligé les alertes depuis des dizaines d’années, maintenant nous en subissons les conséquences.
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Les changements climatiques influencent le climat du Québec et l’intensité des inondations

 

Un homme marche avec de l'eau jusqu'à la taille dans une rue résidentielle. Un panneau d'arrêt se dresse hors des eaux devant une maison.

Plusieurs régions du Québec, dont Sainte-Marie, sont touchées par d’importantes inondations. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Jean-Philippe Guilbault

Les changements climatiques, en exacerbant la variabilité extrême de la météo de la province, auraient favorisé les nouvelles inondations qui frappent le Québec cette année – en plus de celles vécues en 2017 –, estime un expert.

Depuis samedi matin, plusieurs régions du Québec sont à nouveau aux prises avec d’importantes crues, faisant craindre le pire aux autorités provinciales et municipales.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce nouvel épisode d’inondations qui diffère de celui vécu en 2017, selon Philippe Gachon, professeur d’hydroclimatologie à l’Université du Québec à Montréal.

« Cette année, c’est particulier : on a un contexte global de réchauffement et on a eu cet hiver un cocktail météo de toute sorte, explique M. Gachon. Il y a beaucoup de glace qui s’est accumulée dans les lacs et les rivières, beaucoup de neige jusqu’à tout récemment. On a eu un printemps qui est plus tardif qu’en 2017, et cette neige-là est en train de fondre, et ce qui est différent, c’est que le sol est encore gelé de façon très profonde. »

Ainsi, le printemps plus tardif qu’en 2017 amène des températures plus chaudes très rapidement sans que le sol soit apte à absorber les quantités d’eau libérées.

Pour M. Gachon, c’est que le contexte météo du Québec est déjà naturellement instable et imprévisible, et que le contexte global de réchauffement planétaire ne fait qu’amplifier ces variations de température.

« On est dans une région qui est particulièrement sensible, selon M. Gachon. Qui dit réchauffement ou refroidissement, dit perturbation du cycle hydrologique! »

Le professeur tient également à rappeler que le réchauffement planétaire ne se fait pas « de manière uniforme »

Ce n’est pas parce qu’on est dans des périodes qui globalement se réchauffent, qu’on ne peut pas connaître des hivers plus froids que d’habitude. Philippe Gachon, professeur au Département de géographie de l’UQAM

Selon un avis des experts d’Ouranos(Nouvelle fenêtre), le Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, « la récurrence et l’intensité des différents types d’inondations seront également influencées par les changements climatiques […]. Il n’est donc plus suffisant de s’appuyer sur les statistiques historiques et l’expérience passée pour quantifier les risques futurs. »

Urbanisme problématique

 

Une rue inondée

La rue Cousineau dans Ahuntsic-Cartierville a été inondée en 2017. Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Tout comme son homologue à l’Université Concordia, Pascale Biron, Philippe Gachon estime que le développement urbain en zones à risque vient compliquer encore plus le travail de prévention.

« On s’est construits, on s’est exposés dans des endroits qui naturellement sont affectés par les variations du niveau de l’eau », résume M. Gachon.

Le chercheur ajoute que la dépendance des municipalités aux revenus issus de la taxe foncière les motive à favoriser le développement immobilier à tout prix – parfois en construisant dans des zones potentiellement à risque.

Pour mieux analyser les risques posés par les multiples inondations, le Réseau inondations intersectorielles du Québec (RIISQ) a été lancé lundi dernier.

Philippe Gachon, qui en est d’ailleurs le directeur, a été surpris par l’absence de représentants des autorités publiques à cet événement malgré des invitations lancées à six ministères provinciaux et fédéraux.

« Personne n’est venu, soit parce qu’il n’y a pas d’intérêt, soit parce qu’ils n’avaient pas les agendas leur permettant de se présenter », se désole le chercheur, qui estime pourtant que « tout le monde savait lundi […] que les inondations s’en venaient ».

Une rue inondée

La montée des eaux a forcé la fermeture de la 173 dans le centre-ville de Beauceville. Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Or, les décideurs publics ont tout intérêt à porter attention à la recherche qui se fait autour de la question des inondations, estime M. Gachon.

« 40 % des catastrophes naturelles au Canada sont des inondations, mais elles coûtent à elles seules 75 % des accords d’aide financière que le fédéral accorde aux provinces », rappelle le professeur.

On doit partager ces frais-là, parce que le gouvernement ne pourra plus continuer à payer les déménagements et, publiquement, on n’en aura plus les moyens. Philippe Gachon

Les coûts élevés des inondations s’expliquent en partie par le fait que le Canada est « le seul pays du G8 à ne pas avoir de couverture d’assurance privée dans le cas des inondations », selon M. Gachon.

« Les assureurs au Canada n’ont pas pris ce marché-là tout simplement parce que les cartes de risque d’inondation [des municipalités et villes] ne sont pas à jour, explique-t-il. Elles ont été faites au Québec la plupart du temps il y a 25 ans et n’ont pas été mises à jour, et à l’époque, on ne tenait pas compte des changements climatiques. »

Les experts d’Ouranos abondent dans le même sens : « La cartographie doit dorénavant être dynamique afin de considérer l’évolution temporelle du risque, notamment avec les changements climatiques. »

Des solutions existent déjà ailleurs dans le monde, mais la priorité du Québec demeure de passer d’un mode réactif à un mode proactif.

« Comment ça se fait qu’on sait qu’il y a de la neige partout sur le territoire et qu’on attend que l’événement se produise pour faire venir l’armée? se questionne M. Gachon. L’armée est présente à Winnipeg depuis plus de trois semaines pour aider les gens à préparer des sacs de sable. »

La France, l’Angleterre, les Pays-Bas et les États-Unis seraient des modèles à suivre pour le Québec en matière de coordination entre les gouvernements et les pôles de recherche pour innover dans la manière de prévenir les crises climatiques.

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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport


Quand on voit les pays en pleine sécheresse, inondations, et toutes les catastrophes relier au climat, nous sommes conscient que le Canada aussi subit des changements dû aux réchauffements climatiques. Ce que nous sommes moins conscient, c’est qu’à cause la fonte des glaces et le manque de volonté de diminuer nos activités humaines qui ont des impacts beaucoup plus importants. En effet, le Canada se réchauffe plus vite qu’ailleurs dans le monde.
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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport

Radio-Canada

Le Canada se réchauffe, en moyenne, à un rythme deux fois plus élevé que le reste de la planète, et le nord du pays se réchauffe encore plus rapidement, selon un rapport d’Environnement Canada rendu public lundi.

Le document, intitulé Rapport sur les changements climatiques au Canada, indique que, depuis 1948, la température moyenne annuelle sur la terre ferme au Canada s’est réchauffée de 1,7 °C, les taux étant plus élevés dans le Nord, les Prairies et le nord de la Colombie-Britannique. Dans le nord du Canada, la température moyenne annuelle a augmenté de 2,3 °C.

En comparaison, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, depuis 1948, les températures moyennes mondiales ont augmenté d’environ 0,8 °C.

En plus de ces hausses de température, le rapport souligne que le Canada connaît une augmentation des précipitations, en particulier l’hiver, ainsi que des conditions « extrêmes » pour les feux de forêt et les pénuries d’eau l’été.

Le rapport a été rédigé par des scientifiques des ministères de l’Environnement et du Changement climatique, des Pêches et Océans et des Ressources naturelles, avec la contribution d’experts universitaires.

Le document indique que, si le réchauffement au Canada est le résultat à la fois de l’activité humaine et des variations naturelles du climat, « le facteur humain est dominant », en particulier les émissions de gaz à effet de serre.

Inondations, risques de sécheresse

Le réchauffement climatique a déjà eu des conséquences importantes au Canada, selon le rapport.

Les observations des auteurs montrent que les précipitations annuelles ont augmenté partout au pays depuis 1948, avec des hausses plus importantes dans le nord du Canada et dans certaines parties du Manitoba, de l’Ontario, du nord du Québec et du Canada atlantique. Le réchauffement a également entraîné une réduction de la quantité de neige qui représente les précipitations totales dans le sud du Canada.

Bien que les inondations soient souvent le résultat d’une multitude de facteurs, des précipitations plus intenses feront augmenter les risques d’inondation en milieu urbain.

Le réchauffement intensifiera la gravité des vagues de chaleur et contribuera à accroître les risques de sécheresse et d’incendies de forêt.

Le rapport prévoit également une augmentation alarmante du niveau local de la mer presque partout le long des côtes de l’Atlantique, du Pacifique et de la côte de Beaufort dans l’Arctique. D’ici la fin du siècle, le niveau de l’eau pourrait avoir augmenté de 75 cm à 100 cm dans les provinces atlantiques.

Tarification du carbone

Le rapport du gouvernement devait être publié mardi à 13 h, heure de l’Est, soit le lendemain de l’entrée en vigueur du plan de tarification du carbone du gouvernement fédéral au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Saskatchewan. L’embargo a finalement été levé plus tôt, puisque certaines informations avaient déjà filtré dans les médias.

Les hauts fonctionnaires qui ont participé à la séance de breffage technique offerte aux journalistes en matinée ont insisté sur le fait que le rapport n’est pas une initiative politique et qu’ils planchent sur le document depuis quatre ans. Il s’agit d’un premier rapport d’une série destinée à renforcer les connaissances sur les conséquences des changements climatiques au pays.

« J’espère que les politiciens conservateurs prennent le temps de lire le rapport, parce que ça démontre combien on doit travailler sur les changements climatiques, que ce ne devrait pas être un enjeu politique et qu’on doit prendre des mesures qui fonctionnent, comme un prix sur la pollution », a soutenu la ministre de l’Environnement Catherine McKenna.

Ottawa a imposé une taxe sur le carburant dans ces provinces comme filet de sécurité, parce qu’elles n’ont pas leur propre système de tarification du carbone. Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford s’est d’ailleurs engagé à utiliser « tous les outils » à sa disposition pour lutter contre cette taxe fédérale.

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