Pour défendre leur territoire, les suricates s’engagent dans une "danse de guerre"


Les suricates sont vraiment mignons, très attentifs à leur environnement et sont à l’affût de tout danger. Le clan est très soudé et répond immédiatement si un des membres lance une alerte, ou un appel l’aide. Pendant 11 ans, des scientifiques ont étudié 10 clans de suricates dans un désert de l’Afrique du Sud. En fait, ils ne sont pas si doux qu’on peut le croire, ils peuvent être même très agressifs.
Nuage


Pour défendre leur territoire, les suricates s’engagent dans une « danse de guerre »

Pour défendre leur territoire, les suricates s'engagent dans une "danse de guerre"Lorsqu’ils font face à un groupe rival, les suricates se livrent parfois à une « danse de guerre ».© Robert Sutcliffe, Kalahari Meerkat Project.

Par Emeline Férard

Des scientifiques ont mené une vaste étude sur les comportements d’agression entre différents groupes de suricates. Ils ont constaté que lorsqu’il s’agit de défendre leur territoire, les petits mammifères ne plaisantent pas et vont même jusqu’à se lancer dans une « danse de guerre ».

Avec leur museau attendrissant, leurs yeux malicieux et leurs facéties, les suricates font sans aucun doute partie des mammifères les plus mignons au monde. Sauf que sous leur air innocent, ces animaux cachent un caractère bien plus trempé qu’on ne pense. Pour preuve, une étude publiée en 2016 a attribué aux suricates le titre de mammifère le plus meurtrier parmi plus de mille espèces.

Selon ces recherches, les petits carnivores seraient en effet les plus susceptibles de tuer leurs propres congénères. Une tendance à l’agressivité qui peut surprendre mais que vient de confirmer une nouvelle étude publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B par des chercheurs du University College de Londres et de l’Université de Cambridge.

Ces travaux se sont intéressés aux comportements d’agression entre différents groupes de suricates. Ils révèlent que les conflits, de même que la violence, sont particulièrement fréquents au sein de l’espèce Suricata suricatta. Pour défendre leur territoire, les mammifères iraient parfois même jusqu’à faire voir à leurs opposants une vraie « danse de guerre ».

Onze ans de suivi dans le Kalahari

Les suricates sont connus pour être des animaux très sociaux qui vivent au sein de groupe où la coopération est un facteur clé de stabilité. Chaque clan est ainsi composé d’une vingtaine de membres dont un mâle dominant et une femelle dominante qui sont en charge d’assurer la reproduction du groupe. Mais les clans sont aussi déterminés par leurs territoires qu’ils défendent farouchement.

Comme tout animal territorial, il est donc fréquent que les suricates connaissent des interactions avec leurs voisins. Comment ces rencontres se traduisent-elles exactement ? C’est ce que les scientifiques britanniques ont voulu savoir. Sur une période de onze ans, ils ont suivi de façon régulière dix clans d’une vingtaine d’individus vivant dans le désert du Kalahari en Afrique du Sud.

« Le désert du Kalahari est un environnement semi-aride où les pluies et les températures varient nettement, ce qui signifie que les ressources sont distribuées de manière inégale dans le temps et l’espace », expliquent les auteurs dans leur rapport.

Or, qui dit ressources inégalement réparties, dit compétition entre les animaux et les scientifiques n’ont pas été déçus.

Entre janvier 2008 et février 2019, ils ont pu observer plus de 400 interactions intergroupes impliquant 78 combinaisons de 36 groupes différents. Et plus de la majorité d’entre elles (64,7%) ont impliqué une démonstration d’agressivité.

« Nous montrons que les interactions entre les groupes de suricates ne sont jamais de nature tolérante », explique dans un communiqué le Dr Mark Dyble, principal auteur de l’étude.

De l’observation à l’affrontement physique

Les petits mammifères ont toutefois fait preuve de différents comportements. Les scientifiques en ont identifié six au total parmi lesquels la réalisation d’une « danse de guerre ». Réalisée à plusieurs, cette dernière consiste à se dresser sur ses pattes, la queue tendue et la fourrure hérissée, sans doute pour faire apparaitre le groupe plus imposant qu’il ne l’est réellement.

Les cinq autres comportements identifiés consistaient à observer ses opposants, les pourchasser, battre en retraite, fouiller les terriers des groupes rivaux et s’engager dans un contact physique agressif. D’après les observations réalisées, les interactions durent généralement une vingtaine de minutes et peuvent impliquer l’intégralité de ces six comportements.

64,7% des interactions observées entre les différents groupes de suricates ont impliqué une démonstration d’agressivité. – Dominic Cram, Kalahari Meerkat Project

Dans le détail, les chercheurs ont ainsi constaté que dans 86% des cas, les agressions s’achevaient par la retraite d’un des deux groupes avant contact direct. Toutefois, dans 9% des exemples, les interactions sont allées jusqu’à l’affrontement physique, conduisant à la mort d’au moins un suricate. Des affrontements qui sont loin d’être sans conséquences pour les clans impliqués.

« Même quand les interactions entre les groupes ne génèrent pas de violence physique, elles peuvent avoir des conséquences territoriales », a souligné le Dr Dyble, « les groupes perdants se déplacent vers des terriers plus proches du centre de leur territoire tandis que les groupes vainqueurs progressent vers des terriers qui en sont plus éloignés ».

Plus de suricates, plus de chances de victoire

Si le lieu de la rencontre ou le sexe des individus n’a pas semblé influencer l’issue d’un combat, les résultats montrent que les groupes les plus grands et ceux possédant le plus de petits étaient davantage susceptibles de remporter le duel. Un phénomène dont l’origine reste floue. D’après les chercheurs, il est possible que les clans avec plus de petits aient davantage besoin de maintenir ou d’étendre leur territoire.

Il est également possible que ces mêmes clans aient davantage à souffrir d’une défaite du fait de la présence des petits et se montrent donc plus résistants. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle étude confirme que les suricates sont loin d’être les petites créatures inoffensives qu’ils paraissent être. Une attitude qui s’explique en partie par l’environnement rude dans lesquels ils doivent survivre.

Ces travaux n’éclairent toutefois pas que le comportement des sociétés animales, ils s’avèrent aussi utiles pour mieux comprendre les nôtres.

« Si nous voulons pleinement comprendre la violence au sein des sociétés humaines, nous devons comprendre ses racines évolutives. Cela nécessite de comprendre pourquoi les autres groupes animaux se battent et ce qu’ils y gagnent ou perdent », a conclu le Dr Dyble.

https://www.geo.fr/

Incendies en Australie : probablement des milliards d’animaux sont morts


Rien n’arrête les incendies en Australie, il y a eu quelques pertes humaines, mais pour la faune et la flore, c’est un désastre épouvantable. On parle de 500 000 pertes animales. Si on ajoute les grenouilles, chauves-souris ainsi que les plus gros insectes, le nombre est phénoménal. Cela va prendre des décennies pour que la vie puisse reprendre son court, cependant avec les changements climatiques, le travail sera ardu surtout si nos comportements ne changent pas.
Nuage


Incendies en Australie : probablement des milliards d’animaux sont morts


Les incendies qui font rage en Australie depuis plusieurs semaines auraient déjà décimé quelque 480 millions d’animaux dans un seul État. Le nombre de victimes mammifères, reptiles, amphibiens, oiseaux, insectes pour tous le pays devrait se chiffrer à des milliards.

Depuis le début en septembre de ces incendies ravageurs, au moins 20 personnes sont décédées et une surface équivalente à deux fois la Belgique est déjà partie en fumée. Ces feux sont également très meurtriers pour la vie sauvage. Selon une récente étude, ils sont à l’origine de la disparition de près d’un demi-milliard d’animaux dans le seul État de Nouvelle-Galles du Sud et des décennies seront nécessaires pour que la vie sauvage se reconstitue.

Cette crise a mis l’accent sur le changement climatique responsable, selon les scientifiques, de cette saison des feux plus intense, longue et précoce que jamais. Le gouvernement australien a été pointé du doigt, accusé de ne pas apporter de réponses à cette crise et de ne pas prendre les mesures nécessaires sur le plan environnemental. Les images bouleversantes de koalas assoiffés buvant de l’eau dans des bouteilles tenues par des pompiers ou de kangourous totalement paniqués au milieu des flammes, font le tour du monde.

Les koalas sont particulièrement touchés parce qu'ils vivent dans les arbres, se nourrissent uniquement de certains types d'eucalyptus et ne peuvent pas s'échapper rapidement des flammes. © Saeed Khan, AFP Archives

Les koalas sont particulièrement touchés parce qu’ils vivent dans les arbres, se nourrissent uniquement de certains types d’eucalyptus et ne peuvent pas s’échapper rapidement des flammes. © Saeed Khan, AFP Archives

Une étude de l’université de Sydney estime que rien que dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par ces feux, 480 millions d’animaux ont été tués depuis septembre. Ces calculs de taux de mortalité sont très « prudents », ont souligné vendredi dans un communiqué les auteurs de cette étude, et le bilan pourrait être « considérablement plus élevé ».

Des milliards de décès d’animaux ?

Afin de parvenir à ce chiffre, les chercheurs ont recoupé les estimations concernant la densité de population de ces mammifères dans cet État avec la superficie de végétation ravagée par les feux. Ce nombre comprend les mammifères, les oiseaux et les reptiles mais pas les insectes, les chauves-souris et les grenouilles.

Le nombre d’animaux qui a ainsi disparu « est susceptible d’être beaucoup plus élevé que 480 millions », selon le communiqué. « La vie sauvage en Nouvelle-Galles du Sud est gravement menacée et subit la pression croissante de toute une série de menaces, notamment le défrichement et le changement climatique ».

Un kangourou aperçu dans la ville de Nowra, en Nouvelle-Galles du Sud, à proximité d'une zone d'incendie. © Saeed Khan, AFP Archives

Un kangourou aperçu dans la ville de Nowra, en Nouvelle-Galles du Sud, à proximité d’une zone d’incendie. © Saeed Khan, AFP Archives

Le professeur Andrew Beattie, de l’université Macquarie près de Sydney, a déclaré à l’AFP que le nombre de décès d’animaux à l’échelle nationale pourrait se chiffrer en milliards « si vous pensez aux mammifères, aux oiseaux, aux reptiles et aux amphibiens et que vous vous comptez les plus gros insectes comme les papillons. Nous pouvons être à peu près sûrs que dans de grandes parties ravagées par ces vastes feux, la plupart des animaux sauvages seront morts, a déclaré ce professeur du département de biologieLa flore et la faune auront disparu, ce qui inclut les animaux qui forment la chaîne alimentaire des plus grands, auxquels les gens ne pensent souvent pas », a-t-il expliqué.

Les populations de koalas ont été particulièrement touchées parce qu’ils vivent dans les arbres, se nourrissent uniquement de certains types d’eucalyptus et ne peuvent pas s’échapper rapidement des flammes.

Réaction politique lamentablement lente

Avant même ces feux de forêt, le nombre de koalas en Nouvelle-Galles du Sud et dans le Queensland avait chuté de 42 % entre 1990 et 2010, selon le comité scientifique fédéral des espèces menacées. La situation désespérée de ces marsupiaux a été soulevée devant le Parlement australien.

« Les feux ont brûlé si fort et si rapidement qu’il y a eu une mortalité importante des animaux dans les arbres, mais c’est la zone toujours en feu est tellement vaste maintenant que nous ne trouverons probablement jamais les corps », a lancé aux parlementaires Mark Graham, un écologiste du Conseil de la conservation de la nature.

Le jeune kangourou incinéré alors qu’il tentait d’échapper aux feux de brousse, l’un des quelque 500 000 animaux sauvages tués jusqu’à présent

De précédentes études ont montré que les incendies ne se propagent pas uniformément et que certaines zones demeurent indemnes même si à côté, d’autres sont totalement dévastées. 

« C’est dans ces zones restées intactes ou qui ont le moins souffert que la faune a tendance à se retrouver si elle parvient à les atteindre », a expliqué M. Beattie à l’AFP.

Faisant preuve d’un peu d’optimisme, il estime que s’il reste suffisamment de zones épargnées par les feux, les forêts devraient se régénérer avec le temps. Pour cela, il faut que les conditions s’améliorent rapidement.

Interrogé sur un éventuel espoir de repeuplement des animaux dans les zones les plus touchées, le professeur estime que cela dépend de facteurs tels que les précipitations, le climat et l’exploitation forestière. Selon lui, un retour à la normale pourrait prendre jusqu’à 40 ans.

La réaction, notamment du gouvernement fédéral, a été « lamentablement lente et leur attitude est encore lamentablement désinvolte, a estimé le professeur. Vous avez des responsable politiques fédéraux qui ont très peu de connaissances en matière d’environnement, et donc n’ont pas perçu les catastrophes à venir ».

https://www.futura-sciences.com/

Il y a 300 millions d’années, une espèce de lézard protégeait déjà sa progéniture


    Comme l’humain, les mammifères s’occupent de leurs bébés pendant un certain temps. Il y a plus de 300 millions d’années, les scientifiques ont trouvé des preuves en Nouvelle-Écosse, une province canadienne, que des lézards pratiquaient aussi les soins postnataux à leur progéniture.
    Nuage


    Il y a 300 millions d’années, une espèce de lézard protégeait déjà sa progéniture

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Les animaux qui peuplaient notre Planète au Carbonifère sont parfois considérés comme primitifs. Mais des fossiles trouvés récemment au Canada montrent que les ancêtres des mammifères, qui vivaient sur terre à cette époque lointaine, faisaient déjà preuve d’une attention particulière envers leur progéniture. 

    « Il s’agit de la plus ancienne preuve de soins postnataux prolongés chez un vertébré », assure Hillary Maddin, chercheur à l’université de Carleton (Canada).

    La preuve en question, c’est un fossile vieux de près de 310 millions d’années. Des fossiles de lézard, plus exactement. Des animaux ressemblant aux varans de nos jours. Ils ont été trouvés sur une île de Nouvelle-Ecosse (Canada).

    « L’animal adulte semble cacher et protéger l’un de ses petits dans une tanière », précise Hillary Maddin.

    Le petit est disposé sous la patte arrière de l’adulte et encerclé par sa queue. Et les deux animaux ont été trouvé à l’intérieur d’une souche d’arbre lithifiée. 

    « Ce type de comportement est commun chez les mammifères d’aujourd’hui. Il est intéressant d’observer que cet animal le présentait aussi tôt », poursuit Hillary Maddin.

    Une vue d’artiste de ce à quoi devait ressembler le vertébré terrestre dont les fossiles ont été retrouvé par les chercheurs de l’université de Carleton (Canada), un vertébré ressemblant à un lézard et ancêtre de nos mammifères. © Henry Sharpe, Université de Carleton

    Une vue d’artiste de ce à quoi devait ressembler le vertébré terrestre dont les fossiles ont été retrouvé par les chercheurs de l’université de Carleton (Canada), un vertébré ressemblant à un lézard et ancêtre de nos mammifères. © Henry Sharpe, Université de Carleton

    Une histoire évolutive à préciser

    Car même si le Varanopidae retrouvé a l’aspect d’un lézard, il s’inscrit bien dans la branche évolutive qui a conduit aux mammifères. Laissant les reptiles, les oiseaux et les dinosaures à leur propre destin.

    Rappelons que les soins parentaux constituent une stratégie comportementale coûteuse pour le parent. Il détourne en effet des ressources dont il pourrait user à son propre bénéfice pour augmenter les chances de survie de sa progéniture. En la matière, les soins postnataux prolongés sont probablement même les plus coûteux. C’est une pratique courante chez les mammifères dont les petits dépendent de leur mère pour se nourrir. Mais l’histoire évolutive de ce comportement reste encore peu connue.

    https://www.futura-sciences.com/

La baleine boréale, mammifère à la plus grande longévité, pourrait vivre jusqu’à 268 ans


La plus vieille baleine boréale connu a 211 ans, cependant, les scientifiques pensent avoir trouvé le moyen de connaitre la durée de vie d’un animal, même d’un être humain grâce à l’ADN. Donc la baleine pourrait vivre en principe environ 268 ans. En plus de prédire la longévité des animaux d’aujourd’hui, ils peuvent aussi découvrir la longévité des animaux du passé.
Nuage


La baleine boréale, mammifère à la plus grande longévité, pourrait vivre jusqu’à 268 ans


La baleine boréale, mammifère à la plus grande longévité, pourrait vivre jusqu'à 268 ansLa baleine boréale est connue pour vivre plus de 200 ans.© Yuri Smityuk\TASS via Getty Images

Par Emeline Férard

Des chercheurs affirment avoir découvert un moyen de déterminer la durée de vie d’une espèce à partir de son ADN. Avec cette méthode, ils ont calculé que la baleine boréale qui détient le record de longévité chez les mammifères pourrait vivre bien plus longtemps qu’on ne pensait.

Quel animal décroche le titre de la plus grande longévité au monde ? La question est moins aisée qu’il n’y parait et pour cause. Pour y répondre, il faut non seulement dénicher des spécimens à l’âge record mais aussi être capable de déterminer ce dernier avec précision. Pas facile quand la durée de vie des animaux en question atteint quelques centaines d’années…

Aujourd’hui, des chercheurs australiens pensent avoir trouvé une nouvelle méthode pour déterminer la longévité des espèces. Le secret ? L’ADN. Selon leur étude publiée dans la revue Scientific Reports, cette nouvelle technique leur a permis de calculer l’âge maximal de plusieurs animaux. Et de découvrir que certains atteindraient une limite bien plus élevée qu’estimée jusqu’ici.

Parmi eux, la baleine boréale (Balaena mysticetus). Ce cétacé qui évolue dans les eaux arctiques et sub-arctiques détient le record du mammifère à la plus grande longévité. Jusqu’ici, l’âge du plus vieux spécimen connu était estimé à 211 ans. En étudiant son génome, les scientifiques sont toutefois arrivés à une longévité bien supérieure, 268 ans.

L’ADN, miroir de la longévité

L’âge qu’une espèce est capable d’atteindre n’est pas le fruit du hasard. Il est étroitement lié au déclin des fonctions biologiques qui est lui-même dicté en grande partie par notre génome. De précédentes recherches ont ainsi montré que la longévité était influencée par certains gènes mais aussi par certaines modifications intervenant au niveau de notre ADN.

Ces phénomènes ont pour effet de changer l’expression des gènes concernés et, par là-même, de jouer un rôle crucial dans l’âge et le vieillissement d’un organisme. C’est ainsi avec l’une de ces modifications appelées méthylation de l’ADN que les scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) ont travaillé.

Ils ont étudié les génomes de 252 vertébrés et ont comparé ces données à une base répertoriant des longévités animales connues.

« En utilisant ceci, nous avons constaté que nous pouvions estimer la longévité des espèces en nous intéressant aux endroits où la méthylation de l’ADN se produisait sur 42 gènes particuliers », explique sur le site The Conversation, Benjamin Maine, biologiste qui a dirigé les recherches.

268 ans pour une baleine, 120 ans pour une tortue

En affinant leurs observations, les scientifiques seraient ainsi parvenus à mettre au point une méthode permettant de calculer la durée de vie d’une espèce à partir de son ADN et de sa méthylation.

« Jusqu’ici, il était difficile d’estimer l’âge maximal de la plupart des animaux sauvages, en particulier des espèces de mammifères marins et des poissons qui vivent longtemps », poursuit le spécialiste dans un communiqué.

Désormais, « si le génome d’une espèce est connu, nous pouvons estimer sa longévité« , se réjouit-il.

C’est à l’aide de cette technique qu’ils ont abouti à un âge maximal 57 ans supérieur pour la baleine boréale. De la même façon, ils ont calculé la durée de vie des tortues de l’île Pinta aux Galapagos à 120 ans. Soit un peu plus que le célèbre spécimen Lonesome George décédé à 112 ans en 2012.

Les chercheurs n’ont toutefois pas travaillé que sur des espèces actuellement en vie. Ils ont également déterminé que le mammouth laineux et le pigeon voyageur, tous deux éteints aujourd’hui, pouvaient sans doute vivre jusqu’à 60 et 28 ans respectivement. Enfin, l’équipe s’est intéressée à notre propre espèce et à certains membres éteints des Hominidés, l’homme de Denisova et Néandertal.

D’après les estimations, les trois ont montré une longévité similaire : 38 ans pour notre espèce et 37,8 pour les deux autres. Bien que cette proximité puisse surprendre, elle rejoint de précédentes recherches anthropologiques menées sur ces ancêtres. A titre de comparaison, l’un de nos plus propres parents, le chimpanzé afficherait lui un âge maximal de 39,7 ans.

« La durée de vie maximale des humains est un sujet controversé », reconnaissent les chercheurs dans leur rapport.

Si l’espérance de vie moyenne de notre espèce a plus que doublé au cours des 200 dernières années – elle est de 79 ans aujourd’hui -, ce serait ainsi essentiellement grâce aux progrès de la médecine et à nos changements de mode de vie.

Bien que la méthode présente certaines limites, relèvent les auteurs, elle pourrait ouvrir de nombreuses pistes pour étudier le phénomène du vieillissement. De même que pour en apprendre plus sur la biologie des espèces actuelles et éteintes ou mettre en place des mesures écologiques ou de conservation.

A ce jour, c’est le requin du Groenland qui détient le record de la plus grande longévité chez les vertébrés, avec des spécimens estimés à près de 400 ans.

https://www.geo.fr

Chez les orques, les grands-mères favoriseraient la survie de leurs petits-enfants


Tout comme les humains, les grands-maman sont importants pour les orques. Les femelles connaissent elles aussi la ménopause, et même si elles ne peuvent plus se reproduire, les scientifiques on remarquer l’effet grand-mère sont crucial chez les petits pour leur survie.
Nuage


Chez les orques, les grands-mères favoriseraient la survie de leurs petits-enfants

Par Emeline Férard –

Une nouvelle étude suggère que les orques femelles devenues incapables de se reproduire joueraient un rôle crucial pour les jeunes de leur groupe. Ces grands-mères stimuleraient leur survie notamment en les aidant à trouver de la nourriture.

Quel est le point commun entre les humains et les orques ? Les deux sont des mammifères et des espèces très sociales, mais pas seulement. Nous partageons aussi avec les cétacés un phénomène biologique plus insolite : la ménopause. L’orque est en effet, avec l’humain, l’un des rares mammifères à connaitre un arrêt de la fonction ovarienne avant sa fin de vie.

Pourquoi les femelles deviennent-elles incapables de se reproduire alors qu’elles survivent encore plusieurs décennies ? C’est un mystère de l’évolution qui intrigue depuis longtemps les scientifiques. Chez l’humain, une hypothèse avance que les femmes âgées aideraient à la survie de leurs enfants et de leurs petits-enfants. C’est ce qu’on appelle « l’effet grand-mère ».

Mais nous ne serions peut-être pas les seuls à connaitre un tel phénomène. Ce serait aussi le cas des orques. C’est du moins ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Ces travaux avancent que les grands-mères orques amélioreraient elles aussi les chances de survie de leur descendance.

Des grands-mères cheffes de fil

De précédentes recherches avaient déjà permis de mettre en évidence le rôle important des femelles âgées dans leurs communautés. Les observations ont montré qu’elles endossent très souvent la fonction de matriache, se plaçant à la tête du groupe pour diriger les déplacements collectifs, en particulier lorsque la nourriture se fait rare.

Ainsi, les orques plus jeunes bénéficieraient de l’expérience des femelles dont la ménopause survient généralement autour de 40 ans. Pour en savoir plus sur le phénomène, le Dr Dan Franks de l’Université de York et ses collègues ont toutefois décidé de mener une nouvelle étude sur le sujet, en analysant des données collectées durant 36 ans par le Center for Whale Research and Fisheries and Oceans au Canada.

Ces données informaient sur les naissances, les décès et tous les événements survenus au sein de deux populations d’orques résidentes. Toutes deux, constituées de plusieurs groupes et de multiples familles, évoluent au large des côtes nord-ouest pacifiques du Canada et des Etats-Unis et se nourrissent de saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha) présent dans ces mêmes eaux.

Les chercheurs ont concentré leurs analyses sur 378 individus – 92 mâles, 76 femelles et 210 spécimens de sexe indéterminé – dont la grand-mère maternelle était connue. En prenant en compte l’abondance de saumons, ils ont constaté une nette corrélation entre le taux de survie des sujets et le statut de leur aïeule, à savoir si cette dernière était ménopausée ou non et si elle était en vie ou non.

Une question de survie… et de saumons

Ainsi, les résultats ont montré que les orques ayant perdu leur grand-mère maternelle au cours des deux ans avaient une mortalité 4,5 fois plus élevée que ceux l’ayant encore. Ceux-ci avaient également une mortalité 1,5 fois plus élevée que les jeunes femelles et mâles dont la grand-mère était décédée alors qu’elle se reproduisait encore.

L’effet est apparu d’autant plus prononcé durant les périodes où la quantité de saumons était modérée à faible, suggérant que les femelles ménopausées joueraient un rôle déterminant dans l’alimentation des plus jeunes. Cette conclusion semble confirmer des observations ayant décrit des orques âgées nourrir leurs enfants et petits-enfants.

Les orques sont l’un des rares mammifères à connaitre la ménopause qui se produit chez les femelles autour de 40 ans. – Julie Picardi / Barcroft Media via Getty Images

« Nous avons auparavant montré que les grands-mères ménopausées dirigent le groupe vers les sites de recherche de nourriture et qu’elles sont importantes durant les périodes de pénurie, lorsque le saumon se fait rare », a confirmé au Guardian le Dr Dan Franks. « Elles sont aussi connues pour partager directement leur nourriture avec leurs parents plus jeunes ».

Néanmoins, les chercheurs les soupçonnent également de jouer un rôle de « babysitter » pour les plus jeunes

« Quand une mère plonge pour capturer du poisson, la grand-mère [ménopausée] peut rester avec ses petits-enfants », a poursuivi le spécialiste pour la BBC.

Tandis qu’une grand-mère encore fertile sera occupée à prendre soin de ses propres petits.

Le mystère de la ménopause partiellement élucidé ?

Alors même qu’elle ne se reproduit plus, une femelle pourrait ainsi favoriser la transmission de ses gènes en favorisant la survie de sa descendance. Selon les auteurs de l’étude, cet « effet grand-mère » pourrait expliquer la survie des femelles ménopausées jusqu’à un âge avancé. Un phénomène qui, du point de vue de l’évolution, peut paraître illogique.

« Nos recherches montrent que comme chez les humains, les grands-mères orques ménopausées sont plus à même d’aider leurs petits-enfants et ces bénéfices apportés à leur groupe familial peuvent aider à expliquer pourquoi la ménopause a évolué chez les orques, comme elle l’a fait chez les humains », a affirmé le professeur Darren Croft, chercheur à l’Université d’Exeter et co-auteur de l’étude.

Cependant, cet effet est loin d’élucider totalement le mystère. Les éléphantes, par exemple, sont également connues pour apporter du soutien à leurs petits-enfants et restent pourtant capables de se reproduire jusqu’à leur mort. L’équipe suggère dans son rapport que la ménopause empêcherait également les orques femelles d’entrer en compétition avec leurs filles en matière de reproduction.

Les grands-mères orques cesseraient de se reproduire pour favoriser la survie de leurs petits-enfants et ne pas entrer en compétition avec leurs filles. – Pixabay

En plus d’éclairer les relations sociales de ces cétacés, cette découverte revêt une importance non négligeable en matière de conservation. Alors que les populations sont considérées en déclin à travers le monde, elle pourrait aider à protéger les orques contre certaines menaces telles que la réduction de leur proie principale, le saumon chinook, décimé notamment par la surpêche.

« Cette étude est l’une des nombreuses à alerter sur le danger pour ces cétacés si les populations de saumon continuent d’être mal gérées », a conclu le Dr Franks pour le Washington Post. « Lorsque les saumons ne se portent pas bien, les orques ne vont pas bien non plus, et il reste peu de temps pour prendre des mesures ».

https://www.geo.fr/

e

Un très rare cerf à trois bois observé dans le Michigan


Le cerf n’a pas fui voyant l’homme et le chien, heureusement pour l’animal, il n’était pas visé pour la chasse. La photo est très bien réussit, on peut voir ce cerf à 3 bois, un cas sur 1 million et il a été vu aux États-Unis.
Nuage


Un très rare cerf à trois bois observé dans le Michigan

Malgré des commentaires suspicieux de montage Photoshop, le cliché de ce cerf à trois bois est bien authentique. © Steven Lindberg, Facebook

Malgré des commentaires suspicieux de montage Photoshop, le cliché de ce cerf à trois bois est bien authentique. © Steven Lindberg, Facebook


Céline Deluzarche
Journaliste

C’est seulement une fois rentré chez lui qu’un promeneur et ancien chasseur de 75 ans a remarqué que le cerf qu’il venait de photographier un peu plus tôt dans une forêt enneigée du Michigan (États-Unis) possédait trois bois.

Bien qu’il soit accompagné de ses chiens, le cerf ne s’est pas enfui, « probablement parce qu’il était accompagné d’une biche fatiguée qu’il ne voulait pas abandonner », suggère le photographe amateur.


Contrairement aux cornes, les bois sont vascularisés et tombent chaque année. Leur croissance débute au printemps, et à la fin de l’hiver, le bois se détache du crâne et il ne reste qu’un pédicule, à partir duquel repousse le nouveau bois l’année suivante.

Selon un vétérinaire, cité par le Detroit Free Press, la pousse d’un bois supplémentaire représente « moins d’un cas sur un million ».

Elle peut être due à une séparation initiale du pédicule lors de la croissance de l’embryon, ou alors venir d’un dommage du pédicule éclaté en deux qui entraîne la pousse d’un troisième bois. Ce qui n’empêche pas le cerf de mener une vie tout à fait normale, précise le vétérinaire.

Steven Lindberg, un photographe amateur habitant dans le Michigan, a réalisé le cliché de ce très rare cas de cerf à trois bois. © Steven Lindberg, Facebook

Steven Lindberg, un photographe amateur habitant dans le Michigan, a réalisé le cliché de ce très rare cas de cerf à trois bois. © Steven Lindberg, Facebook

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Les 5 choses à savoir sur la chauve-souris


Les chauves-souris sont des animaux fascinants. Il existe 1 200 espèces sur ce nombre,un peu plus la moitié vivent la nuit. Certains vont immigrer la saison froide d’autre hiberner et elle ont une capacité extraordinaire de diminuer leur respiration, leurs battements du coeur et leur température.
Nuage


Les 5 choses à savoir sur la chauve-souris

Par Chloé Gurdjian –

Ce petit mammifère est l’objet de plein de rumeurs, pas toujours très flatteuses. Voici de quoi y voir plus clair !

Pourquoi la chauve-souris s’appelle comme ça ?

Si l’on en croit son nom, la chauve-souris serait dépourvue de poils et aurait des liens de parenté avec la souris. Mais ce n’est pas le cas. Contrairement à la souris, la chauve-souris n’est pas un rongeur. La confusion viendrait d’une mauvaise traduction à l’époque des Romains. La chauve-souris était autrefois appelée « cawa sorix », qui veut dire « chouette-souris », car l’animal ressemble à une souris qui vole la nuit. Mais le terme « cawa » a été transformé en « calva », qui signifie « chauve », d’où chauve-souris. On connait aussi ce mammifère sous le nom de « chiroptère ». En grec, cela signifie « vole avec les mains ».

Comment se déplace-t-elle la nuit ?

Sur les quelque 1 200 espèces de chauves-souris existantes, environ 800 vivent la nuit. Ainsi, elles sont moins en concurrence avec les oiseaux, majoritairement diurnes hormis les chouettes et les hiboux, pour chasser les insectes. Le mammifère arrive à se déplacer dans le noir grâce à l’écholocation. Il émet des ultrasons, pour la plupart inaudibles pour l’homme, puis se sert de leur l’écho pour connaître la position et la taille de sa proie. Cela lui donne une image précise de son environnement. Plus cette dernière est proche de la chauve-souris, plus l’onde revient vite. A noter que chaque espèce possède son propre cri.

La chauve-souris hiberne en hiver

Si certaines espèces migrent à l’approche de l’hiver, lorsque les proies se font rares, d’autres ont choisi d’hiberner. Elles établissent leurs quartiers dans un abri qui leur offre une température et une humidité constantes. Elles subsistent alors grâce à toute la nourriture ingérée pendant l’été. Afin de préserver un maximum d’énergie durant leur hibernation, les fonctions vitales des chauves-souris fonctionnent au ralenti. Ainsi, l’animal ne respire qu’une fois toutes les trois minutes, et le coeur ne bat que 10 fois par minute au lieu de 400 fois ! Enfin, sa température corporelle passe d’environ 38°C à une dizaine de degrés. Réveiller un animal qui hiberne est très dangereux pour lui car cela lui fait brûler énormément d’énergie.

Pourquoi dort-elle la tête en bas ?

Seul mammifère capable de voler, la chauve-souris a opté pour cette technique afin d’échapper aux prédateurs. Cette position lui permet de s’envoler plus rapidement, sans avoir à prendre d’élan, car elle n’a qu’à se laisser tomber. Le corps s’est évidemment adapté afin d’éviter que le sang ne stagne dans le cerveau. De plus, son poids tire sur les tendons, ce qui bloque ses griffes sur la branche à laquelle elle est suspendue.

La chauve-souris, un vampire ?

Les chauves-souris se nourrissent de fruits, de nectar, d’insectes, et parfois de batraciens ou de petits poissons. Mais trois espèces vivant en Amérique Latine se nourrissent bien de sang. Il s’agit du vampire commun, du vampire à pattes velues et du vampire à ailes blanches. Mesurant environ 9 cm, ces petits animaux ont des dents acérées qui leur permettent de blesser leur proie sans que celle-ci ne s’en aperçoive. Il s’agit en général d’animaux d’élevage comme les chevaux et les vaches, d’oiseaux, mais l’homme peut aussi rarement être pris pour cible. La chauve-souris, dont la salive est anticoagulante, lèche le sang qui sort de la plaie. C’est de cette façon qu’elle peut transmettre des maladies, dont la rage.

https://www.geo.fr/