Le tigre de Tasmanie, disparu des radars, pourrait bien être de retour


Le tigre de Tasmanie est supposé d’être une espèce éteinte depuis environ 80 ans, sauf qu’il y aurait des témoignages qui affirment avoir vu cet animal particulier en Australie. Reste quand même a essayer d’en avoir la preuve.

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Le tigre de Tasmanie, disparu des radars, pourrait bien être de retour


Couvert d'un pelage brun à rayures jaunâtres, le tigre de Tasmanie possède une puissante...

TORSTEN BLACKWOOD VIA GETTY IMAGES

Couvert d’un pelage brun à rayures jaunâtres, le tigre de Tasmanie possède une puissante mâchoire et la femelle est dotée d’une poche lui permettant d’y faire grandir ses petits.

Aussi appelé le Thylacine, ce mammifère marsupial qui ressemble à un renard aurait été aperçu par des touristes il y a quelques mois en Australie.

  • Par Stacie Arena,

On le pensait disparu depuis près de 80 ans, pourtant, il se pourrait que le tigre de Tasmanie n’ait pas dit son dernier mot. Selon des documents rapportés par CNN, le marsupial aurait été aperçu plusieurs fois par des touristes ces derniers mois au large de l’Australie. 

Son apparence fait penser à celle d’une hyène qui serait croisée avec un loup ou un renard. Du moins, c’est que démontrent les rares photographies qui ont pu immortalisé l’animal dont l’espèce fut considérée comme “éteinte” il y a plus d’un demi siècle. Pourtant, les amateurs n’ont jamais cessé d’affirmer que le tigre de Tasmanie subsistait dans certaines régions du monde. Selon le média américain, ils pourraient donc avoir raison.

Le tigre de Tasmanie aperçu à 8 reprises 

Dans un récent rapport publié par le département des industries primaires, des parcs, de l’eau et de l’environnement de Tasmanie (DPIPWE), on découvre que l’animal aurait été aperçu à huit reprises au cours des trois dernières années.

La plus récente datant de février 2019, durant laquelle deux personnes auraient aperçu un mammifère qui aurait tout du thylacine lors d’une visite en Tasmanie.

Les témoins “sont certains” qu’il s’agissait d’un thylacine: “L’animal a tourné et a regardé le véhicule plusieurs fois et était bien visible pendant 12 à 15 secondes. Les deux passagers de la voiture sont à 100% certains que l’animal qu’ils ont vu était un thylacine”, rapporte CNN. 

Pour d’autres, impossible d’affirmer qu’il s’agissait de l’animal en voie de disparition mais “jamais” ils n’auraient croisé une telle créature auparavant en Tasmanie:

“Je suis habitué à rencontrer la plupart des animaux qui travaillent dans des fermes rurales… et je n’ai jamais rencontré d’animal qui se rapproche de ce que j’ai vu.”

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Ce photo­graphe docu­mente la vie palpi­tante des souris naines


Les souris naines sont un rongeur d’Europe, leur longueur de vie est environ 3 ans et pèse à peine  6 grammes. Elles sont magnifiques.
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Ce photo­graphe docu­mente la vie palpi­tante des souris naines


Crédits : Dean Mason / Windows on Wild­life

par  Suzanne Jovet

La souris naine est le plus petit rongeur d’Eu­rope. Même si elle dépasse rare­ment les 3 ans et les six grammes, sa vie est remplie d’aven­tures, montre le photo­graphe Dean Mason.

Sur ses clichés, on peut notam­ment la voir utili­ser sa queue préhen­sile en l’en­rou­lant autour des tiges pour se dépla­cer. C’est le seul mammi­fère à pouvoir le faire

Dean Mason est un photo­graphe spécia­lisé dans la faune et la flore depuis près de 20 ans. Cet Anglais de 53 ans soigne son anxiété en passant beau­coup de temps au plein air. C’est ainsi qu’il est tombé amou­reux des souris naines, une passion rare.

Dean Mason et sa femme ont créé des ateliers bapti­sés Windows on Wild­life, qui offrent la possi­bi­lité à de nombreux photo­graphes d’im­mor­ta­li­ser les souris naines élevées par le couple.

 « Photo­gra­phier des souris naines est fasci­nant. Elles peuvent être incroya­ble­ment rapides et consti­tuer un défi pour les photo­graphes », indique Dean.

Crédits : Dean Mason / Windows on Wild­lifeCrédits : Dean Mason / Windows on Wild­life

Source : Windows on Wild­life


https://www.ulyces.co

Ottawa interdit la captivité de baleines et de dauphins au Canada


Au Canada, il est maintenant interdit de capturer, faire l’élevage, exporter ou importer et tenir en captivité les baleines, dauphin et marsouin. Seuls ceux qui sont déjà en captivité ont malheureusement un droit acquis. Pour la recherche, cela dépend si c’est pour l’intérêt de l’animal. C’est une bonne chose qu’enfin, on reconnaît l’importance de laisser ces mammifères marins en liberté. A noter que quelques conservateurs étaient contre cette loi …
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Ottawa interdit la captivité de baleines et de dauphins au Canada

Ottawa interdit la captivité de baleines et de dauphins au

PACIFIC PRESS VIA GETTY IMAGES

Une bonne journée pour les animaux au Canada.


Il est désormais interdit de garder en captivité des baleines et des dauphins au Canada, en vertu d’un projet de loi adopté lundi à Ottawa.

La pièce législative, qui doit encore recevoir la sanction royale, éliminera progressivement la pratique consistant à maintenir en captivité les cétacés — tels que les baleines, les dauphins et les marsouins —, mais les deux établissements qui en gardent en ce moment bénéficieront d’une clause de droits acquis.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, qui parrainait le projet de loi d’initiative parlementaire, a déclaré qu’il s’agissait d’une «bonne journée pour les animaux au Canada».

Elle a rappelé que plusieurs scientifiques avaient démontré qu’il était essentiel de cesser cette pratique avec les cétacés, «qui ont besoin de l’océan, d’espace, d’une communication acoustique sur de longues distances».

Le projet de loi, qui était en troisième et dernière lecture à la Chambre des communes lundi, a reçu l’appui des libéraux, des néo-démocrates et des bloquistes. Quelques conservateurs s’y sont opposés.

Il interdit la capture de cétacés sauvages, mais permet la réhabilitation et le sauvetage des mammifères aquatiques. Le projet de loi modifie également le Code criminel, créant de nouvelles infractions de cruauté envers les animaux liées à la captivité des cétacés. L’élevage est également interdit.

Le projet de loi proscrit aussi l’importation et l’exportation de cétacés, avec des exceptions uniquement pour la recherche scientifique ou «s’il en va de l’intérêt» de l’animal, la décision finale étant laissée au ministre.

«C’est un moment décisif pour les baleines et les dauphins, et une reconnaissance puissante que notre pays n’accepte plus d’emprisonner des animaux intelligents et sensibles dans de minuscules réservoirs à des fins de divertissement», a déclaré Camille Labchuk, directrice générale du groupe de défense des droits des animaux Animal Justice.

Le parc Marineland, à Niagara Falls, en Ontario, ainsi que l’aquarium de Vancouver, en Colombie-Britannique, sont les deux seuls établissements au Canada qui gardent en captivité des cétacés.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Texas avait des allures de Serengeti il y a 12 millions d’années


Il y a 12 millions d’années le Texas était bien différent, il ressemblait plus à une région en Afrique avec des ancêtres des rhinocéros, éléphants et autres espèces animales. Il y a 80 ans des gens ont été engagé pour ramasser le plus de fossile possible. Cependant, comme bien des trouvailles, ils sont restés sur les tablettes. Aujourd’hui, on découvre la richesse qu’a pu avoir le Texas à cette époque et pour le moment, parmi les fossiles, il y a une nouvelle espèce d’éléphant qui a été mise à jour.
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Le Texas avait des allures de Serengeti il y a 12 millions d’années



par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Les récentes analyses de fossiles prélevés il y a 80 ans au Texas ont révélé de nouvelles espèces incroyables. Un environnement peuplé de grands animaux qui rappelle celui du Serengeti, en Afrique.

Entre 1939 et 1941, la Works Administration des États-Unis finança un projet visant à prélever au Texas un maximum de fossiles. De nombreuses personnes au chômage ont alors été recrutées dans le but de ratisser la région de Beeville. En trois années d’opération, des milliers d’ossements ont été prélevés, dont la plupart sont aujourd’hui conservés à l’Université du Texas à Austin. Certains de ces fossiles ont fait l’objet d’études, mais ils avaient jusqu’ici été laissés de côté. Steven May, paléontologue à la UT Jackson School of Geosciences, a récemment décidé de faire le “tri” dans ces archives.

“Texas Serengeti”

Les résultats de ces travaux, publiés cette semaine dans la revue scientifique Palaeontologia Electronica, montrent une incroyable diversité d’anciens grands animaux qui arpentaient autrefois la région. La plupart il y a entre 11 et 12 millions d’années. Un véritable “Texas Seregeti”, peut-on lire dans l’étude, où se côtoyaient ancêtres des rhinocéros et éléphants, des alligators et plusieurs espèces d’ongulés. On note par ailleurs que peu de “petites” espèces figurent dans ce panel. Pour la simple raison qu’à l’époque, les chasseurs de fossiles recrutés n’étaient pas forcément bien formés à la paléontologie. C’est pourquoi seuls les fossiles les plus grands (crânes, dents, défenses, gros os) ont été récupérés.

Après avoir analysé les fossiles récupérés – puis ajouté ceux récemment découverts dans la région – Steven May dépeint finalement environ 4 000 spécimens représentant 50 espèces différentes. Parmi elles, cinq sont des poissons, sept des reptiles, deux des oiseaux et 36 des mammifères. Outre les animaux cités ci-dessus, le chercheur annonce la découverte d’un tout nouveau genre de gomphothère. Un parent éloigné d’éléphants doté d’une mâchoire inférieure en forme de pelle. Une nouvelle espèce qui vient d’être baptisée Blancotherium buckneri. Il serait aussi question des plus anciens fossiles d’alligator américain, et d’un parent éteint des loups et chiens modernes.

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Deux pièces de crâne fossilisé d’anciens parents d’éléphants doté d’une mâchoire inférieure en forme de pelle. Crédits : Université du Texas

Tous ces animaux évoluaient à l’époque le long de la côte du golfe du Texas, dans un environnement tapissé de forêts et de prairies, sillonnées par des rivières. D’où la comparaison avec le Serengeti africain d’aujourd’hui. Les chercheurs espèrent garnir un peu plus le tableau dans les prochains mois. Des dizaines d’autres fossiles datant de cette époque attendent en effet encore d’être étudiés.

Source

https://sciencepost.fr

Le caca d’hippopotame nous aide à respirer


La disparition des hippopotames serait catastrophique. Alors qu’il est démontré que leurs déjections sont fatales pour les poissons des rivières. Ils sont cruciaux pour la base alimentaire comme des moules, crabes et escargots qui eux sont mangés par d’autres animaux. En plus, grâce a leur alimentation riche en nutriment comme le silicium qu’ils digèrent et rejettent par leurs déjections nourrissent les micr-algues qui eux transforment le silicium en oxygène.
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Le caca d’hippopotame nous aide à respirer


Chaque jour, l'hippopotame engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues riches en silicium. | Stefan Steinbauer via Unsplash

Chaque jour, l’hippopotame engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues riches en silicium. | Stefan Steinbauer via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur Popular Science

En augmentant le taux en silicium des lacs et rivières d’Afrique, les selles de ces animaux jouent un rôle-clé pour la planète.


On connaît déjà l’impact nocif sur l’environnemental des flatulences des vaches, mais l’on sait moins que les selles d’hippopotames sont, elles, bénéfiques pour la planète.

D’après une récente étude, publiée dans le journal Science Advances, ces mammifères semi-aquatiques pouvant peser jusqu’à deux tonnes «jouent un rôle-clé dans la circulation du silicium, en agissant comme une pompe terrestre-aquatique».

Le silicium, très utilisé comme composant électronique, alimente également la croissance d’une espèce de micro-algues appelée diatomée, qui extrait le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le transforme en oxygène. Bien que les estimations varient, les diatomées seraient responsables de la fabrication d’au moins 20% de l’oxygène disponible sur Terre.

Cette micro-algue, sans laquelle nous aurions beaucoup plus de difficulté à respirer, se développe grâce aux crottes d’hippopotames, puisque ces dernières permettent le transfert du silicium, dont se nourrit les diatomées, de la terre à la rivière.

Même s’il est capable de s’attaquer à des crocodiles, des lions ou des êtres humains, l’hippopotame est, comme le rappelle la journaliste Eleanor Cummins dans son article pour Popular Science, un animal presque exclusivement herbivore. Chaque jour, il engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues: des végétaux riches en nutriments, et notamment en silicium, qui une fois digérés sont rejetés dans la rivière sous forme de déjections.

Si ces excréments, composés d’un mélange toxique d’ammoniac, de méthane et de sulfure d’hydrogène, sont fatals pour les poissons des rivières africaines, comme le révélait une étude des biologistes Christopher Dutton et Amanda Subalusky, ils permettent aussi d’augmenter le taux de silicium présent dans ces lacs et rivières.

Écosystème menacé

Pour étudier le cycle du silicium, Jonas Schoelynck, biologiste à l’université d’Anvers en belgique, et ses collègues ont analysé des échantillons de la rivière Mara, qui traverse la réserve nationale Masai Mara, au Kenya.

Les scientifiques ont comparé la composition chimique de l’eau de cette rivière bondée d’hippopotames avec les habitudes quotidiennes de ces mammifères. Ils en ont conclu qu’en moyenne, les selles d’hippopotames introduisent chaque jour 360 kilos de silicium dans la rivière Mara, soit environ 76% du flux total de la substance dans le cours d’eau.

Nourries en silicium, les diatomées peuvent ensuite proliférer pour fertiliser les sols, en devenant de la terre de diatomée, mais aussi former la base de la chaîne alimentaire, en nourrissant les petits animaux comme les moules, les crabes et les escargots, qui sont à leur tour mangés par de plus gros animaux, tels que les loutres, les tortues et même les êtres humains.

Mais comme bon nombre d’espèces africaines, les hippopotames sont aujourd’hui menacés par la chasse et la perte de leur habitat. Entre 1996 et 2004, leurs populations ont diminué d’environ 20%. Si ces animaux venaient à disparaître, la croissance des diatomées dans les eaux africaines pourrait considérablement diminuer, ce qui pertuberait toute la chaîne alimentaire et déstabiliserait massivement l’écosystème.

http://www.slate.fr

Le fossile d’un des plus grands mammifères carnivores du monde découvert au Kenya


Une nouvelle espèce éteinte qui aurait vécu, il y a 23 millions d’années. Heureusement, car ce lion était un super carnivore et son physique était assez impressionnant
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Le fossile d’un des plus grands mammifères carnivores du monde découvert au Kenya

Vue d'artiste de Simbakubwa kutokaafrika, ou « grand lion d'Afrique » en swahili. L'animal vivait durant le Miocène, il y a 23 millions d'années. C'est un des plus grands mammifères carnivores connus. © Mauricio Anton

Vue d’artiste de Simbakubwa kutokaafrika, ou « grand lion d’Afrique » en swahili. L’animal vivait durant le Miocène, il y a 23 millions d’années. C’est un des plus grands mammifères carnivores connus. © Mauricio Anton

Floriane Boyer
Rédactrice

Des paléontologues ont identifié au Kenya des restes fossiles datés de 23 millions d’années appartenant à l’unique spécimen d’une nouvelle espèce, baptisée Simbakubwa kutokaafrika, ou « grand lion d’Afrique » en swahili.

On peut affirmer que le roi des animaux ne regrettera certainement pas sa disparition, car S. kutokaafrika est un digne représentant d’un groupe éteint d’hypercarnivores appelés Hyaenodonta.

D’après ses impressionnantes canines longues de 10 cm, ses grosses molaires de 6 cm et son imposante mâchoire, ainsi qu’un os du talon et plusieurs phalanges, l’animal était l’un des plus grands mammifères carnivores connus au monde. De son vivant, il devait mesurer 2,4 mètres de long du museau à la queue, pour une hauteur de 1,2 mètres et un poids pouvant atteindre 280 kgou jusqu’à 1,5 tonne, selon les méthodes d’estimation. Les chercheurs pensent qu’il s’agissait d’un jeune adulte. Le spécimen a été redécouvert dans les collections du Muséum national de Nairobi, capitale du Kenya, où il se terrait au nez et à la barbe de tous depuis qu’il avait été sorti de terredès les années 1980. L’espèce est décrite dans un article paru dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

https://www.futura-sciences.

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Une baleine à quatre pattes de 42,6 millions d’années découverte au Pérou


Un nouveau spécimen découvert au Pérou vieux de 42, 6 millions d’années laisse a penser que les baleines de cette époque pouvaient marcher et nager d’après leur physionomie.
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Une baleine à quatre pattes de 42,6 millions d’années découverte au Pérou

© afp.

Des paléontologues ont déterré sur la côte du Pérou le fossile bien conservé d’un ancêtre amphibie quadrupède des baleines, une découverte qui complète les connaissances sur la transition de ces mammifères de la terre ferme aux océans.

Les ancêtres des baleines et dauphins vivaient sur terre, il y a 50 millions d’années, dans la région de l’Inde et du Pakistan modernes. Des paléontologues avaient aussi découvert en Amérique du Nord des fossiles partiels datant de 41,2 millions d’années, qui laissaient penser qu’à cette époque-là, les cétacés avaient perdu la capacité de se soulever et de marcher sur la terre ferme.

Le nouveau spécimen, décrit dans une étude publiée jeudi dans la revue Current Biology, date de 42,6 millions d’années et complète le tableau de l’évolution des cétacés. Il se trouvait à un kilomètre de la côte Pacifique, à Playa Media Luna, à 250 kilomètres au sud de Lima. Les mandibules affleuraient le sol désertique et, en creusant, les chercheurs ont découvert mâchoire inférieure, dents, vertèbres, côtes, des parties des pattes avant et arrière jusqu’à de longs doigts qui étaient sans doute palmés.

Quatre mètres de long

D’après son anatomie, les chercheurs croient que ce cétacé d’environ quatre mètres de longueur pouvait à la fois marcher et nager.

« Une partie des vertèbres de la queue montrait de bonnes similitudes avec celles de mammifères semi-aquatiques actuels comme les loutres », explique à l’AFP le paléontologue Olivier Lambert, à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique.

« On aurait donc un animal qui aurait commencé à utiliser de plus en plus la queue pour la nage, ce qui le différencie de formes plus anciennes d’Inde et du Pakistan ».

Des morceaux de baleines quadrupèdes avaient été retrouvés en Egypte, au Sahara occidental, au Sénégal, au Togo et au Nigeria… Mais ces fossiles étaient si fragmentaires qu’on ne pouvait pas conclure si ces animaux pouvaient nager.

« C’est du travail pour au moins les 50 ans à venir »

« Le spécimen est le plus complet pour une baleine quadrupède en dehors de l’Inde et du Pakistan », dit Olivier Lambert.

Si la baleine du Pérou pouvait nager comme une loutre, les chercheurs formulent l’hypothèse qu’elle a sans doute traversé l’Atlantique entre la côte ouest de l’Afrique et l’Amérique du Sud, continents qui étaient deux fois plus rapprochés qu’aujourd’hui, environ 1.300 km; le courant est-ouest de l’époque l’aurait aidée. Cela éliminerait l’hypothèse que les baleines ont atteint l’Amérique par le nord, via le Groenland.

Le bassin de Pisco, sur la côte sud du Pérou, recèle sans doute encore de nombreux fossiles, tant les conditions de préservation sont excellentes.

« C’est du travail pour au moins les 50 ans à venir », relève Olivier Lambert.

 

https://www.7sur7.be/