C’est grenouille géante est si balèze qu’elle construit elle-même ses étangs


La plus grosse grenouille connue au monde est très débrouillarde. Elle peut peser plus de 3 kilos et est capable de pousser des pierres jusqu’à 2 kilos au besoin, quand la grenouille Goliath a besoin d’un étang pour pondre ses oeufs
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C’est grenouille géante est si balèze qu’elle construit elle-même ses étangs


par  Laura Boudoux

La grenouille Goliath, la plus grosse espèce de grenouille connue, creuse ses propres étangs pour assu­rer à sa descen­dance un endroit sûr où gran­dir.

Une étude publiée le 8 août 2019 dans le Jour­nal of Natu­ral History prouve pour la première fois les talents de construc­teur de ces énormes amphi­biens, qui peuvent peser jusqu’à 3,30 kilos.

Mark-Oliver Rödel et Marvin Schä­fer, du Musée d’his­toire natu­relle de Berlin, estiment ainsi que la taille excep­tion­nelle de la grenouille favo­rise sa capa­cité à bâtir les étangs dans lesquels elle installe ses œufs. C’est grâce à des camé­ras cachées que les cher­cheurs ont observé ces spéci­mens en pleine construc­tion, déplaçant parfois des pierres de 2 kilos. C’est d’ailleurs ce compor­te­ment unique qui aurait fait évoluer leur carac­té­ris­tiques physiques au cours du temps.

« Nous pensons que le travail diffi­cile qu’elles consacrent à l’ex­ca­va­tion et au dépla­ce­ment des pierres pour­rait expliquer pourquoi le gigan­tisme est apparu dans l’évo­lu­tion de cette espèce », explique Marvin Schä­fer. « Les grenouilles Goliath sont non seule­ment immenses, mais elles semblent aussi être des parents atten­tifs. Les petits étangs qu’elles fabriquent au bord des rivières offrent à leurs œufs et leurs têtards un refuge sûr, les proté­geant des eaux torren­tielles et des nombreux préda­teurs. »

Le cher­cheur espère désor­mais en apprendre davan­tage sur cet amphi­bien encore mysté­rieux, car si nous savons si peu de choses sur les grenouilles Goliath, qui sait combien d’autres il reste à décou­vrir de merveilles dans la nature ?

Source : Jour­nal of Natu­ral History

https://www.ulyces.co/

250 espèces qu’on croyait dispa­rues retrou­vées dans une cité perdue au Hondu­ras


La cité perdue au Honduras, un endroit sans route, sans infrastructure, une végétation dense, viens de dévoiler aux explorateurs des secrets. Elle cache dans sa forêt des espèces qu’on croyait éteintes au Honduras et d’autres jamais répertoriées. Preuve quand l’homme est absent, la nature se porte à merveille. C’est une raison qu’il faut préserver ce coin du monde.
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250 espèces qu’on croyait dispa­rues retrou­vées dans une cité perdue au Hondu­ras


Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

par  Suzanne Jovet

Dans une cité perdue du Hondu­ras, au fond de la forêt tropi­cale, des scien­ti­fiques ont décou­vert un écosys­tème rempli d’es­pèces mena­cées ou que l’on pensait éteintes, rapporte CNN.

Une équipe de l’as­so­cia­tion Conser­va­tion Inter­na­tio­nal a passé trois semaines à explo­rer un site archéo­lo­gique dans la forêt de Moqui­tia.

Cette « cité perdue du singe d’or » ou « ville blanche » aurait été bâtie par une civi­li­sa­tion pré-colom­bienne.

Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

« Il n’y a pas de route, pas d’in­fra­struc­ture logis­tique, vous devez donc y aller en héli­co­ptère. Et quand vous le faites, vous visi­tez des endroits où la faune à tendance à être beau­coup plus abon­dante» a déclaré Trond Larsen, direc­teur du programme.

Parmi les animaux rares obser­vés, trois avaient, pensait-on, disparu depuis long­temps du Hondu­ras. Il s’agit de la chauve-souris au visage pâle (phyl­lo­derma stenops), du serpent coral­lien (rhino­bo­thryum boval­lii) et de la cicin­dèle (odon­to­chila nica­ra­guense), un coléo­ptère.

Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

Au total, les scien­ti­fiques ont décou­vert 246 espèces de papillons, 30 espèces de chauves-souris et 57 espèces d’am­phi­biens et de reptiles ; 22 n’avaient jamais été réper­to­riées au Hondu­ras.

« Cela fait de la région une prio­rité abso­lue en matière de conser­va­tion », a indiqué le scien­ti­fique.

Bien que la cité perdue soit offi­ciel­le­ment proté­gée depuis 2015, la défo­res­ta­tion illé­gale reste une menace pour l’éco­sys­tème.

Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

Source : CNN

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Une grenouille Pinocchio découverte en Nouvelle-Guinée


Une nouvelle grenouille vient de rejoindre la famille des amphibiens. Le Litoria pinocchio a un nez qui ressemble a Pinocchio, chez le mâle.
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Une grenouille Pinocchio découverte en Nouvelle-Guinée

Litoria vivissimia est une grenouille arboricole des forêts de Papouasie qui se distingue par une petite protubérance pointue entre ses narines. © Stephen Richards

Litoria vivissimia est une grenouille arboricole des forêts de Papouasie qui se distingue par une petite protubérance pointue entre ses narines. © Stephen Richards

Floriane Boyer
Rédactric

Pinocchio existe. Il vit en Nouvelle-Guinée et c’est un petit amphibien.

En effet, une nouvelle espèce de grenouille arboricole de 3 cm de long, découverte dans les forêts des monts Foja, dans la province de Papouasie (partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée administrée par l’Indonésie), a été baptisée Litoria pinocchio, car les mâles possèdent une petite pointe de 2,5 mm entre leurs narines, rappelant le nez à rallonge du pantin dans les contes. La protubérance faite de chair peut se redresser ou pendouiller en avant. Les chercheurs soupçonnent qu’elle joue un rôle dans la sélection ou la reconnaissance entre espèces. Paul Oliver, conservateur au Queensland Museum et chercheur à l’université Griffith, en Australie, et ses collègues ont fait la rencontre de cette drôle de créature dès 2008 et la décrive à présent dans Zootaxa.

Une autre grenouille du même genre, Litoria vivissimia, arborant également une petite pointe sur le bout du nez, a été observée dans la cordillère Centrale de l’île de Nouvelle-Guinée, également dans sa partie indonésienne. Elle fait aussi l’objet d’une publication dans Zootaxa.

Le « petit nez pointu » porté par les mâles de cette nouvelle espèce de grenouille arboricole vivant en Papouasie, a inspiré son nom de Litoria pinocchio. © Tim Laman, Paul Oliver et al., Zootaxa, 2019

Le « petit nez pointu » porté par les mâles de cette nouvelle espèce de grenouille arboricole vivant en Papouasie, a inspiré son nom de Litoria pinocchio. © Tim Laman, Paul Oliver et al., Zootaxa, 2019


https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► 10 phobies animales peu connues, voire même insolites !


On connaît certaines phobies qui peuvent être de vrai cauchemar pour certaines personnes. D’autres phobies qui sont moins connues, et même surprenantes peuvent aussi être invivables pour ces personnes.
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10 phobies animales peu connues, voire même insolites !

 

iStock.com/Scacciamosche

par Clara Zerbib, journaliste animalière

On a tous des peurs plus ou moins irrationnelles, dues à une méconnaissance du sujet ou à un traumatisme de l’enfance. Par exemple, l’arachnophobie (la peur des araignées), l’ophiophobie (la peur des serpents) ou encore la cynophobie (la peur des chiens) sont plutôt courantes et donc rarement jugées. Mais d’autres peurs peuvent être tout aussi terrifiantes et pourtant ne jamais être prises au sérieux.

La preuve ici !

1. L’ailurophobie (la peur des chats)

Si vous êtes un amoureux des chats, vous pourrez avoir du mal à comprendre comment des créatures aussi douces et aussi mignonnes peuvent inspirer la peur. Et pourtant… Les personnes qui souffrent d’ailurophobie ont non seulement peur des chats mais aussi de tout ce qui y est lié. Ainsi, le son d’un ronronnement, la vue de croquettes ou de litière pour chat peut également être source d’angoisse. Imaginez la dure vie que mènent ces personnes à l’heure où les félins sont de plus en plus présents dans nos foyers !

chat

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Crédits : Pxhere

2. L’alektorophobie (peur des poulets)

Lorsqu’ils voient une poule ou un coq, les alektorophobes ont tendance à être pétrifiés de peur, voire même à avoir des palpitations cardiaques. Certains vont même plus loin puisqu’ils ont également peur des poulets morts, voire même des oeufs (on dit alors qu’ils sont ovophobes).

Par extension, les alektorophobes peuvent également être ornithophobes, c’est-à-dire avoir peur des oiseaux en général.

poules

Crédits : iStock

3. La lépidophobie (peur des papillons)

Alors que certains en font collection, d’autres ne peuvent pas les approcher, de près ou de loin. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les papillons, avec leurs couleurs multicolores et leur grâce naturelle, ne font pas l’unanimité. Au contraire, ils sont même l’objet d’une peur irraisonnée qui est bien difficile à gérer lorsque les beaux jours arrivent…

À noter que les lépidophobes peuvent aussi être entomophobes, c’est-à-dire avoir peur des insectes en général. L’entomophobie inclut également la myrmécophobie (peur des fourmis), l’apiphobie (peur des abeilles) ou encore la katsaridaphobie (peur des cafards).

battus philenor papillon

Crédits : John Flannery/Wikimedia Commons

4. L’ostraconophobie (peur des fruits de mer)

Si à chaque fois que vous mangez dans un restaurant, vous avez peur d’apercevoir un mollusque ou un crustacé sur la table voisine, c’est que vous êtes ostraconophobe. Et ne parlons même pas de ceux qui sont vivants ! Tomber nez à nez à la mer avec un homard, un crabe ou même une huître peut être d’autant plus angoissant.

À noter que la plupart des personnes atteintes de cette phobie l’ont développé après avoir mangé des fruits de mer et être tombées malades.

crabe de cocotier

Crédits : iStock

5. La batrachophobie (peur des amphibiens)

Cette peur incontrôlée des amphibiens, et plus particulièrement des grenouilles, des crapauds et des salamandres, trouve parfois son origine dans les légendes urbaines. En effet, on dit par exemple que toucher un crapaud donne des verrues… Mais cette phobie pourrait également être liée à un dégoût pour les choses gluantes.

grenouille

Crédits : Pixnio

6. L’ (peur des chevaux)

Les chevaux sont des animaux imposants et il n’est donc pas surprenant qu’ils puissent parfois inspirer une certaine crainte. D’autant plus qu’un seul coup de sabot peut être fatal… Il arrive même que le simple son des sabots sur le sol suffise à déclencher l’anxiété des personnes atteintes de cette phobie.

cheval appaloosa

Crédits : iStock

7. La musophobie (peur des rongeurs)

Vous avez peur de tous les rongeurs ? Ou simplement des souris ou des rats ? Dans tous les cas, vous êtes musophobe ! Malgré le fait qu’elle soit très répandue, cette phobie, qui touche surtout les femmes, a le don de faire rire. Pourtant, la panique qui s’empare des musophobes lorsqu’ils aperçoivent un rongeur est bien réelle…

L’origine de la musophobie est bien souvent la peur de la saleté, cette dernière étant associée aux rats et aux souris.

souris

Crédits : iStock

8. L’ichtyophobie (peur des poissons)

Cette peur maladive des poissons s’exprime par la peur d’être entouré de poissons vivants, la peur de manger des poissons morts ou la peur de toucher des poissons. Certains sont même écoeurés par la vue ou l’odeur des poissons sur les étals de marchés par exemple.

poisson rouge

Crédits : iStock

9. L’arctophobie (peur des ours)

Non seulement les personnes atteintes de cette phobie ont peur des ours (et on peut les comprendre) mais en plus elles ont peur de toutes leurs représentations… Cela signifie que la simple vue d’un ours en peluche peut être source de panique ! Imaginez en période de Noël…

ours

 

Crédits : Pxhere

10. La cuniculophobie (peur des lapins)

Un simple dessin de lapin peut faire bondir d’horreur les cuniculophobes. On imagine alors aisément qu’ils ne crient pas qu’ils sont atteint de cette phobie sur tous les toits, sous peine de subir quelques moqueries…

lapin

 

Crédits : Simona R/Pixnio

Source

https://animalaxy.fr/

Un champignon tue les grenouilles à grande échelle (et c’est à cause de nous)


Les grenouilles ont survécu depuis 370 millions avec tout ce que la Terre a eu comme catastrophe et un champignon a causé le déclin à plus de 500 amphibiens dont 90 espèces sont disparues, et cela, en quelques décennies à travers le monde. Ce champignon vient de l’Asie et s’est propager par les activités humaines comme le commerce international.
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Un champignon tue les grenouilles à grande échelle (et c’est à cause de nous)

 

En quelques décennies, le champignon a entraîné l'extinction de quatre-vingt-dix espèces de batraciens. | David Clode via Unsplash

En quelques décennies, le champignon a entraîné l’extinction de quatre-vingt-dix espèces de batraciens. | David Clode via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur The Atlantic

Aux quatre coins du globe, une épidémie sans précédent décime les amphibiens et menace la biodiversité.

 

Vous n’avez peut-être jamais entendu parler du Batrachochytrium dendrobatidis. Il est pourtant un tueur redoutable. Ce champignon né en Asie est responsable de la mort de milliards de grenouilles, crapauds, salamandres et autres amphibiens.

Le Batrachochytrium dendrobatidis, champignon Bd de son petit nom, tue ses victimes en grignotant leur peau jusqu’à les priver de toute barrière protectrice, entraînant l’arrêt des fonctions vitales ou des attaques cardiaques mortelles.

D’après une récente étude sur le sujet, le champignon a causé le déclin de 501 espèces d’amphibiens, soit environ 6,5% de la population mondiale. Quatre-vingt-dix espèces sont définitivement éteintes et 124 ont perdu plus de 90% de leurs individus, rendant leur survie peu probable.

 

Des chiffres affolants qui «bouleversent notre compréhension de la manière dont une maladie peut impacter la vie sauvage», fait remarquer Ben Scheele, chercheur australien et directeur de l’étude, qui précise que jamais une pathologie n’avait tué autant d’espèces animales.

La pandémie est d’autant plus terrifiante que, comme le rappelle le journaliste Ed Yong dans The Atlantic, les amphibiens ont survécu à plus d’un cataclysme durant leurs 370 millions d’années de présence sur Terre.

«Imaginez si une nouvelle maladie décimait 6,5% des mammifères en quelques décennies –ce qui équivaut à peu près à tout ce qui a des palmes et des sabots: ce serait la panique totale», écrit-il.

Fléau impossible à enrayer

Dans les années 1970 et 1980, des scientifiques alertaient déjà sur les disparitions mystérieuses d’espèces qui jusqu’ici proliféraient sans encombre. Mais ce n’est qu’en 1998 que le champignon et ses terribles conséquences furent identifiées. En quelques décennies, il avait déjà éradiqué soixante espèces de grenouilles et autres batraciens.

Cette redoutable force de frappe est en partie due à une diffusion facilitée par les activités humaines. Né en Asie au début du XXe siècle, le Batrachochytrium dendrobatidisaurait dû demeurer dans les régions reculées des jungles orientales. C’était sans compter sur le commerce international, alors en plein essor, qui a facilité la propagation de ce fléau sur les cinq continents.

Aujourd’hui, si quelques espèces ont l’air de s’adapter pour lutter contre le champignon, les scientifiques ne semblent pas en mesure de stopper l’épidémie, malgré les différents programmes lancés partout dans le monde pour éradiquer le Batrachochytrium dendrobatidis.

«Il n’y a aucune méthode efficace pour gérer cette crise, ce qui en dit long sur la nature de cette maladie terrifiante, déplore Karen Lips, chercheuse à l’université du Maryland, aux États-Unis. Après des décennies de collaborations entre scientifiques, nous n’avons toujours pas trouvé de solution.»

http://www.slate.fr/

Une nouvelle espèce de rainette découverte dans les Andes équatoriennes


Une nouvelle rainette en Amérique du Sud à été identifiée, elle est particulière par sa couleur et une sorte de griffe à la base du pouce. Malheureusement, à cause de la déforestation, elle est en danger.
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Une nouvelle espèce de rainette découverte dans les Andes équatoriennes

 

rainette grenouille

Un spécimen de l’espèce Hyloscirtus hillisi, récemment découverte. Crédits : Gustavo Pazmiño, BIOWEB Équateur

Une équipe de biologistes annonce la découverte d’une toute nouvelle espèce de rainette sur les pentes d’une montagne isolée à l’est des Andes. Une région riche en biodiversité, mais encore largement méconnue.

Les détails de l’étude sont publiés dans la revue ZooKeys.

La peau brune et mouchetée de petits points orange : cette nouvelle espèce de rainette attire l’œil. Découverte il y a quelques jours dans la Cordillera del Cóndor, une zone difficile d’accès à l’est des Andes, l’amphibien se distingue par une structure inhabituelle en forme de griffe dépassant de la base de son pouce. La fonction de cette “griffe” reste encore inconnue, mais il pourrait s’agir d’un moyen de se défendre contre les prédateurs, ou contre d’éventuels concurrents dans une course à la reproduction.

Six spécimens analysés

« Pour atteindre le plateau, nous avons marché deux jours sur un terrain escarpé. Puis, entre sueur et épuisement, nous sommes arrivés au plateau où nous avons trouvé une petite forêt. Il y avait des petites rivières et les grenouilles étaient assises tout le long sur des branches », explique Alex Achig, l’un des biologistes à l’origine de la découverte.

Après analyses génétiques de plusieurs spécimens (une femelle, trois mâles et deux juvéniles), les chercheurs de l’Université catholique d’Équateur ont alors conclu qu’il s’agissait finalement d’une espèce de rainette encore jamais décrite. Ils l’ont baptisé Hyloscirtus hillisi, en hommage au biologiste David Hillis pour sa contribution dans les années 80 à la connaissance des amphibiens et des reptiles dans la région.

 

Déjà menacées

Mais à peine découverte, il est à noter que l’espèce – étroitement apparentée à H. tapichalaca – est d’ores et déjà considérée comme en danger d’extinction. Non loin de là, dans la province de Zamora Chinchipe, se trouve en effet une importante exploitation minière chinoise qui menace la biodiversité locale(déforestation et donc perte de l’habitat naturel). Des expéditions supplémentaires dans la Cordillera del Cóndor pourraient néanmoins permettre de mieux appréhender ses occupants, dans le but de les protéger.

On note par ailleurs qu’il s’agit ici de la 601e espèce de grenouille identifiée en Équateur, sur la côte ouest de l’Amérique du Sud. En septembre de l’année dernière, l’espèce tsáchila (ou Scinax tsáchila) avait fait de cette nation l’un des quatre seuls pays au monde à comptabiliser 600 espèces d’amphibiens. Sur ces 601 espèces, 256 sont également endémiques, c’est-à-dire que vous ne les retrouverez que sur ce territoire.

Source

https://sciencepost.fr

En Austra­lie, des crapauds se déplacent à dos de python pour fuir une tempête


En fin décembre en Australie, pendant une pluie, il a été vu des crapauds d’une espèce invasive qui ont décider de prendre le train, non, pardon, un python pour se déplacer. Est-ce à cause d’une pluie trop intense, et non, c’est plutôt pour des raisons très charnelles ?
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En Austra­lie, des crapauds se déplacent à dos de python pour fuir une tempête

 

Crédits : The Guar­dian

par  Ulyces

Anne et Paul Mock étaient chez eux, dimanche 30 décembre 2018, lorsqu’une tempête s’est abat­tue sur leur village de Kunu­nurra, à l’ouest de l’Aus­tra­lie.

Crai­gnant une rupture du système d’éva­cua­tion des eaux, le second s’est aven­turé dans le jardin, martelé par la pluie et blan­chi par les éclairs. Sur le gazon détrempé, il a alors décou­vert une foule de crapauds géants, tout juste expul­sés d’un lac débor­dant. Et au milieu de cette étrange assem­blée amphi­bienne se déhan­chait un python de 3,5 mètres.

« Il se déplaçait à fond sur la pelouse avec les grenouilles atta­chées [à lui] », décrit Paul au quoti­dien britan­nique The Guar­dian.

Après la publi­ca­tion d’une photo de ce curieux ballet nocturne sur Twit­ter par le frère de Paul, Andrew, la biolo­giste austra­lienne Jodi Rowley a expliqué que les crapauds tentaient de s’ac­cou­pler avec le serpent. Ceux-ci ont d’ailleurs déjà été vus en train de se frot­ter contre une mangue moisie. Parti­cu­liè­re­ment inva­sive – ce n’est pas le python qui dira le contraire –, l’es­pèce iden­ti­fiée à Kunu­nurra s’est répan­due de l’est du pays vers l’ouest ces dernières décen­nies, mettant à mal certains écosys­tèmes.

« On oublie presque qu’ils sont là jusqu’à ce qu’ils sortent de leur tanière », a avoué Paul.

https://www.ulyces.co/