Une étude pour protéger les oiseaux des collisions avec des surfaces vitrées


25 millions d’oiseaux meurent à cause des surfaces vitrées au Canada. Il semble que l’automne soit plus propice à ce carnage. Ce qui me surprend par contre, ce sont les maisons résidentielles qui sont le plus dangereux pour eux
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Une étude pour protéger les oiseaux des collisions avec des surfaces vitrées

Un oiseau jaune, mort dans une main.

La chercheuse en sciences de la conservation du parc Assiniboine Laura Burns estime que l’automne est la saison où les oiseaux se cognent le plus contre les vitres.

PHOTO : GRACIEUSETÉ / GENIVA ANDERSON

Radio-Canada

Chaque année, 25 millions d’oiseaux meurent à travers le Canada en heurtant des surfaces vitrées. À Winnipeg, le parc Assiniboine a lancé un projet avec l’Université du Manitoba et l’Université de Winnipeg pour déterminer quels sont les bâtiments les plus meurtriers. 

Depuis six ans, des chercheurs parcourent le parc Assiniboine à la recherche d’oiseaux morts qui se seraient cognés contre les vitres des bâtiments. Il y a quelques semaines, des groupes d’étudiants et de professeurs des universités de la ville leur ont emboîté le pas.

Ils arpentent les rues du centre-ville et le campus de l’Université du Manitoba pour collecter des données et élargir le champ de recherches de l’étude.

Ces informations permettront, espèrent-ils, de comprendre quels types d’oiseaux sont le plus touchés par ce problème et de déterminer comment prévenir ces collisions. 

« Les grands bâtiments en verre sont très dangereux, à cause de la surface qu’ils représentent, mais les données collectées en Amérique du Nord montrent que c’est surtout sur les fenêtres de maisons résidentielles que les oiseaux se cognent »,  dit la spécialiste en sciences de la conservation du parc Assiniboine Laura Burns, qui prend part au projet

https://ici.radio-canada.ca/

Un des plus vieux oiseaux du monde a été découvert en Nouvelle-Zélande


Quelle chance pour un archéologue amateur de trouver les vestiges du plus vieil oiseau à ce jour, avec ses 62 millions d’années. On pourrait s’attendre de l’époque qu’il devait être assez imposant, alors qu’en réalité, il n’était pas plus gros qu’une mouette.
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Un des plus vieux oiseaux du monde a été découvert en Nouvelle-Zélande

Le plus vieil oiseau découvert au monde n'était pas plus grand qu'une mouette moderne. © Derek Onley, Canterbury Museum.

Le plus vieil oiseau découvert au monde n’était pas plus grand qu’une mouette moderne. © Derek Onley, Canterbury Museum.

L’ancêtre de certains des plus larges oiseaux a été découvert à Waipara, en Nouvelle-Zélande. Daté de 62 millions d’années, il vivait juste après l’ère des dinosaures. Protodontopteryx ruthae est un des plus vieux oiseaux trouvés à ce jour !

En revanche, sa taille était tout à fait banale : il n’était pas plus grand qu’une mouette. Cela ne l’a pas empêché d’être l’aïeul d’oiseaux de plus de cinq mètres d’envergure.

Ni d’être une preuve d’une immense valeur pour la paléontologie, comme l’explique le Dr Paul Scofield, membre du Musée d’histoire naturelle de Frankfurt :

 « Cet oiseau était relativement petit mais l’impact de sa découverte est extrêmement significatif pour notre compréhension de cette famille. Jusqu’à ce qu’on trouve ce squelette, tous les pélagornithidés vraiment âgés avaient été trouvés dans l’hémisphère nord, donc tout le monde pensait qu’ils avaient évolué là-bas ».

Le Dr Paul Scofield et le paléontologue amateur Leigh Love examinent une berge de la rivière Waipara, non loin du lieu où a été découvert Protodontopteryx ruthae. © Musée de Canterbbury

Le Dr Paul Scofield et le paléontologue amateur Leigh Love examinent une berge de la rivière Waipara, non loin du lieu où a été découvert Protodontopteryx ruthae. © Musée de Canterbbury

Pour l’anecdote, Protodontopteryx ruthae a été trouvé par un paléontologue amateur, Leigh Love. Il a nommé sa découverte ainsi pour remercier sa femme, Ruth, d’avoir supporté sa très longue passion pour la paléontologie.

https://www.futura-sciences.com/

L’Amérique du Nord a perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970


Depuis 1970, 3 milliards d’oiseaux ont disparus et c’est surtout des oiseaux de la campagne, les migrateurs qui paient le prix. Les causes sont multiples. Il semble clair que la perte d’habitat au profit de terres agricoles et de pesticides avec la diminution d’insectes sont les causes. On ajoute les fenêtres, les chats et les collisions. Ces grandes pertes ne sont pas justes au Canada, c’est partout dans le monde. Un monde sans oiseau, est un monde bien triste.
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L’Amérique du Nord a perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970


L'Amérique du Nord a perdu trois milliards d'oiseaux depuis 1970Une paruline des prés, l’une des nombreuses espèces d’oiseaux en déclin en Amérique du Nord, à New York le 7 mai 2014© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/SPENCER PLATT

Par AFP –

Washington (AFP)

La population d’oiseaux d’Amérique du Nord s’est effondrée d’un quart depuis 1970, soit près de trois milliards de volatiles en moins dans la nature, estiment des chercheurs dans une étude d’ampleur publiée jeudi par la revue Science.

Les oiseaux des campagnes sont les plus touchés, sans doute en raison de la réduction des prés et prairies et de l’extension des terres agricoles, ainsi que de l’utilisation de pesticides qui en tuant les insectes affectent toute la chaîne alimentaire. Mais les oiseaux des forêts et les généralistes sont aussi en déclin.

90% des pertes concernent 12 familles d’oiseaux, dont des moineaux et bruants, des parulines, des merles ou encore le chardonneret jaune (les espèces qui vivent aux Etats-Unis et au Canada ne sont pas les mêmes que dans d’autres régions du globe).

Ces chiffres correspondent au déclin observé ailleurs et notamment en France, où l’Observatoire national de la biodiversité a estimé à 30% le déclin des oiseaux des champs entre 1989 et 2017.

L’étude américaine combine deux sources de données.

La première vient des relevés annuels réalisés chaque printemps, au moment de la saison de reproduction, par des milliers de bénévoles, selon une méthode identique, depuis 1970. Sur un itinéraire de route de campagne de 25 miles (40 kilomètres), ces observateurs s’arrêtent tous les demi-miles pendant trois minutes et comptent tous les oiseaux qu’ils voient. Les chercheurs compilent et analysent ensuite ces données.

La seconde source vient des relevés de 143 stations radars qui détectent assez finement les masses d’oiseaux pendant leur migration, la nuit. Plus de la moitié des oiseaux d’Amérique du Nord migre, soit vers le sud des Etats-Unis, soit vers l’Amérique centrale ou du Sud.

Ces données radar sont moins précises mais montrent aussi une diminution de 13,6% entre 2007 et 2017, avec une marge d’erreur importante de 9 points.

Les canards et oies sont la grande exception: leurs populations, après avoir été menacées, ont augmenté depuis 1970. C’est grâce à la prise de conscience des chasseurs qui ont soutenu des mesures de protection, explique à l’AFP un coauteur principal de l’étude, l’ornithologue Ken Rosenberg, de l’université Cornell et de l’American Bird Conservancy.

« On observe la même chose partout dans le monde, l’intensification de l’agriculture et les modifications du paysage font pression sur ces populations d’oiseaux », dit Ken Rosenberg. « Désormais, on voit des champs de maïs ou d’autres cultures jusqu’à l’horizon, tout est propre et mécanisé, il n’y a plus de place pour les oiseaux, la faune et la nature ».

Les causes sont mal comprises, mais les ornithologues évoquent d’autres facteurs, comme les chats laissés dehors, ainsi que les fenêtres des maisons dans lesquelles les oiseaux se fracassent, une cause de mortalité loin d’être anodine: le nombre d’oiseaux tués dans ces collisions a été estimé en 2014 entre 365 millions et 1 milliard par an aux Etats-Unis.

© 2019 AFP

https://www.geo.fr/

Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux


Les insecticides, pesticides supposés aider les agriculteurs pour de meilleurs rendements pour leur culture nuit comme on le sait aux abeilles et autre pollinisateurs, mais aussi aux oiseaux sauvages migrateurs. Même une petite dose a un impact sur leur poids, leur santé et sur leur reproduction
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Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux

Les populations d'oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

Repéré sur Fast Company

Repéré par Mathilda Hautbois

Les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles et autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux sauvages suscitent encore plus d’inquiétudes.

Les néonicotinoïdes continuent de faire des ravages. Des travaux de recherche ont prouvé que ces insecticides, dont on connaît la toxicité pour les abeilles, sont également nuisibles aux populations d’oiseaux.

Commercialisés depuis la fin des années 1980, les néonicotinoïdes sont mondialement employés en agriculture.

«L’idée de départ était qu’ils n’étaient nocifs que pour les insectes et qu’ils étaient sans danger pour les mammifères et les oiseaux, note Bridget Stutchbury, professeure de biologie à l’université York, mais personne n’avait encore fait ce type d’étude de dosage sur des oiseaux chanteurs migrateurs.»

Dans une précédente étude, la spécialiste et son équipe avait testé en laboratoire les effets de ces insecticides quand ils sont ingurgités par les oiseaux.

«Nous avons constaté que même de petites doses les rendaient très malades, souligne-t-elle. Nous étions inquiets et surpris, et nous nous sommes demandé ce que deviennent ces oiseaux dans la nature.»

La reproduction affectée

Pour une nouvelle expérience, les scientifiques ont donné de minuscules doses de produit chimique à des moineaux sauvages –des quantités équivalentes à celles auxquelles ils seraient exposés en ne mangeant que deux ou trois petites graines enrobées d’insecticide. Une fois les oiseaux relâchés, l’équipe a suivi leur parcours grâce à des émetteurs radio miniatures.

Les résultats montrent qu’à cause de l’ingestion de l’insecticide, les oiseaux ont perdu en moyenne 6 % de leur poids en six heures. Ceux tombés malades sont restés sur place pendant trois à quatre jours de plus qu’habituellement, probablement pour reprendre de l’énergie ou se remettre de l’intoxication.

Le problème est d’autant plus grave pour les oiseaux dont la saison de reproduction est courte: une arrivée tardive sur les lieux de nidification peut nuire à leurs chances de procréer.

Les scientifiques ont en outre remarqué que les oiseaux malades étaient également désorientés, un handicap majeur pour un animal migrateur.

Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. L’Union européenne a interdit ces insecticides en 2018, mais ils sont encore utilisés dans d’autres pays, notamment aux États-Unis.

Les effets sur les abeilles et les autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux suscitent encore plus d’inquiétudes.

«C’est une très mauvaise nouvelle qu’un vertébré ait été exposé à ces phénomènes dans la nature et qu’en réalisant une expérience contrôlée, on puisse en mesurer les effets dramatiques», a déploré Bridget Stutchbury.

http://www.slate.fr/

Etats-Unis : plus de 11.000 oiseaux meurent à cause d’une averse de grêle


Il a fallu que ce soit une grosse tempête de gros grêlons pour avoir tué plus de 11.000 oiseaux. Cela s’est passé dans le Montana aux États-Unis le 16 août dernier
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Etats-Unis : plus de 11.000 oiseaux meurent à cause d’une averse de grêle

Plus de 11.000 oiseaux meurent à cause d'une averse de grêle

Des grêlons mesuraient 5 centimètres selon les bulletins météo.

© MONTANA FISH, WILDLIFE AND PARKS

Par Anne-Sophie Tassart

Aux Etats-Unis, une puissante averse de grêle a causé la mort de milliers d’oiseaux qui n’ont pas pu se réfugier à temps.

L’averse de grêle survenue dans le Montana (dans l’ouest des Etats-Unis) en août 2019 a tout dévasté sur son passage : vitres brisées, véhicules endommagés et cultures ravagées. Les puissantes précipitations n’ont malheureusement pas épargné les oiseaux.

Entre 20 et 30% des oiseaux présents dans la zone à ce moment là seraient morts ou blessés

Le 16 août 2019, le Montana Fish, Wildlife & Parks a annoncé dans un communiqué que plus de 11.000 oiseaux ont été retrouvés morts ou blessés à proximité d’un lac nommé Big Lake. Un habitant vivant à proximité du site a même signalé des grêlons de la taille de balles de base-ball. Les bulletins météorologiques locaux parlent de boules de cinq centimètres de diamètre propulsées par des vents de plus de 110 km par heure. Face à ce déluge, de nombreux oiseaux n’ont pas réussi à se mettre à l’abri.

« Des biologistes du Montana Fish, Wildlife and Parks qui sont allés au lac cette semaine, ont ramassé des canards morts et des échassiers avec des ailes cassées, des crânes fracturés, des dommages internes et d’autres blessures correspondant à un traumatisme contondant », est-il expliqué dans le communiqué. Des oiseaux blessés ou morts étaient aussi présents sur le lac.

Selon les premières estimations, entre 20 et 30% des oiseaux présents dans la zone à ce moment là seraient morts ou blessés.

« Parmi les oiseaux encore en vie, le biologiste Justin Paugh estime que 5% des canards dans le lac et que 30 à 40% des pélicans et des cormorans montrent des signes de traumatisme ou des mouvements altérés », ce qui peut traduire la présence de fractures. Beaucoup d’entre eux ne survivront pas à leurs blessures.

« Le lac est toujours couvert d’oiseaux encore en vie et en bonne santé »

Ce site est une aire de nidification pour de nombreuses espèces et Justin Paugh se veut optimiste :

« Le lac est toujours couvert d’oiseaux encore en vie et en bonne santé. La vie continue ».

Avec ses collègues, il surveillera le Big Lake afin d’être sûr que la présence de carcasses ne favorisent pas la prolifération d’agents pathogènes.

https://www.sciencesetavenir.fr

Illusion optique : Corbeau ou lapin ?


Un certain Dan Quintana, chercheur en psychiatrie biologique à l’université d’Oslo en Norvège, a posté la vidéo sur Twitter en disant: « Les lapins adorent se faire caresser le nez. » Mais est-ce vraiment un lapin ?
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Illusion optique : Corbeau ou lapin ?


Dan Quintana dit à CNET qu’il « pensait qu’il était assez clair que la vidéo était celle d’un oiseau .

Pour décourager une mouette de piller votre lunch, fixez-la du regard


Les mouettes se sont adaptées au milieu urbain, ils mangent à peu près n’importe quoi. Ils vont même jusqu’à voler les aliments dans les mains des humains. Il semblerait que les fixés du regard puissent les intimider, enfin dépendant de la personnalité des oiseaux. Cependant, il est préférable de ne pas les nourrir pour éviter justement des comportements plus téméraires.
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Pour décourager une mouette de piller votre lunch, fixez-la du regard


Les mouettes fixées des yeux ont mis 21 secondes de plus à trouver le courage de s’emparer de la nourriture.

Voilà une information bien utile en vue de votre prochain séjour à la plage: une mouette fixée du regard hésitera longuement avant de piller votre lunch, selon une nouvelle étude britannique.

Des chercheurs de l’Université d’Exeter ont abandonné un sac de croustilles sur le sol. Ils ont ensuite comparé le temps que mettaient les mouettes à s’en approcher quand un humain les regardait et quand l’humain regardait ailleurs.

En moyenne, les mouettes fixées des yeux ont mis 21 secondes de plus à trouver le courage de s’emparer de la nourriture. Certaines ont tout simplement refusé de s’approcher, pendant que d’autres n’ont clairement pas été intimidées par la présence de l’humain.

Les chercheurs croient que les mouettes ont possiblement différentes «personnalités», certaines étant plus agressives que d’autres. Ils expliquent aussi que les différents comportements sont potentiellement attribuables aux interactions antérieures des oiseaux avec les humains — ceux qui sont habitués à être nourris seront plus entreprenants.

Ultimement, ils en viennent à la conclusion que la mauvaise réputation des mouettes est imputable à une poignée de délinquants. Il pourrait donc être possible de régler le problème des lunchs éventrés en identifiant ces individus et en adoptant les mesures préventives appropriées.

https://quebec.huffingtonpost.ca/