Les femelles étourneaux sous Prozac sont moins courtisées


Le titre m’a fait frémir, des tests d’antidépresseurs sur les oiseaux, pis quoi encore. Après lecture, je comprends mieux le pourquoi. Chez moi, les pharmacies ramassent les médicaments périmés ou ceux qui ne sont pas utilisés et ils sont brulés. Pourquoi les hôpitaux, industries pharmaceutiques, les particuliers et autres ne doivent pas jeter les médicaments dans les toilettes, évier, enfin tout ce qui peut se retrouver dans l’eau ? Pour les animaux dont les étourneaux. C’est important pour la reproduction et la survie des espèces.
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Les femelles étourneaux sous Prozac sont moins courtisées

 

Les

AFP

LONDRES | Les étourneaux femelles ayant ingéré de petites doses d’antidépresseurs contenues dans leurs proies attirent moins leurs congénères mâles, qui chantent moins à leur attention en les courtisant, selon une étude de l’Université de York, au Royaume-Uni.

« Nos constatations laissent à penser qu’une exposition à un antidépresseur a réduit l’attractivité des femelles », ont précisé les chercheurs dans l’étude, menée sur trois ans.

Ils ont étudié le comportement d’étourneaux mâles envers des femelles nourries de vers et d’autres invertébrés contenant des traces de médicaments, notamment d’antidépresseur fluoxétine (Prozac et génériques), tels que les proies dont ces oiseaux viennent se nourrir dans les stations d’épuration d’eau.

« Le chant est un élément essentiel du processus de séduction chez les oiseaux, utilisé par les mâles pour faire la cour à leurs femelles préférées, et par les femelles pour choisir le mâle qu’elles estiment le meilleur pour engendrer leurs petits », a expliqué la chercheuse Sophia Whitlock dans un communiqué.

« Les mâles chantaient deux fois plus souvent et plus longtemps auprès des femelles non traitées, par comparaison avec les femelles ayant reçu de petites doses de Prozac », a-t-elle ajouté.

Les résidus de médicaments présents dans l’eau proviennent des industries pharmaceutiques, des médicaments jetés dans les déchets ménagers, des eaux usées des foyers et des hôpitaux, mais aussi des élevages industriels et des boues d’épandage.

L’étude, qui doit être publiée dans la revue spécialisée Chemosphere, a également démontré un comportement plus agressif des mâles envers les femelles ayant absorbé de faibles doses d’antidépresseurs.

« Au lieu de les courtiser, les mâles étaient plus susceptibles de chasser les femelles étourneaux sous Prozac, de leur donner un coup de bec ou de les griffer », selon le communiqué.

Ces changements de comportement peuvent mettre en danger ces oiseaux chanteurs.

« C’est une première indication que de faibles concentrations d’un antidépresseur peuvent perturber la processus de séduction chez les oiseaux chanteurs », a souligné une autre participante à l’étude, Kathryn Arnold. « C’est important parce que les animaux qui sont lents à trouver un partenaire ne se reproduiront souvent pas ».

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Quand les récifs coralliens sont menacés par… les rats


Les récifs coralliens sont en danger à cause de plusieurs facteurs dont les changements climatiques, les produits toxiques, mais aussi par les rats. Étrange ? Pas vraiment ! En fait dans certaines iles de l’océan indien, des rats se sont introduit a l’aide des bateau. Ils se sont adapté et manger les oeufs et poussins des oiseaux marins. Une conséquence dramatique, car leurs déjections fertilisent les coraux et aide a la croissance des poissons.
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Quand les récifs coralliens sont menacés par… les rats

 

Les récifs coralliens sont menacés par les rats.

Les récifs coralliens sont menacés par les rats.

CC0 CREATIVE COMMONS

Par Jimmy Leyes

Les rats présents sur certaines îles déciment les populations d’oiseaux marins en se nourrissant de leurs oeufs et des poussins. N’étant plus fertilisé par le guano des oiseaux, tout l’écosystème marin alentour est perturbé et les récifs coralliens déclinent. Pour contrer ce désastre écologique, les chercheurs préconisent l’éradication des rats de ces îles.

Le lien entre les rats et le corail n’est pas évident. Pourtant, une équipe de scientifiques vient de démontrer que les rongeurs nuisaient fortement à la biodiversité marine des récifs coralliens. Comment ? En tuant les oiseaux marins qui nichent sur les îles.

Explications.

Sur l’archipel des Chagos, au beau milieu de l’océan indien, les oiseaux marins comme les fous, les frégates, les macareux ou les sternes se nourrissent en mer, au large. Ils parcourent des centaines de kilomètres pour capturer des poissons dans l’océan. Puis tous les oiseux reviennent sur l’île où ils nichent. Leurs déjections (qui forment le guano), riches en nutriments de la mer, jouent le rôle d’engrais naturels et fertilisent le sol de l’île mais aussi les fonds marins à proximité de la côte. Tout cet écosystème se portait très bien jusqu’à ce que des envahisseurs venus du continent ne débarquent : les rats. Ces rongeurs sont arrivés avec les escales des humains, logés dans les cales des navires. Les rats, qui ont une faculté d’adaptation phénoménale, se sont nourris de ce qu’ils trouvaient sur l’île, c’est-à-dire des oeufs des oiseaux, des poussins ou même des adultes. Et tout l’équilibre écologique s’est vu perturbé.

760 fois plus d’oiseaux sur les îles sans rats

L’archipel des Chagos, dont la plupart des îles sont inhabitées, n’est pas un cas isolé. On estime que les prédateurs invasifs tels que les rats ou les renards ont décimé les populations d’oiseaux marins sur 90% des îles tropicales et tempérées du monde. Le phénomène est donc de grande ampleur. L’équipe du professeur Nick Graham, de l’Université de Lancaster (Royaume-Uni), s’est servie des îles Chagos comme d’un laboratoire naturel géant. Sur les 55 îles de l’archipel, 18 sont restées exemptes de rats. Le chercheur avait constaté que le contraste entre les îles infestées et celles préservées des rats était spectaculaire.

« Vous marchez sur l’une de ces îles, le ciel est plein d’oiseaux, c’est bruyant et ça sent fort parce que le guano est très âcre, explique à la BBC le Dr Graham. Si vous marchez sur une autre île, toute proche, de la même taille et de même altitude, vous n’entendez que les vagues qui clapotent sur le rivage car les rats l’ont colonisée. » 

D’après les scientifiques, les densités d’oiseaux marins sont 760 fois plus importantes sur les îles sans rat.

Les nutriments du guano favorisent la croissance des poissons

Pour comprendre les conséquences profondes de ce bouleversement écologique, l’équipe de chercheurs a entrepris d’évaluer la différence entre la richesse spécifique de six îles sans rats et de six îles infestées de rats (similaires en terme de taille, localisation et écologie). Pour ce faire, ils ont analysé des échantillons de sol insulaire et ont estimé le nombre d’espèces d’algues et de poissons dans les récifs environnants. Leurs résultats sont impressionnants.

L’abondance des poissons était plus importante autour des îles sans rats. 

« Nous avons également constaté que les poissons des récifs adjacents aux îles avec des oiseaux de mer grandissaient plus vite et étaient plus gros pour leur âge que les poissons des récifs près des îles infestées de rats », explique le professeur Graham.

Ainsi, la masse totale des poissons était 50% plus élevée autour des îles riches en oiseaux. L’abondance des poissons maintient le corail en bonne santé car ceux-ci se nourrissent des algues qui poussent sur les récifs et grignotent les coraux morts. Le flux de nutriments provoqué par les oiseaux marins favorisent aussi la croissance du corail. Grâce à l’analyse des algues et des éponges vivant sur le récif, les scientifiques ont su que les nutriments qui fertilisaient les jardins sous-marins provenaient bien des poissons dont se nourrissent les oiseaux. 

Eradiquer les rats pour ralentir le déclin des coraux

Cette étude, parue dans la revue Nature, apporte une nouvelle clé pour comprendre le déclin des récifs coralliens et les sauver. Les récifs du monde entier risquent déjà d’être complètement détruits à mesure que les menaces combinées du changement climatique et du ruissellement agricole toxique pèsent sur eux. Pourtant, leur importance est capitale pour la biodiversité sous-marine : ils couvrent moins de 0,1% de la surface des océans mais abritent environ un tiers de leur biodiversité.

 « À une époque où les menaces climatiques sont sans précédent pour les récifs coralliens, l’amélioration de la productivité et des fonctions clés de l’écosystème donnera aux récifs les meilleures chances de résister et de se remettre des perturbations futures, peut-on lire dans l’article. C’est l’un des exemples les plus clairs pour lequel l’éradication des rats entraînera une augmentation du nombre d’oiseaux de mer, ce qui renforcera la barrière de corail. » 

De plus, les récifs et les espèces marines qu’ils abritent fournissent des moyens de subsistance à des millions de personnes à travers le monde, de sorte que le déclin des coraux est en passe de devenir une crise humanitaire.

L’éradication des rats a été couronnée de succès sur 580 îles dans le monde.

« Elle devrait être une priorité de conservation pour les îles de récifs coralliens. Le retour des oiseaux de mer profiterait non seulement à l’écosystème insulaire, mais aussi aux écosystèmes marins côtiers adjacents » conclut Nick Graham.

 

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Le Saviez-Vous ► À part nous, les musaraignes sont les seuls mammifères qui adorent les piments forts


Avec le temps, je ne suis plus capable de manger très épicée. Mais qui peut manger des piments forts, a part certaines personnes avec un estomac à toutes épreuves ? Il y a les oiseaux qui semblent être immunisés contre les molécules qui donnent cette sensation de chaleur intense, mais les musaraignes seraient les plus adepte des piments forts.
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À part nous, les musaraignes sont les seuls mammifères qui adorent les piments forts

 

Crédits : Kunming Institute of Zoology

par  Malaurie Chokoualé

 

On pensait que les humains étaient les seuls mammifères à aimer – pour certains d’entre eux du moins – ajouter du tabasco ou des jalapeños pour relever chili con carne, tacos et autres joyeusetés épicées.

Les oiseaux ne sont absolument pas sensibles à ces molécules et peuvent manger des piments comme si de rien n’était, mais l’écrasante majorité des mammifères évitent généralement le piment. Mais des chercheurs de l’Institut Kunming de Zoologie, dans la province chinoise du Yunnan, ont découvert qu’un petit mammifère était friand de piment : la musaraigne. Le fruit de leurs recherches a été publié le 12 juillet dernier dans la revue scientifique PLOS Biology.

Les musaraignes sont d’excellents modèles pour étudier les maladies humaines, car elles sont génétiquement plus semblables à l’être humain que les souris, par exemple. Entre autres financée par la Fondation nationale des sciences de Chine, cette étude consistait à étudier un groupe de musaraignes pour en apprendre d’avantage sur leur physiologie, leur constitution moléculaire ou encore leur histoire évolutive. Essayant de trouver leur nourriture favorite, les chercheurs ont été surpris de découvrir leurs préférences culinaires.

Une fois leurs expérimentations en laboratoire terminées, ils se sont rendus sur le terrain pour se rendre compte que, dans la nature, les musaraignes appréciaient largement une plante nommée Piper boehmeriaefolium par rapport aux autres et que celle-ci contenait des capsaicinoïdes. Les piments sont pimentés justement car ils contiennent des capsaicinoïdes, soit des molécules qui se lient à nos récepteurs buccaux pour nous faire croire que nous éprouvons de la douleur. Les chercheurs ont donc synthétisé le capsaicinoïde retrouvé dans la Piper boehmeriaefolium et l’ont mélangé à des boulettes de maïs épicées.

Alors que les souris de laboratoire y touchaient à peine, les musaraignes n’en ont pas laissé une miettes. Ils ont noté que ces petits animaux ne ressentaient pas la douleur car ils ont une mutation au niveau d’une protéine bien spécifique (dite « réceptrice de capsaïcine ») et celle-ci réduit la sensibilité des musaraignes aux capsaicinoïdes, leur permettant d’engloutir piment sur piment sans sourciller. Badass.

Source : PLOS Biology

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Les oiseaux consomment entre 400 et 500 millions de tonnes d’insectes chaque année


Les oiseaux sont d’une grande importance. Ils consomment environ 400 et 500 millions de tonnes par an, selon les chercheurs. C’est dans les boisées, forêts qu’ils sont le plus gourmand, puis en zone agricole etc .. Il est donc important de les protéger pour qu’ils puissent aider à contrôler les insectes.
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Les oiseaux consomment entre 400 et 500 millions de tonnes d’insectes chaque année

 

Les oiseaux consomment entre 400 et 500 millions de tonnes d'insectes

Les oiseaux insectivores jouent un véritable rôle écologique.

© JAMES GOURLEY/BPI/SHUTT/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Le rôle écologique (et économique) des oiseaux est bien souvent ignoré. Des chercheurs ont donc calculé la quantité d’insectes consommée par ces animaux, ce qui permet de garder les populations d’arthropodes sous contrôle.

De nombreuses espèces d’oiseaux seraient en déclin et 1 sur 8 serait même globalement menacée d’extinction. Une équipe internationale de chercheurs souligne dans une étude parue le 9 juillet 2018 dans la revue The Science of Nature le rôle écologique et économique de ces animaux en grande partie menacés. Leurs travaux ont permis de réaliser une estimation de l’impact de la prédation des oiseaux insectivores du monde entier et donc du rôle considérable qu’ils jouent pour éliminer les insectes nuisibles, notamment dans les cultures.

Une contribution variable suivant l’écosystème

En se basant sur 103 études menées dans 7 écosystèmes différents et en extrapolant ces données, les chercheurs ont réussi à estimer l’effet global de la prédation de ces oiseaux. Selon les résultats obtenus, le gros du travail serait fait par les animaux survolant les zones boisées. Ces derniers auraient une consommation annuelle d’insectes de 300 millions de tonnes par an. Les oiseaux vivant dans la savane, les prairies, les zones agricoles (où ils se nourrissent volontiers de chenilles et de coléoptères, connus pour ravager les cultures), les déserts ou encore la toundra arctique seraient des contributeurs plus modestes.

« Nous estimons que la biomasse de proies consommée par l’ensemble des oiseaux insectivores du monde entier se situe entre 400 et 500 millions de tonnes par an », notent les chercheurs dans leur étude.

En outre, le nombre de captures augmenterait lorsque les oiseaux doivent nourrir leur progéniture, les oisillons étant particulièrement friands des insectes.

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Le Saviez-Vous ► À lui tout seul, ce chat a exterminé une espèce d’oiseau sur cette île


Je suis contente que ma Fripouille soit une piètre chasseuse. J’aime les chats, mais aussi les oiseaux, je déplore les erreurs que l’humain fait quand il amène une nouvelle espèce dans un lieu. Quand le gardien de phare a amené son chat, il a fait de son animal un redoutable prédateur pour une espèce bien particulière d’une ile en Nouvelle-Zélande.
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À lui tout seul, ce chat a exterminé une espèce d’oiseau sur cette île

 

par  Malaurie Chokoualé

 

En janvier 1894, l’explorateur et médecin britannique David Lyall est devenu le gardien du phare de l’île de Stephens, petit bout de terre balayé par les vents au large de la Nouvelle-Zélande. Pour vaincre l’isolement dans ce lieu en grande partie inexploré, il y avait également amené son chat, Tibbles. Naturaliste amateur, il aimait explorer, observer et protéger la faune et la flore qu’il observait sur l’île. Il ne s’attendait pas à ce que son chat extermine toute la population de xéniques de Stephens (Traversia lyalli) de l’île.

Ce petit oiseau brun était incapable de voler, il pouvait seulement courir ou sauter d’une branche à l’autre. Originaire de Nouvelle-Zélande, des prédateurs comme le rat polynésien ont eu raison de lui. Une colonie a toutefois survécu sur l’île de Stephens. On pense que les oiseaux ont migré vers l’île pendant la dernière glaciation (il y a entre 120 000 et 10 000 ans de cela), alors qu’elle était encore connectée au continent. Quand le niveau des mers s’est élevé à la fin de cette période, l’île est devenue un paradis dépourvu de tout prédateur naturel. Cette quiétude est arrivée à son terme avec l’arrive de David Lyall et de son chat.

David Lyall n’avait jamais vu pareil oiseau. Et pourtant, il les connaissait tous. Mais quand Tibbles lui a amené le premier oiseau, il n’a pas pu le nommer. C’est pourquoi il a envoyé quelques spécimens – tués par Tibbles – à des ornithologues, dont le banquier et zoologiste britannique Walter Rothschild. C’est d’ailleurs ce dernier qui a proposé le nom scientifique Traversia lyalli, en l’honneur de Lyall et du naturaliste qui l’a aidé, Henry Travers. En l’espace d’un an, l’oiseau était devenu presque impossible à trouver cependant.

À partir de février 1895, le xénique de Stephens n’a été vu vivant que deux fois, dans les mois qui ont suivi. Leur extinction a été rapide. Aujourd’hui, une quinzaine de spécimens empaillés par Lyall se trouvent dispersés dans neuf musées différents à travers le monde. Trois ans après la mort de Lyall, en 1898, un nouveau gardien est arrivé sur l’île et il a rapidement organisé une chasse aux chats sauvages de l’île. En 1925, tous les chats de l’île avaient été tués.

Source : All About Birds

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Le secret de l’intelligence du perroquet expliqué


 

Être une cervelle d’oiseau, n’est plus péjoratif, bien au contraire, ces signes d’intelligence, encore plus si on reçoit le sobriquet de perroquet
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Le secret de l’intelligence du perroquet expliqué

 

La tête d'un ara.

Un perroquet ara du Brésil.  Photo : agustavop

Le circuit neuronal qui sous-tend l’intelligence chez les oiseaux aurait été identifié par des neuroscientifiques canadiens, qui estiment que leur découverte est un exemple de l’évolution convergente entre le cerveau des oiseaux et celui des singes.

Un texte d’Alain Labelle


Le chercheur Cristian Gutierrez-Ibanez et ses collègues de l’Université de l’Alberta pensent que leurs travaux pourraient aussi permettre de mieux cerner la base neuronale de l’intelligence humaine.

« Une région du cerveau appelée noyau pédonculopontin joue un rôle central dans l’intelligence des primates », explique Cristian Gutierrez-Ibanez.

Cette structure transfère l’information entre deux régions importantes du cerveau, le cortex et le cervelet, ce qui permet un traitement rapide des informations et un comportement plus évolué.

Chez les humains et les primates, les noyaux pédonculopontins sont plus gros que chez les autres mammifères. C’est logique compte tenu de nos capacités cognitives. Cristian Gutierrez-Ibanez

Les oiseaux possèdent aussi des noyaux pédonculopontins, mais ils sont très petits.

Ils possèdent en revanche une structure similaire appelée noyau spiriforme interne (NSI).

Situé dans une autre partie du cerveau, le noyau a la même utilité que les pédonculopontins, c’est-à-dire qu’il fait circuler l’information entre le cortex et le cervelet des oiseaux.

Cette boucle entre le cortex et le cervelet est importante pour la planification et l’exécution des comportements plus évolués. (sophisticated behaviours) Doug Wylie, Université de l’Alberta

Loin d’avoir une cervelle d’oiseau

Les auteurs de l’étude ont étudié les cerveaux d’un échantillon de 98 espèces d’oiseaux allant du hibou au perroquet. Leur objectif était de comparer la taille de leur NSI par rapport au reste de leur cerveau. Ils ont ainsi pu déterminer que le perroquet possédait un NSI beaucoup plus imposant que les autres oiseaux.

Il est en fait deux à cinq fois plus gros chez les perroquets que chez les autres oiseaux, comme les poulets. Cristian Gutierrez-Ibanez

« Indépendamment, les perroquets ont développé une zone élargie reliant le cortex et le cervelet semblable à celle des primates. C’est un autre exemple fascinant de convergence entre les perroquets et les primates », poursuit le chercheur Cristian Gutierrez-Ibanez.

Cela explique des comportements plus sophistiqués, comme l’utilisation d’outils et la conscience de soi. Cristian Gutierrez-Ibanez

Les auteurs, dont les travaux sont publiés dans les Scientific Reports (en anglais), veulent maintenant approfondir leur étude du cerveau du perroquet afin de mieux comprendre le type d’information qu’il peut traiter.

« Cela pourrait nous permettre de mieux saisir comment nos cerveaux humains fonctionnent », conclut M. Gutierrez-Ibanez

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Un parasite menace les oiseaux dans les provinces de l’Atlantique


Pauvres oiseaux, encore une calamité leur tombe dessus, du moins sur les provinces de l’Atlantiques du Canada. Il semble que ce soient surtout les chardonnerets jaunes et le Roselin pourpré qui la bactérie vise. Si vous avez des mangeoires, cela serait une bonne idée de les nettoyer de temps à autre pour diminuer cette contamination, car les symptômes doit être un vrai supplice pour les oiseaux.
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Un parasite menace les oiseaux dans les provinces de l’Atlantique

 

La plupart des cas recensés concernent des roselins... (Photo archives La Presse)

La plupart des cas recensés concernent des roselins pourprés et des chardonnerets jaunes (photo).

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne

Des scientifiques ont été informés de dix cas non confirmés concernant des oiseaux atteints d’une maladie contagieuse en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick cette année.

Selon la pathologiste Megan Jones, du Réseau canadien pour la santé de la faune, des cas de trichomonose aviaire ont été observés depuis plusieurs années chez certaines espèces d’oiseaux, mais principalement depuis 2007 dans les provinces de l’Atlantique.

La plupart des cas recensés concernent des roselins pourprés et des chardonnerets jaunes.

Cette maladie est causée par un parasite microscopique qui s’attaque au bec et à la gorge des oiseaux, ce qui les empêche de respirer et d’avaler librement.

Les oiseaux infectés ont de la difficulté à voler et sont couverts de moisissures sur leurs plumes, autour de leur bec et sur leur poitrine. On peut aussi voir des croûtes de nourriture collée autour de leur bec.

Le parasite se propage principalement par la nourriture et l’eau. Megan Jones suggère aux gens de nettoyer régulièrement leurs mangeoires pour éviter la propagation du parasite.

Elle demande aux personnes qui observent des oiseaux malades ou morts de communiquer avec le Réseau canadien pour la santé de la faune afin que l’organisation puisse suivre l’évolution de la crise.

http://www.lapresse.ca