En colonisant l’Amérique, les Européens auraient fait disparaître d’anciens chiens


Les premiers chiens sont venus par le détroit de Béring pour s’installer dans les deux Amérique (Nord et Sud), il y a environ 9 900 ans. Ils ont vécu comme tout bon chien domestique au côté de leur maitre. Puis l’arrivé des Européens, ces chiens ont disparus laissant place à des chiens d’outremer.
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En colonisant l’Amérique, les Européens auraient fait disparaître d’anciens chiens

 

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Photo Archives / AFP

Les Européens qui ont colonisé l’Amérique à partir du 15e siècle ont décimé non seulement les populations indigènes, mais sans doute aussi les chiens alors domestiqués sur le continent, affirment des chercheurs à l’issue d’un grand travail de recherche archéologique et génétique.

Les plus anciens chiens retrouvés dans les deux Amériques, dits «pré-contact», datent d’il y a environ 9900 ans, environ 6500 ans après l’arrivée des premiers humains.

Une équipe de 50 chercheurs a analysé des échantillons d’ADN retrouvés sur 71 anciens chiens retrouvés en Amérique du Nord et en Sibérie, qu’ils ont comparés génétiquement à des chiens modernes.

Leur résultat, publié jeudi dans la prestigieuse revue Science, confirme avec un degré de certitude inédit que les chiens d’Amérique sont arrivés par le détroit de Bering, par le même chemin que les humains. Ces chiens ont ensuite vécu pendant des millénaires avec leurs maîtres… avant d’être éradiqués en quelques siècles après l’arrivée des Européens.

Les ADN des chiens américains modernes n’ont en effet rien en commun avec les anciens, qui descendent d’anciens chiens de Sibérie orientale.

« Il est fascinant de voir qu’une population de chiens ayant vécu dans de nombreuses régions des Amériques pendant des milliers d’années, et qui faisaient partie intégrante des cultures amérindiennes, ait pu disparaître aussi vite », dit l’auteur principal de l’étude, Laurent Frantz, un expert en ADN ancien à l’Université Queen Mary de Londres.

Parmi les raisons possibles: des maladies, des persécutions culturelles, ou le désir des Européens d’élever leurs propres chiens. Mais la rapidité de la disparition laisse les chercheurs circonspects.

Les Labradors et Chihuahas modernes descendent de races eurasiennes introduites en Amérique entre le 15e et le 20e siècle, écrit l’archéologue Angela Perri, de l’université de Durham en Angleterre.

En fait, il reste une trace génétique des anciens chiens américains, mais celle-ci est particulière: elle se trouve dans une tumeur cancéreuse, du nom de CTVT, qui survit aujourd’hui et se transmet par contact sexuel entre chiens.

« Bien que cet ADN de cancer ait muté au fil des années, il est quasiment semblable à l’ADN de ce premier chien fondateur d’il y a plusieurs milliers d’années », explique Maire Ní Leathlobhair, du département de médecine vétérinaire de l’Université de Cambridge.

Cette étude est un pas important, mais pas final, dans la compréhension de l’évolution canine.

« L’histoire des chiens américains pré-contact commence seulement à être écrite », estiment Linda Goodman, de Stanford, et Elinor Karlsson, de l’Université du Massachusetts, dans un article séparé publié dans Science.

Cette histoire ne pourra être écrite qu’avec de futures découvertes, et notamment l’exploitation de génomes plus entiers que ceux exploités jusqu’à présent.

http://fr.canoe.ca/

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Une copie de la déclaration d’indépendance américaine retrouvée en Angleterre


Une copie de la déclaration de l’indépendance des États-Unis a été retrouvée en Angleterre. Il a été authentifié, mais ils ne savent pas comment ce manuscrit s’est retrouvé de l’autre coté de l’océan.
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Une copie de la déclaration d’indépendance américaine retrouvée en Angleterre

 

 

NOBILIOR VIA GETTY IMAGES

Un document rare retrouvé dans les archives du comté du Sussex.

Agence France-Presse

Une équipe de scientifiques américains et britanniques a annoncé avoir authentifié une copie sur parchemin de la Déclaration d’indépendance des Etat-Unis, un document rare retrouvé dans les archives du comté du Sussex, dans le sud de l’Angleterre.

Ce document, datant des années 1780 selon les chercheurs, est la seconde copie manuscrite sur parchemin désormais connue de ce texte politique par lequel les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord ont fait sécession le 4 juillet 1776, avec celle conservée dans les archives nationales américaines à Washington.

Cette copie avait été retrouvée l’an dernier par deux scientifiques de l’université de Harvard dans les archives du Sussex, situées dans la ville de Chichester.

Le parchemin appartenait à l’origine à Charles Lennox, le troisième duc de Richmond, connu sous le surnom de « duc radical » pour son soutien aux révolutionnaires américains.

« L’équipe continue à travailler pour savoir quand et comment il est arrivé en Angleterre », a souligné le conseil du comté du West Sussex, où se trouve Chichester.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Où se trouvait votre maison il y a 600 millions d’années?


Sur cette carte, vous pouvez savoir ou était votre ville entre 750 millions à o. Pas obliger d’écrire l’adresse au complet juste la ville et le pays est suffisant …
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Où se trouvait votre maison il y a 600 millions d’années?

 

La Terre à l’époque de la Pangée. © Ancient Earth Globe.

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Si vous vous êtes déjà demandé où se situait votre domicile au temps de la Pangée, voici la réponse.

Vous le savez certainement, notre belle planète bleue n’a pas toujours eu l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui. Avant nos continents, il y en avait un unique qui s’appelait la Pangée, un terme issu du grec ancien qui signifie « toutes les terres. »

Ce supercontinent a éclaté au cours du Trias, il y a 200 millions d’années et s’est divisé en deux continents: le Gondwana au sud et la Laurasie au nord. Plusieurs millions d’années plus tard, ces terres se morcelleront encore suivant la dérive des continents pour donner naissance à l’Eurasie et l’Amérique du Nord ainsi qu’à l’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Océanie et l’Antarctique.

En 2018, une carte conçue à partir des données de l’université de l’Arizona du Nord permet d’observer la Terre à l’époque de la Pangée. Rien d’exceptionnel bien sûr, si ce n’est qu’elle permet également de situer par exemple votre maison à l’endroit où elle se trouvait voici plusieurs centaines de millions d’années. Un gadget amusant, qui le serait évidemment encore plus avec l’ajout d’une fonctionnalité similaire à Google Street View. Mais tout vient à point à qui sait attendre…

https://www.7sur7.be/7s7/fr/

Un cerveau d’oiseau, mais des dents de dinosaures


Dans la préhistoire, les oiseaux pouvaient ressembler aux oiseaux modernes, mais ils étaient dentelés comme les dinosaures. C’est ce dont découle une étude sur l’ichthyornis dispar, un oiseau marin qui ressemblait à une mouette, mais avait des dents coupantes et courbées
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Un cerveau d’oiseau, mais des dents de dinosaures

 

Représentation artistique de la tête de l'Ichthyornis dispar

Représentation artistique de la tête de l’Ichthyornis dispar  Photo : Bhart-Anjan Bhullar

Il ressemble à une mouette, mais avec les dents en plus : les fossiles de l’Ichthyornis dispar, vieux d’environ 100 millions d’années, permettent d’en savoir un peu plus sur l’apparition des oiseaux dans l’arbre évolutif des dinosaures.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Des chercheurs ont étudié cet oiseau marin d’environ 60 centimètres qui vivait en Amérique du Nord au Crétacé supérieur et en ont reconstitué le crâne en 3D.

Pour Bhart-Anjan Bhullar, de l’Université de Yale, le plus incroyable a été de découvrir à quoi ressemblait « un bec d’oiseau tel qu’il est apparu pour la première fois dans la nature ».

Outre le fait qu’il contenait une mâchoire et des dents, « ce premier bec » se terminait par une pince recouverte de corne.

« À son origine, le bec était un outil saisissant de précision et servait de main de substitut, alors que celles de l’animal se transformaient en ailes », explique le chercheur dans un communiqué de l’Université de Yale.

Ce n’est plus un secret, les oiseaux sont des dinosaures, un groupe de dinosaures au même titre que les tyrannosaures. Mais le débat persiste quant à savoir comment et à quel moment ils sont apparus dans l’arbre généalogique des dinosaures.

L’Ichthyornis dispar présente des allures d’oiseau moderne (il ressemble un peu à une mouette), mais possède de nombreuses caractéristiques ancestrales, comme des dents acérées et courbées.

Cette double affiliation en fait un beau cas d’étude, situé quelque part entre les dinosaures carnivores bien incapables de voler et les oiseaux d’aujourd’hui.

La tête de l’oiseau reconstituée en 3D présente un cerveau proche de celui des oiseaux modernes, mais un bec « de transition » et des muscles de la mâchoire dignes de ceux des dinosaures.

Cela indique que, dans l’évolution des oiseaux, « le cerveau s’est transformé en premier, tandis que le reste du crâne est resté plus primitif, ressemblant aux dinosaures », selon l’étude parue dans la revue Nature.

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L’humain chassait bel et bien les paresseux géants


Le paresseux géant vivait il y a 12 millions d’années, il était comme ses cousins lointains, les paresseux d’aujourd’hui, des herbivores. Grâce a des empreintes fossilisées, les scientifiques peuvent affirmer que l’homme chassait ces bêtes. On croit aussi qu’à la dernière glaciation, les hommes on participer à la disparition des paresseux géants tout comme les mammouths, les tigres à dents de sabre et lions américains
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L’humain chassait bel et bien les paresseux géants

 

Représentation artistique d'un groupe d'humains chassant un paresseux géant.

Représentation artistique d’un groupe d’humains chassant un paresseux géant.  Photo : Université Bournemouth/Alex McClelland

Scène préhistorique : quelque part, il y a environ 12 000 ans, un paresseux géant d’Amérique du Nord, une bête poilue de la taille d’un éléphant, est suivi par un groupe de chasseurs puis, se sachant traqué, il se redresse sur ses pattes arrière pour, du haut de ses deux mètres, tenter de se défendre avec ses griffes géantes et pointues.

Un texte d’Alain Labelle

Voilà la reconstitution d’un événement de prédation de quelques minutes qui s’est déroulé il y a des milliers d’années près d’un lac du Nouveau-Mexique. Cette reconstitution est rendue possible grâce à la mise au jour d’une série d’empreintes fossilisées appartenant à un paresseux géant et à des humains.

Préservées pendant des millénaires, ces empreintes sont les toutes premières pistes qui placent des chasseurs humains en action contre ces grosses proies.

Les empreintes découvertes au Nouveau-Mexique.

Les empreintes découvertes au Nouveau-Mexique.  Photo : Université Bournemouth/Matthew Bennett

Elles ont été découvertes au parc national White Sands National Monument.

Malgré leur physique imposant, les paresseux géants étaient herbivores. Leurs griffes n’étaient pas adaptées à la prédation, mais plutôt à la préhension nécessaire à la cueillette de fruits et de feuilles d’arbres.

Il n’est pas rare de trouver des empreintes de paresseux géants, mais celles-ci sont particulièrement intéressantes, puisqu’elles sont accompagnées de traces humaines.

Il y en a au moins une dizaine au même endroit.

Dans certains cas, les pas humains se trouvent à l’intérieur même de celles des paresseux (voir photo).

Une empreinte humaine dans une empreinte d'un paresseux géant.

Une empreinte humaine dans une empreinte d’un paresseux géant.  Photo : Université Bournemouth/Matthew Bennett

Un travail de détective

C’est en analysant la scène que le Pr Matthew Bennett de l’Université Bournemouth et ses collègues ont compris ce qui s’était passé à l’époque à cet endroit.

J’ai tranquillement compris ce qui s’était passé ici il y a des milliers d’années.

Matthew Bennett

Cette scène indique en fait, selon lui, l’action d’une poursuite associée à une prédation.

Représentation artistique d'un paresseux géant.

Représentation artistique d’un paresseux géant Photo : iStock

Les chercheurs estiment que si cet animal géant avait suivi des humains, la plus grande empreinte aurait détruit la plus petite, ce qui n’est pas le cas.

Si les chasseurs marchaient dans d’anciennes pistes d’un paresseux, leurs pieds n’auraient pas créé les mêmes motifs dans les sédiments.

Des humains et des disparitions

Cette mise au jour donne également de la crédibilité à la théorie selon laquelle, lors du déclin de la dernière période glaciaire, les humains ont pu jouer un grand rôle dans l’extinction de ces créatures et d’autres mammifères géants comme les mammouths et les mastodontes.

En fait, ils ont tous disparu au moment où les populations humaines s’étendaient en Amérique du Nord.

Quatre espèces de paresseux géants ont vécu en Amérique du Nord et sont aujourd’hui disparues.

Leurs prédateurs devaient inclure les tigres à dents de sabre (smilodon) et les lions américains.

Ils sont des cousins éloignés des paresseux arboricoles qui vivent actuellement dans les forêts de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud.

Ainsi, toutes les preuves indiquent que les chasseurs suivaient un animal qui se trouvait devant eux.

 

Un paresseux dans une forêt du Costa Rica.

Un paresseux dans une forêt du Costa Rica Photo : iStock

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science Advances.

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Les oiseaux migrateurs dans la ligne de mire de Trump


Les lois pour la protection des animaux migrateurs sont insuffisantes en particulier pour les oiseaux en Amérique du Nord. Pire, encore, le président des États-Unis, a une dent contre toutes migrations qu’elles soient humaines ou animales
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Les oiseaux migrateurs dans la ligne de mire de Trump

 

La Paruline... (Photo tirée de la Macaulay Library, Cornell Lab of Ornithology)

La Paruline

PHOTO TIRÉE DE LA MACAULAY LIBRARY, CORNELL LAB OF ORNITHOLOGY

 

CHARLES CÔTÉ
La Presse

L’hostilité de l’administration Trump envers les migrants est bien connue. Mais elle s’attaque aussi aux migrations animales. Une nouvelle politique entrée en vigueur récemment a fait disparaître toute responsabilité des industries à l’égard des oiseaux migrateurs. Une décision qui aura des répercussions au Canada.

La vénérable société Audubon a déclaré 2018 l’année de l’oiseau, sur fond de crise écologique qui menace d’extinction plus du tiers des espèces d’oiseaux en Amérique du Nord.

« Ce n’est pas avec ça qu’on voulait commencer l’année », dit Sarah Greenberger, vice-présidente, politiques de conservation, de la société Audubon.

« Ça », c’est une décision de l’administration Trump, qui a annulé 50 ans de politique de conservation d’un seul trait de plume.

Au cours des derniers mois, le département de l’Intérieur, qui chapeaute le service de la faune (Fish and Wildlife Service), a adopté une nouvelle interprétation beaucoup plus laxiste de la loi américaine sur la protection des oiseaux migrateurs.

Cette loi découle de quatre traités : l’un, centenaire, avec le Canada et les autres avec le Mexique, la Russie et le Japon.

Le premier traité, signé en 1916 par les États-Unis et la Grande-Bretagne au nom du Canada, a mis fin à l’hécatombe d’oiseaux causée par la chasse commerciale. Les oiseaux étaient massacrés pour leurs plumes ou leur chair.

Les espèces migratrices sont particulièrement vulnérables : elles voyagent en grand groupe, par des voies migratoires souvent étroites, avant de se répartir dans leurs aires de nidification.

Rappelons que le dernier pigeon migrateur (tourte) était mort deux ans plus tôt, en 1914, alors que cette espèce avait peut-être été la plus abondante du continent. Voyageant par millions, les pigeons pouvaient obscurcir le ciel pendant des heures.

LE CONCEPT DES « PRISES ACCESSOIRES »

Cinquante ans plus tard, la chasse n’est plus la principale menace sur les oiseaux. En 1962, la publication de Silent Spring, l’essai de l’écologiste Rachel Carson, met le doigt sur l’impact de la pollution chimique et de la perte d’habitat sur les espèces sauvages, en particulier les oiseaux migrateurs.

C’est dans ce contexte que l’application de la loi de 1916 s’étend progressivement à d’autres causes de mortalité d’oiseaux – on appellera cela les « prises accessoires ».

« On s’est servi de la loi pour pousser les entreprises à prendre des mesures, comme couvrir les bassins de décantation pétroliers, poser des balises sur les lignes à haute tension, ou ajouter des balises lumineuses sur les tours de télécommunication », explique Mme Greenberger.

La loi a aussi été appliquée dans le cas de désastres comme le naufrage du pétrolier Exxon-Valdez en Alaska en 1989 et l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon en 2010. Dans ce dernier cas, 1 million d’oiseaux ont trouvé la mort et une amende de 100 millions US a été imposée.

Mais la loi, désuète, a été contestée. La nouvelle interprétation élargie a été confirmée dans certaines décisions, mais infirmée dans d’autres. Dans la décision la plus récente, en 2015, la cour fédérale du 5e district a acquitté la pétrolière CITGO, qui avait exposé à l’air libre 130 000 barils de pétrole dans un réservoir au Texas.

L’administration Obama avait alors demandé au département de l’Intérieur de produire un avis juridique, qui s’est avéré favorable à la protection des oiseaux.

L’AVIS DE TRUMP

En février 2017, deux semaines après l’investiture de Donald Trump, cet avis a été « suspendu », le temps d’en produire un autre qui a conclu exactement le contraire.

C’est cet avis qui a été distribué au cours des dernières semaines aux agents du Fish and Wildlife Service, ce qui a mis fin abruptement à un régime de protection en place depuis 50 ans.

La décision de l’administration Trump a été dénoncée aux États-Unis par 17 ex-directeurs et administrateurs du Fish and Wildlife Service ayant servi sous sept présidents différents depuis Richard Nixon.

Ces derniers s’inquiètent entre autres des répercussions internationales de la nouvelle politique de l’administration Trump.

« Nous devons considérer comment nos partenaires des traités au Canada, au Mexique, au Japon et en Russie vont accueillir cette nouvelle interprétation », écrivent-ils, dans une lettre adressée à des membres du Congrès le 10 janvier dernier.

Les premières répercussions de la nouvelle politique de non-protection vont se faire sentir sur le terrain, souligne Amanda D. Rodewald, professeure au réputé laboratoire d’ornithologie de l’Université Cornell.

« On est en plein dans la migration printanière, rappelle-t-elle. Les oiseaux se regroupent et sont plus vulnérables à des endroits comme les fosses à déchets pétroliers. Plus du tiers des espèces d’oiseaux en Amérique du Nord ont un besoin urgent de protection et on observe aujourd’hui le déclin d’espèces qui étaient encore abondantes récemment, comme la grive des bois et la paruline du Canada. »

PETITS OISEAUX, LONGUES DISTANCES

Il est impressionnant de constater le nombre d’espèces qui font chaque année l’aller-retour entre la forêt boréale et les forêts tropicales du Mexique et de l’Amérique centrale.

Leur habitat se répartit sur au moins trois pays, ce qui rend essentielle une protection internationale, rappelle Nature Québec.

« La base de la conservation des oiseaux migrateurs, c’est l’idée d’une chaîne : sa force dépend du plus faible des maillons. Cette décision américaine va avoir un impact direct sur la biodiversité au Canada. » – Christian Simard, directeur de Nature Québec

Heureusement, souligne Me Prunelle Thibault-Bédard, du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), la loi canadienne découlant du traité de 1916 semble plus solide. Elle a été mise à jour en 1996 et sa portée élargie a été confirmée en 1999 dans une décision judiciaire au sujet d’un projet de mine de charbon dans les Rocheuses, près de Jasper.

 « S’il est tenu compte de l’objectif exprès de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs […], le législateur avait clairement l’intention de fournir une protection étendue aux oiseaux migrateurs », a écrit la Cour fédérale.

Encore récemment, les autorités fédérales ont annoncé une poursuite en vertu la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs contre la société Husky Energy, pour un déversement de pétrole dans la rivière Saskatchewan Nord en 2016.

Néanmoins, souligne Me Thibault-Bédard, la notion de « prise accessoire » n’apparaît pas dans la loi canadienne, pas plus que dans la loi américaine.

Et tout comme aux États-Unis, il n’y a aucun système de permis en place. Tout fonctionne avec la notion des « meilleures pratiques », avec une tolérance implicite de la destruction des oiseaux ou de leurs nids quand ces bonnes pratiques n’existent pas.

« Il y a quand même un niveau d’incertitude juridique au Canada, dit Me Thibault-Bédard. Il y a par exemple interdiction de déranger un nid. C’est une interdiction absolue, sans possibilité de permis. Et ça se fait quand même. Le promoteur qui met en oeuvre de bonnes pratiques n’est pas à l’abri de poursuites. »

Une tentative d’instaurer un réel système de réglementation a échoué au cours des dernières années, déplore Ted Cheskey, directeur naturaliste chez Nature Canada.

« L’état des oiseaux est très inquiétant, dit-il. Les espèces sont en déclin et presque toujours à cause de l’activité humaine. Le gouvernement a beaucoup de mal à équilibrer les mesures de protection et les activités économiques. »

37 %

Proportion des espèces d’oiseaux en Amérique du Nord qui sont « grandement menacées d’extinction en l’absence de mesures importantes »

Source : État de la population des oiseaux d’Amérique du Nord, ICOAN, 2016

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Le Saviez-Vous ► Les "vrais" noms des pays


Les noms des pays ont souvent issus des noms qu’on donné les explorateurs, ou par la langue indigène soit par la géographie ou leur culture. Beaucoup d’entre eux leur nom a changer par celle que nous connaissons aujourd’hui
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Les « vrais » noms des pays

 

La traduction littérale des noms de pays

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La carte du monde comportant la traduction littérale de chaque pays

Nous vivons à une époque de voyages aériens et d’exploration mondiale. Nous sommes libres de parcourir la planète et de découvrir de nouveaux pays et cultures. Mais que savez-vous des gens qui ont vécu et exploré ces destinations dans le passé?

Apprendre l’étymologie – l’origine des mots – des pays du monde nous offre un aperçu fascinant de l’origine de certaines de nos destinations de voyage préférées et des personnes qui y ont d’abord vécu

L’Europe 

L’Europe a une longue histoire d’exploration, et de nombreux noms de pays reflètent les terres et ceux qui les ont exploré. La France tire son nom d’une coalition de tribus germaniques, les Francs. Le nom Frank vient du vieux mot allemand franka, signifiant «féroce», faisant de la France le pays des fiers. Certains cartographient même les sentiers que les gens utilisaient pour découvrir leur monde. La Norvège signifie simplement «The North Way», ou «The Northern Way», faisant référence à une ancienne route Viking.

L’Angleterre celle des Angles et l’Écosse celle des Écossais « Scots » d’autres étymologies s’avèrent certainement moins évidentes. L’Albanie « Shqipëria » signifie littéralement « pays des aigles », l’Allemagne, le « pays du peuple », et l’Espagne, le « pays des nombreux lapins« . Autre cas de figure, le nom du Portugal dérive du nom latin « Portus Cale », soit le « port de Cale » anciennement situé près de l’actuelle ville de Porto. 

La traduction littérale des noms de pays européens

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Noms de pays européens littéraux comportant des classiques tels que « Land of Many Rabbits » (Espagne) et « Forest Clearer » (Lettonie).

Comparer les cartes de crédit

Afrique

L’Afrique est connue comme le berceau de la civilisation – le lieu d’origine de toute vie humaine. Ses noms de pays révèlent une histoire des cultures indigènes et de la colonisation. Par exemple, le Malawi signifie «pays des flammes», ce qui reflète l’habitude locale de brûler les herbes mortes pour préparer les terres à la culture.

Le continent a eu sa juste part d’explorateurs sur ses rives. L’explorateur portugais Fernando Poo a voyagé le long de la rivière Wouri en 1472, trouvant une abondance de crevettes le long du chemin. Il a découvert et baptisé le Fleuve de crevettes de Rio dos Camarões, mais il est maintenant connu comme le Cameroun.

La traduction littérale des noms de pays africains

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Des noms de pays africains traduits littéralement, y compris « Land of Honest Men » (Burkina Faso), qui est ironiquement classé 74e moins corrompu sur 175 pays en 2018.

Asie

L’Asie occupe le tiers de la superficie totale du monde et est le continent le plus peuplé de la planète. Sa riche diversité de culture et d’histoire se reflète dans ses noms de pays.

La dynastie Koryŏ a gouverné leur royaume de 935 à 1392 CE, supervisant un pays qui formait ses propres traditions culturelles distinctes. Ce pays est maintenant connu comme la Corée, qui peut être traduit comme «haut et beau». Nous pouvons également apprendre sur la géographie de la région. Le nom de l’Irak se réfère à son emplacement à cheval sur les fleuves Euphrate et Tigre. Il vient de l’arabe al-‘irāq, qui signifie «au bord de l’eau».

La traduction littérale des noms de pays asiatiques

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« Le pays du dragon tonnerre », c’est-à-dire le Bhoutan, est l’un des noms littéraires les plus cool d’Asie. L’Azerbaïdjan devrait s’en tenir à « Protected by Fire »!

Amérique du Nord

Les noms de pays nord-américains racontent une histoire de colonisation européenne. Le nom «Amérique» lui-même peut provenir de l’explorateur italien Amerigo Vespucci, qui a été le premier à réaliser que ce continent était une masse terrestre séparée et non sur la côte est de l’Asie.

Le sens premier de Canada est « village » dans la langue iroquoise locale du XVIe siècle

C’était le «Nouveau Monde», destiné à une période tragique de guerre et de conflit terrestre. Le Mexique, colonisé par l’Espagne, est la traduction simplifiée en espagnol d’un nom nahuatl pour la capitale aztèque, censé signifier «dans le nombril de la lune». Les explorateurs espagnols ont également atteint une grande partie de l’Amérique centrale et des Caraïbes, où ils ont trouvé des joyaux comme le «Land by the Water» et la «Place of Pomegranates» – connus aujourd’hui comme le Nicaragua et la Grenade.

La traduction littérale des noms de pays nord-américains

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Une grande partie de l’Amérique du Nord a été influencée par les colonialistes européens, par exemple le Salvador et le Costa Rica étant dérivés respectivement du « Sauveur » et de la « Côte riche ».

Amérique du sud

L’Amérique du Sud possède certains des écosystèmes les plus divers de la planète. Il abrite également le plus grand fleuve du monde: l’Amazone. Il ne devrait donc pas être surprenant que de nombreux noms de pays soient reflétés.

L’abondance de l’eau trouvée là. Le Guyana est dérivé d’une langue amérindienne indigène et signifie «Terre de nombreuses eaux», tandis que le Venezuela voisin est nommé d’après la ville des canaux, «Petite Venise».

Trois pays d’Amérique du Sud ont traversé l’équateur, et c’est en fait là que l’Équateur tire son nom. Le mot espagnol pour l’équateur est, vous l’avez deviné, l’Équateur. Le diviseur nord / sud traverse également le ‘Red Dyewood’ et l’endroit ‘Where the Land Ends’. Des suppositions?

La traduction littérale des noms de pays sud-américains

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Les noms de pays d’Amérique du Sud sont hautement descriptifs, par exemple, « Land à côté de la rivière Silvery » (Argentine) et « Land of Columbus » (Colombie).

Océanie

L’Océanie est peut-être le plus petit continent, mais ses paysages divers – de la forêt tropicale aux volcans en passant par les prairies – ont fasciné les gens pendant des siècles.

Ce sont les Grecs qui ont inventé le nom de Terra Australis Incognita, qui signifie «Terre inconnue du Sud», alors qu’ils rêvaient de terres inconnues dans l’hémisphère sud. Certains croient que ces terres ont donné naissance à l’univers entier. Samoa se traduit par «Centre Sacré», et la légende veut que c’est là que le Dieu Samoan Tagaloalagi des Cieux a créé le monde.

La traduction littérale des noms de pays océaniques

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Ici nous avons notre propre Australie, alias « Southern Land ». Nauru, qui se traduit littéralement par « Je vais à la plage », sonne comme un endroit fantastique à vivre!

En planifiant votre prochain voyage, prenez peut-être un peu de temps pour apprendre la signification des noms des pays que vous visiterez. En plus d’offrir un peu de contexte, vous aurez quelque chose d’unique à faire ressortir les boissons avec les locaux! La langue est certainement une chose fascinante.

Sources et références

En savoir plus sur l’origine de ces noms ici .

http://www.7sur7.be/

https://www.creditcardcompare.com.au/