Les petits oublis sont bons pour la mémoire


Voilà ce qui est positif ! L’oubli n’est pas nécessairement un signe que nous perdons la mémoire. Oublier des détails anciens, des rendez-vous et le reste, est en fait pour s’adapter au présent et accumuler d’autres détails de ce que nous vivons. Cela me fait penser à ma fille qui n’a pas vraiment de souvenir de son enfance et pourtant, elle a une mémoire phénoménale sur les choses importantes selon ses besoins qui en fait une femme très intelligente
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Les petits oublis sont bons pour la mémoire

 

SHUTTERSTOCK

Vous vous sentez nuls parce que vous avez oublié une réunion de bureau ?

PAR BROOKE NELSON

Vous avez oublié une réunion, un rendez-vous chez le médecin, un souper d’anniversaire… Avant de vous accuser de tous les maux, rassurez-vous, ce qui vous arrive est complètement naturel. Un nouvel article du journal Neuron explique que les oublis peuvent être le signe d’une grande intelligence.

Selon ce rapport, une bonne mémoire encourage les décisions intelligentes qui consistent à enregistrer les informations importantes et à éliminer celles qui ne le sont pas. Pour éviter les trous mémoire, suivez ces six conseils.

« C’est important pour le cerveau d’oublier les détails non pertinents et de se concentrer sur le matériel qui vous aidera à prendre des décisions fondées sur la réalité. »

C’est ce qu’a confié à CNN Blake Richards, chercheur associé du programme Learning in Machines and Brains, et coauteur du rapport.

Après plusieurs années à rassembler des données sur la mémoire et l’activité cérébrale chez les êtres humains et les animaux, les chercheurs ont découvert que les nouvelles cellules générées dans l’hippocampe pouvaient remplacer les souvenirs anciens. (L’hippocampe est une région du cerveau liée aux nouveaux apprentissages.)

Cette habitude du cerveau à oublier présente des avantages sur le plan de l’évolution. Elle permet de nous adapter à de nouvelles situations en éliminant les informations anciennes qui pourraient être trompeuses ou nocives.

« Si vous essayez de naviguer dans le monde et que votre cerveau vous apporte des souvenirs conflictuels, ça devient difficile de prendre une décision éclairée », explique Richards.

Bien que nous nous souvenons des événements importants de notre vie, nous avons tendance à oublier les détails précis qui les entourent. Les chercheurs croient que le processus de généralisation de notre mémoire nous permettrait d’appliquer notre expérience aux situations que nous vivons actuellement.

Il est certain que « vous ne voulez pas tout oublier. D’ailleurs, si vous oubliez plus qu’il n’est normal, c’est inquiétant, ajoute Richards. Mais si vous êtes quelqu’un qui oublie un détail occasionnel, votre mémoire est probablement en parfaite santé et elle fait exactement ce qu’elle a à faire. »

Richards recommande même de vous exercer à « nettoyer » votre mémoire. Ce faisant, vous risquez de perdre des souvenirs, mais ne vous inquiétez pas. Ils n’ont sans doute pas d’importance et auraient pu vous empêcher de prendre les bonnes décisions.

En conclusion : ne vous faites pas le reproche de manquer de mémoire. L’oubli est une des habitudes étranges qui prouvent que vous êtes plus intelligents que beaucoup.

Source : CNN

http://selection.readersdigest.ca

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Les pigeons sont bien plus intelligents qu’on ne le croit


Si on vous traite de cervelle d’oiseau, vous pouvez péter vos bretelles de fierté. Car les oiseaux sont beaucoup plus intelligent que l’on croit. Le pigeon par exemple a une capacité de comprendre l’espace-temps comme les êtres humains et les singes, même si ce n’est pas la même zone cérébrale qui se met en action
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Les pigeons sont bien plus intelligents qu’on ne le croit

 

Les résultats de cette expérience confortent l’opinion grandissante dans la communauté scientifique que d’autres espèces animales, comme les oiseaux, les reptiles et les poissons sont capables de prendre des décisions à partir de concepts abstraits. © thinkstock.

Par: rédaction
Source: AFP

Les pigeons sont capables de faire la distinction entre les concepts abstraits du temps et de l’espace, à l’instar des humains et des grands singes, selon des expériences qui révèlent que ces oiseaux sont plus intelligents qu’on ne l’imaginait.

« La capacité cognitive des oiseaux est encore plus proche de celles des humains et des grands singes », juge Edward Wasserman, professeur de psychologie expérimentale à l’Université d’Iowa et principal auteur de cette étude publiée lundi dans Current Biology. « En fait, ces systèmes nerveux aviaires ont beaucoup plus de capacités que ne le suggère l’expression péjorative: avoir une cervelle d’oiseau », ironise-t-il.

Pour cette expérience, ces chercheurs ont montré à des pigeons une ligne horizontales statique, qui apparaissait pendant deux ou huit secondes, sur un écran d’ordinateur. La ligne mesurait parfois six centimètres de longueur, et parfois 24. Les pigeons pouvaient choisir entre quatre symboles visuels pour indiquer si la ligne qu’ils voyaient était longue ou courte, ou si elle apparaissait brièvement ou plus longtemps. Toute bonne réponse était récompensée par de la nourriture.

Les scientifiques ont ensuite compliqué le test en affichant sur l’écran la ligne, mais en variant sa taille et sa durée d’apparition. Et ce, de manière aléatoire. Les pigeons ont été le plus souvent capables de déterminer que les lignes qui apparaissaient plus longtemps étaient également les plus longues, expliquent ces chercheurs.

Prendre des décisions à partir de concepts abstraits

Selon le professeur Wasserman, cela indique que les pigeons utilisent la même région cérébrale pour jauger l’espace et le temps, ce qui laisse penser que ces concepts abstraits ne sont pas traités séparément dans leur cerveau. Des résultats similaires ont été constatés lors de tests menés avec des humains et des singes, même si les pigeons utilisent pour leur part une autre région cérébrale.

Chez les humains et les autres primates, c’est en effet le cortex pariétal du cerveau qui traite ces informations abstraites de l’espace et du temps. Or les pigeons ne possèdent pas de cortex pariétal, et doivent donc utiliser une autre partie de leur cerveau pour distinguer ces concepts, précisent les auteurs.

Les résultats de cette expérience confortent l’opinion grandissante dans la communauté scientifique que d’autres espèces animales, comme les oiseaux, les reptiles et les poissons sont capables de prendre des décisions à partir de concepts abstraits. D’autres expériences ont ainsi déjà montré que les corbeaux sont tout aussi intelligents que les primates et fabriquent notamment des outils pour saisir leur nourriture.

http://www.7sur7.be/

Qui est le plus intelligent, le chat ou le chien? Les neurosciences ont (enfin) tranché


Le raton laveur serait plus intelligent que le chien. Il semble aussi d’après le nombre des neurones cérébrales et des cellules gliales, le chien serait plus intelligent que le chat.
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Qui est le plus intelligent, le chat ou le chien? Les neurosciences ont (enfin) tranché

Rencontre entre un chien et un chat | Peretz Partensky via Flickr CC License by

Rencontre entre un chien et un chat | Peretz Partensky via Flickr CC License by

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Science Alert

Le débat peut reprendre, il y a maintenant un argument biologique en plus.

​Parmi les grandes controverses qui déchaînent les passions ​partisanes du siècle, il y a certes la politique, pour sûr l’éternel débat entre la chocolatine et le bien mal nommé pain au chocolat, mais surtout, celui de la supériorité des chiens sur les chats, ou vice-versa.

Il semblerait qu’une étude fraîchement pondue tranche –au moins scientifiquement– la question. Un groupe international de chercheurs a étudié le nombre de neurones dans le cortex cérébral et la taille du cerveau de plusieurs animaux carnivores, afin de déterminer notamment si les animaux sauvages ou domestiques voyaient leur composition neuronale affectée selon qu’ils ont besoin ou non de chasser. Parmi eux donc, les chiens et les chats.

Et il s’avère que si les chiens n’ont pas le plus gros cerveau chez les carnivores, ils possèdent un nombre de neurones assez élevé, qui proportionnellement les classe au-dessus de la hyène rayée, du lion d’Afrique, de l’ours brun… et du chat.

«Je crois que la valeur absolue de neurones qu’un animal possède, particulièrement dans le cortex cérébral, détermine la richesse de son état mental interne et de sa capacité à prévoir ce qui va se produire dans son environnement, basé sur son expérience passée», rapporteSuzana Herculano-Houzel, neuroscientifique et professeur associée au Vanderbilt Brain Institute ayant pris part à l’étude.

L’intelligence n’est pas qu’une affaire de neurones

Les nouveaux résultats infirment ceux de travaux scientifiques précédents qui estimaient que les des chiens avaient 160 millions de neurones contre 300 millions pour les chats, et prêtant aux premiers 74 grammes de cerveau et 25 grammes pour les seconds. La nouvelle étude avance 250 millions de neurones pour les chats et 530 pour les chiens.

«Nos recherches signifient que les chiens ont les capacités biologiques d’accomplir des choses bien plus complexes et flexibles que les chats. Au moins, nous avons désormais un peu de biologie que les gens peuvent convoquer dans leurs discussions pour savoir qui des chiens ou chats est le plus intelligent», ajoute Herculano-Houzel.

Le nombre de neurones n’est cependant pas le critère décisif concernant l’intelligence. Comme le rappelait Sciences Avenir après une sortie de Nicolas Sarkozy qui soupçonnait qu’on ne lui prête que «deux neurones d’intelligence», le nombre de connexions neuronales ainsi que les cellules gliales, qui entourent les neurones, sont déterminantes.

Et les herbivores ne sont pas nécessairement des victimes

Quoiqu’il en soit, il ne semble pas que les prédateurs aient davantage de neurones que leurs proies, ni les mangeurs de viande plus que les herbivores. Les ours bruns, par exemple, ont un cortex cérébral dix fois plus gros que celui des chats, mais possèdent le même nombre de neurones corticaux.

Herculano-Houzel affirme ainsi que malgré le fait que manger de la viande soit largement considéré comme une réponse en termes d’énergie supérieure, il faut rétablir une balance plus subtile, qui prend en compte les proportions du cerveau et du corps des différentes espèces.

Mais en termes de densité neuronale, le plus badass est sans doute le raton laveur, qui présente le nombre de neurones d’un chien pour un cerveau de la taille d’un chat, ce qui le rend comparable au primate. L’homme compte, lui, près de 21 milliards de neurones.

http://www.slate.fr/

«Demain, tous crétins?», un documentaire intelligent sur notre abrutissement collectif


L’être humain peut-il avoir une baisse de l’intelligence aux prochaines générations ? Cela parait un peu fou, mais si on s’arrête un peu, ce n’est pas si bête que cela. Si on continue à être assaillie par des perturbateurs endocrinien, et autre pollution toxique, cela a un effet direct sur le cerveau.
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«Demain, tous crétins?», un documentaire intelligent sur notre abrutissement collectif

 

COURTOISIE

Nous sommes, parait-il, de plus en plus idiots.

 

  • Ismaël Houdassine

Nous sommes, parait-il, de plus en plus idiots. Si l’on en croit le documentaire-choc Demain, tous crétins?, la santé mentale de l’humanité vacille au point où les chercheurs et scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Depuis vingt ans, les études démontrent que l’intelligence décline dangereusement au niveau mondial mettant en péril les avancées de notre civilisation.

L’enquête fouillée et passionnante de 55 minutes, menée par Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman, les deux cinéastes derrière l’excellent Mâles en péril, dresse un portrait catastrophique sur nos capacités intellectuelles en constante régression. Les responsables? Les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui dérèglent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus.

«Nous devenons de plus en plus stupides. Ça se passe en ce moment. Ça ne va pas s’arrêter, et on a intérêt à réfléchir à ce qu’on va faire avec ça. Si nous ne faisons rien, la civilisation qui repose sur l’intelligence ira en sens inverse. Et tout laisse penser que c’est déjà en train d’arriver», lance à l’écran le chercheur britannique Edward Dutton

Faire pression sur les autorités

Car les faits sont là. Les polluants, de plus en plus nombreux et nocifs, s’attaquent à notre cerveau causant troubles du comportement, baisse du QI (Quotient Intellectuel) et la multiplication des cas d’autisme. Par exemple, en Californie, le nombre d’enfants diagnostiqués autistes a augmenté de 600 % entre 1990 et 2001.

Ces substances toxiques, on en trouve aujourd’hui partout, dans les pesticides, les cosmétiques, les produits d’entretien, la peinture, la poussière ou encore les plastiques. On apprend d’ailleurs qu’aux États-Unis, chaque bébé naît avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Des chiffres similaires au Canada.

Malgré tout, des pistes de solution sont possibles, affirment plusieurs spécialistes interrogés dans le documentaire. Pour cela, ils invitent la société civile à faire pression sur les autorités pour qu’ils puissent à leur tour exclure les responsables politiques sous influence des lobbys industriels. Mais voilà, si rien n’est fait, il se peut que la comédie loufoque Idiocraty, signée en 2006 par Mike Judge où deux individus se réveillent d’un long sommeil dans une société rongée par le crétinisme, ne nous fasse bientôt plus rire du tout.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Les gens intelligents seraient plus exposés aux maladies mentales que les autres


Être surdoué ne protègera pas nécessairement des maladies mentales. Ils semble qu’ils sont plus disposés à divers troubles mentaux, généralement il faut quand même une prédisposition chez cette personne
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Les gens intelligents seraient plus exposés aux maladies mentales que les autres

 

 

Repéré par Léa Marie

Repéré sur The Independent

Une récente étude démontre une forte corrélation entre QI élevé et troubles mentaux.

«Heureux sont les simples d’esprit», dit le célèbre adage. Vieux comme le monde, ce stéréotype aurait bel et bien une part de vérité, et c’est la science qui le dit. Selon une récente étude publiée dans la revue Science Direct, les individus ayant un QI élevé seraient effectivement plus enclins à souffrir de maladies mentales.

Pour parvenir à cette conclusion, une équipe de chercheurs Américains a interrogé 3.715 membres de la Mensa, qui ont tous un QI supérieur à 98% de la population (américaine), explique The Independent. Conçue pour contribuer à la recherche scientifique, la Mensa est peu connue en France, mais totalise près de 50.000 membres aux États-Unis. Pour l’expérience en question, seules les personnes ayant un QI supérieur à 130 –comprendre des surdoués– ont été sélectionnées. Ces dernières ont été priées d’indiquer si elles avaient déjà été diagnostiquées comme souffrant de troubles mentaux tels l’autisme, le déficit d’attention ou encore l’hyperactivité. Puis de signaler d’éventuels problèmes d’humeur, d’anxiété, ou d’épisodes dépressifs.

Les chercheurs ont ensuite comparé les résultats obtenus avec ceux des individus au QI «normal», c’est-à-dire compris entre 85 et 115. Ils ont, pour cela, croisé les taux de maladies mentales obtenus auprès des «génies» avec ceux des statistiques nationales en la matière. Et les résultats sont plutôt probants: tandis que 10% de la population a été diagnostiquée comme souffrant de pathologies mentales, ce taux s’élève à 20% chez les membres de la Mensa.

L’hypersensibilité des cerveaux développés aux stimuli de l’environnement

Toujours selon l’étude, ces chiffres corroborent l’hypothèse scientifique selon laquelle les gens au cerveau «ultra-développé» seraient bien plus réactifs aux stimuli de leur environnement et disposeraient par conséquent d’un système immunitaire plus faible. L’hyperactivité cérébrale aurait ainsi des répercussions physiologiques, comme l’explique l’auteur de l’étude:

«Une portion significatives de ces individus souffrent au quotidien de leur hyper-excitabilité émotionnelle et physique.»

Autrement dit, même les plus petits stimuli, comme le bruit d’une personne qui mâche ou celui d’un froissement de papier peuvent déclencher chez eux un pic de stress.

Si les chercheurs insistent sur le fait que le QI ne peut pas être considéré comme le facteur principal des troubles psychologiques, il y a toutefois une prédisposition, chez les personnes très intelligentes, à ces derniers. 

http://www.slate.fr/

Une famille sauve une pieuvre échouée sur la plage – le lendemain elle leur offre le plus beau des souvenirs


 

Les pieuvres seraient intelligentes qu’elles sont capables de reconnaitre des personnes parmi tant d’autre. C’est ce que pense aussi la famille qui a sauvé une pieuvre qui s’est échouée et sauvée
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Une famille sauve une pieuvre échouée sur la plage – le lendemain elle leur offre le plus beau des souvenirs

 

 

Selon Josh Rothman, The Boston Globe, ils sont même capables de reconnaître les gens.

Elles peuvent aussi entendre, savoir quand on les appelle et venir vers vous, écrit le journal The Week .

Elles sont probablement les plus intelligents des animaux étrangers à nous, dit Peter Godfrey-Smith dans son article L’esprit d’un poulpe, publié dans Scientific American Mind.

Alors qu’une famille était en vacances sur les bords de la mer Rouge, quelque chose semblait être couché dans le sable. En s’approchant, ils ont découvert que c’était une pieuvre échouée. Ils ne savaient pas si elle était morte, mais ils l’ont remise dans l’eau pour le cas où.

Après quelques instants, elle est revenue à elle et s’est mise à nager rapidement.

Le lendemain, ils sont revenus au bord de la plage et ont vu une ombre dans l’eau. C’était la pieuvre qu’ils avaient sauvée la veille. Elle s’est mise à nager rapidement vers la famille et les a suivi pendant un long moment au bord de la mer.

Voici ce que dit la famille sur Youtube où ils ont posté une vidéo de cet instant mémorable:

Elle nous a reconnus! Elle nous a suivis pendant un long moment alors que nous marchions le long de la plage, essayant constamment de nous frotter les pieds. Nous sommes sûrs que la pieuvre était revenue pour nous remercier de lui avoir sauvé la vie. C’est incroyable comme les animaux sont intelligents!

Après ces retrouvailles extraordinaires, la famille a décidé de baptiser la pieuvre Kurt, mais aussi de ne plus jamais manger de poulpe à nouveau.

http://incroyable.co/

Les pigeons meilleurs que les humains en mode multitâche


Un petit cerveau comme un pigeon ne veut rien dire. Ils ont plus de densité de cellules nerveuses dans le cerveau que l’être humain. Ils peuvent réussir en mode multitâche plus vite que les humains ..
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Les pigeons meilleurs que les humains en mode multitâche

 

La chercheuse Sarah Letzner et l'un des sujets de ses expériences.

La chercheuse Sarah Letzner et l’un des sujets de ses expériences.   Photo : Katja Marquard

Les pigeons sont capables de basculer d’une tâche à l’autre aussi rapidement que les humains, et même plus rapidement dans certaines situations.

Un texte d’Alain Labelle


Pour en arriver à ce constat, des biopsychologues allemands ont effectué les mêmes expériences comportementales pour tester les oiseaux et les humains.

La Dre Sara Letzner et ses collègues de l’Université de la Ruhr à Bochum émettent l’hypothèse que la cause du léger avantage des oiseaux en mode multitâche est leur densité neuronale supérieure.

Pendant longtemps, explique la Dre Letzner, les scientifiques ont pensé que le cortex cérébral des mammifères était la cause anatomique de leur capacité cognitive. Leur cortex cérébral se compose de six couches corticales.

Chez les oiseaux, cependant, une telle structure n’existe pas.

Cela signifie que la structure du cortex des mammifères ne peut pas être la raison décisive des fonctions cognitives complexes telles que le multitâche. Dre Sara Letzner

Le pallium des oiseaux n’a donc pas de couches comparables à celles du cortex humain. Toutefois, ses neurones s’y retrouvent plus densément que ceux des humains dans le cortex cérébral.

Malgré son petit cerveau, le pigeon possède une grande densité de neurones dans son pallium.

Malgré son petit cerveau, le pigeon possède une grande densité de neurones dans son pallium. Photo : iStock

Cerveau de pigeon, vraiment?

Par exemple, les pigeons ont six fois plus de cellules nerveuses dans le cerveau que les humains par millilitre cubique. Par conséquent, la distance moyenne entre deux neurones des pigeons est 50 % plus courte que chez les humains.

Comme la vitesse à laquelle les signaux des cellules nerveuses sont transmis est la même chez les oiseaux et les mammifères, les chercheurs ont estimé que l’information est traitée plus rapidement dans le cerveau aviaire que dans le cerveau des mammifères.

Dans leurs travaux, les chercheurs ont testé cette hypothèse à l’aide d’un exercice multitâche effectué par 15 humains et 12 pigeons. Dans l’expérience, les participants humains et aviaires ont dû arrêter une tâche en cours et passer à une autre tâche le plus rapidement possible. Le passage à la seconde tâche a été effectué soit en même temps que la première tâche a été arrêtée, soit elle a été retardée de 300 millisecondes.

Les résultats montrent que lors du deuxième exercice les pigeons ont un avantage sur les humains en raison de leur plus grande densité de cellules nerveuses. Ils étaient en effet 250 millisecondes plus rapides que les humains.

C’est à cause de leur petit cerveau densément rempli de cellules nerveuses que les oiseaux peuvent réduire le temps de traitement dans des tâches nécessitant une interaction rapide entre différents groupes de neurones. Dre Letzner

Sur l’intelligence des oiseaux

Les chercheurs dans le domaine des neurosciences cognitives se demandent depuis longtemps comment il est possible que certains oiseaux, comme les corbeaux ou les perroquets, soient assez intelligents pour rivaliser avec les chimpanzés en termes de capacités cognitives, malgré leur petit cerveau et l’absence de cortex.

Selon la Dre Letzner, ces travaux apportent un début de réponse à ce mystère.

Les détails de ces travaux sont publiés dans le journal Current Biology.

http://ici.radio-canada.ca