Météo : fortes chances de voir El Niño resurgir d’ici février


El Niño pourrait faire acte de présence vers février 2019, sans être aussi intense qu’en 2015-16, il pourrait quand même avoir un impact sur les températures et sur les précipitations.
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Météo : fortes chances de voir El Niño resurgir d’ici février

 

JUAN GAERTNER/SCIENCE PHOTO LIBRARY VIA GETTY IMAGES

Le phénomène pousse la moyenne mondiale des températures à la hausse.

La probabilité que survienne un phénomène El Niño, grave épisode météo poussant à la hausse la moyenne mondiale des températures, est de 75 à 80% au cours des 3 prochains mois, a indiqué mardi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

L’épisode ne devrait toutefois pas être de forte intensité, d’après le dernier bulletin publié par cette agence de l’ONU basée à Genève.

« L’épisode El Niño prévu ne devrait pas être aussi puissant que celui de 2015-2016, qui a entraîné des sécheresses, des inondations et le blanchissement des coraux dans diverses régions du monde », a déclaré Maxx Dilley, qui dirige le Bureau de la prévision du climat à l’OMM.

Mais « associé aux changements climatiques à long terme, cet épisode pourrait pousser encore plus les températures à la hausse en 2019 à l’échelle de la planète », a-t-il ajouté.

Pour l’instant, « les températures de surface de la mer correspondent déjà à un épisode El Niño de faible intensité dans certaines régions du Pacifique tropical », a précisé l’OMM dans un communiqué.

Mais l’atmosphère n’a pas encore réagi à cette hausse de la température et les vents en altitude, la nébulosité et la pression au niveau de la mer ne sont pas encore caractéristiques d’un épisode El Niño, selon les experts.

Ils estiment donc que la probabilité qu’un épisode El Niño se développe d’ici à février 2019 est de 75 à 80%. À la mi-septembre, l’OMM avait estimé que les chances qu’un Niño surgisse au cours du dernier trimestre de 2018 étaient de 70%.

Bien que cet épisode ne devrait pas être de forte intensité, « il peut avoir des effets considérables sur les régimes de précipitations et les températures dans de nombreuses régions », a averti M. Dilley.

El Niño, une anomalie océanique et atmosphérique qui s’empare du Pacifique tropical, vient tous les trois à sept ans affecter températures, courants et précipitations.

https://quebec.huffingtonpost.ca//

Pour résister à la chaleur des villes, les escargots ont des coquilles plus claires


La couleur des coquilles des escargots pourrait être due à leur environnement. Les escargots de ville sont plus clairs alors que ceux de campagnes sont plus sombres. Il se peut aussi qu’il y aurait d’autres facteurs.
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Pour résister à la chaleur des villes, les escargots ont des coquilles plus claires

 

Une escargot jaune  | Martin Cooper via Flickr CC License by

Une escargot jaune | Martin Cooper via Flickr CC License by

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur The Atlantic

Une étude montre que les escargots n’ont pas la même couleur selon qu’ils vivent dans des milieux urbains ou naturels.

Gris ou marron, rayés ou mouchetés, les escargots font partie de ces animaux qui présentent une grande variété de couleurs. Des chercheurs néerlandais ont justement tenté de relier la couleur de leur coquille à leur habitat. Et il semblerait qu’en ville, où les températures sont généralement plus élevées, les escargots seraient plus clairs qu’à la campagne ou en forêt, rapporte The Atlantic.

Les conclusions des scientifiques, emmenés par Niels Kerstes, du Centre de la Biodiversité Naturalis, s’appuient sur une étude «citoyenne»: via l’application SnailSnap, les passionnés de gastropodes (mais aussi tous les autres) envoient des photographies d’escargots. Grâce à la géolocalisation, les chercheurs peuvent déterminer où est prise l’image, et donc où cet escargot vit.

Ils trient ensuite ces données en quatre catégories: les escargots des champs, ceux des espaces naturels tels que les forêts, ceux des espaces verts urbains, et ceux des zones «grises» des villes, tels que les espaces commerciaux, résidentiels ou industriels.

Du jaune et des rayures pour combattre la chaleur

Les premiers résultats montrent qu’il y a davantage d’escargots jaunes dans les espaces urbanisés qu’ailleurs. Pour Kerstes et son équipe, ce phénomène serait dû à la chaleur; la bétonisation et le manque d’arbres font souvent grimper la température des villes.

Or, «les escargots aux couleurs sombres absorbent davantage les radiations que leurs cousins jaunes, résume The Atlantic, ce qui peut expliquer le fait qu’ils soient moins adaptés à la ville, où ils auraient donc trop chaud ou passeraient trop de temps à tenter de se cacher du soleil».

Les escargots des villes semblent également avoir plus de rayures sur le dessous de leur coquille que sur le dessous; or, une étude plus ancienne montrait déjà que les escargots rayés se refroidissaient plus vite que les autres, rappelle The Atlantic.

«Pas de bandes noires là où la coquille est exposée au soleil, mais des rayures en dessous, pour mieux se rafraîchir»; tel pourrait être, à en croire les résultats de SnailSnap, le compromis adopté par les escargots urbains.

Si cette étude mérite d’être confirmée, elle montre en tout cas que les escargots des villes ne sont pas les mêmes que ceux des campagnes. Pour le généticien Angus Davison, de l’université de Nottingham, d’autres facteurs pourraient expliquer ces différences de couleurs, tels que les prédateurs: les oiseaux ne chasseraient pas autant certains escargots que d’autres, en fonction de l’apparence de leur coquille, développe The Atlantic.

Quoi qu’il en soit, SnailSnap démontre comment ces animaux s’adaptent à leur milieu de vie… certainement pour survivre dans un environnement modifié par l’être humain.

http://www.slate.fr/story/

Prévisions météo: l’hiver 2019 sera très froid


L’Almanach des fermiers vient de donner ses prévisions pour l’hiver au Canada. Ce sont des prévisions, et avec les changements climatiques, le temps peut être différent. Il faut apprivoiser l’hiver, car s’il l’Almanach a raison, on va geler et pelleter cet hiver. Misère !
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Prévisions météo: l’hiver 2019 sera très froid

 

PHOTOGRAPHER CHRIS ARCHINET VIA GETTY IMAGES

Préparez-vous mentalement!

Par Jessica Chin

Vous vous souvenez de l’hiver?

Selon l’Almanach des fermiers, les Canadiens seront confrontés à une température plus froide que la normale dans la majeure partie du pays.

Selon les prévisions, le mois de février sera plus froid que la normale au Québec et dans l’est de l’Ontario, et le Québec sera exceptionnellement enneigé. Les Maritimes alterneront probablement entre la pluie et la neige tout au long du mois.

Mais ce sont les Prairies qui écoperont le plus. En Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et dans le nord-ouest de l’Ontario, les températures seront nettement inférieures aux moyennes saisonnières durant l’hiver 2018-2019.

Les températures seront les plus froides en février 2019, « -40 C, voire -45 C, seront possibles».

«Ce que nous disons pour cet hiver, c’est qu’il va tout simplement être très, très froid», a déclaré le rédacteur de l’almanach Peter Geiger à CTV News.

MATT277 VIA GETTY IMAGES

Le reste du pays devrait recevoir une quantité normale de neige et de précipitations.

Geiger a déclaré à CTV que la prévision de l’Aparle de «beaucoup de froid, beaucoup de neige» pour les Prairies.

En mars, tous les secteurs, d’un océan à l’autre, pourraient voir des forts vents et des rafales, ainsi que divers types de précipitations.

Automne chaud devant

Il reste tout de même un peu de beau temps avant l’hiver. AccuWeather prévoit un automne chaud pour la majeure partie de l’est du Canada, ce qui devrait prolonger la saison actuelle de feux de forêt et retarder un peu le gel.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les feuilles des arbres sont-elles si différentes ?


Pourquoi en Amazonie, les feuilles des plantes, des arbres peuvent être si grande à comparer aux arbres les températures peuvent aller jusqu’au gel. ? La relation entre soleil, accessibilité à l’eau, l’humidité ainsi que la température ont des impacts sur la grandeur des feuilles
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Pourquoi les feuilles des arbres sont-elles si différentes ?

 

Bananiers

Bananiers en Micronésie.

SUPERSTOCK/SIPA

Par Loïc Chauveau

La taille des feuilles des plantes varie d’un facteur 100.000 ! Une étude complète portant sur 7600 espèces de plantes dans toutes les zones climatiques détaille les influences qui façonnent la principale zone de contact des végétaux avec leur environnement.

LUXURIANCE. La modeste Cassiope tétragone qui couvre les sols de toundra arctique arbore des feuilles de moins d’un millimètre carré. A l’autre bout du spectre, le bananier présente des appendices de plus d’un mètre carré ! Entre les deux, toutes les tailles existent. Mais quels sont les mécanismes qui conditionnent la surface foliaire ? A priori, la réponse est évidente. En présence de chaleur et d’eau en abondance, les plantes sont plus luxuriantes. Une équipe internationale menée par Ian Wright de l’Université Macquarie en Australie a vérifié cette assertion. Leurs résultats, qui font la Une de Sciencedu 1er septembre, révèlent une réalité beaucoup plus complexe.

L’étude croise la taille des feuilles de 7600 espèces situées dans 700 zones climatiques différentes.

« Partout, tout se résume à une question de budget énergétique quotidien. En réalisant le bilan des gains et pertes d’énergie à la fois durant le jour mais aussi durant la nuit, il est possible de déterminer si la température de la feuille dépassera les seuils létaux situés entre -5°C et +50°C », explique Vincent Maire, chercheur à l’Université du Québec à Trois Rivières (Canada) et co-auteur de l’étude.

Il existe bien des zones géographiques où la chaleur et l’abondance d’eau font qu’il n’y a pas de limite théorique à la taille des feuilles. Il s’agit principalement du bassin amazonien et de la forêt équatoriale africaine. Là, les plantes ont suffisamment d’eau pour rafraîchir leurs feuilles en permanence par transpiration et maintenir une température optimale pour la photosynthèse, loin de la température de l’air ambiant.

Dans le reste de la zone intertropicale où l’eau est moins disponible, les feuilles sont plus petites « car le risque de surchauffe est trop grand durant la journée pour les grandes feuilles due à leur incapacité à perdre rapidement la grande quantité de chaleur acquise par le rayonnement solaire», poursuit Vincent Maire.

Des feuilles plus petites pour éviter de geler!

MODELE. En revanche, en zone tempérée, en altitude et dans les zones arctiques, ce n’est pas le risque de surchauffe qui est le facteur limitant, mais le risque de gel durant la nuit.

« Avec une couche isolante d’air importante, la grande feuille dissipe une trop grande part d’énergie dans les longues longueurs d’onde vers le ciel, qui ne peut pas être compensée par la température de l’air ambiant. Ce phénomène peut provoquer un gel même lorsque la température de l’air ambiant est supérieure à zéro », assure Vincent Maire.

Résultat : sur 51% de la surface de la planète, c’est le risque de dommages par le gel durant la nuit qui est le facteur limitant de la taille des feuilles et non la chaleur du jour.

« C’est une idée nouvelle qui bat en brèche l’idée que seules la chaleur et l’eau expliquent la taille des feuilles », salue Patrick Laufs, chercheur à l’Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra-AgroparisTech) qui n’a pas participé à l’étude.

Cette règle énergétique prévaut pour expliquer les différences de taille au sein d’une même espèce selon leur emplacement au sud ou au nord de son aire de répartition. De même un même arbre peut produire des feuilles de taille différente, celles de la canopée en contact avec le rayonnement solaire étant plus petites que celles poussant à l’ombre de la canopée.

Ces résultats sont le fruit d’une double approche, empirique et théorique. En prenant en compte le rayonnement solaire, la pluviométrie, la température, le modèle théorique reconstitue le bilan énergétique d’une feuille et calcule sa taille maximale. Les valeurs observées ne dépassant pas cette taille maximale, ce modèle à l’échelle de la feuille s’en retrouve globalement validé. Ce modèle peut avoir plusieurs applications.

«Pourquoi ne pas s’en servir pour optimiser la taille des feuilles des plantes cultivées et ainsi améliorer les rendements agricoles? », propose Patrick Laufs.

 « Ce travail prédictif va aussi permettre de mieux calculer le rôle de stockage de carbone des plantes dans le cadre d’une évaluation du rôle des végétaux comme puits de gaz à effet de serre », assure Vincent Maire.

Même les paléontologues y trouveront leur compte, en déduisant de la taille des feuilles fossilisées les conditions climatiques dans le passé de la Terre.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-vous ► Canicule : 10 conséquences inattendues


    Avec les changements climatiques, les experts en environnement peuvent donner un aperçu de ce que l’on doit s’attendre. Il y aussi des conséquences que l’on ne sait pas et voici quelques-unes qui étaient imprévues. C’est surtout en Europe, mais on peut sûrement voir des phénomènes similaires en Amérique.
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    Canicule : 10 conséquences inattendues

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Les températures relevées ces dernières semaines en Europe et dans plusieurs autres régions du monde battent des records : 33 °C en Laponie norvégienne, 46 °C au Portugal, et même 51,3 °C dans le Sahara australien. Sous l’effet de la chaleur, on observe des phénomènes bien étranges.

    Des températures exceptionnellement élevées sont relevées dans plusieurs pays du monde. Elles ont des conséquences sur la santé humaine mais aussi d’autres, plus inattendues. En voici quelques-unes.

    Les rennes envahissent les tunnels en Norvège

    Avec des températures dépassant les 30 °C dans le nord de la Norvège, les rennes plutôt habitués aux grands froids ont bien du mal à trouver un peu de fraîcheur. Alors, pour se trouver une place à l’ombre, ils se réfugient… dans les tunnels. Les responsables de la sécurité routière appellent donc les automobilistes à la vigilance, même si aucun accident grave n’a encore été signalé. En Finlande voisine, 4.000 accidents impliquant une collision avec un renne sont à déplorer chaque année.

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Le plus haut sommet suédois perd son statut de point culminant

    Les chaleurs exceptionnelles enregistrées ces derniers jours en Suède ont fait fondre le glacier recouvrant le sommet sud du massif du Kebnekaise de quatre mètres au cours du seul mois de juillet, rapporte Gunhild Ninis Rosqvist, professeur de géographie à l’université de Stockholm. Son altitude est désormais inférieure à celle du sommet nord (2.096,8 mètres) alors qu’en 2017, il le dépassait de deux mètres. Pour autant, la canicule de cette année ne fait qu’accentuer la tendance, puisque le sommet fond déjà d’un mètre par an depuis les années 1980.

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Une hausse de 15 % des accidents de la route

    Le nombre d’accidents les jours de canicule est 15 % plus élevé que la moyenne, indique l’Institut belge pour la sécurité routière. Plusieurs explications sont avancées : d’abord, les piétons et cyclistes plus nombreux sur les routes ; deuxièmement, la diminution de la concentration des conducteurs et, troisièmement, la fatigue due à des nuits peu reposantes et au report des trajets à des heures plus fraîches. En 2016, une étude avait montré une augmentation de 9 % du nombre d’accidents lorsque les températures dépassent les 27 °C.

    De moins bons résultats aux examens

    La chaleur ramollit-elle le cerveau ? D’après une étude de l’université de Harvard, les étudiants qui passent un examen par des températures supérieures à 32 °C ont 12 % de chances en moins de l’obtenir par rapport à ceux qui passent les mêmes épreuves à 22 °C. Une précédente étude de 2016 avait déjà montré une réduction de 10 % des capacités cognitives chez les personnes habitant des logements sans air conditionné. Faut-il alors relever artificiellement les notes des étudiants n’ayant pas bénéficié de la climatisation, comme le suggèrent les auteurs de la première étude ?

    Le prix des céréales explose

    La situation est « catastrophique », s’affole Andrée Defois, une analyste de Stratégie Grains, un cabinet d’études spécialisé dans les marchés des céréaleset oléagineux.

    La récolte de blé dans l’UE ne dépassera pas les 130 millions de tonnes cette année, soit la production la plus faible depuis six ans, estime le consultant. La sècheresse et la chaleur ont dévasté le blé, l’orge et le colza dans les grands pays producteurs comme l’Allemagne, les pays baltes, la Pologne et la Suède. De quoi provoquer une flambée des prix : le blé a dépassé les 200 euros la tonne fin juillet.

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    Les routes et les immeubles fondent

    À Glasgow, en Écosse, les températures ont dépassé les 32 °C ces derniers jours. Trop chaud pour le centre des Sciences, dont les jointures en goudron ont commencé à fondre, laissant des traînées noires sur le dôme. Le centre s’est voulu rassurant, expliquant qu’il n’y avait aucun risque sur la solidité de la structure. Aux Pays-Bas, certaines sections d’autoroutes ont dû être fermées car l’asphalte a commencé à fondre sous le soleil écrasant. Il faut dire qu’en plein soleil, la surface de la route peut facilement s’échauffer jusqu’à 60 °C ou 70 °C.

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    Des munitions de la seconde guerre mondiale mises au jour

    Vingt-quatre grenades, des mines et autres engins explosifs ont été retrouvés à plusieurs endroits la semaine dernière sur les rives de l’Elbe, en Saxe-Anhalt (Allemagne). Un arsenal découvert par des promeneurs à des endroits généralement recouverts d’eau, mais mis à nu en raison de la sécheresse qui sévit cette année dans la région : à certains endroits, la hauteur de l’Elbe ne dépasse pas les 46 centimètres. 

    « Même après des décennies passées au fond de l’eau, les munitions peuvent encore être dangereuses », a averti le Bureau de la police technique (TPA).

    Les piscines virent au vert

    Dans de nombreux jardins, l’eau des piscines devient soudainement verte. En cause, la hausse de la température de l’eau. Lorsqu’elle dépasse 28 °C, le pH augmente, ce qui favorise la prolifération d’algues et réduit l’efficacité du chlore, utilisé comme désinfectant contre les micro-organismes. En plus, le chlore libre de l’eau a tendance à s’évaporer sous l’effet des rayons ultraviolets. Mais attention, jeter des dizaines de pastilles de chlore dans la piscine peut provoquer des irritations des yeux et de la peau, mettent en garde les professionnels.

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les trains arrivent en retard

    En Bretagne, plusieurs trains ont accusé entre cinq et trente minutes de retard ces derniers jours. Et cette fois, ce ne sont ni la grève ni un incendie qui sont responsables, mais la canicule. À partir de 45 °C, les rails se dilatent et se déforment, obligeant la SNCF à réduire la vitesse pour éviter tout risque de déraillement. Les caténaires aussi s’allongent et se détendent. Si les contrepoids chargés de garder le fil bien tendu atteignent le sol, la caténaire risque de toucher le toit du train et d’être arrachée par le pantographe.

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les centrales nucléaires au ralenti

    Malgré les besoins en énergie pour alimenter les climatiseurs, EDF a dû mettre à l’arrêt un réacteur nucléaire et en ralentir deux autres pour respecter les normes environnementales de température de l’eau. Les centrales se servent en effet de l’eau des fleuves pour refroidir les turbines et la rejettent dans l’environnement. Or, avec les fortes chaleurs, l’eau est déjà trop chaude : plus de 28 °C dans le Rhône. Pour autant, EDF assure qu’il n’y aura aucun problème d’approvisionnement, d’autant que la production solaire est elle à son zénith : elle a battu un record en juin, à 1.284 GWh.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le plus haut sommet de Suède a fondu de quatre mètres en juillet.

  • Les rennes se réfugient dans les tunnels pour se mettre à l’ombre.

  • La sécheresse et la chaleur dévastent les récoltes de céréales.

  • Température de l’eau trop élevée : les piscines virent au vert et des réacteurs nucléaires sont à l’arrêt.

    https://www.futura-sciences.com/

Ce ne sont pas les températures extrêmes qui tuent


Les villes avec leur béton et leurs bâtiments, les vagues de chaleur sont pires qu’avant. Nos villes attirent la chaleur, et même la nuit nous sommes incapable de refroidir. Beaucoup sont mort ou ont été hospitalisé faute de fraicheur un peu partout à travers le monde. C’est surtout des personnes seules, ou malades et pauvres qui sont les plus à risques.
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Ce ne sont pas les températures extrêmes qui tuent

 

Les personnes âgées souffrent toujours plus pendant la canicule. | Harnel Hasanovic via Unsplash License by

Les personnes âgées souffrent toujours plus pendant la canicule. | Harnel Hasanovic via Unsplash License by

Repéré par Nina Pareja

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Vox

Le risque dépend plutôt de l’environnement dans lequel vous évoluez et de sa capacité de refroidissement.

Au Japon, ces deux dernières semaines, la canicule a conduit au décès de quatre-vingts personnes et à l’hospitalisation de 35.000 autres. Dans la ville de Kumagaya, au nord de Tokyo, le record national de température a été pulvérisé en début de semaine avec un thermomètre affichant 41,1°C. La barre des 40°C a été légèrement franchie à Tokyo et la canicule devrait se prolonger jusqu’à début août.

Ailleurs dans le monde, les températures sont au plus haut. 2018 devrait devenir la quatrième année la plus chaude de l’histoire. Aux États-Unis, l’été est loin d’être terminé mais neuf records de température ont déjà été battus et dix égalés. Le 6 juillet, il faisait 48°C à Chino en Californie. Dans un village à Oman, au Moyen-Orient, il a fait 42°C pendant cinquante-et-une heures consécutives. En Australie, les températures ont dépassé les 24°C alors que c’est le milieu de l’hiver.

On souffre plus en ville

Souvent, les vagues de chaleur sont plus fortes dans les zones urbaines denses. Le bitume, le béton, l’acier et le verre combinés à l’été peuvent créer des îlots de chaleur à même de provoquer des différences de ressenti d’une dizaine de degrés.

De couleur sombre, les sols absorbent entre 80% et 95% des rayons du soleil: c’est comme quand on porte un t-shirt noir, on a plus chaud. Quand il fait 40°C à Los Angeles, au-dessus des routes, il peut parfois faire 60°C. Face à cela, la ville californienne a décidé de recouvrir ses rues d’un revêtement blanc, appelé CoolSeal, ce qui permettrait de réduire la température ressentie de 5 à 7°C.

Dans les zones urbaines, les températures élevées peuvent accélérer la formation de polluants comme l’ozone, ce qui est suceptible d’enflammer les poumons. Et puisque la chaleur est relâchée par le béton la nuit, les températures ne diminuent pas suffisamment et il est impossible de se refroidir. D’autant plus que les changements climatiques induisent des nuits qui se réchauffent plus vite.

Par ailleurs, nous ne sommes pas toutes et tous habitués de la même façon aux températures élevées. Si le thermomètre affiche 40°C à Phoenix en Arizona, cela n’a rien d’exceptionnel, mais quelque 32°C à Portland dans l’Oregon peut envoyer du monde à l’hôpital.

Impossibilité de se refroidir

Sans climatisation, les maisons peuvent surchauffer et mettre leurs habitants et habitantes face à des risques plus élevés de crise cardiaque, quand le corps atteint une température interne de 40°C. En période de chaleur, les personnes souffrant de problèmes cardiovasculaires ou de pression artérielle souffrent plus car leurs médicaments ont souvent un effet déshydratant.

Au Japon comme au Canada, les individus hospitalisés à cause de la chaleur sont ceux dont la santé était déjà fragile ou qui ne parviennent pas à se refroidir. Selon la radio publique américaine NPR, la plupart des soixante-dix cas de décès au Canada sont des personnes âgées vivant seules dans leur appartement sans climatisation et présentant des problèmes cardiaques. Même constat au Japon.

David Kaiser, qui travaille pour le département de santé canadien, a confirmé à la radio que la grande majorité des gens emmenés à l’hôpital avaient plus de 60 ans, la plupart entre 65 et 85. 60% étaient des hommes, en grande partie sous traitement médical.

Au Pakistan, la vague de chaleur a été mortelle à Karachi, faisant soixante-cinq morts. Mais pour expliquer ce nombre, il faut prendre en compte l’énorme panne de courant survenue quelques jours plus tôt. Comme en 2015 où 1.300 personnes avaient trouvé la mort, ce sont les plus âgées et les plus pauvres qui sont touchées. Au Japon également, de nombreuses inondations ont endommagé le courant de dizaines de milliers d’habitations la semaine précédant la vague de chaleur.

http://www.slate.fr/

Ces 7 endroits du monde ont battu tous les records de chaleur cette semaine


On peut dire qu’on a eu chaud pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, c’est frais, et cela fait du bien. Et ce n’est pas juste au Québec que la canicule a été insupportable. Ailleurs dans le monde, dont 7 records de chaleur ont été relevés. Le réchauffement climatique va devenir le réchauffement global. Et dire qu’il y a encore des gens qui en doute
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Ces 7 endroits du monde ont battu tous les records de chaleur cette semaine

Crédits : Climate Reanalyzer de l’Université du Maine

par  Malaurie Chokoualé

Signe d’un réchauffement global en marche, la dernière semaine de juin a été un doux brasier pour le monde entier, tous hémisphères confondus.

À travers la planète, certaines zones ont enregistré des températures anormalement hautes, mettant parfois en péril la vie d’habitants. Le 5 juillet, le Washington Post relayait les données enregistrées par différents organismes météorologiques nationaux et internationaux, et partageait également la carte rougeoyante de l’université du Maine, Climate Reanalyzer (voir photo ci-dessus).

Voici quelques records mondiaux des températures :

 

  • Denver a égalé son record historique, avec 40,5°C le 28 juin.
  • Montréal a enregistré le 2 juillet sa température la plus élevée jamais enregistrée depuis 147 ans, soit 36,6°C. Dans le sud du Québec, la chaleur a également été meurtrière ; au moins 33 personnes sont décédées suite à ces températures records  (aux dernières nouvelles c’était 50 personnes (nuage) )
  • En Sibérie septentrionale, terre arctique de froid et de glace, les températures sont pourtant grimpées jusqu’à 32°C le 5 juillet dernier, soit 22°C de plus qu’en temps normal.
  • La ville écossaise de Motherwell, non loin de Glasgow, a observé le 28 juin la température la plus haute que le pays ait jamais enregistrée : 33,2°C.
  • En Irlande, un autre record national : la ville de Shannon ont passé la journée du 28 juin sous une chaleur de 32°C.
  • La capitale géorgienne, Tbilissi, cherchait également de la fraîcheur le 4 juillet dernier, avec 40,5°C, son record national.
  • La ville de Quriyat à Oman, a affiché la température minimale la plus chaude jamais enregistrée sur Terre : 42,6°C.

 

En France, point de record mais des températures élevées à travers tout le pays. Dans le Rhône, il a fait jusqu’à 36°C le weekend du 1er juillet, obligeant Météo France à placer à placer le département en alerte canicule pendant trois jours. Ces chiffres inquiétants, évidemment, sont une nouvelle preuve de la gravité du réchauffement climatique. Et l’été ne fait que commencer…

Sources : The Washington Post/University of Maine Climate Reanalyzer

http://www.ulyces.co/