Des chercheurs surprennent des macareux à utiliser un outil pour se gratter


En 2014 et 2018 des scientifiques on remarquer que des macareux moines utilisaient des outils probablement pour se gratter. C’est la première fois qu’il est question oiseaux marins ayant la capacité d’user un outil pour un besoin particulier.
Nuage


Des chercheurs surprennent des macareux à utiliser un outil pour se gratter

Par Emeline Férard

A deux reprises, des scientifiques ont observé des macareux utiliser un outil, en l’occurrence un bâton tenu dans leur bec pour se gratter le corps. Une découverte inédite qui fait de ces oiseaux marins les premiers connus pour avoir recours à des outils.

Avec leur plumage noir et blanc, leur bec coloré et leur démarche dandidante, les macareux possèdent un charme indéniable auquel il est difficile de résister. En particulier lorsque vient la saison de reproduction et qu’ils forment de vaste groupes fascinants à observer au bord des falaises. Mais c’est une découverte insolite que révèle une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Des scientifiques ont observé des macareux sauvages se gratter le corps. En apparence, rien d’exceptionnel, il n’est pas rare de voir les oiseaux marins se passer la tête dans leurs plumes. Sauf que les spécimens en question ne se sont pas grattés n’importe comment. Ils ont utilisé un petit bâton habilement manié avec leur bec. Une observation inédite et d’une importance cruciale, d’après les chercheurs.

Deux macareux gratteurs

Si nous, humains, avons recours à de multiples outils au quotidien notamment pour nous apprêter ou nous nourrir, c’est en effet loin d’être le cas de tous les animaux. Seules quelques espèces sont connues pour en faire de même. Parmi elles, les chimpanzés qui utilisent par exemple des brindilles en guise de cure-dent ou de coton-tige ou les corneilles qui peuvent user de bâtons pour attraper de la nourriture.

Le macareux moine (Fratercula arctica) serait toutefois le premier oiseau marin surpris à montrer un tel comportement. C’est alors qu’ils observaient une colonie sur l’île Skomer au large des côtes du pays de Galles en 2014 que Annette Fayet, écologue de l’université d’Oxford, et ses collègues ont réalisé leur première observation.

L’un des spécimens est apparu avec un petit bâton en bois dans le bec qu’il a ensuite utilisé pour se gratter le dos.

« J’étais surprise et excitée », a confié à Science News, la scientifique qui s’est empressée de prendre des notes.

Mais il a fallu attendre 2018 pour que l’équipe n’observe à nouveau ce comportement et surtout parvienne à le filmer.

La seconde observation a eu lieu en juillet 2018 sur l’île Grimsey en Islande à l’aide de caméras à détection de mouvement. De façon similaire au spécimen britannique, un macareux adulte a été surpris à ramasser avec son bec un petit bâton posé dans l’herbe avant de l’utiliser pour gratter les plumes de son ventre. Dans quel but exactement ? Cela reste à confirmer.

Annette Fayet et ses collègues pensent que les oiseaux ont probablement utilisé les bâtons simplement pour leurs propriétés mécaniques. En clair, pour déloger des parasites ou soulager une démangeaison. Mais il n’est pas totalement exclu que ces ustensiles aient été choisi parce qu’ils émettaient certaines substances chimiques utiles pour le plumage. Une stratégie déjà observée chez d’autres oiseaux.

Un usage plus répandu qu’on ne pensait

Quoi qu’il en soit, ce comportement correspond à la définition actuelle de l’utilisation spontanée d’outil, selon les chercheurs.

En outre, les deux observations ayant été réalisées de façon indépendante au sein de deux colonies séparées de quelque 1.700 kilomètres, elles suggèrent que « l’usage d’outil occasionnel pourrait être répandu au sein du groupe des macareux », écrivent-ils dans leur rapport.

Cette découverte ne révèle pas que le potentiel insoupçonné des macareux mais aussi, de façon générale, celui des oiseaux marins dont le cerveau est considéré comme relativement petit et dont les aptitudes ne sont habituellement pas décrites comme sophistiquées.

« Les capacités cognitives physiques des oiseaux marins pourraient avoir été sous-estimées », soulignent ainsi les chercheurs.

Le problème est que les oiseaux marins ont un mode de vie particulièrement actif et sont difficiles à observer, ce qui pourrait expliquer le manque de connaissances quant à leurs capacités réelles. Néanmoins, cette étude met également en lumière les découvertes encore à faire sur l’utilisation d’outils chez les espèces animales, qui est au cœur d’une vraie énigme pour les biologistes.

Quand et comment ce comportement est-il apparu au cours de l’évolution ? A l’heure actuelle, cela reste flou. D’où l’importance de cette nouvelle découverte.

« Documenter de nouveaux cas d’utilisation d’outil chez les animaux sauvages peut améliorer notre compréhension des facteurs évolutifs qui ont favorisé l’émergence de ce comportement dans le monde naturel », concluent les scientifiques.

https://www.geo.fr

Des centaines d’oiseaux macareux sont mystérieusement morts en Alaska


Nous allons voir des animaux qui vont souffrir de plus en plus des changements climatiques. C’est malheureusement un constat de la mort de plusieurs oiseaux marins en Alaska. Des oiseaux qui meurent de faim
Nuage

 

Des centaines d’oiseaux macareux sont mystérieusement morts en Alaska

 

Puffin (Fratercula arctica) at Látrabjarg, Iceland.
 | Richard Bartz via Flickr CC License by

Puffin (Fratercula arctica) at Látrabjarg, Iceland. | Richard Bartz via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

L’hypothèse la plus probable laisse penser qu’ils sont morts de faim à cause du réchauffement climatique.

On ne les attendait pas à cet endroit à cette période de l’année. Début octobre, des macareux, ces oiseaux au bec reconnaissable entre tous, ont été aperçus sur l’île Saint-Paul au sud-ouest de l’Alaska. Sauf que, quand les habitants ont essayé de les approcher, ces derniers ne bougeaient pas, ou alors tombaient vite sur le ventre lorsqu’ils essayaient de se déplacer sur leurs pattes palmées. 

Le Huffington Post, qui publie un long article sur le sujet, explique que, à la mi-octobre, beaucoup des macareux étaient morts.

«Les années précédentes, on trouvait deux ou trois macareux morts par saison, ce qui est assez commun, explique au site Paul Melovidov, l’une des sentinelles de l’île chargée de l’environnement. Quand vous avez quarante ou cinquante macareux morts mais intacts sur vos côtes en moins d’une semaine, c’est un motif de grande inquiétude.» Au total, le nombre de macareux morts s’élève à 250. 

Aucune trace de maladie pourtant chez les victimes. Il s’avère que la famine chez les oiseaux étaient si avancée que certains finissaient par se manger eux-mêmes…

«Tous les oiseaux étaient sévèrement émaciés, a expliqué Lauren Divine, co-directrice du bureau de conservation de l’écosystème de l’île. Ils avaient tous des tissus musculaires atrophiés, des estomacs vides, et des saignements intestinaux indiquant un état avancé de famine.»

Ces morts mystérieuses menacent l’écosystème déjà fragile de la mer de Béring, qui borde l’île de Saint Paul.

«C’est la maison des baleines, des morses, des orques, des otaries à fourrures, et de pleins d’autres espèces de d’oiseaux de mer», note le HuffPo.

Ces espèces ont également subi ces phénomènes de morts massives ces dernières années. Une telle hécatombe de la faune locale est une nouvelle alarme lancée sur réchauffement climatique, selon de nombreux scientifiques.

«La mer de Béring a montré des records de réchauffement, explique au National Géographique Nate Mantua, écologiste du centre NOAA pour la pêche à Santa Cruz. Nous n’avons jamais rien vu comme ça. C’est un territoire inexploré. Nous sommes au milieu d’une époque incroyable.»

L’hypothèse la plus répandue dans le milieu scientifique consiste à dire que les vents et les eaux d’un été prolongé ont réchauffé la mer de Béring. La fonte des glaces, plus fortes que d’habitude, aurait aussi perturbé le courant dans la région. Conséquence directe, les migrations d’oiseaux comme les macareux, très sensibles au changement climatique, et la présence poissons à disposition ont été chamboulées.

«Il est temps d’agir pour que ces écosystèmes aient une chance de survivre. La santé des communautés natives de l’Alaska en dépend», conclut Lauren Divine. 

http://www.slate.fr/

Un macareux de l’est du pays a été retrouvé sur une rue de Montréal


 Un oiseau qui est bien loin de chez lui, peut-etre a-t’il voyager par des moyens transports non conventionnel pour les oiseaux ou encore il a été désorienté par les lumières de ville mais il a été chanceux d’avoir été sauver par une personne qui avait une certaines connaissance de l’espèce pour que bientôt il puisse retrouver les siens
Nuage

 

Un macareux de l’est du pays a été retrouvé sur une rue de Montréal

 

Andy Blatchford, La Presse Canadienne


MONTRÉAL – Un macareux des côtes du Canada atlantique a été retrouvé errant à des milliers de kilomètres de son habitat naturel: sur une rue achalandée du centre-ville de Montréal.

La directrice d’un centre de soins pour les oiseaux blessés ou orphelins a souligné mardi que l’animal était chanceux d’être encore en vie.

«Il courait en plein milieu de la rue», a expliqué Susan Wylie, directrice du Centre Le Nichoir.

Elle a tenu à saluer la technicienne vétérinaire qui a secouru le jeune palmipède sur la rue Guy, en plein centre-ville de Montréal, la semaine dernière.

«Heureusement, elle savait à quelle espèce d’oiseau elle avait affaire et elle l’a capturé, a relaté Mme Wylie. Ils ne courent pas très vite puisque ce sont des oiseaux plongeurs.»

Le macareux est l’emblème de Terre-Neuve-et-Labrador, où vit et se reproduit la quasi totalité de la population canadienne de cet oiseau.

L’animal est en bonne santé. Un vol d’Air Canada devrait le ramener dans son habitat présumé, sur l’île de Terre-Neuve, a indiqué Mme Wylie. Une escale à l’aéroport de Toronto est prévue à l’itinéraire de vol du palmipède.

Une fois qu’il sera arrivé à St-John’s, un spécialiste des oiseaux marins le prendra en charge jusqu’à ce qu’il soit relâché dans la nature.

D’ici là, il restera dans la baignoire d’un bénévole qui habite en banlieue de Montréal, où il se nourrit d’éperlans depuis son arrivée. Des suppléments vitaminés sont aussi administrés au macareux, qui mesure environ une vingtaine de centimètres. On ignore s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle.

«Ils aiment se baigner et faire des éclaboussures, dit Susan Wylie, une biologiste, au sujet des macareux. Mais de façon générale, ils sont assez tranquilles et indépendants.»

Selon Mme Wylie, l’oiseau pourrait être arrivé à Montréal à bord d’un navire en provenance du Canada atlantique.

Il est aussi probable qu’il fasse partie de l’une des colonies qui nichent dans le Golfe du Saint-Laurent et qu’il ait volé jusqu’à Montréal par ses propres moyens, fait valoir un biologiste de l’Université Memorial de Terre-Neuve, Bill Montevecchi.

Car même si Montréal se situe bien loin de l’habitat présumé du jeune palmipède, il est possible que la luminosité grandissante provenant des villes côtières puisse avoir attiré l’oiseau. Ce genre de situation se produit de plus en plus souvent, selon le scientifique.

Les macareux, surtout les plus jeunes, sont souvent attirés par la lumière, expose M. Montevecchi.

«Ils sont beaucoup plus susceptibles d’être désorientés, essentiellement parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’explorer… mais évidemment, Montréal ne fait pas partie de ces environs.»

http://nouvelles.sympatico.ca