Le Saviez-Vous ► 5 choses à savoir sur la faune en Antarctique


En seulement 5 points, on peut comprendre que l’Antarctique a un équilibre fragile et qu’il est important de la préserver. Cette région a des températures extrêmes, mais manchots peuvent y vivre à la condition qu’ils puissent se suffire en nourriture. La faune marine est riche et s’enchaîne entre les différentes espèces. Un déséquilibre serait dramatique soit par la perte d’une espèce ou l’introduction de plante ou d’animaux évasifs.
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5 choses à savoir sur la faune en Antarctique


5 choses à savoir sur la faune en AntarctiqueDes manchots dans les îles Shetland du Sud, en Antarctique, le 6 novembre 2019© AFP/Johan ORDONEZ

Recouvert de glace et de neige à 99%, l’Antarctique, malgré son immensité, n’est pas propice à la faune terrestre. A l’exception de l’homme, espèce non native, le plus gros animal terrestre est un moucheron de 6 mm, Belgica Antarctica.

La vie marine est en revanche très variée, offrant la diversité la plus riche sur Terre après les récifs de corail. Voici cinq choses à savoir sur la faune en Antarctique.

Les manchots papous : « Phelps des mers »

Le manchot, à ne pas confondre avec le pingouin, qu’on trouve dans l’hémisphère Nord, est sans doute l’animal le plus emblématique du continent.

Quatre espèces y vivent tout au long de l’année: les manchots Adélie, les manchots empereurs, les manchots à jugulaire et les manchots papous.

Ces derniers sont des bolides sous l’eau. Leur vitesse peut y dépasser 35 km/h, près de quatre fois mieux que Michael Phelps, le nageur le plus rapide au monde (9,6 km/h).

Dans la péninsule, la population des manchots papous tend à augmenter quand celle des Adélie est sur le recul. Les scientifiques l’expliquent par une différence de diète: les premiers ont une nourriture variée (krill, calamar et poisson) quand les seconds dépendent exclusivement du krill.

Les manchots sont le plat de prédilection des léopards de mer qui peuvent en avaler jusqu’à 20 par jour.

Le chionis, poubelle à ailes

Malgré sa blancheur immaculée trompeuse, le chionis, un oiseau migrateur rondouillard, est un charognard qui ne fait pas la fine bouche. Ce sont les « poubelles » de l’Antarctique, disent les scientifiques.

« Ils mangent le guano, les déjections de manchots, les poissons ou tout ce que les manchots pourraient faire tomber, tout ce qui mort et qui leur tombe sous la main », explique l’ornithologue Rebecca Hodgkiss.

Le krill, le « fast-food » local

En Antarctique, la chaîne alimentaire est généralement très courte.Elle repose lourdement sur le krill, sans doute la biomasse la plus abondante de la planète selon l’Institut polaire français.

Le plus gros animal au monde, la baleine bleue, dont le poids peut dépasser 150 tonnes, se repaît notamment de ces minuscules crevettes qui se nourrissent elles-mêmes de phytoplancton.

« Pas de baleines sans phytoplancton », souligne la biologiste américaine Allison Cusick. L’inverse est aussi vrai. Riches en fer, les excréments de baleine fertilisent le phytoplancton.

« Vous avez donc cette boucle où le phytoplancton se développe grâce au fer et se fait manger par le krill, les baleines mangent le krill et leurs déjections vont nourrir le phytoplancton », explique Mme Cusick.

Une baleine bleue, une des huit espèces de baleines qu’on trouve en Antarctique, consomme jusqu’à 3,6 tonnes de krill par jour.

Les chiens : espèces indésirables

S’ils ont énormément aidé Roald Amundsen dans sa conquête du Pôle Sud en 1911, en tirant d’abord ses attelages puis en finissant dans sa gamelle, les chiens sont aujourd’hui indésirables en Antarctique.

Signé huit décennies plus tard, en 1991, le Protocole de Madrid sur la protection de l’environnement interdit l’introduction d’espèces animales et végétales non indigènes. Le texte prévoit que tous les canins déjà présents dans ces régions soient évacués avant le 1er avril 1994.

Emmenés aux Malouines pour plusieurs semaines d’adaptation climatique avant leur retour en Grande-Bretagne, les derniers chiens de traîneau du British Antarctic Survey y découvriront pour la première fois… herbe, moutons et enfants.

Plantes indésirables

Malgré les efforts déployés, des espèces invasives sont introduites par l’homme dans la région et peuvent entrer en concurrence avec les espèces locales.

Spécialiste de l’écologie terrestre de l’Antarctique, le Britannique Peter Convey en a dénombré une centaine depuis deux siècles.

« 99% des espèces invasives viennent avec les humains« , scientifiques et touristes, dit-il.

S’il s’agit le plus souvent de végétaux, cela peut aussi concerner des micro-organismes ou des insectes.

En transférant des plantes dans les années 1960, l’homme a ainsi introduit un moucheron sur l’île Signy, dans l’archipel des Orcades du Sud, où il prolifère aujourd’hui au risque de coloniser le continent plus au sud.

Les activités humaines « auront, en réalité, probablement un bien plus grand impact sur les écosystèmes antarctiques que le changement climatique lui-même », concluent M. Convey et son collègue du British Antarctic Survey, Lloyd Peck, dans une étude publiée cette semaine dans la revue Science Advances.

https://www.geo.fr/

Avec le réchauffement climatique, les oiseaux sont de plus en plus petits


En Amérique du Nord, des scientifiques ont mesuré des milliers oiseaux migrateurs pendant 38 ans. Probablement dus aux changements climatiques, ils sont plus petits et leurs ailes sont plus grandes.
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Avec le réchauffement climatique, les oiseaux sont de plus en plus petits


Des chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) ont scrupuleusement mesuré, pendant près de 40 ans, la taille d’oiseaux morts après s’être heurtés à des buildings à Chicago. © Roger Hart, University of Michigan Photography

Des chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) ont scrupuleusement mesuré, pendant près de 40 ans, la taille d’oiseaux morts après s’être heurtés à des buildings à Chicago. © Roger Hart, University of Michigan Photography


Nathalie Mayer
Journaliste

Des chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) ont mesuré, de 1978 à 2016, la taille de quelque 70.000 oiseaux migrateurs d’Amérique du Nord appartenant à 52 espèces différentes. Ils se sont aperçus que la taille de quasiment tous ces oiseaux avait diminué de manière significative – c’est-à-dire pour eux, de 2,4 %. Alors que la longueur de leurs ailes a, en revanche, augmenté de 1,3 %.

Les chercheurs estiment que le phénomène est lié au réchauffement climatique. Notamment parce que, cachées dans la tendance à long terme, ils ont pu identifier des diminutions ou des augmentations de tailles suivant directement des périodes de fort réchauffement ou refroidissement.

« Ce travail de précision constitue la première preuve solide de ce que nous pensions déjà depuis longtemps », explique Benjamin Winger, chercheur à l’université du Michigan.

À savoir que le réchauffement climatique impacte aussi la taille – et même la forme – des oiseaux, et peut-être plus largement des animaux.

https://www.futura-sciences.com/

Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux


Les insecticides, pesticides supposés aider les agriculteurs pour de meilleurs rendements pour leur culture nuit comme on le sait aux abeilles et autre pollinisateurs, mais aussi aux oiseaux sauvages migrateurs. Même une petite dose a un impact sur leur poids, leur santé et sur leur reproduction
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Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux

Les populations d'oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

Repéré sur Fast Company

Repéré par Mathilda Hautbois

Les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles et autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux sauvages suscitent encore plus d’inquiétudes.

Les néonicotinoïdes continuent de faire des ravages. Des travaux de recherche ont prouvé que ces insecticides, dont on connaît la toxicité pour les abeilles, sont également nuisibles aux populations d’oiseaux.

Commercialisés depuis la fin des années 1980, les néonicotinoïdes sont mondialement employés en agriculture.

«L’idée de départ était qu’ils n’étaient nocifs que pour les insectes et qu’ils étaient sans danger pour les mammifères et les oiseaux, note Bridget Stutchbury, professeure de biologie à l’université York, mais personne n’avait encore fait ce type d’étude de dosage sur des oiseaux chanteurs migrateurs.»

Dans une précédente étude, la spécialiste et son équipe avait testé en laboratoire les effets de ces insecticides quand ils sont ingurgités par les oiseaux.

«Nous avons constaté que même de petites doses les rendaient très malades, souligne-t-elle. Nous étions inquiets et surpris, et nous nous sommes demandé ce que deviennent ces oiseaux dans la nature.»

La reproduction affectée

Pour une nouvelle expérience, les scientifiques ont donné de minuscules doses de produit chimique à des moineaux sauvages –des quantités équivalentes à celles auxquelles ils seraient exposés en ne mangeant que deux ou trois petites graines enrobées d’insecticide. Une fois les oiseaux relâchés, l’équipe a suivi leur parcours grâce à des émetteurs radio miniatures.

Les résultats montrent qu’à cause de l’ingestion de l’insecticide, les oiseaux ont perdu en moyenne 6 % de leur poids en six heures. Ceux tombés malades sont restés sur place pendant trois à quatre jours de plus qu’habituellement, probablement pour reprendre de l’énergie ou se remettre de l’intoxication.

Le problème est d’autant plus grave pour les oiseaux dont la saison de reproduction est courte: une arrivée tardive sur les lieux de nidification peut nuire à leurs chances de procréer.

Les scientifiques ont en outre remarqué que les oiseaux malades étaient également désorientés, un handicap majeur pour un animal migrateur.

Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. L’Union européenne a interdit ces insecticides en 2018, mais ils sont encore utilisés dans d’autres pays, notamment aux États-Unis.

Les effets sur les abeilles et les autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux suscitent encore plus d’inquiétudes.

«C’est une très mauvaise nouvelle qu’un vertébré ait été exposé à ces phénomènes dans la nature et qu’en réalisant une expérience contrôlée, on puisse en mesurer les effets dramatiques», a déploré Bridget Stutchbury.

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Des oiseaux terrestres dévorés par des requins


Des scientifiques ont découvert par hasard que les requins-tigres étaient de redoutables prédateurs pour les oiseaux migrateurs. Déjà, ces oiseaux doivent affronter plusieurs obstacles que les jeunes requins sont en grand nombre à la période de migrations. Parmi les victimes, aucun oiseau étaient marins. Ce n’est que des oiseaux venant des forêts de l’Amérique du Nord.
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Des oiseaux terrestres dévorés par des requins


Des biologistes recueillent le contenu de l'estomac des requins-tigres afin de savoir ce qu'ils mangent.

Des biologistes recueillent le contenu de l’estomac des requins-tigres pour savoir ce qu’ils mangent. Photo: Université d’État du Mississippi/Marcus Drymon.

Renaud Manuguerra-Gagné

Les oiseaux migrateurs doivent affronter d’innombrables périls durant leurs longs voyages. Or, des chercheurs américains ont découvert que, pour plusieurs de ces oiseaux, ces périples peuvent se terminer entre les dents de prédateurs inattendus : des requins.

La prochaine fois que vous voyez certains oiseaux voler près de vos maisons, comme des hirondelles des pics-bois ou même certains moineaux, dites-vous qu’il y a un risque non négligeable que ces oiseaux finissent leurs jours dans le ventre d’un requin.

C’est ce qu’ont montré les travaux de chercheurs américains publiés dans la revue Ecology (Nouvelle fenêtre) qui ont démarré totalement par hasard pendant que ces scientifiques étudiaient le comportement de requins-tigres dans le golfe du Mexique.

Ces importants prédateurs sont connus pour leur tendance à être bien peu sélectifs dans leur alimentation. D’autres études ont montré qu’ils s’attaquaient à certains poissons, à des mammifères marins, à des tortues de mer et même à des déchets rejetés par les humains, comme des pneus.

En 2010, alors que les scientifiques étaient en train de capturer certains spécimens au large du Mississippi pour les baguer, l’un des plus jeunes requins, fort probablement stressé par sa capture, a régurgité son dernier repas sur le quai du navire de recherche.

Parmi les restes se trouvaient des plumes d’oiseaux, que les scientifiques ont décidé de récupérer pour analyse. S’attendant à un oiseau marin, ces derniers ont été très surpris lorsque les tests de laboratoire ont indiqué qu’il s’agissait d’un moqueur roux, un oiseau qui se trouve habituellement dans les forêts, les zones agricoles et les banlieues, bien loin du golfe du Mexique.

En fouillant dans la littérature scientifique, ils ont trouvé d’autres cas de requins ayant mangé un oiseau terrestre, mais chaque fois, l’événement était classé comme anecdotique.

Voulant voir s’il n’y avait pas autre chose de plus important derrière ces coïncidences, les chercheurs ont lancé une étude sur le sujet.

Des oiseaux forestiers au menu

L’équipe a entrepris de systématiquement évaluer le contenu de l’estomac des requins qu’ils attrapaient pendant leurs recensements. Entre 2010 et 2018, ils ont capturé 105 spécimens de requins-tigres jeunes. De ce nombre, 41 avaient dévoré un oiseau terrestre peu de temps avant leur capture.

En utilisant le séquençage ADN, les chercheurs ont identifié 11 espèces d’oiseaux différentes, tous des migrateurs qu’on trouve normalement dans des forêts d’Amérique du Nord, et aucun oiseau marin n’était parmi les victimes.

Deux éléments ont émergé de leurs données : d’abord, la vaste majorité des oiseaux dévorés ont été trouvés dans des requins entre les mois d’août et de novembre, exactement au moment où les espèces migratrices entament leur parcours vers l’Amérique du Sud.

L’autre découverte est que cette période coïncide presque toujours avec une augmentation de la population des requins-tigres. Il y a presque trois fois plus de jeunes requins-tigres durant cette période que le reste de l’année, comme si ces requins adaptaient leur cycle de reproduction à cette arrivée de nourriture venue du ciel.

Les périls du voyage

Les migrations d’oiseaux sont parmi les plus importants déplacements de populations animales du monde. Deux milliards d’oiseaux terrestres survolent le golfe du Mexique pendant leur périple au cours duquel ils devront affronter de nombreux événements météorologiques extrêmes, surtout à l’automne.

De plus, ces espèces continentales ne possèdent pas les mêmes huiles que celles qui recouvrent le plumage d’oiseaux marins, dont le rôle est de les protéger de l’eau salée. Si ces oiseaux tombent dans l’océan, que ce soit par accident ou d’épuisement, l’eau dans leurs plumes les rendra trop lourds pour redécoller, ce qui en fait une proie facile pour les requins.

Avec le nombre gigantesque d’oiseaux migrateurs passant au-dessus du golfe, même un petit nombre d’accidents peut fournir une grande quantité de nourriture facilement accessible pour des prédateurs.

Bien que d’autres études soient nécessaires pour avoir une meilleure vue d’ensemble de cette situation, l’ingestion d’oiseaux terrestres par de jeunes requins-tigres représente un type d’adaptation qu’on n’avait encore jamais observée et qui pourrait s’avérer très importante pour le mode de vie des requins.

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Collision mortelle : le dangereux voyage de retour des oiseaux migrateurs


À cette époque de l’année, c’est le temps de la migration des oiseaux. Revenir au Canada, depuis les États-Unis, du Mexique, et même de l’Amérique du Sud comporte beaucoup de risques. Il y a l’énergie pour un tel périple, les prédateurs à éviter, les conditions météorologiques et aussi les collisions. On parle d’environs 25 millions d’oiseaux meurent chaque année de collision avec des maisons et des édifices. Comme ces oiseaux voyagent surtout de nuit, la pollution lumineuse et les fenêtres réfléchissantes peuvent désorienter les oiseaux. Il y a des moyens pour minimiser ces morts causées par nous.
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Collision mortelle : le dangereux voyage de retour des oiseaux migrateurs

 

Un oiseau dans une main.

Chaque année, environ 25 millions d’oiseaux meurent lors de collisions avec des maisons ou des édifices. Photo: Gavin Day

Marie-France Bélanger

Environ 75 % des quelque 450 espèces d’oiseaux que l’on retrouve au pays nous quittent durant la saison froide pour mieux revenir au printemps. Mais le voyage de retour est extrêmement éprouvant, notamment en raison des risques de collisions.

Ils seront 5 milliards à battre leurs petites ailes pour revenir au Canada en partance surtout des États-Unis, mais aussi du Mexique et même de l’Amérique du Sud.

« La migration, c’est probablement la période du cycle annuel où le taux de mortalité est le plus élevé. Il y a beaucoup de risques », explique Jean-François Giroux, professeur au Département des sciences biologiques de l’UQAM et spécialiste des oiseaux migrateurs.

On croit que de 30 % à 40 % des spécimens ne survivraient pas au voyage, mais nous ne disposons pas de chiffres précis. Les conditions météo, les risques de prédation, le niveau d’énergie requise ainsi que les collisions figurent parmi les principaux dangers associés au périple.

Au Canada seulement, selon une étude publiée en 2013(Nouvelle fenêtre), environ 25 millions d’oiseaux meurent chaque année lors de collisions avec des maisons ou des édifices.

un oiseau est sur un poteau. On voit au loin des immeubles d'une ville en arrière-plan.

Un bruant des prés sur un poteau, près d’une zone urbaine Photo : Eduardo Matoud

Une nouvelle étude

Des chercheurs ont voulu mieux comprendre le phénomène en utilisant des dizaines de milliers de cas de collisions à Chicago et Cleveland, deux villes situées dans le corridor de migration des oiseaux, de 1978 à 2017. Ils viennent de publier leurs résultats (Nouvelle fenêtre) dans la revue Proceedings of the Royal Society.

Toutes les données concernent les passereaux, une famille d’oiseaux qui regroupe un grand nombre d’espèces bien connues comme les hirondelles, les mésanges, les geais, les grives et les bruants, pour ne nommer que celles-là.

Les cris de contact en vol : un danger?

Pourquoi certaines espèces entrent davantage en collision avec les immeubles comparativement à d’autres? C’est la question que se sont posée les scientifiques, dont Andrew W. Jones, conservateur au département d’ornithologie au Musée d’histoire naturelle de Cleveland et cosignataire de l’étude qui vient de paraître.

Lui et ses collègues ont observé que les espèces qui produisent des cris de contact en vol lors de la migration ont beaucoup plus de risques d’être victimes de collision.

Trois cris de contact en vol : ceux de grives, de pinsons et d’hirondelles, respectivement

Les cris de contact en vol seraient une façon de communiquer pour les oiseaux. Mais ce comportement est encore mal compris par les scientifiques, qui manquent de données à ce sujet. Comme la plupart des passereaux voyagent de nuit et se reposent le jour, ces cris passent souvent inaperçus d’autant qu’ils peuvent être produits à des altitudes pouvant aller jusqu’à 3 kilomètres.

Or, le problème, c’est que la migration de nuit et les cris de contact en vol ne font pas bon ménage parce que les oiseaux sont attirés par la lumière des villes.

« Les cris servent entre autres à maintenir la cohésion des groupes en migration pendant la nuit. Le problème, c’est qu’avec les cris, certains individus qui sont éblouis, qui sont désorientés par la lumière, vont attirer leurs congénères. Alors que les oiseaux qui n’ont pas développé ces cris de contact vont se percuter aussi. Mais ils n’attireront pas le reste du groupe », explique Jean-François Giroux.

Des projets pour secourir les oiseaux migrateurs

Certaines villes ont mis en place des projets pour recueillir les oiseaux au pied des édifices dans l’espoir de mieux comprendre le phénomène des collisions et peut-être même de sauver certains individus.

En période migratoire, comme c’est le cas maintenant, le bénévole Gavin Day arpente les abords de certains édifices de Toronto au petit matin quelques fois par semaine, pour l’organisme Fatal Light Awareness Program (FLAP). Ce programme a pour objectif de protéger les oiseaux migrateurs en milieu urbain des effets de la lumière, grâce à de la sensibilisation et de la réhabilitation. En moyenne, il recueille chaque matin quelques oiseaux morts ou toujours vivants, mais fortement assommés. Il précise que les édifices les plus meurtriers sont ceux aux vitres très réfléchissantes, situés à proximité d’arbres ou de bosquets où peuvent se percher les oiseaux.

« [L’oiseau] ne sait pas que c’est une réflexion. Il s’envole à toute vitesse vers la vitre », raconte le bénévole.

On voit un oiseau dans une main.

Un pic flamboyant recueilli par le bénévole Gavin Day de l’organisme Fatal Light Awareness Program, à Toronto Photo : Gavin Day

L’organisme FLAP, qui est aussi un groupe de pression, tente de convaincre les pouvoirs publics d’adopter des mesures pour prévenir les collisions. On retrouve maintenant sur certains édifices de Toronto de petits points sur les fenêtres pour briser la réflexion. Par ailleurs, certains immeubles éteignent les lumières de leurs bureaux durant la nuit.

Le Regroupement Québec Oiseau, organisme voué à l’observation, la compréhension et la protection des oiseaux, précise que les collisions des oiseaux avec les édifices à Montréal sont anecdotiques. L’une des raisons évoquées est que la ville ne se trouve pas dans le grand corridor de migration des oiseaux comme Chigago, Cleveland ou Toronto.

Le rôle des citoyens

Selon une étude, 90 % des collisions d’oiseaux se produiraient avec nos résidences. Les experts recommandent donc aux citoyens de tirer les rideaux, de disposer les mangeoires à bonne distance de leur maison, ou même d’apposer des appliqués d’oiseaux de proie dans les fenêtres.

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Déversement à Terre-Neuve: 15 oiseaux enduits de pétrole


15 oiseaux qui ont subi les conséquences de la marée noire près de Terre-Neuve, enfin du moins ce qui ont été trouver, car la réalité pourrait être bien pire.
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Déversement à Terre-Neuve: 15 oiseaux enduits de pétrole

 

Les experts en oiseaux de mer affirment qu'une... (Photo Jae C. Hong, archives Associated Press)

Les experts en oiseaux de mer affirment qu’une estimation du nombre d’oiseaux tués par la marée noire pourrait prendre des mois, mais que le bilan va probablement augmenter.

PHOTO JAE C. HONG, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

La Presse Canadienne
Saint-Jean

Au moins 15 oiseaux de mer enduits de pétrole ont été repérés après le plus grand déversement jamais enregistré au large des côtes de Terre-Neuve, mais une biologiste a prévenu que les déversements antérieurs démontrent qu’il pourrait en réalité y en avoir plusieurs milliers.

La firme d’hydrocarbures Husky Energy a rapporté les observations mercredi et confirmé la présence d’un oiseau mort depuis qu’environ 250 000 litres de pétrole se sont déversés dans l’océan vendredi lors d’une violente tempête.

La plate-forme SeaRose tentait de reprendre la production quand une panne s’est produite, provoquant le déversement.

Les experts en oiseaux de mer affirment qu’une estimation du nombre d’oiseaux tués par la marée noire pourrait prendre des mois, mais que le bilan va probablement augmenter.

Gail Fraser, une biologiste des oiseaux de mer de l’Université York, a déclaré que même un petit nombre d’oiseaux enduits de pétrole suscite des inquiétudes, puisque cela témoigne de dommages probablement beaucoup plus graves.

« Le fait qu’ils aient trouvé des oiseaux enduits de pétrole signifie qu’il y a probablement beaucoup plus d’oiseaux qui ont subi le même sort », a dit Mme Fraser.

Les marées noires antérieures ont abouti à des estimations du nombre de décès d’oiseaux, qui se chiffrent par milliers, a-t-elle déclaré.

Le déversement de Terra Nova en 2004, qui avait déversé 165 000 litres de pétrole dans l’océan, aurait tué environ 10 000 oiseaux.

La biologiste a noté que l’incident de Terra Nova avait déversé moins de pétrole dans l’océan, mais que cela s’était produit à la même période de l’année que le dernier incident, ce qui signifie qu’un nombre similaire d’oiseaux tels que des guillemots et des tourterelles se seraient trouvés dans la région.

Selon Mme Fraser, « des millions » d’oiseaux migrent vers la région depuis l’Arctique à cette période de l’année, et les conditions difficiles de la fin de semaine rendent impossible un décompte précis des oiseaux tués.

« Les conditions étaient terribles et il est difficile d’obtenir de bonnes estimations du nombre d’oiseaux de mer susceptibles d’avoir été tués, a-t-elle dit. On peut seulement faire de notre mieux. »

Les oiseaux de la région sont particulièrement sensibles à la pollution par les hydrocarbures, a prévenu Mme Fraser. Les oiseaux peuvent mourir d’hypothermie si même une petite quantité d’huile tache leur plumage.

Ils ont également de faibles taux de reproduction et une longue durée de vie, ce qui signifie qu’un impact important sur la population fait vraiment mal.

Mme Fraser déplore qu’on ne tienne pas toujours compte de ces réalités lorsque les entreprises sont condamnées à une amende pour avoir nui aux populations d’oiseaux de mer.

Une amende de 3 millions a été infligée à Syncrude Canada en 2008 lorsque plus de 1600 canards sont morts après avoir atterri dans un bassin de résidus. À titre de comparaison, Petro-Canada a reçu une amende de 290 000 $ pour le déversement de Terra Nova qui aurait tué 10 000 oiseaux.

« Tuer 10 000 oiseaux de mer est une grosse affaire écologique et l’amende devrait en tenir compte », a dit Mme Fraser.

Scott Tessier, le directeur général de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, a déclaré qu’aucune nappe de pétrole n’avait été repérée sur l’eau lundi ou mardi, ce qui signifie que le pétrole s’est probablement dégradé au point de ne plus pouvoir être nettoyé.

La commission se concentre maintenant sur la surveillance de la faune et son enquête sur l’incident.

Les exploitants de l’industrie extracôtière de Terre-Neuve sont responsables du respect de leurs propres plans en matière de sécurité et de protection de l’environnement. L’organisme de réglementation surveille et enquête au besoin.

Trevor Pritchard, le vice-président principal de Husky Energy au Canada atlantique, a assuré que son équipe avait suivi les plans et les procédures de l’entreprise, et que celle-ci enquêtait sur les causes du dysfonctionnement de l’équipement.

« Nous n’avons rien vu qui nous indique que nous n’avons pas suivi nos procédures internes », a dit M. Pritchard.

Husky fournit les procédures au conseil de réglementation, mais un porte-parole de Husky a déclaré dans un courriel que la société « ne divulguait pas ses procédures d’exploitation spécifiques publiquement pour des raisons de sécurité et commerciales ».

M. Pritchard dit que Husky ne redémarrera pas la production tant qu’elle n’aura pas « pleinement confiance » dans l’intégrité du système sous-marin.

« Personne ne voulait que cet incident se produise. C’est une mauvaise journée pour nous. Pouvons-nous changer des choses, oui, nous le pouvons. Je ne sais pas encore ce qu’elles sont », a déclaré M. Pritchard.

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La pétrolière Syncrude accusée pour la mort de 31 grands hérons sur l’un de ses sites


Une  pétrolière Canadienne fait face à la juste pour la mort de 31 hérons et ce n’est pas la première fois qu’il est dans l’eau chaude, il y a quelques années cette compagnie a été retrouvé coupable de la mort de 1600 canards.
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La pétrolière Syncrude accusée pour la mort de 31 grands hérons sur l’un de ses sites

 

Syncrude a révélé en août 2015 que 29... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

Syncrude a révélé en août 2015 que 29 carcasses de grands hérons avaient été découvertes à côté d’une station de pompage près d’un bassin de décantation abandonné à Mildred Lake, au nord de Fort McMurray.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne

La pétrolière Syncrude Canada est accusée par le gouvernement fédéral relativement à la mort de 31 grands hérons à l’une de ses mines de sables bitumineux du nord de l’Alberta, il y a plus de deux ans.

Les accusations, portées en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, s’ajoutent à d’autres chefs déjà portés par le gouvernement provincial dans cette affaire.

Syncrude a révélé en août 2015 que 29 carcasses de grands hérons avaient été découvertes à côté d’une station de pompage près d’un bassin de décantation abandonné à Mildred Lake, au nord de Fort McMurray. D’autres hérons ont plus tard été euthanasiés, sur ordre des agents de la faune de l’Alberta.

La pétrolière avait d’abord soutenu qu’un système de dissuasion était fonctionnel sur ce site, mais un porte-parole a ensuite nié cette information. Syncrude installe des clôtures, des canons assourdissants et des effigies de prédateurs pour éloigner les oiseaux.

La pétrolière a comparu à Fort McMurray mercredi pour répondre des accusations fédérales. L’amende maximale est de 500 000 $.

En 2008, Syncrude Canada avait été condamnée à verser une amende de 3 millions de dollars à la suite de la mort de plus de 1600 canards qui s’étaient posés sur un bassin de décantation.

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