Extraterrestres et base secrète dans le désert du Nevada : la mobilisation fait un flop


Enfin du compte, la zone 51 n’a pas été envahi, il y a eu beaucoup moins de monde que prévu et aucune altercation entre la police, l’armée et les manifestants, sauf peut-être une seule personne qui aurait uriner a l’entrée du site.

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Extraterrestres et base secrète dans le désert du Nevada : la mobilisation fait un flop

PHOTO JIM URQUHART, REUTERS

(Los Angeles) Les réseaux sociaux annonçaient deux millions de personnes pour « donner l’assaut » à une base secrète de l’armée américaine dans le désert du Nevada, accusée par les conspirationnistes de tout poil d’y cacher des extraterrestres : ils ne sont finalement pas plus d’une centaine à avoir fait le déplacement.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Tout a commencé par un message sur Facebook organisant un événement intitulé « Prenons d’assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous ». 

L’idée était d’envahir le 20 septembre à 3 h du matin cette fameuse « Zone 51 », une base de l’US Air Force si secrète que son existence même n’a été reconnue par la CIA qu’en 2013.

Relayé par les médias et moqué par les humoristes, l’événement avait fait grand bruit, incitant même l’armée américaine à adresser une sévère mise en garde aux audacieux qui auraient vraiment l’idée d’envahir le site.

Au total, deux millions de personnes s’étaient inscrites lorsque Facebook a supprimé début août l’événement, qui ne respectait pas ses critères de publication.

Seul hic : Matthew Roberts, l’initiateur de cet événement, a depuis reconnu qu’il s’agissait d’une simple blague qui lui était passée par la tête « quand il s’ennuyait à 2 h du matin ». Le jeune homme dit avoir été inspiré par un autre message Facebook qui appelait à voler les 10 000 lacs du Minnesota, avoir trouvé l’idée de la « zone 51 » pour faire encore plus loufoque puis être allé se coucher.

Selon des médias locaux, seule une centaine de personnes, souvent déguisées ou portant parfois un bonnet en papier d’aluminium pour se protéger des ondes, a finalement répondu à l’appel dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un rassemblement plutôt festif qui s’est soldé par une seule arrestation.

PHOTO BRIDGET BENNETT, AGENCE FRANCE-PRESSE

L’infortuné contestataire est un homme ayant uriné sur l’entrée du site, dont la route d’accès avait été fermée environ 1,5 km en amont par les autorités.

PHOTO BRIDGET BENNETT, AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon le shérif local, les « festivals » organisés dans deux bourgades voisines en marge du rassemblement n’ont attiré qu’environ 1500 personnes, bien moins qu’attendu par les organisateurs.

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KFC lance un nouveau sand­wich avec des donuts à la place du pain


Ça prend bien les Américains pour faire une telle innovation alimentaire, si on peut appeler une innovation. Alors qu’on pointe du doigt la malbouffe, il faut que la restauration rapide invente des mets de plus en plus calorique et gras.
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KFC lance un nouveau sand­wich avec des donuts à la place du pain


Crédits : KFC

par  Mathilda Caron

La célèbre chaîne de fast-food KFC propose une nouvelle recette à ses clients améri­cains : un hambur­ger de poulet frit entre deux donuts, rapporte CNN ce 18 septembre.

Pour l’ins­tant, l’étrange combi­nai­son sucrée-salée est réser­vée aux habi­tants de Norfolk, en Virgi­nie et Pitts­burgh en Pennsylvanie, pour une durée limi­tée.

« Dans le cadre de sa stra­té­gie d’in­no­va­tion alimen­taire, KFC est toujours à la recherche de moyens de servir ses clients avec de nouveaux choix déli­cieux et inno­vants », explique l’en­tre­prise dans un commu­niqué.

Rempla­cer les buns par des donuts, ça se pose là ques­tion inno­va­tion.

Si ce nouveau sand­wich est un succès, il pour­rait bien arri­ver dans tous les restau­rants améri­cains… voire même en Europe.

Source : CNN

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Une enfant de 10 ans succombe à une amibe «mangeuse de cerveau»


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C’est une triste fin pour une petite fille de 10 ans, décédée après qu’une amibe mangeuse de cerveau a pénétré par le nez. Cette amibe vit dans des eaux chaudes et douces des lacs et rivières en plus des sources géothermales et des piscines mal entretenues
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Une enfant de 10 ans succombe à une amibe «mangeuse de cerveau»


(Washington) Une petite Américaine qui s’était baignée dans un cours d’eau au Texas est décédée lundi après avoir contracté une infection due à une amibe « mangeuse de cerveau », ont annoncé sa famille et plusieurs médias.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Lily Mae Avant, 10 ans, avait commencé à avoir des maux de tête le 8 septembre, rapidement suivis d’une fièvre. Après son hospitalisation d’urgence, les médecins avaient découvert la présence d’« une amibe très rare et agressive », selon sa famille.

« Notre belle petite fille est […] dans les bras de Jésus », ont écrit ses proches lundi dans un groupe Facebook créé après sa maladie.

La petite fille s’était baignée dans le fleuve Brazos.

Le département de la Santé du Texas a confirmé à des médias locaux qu’elle avait contracté une infection due à l’amibe « Naegleria fowleri », qui se plaît dans les eaux douces et chaudes des lacs, des rivières en été ainsi que dans des sources géothermales et des piscines mal entretenues.

« L’amibe est présente dans les cours d’eau douce à travers le Texas et ailleurs aux États-Unis. Les cas sont extrêmement rares malgré les millions de personnes qui nagent dans les lacs et les rivières chaque année », a dit le porte-parole du département, Chris Van Deusen.

Cette amibe pénètre par les narines et remonte jusqu’au cerveau, provoquant de fortes migraines, une hyperthermie, un raidissement de la nuque et des vomissements, avant d’entraîner des vertiges, une léthargie, de la confusion et des hallucinations.

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Des squelettes découverts dans le Connecticut éclairent sur la vie des immigrés au XIXe siècle


Des ossements de 4 personnes ont été trouvés dans un cimetière de plus de 600 tombes longtemps oubliés au Connecticut. Ce cimetière était enterré des immigrants irlandais. Surprise, 3 des corps n’étaient pas irlandais mais de l’Europe centrale ou de l’Europe du Sud, alors que le 4e est sans doute un homme qui aurait subit la pendaison. Surprise, 3 des corps n’étaient pas réuni de l’Europe centrale ou de l’Europe du Sud, alors que le 4e est sans doute un homme qui aurait subit la pendaison.
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Des squelettes découverts dans le Connecticut éclairent sur la vie des immigrés au XIXe siècle

Des squelettes découverts dans le Connecticut éclairent sur la vie des immigrés au XIXe siècleL’un des crânes découverts en 2011 sur le site de construction du Yale New Haven Hospital dans le Connecticut.© H. Eckels and G. P. Aronsen

Par Emeline Férard –

Une équipe de spécialistes a analysé quatre squelettes découverts en 2011 sur le site de construction d’un hôpital dans le Connecticut. Trois des défunts, un homme et deux femmes, ont montré une origine inattendue qui livre un nouvel éclairage sur l’immigration au XIXe siècle dans la région.

Huit ans après leur découverte, des squelettes ont commencé à livrer leurs secrets aux Etats-Unis. C’est sur le site de construction d’un hôpital, le Yale New Haven Hospital à New Haven dans le Connecticut, qu’un premier os humain est apparu en juillet 2011. Après avoir lancé des fouilles, les archéologues ont fini par mettre au jour quatre squelettes quasiment complets et intacts.

Il a toutefois fallu attendre qu’une équipe multidisciplinaire mène des analyses poussées pour révéler leur histoire. Selon leur étude récemment publiée dans la revue PLoS ONE, les ossements trouvés empilés appartiennent à deux hommes et deux femmes âgés de 35 à 60 ans et leur présence à cet endroit n’est pas le fruit du hasard.

Un cimetière sous l’hôpital

Des recherches ont en effet confirmé que l’hôpital avait été construit sur un cimetière catholique, plus précisément celui de l’église de Christ Church, la première église catholique romaine de New Haven et la deuxième du Connecticut. Selon les historiens, ce cimetière serait resté actif entre 1834 et 1854 avant d’être abandonné suite à l’ouverture d’un cimetière plus grand.

Après que l’église a changé de nom en 1858, devenant la St. John’s Catholic Church, les pierres tombales ont été retirées, faisant définitivement tomber le cimetière dans l’oubli. Quelque cent ans plus tard, en 1969, l’Université de Yale a racheté la propriété, probablement sans connaitre l’existence des sépultures, aucun document lié à la transaction n’en faisant état.

D’après les archives, le cimetière compterait plus de 600 tombes abritant principalement des membres de la communauté locale de l’époque composée d’immigrés irlandais. Une analyse démographique des données historiques a montré que la mortalité y était élevée et que de nombreux défunts avaient été victimes d’épidémies de dysenterie et de typhoïde notamment.

« Les fidèles de Christ Church menaient des vies stressantes », a expliqué Gary Aronsen, anthropologue de l’Université de Yale qui a participé aux recherches. « The Hill (le quartier où l’église était installée, ndlr) était un quartier surpeuplé où les maladies se répandaient facilement ».

Et ses résidents qui fournissaient la main d’oeuvre pour l’industrie grandissante, devaient remplir des tâches physiques et intenses.

Des ouvriers d’une origine inattendue

Trois des défunts récemment découverts n’ont visiblement pas échappé à cette dure vie de labeur. Tous les ossements ont montré des signes indiquant un travail très physique, notamment des traces d’arthrose, des excroissances osseuses au niveau des vertèbres ou encore une solide musculature. Les chercheurs ont également mis en évidence divers problèmes de santé.

L’homme a présenté plusieurs côtes cassées guéries, résultant probablement d’une mauvaise chute durant l’enfance, ainsi qu’un traumatisme au niveau du crâne. L’étude a en outre révélé que les dents de chaque individu affichaient de petites encoches causées par l’utilisation de flûtes en céramique, très populaires à l’époque.

Toutes ces observations ont renforcé l’idée selon laquelle les défunts devaient être des Irlandais catholiques qui travaillaient en tant qu’ouvriers. Les analyses génétiques ont cependant contredit cette théorie. Elles ont conclu que trois des quatre individus adultes provenaient de l’Europe centrale ou de l’Europe du Sud. Une origine inattendue dans la zone géographique de New Haven et à cette époque.

Les quatre squelettes quasiment complets ont montré les signes d’une vie de dure labeur. – H. Eckels and G. P. Aronsen

« Quand les [résultats] ADN sont revenus, cela nous a vraiment choqués », a confirmé Nicholas Bellantoni, archéologue membre de l’équipe pour The Middletown Press. Si les données historiques mentionnent bien des immigrés prussiens, polonais, allemands ou italiens à New Haven, ils semblaient jusqu’ici représenter une « petite partie de la population », explique l’étude.

Les chercheurs n’ont réussi à trouver aucune correspondance potentielle entre les rapports historiques et les défunts. Mais la présence de ces trois immigrés au sein de cette communauté essentiellement irlandaise et anglo-saxonne témoigne selon eux, de l’importance de leur foi catholique.

 Cela indique que « leur foi les unifiait bien plus que leur langue ou leur nationalité à cette époque », a précisé Gary Aronsen.

« Nous avons tendance à associer le catholicisme américain à l’immigration irlandaise, mais notre travail montre une histoire bien plus complexe et met en lumière la façon dont la religion servait à lier les communautés entre elles », a-t-il poursuivi dans un communiqué. En particulier à une époque où les immigrés catholiques constituaient une minorité souvent persécutée.

Un quatrième défunt identifié ?

Le quatrième squelette qui a bel et bien montré une origine irlandaise a lui livré une toute autre histoire. L’analyse de ses ossements a montré une fracture au niveau des vertèbres du cou. Après revue des données historiques, les chercheurs pensent qu’il pourrait s’agir de James McCaffrey, un ouvrier irlandais itinérant condamné en 1850 à la pendaison après avoir été accusé de meurtre.

« A New Haven en octobre 1849, il a vraisemblablement rendu visite à un couple (Ann et Charles Smith) qui possédait une auberge et une piste de jeu à East Rock. Peu après sa visite, les Smiths ont été retrouvés morts, tuée d’une balle et battu à mort respectivement », relatent les spécialistes dans leur étude. Accusé, McCaffrey aurait fui au Canada avant d’être rattrapé, condamné et exécuté à New Haven.

Pour le moment, il est difficile de confirmer l’identité du quatrième squelette mais les blessures observées au niveau de son cou correspondraient à celles d’une pendaison.

« Il est excessivement rare d’identifier un individu en réalisant ce genre de recherches », a souligné Nicholas Bellantoni. « Le fait que nous ayons la possibilité d’identifier cette personne est passionnante mais il reste du travail à faire ».

Si de nouvelles analyses seront menées au cours des prochains mois, les quatre défunts rejoindront bientôt un nouveau lieu de repos. Au printemps 2020, ils seront inhumés dans le cimetière de St. Mary’s Church à New Haven au cours d’une cérémonie funéraire officielle.

« C’est une question de respect pour les défunts eux-mêmes », a expliqué l’archéologue. « Il est temps maintenant… qu’il soit correctement inhumé, avec une cérémonie catholique ».

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Le Saviez-Vous ► Erwin, la ville qui a pendu un éléphant le 13 septembre 1916


J’avais déjà vu cette photo, mais je ne savais pas la triste histoire de cet éléphant. Elle a été malmenée par un dresseur d’un cirque aux États-Unis qui n’avait aucune patience avec les animaux. La mort de son dresseur en plein spectacle a fait à d’elle une meurtrière qu’il fallait tuer à tout prix. Le seul moyen était de prendre une grue d’un chemin de fer. En plus, il fallait payer pour assister au spectacle de sa pendaison.
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Erwin, la ville qui a pendu un éléphant le 13 septembre 1916


Par Cyril Guinet

C’est une petite bourgade du Tennessee, nichée dans la forêt nationale de Cherokee aux pieds de la montagne de Buffalo. Elle est tristement célèbre pour avoir, le 13 septembre 1916, exécuté Mary, l’éléphant vedette d’un cirque, dans des circonstances effroyables.

En cette fin d’été 1916, des affiches annonçant l’arrivée du Sparks Brother’s Circus ont fleuri un peu partout sur les murs de Saint-Paul, en Virginie (Etats-Unis). Ces publicités promettent un spectacle « divertissant, instructif et moral » : des hommes statues, des lions de mer dressés, mais surtout ce qui doit être l’attraction principale : une troupe d’éléphants.

Un homme, en arrêt devant l’image des pachydermes, semble fasciné. Walter Eldridge, un vagabond surnommé « Red » (Rouge) en raison de ses cheveux roux, cherche du travail et il vient d’avoir une idée. Quelques instants plus tard, il tente sa chance auprès de Charlie Sparks, le directeur du cirque. Coup de chance – ou de malchance comme nous le verrons plus tard – Sparks a justement besoin de quelqu’un pour s’occuper des éléphants.

Walter Eldridge apprend vite les ficelles du métier auprès des autres soigneurs. Ses collègues, cependant, remarquent que le nouveau venu manque de patience avec les animaux. S’il s’entête à terroriser les bêtes avec la baguette cinglante qu’il a toujours à la main, il finira par avoir des problèmes. Cela ne fait un pli.

Deux jours après son embauche seulement, le 12 septembre, un premier incident éclate alors que les éléphants, qui ont besoin de se rafraîchir, sont conduits jusqu’à une réserve d’eau où ils pourront s’asperger. Les événements tragiques de cette journée peuvent être reconstitués grâce à des témoignages enregistrés sur bandes audio et conservées aux Archives de l’East Tennessee State University. Eldridge conduit le leader du troupeau, une femelle d’une trentaine d’années baptisée Mary, le plus grand animal vivant sur Terre, selon la publicité du cirque Sparks. Soudain, celle-ci aperçoit un melon sur le bord du chemin. Elle s’arrête et allonge la trompe pour attraper le fruit, sans doute tombé d’un camion. Aussitôt, Eldridge tente de la faire repartir en lui tapant sur la tête avec sa trique. Mary lance un barrissement de douleur, saisit Eldridge avec sa trompe, le soulève dans les airs et le balance au loin.

Le dresseur se relève furieux et les autres soigneurs doivent s’interposer.

L’après-midi, un spectacle est donné. L’arrivée de la troupe des éléphants est saluée par un tonnerre d’applaudissements. Eldridge, qui rumine toujours sa rancœur, mène Mary durement. Les animaux font le tour de la piste, dansent d’un pied sur l’autre, s’alignent comme à la parade, avec toujours Mary en tête de file. Au moindre écart de cette dernière, Eldridge en profite pour lui donner un coup de trique rageur.

Tant et si bien que l’éléphante s’énerve et montre des signes d’agitation. Eldridge frappe de plus belle. Jusqu’au moment où Mary, une nouvelle fois, saisit son dresseur et pour le projeter dans la sciure de la piste. Cette fois, avant que les autres cornacs n’aient le temps d’esquisser le moindre geste, et avant même qu’Eldridge ne puisse se relever, l’éléphant fonce droit sur lui. Sous les yeux du public, Mary pose son énorme patte sur la tête de son dresseur et appuie de tout son poids. Eldridge meurt écrasé sous la pression de cinq tonnes de muscles.

Tandis que le personnel du cirque évacue les éléphants dans la panique, la foule hurle : « A mort l’éléphant tueur ! »

Dans le public, un forgeron dégaine son revolver et fait feu à cinq reprises sans blesser l’animal. Charlie Sparks, le directeur, alors que d’autres spectateurs braquent également leurs armes en direction de Mary.

« Sa peau est si épaisse que vous n’arriverez qu’à la blesser », prévient-il.

Les vengeurs, cependant, ne renoncent pas et réclament, à corps et à cris, la mort de l’animal. Le directeur du cirque, comme il l’expliquera plus tard, commence à craindre qu’on lui retire l’autorisation de produire des éléphants, ce qui compromettrait l’avenir de son cirque. Il comprend qu’il n’a pas d’autre solution que de livrer Mary et suggère qu’on la pende, comme un bandit de grand chemin. Cette dernière idée fait finalement l’unanimité.

Pendre un animal aussi imposant semble impossible, mais quelqu’un a une idée : Erwin, une ville voisine du Tennessee possède une grue qui sert à décharger les trains de charbon. L’engin, d’une centaine de tonnes, est capable de soulever Mary…

Une pendaison hors du commun

Le lendemain du drame, 13 septembre 1916, le cirque Sparks se met donc en route pour Erwin. Pour rentabiliser le voyage, une représentation – dont Mary est dispensée – a lieu en début d’après-midi.

A 16 heures, sous une pluie fine, Mary et quatre autres éléphants sont conduits du côté de la gare. Mary ne se laisserait mener nulle part seule. Arrivée sur les lieux de son supplice, les dresseurs attirent leurs pachydermes en leur donnant de la nourriture tandis qu’on entraîne Mary jusqu’au au pied de la grue. Tous les spectateurs ayant payé leur entrée au spectacle, ont été invités gracieusement à la pendaison de l’éléphant. 3000 personnes, dont une majorité d’enfants, sont venues assister à la mise à mort de « Mary la meurtrière », comme on la surnomme.

On entrave les pattes arrière de l’animal pour l’empêcher de s’enfuir. C’est un pompier de la ville, Sam Harvey, surnommé Harvey-N’a-qu’un-œil, qui a été désigné pour faire office de bourreau. Avec l’aide d’un dresseur, il passe une autre chaîne autour du cou de Mary dont l’autre extrémité est reliée à l’énorme crochet de la grue.

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Dans un silence de cathédrale, Harvey-N’a-qu’un-œil met le treuil en marche. La chaîne se tend puis l’éléphante est soulevée du sol… Quelques secondes plus tard, dans un sinistre bruit de craquement, la chaîne cède et Mary s’effondre sur le sol. Voyant l’éléphant tueur libre de ses chaînes, les spectateurs s’affolent et courent se mettre à l’abri. Mary, cependant, la hanche brisée, est incapable de faire le moindre mouvement. Sonnée, elle reste assise sur son postérieur. Un employé du cirque se précipite et grimpe sur son pour lui passer une chaîne plus solide autour du cou. Le treuil est remis en action et Mary est soulevée une nouvelle fois. L’animal se débat désespérément, étranglé, suffoquant, au bout de la chaîne sous les vivats de la foule.

Trente minutes plus tard, la grue redescend le corps qui s’affaisse sur le sol. Mary ne bouge plus. Elle est morte.

On a raconté que le corps de Mary avait été enterré à l’endroit où se trouve aujourd’hui le tribunal d’Erwin. C’est faux. Il aurait fallu pour cela la transporter de plus d’un kilomètre et demi du lieu de son exécution. Ce qui n’était pas envisageable. On s’est donc contenté de creuser, à l’aide d’une pelle mécanique, une fosse « grande comme une grange » selon un témoin de l’époque, tout à côté de la voie de chemin de fer, d’y faire rouler la dépouille de Mary avant de la recouvrir de terre. Aucune marque, aucune stèle, rien n’indique cependant l’endroit exact de la tombe de la condamnée à mort qui pesait cinq tonnes.

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Les papillons donnent un dernier spectacle avant la migration


    Si vous n’avez pas vu de papillons cet été, il est grand temps d’ouvrir les yeux. Sur 3 000 espèces de papillons au Québec, il n’y a que 8 espèces diurnes font le trajet aller-retour vers le sud.C’est-à-dire Canada, États-Unis et Mexique. Cette année, il semble que le temps à été assez favorable a nos insectes préférés. De plus pour le papillon monarque, la campagne de sensibilisation pour l’asclépiade a été profitables. Cette plante, longtemps jugée comme mauvaise herbe, est maintenant reconnue pour faire partie de l’alimentation du monarque.
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    Les papillons donnent un dernier spectacle avant la migration

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Des papillons migrateurs, dont la belle-dame, offrent un spectacle de fin d’été inattendu et éblouissant.

    Une profusion de papillons migrateurs facilement observables dans la grande région métropolitaine au cours des dernières semaines nous offre un spectacle de fin d’été inattendu et éblouissant. C’est le cas surtout de la belle-dame, mais aussi de la vanesse de Virginie, du vulcain et, évidemment, du monarque.

    PIERRE GINGRAS

    COLLABORATION SPÉCIALE

    Les bonnes conditions printanières lors de la migration vers le nord et un été sans grande sécheresse ont favorisé plusieurs de nos papillons migrateurs, qui sont actuellement légion dans nos jardins et nos parcs.

    Si le comportement du monarque est bien connu, les papillons migrateurs restent l’exception parmi les 3000 espèces que compte le Québec. Seulement huit espèces de papillons diurnes font le trajet aller-retour vers le sud. Comme chez le monarque, la dernière génération née au Québec est la seule à se rendre directement sur les lieux d’hivernage, soit le sud des États-Unis ou le nord du Mexique, explique le nouveau directeur de l’Insectarium de Montréal, l’entomologiste Maxim Larrivée.

    Le retour au Québec s’effectue toujours en plusieurs générations, habituellement deux ou trois. Les tempêtes, les ouragans, le froid extrême et la sécheresse, qui privent les papillons de nectar de fleurs durant leur voyage, peuvent affecter des populations entières.

    PHOTO TIRÉE DE WIKIPEDIA COMMONS

    Sur les 3000 espèces de papillons que compte le Québec, seules huit espèces diurnes sont migratrices. La vanesse de Virginie est l’une d’elles.

    La belle-dame de par le monde

    D’une envergure de 4 à 7 cm — deux fois moins que le monarque —, la belle-dame présente des ailes brun et orange, aux extrémités noir et blanc. C’est le papillon le plus répandu au monde et l’un des plus abondants. Il se compte souvent par millions en période migratoire, en groupes assez denses pour être détectés par radar.

    Selon Maxim Larrivée, les précipitations régulières l’hiver dernier au Texas ont été très favorables à cette espèce, qui a pu se reproduire en grand nombre. Les conditions météorologiques ont aussi été très propices lors de sa progression vers le nord. Cet été, l’absence de longues périodes de sécheresse au Québec a aussi favorisé l’insecte. La situation est similaire outre-Atlantique. En août, au Royaume-Uni, la population de « painted ladies » atteignait presque des records.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Une belle-dame récolte du nectar dans un jardin de Boucherville.

    La belle-dame est répandue partout dans le monde, sauf en Australie et au pôle Sud. Elle est présente jusqu’en Islande. 

    Un mystère résolu

    S’il a fallu attendre les années 70 avant que le Torontois Fred Urquhart ne trouve l’endroit où le papillon monarque hivernait, ce n’est que depuis une dizaine d’années que le mystère de la migration de la belle-dame a été éclairci. Au Royaume-Uni, par exemple, on ignorait ce qu’il advenait des papillons l’automne.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    La belle-dame attend que les vents soient propices avant de s’envoler vers le sud.

    On a découvert que l’insecte attendait les vents favorables pour prendre rapidement de l’altitude, au moins jusqu’à 500 mètres, et voler par étapes jusqu’en Afrique.

    « C’est le même phénomène au Québec. La belle-dame butine dans nos fleurs en attendant les conditions parfaites pour le départ. Et en l’espace de 24 à 48 heures, jusqu’à 75 % des papillons vont disparaître », explique le directeur de l’Insectarium. Cette migration s’échelonne sur un à deux mois.

    Et le monarque ?

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

    Des monarques sur les lieux d’hivernage dans le sanctuaire El Rosario, dans l’État du Michoacán, dans le nord du Mexique

    Malmenée depuis des années, la population de monarque prend du mieux. Le territoire occupé par le papillon dans les aires protégées des montagnes du Michoacán, dans le nord du Mexique, a pris de l’ampleur et les conditions météo depuis le début du printemps ont favorisé la reproduction. Les autorités mexicaines ont aussi fait des efforts pour réduire l’abattage illégal d’arbres sur le territoire du monarque. Plus au nord, maintes campagnes auprès du public en vue de favoriser l’espèce portent leurs fruits. Considérée il n’y a pas très longtemps comme une mauvaise herbe à éliminer systématiquement, l’asclépiade, nourriture exclusive de la chenille du monarque, commence à trouver une place au jardin. Le public est d’ailleurs toujours invité à participer au programme Mission monarque, notamment pour compter les papillons dans différentes régions.

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Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Utiliser l’intelligence artificielle pour évaluer des personnes qui auraient des troubles mentaux pour prédire des tueries de masses et insensé. Je doute vraiment que toutes les personnes qui ont pris les armes de tuer le plus de personnes possibles aient tous des troubles mentaux. Et de toute façon, c’est une manière d’étiqueter les gens sur des bases fausses. Si on veut vraiment réduire les risques, il faut rendre plus difficile l’accès aux armes et d’interdire des armes d’assaut. Puis franchement, quelle utilité d’avoir des armes d’assaut pour soi-disant se protéger.
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Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay 

Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The Washington Post

Pour prédire et empêcher les fusillades de masse.

Après les récentes fusillades d’El Paso et de Dayton (trente-et-un morts en tout), Donald Trump a préféré évoquer la question du rôle des troubles psychiatriques plutôt que celle de l’accès aux armes à feu. Le président américain avait déclaré juste après les événements:

«C’est la maladie mentale et la haine qui appuient sur la gachette. Pas l’arme à feu.»

Depuis, l’un de ses proches, l’ancien président de la chaîne NBC, Bob Wright, a proposé de lancer un programme de recherche sur la façon dont l’intelligence artificielle pourrait prédire le passage à l’acte violent de ce type de personnes. Afin de mener ces études à bien, des volontaires autoriseraient l’accès aux données de leurs smartphones.

Il ne s’agit à ce stade que d’un projet, qui a été présenté au président Trump, à sa fille Ivanka et au ministre de la Santé, mais l’idée est déjà critiquée par plusieurs spécialistes.

Impossible prédiction

Interviewée par le Washington Post, une ancienne psychologue des services secrets américains explique que ce genre de technologie donnerait un nombre très élevé de fausses alertes et qu’il serait impossible de déceler les personnes potentiellement dangereuses. Elle ajoute que les recherches actuelles ne permettent pas d’établir de lien direct entre maladie mentale et fusillades de masse.

Des études ont montré que seulement un quart des responsables de ces tueries était atteint d’un trouble psychiatrique. D’autres facteurs sont partagés par ce genre d’individus: l’impression d’être victime d’injustice, le désir d’être célèbre, la volonté de copier d’autres massacres, un passé de violence conjugale, le narcissisme et l’accès aux armes à feu. Une étude sur la tuerie de Fort Hood en 2009, au cours de laquelle un commandant militaire avait tué quatorze personnes sur une base au Texas, avait conclu que les tentatives de prédiction de ce genre d’incidents étaient presque impossibles.

Interviewée par le site The Hill, la directrice d’une association de défense des personnes souffrant de désordres psychiques a réagi à cette proposition:

«L’augmentation de la violence par armes à feu n’est pas causée par les maladies mentales, elle est le produit de l’inaction politique et de l’absence de réforme sur les armes.»

http://www.slate.fr/