Aux États-Unis, les overdoses font baisser les temps d’attente pour dons d’organe


Les États-Unis ont réussi à baisser leurs listes des personnes ayant besoin d’un organe, malheureusement grâce à des overdoses dont beaucoup sont de très jeunes adultes. Les opioïdes font beaucoup de morts et certains ont une overdose dès leur première expérience.
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Aux États-Unis, les overdoses font baisser les temps d’attente pour dons d’organe

 

Les listes d'attente se raccourcissent pour la première fois depuis 25 ans | Guillaume Piron via Unsplash CC License by

Les listes d’attente se raccourcissent pour la première fois depuis 25 ans | Guillaume Piron via Unsplash CC License by

Repéré sur Vox

Repéré par Barthélemy Dont

Les listes de demandes d’organes raccourcissent, mais ce n’est pas une bonne nouvelle.

Après un dysfonctionnement hépatique, Hatem Tolba, un habitant du Massachusetts, a pu être sauvé grâce à une transplantation du foie. Hatem n’en sait pas beaucoup sur son sauveur, à part son jeune âge, 21 ans, et la cause de sa mort, une overdose d’opioïdes.

«C’est une situation compliquée, pour être honnête. Je ne peux m’imaginer ce que doit ressentir une famille qui perd son enfant de cette manière», confesse-t-il à Vox.

Constante augmentation des overdoses d’opioïdes

Hatem Tolba est loin d’être un cas isolé. Selon les chiffres des CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies), les overdoses sont en constante augmentation depuis des années aux États-Unis. En 2017, 72.000 personnes en sont mortes, dont les deux tiers à cause d’opioïdes. C’est plus que le nombres de décès dans des accidents de la route. C’est aussi une hausse de 10% par rapport à l’année dernière, en partie à cause de l’épidémie de fentanyl, un opioïde de synthèse. Alors que le nombre de victimes a doublé depuis 2008, celui des personnes sur liste d’attente pour des dons d’organes a commencé à diminuer. Selon l’OPTN (Organ procurement and transplantation network), c’est la première fois depuis vingt-cinq ans.

Ces deux courbes ne sont pas comparées par hasard. Lorsqu’une personne meurt, il est assez rare que ses organes soient suffisamment préservés pour permettre une transplantation. Il se trouve que les morts par overdoses d’opioïdes remplissent souvent les conditions nécessaires.

Historiquement, les victimes d’overdose consommaient des drogues par intraveineuse et étaient particulièrement touchées par des maladies comme le VIH. Aujourd’hui c’est moins le cas et les victimes sont souvent plus jeunes, donc avec un historique de consommation moins long.

 Jay Fishman, qui dirige l’hôpital où Hatem Tomba a été soigné, explique même que «beaucoup d’entre eux consomm[aient] pour la première fois».

Les hôpitaux se sont aussi adaptés aux donneurs et donneuses. Les personnes qui ont besoin d’une transplantation peuvent maintenant recevoir des organes porteurs d’une maladie et se faire traiter immédiatement. Le foie de Hatem par exemple était porteur d’une hépatite C, qui a été traitée dans la foulée de la transplantation.

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Une électrode implantée dans la colonne vertébrale permet à un paraplégique de marcher


Grâce à un implant dans le dos pour donner une stimulation électrique et beaucoup de travail pour réadaptation, un jeune homme paraplégique a pu marcher environ 102 mètres.
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Une électrode implantée dans la colonne vertébrale permet à un paraplégique de marcher

 

 

Sur un an, il a réussi à parcourir 102 mètres, soit la longueur d’un terrain de football.

Un jeune homme totalement paralysé des jambes après un accident de motoneige a réussi à marcher aux États-Unis avec le seul appui des bras et d’un déambulateur, grâce à l’implant d’une électrode, selon une étude américaine publiée lundi par Nature Medicine.

L’homme, devenu paraplégique après l’accident en motoneige qui avait endommagé sa moelle épinière au niveau du milieu du dos, ne pouvait plus ni bouger, ni sentir quoi que ce soit en dessous de la lésion.

Dans le cadre de cette étude commencée en 2016, trois ans après son accident, les chirurgiens de la clinique Mayo de Rochester dans le Minnesota ont installé un implant porteur d’une électrode dans l’espace péridural en dessous de la zone lésée de sa colonne vertébrale. Cette électrode reliée à un stimulateur implanté dans la région abdominale était connectée sans fil à une commande extérieure.

Le jeune homme, âgé aujourd’hui de 29 ans, a ensuite suivi des sessions de stimulation électrique et d’exercices physiques combinés pendant 43 semaines. Au bout de deux semaines, il pouvait déjà se lever et faire des pas soutenu par un harnais, sous stimulation électrique.

Pendant 113 sessions d’entrainement réparties sur un an, les chercheurs de la clinique Mayo et de l’Université UCLA ont ajusté les exercices pour donner le maximum d’indépendance au patient.

Le jeune paraplégique est ainsi parvenu à marcher sans harnais, avec l’appui fourni par le déambulateur ou en se tenant aux barres sur un tapis roulant, et même à trouver son équilibre sans regarder ses jambes dans un miroir.

Au total, sur un an, il a réussi à parcourir 102 mètres, soit la longueur d’un terrain de football, précise l’étude dirigée par le docteur Kristin Zhao et le docteur Kendall Lee.

Des fonctions qu’on croyait perdues

« C’est la première fois qu’on peut mettre en oeuvre chez un homme totalement paralysé du bas du corps un processus de marche sur tapis roulant ou avec déambulateur », souligne auprès de l’AFP le Dr Kristin Zhao.

Dans de précédentes expérimentations, des volontaires paraplégiques avaient été capables sous stimulation électrique de bouger volontairement les hanches, les chevilles ou les orteils, mais pas de marcher.

« L’étude montre qu’après implant et sous stimulation électrique, le patient a pu regagner le contrôle volontaire de ses jambes », a observé Kendall Lee lors d’une conférence de presse, tout en reconnaissant que « le mécanisme précis qui a rendu cela possible reste inconnu ».

« L’étude montre que le système nerveux central peut s’adapter après une blessure grave, et qu’avec des interventions comme la stimulation péridurale, on peut regagner un certain contrôle des fonctions motrices », ajoute le Dr Zhao.

Toutefois, « il faut souligner qu’en dépit des succès obtenus pendant l’étude, le patient continue de mener sa vie quotidienne en chaise roulante », souligne-t-elle.

En effet, dès que la stimulation électrique s’arrêtait, l’homme revenait à son état de paralysie initiale, et il n’a pas regagné de sensation corporelle.

L’étude porte en outre sur un seul individu, et « il faut poursuivre la recherche dans ce domaine pour mieux comprendre qui peut bénéficier de ce type d’intervention », estime le Dr Zhao.

Ce travail vient renforcer, avec d’autres expérimentations, l’idée que « des fonctions qu’on pensait définitivement perdues » pourraient être remises en marche grâce aux technologies nouvelles.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Etats-Unis: découverte d’un serpent à deux têtes


Pas facile pour un serpent de survivre avec 2 têtes. Un veut manger quelque chose et l’autre, il veut autre chose. C’est une bonne chose que cette vipère cuivrée trouver aux États-Unis puisse vivre dans une endroit protégé
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Etats-Unis: découverte d’un serpent à deux têtes

 

 

C’est une découverte rare et effrayante qu’a faite Stephanie Myers dans le parterre de fleurs de sa voisine. Dimanche 16 septembre, l’Américaine a fait face à un serpent à deux têtes, dans sa résidence, en Virginie, rapporte le New York Post.

Appartenant à la famille des vipères et vénéneuse, la créature âgée de deux semaines a été placée sous la surveillance d’experts, qui espèrent pouvoir un jour la placer dans un zoo.

« Je voulais détourner les yeux, mais je n’arrivais pas à arrêter de le regarder, comme un trompe-l’œil », a raconté Stephanie Myers à USA Today en revivant son tête-à-têtes avec le serpent.

« Extrêmement rare » d’après l’herpétologiste J.D. Kleopfer, ce serpent long d’environ 15 cm est encore inoffensif, et n’attaque pour le moment que des insectes.

« Les serpents présentant une telle mutation ont beaucoup de difficultés à survivre dans la nature », explique le spécialiste. En partie parce que les deux têtes ont souvent envie de « deux choses différentes », développe J.D. Kleopfer.

Après quelques recherches, « le Wildlife Center de Virginie a pu établir que la tête gauche possède l’œsophage dominant et que la tête droite a la gorge la plus développée pour manger », a écrit J.D. Kleopfer sur Facebook.

Les vipères cuivrées de ce type peuvent atteindre jusqu’à 91 cm de long. Si elles ne sont pas connues pour être particulièrement agressives, elles peuvent attaquer l’humain lorsqu’elle se sentent en danger, rappelle les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.

Sources : New York Post / USA Today

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Une compagnie aérienne américaine a créé une salle de pause «réservée aux blancs»


En 2017 un employé fait une plainte contre la compagnie Southwest Airlines au Texas, contre la discrimination raciale. Il y avait une salle de repos réservé pour les blancs ! Bon, depuis elle s’est reconvertie en bureau. Il est quand même insensé qu’aujourd’hui encore, il existe ce genre de situation. Et il semble que ce ne soit pas la première fois que cette compagnie aérienne est discriminatoire.
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Une compagnie aérienne américaine a créé une salle de pause «réservée aux blancs»

 

Un Boeing 737 de Southwest Airlines | Southwest 737 via Wikimedia Commons License by

Un Boeing 737 de Southwest Airlines | Southwest 737 via Wikimedia Commons License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

L’information provient d’une plainte pour discrimination remplie par un employé de Southwest Airlines qui a été licencié en 2017.

 

«On pourrait penser qu’en 2018, ça n’arrive pas. Mais ça arrive». Jamel Parker a 31 ans.

Il a intenté un procès contre la compagnie américaine Southwest Airlines et a indiqué que cette dernière avait une salle de repos réservée au blanc à l’aéroport de Houston, au Texas.

Si la salle de repos n’existe plus depuis un ou deux ans, c’est seulement parce que des rénovations l’ont transformé en bureau d’un supérieur. Mais Jamel Parker l’affirme dans le Houston Chronicle, Southwest Airlines était au courant de cette salle de repos discriminante.

Bien qu’il n’y ait aucun signe sur la porte, «les employés noirs connaissait son existence».

Quand il a intégré la compagnie, en 2013, son supérieur (également noir) l’avait prévenu à propos de la salle de repos.

«”C’est juste mieux d’éviter ça”, est à peu près ce qu’il m’a dit», se souvient l’employé licencié.

En plus de cette histoire, Jamel Parker affirme que la compagnie aérienne traite les gens différemment en fonction de leur race. S’il a été licencié pour avoir omis de signaler un problème avec un cordon d’alimentation, les employés blancs étaient simplement sanctionnés pour des infractions similaires, a-t-il indiqué.

Ce n’est pas la première fois que Southwest Airlines est accusé de discriminations raciales. Une femme blanche avait dû prouver que son fils métis d’un an était bien le sien avant de monter dans un avion pour Denver, rappelle CNN. Le média américain raconte aussi l’histoire d’un autre voyageur, qui avait été refusé d’un avion après avoir parlé en arabe avec son oncle.

La société n’a pas répondu sur le sujet. Elle s’est contentée d’une simple déclaration.

«Nous ne tolérons aucune discrimination, et nous cultivons un lieu de travail qui reflète les clients que nous servons. Southwest Airlines est un employeur qui respecte l’égalité des chances et se targue d’un environnement de travail ouvert et inclusif, qui se classe régulièrement parmi les meilleurs lieux de travail au monde».

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5 bébés écureuils vulnérables et attachés par la queue sont secourus


Pauvres écureuils, heureusement qu’ils ont pu être sauvés. Mais cela arrive de temps en temps surtout avec des souris, des rats .  Jack avait fait un billet sur l’origine mystérieuse des rois-de-rats qui souvent ne survivent pas d’un emmêlement de queue.
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5 bébés écureuils vulnérables et attachés par la queue sont secourus

 

WILDLIFE REHABILITATION CENTER AT WISCONSIN HUMANE SOCIETY

Les Français les adorent, les Québécois les ignorent ou les détestent. Quoi qu’il en soit, les écureuils ne méritent pas de souffrir. Et c’est pour cette raison que des sauveteurs animaliers sont venus en aide à une petite famille liée par la queue.

Les petits étaient en fait incapables de bouger puisque leurs queues étaient entremêlées dans un amas de longues brindilles d’herbes et de tiges de plastique que leur maman avait emmené pour construire le nid.

Grâce à un bon samaritain qui a alerté le Centre de réhabilitation de la faune au Wisconsin Humane Society après avoir constaté la malheureuse situation, les petits animaux ont pu bénéficier de l’aide d’une équipe d’experts.

Une publication Facebook du centre explique que les écureuils paraissaient effrayés, angoissés et bougeaient sans cesse en grande partie parce qu’ils ont besoin de leur queue pour stabiliser leur équilibre et chaleur corporelle. Pour procéder à leur sauvetage, les experts ont donc dû les anesthésier pour s’assurer qu’aucun animal ne perde leur précieux organe.

Après 20 minutes à tasser tous les détritus, les vétérinaires ont finalement réussi à séparer les cinq animaux.

WILDLIFE REHABILITATION CENTER AT WISCONSIN HUMANE SOCIETY

Comme vous pouvez le remarquer sur les photos publiées par le centre, certains écureuils en sont ressortis avec une queue plus poilue que d’autres. Les experts les garderont à l’œil quelques jours afin de s’assurer de leur rétablissement complet avant qu’ils regagnent la nature et leur maman.

Fiou!

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Arbres, fuites de gaz, aspirer le carbone: trois idées oubliées pour sauver le climat


Il est clair qu’il est urgent d’agir, même si on sait qu’il est trop tard pour changer les conséquences avenir des changements climatiques, mais au moins, il possible pour minimiser l’impact.
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Arbres, fuites de gaz, aspirer le carbone: trois idées oubliées pour sauver le climat

 

Non seulement les humains doivent cesser de rejeter des gaz à effet de serre,... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

 

PHOTO ARCHIVES REUTERS

 

IVAN COURONNE
Agence France-Presse

Non seulement les humains doivent cesser de rejeter des gaz à effet de serre, mais ils doivent trouver le moyen de retirer une partie du carbone déjà rejeté, afin de limiter la hausse de la température du globe.

Ce renversement doit intervenir, selon de nombreux scientifiques, dans la seconde moitié du XXIe siècle. Cette absorption du CO2 est l’angle mort de la lutte contre le changement climatique. Mais des solutions existent, mises à l’affiche lors du sommet mondial pour l’action climatique qui se tient cette semaine à San Francisco.

Les forêts et les champs

Les arbres absorbent du dioxyde de carbone par la photosynthèse, et aident à stocker ce carbone dans le sol. La déforestation conduit donc à laisser plus de carbone dans l’atmosphère, ce qui réchauffe la planète.

C’est pour cela que les forêts et la végétation en général sont considérées comme une solution centrale au problème du carbone – potentiellement des centaines de millions de tonnes supplémentaires de CO2 absorbables par an. Si seulement les humains cessent de défricher.

« C’est 30 % de la solution, mais cela ne reçoit que 2 % des financements internationaux » liés au changement climatique, dit Carlos Manuel Rodriguez, le ministre de l’Environnement du Costa Rica, où la superficie boisée a doublé en 30 ans.

Les terres agricoles sont aussi importantes.

Les cultures des champs absorbent naturellement du CO2 de l’air, dont ils réinjectent le carbone dans le sol. Il suffirait d’augmenter légèrement le taux absorbé pour potentiellement en capturer d’énormes quantités: 0,04 %, ou 4 pour mille, suffirait, selon une initiative lancée par la France en 2015.

Par exemple, argue Stéphane Le Foll, qui dirige « 4 pour 1000 », les agriculteurs devraient planter de la luzerne, afin que les champs restent couverts de plantes toute l’année, entre le maïs et le blé par exemple. Et qu’ils arrêtent de labourer, afin de limiter l’érosion.

« L’idée est que quand vous passerez en avion d’ici 20 à 30 ans, il n’y aura plus de grandes parcelles labourées », dit-il à San Francisco.

Réduire les fuites de gaz

Les gaz hydrofluorocarbures (HFC) sont les réfrigérants des climatiseurs, mais les climatiseurs fuient, ce qui réchauffe l’atmosphère. En accélérant le remplacement des HFC par d’autres gaz moins nocifs, les émissions pourraient baisser de 5 à 16 % entre 2015 et 2025, selon un rapport publié cette semaine par la coalition America’s Pledge.

Les fuites des puits et gazoducs sont une autre source majeure de gaz à effet de serre, en l’occurrence du méthane, dont le pouvoir réchauffant est très supérieur à celui du CO2. Il faudrait réparer les fuites, jusqu’au bout du circuit de distribution… les conduites de gaz de ville.

Aspirer le CO2 de l’air

« Aspirer » le carbone directement de l’air est une autre idée pour l’instant au stade expérimental. Trois sociétés en Suisse, en Islande et au Canada ont mis au point des systèmes qui extraient le CO2 de l’air et le stockent… Par exemple, le CO2 peut être injecté en sous-sol, dans les aquifères, ou bien il peut être absorbé par les roches.

« C’est cher, c’est difficile, mais c’est plausible », explique James Mulligan, auteur d’un rapport sur le sujet à l’ONG World Resources Institute.

Le coût est évalué de 100 à 200 dollars par tonne de CO2 stocké, contre 50 dollars environ pour la reforestation. Des économies d’échelles conséquentes doivent donc encore être réalisées.

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L’ouragan Florence «ravage» la Caroline du Nord et fait deux morts


Même si l’ouragan Florence a baissé d’intensité à catégorie 1, elle demeure quand même destructrice à cause des vents et des pluies torrentielles. La Caroline du Nord, subit des inondations qui risquent de durer quelques jours. Des gens qui ont voulu affronter Florence se sont retrouver pris au piège
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L’ouragan Florence «ravage» la Caroline du Nord et fait deux morts

 

Déversant des pluies torrentielles et provoquant des crues spectaculaires, l’ouragan Florence est en train de «ravager» la Caroline du Nord, a déploré vendredi le gouverneur de cet État américain, mettant en garde contre le risque d’«inondations catastrophiques» alors que des dizaines d’habitants se sont déjà retrouvés piégés.

«Nous sommes très inquiets du fait que des localités entières puissent être détruites», a lancé le gouverneur Roy Cooper en conférence de presse.

Aucun décès n’est pour l’instant à déplorer, selon lui. Au moins une personne a été blessée dans la chute d’un arbre à Wilmington, dans le sud-est du pays, et les pompiers craignent que le bilan ne s’alourdisse.

L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à 07h15 (11h15 GMT), avec des vents maximum estimés à 150 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Légèrement retombés depuis, ses vents restaient toutefois violents, à 130 km/h à 11h00 (15h00 GMT), selon le NHC. L’ouragan est classé en catégorie 1 sur l’échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq.

«Des inondations catastrophiques de cours d’eau douce sont attendues dans des zones de la Caroline du Sud et du Nord», prévoient les météorologues du NHC.

La région fera face à une «menace importante» pendant encore au moins un jour, voire 36 heures, selon un responsable de l’Agence fédérale américaine des situations d’urgence (Fema), Jeff Byard.

Facteur aggravant: Florence avance lentement, à 6 km/h, et déverse donc ses pluies torrentielles pendant de longues heures sur les mêmes régions alors que les sols sont gorgés d’eau après déjà deux semaines d’importantes précipitations.

Des pluies de cette intensité n’arrivent «qu’une fois tous les mille ans», a lancé Roy Cooper.

La rivière Neuse a gonflé jusqu’à trois mètres au-dessus de son niveau habituel, a-t-il précisé, et le niveau des rivières «va monter pendant des jours».

Dans la ville portuaire de Wilmington, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau.

Fouad Iliou, un Brestois, était venu rendre visite à sa soeur, installée depuis des années à Wilmington.

«Le vent a fait de gros dégâts, un arbre est tombé dans le jardin et un autre dehors à côté des voitures. Mais je n’ai pas eu peur, les Bretons, surtout à Brest, sont habitués aux tempêtes», a-t-il témoigné.

Habitants pris au piège

À plus d’une centaine de kilomètres au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est transformée en ville-fantôme. La force de l’ouragan commençait à se faire sentir nettement à la mi-journée, et un rideau serré de pluie s’abattait sur l’océan, accompagné d’éclairs.

«Cela fait peur mais c’est beau», a confié à l’AFP Scott Brauer, retraité de 71 ans qui se promenait en bord de mer peu avant l’arrivée de la tempête.

Environ 1,7 million d’habitants ont été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral, la plupart dès mardi. Mais certains n’ont pas suivi cette consigne.

En Caroline du Nord, les secouristes ont dû venir en aide à entre 150 et 200 personnes dans la ville de New Bern, construite sur les flancs d’une rivière, selon David Daniels de la police de la ville. Les opérations se poursuivaient vendredi pour secourir des dizaines d’autres résidents.

«En quelques secondes, l’eau est montée jusqu’à la taille, maintenant elle est à hauteur d’épaule», a raconté à CNN une habitante de la ville, Peggy Perry, réfugiée avec trois membres de sa famille au sommet de sa maison.

À Jacksonville, plus de 60 résidents d’un hôtel ont également été mis à l’abri dans la nuit après l’effondrement d’une partie du toit.

Certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que «nos secouristes interviennent», a expliqué Jeff Byard.

Environ un demi-million de personnes sont déjà privées d’électricité en Caroline du Nord qui compte quelque 10 millions d’habitants, selon Roy Cooper, et ce nombre va croissant.

Quelque 20 000 personnes ont trouvé refuge dans plus de 150 centres d’accueil en Caroline du Nord.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

L’ouragan doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres, à travers l’extrême sud-est de la Caroline du Nord et la pointe est de la Caroline du Sud jusqu’à samedi. Il virera alors vers le nord, selon le NHC, avec une «perte importante d’intensité» dès ce weekend.

Deux morts en Caroline du Nord

L’ouragan Florence a fait ses deux premiers morts aux États-Unis, une femme et son bébé, a annoncé vendredi la police de Wilmington, en Caroline du Nord.

«Une femme et son bébé ont été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé», a écrit la police sur Twitter.

 Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’ouragan a touché terre en Caroline du Nord vendredi matin.

 

 

 

 

 

 

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