Chaque Américain jette près d’un demi-kilo de nourriture chaque jour, indique une étude


Je ne sais pas comment, c’est dans d’autres pays par capita, mais 150 000 tonnes de nourriture par jour, c’est énorme, imaginez comment ils pourraient nourrir les sans-abris. Le pire ce qui est jeter, ce sont surtout les fruits et légumes alors que les mauvais aliments sont les moins gaspillés. La malbouffe est roi !!
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Chaque Américain jette près d’un demi-kilo de nourriture chaque jour, indique une étude

 

Les fruits et légumes représenteraient près de la moitié des 150 000 tonnes de nourriture gaspillées chaque jour aux États-Unis.

Les fruits et légumes représenteraient près de la moitié des 150 000 tonnes de nourriture gaspillées chaque jour aux États-Unis. Photo : Reuters/Ben Nelms

Les Américains gaspillent près de 150 000 tonnes de nourriture par jour, soit l’équivalent de plus de 400 grammes (près d’un demi-kilo) par personne, a indiqué une étude mercredi, en précisant que les fruits et légumes étaient les produits les plus fréquemment jetés.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette nourriture qui est allée à la poubelle a été cultivée sur près de 7 % des terrains agricoles américains, et des milliers de milliards de litres d’eau ont été utilisés pour la produire, selon un article publié dans le journal PLOS ONE. Elle correspond également à 30 % des calories consommées quotidiennement par chaque Américain.

Les fruits et les légumes représentent 39 % de l’ensemble de ces produits, suivis par les laitages (17 %), la viande (14 %) et les céréales (12 %).

Parmi les produits les moins susceptibles d’être jetés figurent les chips, l’huile, les sucreries et les boissons sans alcool.

« Les régimes alimentaires de meilleure qualité sont basés sur de plus grandes proportions de fruits et de légumes, qui sont gaspillés en plus grande quantité que les autres produits », explique Meredith Niles, coauteure de l’étude et professeure assistante à l’Université du Vermont.

« Manger sain est important et est source de nombreux bénéfices, mais plus nous suivons ces régimes, plus nous devons être conscients du gaspillage alimentaire », a-t-elle ajouté.

https://ici.radio-canada.ca

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Des babouins s’échappent d’un institut de recherche


Trois babouins ont connu un très petit moment de liberté après avoir fui un établissement de recherche pour les maladies tel que le Sida, la malaria et le virus Ebola. Même s’ils avaient réussi leur escapade sans se faire prendre, ou auraient-ils pu aller dans un environnement qui n’est pas adapté pour eux ? Dommage !!
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Des babouins s’échappent d’un institut de recherche

 

AFP/GIANLUIGI GUERCIACes deux babouins ont été pris en photo sur le bord d’une route en Afrique du Sud.

Un, deux, trois… fuyez: des babouins se sont échappés samedi d’un centre de recherche au Texas (sud des États-Unis), signe de leur intelligence mais aussi, selon une association, de leur désir de «fuir les laboratoires».

Les trois bêtes font partie des 1 100 babouins de l’Institut de recherche biomédicale du Texas, situé à San Antonio, qui utilise ces primates pour étudier des maladies comme le sida, la malaria et le virus Ebola.

Elles se trouvaient dans un enclos entouré par des murs lorsqu’elles ont utilisé l’un des tonneaux placés là en tant qu’«outil d’enrichissement» pour s’échapper, a indiqué l’institut.

L’un après l’autre, les babouins sont montés sur le tonneau et ont sauté.

Un quatrième a escaladé le mur mais s’est ravisé et a rebroussé chemin. Les trois autres ont pris la poudre d’escampette.

Deux ont été rattrapés dans des arbres non loin de là. Le troisième a réussi à atteindre une route principale, où une conductrice a filmé une vidéo avec son téléphone portable montrant du personnel de l’institut courant derrière le babouin.

 

Les babouins ont été capturés une trentaine de minutes après leur fuite, a déclaré l’établissement, assurant que les animaux n’avaient à aucun moment représenté de danger pour les humains parce qu’ils ne font partie d’aucune étude active.

«Les animaux eux-mêmes n’étaient pas malades», a affirmé John Bernal, vétérinaire de l’établissement, à la télévision locale KSAT.

Mais l’association de défense des animaux PETA a vivement critiqué l’institut, affirmant qu’il avait enregistré plusieurs fugues et décès accidentels d’animaux ces dernières années.

«Texas Biomed met en danger tout le monde – son personnel, le public ainsi que les primates qu’il retient prisonniers – en emprisonnant des animaux dont le seul désir est de fuir le cauchemar des laboratoires», a dit PETA dans un communiqué.

http://journalmetro.com/

Les mantes religieuses mangent des cerveaux d’oiseaux et c’est plus préoccupant qu’on ne le pensait


Si vous pensiez que les mantes religieuses ne mangeaient que des insectes, vous n’avez pas tout à faite raison, car elles se nourrissent aussi des cerveaux de petits oiseaux. C’est la nature qui veut cela. Le problème par exemple, les Américains achètent en grand nombre des mantes religieuses et les relâchent dans le jardin comme antiparasitaire naturel. Sauf que cette méthode met en danger des espèces d’oiseaux comme le colibri et provoque un déséquilibre de l’écosystème
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Les mantes religieuses mangent des cerveaux d’oiseaux et c’est plus préoccupant qu’on ne le pensait

 

OM VAUGHAN VIA L’UNIVERSITÉ DE BÂLE

Par Marius François

Une petite faim? Le plat du jour est un cerveau de colibri sur son lit d’araignée.

SCIENCES – La nature fait rêver mais peut aussi tourner au cauchemar. On savait que certaines mantes religieuses tuaient des oiseaux pour manger leur cerveau mais la situation semble plus répandue et plus alarmante qu’on ne pouvait l’imaginer.

L’Université de Bâle en Suisse a sorti un rapport intitulé « Les mantes religieuses chassent les oiseaux partout dans le monde » révélant l’ampleur du phénomène. Bien que ces animaux se nourrissent principalement d’araignées et d’insectes en tout genre, il arrive qu’elles s’attaquent à de petits oiseaux. Ce comportement a été observé dans 13 pays différents, sur tous les continents (hors-Antarctique) selon les chercheurs. Les victimes sont nombreuses et variées avec 24 espèces différentes d’oiseaux touchées.

Live Science explique que les scientifiques ont compilé de nombreux documents et observé des enregistrements de mantes religieuses chassant des oiseaux. Ils ont réussi à recenser 147 cas, le premier datant de 1864, la majorité d’entre eux répertoriés entre 2000 et 2015. L’oiseau le plus observé dans le rôle de la victime dans ces documents est le colibri à gorge rubis aux États-Unis.

Le site Newsweek a complété ces découvertes par l’interview de deux scientifiques qui n’ont pas participé à l’étude. Ces derniers ont détaillé les méthodes de l’insecte pour s’attaquer à des proies aussi importantes.

Les mantes religieuses « percutent le crâne [de l’oiseau] pour se nourrir de tissus cérébraux » raconte le biologiste William Brown, de l’Université de New York.

L’écologiste Dietrich Mebs ajoute: « Elles tiennent juste leur proie et elles les mangent pendant qu’elles sont encore vivantes, lentement, lentement, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. » Bon appétit!

Si vous ne saviez pas que les mantes religieuses mangeaient des oiseaux, cette nouvelle doit vous surprendre mais la principale nouveauté réside surtout dans l’impact négatif que peut avoir cette pratique sur les écosystèmes.

Le travail des chercheurs fait le lien entre le développement de ces pratiques et l’achat massif de mantes religieuses par les Américains qui les lâchent dans leur jardin pour lutter contre les insectes. L’inconvénient, c’est que l’espèce tue aussi les papillons et les oiseaux.

« Notre étude montre les menaces que les mantes religieuses posent à certaines populations d’oiseaux », explique Martin Nyffeler, l’auteur principal de l’étude. « Ainsi, une grande prudence est conseillée lors de la libération de mantes religieuses pour la lutte antiparasitaire. »

 

https://www.huffingtonpost.fr/

Produire de l’eau potable grâce au Soleil


Présentement, il existe deux méthodes pour rendre l’eau salée en eau potable, la distillation et l’osmose, mais ces deux techniques pour le rendre accessible à grande échelle coûte très cher. Alors qu’une nouvelle méthode moins cher grâce au Soleil serait possible par la technique d’hydrogel
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Produire de l’eau potable grâce au Soleil

 

Un océan vu du ciel

Le dessalement de l’eau de mer pourrait alimenter en eau potable plusieurs pays qui en manquent. Photo : iStock

 

Des chercheurs de l’Université du Texas ont trouvé une solution simple pour transformer l’eau de mer en eau potable. Leur technique, qui ne nécessiterait qu’un gel de polymère et du soleil, pourrait aider de nombreuses communautés sans accès à l’eau.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

L’eau potable est de plus en plus rare dans le monde. Selon les Nations unies, une personne sur neuf a présentement des difficultés à y accéder, et ce nombre passera à une sur quatre d’ici 2050.

Le dessalement de l’eau de mer est envisagé depuis longtemps comme source alternative d’eau potable, mais cette méthode a toujours coûté trop cher pour être répandue.

Des chercheurs de l’Université du Texas ont voulu régler ce problème en utilisant l’une des seules ressources gratuites en abondance sur Terre : la lumière du Soleil. Le détail de leur méthode a été publié dans la revue Nature Nanotechnology.

Un sel coûteux

Le dessalement de l’eau de mer n’est pas compliqué en soi. Il existe plusieurs méthodes pour y parvenir, mais seulement deux sont utilisées à grande échelle.

Il y a d’abord la distillation, qui consiste à faire bouillir l’eau avant d’en récolter la vapeur, ce qui permet d’obtenir de l’eau douce. Dans l’autre méthode, l’osmose inverse, un procédé à haute pression, permet le passage de l’eau à travers une membrane tout en empêchant le sel de s’y infiltrer.

Les installations requises pour dessaler l’eau de ces façons coûtent cependant très cher, tant en infrastructures qu’en énergie. Une seule centrale alimentant en eau une ville de 300 000 habitants peut coûter en moyenne 100 millions de dollars. Il faut en plus ajouter à ce montant des coûts de 4 à 5 $ par 1000 litres d’eau produits.

En appliquant ces coûts à la consommation moyenne d’eau d’un Canadien, soit 300 à 400 litres par jour, la facture finale peut rapidement s’avérer… salée.

Même si les prix baissent à mesure que la technologie devient plus courante, ce ne sont pas tous les pays qui auront accès à ces procédés ou aux installations électriques nécessaires pour les alimenter.

Chaque goutte compte

Plusieurs groupes de recherche travaillent donc sur des méthodes plus accessibles pour aider ces populations. Celle qui a été développée par l’équipe texane est étonnamment simple.

L’eau est produite à l’aide de l’énergie du Soleil et d’un hydrogel, une substance formée d’un réseau de chaînes moléculaires appelées polymères – un peu comme un filet – et qui est capable de contenir une grande quantité d’eau.

Leur hydrogel a deux propriétés. Étant composé de trous microscopiques, l’eau y pénètre facilement par capillarité, le même principe par lequel l’eau va progressivement être absorbée, en remontant, par un morceau de tissu dont on plonge l’une des extrémités dans le liquide.

Le gel est aussi capable d’accumuler et de conduire la chaleur du soleil sans la perdre. La température du gel peut être assez élevée pour produire de la vapeur d’eau, qui sera propre à la consommation une fois récupérée.

Les chercheurs ont montré qu’ils pouvaient ainsi générer quotidiennement jusqu’à 25 litres d’eau par mètre carré de gel de deux centimètres d’épaisseur. Ils ont testé leur système avec plusieurs échantillons d’eau salée, dont un contenant proportionnellement autant de sel que la mer Morte, soit dix fois plus que l’océan. Ils ont obtenu de l’eau potable propre à la consommation, quelle que soit la concentration initiale de sel.

Les chercheurs veulent maintenant commercialiser leur concept pour l’amener à un niveau industriel. Une telle méthode demanderait bien peu en infrastructures et en énergie et pourrait pallier un manque d’eau dans plusieurs communautés.

Toutefois, il reste difficile d’envisager le dessalement de l’eau de mer comme source principale d’eau potable. La recherche de nouvelles méthodes pour conserver et recycler celle qu’on a déjà demeure donc essentielle.

https://ici.radio-canada.ca/

Un célèbre avocat américain se suicide par le feu pour dénoncer la pollution


Dénoncer la pollution est important, mais s’immoler pour la cause, c’est de l’extrémiste et je ne crois pas que le message sensibilise plus de monde. Je crois plus que cela rend la personne moins crédible pour son action
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Un célèbre avocat américain se suicide par le feu pour dénoncer la pollution

 

David Buckel, en 2006.... (Photo Jose F. Moreno, archives Associated Press)

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David Buckel, en 2006.

PHOTO JOSE F. MORENO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

Agence France-Presse
Washington

Un célèbre avocat américain, fervent défenseur des droits des homosexuels, s’est immolé par le feu dans un parc de New York pour protester contre la pollution, selon une lettre d’adieu envoyée aux médias avant sa mort.

Selon le New York Times, qui cite la police, David Buckel s’est suicidé par le feu dans le parc Prospect de Brooklyn samedi matin et a été déclaré mort à 6h30, après avoir envoyé un courriel à plusieurs médias américains.

«La pollution ravage notre planète et répand l’instabilité à travers l’air, le sol, l’eau et la météo», écrit M. Buckel dans ce texte publié par le quotidien new-yorkais.

«La plupart des humains sur la planète respirent maintenant un air rendu insalubre par les carburants fossiles et beaucoup, en conséquence, mourront prématurément – ma mort prématurée au moyen d’un carburant fossile reflète ce que nous sommes en train de nous faire à nous-mêmes», dénonce-t-il.

David Buckel, 60 ans, était un célèbre champion des droits des homosexuels aux États-Unis, où il était intervenu dans plusieurs retentissants procès pour discrimination. Au sein de l’organisation de défense des droits civiques de la communauté LGBT Lambda Legal, il avait été à l’avant-garde du mouvement pour légaliser le mariage gai, maintenant reconnu juridiquement dans tous les États du pays.

«La nouvelle de la mort de David nous brise le coeur. C’est une perte terrible pour la famille Lambda LeSelon des amis de M. Buckel cités par le New York Times, gal, mais aussi pour l’ensemble du mouvement pour la justice sociale», a commenté dans un communiqué une des directrices de l’organisation, Camilla Taylor, qualifiant l’avocat de «brillant visionnaire juridique».

l’avocat avait commencé à se passionner pour la défense de l’environnement après son départ de Lambda Legal il y a quelques années.

 «Avoir des buts honorables dans la vie invite à avoir des buts honorables dans la mort», a écrit M. Buckel dans sa lettre d’adieu.

http://www.lapresse.ca

De nombreux Américains oublient leurs armes chargées dans les WC publics


Aux États-Unis, les armes si chères au coeur de beaucoup d’Américains semble manqué de responsabilité face à leurs joujoux. Oublier quelques choses dans les toilettes ca nous arrive, mais une arme, c’est inadmissible. Cela peut être dans n’importe quel endroit comme une école, un avion, … Parait-il qu’il n’a pas vraiment eu d’incident grave, enfin pour l’instant …
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De nombreux Américains oublient leurs armes chargées dans les WC publics

 

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Une foire aux armes à Miami en février 2018. MICHELE EVE SANDBERG/AFP

Repéré sur Washington Post, Splinter

Repéré par Claire Levenson

Que ce soit à l’école, au parlement ou dans un avion, les propriétaires d’armes, y compris de nombreux policiers, oublient souvent leurs pistolets aux toilettes.

Après la fusillade qui a fait dix-sept morts dans un lycée de Parkland en Floride, un des professeurs de l’établissement s’était porté volontaire pour venir armé en cours. Ce même enseignant vient d’être arrêté à Miami après avoir oublié son revolver chargé dans des toilettes publiques (il a été relâché après avoir payé une caution). L’arme a été retrouvée par un sans-abri ivre qui a appuyé sur la gâchette sans blesser personne.

Ce genre d’incidents est assez commun aux États-Unis. Dans les campus universitaires où les armes sont autorisées, il arrive que des pistolets soient retrouvés dans les toilettes. En février 2018, les étudiants et le personnel de l’University of Texas à Austin ont deux fois été alertés que des armes avaient été oubliées dans les WC.

Le site Splinter a recensé treize cas similaires dans des écoles ou des universités depuis 2014. La plupart du temps, un adulte retrouve rapidement l’arme mais ce n’est pas toujours le cas: en 2016, une enseignante d’une école primaire chrétienne de Pennsylvanie a laissé une arme chargée dans les toilettes et quatre enfants sont allés aux WC avant que quelqu’un ne retire le pistolet.

Ces oublis arrivent aussi souvent à des professionnels de la sécurité. En avril 2017, un Air Marshal, soit un agent de sécurité censé protéger les passagers dans un avion, a oublié son arme chargée aux WC. Et en 2015, le chef de la police du Congrès a annoncé que les policiers chargés de la sécurité des parlementaires américains suivraient une formation spéciale pour leur rappeler de ne pas oublier leurs armes aux toilettes. La même année, trois policiers avaient en effet laissé des pistolets traîner dans les WC du Capitole, et une des armes avait été retrouvée par un enfant qui visitait le bâtiment.

Comme les pistolets sont souvent portés dans un holster à la ceinture, il peut être compliqué de baisser son pantalon et de s’asseoir sur la cuvette des toilettes quand on est armé. Beaucoup de gens préfèrent donc retirer leur pistolet avant de baisser leur pantalon. En 2017, le magazine de la NRA, le lobby des armes, avait même publié un article avec des conseils pour aller aux toilettes armé (ils recommendaient de garder son arme sur soi).

Les oublis dans les toilettes publiques n’ont pour l’instant pas causé de décès, mais presque chaque semaine aux États-Unis, un enfant de moins de douze ans meurt après avoir trouvé une armé chargée qui traînait à la maison.

 

http://www.slate.fr/

Trump, un menteur au comportement mafieux, selon James Comey


Le livre de Lyin’ Comey, limogé par Donald Trump alors qu’il était en tête du FBI, semble faire des vagues chez les républicains. Ce que l’auteur dévoile, ne surprendra pas ceux qui reconnaît que le Président des États-Unis est un menteur, responsable de plusieurs fausses nouvelles.
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Trump, un menteur au comportement mafieux, selon James Comey

 

James Comey a témoigné le 8 juin 2017... (ARCHIVES REUTERS)

James Comey a témoigné le 8 juin 2017 devant la Commission judiciaire du Sénat, un mois après son congédiement.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président américain Donald Trump est un menteur invétéré soumettant son entourage à un code de loyauté rappelant l’attitude d’un chef «mafieux», estime dans ses mémoires l’ex-patron du FBI, James Comey.

Dans ce livre très attendu dont des passages ont fuité dans la presse jeudi, quelques jours avant sa sortie, l’ex-chef policier décrit un locataire de la Maison-Blanche obsédé par des détails scabreux le concernant.

M. Comey relate ainsi que le président lui a demandé de considérer une enquête sur des allégations le mettant en présence de prostituées russes en 2013 dans un hôtel à Moscou.

Ce «dossier», faisant état d’une vidéo à caractère sexuel montrant Donald Trump, avait été rédigé par un ancien agent du renseignement britannique pour le compte d’opposants politiques au candidat républicain. Jugé suspect dans un premier temps par le renseignement américain, la crédibilité du dossier s’est renforcée au fur et à mesure de nouvelles révélations confirmées dans la presse.

Lors de cette discussion dans la tour Trump en janvier 2017, M. Trump a demandé au chef du FBI de tordre le cou à ces affirmations qui lui étaient très défavorables «au cas où il existerait une seule chance sur 100 qu’elles soient prises au sérieux par sa femme, Melania», selon James Comey.

Le président américain Donald Trump est un menteur invétéré soumettant son... - image 2.0

Cet échange avec le président «m’a fait revenir au début de ma carrière, quand j’étais procureur face au crime organisé», a-t-il ajouté.

L’ex-chef policier a décrit une scène digne de la mafia :

«Le cercle silencieux qui acquiesce. Le patron qui fait la pluie et le beau temps. Les serments de fidélité. La vision du monde selon laquelle tous sont contre nous. Le mensonge généralisé, qu’il soit petit ou gros, au service d’une sorte de code de loyauté qui place l’organisation au-dessus de la moralité et de la vérité». 

«Immoral» 

Pour James Comey, «ce président est immoral, détaché de la vérité et des valeurs institutionnelles».

«Son leadership est transactionnel, axé sur l’ego et sur la loyauté personnelle», insiste-t-il.

Les mémoires de James Comey, intitulés A Higher Loyalty : Truth, Lies, and Leadership, retracent ses 20 ans de carrière comme procureur à New York puis procureur adjoint de la Justice dans le gouvernement de George W. Bush, et chef du FBI entre 2013 et 2017.

À la Maison-Blanche comme chez les responsables républicains, le livre a fait naître des craintes sur les dégâts qu’il pourrait infliger à une présidence Trump déjà affectée par des rumeurs, limogeages et démissions.

Le Parti républicain a d’ores et déjà mis en ligne un site intitulé Lyin’ Comey, où l’on peut notamment voir défiler une série de citations de personnalités politiques, désobligeantes pour l’ex-patron du FBI.

Le livre, qui sort le 17 avril, s’est un temps hissé en tête du classement des pré-ventes d’Amazon, grandement aidé par les messages vengeurs sur Twitter de Donald Trump qui l’avait limogé en mai 2017.

Lors d’une audition extraordinaire au Sénat, James Comey avait révélé les pressions venues de la Maison-Blanche, le fait que le président ait exigé sa «loyauté» et qu’il lui ait demandé d’abandonner un volet de l’enquête portant sur le général Michael Flynn, son conseiller à la sécurité nationale, forcé à la démission.

http://www.lapresse.ca/