Le Saviez-Vous ► Cet ouvrage de 1968 prédisait des ceintures anti-gravité et des ouragans artificiels pour 2018


En 1968, un manifeste avait été écrit par le groupe Foreign Policy Association. Ils ont faire quelques prédictions dont certains sont farfelus, par contre d’autres comme le réchauffement climatique, notre dépendance à la technologie en autres sont bien réelle aujourd’hui
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Cet ouvrage de 1968 prédisait des ceintures anti-gravité et des ouragans artificiels pour 2018

 

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Crédits : DR

Soit nous sommes en retard, soit les auteurs de l’ouvrage Toward the Year 2018 étaient un poil trop présomptueux lorsqu’ils ont écrit ce manifeste il y a 50 ans.

 Car selon eux, en 2018, nos télévisions étaient censées faire la publicité de ceintures anti-gravité. Ces dernières devaient être d’autant plus utiles que les États auraient dus se combattre à coups d’ouragans artificiels invoqués sur mesure. L’ouvrage « plus impressionnant que la science-fiction » regorge de prédictions loufoques, aujourd’hui citées par le New Yorker. Beaucoup appartiennent au domaine de la fiction.

Si elle parait sensationnelle, l’oeuvre est très sérieuse. Elle a été rédigée par un consortium d’experts de la Foreign Policy Association, qui célébrait alors son cinquantième anniversaire. Cette ONG se décrit elle-même comme un catalyseur d’idées ayant pour objectif de donner à comprendre la politique étrangère américaine et les enjeux internationaux. Cela explique certainement pourquoi ses pronostics se rapprochent à certains égards des problématiques actuelles, bien que les inventions présentées soient assez délirantes.

À l’époque déjà, l’un des auteurs, Thomas Malone, se questionnait quant au réchauffement climatique « causé par inadvertance » et lié au dioxyde de carbone. S’il était loin d’imaginer la signature du Protocole de Kyoto, en 1997, il prévoyait cependant la création d’un organisme climatique international doté de « pouvoirs policiers » afin de réguler notre impact sur la planète. Outre le désastre écologique, les auteurs avaient également prédits notre dépendance aux technologies de communication ainsi que l’usage malveillant qui en serait fait.

La fibre optique, la communication par satellite et même le bouleversement de la vie privée : tout était là. Les ceintures anti-gravité arriveront peut-être à leur tour.

Source : New Yorker

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Les États-Unis n’ont pas la cote au sein de la population mondiale


Sommes-nous surpris de la baisse de popularité des États-Unis, sauf dans certains pays. Même le Canada, a baissé son estime envers son voisin Américain, depuis que Donald Trump est Président des États-Unis. Alors que la Russie est montée dans les sondages bien avance sur les États-Unis
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Les États-Unis n’ont pas la cote au sein de la population mondiale

 

Le nombre de répondants canadiens qui approuvent la... (ARCHIVES REUTERS)

Le nombre de répondants canadiens qui approuvent la performance de l’administration américaine a chuté de 40 points de pourcentage en un an.

ARCHIVES REUTERS

 

ALEXANDER PANETTA
La Presse Canadienne
Washington

Un nouveau sondage réalisé à l’échelle mondiale révèle une chute spectaculaire dans l’appréciation du leadership américain sous Donald Trump – et une baisse particulièrement brutale au Canada.

Dans ce sondage annuel, la firme Gallup a demandé aux répondants de 134 pays ce qu’ils pensaient du leadership des États-Unis, de la Chine, de l’Allemagne et de la Russie.

Les États-Unis atteignent cette année un creux historique depuis 2007, alors que seulement 30% des répondants dans le monde approuvent le leadership américain, une baisse de 18 points de pourcentage par rapport à l’année précédente. Depuis 2009, la «cote» des États-Unis se situait toujours entre 40 et 50%.

Les États-Unis, qui étaient à 48% l’an dernier, descendent loin derrière l’Allemagne (41), le nouveau numéro un mondial, et se classent maintenant entre la Chine et la Russie.

Le sondage révèle une baisse d’appuis généralisée sur le continent américain, mais la grogne est surtout marquée au Canada. Le nombre de répondants canadiens qui approuvent la performance de l’administration américaine a chuté de 40 points de pourcentage en un an; le Panama et le Costa Rica suivent avec une chute d’une trentaine de points, et le Mexique avec une baisse de 28 points.

Les opinions sont encore plus défavorables dans certains pays, notamment au Portugal, qui a enregistré une baisse de 51 points en un an.

Par contre, les États-Unis connaissent un regain d’appuis de 10 points et plus dans d’autres pays: le Liberia (+17), la Macédoine (+15), le Bélarus (+11) et Israël (+14). Le sondage a été mené avant l’annonce du président Trump de déménager l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

La firme américaine Gallup a questionné 1000 personnes soit en personne, soit au téléphone, dans les 134 pays sondés; la marge d’erreur varie de deux à cinq points de pourcentage, selon les pays.

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"Maison de l’horreur": les parents inculpés pour torture et maltraitance


Les accusations sont portées contre le couple qui a maltraité, torturé les 12 enfants, 1l 13 ème un enfant de 2 ans était bien nourri et a éviter les sévices. Pendant 8 ans ces enfants ont été maltraités et certains souffre de déficiences cognitives et de lésions nerveuses. Imaginer ne savoir voir ce qu’est un policier une fille de 17 ne savait pas à quoi servent les médicaments….  Je ne voudrais pas être un avocat pour défendre ce genre de personne qui ont gaspiller l’enfance et l’avenir sera sans doute plus beau de ce qu’ils ont connus, mais il sera sûrement difficile de rattraper ces années perdues
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« Maison de l’horreur »: les parents inculpés pour torture et maltraitance

 

Source: Belga

Un couple d’Américains arrêté en Californie, qui a séquestré et affamé ses treize enfants pendant plusieurs années, a été inculpé jeudi pour torture et maltraitance, a indiqué le procureur du comté de Riverside, Mike Hestrin. Si tous les chefs d’inculpation sont retenus contre eux, David Allen Turpin, 57 ans, et son épouse Louise Anna Turpin, 49 ans, risquent de 94 ans à la prison à vie, a précisé M. Hestrin au ©

Le couple a été arrêté dimanche à Perris, à 110 kilomètres au sud-est de Los Angeles, à la suite de l’évasion d’une de leur fille, âgée de 17 ans, qui a donné l’alerte. Les enfants, âgés de 2 à 29 ans, ont été retrouvés pour certains enchaînés à un lit, dans des conditions d’extrême saleté et de malnutrition sévère. Sept ont plus de 18 ans. Selon le procureur, la fratrie préparait « depuis plus de deux ans » un plan d’évasion.

Douze chefs d’accusation

Dans le détail, le couple est visé par douze chefs d’accusation de torture —l’enfant de deux ans n’aurait pas été torturé et était bien nourri–, sept chefs de maltraitance d’un adulte dépendant, six chefs de maltraitance ou négligence d’enfant et douze pour séquestration. David Turpin est également visé par un chef d’acte obscène sur un enfant par la force, la peur ou la contrainte. Le procureur a précisé qu’il s’agissait de la façon dont le père avait ligoté l’une de ses filles, âgé de 14 ans. Ces chefs d’accusation portent sur des faits survenus depuis 2010.

Punitions et dérives

Selon le procureur, ces maltraitances ont « commencé comme une punition » mais « ont empiré avec le temps » lorsque la famille habitait près de Fort Worth, au Texas, et après son arrivée en Californie. « Ce qui a commencé comme de la négligence s’est achevé par ces maltraitances brutales ». Plusieurs des enfants souffrent de « déficiences cognitives » et de lésions nerveuses. Certains ne savaient pas ce qu’était un policier et l’adolescente de 17 ignorait ce qu’était un médicament.

Cordes, chaînes cadenassées

Dans un premier temps, les parents utilisaient des cordes pour ligoter leurs enfants mais, après que l’un d’entre eux soit parvenu à se libérer, ils sont passés à des chaînes cadenassées, a-t-il poursuivi. L’un des motifs pour qu’un enfant soit enchaîné était notamment qu’il se lave les mains au-dessus du poignet, ce que les parents considéraient comme « jouer avec l’eau ». Les punitions comprenaient aussi des coups et des strangulations.

« Sévèrement dénutris »

Il a confirmé que les enfants étaient « sévèrement dénutris » –l’un d’eux âgé de 12 ans pèse comme la moyenne d’un enfant de sept ans–, aucun ne pouvait se doucher plus d’une fois l’an, aucun n’a vu de dentiste de sa vie ni de médecin depuis « au moins quatre ans ». D’après les éléments constatés sur place, les enfants « souvent n’étaient pas libérés de leurs chaînes pour pouvoir aller aux toilettes », a indiqué le procureur.

Traitement

A une époque, lorsque la famille était encore au Texas, parents et enfants vivaient « séparément » et les parents « déposaient de la nourriture ».

M. Hestrin a précisé qu’aucun enfant n’avait accès à des jouets alors que de très nombreux ont été retrouvés dans la maison, toujours dans leur emballage. En revanche, ils avaient la possibilité de tenir un journal et les enquêteurs en ont récupéré « des centaines ».

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Californie : la légalisation du cannabis n’est pas une bonne chose pour les chouettes


Des chouettes ont la vie dure en Californie, en plus de subir des pertes dû aux changements climatiques, l’état a autorisé le cannabis à des fins récréatives. Beaucoup veulent profiter de cette manne même illégalement et utilisent un produit contre les rongeurs, animaux dont se nourrissent les chouettes, ce qui risque d’être vraiment catastrophique pour elles
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Californie : la légalisation du cannabis n’est pas une bonne chose pour les chouettes

 

Chouette tachetée du Nord

Les chouettes tachetées du Nord sont sensibles aux rodenticides.

© J. MARK HIGLEY/HOOPA TRIBAL FORESTRY

Par Anne-Sophie Tassart

Les rodenticides, utilisés dans les plantations illégales de cannabis en Californie, menacent les chouettes tachetées du Nord et les chouettes rayées.

La légalisation de l’usage récréatif du cannabis en Californie (Etats-Unis) depuis le 1er janvier 2018 ne fait pas que des heureux. En effet, cette légalisation devrait voir fleurir le nombre de plantations illégales. Or dans une étude publiée dans la revue Avian Conservation & Ecology, seulement quelques jours après l’autorisation, des chercheurs américains révèlent que des traces de rodenticides (produits utilisés contre les rongeurs), utilisés dans les plantations illégales de cannabis de cet Etat, se retrouvent dans l’organisme des chouettes tachetées du Nord (Strix occidentalis caurina), une sous-espèce menacée selon l’Endangered Species Act et quasi-menacée selon l’UICN.

70% des chouettes tachetées du Nord ont été au contact de biocides

En faisant des analyses sur des cadavres de chouettes trouvés à proximité de ces plantations, les scientifiques ont découvert que 7 chouettes sur 10 avaient été en contact avec des rodenticides. En analysant des échantillons provenant de 84 chouettes rayées (Strix varia), là encore les chercheurs ont trouvé des traces de biocides sur 40% d’entre elles. Les anticoagulants contenus dans ces produits empêchent l’organisme des mammifères et des oiseaux de renouveler la vitamine K, composé chimique nécessaire à la coagulation. Ces derniers sont alors susceptibles de mourir d’une hémorragie interne. Les auteurs de l’étude pensent que les chouettes tachetées du Nord et les chouettes rayées sont exposées à ces produits de part les proies qu’elles consomment.

Les menaces se multiplient à l’encontre des chouettes tachetées du Nord

Avec la légalisation du cannabis récréatif, les spécialistes craignent que la conversion de surfaces boisées privées en plantations de cannabis n’augmente et qu’ainsi, l’utilisation des rodenticides s’accentue. A terme, l’impact sur les chouettes tachetées du Nord pourrait être catastrophique alors qu’une étude révélait en 2015 que leur nombre avait baissé de 55% en Californie depuis 2009. Cette chute est d’ailleurs grandement liée à l’autre espèce étudiée : la chouette rayée. Cette dernière vivait autrefois dans les forêts de l’est de l’Amérique du Nord. Elle colonise aujourd’hui peu à peu le territoire des chouettes tachetées du Nord. Cette cohabitation conflictuelle entraîne une compétition pour les ressources et l’habitat. Mais le combat est inégal : la chouette tachetée du Nord est bien plus petite que la chouette rayée. Elle fuit donc les zones qu’elle occupait auparavant même si celles-ci se montrent moins propices à la reproduction.

Cette autre espèce de chouette et les plantations de cannabis ne sont pas les seules menaces qui pèsent sur Strix occidentalis caurina. Les chercheurs ont observé que les changements climatiques ont aussi un rôle dans leur disparition. D’abord par le truchement des nombreux feux de forêt causés par des températures plus élevées : ils détruisent l’habitat des chouettes tachetées du Nord. Ensuite ce sont les hivers, plus humides et plus froids, qui entraînent une diminution des naissances.

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Reconnaître un chameau ou tracer l’heure: le test auquel a été soumis Trump


Le monde a reçu le bilan de santé sur Donald Trump, à part son poids qui risque d’être un problème, il semble qu’il soit en santé et serait même capable de faire un 2 ème mandat s’il le voulait (pitié non !!!) Ailleurs ont dit qu’il ne veut pas faire des exercices alors il aime mieux un régime, (Adieu McDo, vraiment ???) Pour ce qui est du test pour détecter certains problèmes cognitifs, il parait qu’il est reconnu dans le monde … Septique, mais bon
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Reconnaître un chameau ou tracer l’heure: le test auquel a été soumis Trump

 

Donald Trump... (PHOTO Jonathan Ernst, archives REUTERS)

Donald Trump

PHOTO JONATHAN ERNST, ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Dessiner l’heure sur une horloge, savoir nommer un chameau ou encore donner le point commun entre un train et un vélo: voici à quoi ressemblaient les épreuves auxquelles a été soumis le président américain Donald Trump pour détecter d’éventuels troubles cognitifs.

Le dirigeant a obtenu le score maximum de 30/30 à ce test du «Montreal cognitive assessment» (Moca).

«Il n’y a absolument aucun signe d’un quelconque problème cognitif», a ainsi conclu le médecin de la Maison-Blanche, Ronny Jackson, en précisant que M. Trump avait lui-même demandé à effectuer ce test pour faire taire les spéculations.

L’examen, conçu par le docteur Ziad Nasreddine et publié en 2005, est un des plus utilisés dans le monde pour dépister les personnes souffrant de dysfonctionnements cognitifs, en particulier quand il paraît s’agir de troubles légers. Toute inquiétude peut être levée au-delà de 26/30.

Existant en de nombreuses versions et langues, il consiste en un court questionnaire d’une page destiné à mesurer entre autres la mémoire, les fonctions exécutives, les capacités d’abstraction, la concentration, le langage, le calcul, l’orientation dans le temps et l’espace. La durée du test est d’environ 10 minutes.

Les personnes examinées ont instruction de copier un cube, dessiner une horloge indiquant une heure spécifiée (avec une note distincte pour le contour, les chiffres et les aiguilles), reconnaître trois animaux (par exemple un lion, un rhinocéros et un chameau), selon un modèle type mis à disposition sur le site internet officiel du Moca. Voir ici

Elles doivent ensuite répéter une liste de mots (comme visage, velours, église, marguerite, rouge) et de chiffres, se les remémorer un peu plus tard, et exécuter une série de soustractions faciles de type 100-7, puis 93-7 et ainsi de suite.

Si ses détracteurs lui reprochent un vocabulaire limité, le chef d’État américain a réussi haut la main l’épreuve du langage, selon le médecin. Il n’a ainsi eu aucun problème pour redire des phrases telles que: «Le colibri a déposé ses oeufs sur le sable», ou pour énumérer en une minute le maximum de mots débutant par la même lettre.

Parmi les autres exemples de questions: «dites-moi en quoi une montre et une règle se ressemblent», un train et une bicyclette.

Enfin, Donald Trump devait donner le jour, le mois et l’année, de même que l’endroit et la ville où il se trouvait.

Les interrogations sur les capacités mentales de l’hôte de la Maison-Blanche ont été relancées par le livre polémique du journaliste Michael Wolff qui dresse un portait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier, assurant que son entourage doute de sa faculté à gouverner.

Des compétences que le test du Moca, s’il est unanimement reconnu dans son domaine, ne prétend cependant pas jauger.

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Un coq attend chaque jour le retour du bus de sa maitresse


Généralement, on voit un chien courir pour aller chercher ses jeunes maître de retour à l’école, mais un coq, c’est surprenant. C’est dans une ferme du Texas dès que le coq entend l’autobus scolaire arriver, il court rejoindre sa maitresse pour être pris dans ses bras
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Un coq attend chaque jour le retour du bus de sa maitresse

 

« Maison de l’horreur » en Californie : la mère surprise de l’intervention des policiers


Comment un couple peuvent traiter leurs enfants de cette manière. 13 enfants ne passent pourtant pas inaperçus même s’il y a l’école à la maison. Ils restaient dans un quartier avec des voisins. Heureusement, qu’une des soeurs a pu trouver un moyen pour délivrer les autres enfants. C’est tout un travail qu’il faudra pour remettre ces enfants dans une vie le plus normale possible
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« Maison de l’horreur » en Californie : la mère surprise de l’intervention des policiers

 

Le shérif du comté de Riverside, Capitaine Greg Fellows, parle devant une dizaine de micros.

Le shérif du comté de Riverside, Capitaine Greg Fellows, rencontrait la presse mardi pour présenter les premières explications entourant la «maison de l’horreur» en Californie. Photo : Reuters/Mike Blake

Treize frères et soeurs attachés et affamés en Californie

La police californienne a révélé lundi une horrible histoire de maltraitance envers des enfants. Treize frères et soeurs ont été retrouvés attachés, affamés et sales dans un logement de la petite ville de Perris, au sud-est de Los Angeles.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le couple a été incarcéré pour torture et mise en danger d’enfants, et une caution de 9 millions de dollars américains chacun a été fixée pour leur éventuelle remise en liberté, a annoncé lundi la police du comté de Riverside.

David Turpin et son épouse Louise, âgés respectivement de 57 et 49 ans, n’ont pas expliqué pourquoi plusieurs de leurs enfants ont été retrouvés enchaînés à leur lit dans le noir et dans une odeur pestilentielle.

Louise et David Turpin posent pour la police du comté de Riverside après leur arrestation.

Louise Turpin (49 ans) et David Turpin (54 ans) ont été arrêtés après que les autorités eurent trouvé leurs enfants affamés, sales et attachés. Photo : Getty Images/Fournie par la police du comté de Riverside

C’est l’une des sœurs, âgée de 17 ans, qui a mis fin au cauchemar de la fratrie. Elle est parvenue à s’échapper et a appelé dimanche matin le numéro d’urgence 911 depuis un appareil portable trouvé dans la maison.

L’adolescente, qui était « un peu maigre » et semblait n’avoir que 10 ans selon le communiqué de presse de la police, « affirmait que ses 12 frères et sœurs étaient retenus à l’intérieur de la résidence par leurs parents, précisant que certains étaient attachés avec des chaînes et des cadenas ».

À l’arrivée dans la maison, la police a initialement cru que les 12 personnes découvertes, « mal-nourries et très sales », étaient toutes mineures, mais a ensuite réalisé que sept d’entre elles étaient adultes, âgées de 18 à 29 ans. La plus jeune avait deux ans.

Les services de protection de l’enfance ont ouvert une enquête.

La maison était une école privée

Selon un site Internet du département de l’Éducation, David Turpin est le directeur d’une école privée, la Sandcastle Day School, ouverte en 2011, qui est logée à la même adresse que celle où habitent les Turpin.

D’après le Los Angeles Times citant des registres publics, le couple vivait à cette adresse depuis 2010 et auparavant au Texas. Ils auraient fait faillite deux fois.

Des photos de famille sur Facebook

Sur une page Facebook au nom de David-Louise Turpin, on voit le couple, dont la police a publié des photos prises au moment de leur incarcération, lors d’une cérémonie qui semble être un mariage.

La famille Turpin pose, les filles sont habillées en robe à carreaux et les garçons en habit.

La famille Turpin pose lors d’une cérémonie qui semble être un mariage. Photo : Photo tirée du compte Facebook de David-Louise Turpin

Louise Turpin est en robe longue blanche, son époux en costume et ils sont entourés de 13 personnes qui semblent toutes des enfants ou jeunes adultes, les filles aux cheveux longs et châtains portant toutes la même robe mauve à imprimé quadrillé sauf le bébé en robe rose.

Les garçons arborent la même coupe au bol que David Turpin.

Des clichés montrent le couple échangeant des alliances devant un homme habillé en Elvis Presley et tenant un micro, évoquant les mariages « kitsch » de Las Vegas.

Leur portfolio d’images sur la page Facebook les représente lors d’une autre cérémonie de mariage ou d’anniversaire d’épousailles dans la même tenue avec le même avatar d’Elvis, mais plus jeunes, en 2013. Le bébé n’est pas encore né.

D’autres photos datant de 2010 à 2016 montrent le couple entouré de ses enfants tous souriants, en jeans et t-shirts rouges ou roses.

Sur l’un des clichés, le bébé est tenu par la mère et vêtu d’un t-shirt où l’on lit « maman m’aime ».

La famille Turpin pose toute souriante tandis que tous sont vêtus d'un chandail rouge sur lequel est inscrit leur âge.

Plusieurs photos datant de 2010 à 2016 montrent le couple entouré de ses enfants tous souriants. Photo : Photo tirée du compte Facebook de David-Louise Turpin

Sur une autre photo publiée en avril 2016, les 13 enfants apparaissent avec leurs parents, tous souriants et portant le même t-shirt rouge avec chacun un numéro, semblant les classer du plus âgé au plus jeune : on y voit notamment « thing 3 » (« chose 3 »), « thing 5 » ou encore « thing 12 ».

Des voisins atterrés

Des hommes et des femmes se tiennent devant la maison des Turpin.

Des voisins se tiennent devant la maison de la famille Turpin, pour la plupart consternés de ne pas avoir su voir que les enfants étaient maltraités. Photo : Getty Images/Sandy Huffaker

Une voisine, Kimberly Milligan, a confié au quotidien Los Angeles Times que plusieurs choses semblaient étranges à propos de cette famille : les enfants étaient très pâles, ils avaient « le regard de ceux qui veulent se rendre invisibles », ils ne sortaient jamais jouer alors qu’ils étaient très nombreux.

« Je me suis dit qu’ils suivaient des cours à domicile », ce qui est relativement fréquent aux États-Unis, ajoute-t-elle. « On sentait qu’il y avait quelque chose de louche, mais on ne veut pas penser du mal des gens. »

Elle se sent à présent terriblement coupable après les révélations sur les mauvais traitements subis par cette fratrie :

« comment personne n’a rien vu? », se demande-t-elle.

Lors d’une conférence de presse mardi, le capitaine Greg Fellows, a décrit Louise Turpin, 49 ans, comme « perplexe » et surprise lorsque la police est intervenue à son domicile après qu’une de ses filles fut parvenue à s’échapper.

Ils ont aussi ajouté que le couple n’avait pas été « immédiatement en mesure de donner une raison logique » pour expliquer la scène.

Louise Turpin et son mari David Turpin, 57 ans, sont accusés d’avoir torturé et mis en danger leurs 13 enfants.

Le capitaine Fellows a aussi confirmé les premières informations reçues sur l’insalubrité des lieux.

 « Certains de nos policiers ont décrit l’endroit comme extrêmement sale, avec une odeur très désagréable à l’intérieur », a-t-il expliqué.

Mais on ne connaît toujours pas les raisons exactes qui ont poussé le couple à traiter ses enfants de la sorte.

Si vous pouvez imaginer avoir 17 ans mais l’air d’en avoir 10, souffrir de malnutrition, être enchaîné à un lit, avec les blessures qui y sont associées… j’appellerais ça de la torture. Greg Fellows, shérif du comté de Riverside

Pour le moment, la police a simplement confirmé qu’il n’y avait jamais eu d’interventions des services sociaux ni des policiers chez les Turpins et qu’aucune preuve d’abus sexuels n’a été découverte.

Joint par des médias, le père de David Turpin s’est dit étonné par l’arrestation de son fils. Sa mère a quand à elle dit à CNN que les Turpin était « très protecteurs avec leurs enfants ».

« Ils s’habillaient tous de la même façon lorsqu’ils sortaient. C’était pour protéger les enfants », a soutenu Betty Turpin, la mère de David.

Elle a aussi ajouté que le couple alignait les enfants selon leur âge et qu’ils se plaçaient en avant et à la fin de la file lorsque la fratrie se déplaçait.

David et Louise Turpin doivent comparaître en cour jeudi.

http://ici.radio-canada.ca/