Des scientifiques inquiétés par la disparition de l’oxygène des océans


On sait ce les changements climatiques et la pollution font sur le climat et l’air, aussi sur les océans avec l’acidification, mais l’oxygène dans les océans, on ne sait pas grande chose. Il y a quand même des scientifiques qui lancent l’alarme par le fait qu’en 50 ans, l’oxygène dans les cours d’eau, les côtes et dans l’océan, l’oxygène a baisser de beaucoup ce qui met en péril la vie marine
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Des scientifiques inquiétés par la disparition de l’oxygène des océans

 

En l'espace des 50 dernières années, la superficie... (123RF/Denis Tabler)

En l’espace des 50 dernières années, la superficie d’océans affectés est passée de 4,5 millions à 32 millions de kilomètres carrés dans les eaux proches des côtes et en haute mer.

La Presse Canadienne

Près d’une vingtaine de scientifiques de partout dans le monde lancent un avertissement sur un effet secondaire peu connu du changement climatique et de la pollution.

Selon un article publié cette semaine dans la revue Science, l’oxygène disparaît des océans dans des proportions de plus en plus larges, ce qui menace la vie marine.

L’étude, qui a été financée par un organisme international affilié à l’UNESCO (l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), relate que ce problème s’aggrave depuis les années 1950.

En l’espace des 50 dernières années, la superficie d’océans affectés est passée de 4,5 millions à 32 millions de kilomètres carrés dans les eaux proches des côtes et en haute mer.

Les cours d’eau la côte ouest du Canada et sur la voie maritime du fleuve Saint-Laurent seraient notamment touchés.

«Nous croyons que cet enjeu devrait être examiné et qu’il devrait attirer davantage l’attention», a déclaré Denis Gilbert, l’un des 22 auteurs qui ont cosigné la recherche.

«Tous les animaux doivent respirer de l’oxygène et nous savons que de régions de l’océan qui perdent de l’oxygène sont de plus en plus répandues. Nous voyons les animaux marins qui quittent ces endroits», a ajouté M. Gilbert, qui est aussi scientifique au ministère des Pêches et des Océans.

L’article, qui résume une récente recherche, a trouvé plusieurs cours d’eau en manque d’oxygène dans le monde. Les eaux près des grands fleuves et des centres urbains seraient particulièrement touchées. Les chercheurs ont toutefois décelé d’autres cas en haute mer.

Une «énorme» augmentation

Le volume d’eau complètement dépourvue d’oxygène a quadruplé depuis les années 1950, selon une étude. Les populations d’animaux marins et la diversité ont largement diminué dans les régions côtières.

Dans les eaux les plus profondes du golfe Saint-Laurent, le taux d’oxygène a chuté de 55 pour cent depuis les années 1930.

«C’est énorme. Nous perdons déjà de la morue dans les eaux profondes», a soutenu M. Gilbert.

Un phénomène similaire a été observé dans le nord de la Colombie-Britannique, selon le scientifique.

Plusieurs facteurs joueraient un rôle dans ce problème.

Les industries et le secteur agricole rejettent leurs nitrates dans l’océan, ce qui crée de l’efflorescence algale semblable à celle qui peut affecter les systèmes d’eau douce. Mais en pleine mer, c’est assurément le changement climatique qui est le principal responsable, et de loin.

Le changement climatique amène une «triple offensive», a illustré M. Gilbert.

D’abord, les eaux plus chaudes ne peuvent pas absorber autant l’oxygène.

Ensuite, les différentes couches de l’océan ne se mélangent pas autant si la partie supérieure est plus chaude – les couches profondes ne sont pas autant aérées en étant exposées à la surface, alors, graduellement, l’oxygène qu’elles renferment est grugé par les bactéries.

Finalement, les eaux plus chaudes forcent les animaux marins à respirer plus rapidement, les amenant à utiliser plus hâtivement l’oxygène disponible.

«L’une des raisons pourquoi (les animaux marins) ne peuvent tolérer des eaux très chaudes, c’est qu’ils doivent respirer davantage. Dans ces eaux où ils doivent respirer plus, il y a moins d’oxygène», a indiqué le chercheur.

Un enjeu peu étudié

En comparaison avec d’autres enjeux liés au changement climatique, dont l’acidification des océans, les impacts du manque d’oxygène dans l’eau sont trop peu étudiés, selon Denis Gilbert.

«C’est très peu compris», a affirmé M. Gilbert.

Et le problème ne risque pas d’être résolu à court terme, souligne le scientifique.

«Les modèles de réchauffement climatique prédisent que la diminution de l’oxygène sera encore pire d’ici 2100 et continuera de s’aggraver.»

Même avec des cibles ambitieuses de diminution des gaz à effets de serre, il y aura un déclin de l’oxygène dans l’eau, selon le modèle. Or, cela ne veut pas dire pour autant qu’elles sont inutiles, selon M. Gilbert.

«Agir sur les énergies fossiles n’aura que des avantages non seulement pour la glace de mer et pour l’acidification des océans, mais aussi pour l’oxygène», a-t-il conclu.

http://www.lapresse.ca/

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Comment des scientifiques ont pu écouter le «chant de la Terre» au fonds des océans


La terre chante, enfin il bourdonne des « hum » dans les océans. Le problème c’est que le son n’est pas perceptible pour notre ouïe. C’est grâce à des sismomètres et ils espèrent ainsi cartographier l’intérieur de la Terre
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Comment des scientifiques ont pu écouter le «chant de la Terre» au fonds des océans

 

La Terre vue de l'espace. NASA.

La Terre vue de l’espace. NASA.

Fabien Jannic-Cherbonnel

L’étude pourrait permettre de cartographier l’intérieur de notre planète.

Mais quel est ce bruit de fond ? Les scientifiques l’affirment depuis de longues années : la Terre bourdonne en permanence. Les artistes diraient que la planète chante. Une nouvelle étude, publiée par le Geophysical Research Letters, a réussi à observer le phénomène grâce à des sismomètres installés au fond des océans. Une première.

L’équipe de scientifiques européens, notamment basée à Paris et à Oxford, est la première à écouter ce bourdonnement du fond de l’eau grâce à 57 sismomètres dispersés dans l’océan Indien entre 2012 et 2013 explique National Geographic. Les scientifiques avaient jusqu’à présent réussi à enregistrer ce «hum» lors de tremblement de terre, en surface, mais l’on sait désormais que celui-ci est également présent sous l’eau.

«Le son émis est équivalent à un nanoGal (une unité d’accélération), c’est la première fois que nous arrivons à l’isoler au fond de la mer. Le fond des océans est extrêmement bruyants», explique Martha Deen, chercheuse de l’Institut de physique du Globe de Paris et auteure principale de l’étude, à Slate.fr.

Ne vous attendez pas à être capable d’entendre les vibrations de notre planète. Ces «oscillations libres» vont de 2,9 à 4,5 millihertz, une fréquence 10 000 fois trop basse pour que des humains puissent l’entendre. D’après l’étude, l’amplitude de ce son varie dans le temps, sans être lié aux saisons comme ce qui était précédemment admis. Reste à comprendre quelle serait la source de ce «hum».

A là source du «hum»

Plusieurs théories s’affrontent à ce sujet. De nombreuses études, comme l’explique Gizmodo, avancent que ces vibrations seraient le résultat du mouvement des vagues en surface. D’autres indiquent que ce bourdonnement pourrait provenir de turbulences dans l’atmosphère, liées aux vents et aux tempêtes. Martha Deen cite une étude datant de 2015 abondant dans le sens de la première hypothèse  :

«Les chercheurs avaient créé un modèle pour suivre de très longues vagues. Les vagues infra gravitaire ont les mêmes longuers d’ondes que les tsunamis, mais un ehauteur beaucoup plus petite, de 1 à 2 cm. Les scientifiques ont réalisé que lorsque celles-ci touchaient les côtes et les fonds marins, cela créait une pression et un infime mouvement de la terre.»

Les résultats de cette nouvelle étude pourraient être utilisés pour cartographier l’intérieur de la Terre. Jusqu’à présent, les scientifiques n’étaient capables de tirer des données que via des sismomètres installés en surface, or, cela ne représente que 30% de la surface de la Terre.

«Inclure l’océan, c’est comme produire un écho», explique Martha Deen. «Si vous faites un IRM, vous avez besoin de points qui entourent le corps entier. C’est pareil pour la Terre».

Ces conclusions pourraient également permettre aux scientifiques de comprendre une bonne fois pour toute pourquoi la Terre bourdonne de manière continue.

«Nous pourrions utiliser ces stations au fond de l’océan Indien pour quantifier l’origine de ce bruit, nous y travaillons actuellement», conclue Martha Deen.

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Les océans de glace empêcheraient les extraterrestres de communiquer avec nous


Probablement, dans ce grand univers, il y aurait une vie intelligente dans d’autres planètes. Diverses hypothèses sont mises en valeur. La dernière me parait peu probable, a moins que ce soit des micros-organismes ou quelque chose du genre
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Les océans de glace empêcheraient les extraterrestres de communiquer avec nous

 

 

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur Science

C’est la dernière hypothèse en date qui tente d’expliquer le paradoxe de Fermi.

«Mais où sont-ils?» La question se pose depuis des dizaines d’années. Le physicien Enrico Fermi a même donné son nom à une théorie scientifique, ou plus précisément à un «paradoxe»: il y a forcément d’autres formes de vie intelligente dans notre univers, alors pourquoi ne les avons-nous jamais vues? L’astrophysicien Alan Stern croit avoir trouvé une – énième – réponse, rapporte le magazine Science: selon lui, les extraterrestres ne peuvent pas communiquer avec nous car ils vivent enfouis sous des «couches épaisses de glace et de roches».

Pour le scientifique, cette hypothèse est d’autant plus vraisemblable qu’au moins quatre des planètes de notre système solaire, à savoir Jupiter, Neptune, Saturne et Pluton, sont recouvertes d’un tel environnement. Sous ces amas de glace, l’eau liquide est un milieu extrêmement fertile au développement de la vie, rappelle Alan Stern. Peut-être même encore plus qu’à la surface, observe le magazine Astronomy:

«[Les organismes vivants] seraient ainsi mieux protégés des aléas extérieurs comme les fortes radiations, les impacts ou encore les changements climatiques. De tels océans intérieurs apporteraient un environnement plus stable où toute forme de vie pourrait se développer de manière moins risquée.»

Petit «inconvénient» cependant: sous ces énormes roches de glace, ces organismes vivants seraient très isolés. D’où leur impossibilié de nous envoyer un quelconque signe.

Dans l’hypothèse, d’ailleurs, qu’ils n’auraient «ne serait-ce que conscience de l’existence d’un monde au-dessus d’eux», et ailleurs dans l’univers, souligne Astronomy.

Cette nouvelle théorie vient s’ajouter aux nombreuses autres qui tentent d’expliquer le paradoxe de Fermi: les extraterrestres n’existeraient simplement pas; ils dorment; ils utilisent une technologie trop avancée pour que nous la percevions; leurs signaux ont été envoyés récemment et ne nous sont pas encore parvenus… ou encore une dernière: ils sont déjà parmi nous.

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Une goutte


Même si on croit que ne sommes pas quelqu’un d’exceptionnel, ce que nous faisons à quand même un impact dans ce monde
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Une goutte

 

 

“Nous réalisons que ce que nous accomplissons n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquerait.”

Mère Teresa

Le Saviez-Vous ► Mer, océan, lac, étang : quelles différences ?


     

    Si vous êtes déjà demandé la différence entre la mer et l’océan ? Qu’est-ce qui qualifie une mare, un lac ou un étang ?
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    Mer, océan, lac, étang : quelles différences ?

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Il n’est pas toujours aisé de différencier mer, océan, lac et étang. Même les scientifiques montrent parfois des désaccords quant à ces classifications. Quelques caractéristiques simples de chacune de ces étendues d’eau permettent d’y voir un peu plus clair.

    « Vaste étendue d’eau salée qui couvre une grande partie de la surface du Globe ».

    Les dictionnaires ne font pas toujours la différence entre une mer et un océan. Pourtant, comme il existe des différences entre un fleuve et une rivière, mer et océan présentent des caractéristiques bien définies.

    Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

    Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

      Quelles différences entre un océan, une mer et un lac ?

      Les mers et les océans sont tous les deux de vastes étendues d’eaux salées. Ils peuvent aussi bien être froids que chauds. Et tous les deux peuvent également subir le phénomène de marée. Même s’il est plus marqué du côté des océans.

      Mais trois critères essentiels permettent de distinguer une mer d’un océan :

  • Un océan est plus vaste qu’une mer. Le plus grand des océans de la planète s’étend sur une superficie de près de 180 millions de km2. Le plus petit océan couvre quelque 14 millions de km2. La plus grande mer, la mer d’Arabie, quant à elle, ne mesure qu’environ 3.600.000 km2.

  • Un océan est également nettement plus profond qu’une mer.

  • Un océan entoure un continent et repose sur un plancher basaltique. Une mer, quant à elle, repose sur de la croûte continentale.

      Les lacs, quant à eux, se différencient des océans et des mers essentiellement par le fait qu’ils sont remplis d’eau douce. Ils sont isolés de la mer, alimentés par un cours d’eau et comportent également un cours d’eau émissaire. Pour mériter la désignation de lac, il faut qu’une étendue d’eau soit suffisamment grande et profonde — supérieure à 20 mètres — pour permettre le dépôt de sédiments sur son fond et/ou la stratification thermique des eaux.

      Un étang est généralement moins grand et moins profond qu’un lac et plus grand et plus profond qu’une mare. © Zaimful, Pixabay, CC0 Public Domain

      Un étang est généralement moins grand et moins profond qu’un lac et plus grand et plus profond qu’une mare. © Zaimful, Pixabay, CC0 Public Domain

      Quelles différences entre un lac, un étang et une mare ?

      Contrairement au lac, l’étang est une étendue d’eau, douce ou salée, et surtout peu profonde (entre 5 et 10 mètres). Un étang se forme par accumulation d’une eau non absorbée par un sol trop imperméable. Son alimentation se fait par des sources de faible débit (eaux de pluies, ruissellements, ruisseaux, nappes phréatiques, etc.). L’eau d’un étang est donc stagnante. Et son écosystème est, de fait, bien différent de celui d’un lac.

      Une mare enfin, est de petite taille. Et sa profondeur est inférieure à 2 mètres. Elle peut être naturelle (mare forestière, mare de prairie, etc.) ou anthropique (mare de régulation de collecte d’eau, mare de réserve d’eau pour l’usage domestique, etc.) et elle n’est pas nécessairement pérenne.

      http://www.futura-sciences.com

    Le développement de l’aquaculture permettrait-il de nourrir l’humanité ?


    C’est peut-être une solution à évaluer dans le futur, mais je suis inquiète sur l’impact de l’écosystème des mers et des océans. Si l’agriculture a changé l’environnement pas toujours dans le bon sens de l’environnement, alors que penser de cultiver 13 millions de km2 dans l’eau
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    Le développement de l’aquaculture permettrait-il de nourrir l’humanité ?

     

    Aquaculture

    Selon ces chercheurs, jusqu’à 11,4 millions de km2 d’océans pourraient être utilisés pour l’aquaculture.

    Par Sciences et Avenir avec AFP l

    Une équipe de chercheurs estime que le développement de millions de km2 d’aquaculture dans les océans permettrait de réduire l’insécurité alimentaire dans les années à venir.

    Et si la clé pour assurer la sécurité alimentaire de milliards d’humains ne se trouverait pas sur la terre ferme ? Selon une étude publiée le 14 août 2017 dans la revue Nature Ecology & Evolution, les mers et océans de la planète pourraient en effet héberger près de 13 millions de km2 consacrés à l’aquaculture. D’après une équipe de chercheurs américains et chinois dirigée par Rebecca Gentry de l’université de Californie à Santa Barbara aux États-Unis, 11,4 millions de km2 d’océans pourraient être dédiés à l’élevage de poissons et 1,5 million de km2 à celui des coquillages, que le climat soit tempéré ou tropical. À elles seules, ces zones destinées à l’aquaculture pourraient produire 100 fois plus de produits de la mer que la population mondiale n’en consomme aujourd’hui. De quoi produire 15 milliards de tonnes par an.

    Une étude pour déduire la concentration maximale d’animaux marins dans chaque zone

    Pour arriver à ces chiffres, les chercheurs ont exclu les zones des océans inadaptées à l’aquaculture, car, par exemple, trop profondes ou déjà affectées à d’autres activités comme l’extraction du pétrole, la navigation ou la protection de la faune et la flore. À partir de l’observation de 120 espèces de poissons et 60 crustacés, ils ont pu définir leur taux de croissance, les températures qu’ils peuvent supporter, la concentration en oxygène ou encore la densité de phytoplancton nécessaires, pour en déduire la concentration maximale d’animaux marins que les eaux littorales peuvent abriter.

    a) Production mondiale actuelle de poissons en aquaculture b) Production potentielle si 1% des zones disponibles de chaque pays étaient développées pour l’aquaculture © Nature Ecology and Evolution / Rebecca Gentry

    « La part de poissons sauvages actuellement pêchés représente le lac Michigan »

    Selon les Nations unies, la population mondiale va passer d’environ 7,6 milliards de personnes actuellement à 11,2 milliards d’ici à 2100, augmentant leurs besoins alimentaires, notamment en protéines animales. 

    Or « la totalité des poissons sauvages actuellement pêchés dans le monde pourrait être produite sur une zone d’aquaculture de la taille du lac Michigan », notent les chercheurs. « Presque tous les pays côtiers possèdent un grand potentiel d’aquaculture marine et pourraient répondre à leur propre demande en poisson », déclarent les auteurs de l’étude.

    Quel impact sur les écosystèmes ?

    Certes, l’étude met en évidence le potentiel de l’aquaculture (qui fournit déjà près de 50 % du poisson consommé dans le monde) mais « les facteurs sociaux, économiques ou encore environnementaux devront être pris en considération », notent les chercheurs qui citent en exemple les problèmes liés à l’alimentation des poissons d’élevages ou encore les coûts du transport des denrées produites.

    Dans un commentaire accompagnant l’article, des scientifiques précisent que « même si ces résultats montrent que l’exploitation d’une petite portion des océans permettrait de résoudre partiellement notre défi alimentaire, nous devons examiner attentivement l’impact de la production d’aliments aquatiques sur les écosystèmes et les ressources aquatiques et terrestres ».

    A.S.T. avec AFP

    https://www.sciencesetavenir.fr/

    Une tenue de plongée révolutionnaire pour "voler" dans l’océan


    Oceanwings vous connaissez ? Et un wingsuit, le fait de voler dans les airs comme une chauve-souris ? Bien le Ocenawings, c’est un peu la même chose, mais utilisée en apnée dans l’océan. Pour le moment, il n’est pas encore en mode de fabrication, mais il sera utile pour l’étude des animaux marins, des soins et l’identification sans stresser l’animal
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    Une tenue de plongée révolutionnaire pour « voler » dans l’océan

     

    OceanWings

    La tenue créée par Pierre Frolla permet de « planer » dans l’océan.

    © BORIS HORVAT / AFP

    Par Sciences et Avenir avec AFP

    Pierre Frolla, un champion d’apnée, a développé une combinaison de plongée qui permet de glisser dans l’eau.

    C’est l’histoire d’un champion d’apnée, aussi amateur de chute libre, qui a décidé de faire de la plongée autrement. Son rêve : approcher au plus près les grands animaux marins. Il est devenu réalité grâce à une idée de génie : s’inspirer de la discipline du wingsuit  (sport qui consiste à sauter d’une falaise et à voler grâce à une combinaison spéciale) pour planer dans l’océan.

    Faire de la sensibilisation autrement

    Entre 1996 et 2007, Pierre Frolla, né en principauté monégasque il y a quarante-deux ans, est d’abord athlète de haut niveau. Il enchaîne les records en apnée. Quatre de France, deux d’Europe, et encore quatre au niveau mondial. Puis, las de cette « recordite«  comme il dit, il prend conscience de la nécessité de sensibiliser le public à la fragilité du milieu marin.

    « Mais je voulais le faire de façon différente de gens tels que Nicolas Hulot, en continuant à plonger et en cherchant à aller au contact des plus gros animaux, cachalots, raies manta ou requins, pour réaliser des choses qui touchent les gens », confie le quadragénaire.

    MONACO. Avec cet objectif, le champion crée plusieurs écoles de plongée en apnée ou en scaphandre à Monaco, tournées vers cette thématique environnementale et ouvertes aux enfants dès 8 ans. La dernière, créée en 2013 avec la princesse Charlène, est dédiée au sauvetage en mer. Mais Pierre Frolla ne souhaite pas se limiter aux sorties avec les enfants de ces écoles. Alors avec une marque leader dans le domaine de la plongée, il développe d’abord une combinaison dans un souci esthétique puis ensuite réfléchit à un moyen de révolutionner sa discipline.

    « Voler » en apnée pendant 3 à 4 minutes

    Son inspiration viendra du wingsuit dont il a suivi l’essor avec intérêt.

    « Pouvoir parcourir en apnée de longues distances sans aucun effort » : voilà l’objectif.

     Le premier prototype prend vie il y a 4 ans. La combinaison en néoprène couvre le corps et se déploie aussi entre les jambes et sous les bras. Mais le premier jet met en évidence quelques défauts :

    « C’était très bien pour glisser en descendant. Mais sans mes palmes, j’avais toujours besoin de quelqu’un pour me remonter », dit-il.

    Mais Pierre Frolla a trouvé la solution depuis quelques mois : quatre petites cartouches de gaz de 38 grammes vissées à des percuteurs. Une fois déclenchées, quelle que soit la profondeur, elles permettent de remonter seul à la surface grâce à une poche gonflable placée dans le dos, sous la combinaison.

    © BORIS HORVAT / AFP

    NÉOPRÈNE. L’innovation de son « Oceanwings » (le nom de sa combinaison) tient donc à la fois à la forme, au procédé de remontée et au matériau utilisé, un néoprène très souple qui permet de moins flotter et donc de glisser plus facilement dans les courants donnant l’impression de voler pendant 3 à 4 minutes. La sensation procurée par cette combinaison révolutionnaire, seul Pierre Frolla peut en parler aujourd’hui, car il n’existe que trois prototypes, qui sont tous à sa taille. Par ailleurs, aucune commercialisation n’est (pour l’instant) envisagée.

    Un déplacement souple et calme pour attirer les animaux

    L’objectif de cette tenue est « de s’approcher au contact des animaux, sans avoir besoin de faire des mouvements avec les bras et les jambes, et donc d’inverser la tendance, c’est à dire d’attirer leur curiosité et de les faire venir à moi », explique-t-il.

    À terme, Pierre Frolla prévoit donc d’autres usages éthologiques ou vétérinaires pour cette innovation, comme la pratique de biopsies sur des animaux ou encore la facilitation de leur identification.

    © BORIS HORVAT / AFP

    https://www.sciencesetavenir.fr