Le Saviez-Vous ► Mer, océan, lac, étang : quelles différences ?


     

    Si vous êtes déjà demandé la différence entre la mer et l’océan ? Qu’est-ce qui qualifie une mare, un lac ou un étang ?
    Nuage

    Mer, océan, lac, étang : quelles différences ?

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Il n’est pas toujours aisé de différencier mer, océan, lac et étang. Même les scientifiques montrent parfois des désaccords quant à ces classifications. Quelques caractéristiques simples de chacune de ces étendues d’eau permettent d’y voir un peu plus clair.

    « Vaste étendue d’eau salée qui couvre une grande partie de la surface du Globe ».

    Les dictionnaires ne font pas toujours la différence entre une mer et un océan. Pourtant, comme il existe des différences entre un fleuve et une rivière, mer et océan présentent des caractéristiques bien définies.

    Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

    Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

      Quelles différences entre un océan, une mer et un lac ?

      Les mers et les océans sont tous les deux de vastes étendues d’eaux salées. Ils peuvent aussi bien être froids que chauds. Et tous les deux peuvent également subir le phénomène de marée. Même s’il est plus marqué du côté des océans.

      Mais trois critères essentiels permettent de distinguer une mer d’un océan :

  • Un océan est plus vaste qu’une mer. Le plus grand des océans de la planète s’étend sur une superficie de près de 180 millions de km2. Le plus petit océan couvre quelque 14 millions de km2. La plus grande mer, la mer d’Arabie, quant à elle, ne mesure qu’environ 3.600.000 km2.

  • Un océan est également nettement plus profond qu’une mer.

  • Un océan entoure un continent et repose sur un plancher basaltique. Une mer, quant à elle, repose sur de la croûte continentale.

      Les lacs, quant à eux, se différencient des océans et des mers essentiellement par le fait qu’ils sont remplis d’eau douce. Ils sont isolés de la mer, alimentés par un cours d’eau et comportent également un cours d’eau émissaire. Pour mériter la désignation de lac, il faut qu’une étendue d’eau soit suffisamment grande et profonde — supérieure à 20 mètres — pour permettre le dépôt de sédiments sur son fond et/ou la stratification thermique des eaux.

      Un étang est généralement moins grand et moins profond qu’un lac et plus grand et plus profond qu’une mare. © Zaimful, Pixabay, CC0 Public Domain

      Un étang est généralement moins grand et moins profond qu’un lac et plus grand et plus profond qu’une mare. © Zaimful, Pixabay, CC0 Public Domain

      Quelles différences entre un lac, un étang et une mare ?

      Contrairement au lac, l’étang est une étendue d’eau, douce ou salée, et surtout peu profonde (entre 5 et 10 mètres). Un étang se forme par accumulation d’une eau non absorbée par un sol trop imperméable. Son alimentation se fait par des sources de faible débit (eaux de pluies, ruissellements, ruisseaux, nappes phréatiques, etc.). L’eau d’un étang est donc stagnante. Et son écosystème est, de fait, bien différent de celui d’un lac.

      Une mare enfin, est de petite taille. Et sa profondeur est inférieure à 2 mètres. Elle peut être naturelle (mare forestière, mare de prairie, etc.) ou anthropique (mare de régulation de collecte d’eau, mare de réserve d’eau pour l’usage domestique, etc.) et elle n’est pas nécessairement pérenne.

      http://www.futura-sciences.com

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    Le développement de l’aquaculture permettrait-il de nourrir l’humanité ?


    C’est peut-être une solution à évaluer dans le futur, mais je suis inquiète sur l’impact de l’écosystème des mers et des océans. Si l’agriculture a changé l’environnement pas toujours dans le bon sens de l’environnement, alors que penser de cultiver 13 millions de km2 dans l’eau
    Nuage

     

    Le développement de l’aquaculture permettrait-il de nourrir l’humanité ?

     

    Aquaculture

    Selon ces chercheurs, jusqu’à 11,4 millions de km2 d’océans pourraient être utilisés pour l’aquaculture.

    Par Sciences et Avenir avec AFP l

    Une équipe de chercheurs estime que le développement de millions de km2 d’aquaculture dans les océans permettrait de réduire l’insécurité alimentaire dans les années à venir.

    Et si la clé pour assurer la sécurité alimentaire de milliards d’humains ne se trouverait pas sur la terre ferme ? Selon une étude publiée le 14 août 2017 dans la revue Nature Ecology & Evolution, les mers et océans de la planète pourraient en effet héberger près de 13 millions de km2 consacrés à l’aquaculture. D’après une équipe de chercheurs américains et chinois dirigée par Rebecca Gentry de l’université de Californie à Santa Barbara aux États-Unis, 11,4 millions de km2 d’océans pourraient être dédiés à l’élevage de poissons et 1,5 million de km2 à celui des coquillages, que le climat soit tempéré ou tropical. À elles seules, ces zones destinées à l’aquaculture pourraient produire 100 fois plus de produits de la mer que la population mondiale n’en consomme aujourd’hui. De quoi produire 15 milliards de tonnes par an.

    Une étude pour déduire la concentration maximale d’animaux marins dans chaque zone

    Pour arriver à ces chiffres, les chercheurs ont exclu les zones des océans inadaptées à l’aquaculture, car, par exemple, trop profondes ou déjà affectées à d’autres activités comme l’extraction du pétrole, la navigation ou la protection de la faune et la flore. À partir de l’observation de 120 espèces de poissons et 60 crustacés, ils ont pu définir leur taux de croissance, les températures qu’ils peuvent supporter, la concentration en oxygène ou encore la densité de phytoplancton nécessaires, pour en déduire la concentration maximale d’animaux marins que les eaux littorales peuvent abriter.

    a) Production mondiale actuelle de poissons en aquaculture b) Production potentielle si 1% des zones disponibles de chaque pays étaient développées pour l’aquaculture © Nature Ecology and Evolution / Rebecca Gentry

    « La part de poissons sauvages actuellement pêchés représente le lac Michigan »

    Selon les Nations unies, la population mondiale va passer d’environ 7,6 milliards de personnes actuellement à 11,2 milliards d’ici à 2100, augmentant leurs besoins alimentaires, notamment en protéines animales. 

    Or « la totalité des poissons sauvages actuellement pêchés dans le monde pourrait être produite sur une zone d’aquaculture de la taille du lac Michigan », notent les chercheurs. « Presque tous les pays côtiers possèdent un grand potentiel d’aquaculture marine et pourraient répondre à leur propre demande en poisson », déclarent les auteurs de l’étude.

    Quel impact sur les écosystèmes ?

    Certes, l’étude met en évidence le potentiel de l’aquaculture (qui fournit déjà près de 50 % du poisson consommé dans le monde) mais « les facteurs sociaux, économiques ou encore environnementaux devront être pris en considération », notent les chercheurs qui citent en exemple les problèmes liés à l’alimentation des poissons d’élevages ou encore les coûts du transport des denrées produites.

    Dans un commentaire accompagnant l’article, des scientifiques précisent que « même si ces résultats montrent que l’exploitation d’une petite portion des océans permettrait de résoudre partiellement notre défi alimentaire, nous devons examiner attentivement l’impact de la production d’aliments aquatiques sur les écosystèmes et les ressources aquatiques et terrestres ».

    A.S.T. avec AFP

    https://www.sciencesetavenir.fr/

    Une tenue de plongée révolutionnaire pour "voler" dans l’océan


    Oceanwings vous connaissez ? Et un wingsuit, le fait de voler dans les airs comme une chauve-souris ? Bien le Ocenawings, c’est un peu la même chose, mais utilisée en apnée dans l’océan. Pour le moment, il n’est pas encore en mode de fabrication, mais il sera utile pour l’étude des animaux marins, des soins et l’identification sans stresser l’animal
    Nuage

     

    Une tenue de plongée révolutionnaire pour « voler » dans l’océan

     

    OceanWings

    La tenue créée par Pierre Frolla permet de « planer » dans l’océan.

    © BORIS HORVAT / AFP

    Par Sciences et Avenir avec AFP

    Pierre Frolla, un champion d’apnée, a développé une combinaison de plongée qui permet de glisser dans l’eau.

    C’est l’histoire d’un champion d’apnée, aussi amateur de chute libre, qui a décidé de faire de la plongée autrement. Son rêve : approcher au plus près les grands animaux marins. Il est devenu réalité grâce à une idée de génie : s’inspirer de la discipline du wingsuit  (sport qui consiste à sauter d’une falaise et à voler grâce à une combinaison spéciale) pour planer dans l’océan.

    Faire de la sensibilisation autrement

    Entre 1996 et 2007, Pierre Frolla, né en principauté monégasque il y a quarante-deux ans, est d’abord athlète de haut niveau. Il enchaîne les records en apnée. Quatre de France, deux d’Europe, et encore quatre au niveau mondial. Puis, las de cette « recordite«  comme il dit, il prend conscience de la nécessité de sensibiliser le public à la fragilité du milieu marin.

    « Mais je voulais le faire de façon différente de gens tels que Nicolas Hulot, en continuant à plonger et en cherchant à aller au contact des plus gros animaux, cachalots, raies manta ou requins, pour réaliser des choses qui touchent les gens », confie le quadragénaire.

    MONACO. Avec cet objectif, le champion crée plusieurs écoles de plongée en apnée ou en scaphandre à Monaco, tournées vers cette thématique environnementale et ouvertes aux enfants dès 8 ans. La dernière, créée en 2013 avec la princesse Charlène, est dédiée au sauvetage en mer. Mais Pierre Frolla ne souhaite pas se limiter aux sorties avec les enfants de ces écoles. Alors avec une marque leader dans le domaine de la plongée, il développe d’abord une combinaison dans un souci esthétique puis ensuite réfléchit à un moyen de révolutionner sa discipline.

    « Voler » en apnée pendant 3 à 4 minutes

    Son inspiration viendra du wingsuit dont il a suivi l’essor avec intérêt.

    « Pouvoir parcourir en apnée de longues distances sans aucun effort » : voilà l’objectif.

     Le premier prototype prend vie il y a 4 ans. La combinaison en néoprène couvre le corps et se déploie aussi entre les jambes et sous les bras. Mais le premier jet met en évidence quelques défauts :

    « C’était très bien pour glisser en descendant. Mais sans mes palmes, j’avais toujours besoin de quelqu’un pour me remonter », dit-il.

    Mais Pierre Frolla a trouvé la solution depuis quelques mois : quatre petites cartouches de gaz de 38 grammes vissées à des percuteurs. Une fois déclenchées, quelle que soit la profondeur, elles permettent de remonter seul à la surface grâce à une poche gonflable placée dans le dos, sous la combinaison.

    © BORIS HORVAT / AFP

    NÉOPRÈNE. L’innovation de son « Oceanwings » (le nom de sa combinaison) tient donc à la fois à la forme, au procédé de remontée et au matériau utilisé, un néoprène très souple qui permet de moins flotter et donc de glisser plus facilement dans les courants donnant l’impression de voler pendant 3 à 4 minutes. La sensation procurée par cette combinaison révolutionnaire, seul Pierre Frolla peut en parler aujourd’hui, car il n’existe que trois prototypes, qui sont tous à sa taille. Par ailleurs, aucune commercialisation n’est (pour l’instant) envisagée.

    Un déplacement souple et calme pour attirer les animaux

    L’objectif de cette tenue est « de s’approcher au contact des animaux, sans avoir besoin de faire des mouvements avec les bras et les jambes, et donc d’inverser la tendance, c’est à dire d’attirer leur curiosité et de les faire venir à moi », explique-t-il.

    À terme, Pierre Frolla prévoit donc d’autres usages éthologiques ou vétérinaires pour cette innovation, comme la pratique de biopsies sur des animaux ou encore la facilitation de leur identification.

    © BORIS HORVAT / AFP

    https://www.sciencesetavenir.fr

    Les îles Cook créent un des plus grands sanctuaires marins au monde


    Il commence à être temps de prendre des grandes mesures pour la gestion des océans. Espérons que les règles seront respectées pour qu’il y ait un grand territoire pour que la vie marine puisse s’épanouir
    Nuage

     

    Les îles Cook créent un des plus grands sanctuaires marins au monde

     

    L'île Rarotonga est la plus grande des îles... (PHOTO MARTY MELVILLE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

     

    L’île Rarotonga est la plus grande des îles Cook.

    PHOTO MARTY MELVILLE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

     

    Agence France-Presse
    WELLINGTON

    Les îles Cook ont créé l’un des plus grands sanctuaires marins au monde, qui protégera une portion du Pacifique grande comme trois fois la France.

    Le Parlement de l’archipel a voté jeudi soir la législation donnant naissance à cette vaste zone de 1,9 million de kilomètres carrés.

    Le militant écologiste Kevin Iro, qui avait été le premier à proposer la création de cette zone il y a plus de cinq ans, a parlé d’un jour historique qui contribuera à préserver l’océan pour les générations futures.

    « C’est un moment historique, notamment parce que tout le monde a soutenu la proposition, y compris les leaders traditionnels qui ont été à la pointe de cette initiative », a-t-il dit à l’AFP.

    Les îles Cook comptent 10 000 habitants et ses 15 îles couvrent une surface totale cumulée de 236 km carrés.

    Mais sa position isolée dans le Pacifique, à peu près à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et Hawaii, signifie que son territoire maritime est immense.

    L’idée n’est pas d’interdire strictement toute pêche et toute activité minière dans ce sanctuaire marin, nommé Marae Moana, mais de faire en sorte que celles-ci soient menées de façon durable.

    Cependant, le sanctuaire comprendra une zone de 320 000 km carrés où la pêche sera rigoureusement interdite.

    Le premier ministre des Îles Cook, Henry Puna, a estimé que ce sanctuaire devait montrer la voie au monde entier pour ce qui est de la gestion des océans.

    « Nous avons eu ensemble la vision consistant à faire de notre petit pays la destination touristique la plus verte au monde », a-t-il dit au Parlement, selon le Cook Islands News.

    « Non seulement, nous reconnaissons que nous tirons profit de l’océan en termes de pêche, de tourisme et de richesse des fonds marins, mais il nous apporte aussi un air pur, de l’eau propre et de la nourriture », a-t-il ajouté.

    Après des années de négociations, un consensus a été trouvé en octobre entre les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) lors de sa réunion annuelle à Hobart, en Tasmanie.

    Présenté par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, le projet porte sur la création d’une zone protégée en mer de Ross, une immense baie côté Pacifique.

    Elle s’étendra sur une superficie de plus de 1,55 million de kilomètres carrés, soit une aire plus vaste que la France, l’Italie, le Benelux, l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche réunis.

    Au total, 1,12 million de kilomètres carrés seront interdits à la pêche, selon le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully.

    http://www.lapresse.ca

    Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vu vient de se détacher


    Depuis un bout de temps, on parle qu’environ 10% du glacier Larsen C se préparait à se séparer,. Aujourd’hui, c’est chose faite. Quelles sera les conséquences, probablement pas grand chose pour le moment, enfin, disons que la suite est surveillée par les scientifiques
    Nuage

     

    Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vu vient de se détacher

     

    Xavier Demeersman
    Journaliste

     

      C’est fait. La fissure qui galopait ces sept derniers mois le long de la plateforme de glace Larsen C vient de rejoindre la mer. Un des plus grands icebergs jamais vu vient de naître. Aux premières loges pour l’observer, y compris durant la nuit australe et par mauvais temps : le satellite Sentinel-1

       Que va-t-il se passer maintenant que cet iceberg géant s’est décroché ?

      CE QU’IL FAUT RETENIR

    • Le 12 juillet, la fissure dans la barrière de glace Larsen C, en Antarctique, apparue il y a plusieurs années, a atteint l’océan. Sa progression fut très rapide ces sept derniers mois.

    • Un iceberg géant, 50 fois plus grand que Paris et contenant autant d’eau que le lac Ontario, vient de naître.

    • Les scientifiques vont le surveiller de près. S’il se disloque, il pourrait dériver dans l’océan. Autrement, il pourrait se maintenir dans la même zone. Le reste de Larsen C devrait se fragmenter.

    Le suspense dure depuis plusieurs mois mais l’heure du dénouement est arrivée : la longue fissure dans la plateforme de glace de Larsen C, au nord de l’Antarctique, vient de rejoindre l’océan. C’est donc un des plus grands icebergs jamais observés (de mémoire d’Homme) qui vient de naître ce 12 juillet, sous les yeux des scientifiques. Alors que la nuit et l’hiver austral règnent sur la région, les images radar du satellite Copernic Sentinel-1 (ESA), indispensables dans ces conditions, témoignent du vêlage d’une pièce de glace grande comme deux fois le Luxembourg.

    « Cet évènement est un épisode spectaculaire dans l’histoire récente des barrières de glace de l’Antarctique, qui implique des forces au-delà de l’échelle humaine, dans un endroit où peu d’entre nous sont allés, et qui changera fondamentalement la géographie de cette région » écrit dans The Conversation Adrian Luckman, glaciologue à l’université de Swansea, Royaume-Uni, et membre de l’équipe scientifique du projet Midas qui étudie de près la progression de cette fissure.

     Apparue il y a plusieurs années, elle a beaucoup attiré l’attention des médias et du public depuis début 2017. Son avancée rapide impressionne et, enfin, début juillet, les chercheurs savaient que son destin était scellé.

    « Nous nous attendions à cela depuis des mois mais la rapidité de la rupture finale a été un peu une surprise, déclare le chercheur à l’ESA. Nous allons continuer à surveiller à la fois l’impact de ce vêlage sur la plateforme de glace Larsen C et le sort de cet énorme iceberg. »

    Le saviez-vous ?

    Le nom de Larsen donné aux plateformes de glace de la péninsule Antarctique fait référence à l’explorateur norvégien Carl Anton Larsen qui, dans les années 1890, fit leur découverte.

    Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC BY-SA 3.0 IGO

    Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC BY-SA 3.0 IGO

    Quel est l’avenir de cet iceberg géant ?

    La superficie du nouvel iceberg est de 6.000 km2, ce qui, en comparaison, équivaut à 50 fois la taille de Paris, ou un département français comme le Gard ou la Savoie. Quant à son poids, les chercheurs l’estiment à plus d’un million de millions de tonnes. Il contiendrait autant d’eau que le lac Ontario, situé à la frontière américano-canadienne. Va-t-il fondre tout de suite et se déverser dans l’océan ? Son avenir est encore difficile à prédire, répondent les chercheurs. Il ne devrait pas partir à la dérive mais plutôt se maintenir dans la région durant plusieurs décennies. Sauf s’il se désintègre…, livrant alors une mosaïque de petits morceaux à la dérive vers les eaux plus chaudes. Ce sont des questions auxquelles les scientifiques cherchent des réponses, surtout dans notre monde qui se réchauffe.

    Son influence restera toutefois imperceptible. Il ne représente que 10 % de Larsen C. Mais cette barrière qui cède morceau par morceau menace la stabilité des glaciers alentour.

    En tout cas, « il n’y aura certainement pas d’effondrement imminent, sans aucun effet direct sur le niveau de la mer, car l’iceberg est déjà à flot et déplace son propre poids dans l’eau de mer » explique le professeur Luckman.

    Du moins pas tout de suite. À terme, « compte tenu uniquement des bassins versants de glaciers qui s’écoulent dans Larsen C, le total, même après des décennies, sera probablement inférieur à un centimètre ».

    Une partie des scientifiques, dont Luckman, pensent qu’à moyen terme, le reste de Larsen C, la quatrième plus grande plateforme de glace de l’Antarctique, aura le même sort que celui qu’ont connu Larsen A et B (en 1995 et en 2002), lesquels s’étaient désintégrés assez soudainement. Les satellites sont aux aguets

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    Progression de la faille dans Larsen C depuis un an. Animation créée à partir des images radar de Copernic Sentinel. © Copernicus Sentinel data (2016–17), Swansea University

    http://www.futura-sciences.com

    Réchauffement climatique: la planète sera inhabitable bien plus tôt qu’on ne le pense


    Depuis quand des scientifiques de l’environnement ont lancé l’alerte ? On en parlait quand j’étais une petite fille. Aujourd’hui on sent l’urgence d’agir, mais il y a les climato-septiques qui pensent qu’a leurs gains et ne voient, ni n’entendent rien. Ce que nous laisserons à nos enfants et petits-enfants est une terre empoisonnée. Il fera chaud, la sècheresse augmentera et des maladies du passées cachées dans la glace referont surface.
    Nuage

     

    Réchauffement climatique: la planète sera inhabitable bien plus tôt qu’on ne le pense

     

    Effets du changement climatique | Ken Kistler via publicdomainpictures.net CC License by

    Effets du changement climatique | Ken Kistler via publicdomainpictures.net CC License by

    Repéré par Vincent Manilève

    Repéré sur The New York Magazine

    Dans cent ans, tout aura changé.

     

    Les dystopies climatiques inondent la culture populaire, provoquant chez certains d’entre nous une forme d’angoisse du lendemain, ou de l’été qui vient.

    David Wallace-Wells nous apprend aujourd’hui dans le New York Magazine que ces craintes sont en deçà de la réalité.

    «La plupart des gens parlent comme si Miami et le Bangladesh avaient une chance de survivre, écrit-il en introduction. La plupart des scientifiques à qui j’ai parlé estiment que nous les perdrons d’ici la fin du siècle, même si nous arrêtons de consommer des énergies fossiles dans la décennie qui vient.»

    Dans cette enquête fascinante, il dresse ensuite la liste des menaces directes et concrètes à l’égard de l’homme, des menaces qui pourraient apparaître avant la fin du siècle. Par exemple, la température du thermomètre mouillé, une mesure de l’évaporation d’eau dans une parcelle d’air, est sur le point d’atteindre un seuil critique.

    «Même si nous atteignons le seuil des deux degrés de réchauffement prévus par les Accords de Paris, des villes comme Karachi ou Calcutta deviendront inhabitables, subissant chaque année des vagues mortelles de chaleur comme celles qui les ont paralysées en 2015. Si on atteint quatre degrés d’augmentation, la vague de chaleur mortelle qui a frappé l’Europe en 2003, et qui a tué 2.000 personnes par jour, deviendra un été normal.»

    Les stocks de nourritures pourraient aussi être affectés à travers le monde. Les sécheresses transformeront les terres cultivées les plus importantes en déserts: on estime que, d’ici 2080, si rien n’est fait pour réduire les émissions, le sud de l’Europe pourrait, entre autres régions, voir ses terres mourir.

    Anthrax et peste bubonique

    Aujourd’hui, 10.000 personnes meurent chaque année à cause de l’air pollué, et plus de 330.000 à cause de la fumée provoquée par les incendies. La forêt amazonienne, pourtant tropicale, pourrait devenir si sèche que des feux se propageraient sans peine et détruiraient une grande partie de sa surface. Quand on sait que la forêt fournit 20% de notre oxygène, il est difficile de ne pas être inquiet.

    Les océans aussi seront bientôt dangereux, et pas seulement parce que le niveau de l’eau va augmenter. Le carbone contenu dans les océans et les mers représentent un tiers du total sur la planète et engendre une acidification de l’eau. Cela va augmenter la température de l’eau et menacer de nombreuses espèces.

    Saviez-vous également que l’Arctique renferme dans sa glace des maladies qui n’ont pas parcouru l’air depuis des millions d’années? Des scientifiques ont également découvert il y a peu des traces de peste bubonique, de varioles, et même de cette grippe qui a tué plus de cent millions de personnes au début du XXe siècle. La fonte des glaces pourrait libérer ces maladies. L’année dernière, un garçon est ainsi mort à cause de l’anthrax qui avait déjà contaminé et tué un cerf il y a plus de soixante-dix ans. Ce dernier est remonté à la surface à cause de la fonte du permafrost.

    Voilà quelques-uns des éléments avancés par le journaliste. Pour lire les autres

    (et la liste est aussi longue que terrifiante), c’est par ici.  (en anglais)

    http://www.slate.fr/