Une larve dévoreuse de plastique, nouvel espoir pour l’environnement


Les scientifiques ont remarquer  que la larve de la fausse teigne serait assez vorace pour manger le polyéthylène en peu de temps. Une solution à développer qui serait peut-être intéressante, vue que la décomposition du plastique peut prendre entre 100 à 400 ans
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Une larve dévoreuse de plastique, nouvel espoir pour l’environnement

 

La découverte d'une larve capable de dévorer le polyéthylène, l'une des... (Photo archives AFP)

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

La découverte d’une larve capable de dévorer le polyéthylène, l’une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages, offre la perspective de biodégrader rapidement ce polluant qui s’accumule dans l’environnement, notamment les océans.

«Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui très difficilement dégradable naturellement», explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.

Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde, précisent ces chercheurs dont la découverte est publiée lundi dans la revue américaine Current Biology.

Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d’appât pour la pêche, est à l’état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d’abeilles, partout en Europe.

Cette scientifique, également apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite, étaient rapidement criblés de trous.

D’autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d’une heure.

«Extrêmement rapide»

Des trous commençaient à apparaître après seulement quarante minutes et au bout de douze heures, la masse de plastique du sac était réduite de 92 milligrammes, ce qui est considérable, expliquent ces chercheurs.

Ils soulignent que ce taux de dégradation est «extrêmement rapide» comparativement à d’autres découvertes récentes telles que celle d’une bactérie, l’an dernier, qui peut également dégrader certains plastiques, mais au rythme de 0,13 milligramme par jour seulement.

Les auteurs de cette dernière découverte pensent que la larve de la fausse teigne de la cire n’ingère pas seulement le plastique, mais qu’elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires.

«L’une des prochaines étapes sera de tenter d’identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l’enzyme responsable», expliquent-ils.

«S’il s’agit d’une simple enzyme, on pourra alors la fabriquer à une échelle industrielle grâce à la biotechnologie», estime Paolo Bombelli de l’Université de Cambridge au Royaume-Uni, un des principaux coauteurs de ces travaux.

Selon lui, «cette découverte pourrait être un outil important pour éliminer les déchets de plastique polyéthylène qui s’accumulent dans les décharges et les océans.»

400 ans dans la nature

Le polyéthylène est surtout utilisé pour l’emballage et compte pour 40% de la demande totale des produits plastiques en Europe dont 38% se retrouvent dans des décharges.

Mille milliards de sacs plastiques sont utilisés dans le monde chaque année et chaque individu utilise en moyenne chaque année plus de 230 de ses sacs, produisant plus de 100 000 tonnes de déchets.

Actuellement, le processus de dégradation chimique de ces déchets plastiques avec des produits très corrosifs comme l’acide nitrique peut prendre plusieurs mois.

Laissés dans la nature, il faut environ un siècle pour que ces sacs de plastique se décomposent complètement. Pour les plastiques les plus résistants, ce processus peut prendre jusqu’à 400 ans.

Environ huit millions de tonnes de plastique sont déversées tous les ans dans les mers et océans du globe, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans. Des petits fragments de plastiques peuvent absorbés par les poissons et les autres espèces marines.

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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants


L’image me fait penser à la pub de Coca-Cola avec des ours polaires, sauf que cette image-ci représente une triste réalité de la pollution des océans. Pour les chercheurs, il est surprenant de voir autant de matières plastiques dans cette zone de la mer et qui viendrait d’assez loin
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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants

 

Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à... (ARCHIVES REUTERS)

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

L’océan Arctique est un cul-de-sac pour les débris en plastique flottant dans le nord de l’Atlantique, ont déterminé des scientifiques qui mettent en garde contre les risques présentés par cette pollution d’un écosystème unique.

Cette étude, publiée dans la revue américaine Science Advances, confirme que les objets et matériaux en plastique sont abondants et répandus dans les eaux à l’est du Groenland et du nord de la Scandinavie, alors même que ces régions sont peu peuplées. Les déchets, normalement, devraient y être nettement moins importants.

Ces observations montrent l’importance de bien gérer la collecte des déchets plastiques à leur source, car une fois dans l’océan, leur destination peut être imprévisible, relèvent ces scientifiques.

Les mers semi-fermées comme la Méditerranée, dont les pourtours sont très peuplés, sont fortement polluées par du plastique.

Mais de telles accumulations n’étaient pas attendues à des latitudes polaires peu peuplées.

En 2013, pendant l’expédition Tara Oceans menée avec la goélette scientifique française, des chercheurs dont Andrés Cózar, un scientifique de l’Université de Cadiz en Espagne, ont repêché à l’aide de filets des débris en plastique.

La plus grande partie de l’océan arctique était peu polluée par ces morceaux de plastique, précise l’étude.

Mais ces débris étaient en revanche très abondants dans les eaux baignant le Groenland et dans la mer de Barents située au nord de la Norvège et de la Russie occidentale.

110 millions de tonnes 

Selon ces chercheurs, il y aurait des centaines de tonnes de déchets et fragments de plastiques flottant à la surface sans compter ce qui se trouve déjà dans les fonds marins.

La proportion de certains types de débris dans les échantillons récupérés par les membres de l’expédition leur fait penser qu’ils viennent de très loin, comme par exemple des côtes d’Europe du nord, du Royaume-Uni et de l’est des États-Unis.

Une partie de ces déchets pourrait aussi provenir des navires croisant dans les eaux locales, selon ces chercheurs.

Ces derniers ont suivi le cheminement des déchets de plastique dans le Nord de l’océan Atlantique avec 17 000 bouées qui sont des relais de satellites. Ces observations ont confirmé que cette pollution vers les régions polaires suivait un courant appelé circulation thermohaline.

Selon cette étude, les débris de plastique flottant dans l’Arctique représentent actuellement moins de 3% du total mondial mais pourrait continuer à augmenter avec ce courant marin.

Il est estimé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversés annuellement dans les océans, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

Il paraîtrait également que de petits fragments de plastiques sont absorbés par les poissons et les autres espèces marines sans que l’on sache les effets sur leur santé et celles des personnes qui les consomment.

Les scientifiques pensaient enfin que ces déchets en plastique s’accumulaient surtout dans des tourbillons subtropicaux formés par des grands courants qui convergent au milieu des bassins océaniques.

Mais en fait, il semblerait que seulement 1% de cette pollution de matière plastique se concentre dans ces grands tourbillons et d’autres endroits à la surface des océans.

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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique


Bien que les gouvernements et les entreprises ont un grand rôle à jouer pour le combat de la pollution des océans et de la pollution en général, chacun de nous devons changer certaines mauvaises habitudes qu’on croyait inoffensifs est un danger absolu pour les animaux marins. Pour voir un exemple d’une paille dans la narine de la tortue cliquer ici. Les pailles sont un désastre pour ces animaux et cet accessoire n’est pas nécessaire sauf pour des cas médicaux. Ce sont des petits gestes qui ensemble peut changer les choses ..
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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique

 

Chaque année, l’équivalent de cinq sacs remplis de déchets de plastique disposés tous les 30 centimètres le long de la côte, se répandent dans les océans. Ici, sur une île isolée de la mer des Caraïbes, des bouteilles, des emballages et des pailles en plastique sont jetés à l’eau, s’échouent sur le rivage et recouvrent la plage.

PHOTOGRAPHIE DE ETHAN DANIELS, ALAMY

Chaque jour, les Américains utilisent près de 500 millions de pailles. De nombreux militants souhaitent réduire leur utilisation.

Sur les huit millions de tonnes de déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans du monde chaque année, la paille en plastique n’est certainement pas la plus présente.

Pourtant, ce petit tube fin, dont l’utilité pour la consommation de boissons est complètement superflue, est au centre d’une campagne environnementale grandissante visant à sensibiliser contre l’utilisation des pailles pour sauver les océans.

Petites et légères, les pailles ne se retrouvent que trop rarement dans les poubelles de recyclage, un problème qui peut être observé sur les plages. Et bien que les pailles ne représentent qu’une infime fraction du plastique polluant les océans, leur taille en font l’un des pollueurs les plus nocifs car ils s’enchevêtrent et les animaux marins et les poissons les consomment. Du reste, une vidéo de 2015 dans laquelle des scientifiques retirent une paille enfoncée dans le nez d’une tortue de mer a fait beaucoup parler d’elle.

« Faire le choix de ne pas utiliser de paille en plastique c’est à la fois contribuer à la propreté des plages et prendre conscience des effets néfastes du plastique dans les océans, » explique Jenna Jambeck, un professeur en génie environnemental de l’Université de Géorgie dont l’étude pionnière en 2015 a permis de mesurer pour la première fois la quantité de débris pénétrant l’océan chaque année. « Si vous pouvez faire ce choix, alors peut-être que vous pouvez en faire davantage. »

Les pailles se placent en dernière position d’une longue liste de produits en plastique prohibés, taxés ou boycottés établie afin d’endiguer la pollution par déchets plastiques des océans avant qu’elle ne décime la population de poissons, un scénario qui risquerait de se réaliser d’ici 2050 selon une étude. 

L’automne dernier, la Californie est devenue le premier État des États-Unis à interdire les sacs en plastique, se joignant aux efforts de plusieurs autres nations qui le faisait déjà, comme le Kenya, la Chine, le Bangladesh, le Rwanda et la Macédoine. La France a non seulement interdit les sacs en plastique, mais elle est devenue le premier pays à interdire également les assiettes, les gobelets ainsi que couverts en plastique à partir de 2020. San Francisco a interdit le polystyrène, y compris les gobelets, les récipients alimentaires, les emballages ainsi que les jouets de plage en styromousse. Quant à Rhode Island, les lâchers de ballons sont dans le collimateur des militants, après que près de 2 200 ballons ont été ramassés sur les côtes de l’île Aquidneck au cours des quatre dernières années.

L’industrie des plastiques trouve la moindre occasion pour s’opposer aux interdictions. Les fabricants de sacs ont quant à eux persuadé des législateurs de Floride, du Missouri, d’Idaho, d’Arizona, du Wisconsin et d’Indiana d’adopter une loi condamnant les interdictions des sacs.

Keith Christman, directeur général des marchés plastique pour l’American Chemistry Council (Conseil américain de l’industrie de la chimie), soutient que l’industrie s’opposera à tout effort visant à proscrire les pailles en plastique.

Les interdictions de produits individuels s’accompagnent souvent de « conséquences imprévues », affirme Christman.

Les produits de substitution peuvent causer plus de dommages environnementaux que les produits en plastique qui ont étés interdits, ajoute-t-il. Dans certains cas, les produits annoncés comme biodégradables s’avèrent ne pas l’être. Pis encore, il arrive que le comportement des consommateurs change. Lorsque San Francisco a interdit les produits de styromousse, dit-il, un audit des déchets a révélé que si la quantité de déchets de gobelets en styromousse avait diminué, celle des déchets de gobelets en carton avait quant à elle augmenté.

« Nous aurions réellement besoin d’une bonne structure de traitement des déchets dans les pays qui sont la source principale de ce problème, » dit-il. « En Asie, les pays à croissance rapide ne disposent pas d’une telle structure. »

La raison pour laquelle la campagne anti-pailles se distingue des autres initiatives – et pourquoi elle pourrait être couronnée de succès – est que les militants ne cherchent pas à modifier les lois ni les réglementations : ils demandent simplement aux consommateurs de changer leur habitudes et de dire non aux pailles.

Endiguer la consommation ?

Trouvées à l’origine près des fontaines distributrices de boissons dans les années 1930, les pailles sont devenues l’un des produits les plus répandus et inutiles de la planète. Il n’existe aucun chiffre global d’utilisation, mais selon le National Park Service(agence nationale américaine qui gère les parcs nationaux du domaine fédéral), les Américains utiliseraient à eux seuls près de 500 millions de pailles par jour. À l’exception des personnes qui les utilisent pour des besoins médicaux, elles ne sont aucunement nécessaires à la consommation de boissons ou d’eau.

« Il y a dix ans, les pailles n’étaient pas si utilisées. Il fallait aller dans un bar pour en avoir une. Aujourd’hui, on vous en donne une même si ne commandez qu’un simple verre d’eau glacée, » s’insurge Douglas Woodring, fondateur de la Ocean Recovery Alliance, une organisation basée à Hong-Kong qui s’emploie à réduire les déchets dans l’océan. « Je pense que la peur des microbes y est pour beaucoup. »

C’est en 2003 qu’il a constaté une augmentation de leur utilisation, après l’épidémie du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait d’abord touché la Chine puis s’était répandue dans une vingtaine de pays, dans les Amériques et l’Europe, contaminant 8 098 personnes et tuant 774 d’entre elles.

« Puis soudain, les pailles étaient partout, » dit-il. « Puis les consommateurs ont considéré comme normal d’avoir une paille, même s’ils n’en n’avaient pas besoin. »

À mesure que les pailles proliféraient, les campagnes anti-paille faisaient de même. Certaines ont même des noms accrocheurs, comme Straw Wars (en français « la guerre des pailles », en référence au film Star Wars) dans le quartier Soho de Londres, ou Straws Suck (en français « la paille ça craint »), un nom utilisé par la Surfrider Fondation. D’autres campagnes ont été organisées par des écologistes en herbe, comme celle de OneLessStraw, créée à l’initiative d’un frère et d’une sœur, Olivia Ries et Carter Ries, âgés respectivement de 7 et 8 ans.

Les déchets débordent des poubelles du marché de Brick Lane, dans l’East End de Londres. Des pailles en plastique transpercent les tas de déchets qui jonchent les rues où se tient ce marché hebdomadaire incontournable.

PHOTOGRAPHIE DE IN PICTURES LTD., CORBIS/GETTY

Si la peur des germes a conduit à une consommation mondiale de milliards de pailles, alors la vidéo de l’extraction d’un morceau de paille long de 10 centimètres dans la narine d’une tortue de mer costaricaine pourrait ralentir cette sur-consommation. Bien que la vidéo soit pénible à regarder, elle a été vue plus de 11 millions de fois sur YouTube.

Linda Booker, une réalisatrice originaire de Caroline du Nord, dont le documentaire Straws fait le tour des festivals aux États-Unis, affirme qu’elle s’est en partie inspirée de la vidéo de la tortue pour son projet de film sur les pailles. Elle a interviewé des scientifiques et a intégré les images à son film.

« Je pense que la vidéo de la paille coincée dans le nez de la tortue a en quelque sorte servi de catalyseur pour ces campagnes anti-paillse, » dit-elle.

Le dernier entrant dans cette campagne anti-pailles est la Lonely Whale Fondation, une organisation à but non lucratif fondée par l’acteur Adrian Grenier qui met sa notoriété au service de cette cause. Son programme de sensibilisation a commencé au printemps, lors d’une conférence sur les plastiques des océans à Charleston, en Caroline du Sud, en racontant qu’il avait vu un serveur servir un verre d’eau avec une paille à sa table.

« C’est bon moyen de commencer, » explique Grenier. « Souvent, les gens se retrouvent dépassés par l’importance du problème et finissent par abandonner. Nous avons besoins d’établir des objectifs atteignables au quotidien pour tout un chacun. Si nous pouvons relever le défi d’éliminer les pailles, alors ce sera déjà un bon début. À partir de là, nous pourrons progresser dans la lutte.

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Des conditions propices à la vie sur une lune de Saturne


Sur l’ Encelade, une des lunes de Saturne, la sonde Cassini à découvert dans des vapeurs dégager de cette lune qu’il y aurait des éléments propice à la vie.
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Des conditions propices à la vie sur une lune de Saturne

 

Photo : NASA

La sonde américaine Cassini a détecté de l’hydrogène dans un panache de vapeur émanant de fissures dans l’épaisse couche de glace d’Encelade, une lune de Saturne.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Selon la NASA, des réactions hydrothermales entre des roches chaudes et l’océan se trouvant sous la surface gelée de la lune sont la seule source plausible de la présence de cet hydrogène.

Bien que nous n’ayons pas détecté la vie, nous avons trouvé une source d’alimentation de la vie. Hunter Waite, Southwest Research Institute

Sur la Terre, ce processus procure l’énergie aux écosystèmes qui se développent à proximité des cheminées hydrothermales au fond des océans où il y a une activité volcanique.

Cette illustration montre la sonde Cassini traversant un geyser dans la région du pôle Sud d’Encelade.   Photo : NASA/JPL-Caltech

Les instruments de la sonde ont détecté cet hydrogène moléculaire en 2015, lorsqu’elle avait traversé un geyser en s’approchant à environ 50 kilomètres de la surface du pôle Sud d’Encelade.

Les analyses montrent que la vapeur et les particules observées à ce moment contenaient jusqu’à 1,4 % d’hydrogène et 0,8 % de dioxyde de carbone. Ces éléments sont essentiels à la méthanogénèse, une réaction chimique permettant sur Terre à des microbes de vivre dans des profondeurs océaniques que les rayons du Soleil ne peuvent atteindre.

Cette observation représente une percée importante pour évaluer l’habitabilité d’Encelade. Jeffrey Seewald, Woods Hole Oceanographic Institution

Par le passé, Cassini avait déjà détecté sur Encelade la présence d’un vaste océan sous une épaisse couche de glace au fond duquel se trouve un socle rocheux. La sonde est en orbite autour de Saturne depuis 2004.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue Science.

Cassini quittera l’orbite de Saturne le 15 septembre pour plonger dans son atmosphère tout en envoyant ses dernières données sur les champs magnétiques. Elle révélera même la composition de son atmosphère, encore méconnue, avant de se consumer, telle une météorite, et de disparaître à jamais.

Saviez-vous que?

Les températures à la surface d’Encelade sont de l’ordre de -193 degrés Celsius. Toutefois, près des failles, celles-ci montent à -133 degrés Celsius. Cela laisse supposer que son intérieur pourrait être plus chaud. Avec la présence d’eau, deux des conditions nécessaires à la présence de la vie sont réunies, même si les scientifiques estiment que celle-ci pourrait n’être que microbienne.

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Les océans pollués par des particules invisibles de plastique


La pollution est un enjeu sérieux pour les océans. Nombre de produits, comme les pneus, les vêtements synthétiques, la poussière de villes, microbilles dans les cosmétiques font des microparticules qui entre dans la chaine de l’alimentation, du poisson à notre assiette
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Les océans pollués par des particules invisibles de plastique

 

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits... (ARCHIVES AP)

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Genève

 

Les océans ne sont pas seulement pollués par les amas de déchets flottants mais aussi par des microparticules invisibles de plastique, présentes dans les pneus et les vêtements synthétiques, qui affectent les écosystèmes et la santé, avertit mercredi l’IUCN.

Elles représentent une part importante de la «soupe plastique» qui encrasse les eaux, soit entre 15 et 31% des quelque 9,5 millions de tonnes de plastique déversées chaque année dans les océans, indique l’Union internationale pour la conservation de la nature, dans un rapport.

L’IUCN, institution de référence dans de nombreux domaines environnementaux, a découvert que dans beaucoup de pays développés d’Amérique du Nord et d’Europe, la pollution de ces particules a dépassé celles des déchets plastique, qui eux font l’objet d’une gestion efficace.

«Nos activités quotidiennes, telles que laver du linge et conduire, contribuent de façon importante à la pollution qui étouffe nos océans, avec des effets potentiels désastreux sur la riche diversité de la vie sous-marine et sur la santé humaine», avertit la responsable de l’IUCN, Inger Andersen, dans un communiqué.

Ces particules se trouvent aussi dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

«Nous devons regarder plus loin que la gestion des déchets si nous voulons traiter la pollution des océans dans son ensemble», estime Mme Andesern.

Karl Gustaf Lundin, qui dirige le Programme marin et polaire au sein de l’IUCN, reconnaît que peu d’études ont été effectuées sur l’impact sur la santé de ces minuscules particules qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire ou des ressources en eau.

Mais, explique-t-il à l’AFP, elles sont suffisamment petites pour s’infiltrer dans les membranes, «et donc nous devons supposer qu’il y aura probablement un impact considérable».

L’IUCN demande donc aux fabricants de pneus et de vêtements d’innover pour rendre leurs produits moins polluants.

M. Lundin suggère également que le caoutchouc soit à nouveau plus largement utilisé dans la fabrication des pneus, que les enduits plastiques soient bannis dans l’industrie textile et que les fabricants de lave-linge installent des filtres à micro, voire, nanoparticules de plastique.

La situation est particulièrement inquiétante dans l’Arctique, la plus grande source de produits de la mer pour l’Europe et l’Amérique du Nord, note M. Lundin.

«Il semble que les microplastiques soient congelés dans la glace et comme leur présence abaisse le point de fusion de la glace, vous constatez une disparition plus rapide de la glace de mer», at-il expliqué.

Quand la glace fond, elle relâche du plancton qui attire les poissons, ce qui permet aux particules de plastique «de pénétrer directement dans notre chaîne alimentaire».

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Baisse de 2 % de la quantité d’oxygène dans les océans


Il est clair que les changements climatiques apportent des changements qui seront difficiles à surmonter et pire si des gestes concrets ne sont pas faits au plus vite. Les coins du monde que l’on croyait plus résistants s’essoufflent beaucoup plus vite que prévu
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Baisse de 2 % de la quantité d’oxygène dans les océans

 

Photo : iStock

Le volume global d’oxygène dans les océans a baissé de plus de 2 % depuis 1960, montre une étude allemande. La situation est encore plus préoccupante en Arctique.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Les chercheurs du Centre Geomar Helmholtz de Kiel pour la recherche océanique expliquent qu’il existe de grandes variations du volume d’oxygène selon les différents bassins océaniques et les différentes profondeurs.

En outre, le volume de l’eau océanique entièrement dépourvue d’oxygène a plus que quadruplé durant la même période.

Cette réalité pourrait avoir de graves conséquences sur les écosystèmes marins, notent Sunke Schmidtko, Lothar Stramma et Martin Visbeck, les auteurs des travaux publiés dans la revue Nature.

Les modèles actuels prévoient une baisse de 1 % à 7 % de l’oxygène dissous dans les océans d’ici à 2100, provoquée par une diminution de la solubilité de l’oxygène à cause du réchauffement des eaux et par une moindre ventilation des eaux profondes.

Une telle baisse de la quantité d’oxygène dans les océans pourrait affecter les cycles nutritifs et l’habitat marin, avec des conséquences potentiellement néfastes pour la pêche et les activités économiques côtières. Auteurs de l’étude

Ces travaux portent sur des périodes plus courtes ou des zones plus limitées que les autres études menées à ce jour. Ils couvrent l’intégralité de la colonne d’eau de l’ensemble des océans pendant cinquante ans (1960-2010).

Les chercheurs ont observé la baisse des niveaux d’oxygène pour l’ensemble des océans et pour cinq des dix régions océaniques étudiées : l’Arctique, l’Atlantique équatorial, l’Atlantique Sud, le Pacifique Nord et l’océan Austral.

L’océan Arctique ne représente qu’environ 1,2 % du volume total des océans, mais représente 7,6 % de la baisse d’oxygène globale.

C’est peut-être une indication supplémentaire du fait que l’océan Arctique change beaucoup plus rapidement que n’importe quelle autre partie des océans, en réaction au réchauffement provoqué par les gaz à effet de serre. Denis Gilbert, de l’Institut Maurice-Lamontagne à Mont-Joli

Le chercheur québécois Denis Gilbert explique dans un commentaire accompagnant l’article qu’une baisse de 2 % de l’oxygène dans les océans semble peu importante, mais les conséquences sur les écosystèmes marins pourraient être graves dans les zones océaniques où le niveau de l’oxygène est déjà bas.

« Des seuils critiques pour la survie pourraient être franchis », explique M. Gilbert.

D’autres facteurs de stress associés au réchauffement global, comme l’augmentation du CO2 et des eaux plus chaudes, peuvent aussi s’ajouter au niveau d’oxygène plus bas, et créer les effets cumulés sur la vie marine qui peuvent même être pires.

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