Le Saviez-Vous ► Mais qui pouvait bien être l’homme au masque de fer ?


Le masque de fer aurait vraiment existé. Il s’agissait plutôt d’un masque de velours. Outre le film des 4 mousquetaires avec Leonardo DiCaprio sortie en 1998, était une des hypothèses que l’homme inconnu au masque de fer était le frère jumeau du roi Louis XIV, on a supposé aussi Molière, Voltaire et autres. Toutes ces hypothèses se sont avérées fausses. Un historien croit avoir trouver qui était cet inconnu, mais sans preuve scientifique, cela demeure une autre hypothèse.
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Mais qui pouvait bien être l’homme au masque de fer ?


prison barreaux mains prisonnier

Crédits : bortn76 / iStock

par Maxime.P

Emprisonné à la Bastille sous le règne de Louis XIV, l’homme au masque de fer est l’un des prisonniers les plus célèbres au monde. Pourquoi ? Parce que personne ne sait qui il est ! Comme son nom l’indique, le prisonnier portait un masque et il était interdit de donner son nom. De nombreuses personnes, dont des écrivains, auteurs et philosophes ont fait des recherches et ont exprimé leurs théories. 

L’histoire de l’homme au masque de fer

L’histoire de cet homme a été rendue officiellement publique le 19 novembre 1703, lorsque le prisonnier est mort après 34 ans d’incarcération. On l’a enterré sous un faux nom mais aussi sous de fausses dates de naissance et de décès.

Il s’agit d’un prisonnier de la Bastille dont on a recouvert le visage d’un masque et qu’on ne pouvait nommer.

Avant l’officialisation de son histoire, en 1703, c’est en 1687 qu’une gazette manuscrite janséniste et lue très discrètement nous expliquait :

“Personne ne sait qui il est ; il y a défense de dire son nom et ordre de le tuer s’il l’avait prononcé ; celui-ci était enfermé dans une chaise à porteurs ayant un masque d’acier sur le visage, et tout ce qu’on a pu savoir de Saint-Mars était que ce prisonnier était depuis de longues années à Pignerol, et que les gens, que le public croit mort, ne l’est pas.”

Juste après sa mort, sa cellule a été totalement refaite, tous les biens qui lui appartenaient ont été brûlés, les barreaux ont été changés. Tout cela pour être sûr que ce dernier n’ait caché aucune information sur son identité.

homme au masque de fer

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Crédits : Wikipédia

Quelques unes des théories les plus connues

Autour de ce personnage intriguant, de nombreuses personnalités tel que Voltaire ou Alexandre Dumas. En effet, Voltaire pensait qu’il pouvait en réalité s’agir du frère jumeau du roi qu’on aurait enfermé pour qu’il ne puisse contester le trône. On a également pensé qu’il s’agissait de Molière, qui ne serait pas mort sur scène, mais enfermé suite à une pression exercée par les jésuites (fortement critiqué dans Tartuffe).

Une autre théorie consistait à croire qu’on aurait enfermé Nicolas Fouquet, le surintendant des finances de Louis XIV, après sa disgrâce auprès du roi. Tant de théories qui nous pousseraient à croire que l’homme au masque de fer n’existait finalement pas. Mais le fait est qu’il a réellement existé !

Les historiens ont ôté le frère jumeau de la liste des théories possibles, puis celle de Molière, avant de démentir celle de Fouquet. Mais alors… Qui cela pouvait-il bien être ?

Les dernières révélations

C’est donc l’historien Paul Sonnino, dans son livre “The search for the man in the iron mask” qui nous donne une réponse des plus plausibles. Il s’agirait donc d’Eustache Dauger, le valet du cardinal Mazarin. Le valet aurait soupçonné le cardinal d’avoir détourné de l’argent provenant de la fortune royale anglaise. Or, à l’époque, Louis XIV était en négociation pour que les deux pays soient en collaboration guerrière. Cette accusation aurait donc mis fin aux négociations, et on aurait mis Eustache Dauger, le fautif, en prison.

Quelques informations historiques ont également changées. Notamment celle du masque. Ce dernier était en réalité en velours, et le prisonnier ne le portait qu’occasionnellement !

Source

https://lesavaistu.fr/

Des gravures extraordinaires datant de 14.000 ans découvertes à Angoulême


Des dessins sur une tablette en grès d’animaux et rayures datant de 12 000 ans avant J.C. trouvé en France. Ce qui semble étonnant, c’est qu’il aurait 2 milles ans de différence entre ceux trouvés datant eux de 14 000 ans. À cette époque, l’Homo sapiens était des chasseur cueilleurs donc, nomade en pleine transition climatique vers la fin de l’époque glacière et s’installait un climat tempéré.
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Des gravures extraordinaires datant de 14.000 ans découvertes à Angoulême


Des archéologues ont fait une découverte exceptionnelle sur un chantier de fouilles à Angoulême (France). Ils ont mis à jour des animaux gravés sur une plaquette de grès datant de la fin du Paléolithique.

La découverte réalisée par les archéologues sur un chantier de fouilles à Angoulême (France) est une surprise. Car la pièce de grés qu’ils ont mis à jour est datée d’environ 12.000 ans avant notre ère, ce qui correspond à la période dite de l’Azilien. Dessus, des chevaux et d’autres herbivores gravés.

Or « l’art azilien est souvent considéré comme une rupture, il marque un abandon du figuratif au profit de l’abstraction », explique l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). « Trouver des chevaux et d’autres animaux dessinés à cette période, c’est exceptionnel », estime Valérie Feruglio, spécialiste de l’art préhistorique.

À l’été 2018, des représentations figuratives avaient été retrouvées sur des plaquettes de schiste gravées du site azilien ancien (vers 14.000 ans avant notre ère) du Rocher de l’Impératrice à Plougastel-Daoulas (ouest de la France). 

« Mais là, cela décale de 2.000 ans la persistance des représentations figuratives dans l’art azilien », ajoute Valérie Feruglio.

La plaquette — ici, des dessins des gravures qui la recouvrent — a été trouvée lors de fouilles préventives de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) menées dans le quartier de la gare de la ville d’Angoulême entre le 9 avril et le 23 novembre 2018. Ces recherches avaient déjà révélé trois occupations préhistoriques successives, quelque 200.000 silex taillés et 400 pointes de flèches. © Denis Gliksman, Institut national de recherches archéologiques préventives

Des gravures sur les deux faces

Les auteurs des gravures d’Angoulême sont des Homo sapiens encore nomades, qui vivent de chasse et de cueillette. Ils sont en train de vivre une « transition climatique », avec la fin de l’époque glaciaire et le passage à un climat tempéré, souligne Miguel Biard, archéologue à l’Inrap, chargé du chantier de fouilles d’Angoulême. « Cela bouleverse leur mode de vie. »

Présentes sur les deux faces, les gravures associent motifs figuratifs et géométriques (notamment des rayures). Les silhouettes des herbivores finement dessinées s’entremêlent et il faut l’œil expert des spécialistes pour déterminer les animaux concernés. La gravure la plus visible, celle d’un cheval sans tête, occupe la moitié de la surface de la première face. De très fines incisions suggèrent le pelage. Pattes et sabots sont très réalistes. Il y a aussi un autre cheval, un cervidé, reconnaissable à la forme de ses sabots, mais lui aussi sans tête. Et peut-être un auroch. 

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Si un chevalier du Moyen-Age voyageait dans le temps jusqu’en 2018 et voyait des femmes travailler librement, quelle serait sa réaction ?


Au temps des chevaliers, en Europe, on pourrait croire que la femme était soumise totalement à l’homme, sachant comment les femmes ont dû se battre pour nos droits que nous avons aujourd’hui et qu’encore, il y a des combats pour en faire reconnaître d’autres. Pourtant, les femmes en Europe avaient des pouvoirs, des droits, l’accès à l’héritage et la richesse sans avoir besoin de l’accord d’un homme. Elle pouvait  donc être indépendante au Moyen-Âge.
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Si un chevalier du Moyen-Age voyageait dans le temps jusqu’en 2018 et voyait des femmes travailler librement, quelle serait sa réaction ?


Antoine Durandy L’Histoire est comme la confiture

Helena Schrader

Auteur original

Cette réponse peut ne pas être une traduction fidèle de la réponse de Helena Schrader à Quora en anglais : If a medieval knight time traveled to 2018 and saw women working and having freedom, what would his reaction be?


Les non-historiens sont enclins à penser que le progrès est linéaire. Puisque les femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’au début du XXème siècle dans les grandes démocraties, l’idée est qu’avant le XXème siècle les femmes n’avaient aucun droit. Cependant, comme l’a noté l’historienne française Régine Pernoud dans son livre La femme au temps des cathédrales (1981 en français, traduction anglaise en 1989), les femmes ont profité d’un pouvoir bien plus grand -liberté et influence- au Moyen-Age que dans les siècles qui ont suivi. Dans son introduction elle fait la remarque suivante:

Les femmes de ce temps (du Xème au XIIIème siècle) ont incontestablement exercé une influence que les rebelles solitaires du XVIIème ou les anarchistes du XIXème siècle ne pouvait atteindre. Cette influence a manifestement diminué […] les poussant à une éclipse dont elles n’ont émergé qu’au XXème siècle.

Au sommet de la société féodale, les reines étaient ointes et couronnées parce qu’on attendait d’elles qu’elles exercent une autorité sur l’entièreté du royaume, ce pour quoi la bénédiction divine était considérée comme essentielle. Ce n’était un pouvoir ni nominal ni cérémoniel. Quand le roi mourait et que son fils n’était pas en âge de régner, il était normal que la reine agisse comme régente. En France, cela remonte à 1060, et la mort d’Henri Ier, sa femme Anne fut régente au nom de son fils Philippe Ier (NdT: à l’époque les princes étaient sacrés du vivant de leur père pour leur apprendre tôt à gouverner, ce qui donne une idée de la jeunesse de Philippe). En Angleterre, Isabelle de France a servi de régente durant les périodes de démence de Henri VI. Quand Louis IX partit en croisade en 1249, il laissa sa mère comme régente, une fonction qu’elle avait déjà exercé durant sa minorité (après le décès de Louis VIII le Lion de dysenterie). Quand il fut fait prisonnier par les Sarrasins, il a négocié sa rançon en avançant le fait que comme il était prisonnier seule sa mère reignait et que seule elle pourrait confirmer les termes de l’accord. Donc n’importe quel chevalier serait parfaitement à l’aise avec une femme exerçant le pouvoir suprême.

A travers la majorité de l’Europe les femmes pouvaient être baronnes dans le sens où elles pouvaient à la fois recevoir et donner des serments féodaux. Cela ne peut pas être sous-estimé: les serments étaient le ciment de la société féodale, ils rendaient le féodalisme fonctionnel. La reconnaissance d’une femme comme vassale ou suzeraine, et pas en raison de son mari ou de son père mais de son propre chef (NdT: chef au sens de tête, donc de son droit propre), signifiait la reconnaissance de la femme comme une entité légale entièrement indépendante. Dans le royaume de Jérusalem, les femmes pouvaient ainsi accuser et se défendre au tribunal devant les Cours de Justice. Pour faire court, les chevaliers n’auraient aucun problème avec des femmes PDG.

Rien ne donne plus de pouvoir et de statut aux femmes que la richesse. Dans l’Europe médiévale, non seulement les nobles mais aussi les roturières et les paysannes pouvaient hériter, posséder et transmettre une propriété. De plus, elles n’avaient en aucun cas besoin de la permission de leur mari pour le faire. Des milliers d’actes juridiques médiévaux appuient cette idée.

De plus, les héritières n’étaient pas les seules à profiter de la propriété et ses bénéfices. Au contraire, même les femmes mariées recevaient un douaire (NdT: pour les nobles, souvent une partie de la dot). Au Haut Moyen-Age, les douaires étaient inaliénables et réservés à la femme du temps de son mariage. Une femme possédait et contrôlait son douaire, même après la mort de son mari (NdT: ce qui pouvait initier des querelles de succession avec des cousins avides; les veuves faisaient souvent appel à leur suzerain(e) lorsqu’on leur disputait leur douaire). En Angleterre, une veuve héritait généralement d’un tiers de la propriété de son mari, à Jérusalem la moitié. Donc des femmes disposant de ressources propres ne serait pas une idée saugrenue pour un chevalier médiéval.

Les bourgeoises pouvaient hériter d’entreprises entières, et comme veuves elles les dirigeaient, et participaient à la gestion des guildes. En fait, elles partageaient souvent le métier de leur mari de son vivant. Les illustrations manuscrites montrent par exemple des femmes banquières (collectant les intérêts des prêts, alors que le mari les accorde), ou des “tavernières”. Il y a même des illustrations de femmes casquées apportant des rafraichissements à des archers engagés dans une bataille!

Plus important encore, les femmes pouvaient apprendre, commencer et gérer une activité professionnelle par elles-mêmes. Elles pouvaient le faire comme veuves, célibataire (femme sole, en vieux français dans le texte), ou en tant que femmes mariées, gérant une entreprise différente de celle de leur mari. Les capacités acquises, encore plus que la propriété, encourageaient l’indépendance et la prise de pouvoir parce que la propriété pouvait toujours être perdue (incendie, invasion, dette) alors que les capacités restent tant que la personne est en assez bonne santé pour en faire usage. De plus, dès qu’elles étaient assez qualifiées dans un métier, les femmes prenaient part dans l’administration de leur profession, en tant que membres de guildes ou dans les tribunaux professionnels qui jugeaient les cas de fraudes, malfaçon etc. Pour faire court, les femmes n’étaient en rien discriminées dans un travail spécifique dès qu’elles étaient qualifiées.

Les femmes du Moyen-Age pouvaient apprendre une grande variété de métiers. Certains étaient mêmes dominés par la gent féminine, comme la brasserie en Angleterre, la boulangerie en France, et à peu près partout la lainerie. Cependant elles étaient aussi couramment boutiquières, vendant tout et n’importe quoi depuis les fruits et les légumes (peu lucratifs) jusqu’aux épices et livres (objets de luxe!). En plus, les femmes pouvaient être, entre autres choses, artisanes, fabricantes de bougies, paveuses, ou tanneuses. Elles pouvaient aussi être musiciennes, copistes, illuminatrices ou peintres.

Mais le plus surprenant pour des oreilles modernes, c’est que les registres médiévaux listent aussi des femmes comme orfèvres, serrurières, ou armurières. Un livre de compte de tous les trafics de Francfort de 1300 à 1500 montre un total de 154 commerces, dont 35 réservés aux femmes, alors que le reste était pratiqué à la fois par les femmes et les hommes, même si les hommes dominaient 81 des métiers restants.

Donc non, un chevalier ne serait en aucun cas surpris de voir des femmes travailler et prendre une part importante de l’économie sur un pied d’égalité avec les hommes. Il ne serait pas non plus surpris de voir des femmes modernes plus “libres” que les femmes de son temps.

https://fr.quora.com/

Le moustique tigre gagne plus de la moitié du territoire français


Mauvaise nouvelle pour nos cousins français le moustique tigre si contaminé peut transmettre la dengue, le chikungunya et le zika s’installe durablement en France. Les causes seraient le réchauffement climatique et de plus en plus d’échange internationaux, une belle porte d’entrée pour des maladies qui n’existaient pas avant sur des territoires tel que la France.
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Le moustique tigre gagne plus de la moitié du territoire français

 

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges... (PHOTO BLOOMBERG)

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise l’expansion du territoire de cet insecte et des virus qu’il véhicule, soulignent les experts.

Agence France-Presse
Paris

Le moustique tigre, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le zika, poursuit sa progression en France : il est désormais implanté dans plus de la moitié des départements, dont Paris, avertissent les autorités sanitaires.

L’insecte était «durablement installé» dans 51 départements en 2018 contre 42 un an plus tôt, indique le ministère de la Santé, qui met à jour tous les ans la carte de son implantation depuis son apparition en France métropolitaine, en 2004.

La capitale, jusqu’ici épargnée, fait désormais partie des zones où le moustique est «implanté et actif», tout comme la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et l’Essonne.

Sur les huit départements d’Île-de-France, seul le Val-d’Oise est encore vierge de la présence de cet insecte, qui a été «détecté sporadiquement» dans les Yvelines.

Les autres nouvelles terres de conquête du moustique tigre sont la Charente-Maritime, la Côte-d’Or, la Loire, la Nièvre et le Puy-de-Dôme.

Originaire d’Asie, le moustique tigre, ou Aedes albopictus, s’est installé dans les Alpes-Maritimes en 2004 et s’est «développé rapidement» depuis, rappelle le ministère qui utilise les données des opérateurs publics de démoustication pour suivre son implantation. 

Le moustique tigre est essentiellement urbain et aime les lieux habités par l’homme.

«Une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser», observent les autorités.

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise l’expansion du territoire de cet insecte et des virus qu’il véhicule, soulignent les experts.

La seule présence du moustique n’entraîne pas nécessairement l’apparition des maladies dont il est vecteur. La transmission se fait lorsqu’un moustique tigre «sain» pique une personne contaminée lors d’un séjour hors de France métropolitaine. L’insecte devient alors porteur du virus et peut le transmettre à une personne saine n’ayant pas séjourné hors du territoire.

Les premiers cas de contamination autochtones sont apparus en métropole en 2010, avec deux cas de dengue dans les Alpes-Maritimes et deux cas de chikungunya dans le Var.

Depuis, les autorités françaises ont comptabilisé au total 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya. En 2017 et 2018, elles ont par ailleurs observé 29 cas de contamination par le virus du Nil occidental, qui est lui transmis par le moustique commun dans l’hémisphère Nord, le Culex pipiens.

https://www.lapresse.ca/

Notre-Dame : le milliard d’euros qui interroge les associations


Hier, je mettais des gants blancs pour expliquer mon malaise devant les millions de donations pour reconstruire Notre-Dame de Paris. J’étais mal à l’aise devant cette générosité pour un immeuble alors qu’il y a tellement de misère dans le monde, la famine, la pauvreté, la planète entière a besoin qu’on agisse pour l’environnement et les animaux en voie de disparition pour sauver l’écosystème. Où sont les priorités ? Moralement, peut-on vraiment reconstruire une cathédrale pour l’histoire, pour le symbole qu’elle représente ?
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Notre-Dame : le milliard d’euros qui interroge les associations

 

par Coline Mionnet, rédactrice scientifique

Moins de 48 heures après l’incendie qui a ravagé la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, plus d’un milliard d’euros de dons ont déjà été promis à la Fondation éponyme ou à la Fondation du Patrimoine, selon Stéphane Bern.

De grandes fortunes françaises se sont déjà empressées de voler au secours de l’un des monuments emblématiques de France. Un engouement qui amène certaines associations à se poser des questions et à élever la voix.

Des associations qui se questionnent sur les priorités

D’après le site agoravox, “la niche fiscale sur le mécénat coûte plus de 900 millions d’euros par an à l’Etat. Un chiffre multiplié par 10 en 15 ans (…)”.

En effet, ces dons relèvent de la niche fiscale du mécénat, ouvrant droit à une déduction d’impôt de 60%. Une partie du don serait financé par la collectivité publique et donc par les impôts des particuliers.

La famille Bettencourt (L’Oréal) a donné 200 millions d’euros, tout comme la famille Arnault (LVMH). La famille Pinault (Artemis, Kering) a quant à elle annoncé aujourd’hui qu’elle renonce à la déduction fiscale de son don de 100 millions d’euros.

Les collectivités parisiennes se mobilisent également pour Notre-Dame. La mairie de Paris débloque 50 millions d’euros et la région Île-de-France, 10 millionsd’euros. Probablement assez pour construire des logements pour tous les sans-abris de France.

En pleine crise des gilets jaunes, la reconstruction de ce monument historique, aussi importante soit-elle, doit-elle être une priorité absolue ? La Fondation Abbé Pierre est l’une des premières associations à remercier le geste tout en s’insurgeant poliment.

Elle a posté ce tweet hier, le 16 avril :

“400 millions pour #NotreDame, merci @KeringGroup @TotalPress @LVMH pour votre générosité : nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l’abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat. Si vous pouviez abonder 1% pour les démunis, nous serions comblés.”

— FondationAbbéPierre (@Abbe_Pierre) 16 avril 2019

D’après le dernier et 24ème rapport sur l’état du mal logement en France publié en février dernier par la Fondation, 4 millions de personnes sont mal logées ou sans domicile et 12 millions de personnes connaissent une situation fragilisée par la crise du logement.

chute effort public logement

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Crédits : Fondation Abbé Pierre – Ministère de la Cohésion des Territoires

Quand on voit que les dépenses publiques liées au logement n’ont cessé de diminuer depuis 2010, on comprend que des associations comme la Fondation Abbé Pierre puissent se demander quelles sont les priorités pour la France et sa population aujourd’hui. Reconstruire un monument historique dans les 5 prochaines années c’est optimiste, mais agir avec autant de rapidité et de force pour les plus démunis et l’environnement serait héroïque.

La lettre ouverte de l’association Wings of the Ocean

Nous vous avions déjà parlé de cette association dédiée à la collecte de déchets plastiques en mer et sur les côtes dans un article publié en février dernier. Elle est présidée par Julien Wosnitza, qui a écrit une lettre ouverte à François Pinault et Bernard Arnault ce 16 avril. Il demande aux milliardaires une enveloppe de 100 millions d’euros “pour déployer 35 bateaux à chaque embouchure de fleuve et payer les salaires des marins qui effectueront cette dépollution.” Dix fleuves sont concernés : deux en Afrique et huit en Asie.

L’association a mis au point un système utilisant des chaluts de surface Thomsea, fabriqués en France, tractés par des petits bateaux à voile.

Pour Julien, pas de doute sur les priorités. Si on veut sauver l’humanité, il faut sauver les océans. Et ça commence par nettoyer les embouchures de fleuves, les plages et les océans, mais aussi et surtout éduquer les populations sur les conséquences du plastique et de la pollution aquatique.

Wings of the Ocean - Thomsea

Crédits : Wings of the Ocean – Thomsea

[Lettre Ouverte à François Pinault et Bernard Arnault]

“Suite à l’incendie qui a emporté la charpente de Notre-Dame de Paris, drame National qui aura ému aussi bien les français que la communauté internationale, vous avez décidé dans un acte d’une générosité rare, d’octroyer respectivement 100 et 200 millions d’Euros pour financer la reconstruction de cet édifice séculaire.

Nous vous remercions de cet acte de générosité, et sommes sûrs que la cathédrale pourra être rénovée dans les meilleures conditions grâce à votre donation, mais aussi et surtout grâce à la passion des ouvriers qui effectueront cette rénovation.

C’est aussi un tour de force que vous réalisez là, en étant capable de financer le bien commun, ici représenté par la cathédrale Notre-Dame de Paris.

J’aimerais vous proposer de financer (de sauver) un autre bien commun, bien plus visité chaque année que la cathédrale de Paris, et dont nous dépendons tous : les océans.

Aujourd’hui nos océans sont infestés de plastiques. 800.000 Tonnes de déchets sont envoyés chaque année dans nos océans par seulement 10 fleuves, 2 en Afrique et 8 en Asie.

La bonne nouvelle c’est qu’ensemble, les associations de dépollution océanique et les grands mécènes, nous pouvons endiguer très fortement ce phénomène.

L’association que je préside a mis au point un système que nous pouvons déployer directement aux embouchures de ces fleuves, en utilisant des chaluts de surface Thomsea (fabriqués en France) tractés par des petits bateaux.

Toute la technologie est existante, il ne nous manque que les financements pour déployer une flotte de bateaux ramasseurs de déchets aux embouchures de ces fleuves.

Nous estimons qu’il nous faudrait 100 millions d’Euros pour déployer 35 bateaux à chaque embouchure de fleuve et payer les salaires des marins qui effectueront cette dépollution.

Au vu de votre générosité et de votre intérêt pour la sauvegarde du patrimoine mondial, je ne saurais douter de votre intérêt à sauvegarder les océans.

Nous nous ferions un plaisir de vous en expliquer les détails et d’envisager un déploiement rapide d’une telle flotte.

Bien Cordialement,

Julien Wosnitza

Fondateur, Wings of the Ocean”

Sources : Wings of the Ocean, Ouest France

https://sciencepost.fr/

La structure de Notre-Dame "est sauvée et préservée dans sa globalité"


La nouvelle a vite fait le tour de la terre. Ailleurs dans les médias, Donald Trump a même suggéré d’éteindre vite l’incendie comme si les Français ne le savaient pas !!! Il a aussi conseillé avec des bombardiers d’eau. Ben oui, en pleine ville, pis quoi encore ! Enfin bref, il semble que la structure ait sauvé. L’origine du feu est inconnue, mais on croit que c’est lié aux rénovations … Des rénovations qui risquent de coûter plus cher,
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La structure de Notre-Dame « est sauvée et préservée dans sa globalité »

 

© epa.

Une course contre la montre était engagée lundi soir à Paris pour tenter de maîtriser le violent incendie ravageant l’emblématique cathédrale Notre-Dame, monument historique le plus visité d’Europe, dont la célèbre flèche et la toiture se sont déjà effondrées, suscitant la sidération à travers le monde.

© afp.

Vers 23 heures, le chef des pompiers a toutefois déclaré que les hommes du feu, qui tentaient depuis plusieurs heures de maîtriser le violent incendie, ont réussi à sauver la « structure » de l’édifice « dans sa globalité ». 

« On peut considérer que la structure de Notre-Dame est sauvée et préservée dans sa globalité », a indiqué le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. « Le feu a baissé en intensité », a renchéri à ses côtés le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez, tout en invitant à rester « extrêmement prudent ».

© reuters.

© epa.

 

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© afp.

Aucune victime n’était à déplorer lundi soir, mais l’inquiétude perdurait face à cet incendie toujours pas maîtrisé en plein coeur du Paris médiéval. La cathédrale gothique est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991.

Entre 12 à 14 millions de touristes visitent chaque année ce chef-d’oeuvre de l’architecture gothique situé sur l’île de la Cité et des milliers de personnes, Parisiens et touristes, assistaient sidérées au désastre.

« Au moment où on se parle (21H40, ndlr) l’incendie n’est pas circonscrit », avait déclaré le secrétaire d’Etat français à l’Intérieur, Laurent Nuñez. « Les sapeurs-pompiers attaquent cette incendie avec 18 lances à incendie, depuis l’extérieur mais aussi depuis l’intérieur, pour tenter de sauver cet édifice, ce qui à l’heure actuelle n’est pas acquis ».

« Le feu intéresse les deux-tiers de la toiture, qui s’est effondrée, ainsi que la flèche. Actuellement la manoeuvre vise à préserver l’arrière de la cathédrale, où sont situées les oeuvres les plus précieuses, que nous sommes en train d’évacuer », a déclaré de son côté le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, également présent sur place.

Cet incendie, d’origine inconnue, est « potentiellement lié » aux travaux de rénovation de l’édifice, selon les pompiers. Il s’est déclaré au premier jour de la Semaine sainte qui mène à Pâques, au coeur des célébrations de la foi chrétienne.

Émotion internationale

Les images très impressionnantes de cet incendie, diffusées en direct par télévisions et réseaux sociaux dans le monde, ont provoqué une émotion internationale.

Vers 20H00, la flèche de Notre-Dame – dressée sur les quatre piliers du transept avec ses 93 mètres de haut – s’est effondrée. Un cri d’horreur s’est élevée de la foule massée le long des quais de Seine qui assistait, pétrifiée, à la disparition d’une partie de la mythique cathédrale, engloutie par les flammes.

© reuters.

 

© afp.

https://www.7sur7.be/

Le changement climatique a transformé certains Néandertaliens en cannibales


Certains Néandertalien ont eu un passage de cannibalisme. L’étude d’une grotte située en France démontre que des hommes de Néandertal ont effectivement été cannibale. Les paléontologues ont aussi étudié le climat. Il semble donc que les changements climatiques ont fait d’eux des cannibales pour une question de survie.
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Le changement climatique a transformé certains Néandertaliens en cannibales

 

Des preuves de cannibalisme chez les Néandertaliens ont déjà été découvertes, à l'instar de ces os déchirés découverts dans une grotte à Goyet, en Belgique.

Des preuves de cannibalisme chez les Néandertaliens ont déjà été découvertes, à l’instar de ces os déchirés découverts dans une grotte à Goyet, en Belgique.Image: Asier Gómez-Olivencia et al.

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude suggère que certains néandertaliens ont dû se tourner vers le cannibalisme pour survivre à une période de réchauffement, il y a entre 128 000 et 114 000 ans.

L’Homme de Néandertal est connu pour sa résistance au froid. Notre ancien cousin se plaisait en effet dans les steppes, chassant mammouths, rhinocéros et autres mégalocéros pour survivre. Parfaitement adaptés à ces conditions, certains néandertaliens ne devaient pas voir d’un très bon œil les évolutions climatiques. Comme ce réchauffement – une période interglaciaire – opéré il y a entre 128 000 et 114 000 ans.

Une mauvaise passe

Car qui dit réchauffement climatique dit également évolution de l’environnement, et donc de la faune qui va avec. Si durant les périodes glaciaires les grosses proies abondaient dans la région, un réchauffement survenu durant la période éemienne a en revanche mené certaines espèces à migrer, laissant place à d’autres espèces plus petites, moins en chair. Il y avait du coup moins à manger. Une période de “disette” qui mena certains Néandertaliens à se livrer au cannibalisme. C’est du moins ce que suggère récente étude publiée dans le Journal of Archaeological Science.

Alban Defleur et Emmanuel Desclaux, du CNRS, ont en effet examiné les restes de Néandertal rassemblés sur le site de Baume Moula-Guercy. La grotte est située près de Soyons, dans le sud-est de la France. Au moins six Néandertaliens ont été trouvés ici – deux adultes, deux adolescents et deux enfants. Et tous les ossements semblent présenter des marques de cannibalisme. Certains os ont été démembrés intentionnellement, d’autres présentaient des marques de coupes faites à l’aide d’outils de pierre, et des marques de mâchonnement faites par des dents de Néandertal.

Stress nutritionnel

Ces preuves de cannibalisme ne sont pas nouvelles. Mais jusqu’à présent, beaucoup les associaient à d’anciennes pratiques rituelles. Pour tenter de replacer cet épisode anthropophage, les chercheurs ont également examiné les données climatiques de la région correspondantes à la période éemienne. On estime qu’à cette époque, la température mondiale était environ d’environ 2 degrés Celsius plus élevée que la température mondiale moyenne du 20e siècle. Il semblerait alors que ce réchauffement ait effectivement été la cause d’un important stress nutritionnel pour nos anciens cousins.

Cette période de réchauffement climatique fut en effet extrêmement rapide : en seulement 500 ans, soit 25 à 30 générations, les Néandertaliens sont passés d’un environnement boréal à un climat méditerranéen, avec la faune qui va avec. De nombreux reptiles ont été retrouvés dans les sédiments. Des restes de poissons également, preuve que Néandertal a tenté de s’adapter. Mais les proies étaient plus petites, plus furtives, bref, plus difficiles à attraper. Un besoin nutritionnel s’est alors manifesté, poussant certains individus à se tourner vers leurs défunts pour survivre.

Survivre à tout prix

« Les schémas de traumatismes décrits dans la nouvelle étude sont plus compatibles avec le cannibalisme nutritionnel, explique Danielle Kurin, anthropologue américaine à l’Université de Californie à Santa Barbara. Les os comme le fémur et le crâne montrent des signes de rupture intentionnelle [peu de temps après la mort], ce qui suggère un effort pour atteindre les tissus à haute teneur calorique tels que la moelle osseuse et même le cerveau dans certains cas ».

Les chercheurs savaient déjà que les Néandertaliens du Baume Moula-Guercy pratiquaient le cannibalisme, mais ce lien avec le changement climatique est tout nouveau.

« Le cannibalisme mis en évidence à Baume Moula-Guercy n’est pas une marque de bestialité ou de sous-humanité, notent les auteurs. Les données indiquent plutôt un épisode de survie court et unique [cannibalisme] en réponse au stress nutritionnel induit par des changements environnementaux rapides et radicaux ».

Source

Notes : Période Éemienne : L’Éémien, parfois Éemien ou Eémien, est une subdivision de l’époque géologique du Pléistocène utilisée en Europe du Nord et définie aux Pays-Bas. Il correspond à l’avant-dernière période interglaciaire du Quaternaire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/E%C3%A9mien

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