Il y a 25 ans avait lieu la tragédie de l’Ordre du temple solaire


Cela fait 25 ans déjà ! Plusieurs vont sans doute s’en souvenir les meurtres et suicides de la secte de l’Ordre du temple solaire. Cela a bouleversé le monde, surtout que ces morts se sont répété 2 fois au Québec, une fois en Suisse et en France.
Nuage


Il y a 25 ans avait lieu la tragédie de l’Ordre du temple solaire

Plusieurs corps sont au sol et recouverts de draps blancs.

Des victimes de l’Ordre du Temple solaire reposent devant le repère de la secte à Fribourg, en Suisse, le 5 octobre 1994.

PHOTO : GETTY IMAGES / AFP / DAMIEN MEYER

25 ans se sont écoulés depuis les premiers meurtres et suicides au sein de la secte de l’Ordre du temple solaire au Québec, en Suisse et en France. De l’automne 1994 jusqu’au printemps 1997, 74 personnes liées à la secte sont mortes dans des circonstances troublantes.

Fin septembre 1994, cinq cadavres sont découverts dans un chalet à Morin-Heights, au Québec, à la suite d’un incendie criminel. Quelques jours plus tard, ce sont 48 personnes qui sont retrouvées mortes dans deux résidences en Suisse.

Les victimes ont toutes un point en commun : elles sont liées à la secte de l’Ordre du temple solaire (OTS) qui regroupe en tout 600 adeptes.

Un peu plus d’un an plus tard, le 16 décembre 1995, les cadavres disposés en cercles et calcinés de 13 adultes et trois enfants toujours liés à la secte sont découverts dans une clairière isolée dans le Vercors, en France.

Puis en 1997, encore une fois au Québec, cinq membres de l’OTS sont retrouvés morts dans une maison de Saint-Casimir-de-Portneuf.

On réalise que c’était une grande erreur de ne pas avoir détecté à temps toutes ces choses-là. Paul-André Auclair, ex-membre de l’OTS

L’homme a évidemment été profondément marqué par les événements et tient à mettre en garde la population contre les marchands de rêves semblables à ceux qui l’ont convaincu d’adhérer au mouvement.

Ceux qui ont créé le mouvement avaient pensé à leur affaire pour en profiter. Ça a été beaucoup plus une affaire commerciale pour eux que d’amener tout ce qu’ils nous mettaient comme principe de vie. Paul-André Auclair

Pour le sociologue des religions et coordonnateur du Centre de ressources et d’observation de l’innovation religieuse Alain Bouchard, la tragédie de l’OTS a modifié la perception générale de la religion au Québec.

Alors là, tout à coup, pour les gens, il y a des gens qui pouvaient mourir pour leurs convictions religieuses. Et ça, je pense, c’est ce qui a changé en termes de perception.  Alain Bouchard

Mais rien n’empêcherait, 25 ans plus tard, la répétition d’un drame et l’émergence de groupes semblables

Souvent le phénomène religieux, il est comme l’amour: lorsque quelqu’un a un coup de foudre, il n’y a plus rien d’autre qui compte et les gens perdent un peu leur sens critique, ajoute le sociologue des religions.

L’ex-adepte Paul-André Auclair espère que le drame de l’OTS restera ancré dans la mémoire collective pour éviter qu’il ne se répète un jour.

Aujourd’hui pour beaucoup de gens, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est l’argent. Le reste, les humains […] ne valent plus grand-chose […] j’espère que ça n’arrivera plus… Paul-André Auclair

Éric Plouffe

https://ici.radio-canada.ca

Une Américaine traverse quatre fois la Manche à la nage sans s’arrêter


Cela fait un an que cette femme américaine a fini son traitement contre le cancer du sein. Elle a entrepris un grand défit. Elle est la première personne qui a traversé la Manche non pas une fois, mais 4 fois d’affilée, malgré l’eau salée qui lui brûlait la gorge et s’est fait piquer par une méduse.
Nuage


Une Américaine traverse quatre fois la Manche à la nage sans s’arrêter



Le verdict est tombé: le coq Maurice peut continuer de chanter


Comment qualifier d’amener en justice un coq qui chante à l’aube dans une ferme.? Les plaignants eux ? Habite le voisinage de la ferme dans une maison de vacances. En tout cas, personnellement, si on veut habituer en milieu rural, il y a des bruits naturels qu’il faut s’habituer. Heureusement, il y a une justice pour le coq
Nuage


Le verdict est tombé: le coq Maurice peut continuer de chanter


La justice française a autorisé jeudi le coq Maurice, dont le cocorico matinal est devenu le symbole des traditions rurales, à continuer de chanter, rejetant la plainte des voisins qui l’accusaient de les réveiller dès l’aube.

« Maurice a gagné (et) les plaignants devront verser à sa propriétaire 1.000 euros de dommages et intérêts », ainsi que le paiement de ses frais de justice, a dit Me Papineau, défenseur de la propriétaire du volatile, à l’issue de la décision du tribunal correctionnel de Rochefort.

“Pourquoi pas une loi Maurice?”

« Je suis sans voix. On leur a volé dans les plumes. C’est une victoire pour tous les gens dans la même situation que moi. J’espère que cela fera jurisprudence pour eux », s’est félicitée Corinne Fesseau au côté de son avocat devant le tribunal de Rochefort.

« Tout le monde va être protégé derrière : les cloches, les grenouilles… », a-t-elle ajouté, en allusion aux autres querelles de voisinage liées au bruit qui émeuvent depuis quelque temps le monde rural, opposant souvent gens du cru et néo-ruraux.

« Pourquoi pas une loi Maurice pour protéger tous les bruits ruraux ? », a-t-elle lancé. Me Papineau a expliqué que sa victoire tenait notamment au fait « qu’en droit français, il faut faire la preuve d’une nuisance et elle n’a pas été faite ». 

Le symbole de la ruralité française

Cette affaire avait débuté par une plainte banale pour trouble anormal du voisinage. Elle avait été déposée par un couple d’agriculteurs retraités domicilié en Haute-Vienne, incommodés par le chant trop matinal de Maurice près de leur résidence de vacances dans l’île d’Oléron, sur la côte atlantique.

Article dans le New York Times, T-shirts « Let me sing » (Laissez-moi chanter) de la Team Maurice, pétition pour « sauver Maurice«  (140.000 signatures), le gallinacé de Saint-Pierre-d’Oléron est devenu en quelques mois le symbole de la ruralité française menacée.

Déplacement du poulailler, film noir autour de sa cabane pour l’empêcher de chanter avant 8h30, rien n’y a fait: Maurice a continué de chanter aux premières lueurs de l’aube et aucune conciliation n’a pu avoir lieu entre les parties.

https://www.7sur7.be/

A Nîmes, des archéologues ont découvert des dizaines de tombes romaines de bébés


Au 1 et 2 e siècle après JC, on enterrait des bébés et des foetus. La mortalité infantile était élevée à cette époque, malgré tout ces bébés étaient enterrées avec soin. Il y avait aussi des tombes de chiens et d’adultes dont une femme particulière qui probablement était morte lors de son passage dans cette nécropole.
Nuage


A Nîmes, des archéologues ont découvert des dizaines de tombes romaines de bébés


Une sépulture infantile découverte à Nîmes. – Inrap.

Par Léia Santacroce

Au pied du rempart romain de Nîmes, l’Institut national de recherches archéologiques préventives a annoncé ce mercredi avoir mis au jour des dizaines de sépultures de jeunes enfants et de fœtus.

Que d’os, que d’os ! Après six ans de recherches sur le rempart romain de Nîmes et ses abords, Richard Pellé, archéologue à l’Inrap (l’Institut national de recherches archéologiques préventives), et son équipe, ont encore fait un monceau de trouvailles lors de leur sixième et dernière campagne de fouille programmée, qui devait s’achever ce jeudi.

Dans une petite nécropole des 1er et 2e siècle après J.-C. située près de la tour inférieure (accolée à la route de Sauve sur la colline Montaury), l’Inrap a révélé avoir mis au jour plus de soixante tombes. Grâce au concours scientifique de l’archéo-anthropologue Gaëlle Granier (rattachée au laboratoire ADES, UMR 7268, CNRS), il a pu être établi que si cette zone funéraire a été initialement consacrée à l’enfouissement d’adultes, elle a ensuite laissé place à des sépultures de très jeunes enfants (foetus et bébés agés jusqu’à 6 mois), dont certaines dans des amphores, peut-on lire dans un communiqué.

« A une époque où la mortalité infantile était très élevée, on a pu observer que les parents accordaient un grand soin aux tombes de leurs enfants même si leur progéniture n’avait aucun statut juridique, aucune existence avant l’âge de trois ans dans la société romaine », a indiqué le directeur de la campagne de fouilles, Richard Pellé, à France 3 Occitanie.

Une mystérieuse femme aux bijoux

Quatre tombes de chiens et sept tombes d’adultes ont également été trouvées sur le même site, rapporte l’AFP.

Parmi elles, une fosse contenant les ossements d’une femme, ayant « une position très particulière et rare : la main appuyée sur la joue, les jambes sur le côté, elle portait une parure, notamment deux bagues et un bracelet et des chaussures », relève l’archéologue, qui formule l’hypothèse que cette dame enterrée dans une zone publique était probablement de passage dans la cité antique de Nîmes.

Une défunte non-identifiée, qui était probablement de passage à Nîmes il y a 2000 ans. – Inrap.

Dès ce vendredi, la zone sera recouverte, dixit France Bleu Provence. Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, a déclaré à l’AFP qu’il « réfléchissait » avec l’équipe municipale aux aménagements possibles du site.

L’archéologue Richard Pellé a souligné pour sa part le côté « exceptionnel et magnifique du rempart romain nîmois ». « C’est l’un des plus grands du monde méditerranéen, il faut qu’il soit conservé et mis en valeur, y compris par les propriétaires privés qui en ont un bout sur leur terrain. »

https://www.geo.fr/

Le Saviez-Vous ► Les traces discrètes de l’esclavage en France


Après avoir parlé de l’esclavage aux États-Unis (le passé d’Angela et l’épave du dernier négrier américain) et au Canada (Des traces de l’esclavage). Nous voilà en Europe, des pays on profiter de cette manne avec la vente d’esclave en provenance d’Afrique. Nous sommes en France, plus précisément à Nantes. Il semble en effet que cette ville soit plus ouverte pour parler de l’esclavage, même si l’histoire demeure discrète.
Nuage


Les traces discrètes de l’esclavage en France

Dieudonné Boutrin regarde une maquette d'un navire négrier.

Dieudonné Boutrin, descendant d’un esclave martiniquais, souhaite bâtir une grande réplique d’un bateau négrier à des fins éducatives.

PHOTO : RADIO-CANADA / YANIK DUMONT BARON

Yanik Dumont Baron

2019-08-27 | Mis à jour hier à 7 h 41

Il y a 400 ans, les premiers esclaves africains débarquaient sur les côtes américaines. Des expéditions financées par des Européens, qui en ont aussi tiré de riches profits. Un passé peu discuté aujourd’hui sur le Vieux Continent, même s’il en demeure des traces bien visibles pour celui qui sait où regarder.

Barbara Chiron dirige un organisme de sensibilisation à l’histoire de la traite transatlantique. Sur les murs du centre-ville de Nantes, elle voit beaucoup de traces de son passé négrier : des visages sculptés dans la pierre, des inscriptions, des symboles maritimes.

La jeune femme montre du doigt la façade d’un de ces grands édifices. Il s’agit d’un de ces imposants bâtiments qui donnent une allure prestigieuse à la ville portuaire, jadis plus important port de traite de France.

Là, on a une très belle figure d’une personne africaine, qu’on reconnaît avec ses boucles d’oreilles, ses boules et ses cheveux crépus. Barbara Chiron, directrice de l’organisme Les anneaux de la mémoire

Une tête sculptée dans la pierre incrustée au-dessus d'une fenêtre.

La façade d’un édifice au centre-ville de Nantes affichant une tête d’esclave sur une corniche.

PHOTO : RADIO-CANADA / YANIK DUMONT BARON

Ces choses-là […] disaient quelque chose aux gens qui arrivaient. Voilà, vous arrivez dans une ville qui fait du commerce, vous entrez dans une ville internationale. Vous entrez dans une ville faste!, précise Barbara Chiron.

En empruntant une rue portant le nom de l’un de ces armateurs nantais dont la fortune reposait en partie sur l’esclavage, Barbara Chiron se rappelle des paroles d’un abolitionniste français du XVIIIe siècle.

Il y a une expression de l’abbé Grégoire qui disait que l’argent sanglant des mers se lavait à Nantes dans la beauté.

Du doigt, elle montre un autre de ces édifices construits avec les profits du commerce de la mer. Bâti sur la sueur des esclaves africains envoyés dans les colonies françaises d’Amérique.

Les murs de ce bâtiment sont hauts, blancs. Propres. Les fenêtres et les portes sont nombreuses. Les balcons sont noirs. Faits d’un délicat fer forgé, fabriqué dans la région, précise Barbara Chiron, avec du fer qui servait à la fois pour faire des balcons et à la fois pour les fers des esclaves.

Des mêmes forges sont en effet sortis les fers qui ont emprisonné les Africains et ceux qui ornent les balcons nantais. Une ironie de l’histoire qui passe inaperçue pour celui qui ne sait pas.

Une traite qui était bien payante

Nantes est la ville française qui discute le plus ouvertement de son passé d’esclavagiste. Davantage que Bordeaux, La Rochelle ou Le Havre, d’autres ports dont l’économie a longtemps été liée à la traite des Noirs.

À Nantes, le passé est assez bien détaillé dans son musée d’histoire. La directrice scientifique, Krystel Gualdé, tire une certaine fierté d’une grande aquarelle d’époque contenant le détail des transactions pour acquérir des esclaves en Afrique.

Sur ce plan, des esclaves entassés dans une cale, sur un autre étage, des marchandises sont alignées.

Un plan détaillé d’un négrier exposé à Nantes.

PHOTO : RADIO-CANADA / YANIK DUMONT BARON

Le navire La Marie Séraphique est dépeint sur l’eau, de côté. Quatre dessins montrent, de haut, les différents étages du navire avec leurs cargaisons respectives.

Celui représentant l’entrepont montre bien à quel point les esclaves étaient entassés, cordés lors de la traversée

Des conditions encore plus inouïes que ce que les historiens avaient imaginé.

Au bas de l’aquarelle, une comptabilité bien minutieuse qui donne froid dans le dos : une liste précise des objets embarqués à bord, puis échangés contre des esclaves.

Le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants africains est aussi listé : 184 hommes, 58 femmes, 47 garçons, 9 fillettes. Puis une autre colonne : morts à déduire.

Ce sont les gens qui n’ont pas survécu à la traversée, explique Krystel Gualdé.

Un exercice comptable légitime en 1769, mais qui paraît aujourd’hui morbide et inhumain.

Une comptabilité qui rappelle aussi que la traite négrière n’était qu’une facette d’un grand commerce triangulaire duquel l’Europe a tiré d’importants profits.

Krystel Gualdé devant une toile illustrant une femme qui se fait servir par une domestique noire.

Krystel Gualdé, directrice scientifique du Musée d’histoire de Nantes

PHOTO : RADIO-CANADA / YANIK DUMONT BARON

Dans ce commerce, les Africains tenus en esclavage dans les Amériques fournissaient aussi à très bas coût une matière première, comme le sucre ou le café, qui était rapportée en Europe pour être transformée et vendue à fort prix.

C’est l’appât du gain, rappelle Krystel Gualdé, du gain rapide. C’est ce goût-là qui fait que la traite négrière et l’esclavage vont se développer.

Et enrichir des nations comme la France, le Portugal et l’Angleterre.

Un passé trop caché?

La plupart des touristes qui passent par Nantes ne voient probablement qu’une version bien plus abrégée de l’histoire négrière de la cité. Une histoire qui défile sous leurs pas, le long de la Loire.

Le mémorial a été construit près du site où étaient livrés les esclaves au port de Nantes.

Accès au Mémorial de l’abolition de l’esclavage créé par Krzysztof Wodiczko et l’architecte Julian Bonder.

PHOTO : REUTERS / STEPHANE MAHE

Cette histoire s’inscrit d’abord sur le sol d’une promenade. On y retrouve 1744 plaques de verre réparties sur plusieurs centaines de mètres. Sur chaque plaquette, le nom d’un navire qui a quitté Nantes pour mener une expédition négrière.

La promenade mène vers un mémorial sous-terrain dédié à l’abolition de l’esclavage. Une structure de béton invitant à la réflexion. L’endroit est beau, bien fait. Et discret.

À Nantes, ils sont plusieurs à croire que ce n’est pas assez. Barbara Chiron, par exemple, croit que la France devrait s’intéresser davantage aux répercussions actuelles de la traite négrière d’il y a 400 ans.

À ses yeux, la distance d’avec les anciennes colonies efface l’urgence d’agir.

 Ça se voit plus quand on habite les États-Unis, parce qu’on côtoie les anciens esclaves, alors qu’en France métropolitaine […] on ne peut pas le palper, on ne peut pas le toucher.

Un passé à mieux détailler dans les livres d’histoire

Dieudonné Boutrin, lui, veut aussi que les Français parlent davantage de leur passé d’esclavagiste. Qu’ils se mettent davantage dans la peau de ces Africains embarqués de force, transformés en machine à produire des richesses.

Cet après-midi, il regarde fièrement un grand conteneur bleu installé dans une zone industrielle de Nantes. Une pièce importante d’un rêve qu’il caresse depuis des années.

Ce descendant d’esclaves martiniquais souhaite bâtir une grande réplique d’un bateau négrier. Un navire qui voyagerait en pièces dans des conteneurs. Une embarcation éducative qu’il pourrait déplacer pour éduquer, sensibiliser.

On utilise le bateau comme symbole, comme caisse à outils, explique-t-il. Les gens pourront mieux comprendre le mécanisme de l’esclavage, le côté business de l’esclavage.

Dieudonné Boutrin peine à trouver le financement pour son projet. Des difficultés qu’il attribue à un désir de ne pas trop parler d’une partie bien compliquée de son histoire.

Napoléon Bonaparte, il a rétabli l’esclavage. C’est un héros pour tout le monde en France. Mais pour les Guadeloupéens, c’est un assassin!  Dieudonné Boutrin

Je ne suis pas là pour faire le procès de Bonaparte, mais je dis, c’est l’histoire de France. Nous pouvons regarder le passé en face.

https://ici.radio-canada.ca/

La réalité virtuelle comme remède à l’isolement des personnes âgées


C’est une bonne idée de permettre a des personnes âgées ou en dépression d’utiliser des lunettes de réalité virtuelle. Ce que je trouve triste, un des buts est pour aider les ainés à sortir de l’isolement.
Nuage


La réalité virtuelle comme remède à l’isolement des personnes âgées


La réalité virtuelle comme remède à l'isolement des personnes

RHONA WISE VIA GETTY IMAGES

«Nous utilisons la réalité virtuelle pour exaucer leurs souhaits», explique Alexandra Ivanovitch, du projet «VR Genie».

Nidia Silva, 78 ans, a toujours voulu nager avec des dauphins. Un rêve (quasiment) devenu réalité grâce aux lunettes de réalité virtuelle que lui a fait essayer une association de Miami luttant par ce moyen contre la dépression et l’isolement des personnes âgées.

“C’est un monde inconnu, mais très beau”, décrit avec enthousiasme la septuagénaire, qui dit avoir l’impression de se prélasser dans les eaux de Cuba, d’où elle a émigré il y a une vingtaine d’années.

Cette opportunité lui a été offerte par une Française, Alexandra Ivanovitch, venue expérimenter ses lunettes de réalité virtuelle dans un parc du quartier de Little Havana, où de nombreux retraités cubains aiment venir jouer aux dominos.

Son projet, baptisé “VR Genie”, est destiné à lutter contre l’isolement auquel les personnes âgées doivent souvent faire face, notamment celles vivant seules ou dans des maisons de retraite offrant peu d’activités.

“Nous utilisons la réalité virtuelle pour exaucer leurs souhaits”, explique la Parisienne de 35 ans, docteure en sciences humaines du numérique.

Des bars de La Havane aux plus hauts sommets du monde, la technique leur permet d’oublier l’espace de quelques minutes la touffeur de l’été floridien pour s’échapper vers des contrées souvent inconnues.

“Nous mettons le monde à leur portée”, souligne Alexandra Ivanovitch, alors que beaucoup des personnes âgées auprès desquelles elle travaille n’ont plus les capacités physiques ou financières de parcourir la planète.

Proposé par l’association à but non lucratif Equality Lab, le projet “VR Genie” est financé par les autorités locales. L’objectif est de fournir des lunettes de réalité virtuelle aux maisons de retraite du comté, dès que la Française aura davantage étoffé sa “bibliothèque à rêves”.

“Très relaxant”

Des études scientifiques ont récemment montré que la réalité virtuelle pouvait aider à combattre la dépression, l’anxiété, le stress post-traumatique et autres problèmes psychologiques.

“Nous savons que l’imagerie mentale ou la méditation peuvent avoir des bénéfices en matière de cognition et d’autres choses de cette nature”, indique Aldrich Chan, neuropsychologue à l’université de Miami.

Consultant pour Equality Lab, le scientifique analyse les bénéfices potentiels de la réalité virtuelle dans l’accompagnement des personnes âgées, notamment le fait de réaliser virtuellement leurs derniers rêves.

Une équipe de l’université de Californie à Los Angeles étudie l’usage de la réalité virtuelle dans le traitement de l’anhédonie, un symptôme de la dépression empêchant les personnes qui en sont atteintes de ressentir des émotions positives dans un certain nombre de situations.

La psychiatre Michelle Craske et ses collègues s’emploient à traiter l’anhédonie et à améliorer le bien-être des patients à travers la méditation et les expériences positives vécues dans la réalité virtuelle.

La plupart des traitements ont jusqu’ici contribué dans une certaine mesure à réduire les symptômes négatifs de la dépression, sans toutefois vraiment aider les patients à devenir plus positifs”, relevait en avril la chercheuse dans la revue scientifique STAT.

Selon une étude publiée cette année par Michelle Craske dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology, les patients ayant vécu des expériences positives, grâce notamment à la réalité virtuelle, montraient des niveaux inférieurs de dépression, d’angoisse et de stress que ceux traités par la méthode traditionnelle, centrée sur les symptômes négatifs.

Dans le parc de Little Havana, Nidia Silva, ses lunettes sur les yeux, brasse doucement l’air de ses mains, caressant des dauphins imaginaires.

“C’est formidable!”, s’exclame-t-elle, imperméable aux parties de dominos qui se jouent autour d’elle. “Vous êtes transporté dans un autre monde, c’est très relaxant”.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Europe: la journée des records de chaleur


Alors qu’on prévoit une 4 ème canicule au Québec, il semble que nous n’ayons pas battu de record de chaleur. En Europe par contre, plusieurs records ont été fracassé, mais je ne sais pas, s’ils l’humidex est compté, car le calcul rarement probablement que ce n’est pas la même humidité qu’ici. Bref, les gens cherchent à se rafraichir et malheureusement, des noyades sont notés. Courage ! La température finira bien par baisser.
Nuage


Europe: la journée des records de chaleur

Europe: la journée des records de chaleurPhoto: Francisco Seco/APPlage de De Haan en Belgique le 25 juillet 2019.

La deuxième canicule de l’été qui accable des millions d’habitants en Europe occidentale pulvérise les records les uns après les autres avec la barre des 42°C franchie jeudi à Paris, au paroxysme de cet épisode avant un rafraîchissement prévu en fin de semaine.

Comme attendu, le record historique de chaleur qui datait de plus de 70 ans dans la capitale française, est tombé avec 42,4°C enregistrés à 15h30 (heure locale): depuis le début des mesures en 1873, Paris n’avait dépassé les 40°C qu’une seule fois, le 28 juillet 1947, avec 40,4°C.

Les services météo prévoient même 43°C en région parisienne pour la journée.

Dans la foulée, les records de chaleur sont également tombés aux Pays-Bas avec 40,4°C; en Belgique avec 40,6°C et en Allemagne avec 41,5°C!

«Et ce n’est pas fini!» a tweeté un prévisionniste de l’Institut royal météorologique (IRM) de Belgique, David Dehenauw.

De même en Allemagne, un porte-parole du service météorologique national (DWD) a précisé qu’il s’agissait d’un résultat provisoire: les températures devraient encore monter en cours d’après-midi.

Avec ces températures hors norme et malgré les mises en garde, un enfant de trois ans est mort de déshydratation dans le sud de l’Autriche mercredi. Il avait été découvert inconscient lundi dans une voiture en plein soleil, où il était monté et s’était endormi à l’insu de ses grands-parents.

Les températures avoisinaient alors une trentaine de degrés. Un pic à 38°C était attendu dans l’ouest. L’archidiocèse de Vienne a eu l’idée d’inviter les urbains à une pause «fraîcheur et silence» dans ses lieux de culte et a publié un relevé des températures dans les différentes églises de la capitale et de sa région.

Un voyageur du Thalys Amsterdam-Paris a appelé l’AFP pour signaler que le train à grande vitesse était immobilisé sur les voies depuis 15h (heure locale) en raison d’une panne d’électricité, sans climatisation et sans nouvelles.

«Le contrôleur a pris sur lui d’ouvrir les portes donnant sur les voies, avec consigne de pas descendre» a rapporté Arnaud Dowkiw, 42 ans, en déplacement professionnel, précisant que «de l’eau a été mise à disposition au bar».

Ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Au cours des 2000 dernières années, les températures mondiales n’avaient jamais augmenté aussi rapidement que maintenant, selon des données publiées mercredi dans deux études distinctes dans les revues Nature et Nature Geoscience.

La nuit de mercredi à jeudi avait été «très probablement» la plus chaude jamais mesurée en France avec une température minimale moyenne de 21,4°C, devant les 21,3°C du 14 août 2003, selon Météo-France.

Le prévisionniste Olivier Proust a cependant précisé à l’AFP que le record ne pourrait être validé qu’après 18h GMT jeudi.

Le rafraîchissement est cependant promis à partir de vendredi.

Jeudi, des Parisiens aux traits tirés par des nuits courtes dans des logements surchauffés avançaient au ralenti dans le métro à l’atmosphère souvent étouffante.

«Il fait très chaud dans le métro, c’est insupportable!», témoignait à l’AFP Petra Ulm, 34 ans, chercheuse autrichienne vivant en France depuis dix ans et qui déplore l’absence d’air conditionné…».

Dans un centre de loisirs parisien au pied de la butte Montmartre, pas de sortie prévue pour les petits de 3 à 6 ans.

«On a demandé aux enfants de venir avec leur maillot de bain, on va faire des jeux d’eau dans la cour», a expliqué un animateur.

En Allemagne, l’ensemble du pays est en alerte canicule.

Au moins quatre personnes sont décédées dans des lacs ou rivières, mais il n’a pas encore été démontré qu’elles étaient mortes en raison de la forte chaleur.

Le Royaume-Uni va, lui aussi, «probablement battre le record de chaleur de juillet, qui est de 36,7°C, et il existe même une possibilité de battre le record absolu de 38,5°C», prévoyait la météo britannique (Met Office).

A Londres, la police recherche trois personnes portées disparues après s’être baignées dans la Tamise et qui se seraient retrouvées en difficulté en nageant.

L’Italie est également touchée et les autorités ont élevé mercredi l’alerte au niveau 3 («bulletin rouge») dans cinq villes (Bolzano, Brescia, Florence, Pérouse et Turin).

Le Luxembourg et une partie de la Suisse sont aussi touchés par cet épisode de canicule.

Fait notable, en Espagne, les températures ont commencé à descendre à des valeurs normales pour la saison estivale dans ce pays, avec seulement 6 des 50 provinces du pays toujours en alerte orange, selon le service météorologique national.

Les températures les plus élevées sont attendues dans le nord-est où elles pourraient atteindre les 41°C à Saragosse. Cette zone est également placée en alerte aux orages violents.

https://journalmetro.com/