Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

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Qui veut la peau du renard ?


Je ne connais pas grand chose à la politique française, mais pour avoir vue Nicolas Hulot dans son émission Ushuaïa, j’ai été surprise sur sa décision de considérer le renard comme un animal nuisible. Il s’avère que malgré les inconvénients, le renard à une grande utilité dans la chaine alimentaire. Avec son grand appétit, il mange des mulots et des campagnols vecteur de la maladie de Lyme. Il n’est donc pass aussi nuisible que cela.
Nuage

 

Qui veut la peau du renard ?

 

Renard bondissant

Le renard est encore considéré (à tort) comme un nuisible

PATRICK GLAUME / BIOSPHOTO

Par Loïc Chauveau

Toujours considéré comme un animal nuisible, le petit carnivore roux est exterminé dans nos campagnes. Pourtant des études récentes montrent que ce prédateur du mulot participe activement à la lutte contre la maladie de Lyme.

Explications.

RÉPUTATION. Mais qu’est-ce qu’il nous a fait ? Personnage rusé et sympathique des contes et dessins animés, le renard est pourtant toujours exterminé dans les campagnes françaises. La chasse déterre, gaze, tire, piège au minimum 500.000 de ces canidés tous les ans ! Accusé de transmettre des maladies, de voler les poules et de détruire le gibier, le goupil a depuis des siècles mauvaise presse si bien que ses défenseurs peinent à se faire entendre. Pourtant, des voix s’élèvent pour mettre en avant la précieuse contribution qu’il apporte en particulier à la lutte… contre la maladie de Lyme ! Un fléau disséminé par les tiques et qui affecte chaque année entre 300.000 et 600.000 Français, atteints de douleurs et de fatigue intense après une morsure de cet acarien. De quoi remettre en question le statut de « nuisible » accolé à l’animal comme l’a signifié l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) à Nicolas Hulot dans une lettre à laquelle le ministre de la Transition écologique n’a pas encore apporté de réponse.

Si le renard roux (Vulpes vulpes) joue un rôle dans la lutte contre la maladie de lyme, c’est en raison de son appétit. Il raffole en effet des mulots et campagnols. Efficace, chaque renard en dévore 6000 par an ! Or ceux-ci sont les grands vecteurs des tiques infectées par la bactérie Borrelia, responsable de l’infection. Une étude publiée en juillet sur le site de la Royal Society britannique a en effet montré que les acariens se cachent dans la fourrure des rongeurs pour se disperser sur de très vastes territoires. Une fois écloses, les larves des tiques, dont beaucoup sont infectées, se fixent aux organismes de ces petits mammifères évoluant au plus près du sol. Infestés à leur tour, ces derniers transmettent la bactérie à d’autres animaux lorsqu’ils sont ingérés. Or, le renard pourrait participer à la diminution du risque de transmission à l’homme en réduisant le nombre de rongeurs hôtes selon les chercheurs. Ils ont observé, à l’aide de centaines de caméras, 20 parcelles forestières de un hectare aux Pays-Bas présentant des densités de prédateurs différentes. Résultat : plus l’effectif des renards et de fouines était important, plus le nombre de tiques infectées était faible ! En outre, les chercheurs ont établi que, plus les prédateurs étaient nombreux, moins les rongeurs étaient porteurs de tiques… car, s’abritant dans leur terrier, ils sortent moins.

Ce n’est pas la seule qualité à mettre au crédit du petit carnivore roux. Car les écologues savent depuis longtemps que son appétit vorace en fait aussi le protecteur des récoltes, cibles des mêmes mulots et campagnols !

« Or plutôt que de protéger leurs prédateurs, on préfère éradiquer ces rongeurs avec un poison violent, la bromadiolone, qui intoxique toute la chaîne alimentaire ! », s’indigne Marc Giraud, porte-parole de l’Aspas.

Tous les ans, dans chaque département, le renard se retrouve en effet invariablement sur la liste des « nuisibles » établie par le préfet. Des animaux dont il faut se débarrasser parce que jugés préjudiciables aux humains. Concernant Vulpes vulpes, les services publics invoquent trois raisons : atteinte à la santé et à la sécurité publiques, dommages importants causés aux activités agricoles et forestières et dégâts sur la faune et la flore. Les animaux incriminés peuvent être abattus tout au long de l’année, sans aucune limite. Côté santé, la rage vulpine ayant disparu de l’Hexagone à la fin des années 1990, c’est désormais au nom de l’échinococcose que cette chasse est justifiée. Ce parasite, qui vit à l’état de larve chez les rongeurs, passe chez le canidé où il se développe et pond des oeufs expulsés avec les fèces. Les kystes au foie que cette maladie provoque peuvent être dangereux pour l’humain si celui-ci ingère des plantes ayant été en contact avec des crottes infestées ou s’il est léché par un chien ayant contracté le parasite. Soit… une quinzaine de cas par an en France.

Une réputation de voleur de poules et tueur de lapins

Quant aux chasseurs, ils se disent inquiets des atteintes à la faune sauvage, le renard étant considéré comme un concurrent envers les espèces de gibier comme le lapin, la perdrix ou le faisan.

« Faux ! dénonce Denis-Richard Blackbourn, écoéthologue attaché au Muséum national d’histoire naturelle. Le renard ne fait que profiter d’un gibier d’élevage qui ne sait pas se défendre dans la nature et constitue une proie facile. » 

Vulpes vulpes est par ailleurs soupçonné de participer aux prédations dans les élevages de volailles en plein air. Aussi l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a-t-elle cherché à quantifier cette pression en prenant l’exemple du poulet de Bresse qui, pour satisfaire aux règles de l’appellation d’origine contrôlée, vit en extérieur.

« Notre programme de recherche PoulHaieCREM a comptabilisé les pertes de jeunes poulets dans 36 exploitations, détaille Sandrine Ruette, de l’Unité prédateurs- animaux de l’ONCFS. Soit un taux de 13 %… ce qui n’est pas rien ! Mais nous n’avons pas pu déterminer la responsabilité réelle du renard par rapport aux autres prédateurs comme les rapaces. »

 Or, dans cette région, les « piégeurs » touchent 4 £ par animal tué. Raisons pour laquelle le canidé est traqué jusque dans son terrier par des chiens spécialement entraînés, tiré au fusil, étranglé par des collets ou emprisonné dans des cages. Ses défenseurs désespèrent.

« Il y a un immense fossé entre son image d’animal rusé et sympathique et le sort qu’on lui réserve », déplore Marc Giraud.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► La poignée de main: bien plus qu’un simple geste !


La poignée de main fût avant tout un moyen de sécurité pour montrer qu’une personne est sans arme, ce n’est que par la suite qu’il est devenu une salutation, un accord .. La poignée de main à aussi son propre langage qui peut dire s’il y a dominance, soumission, honnêteté, hypocrisie etc ..
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La poignée de main: bien plus qu’un simple geste !

 

 

Considérée aujourd’hui comme un « must have » du « body language », la poignée de main illustre une des plus fortes relations de notre époque : celle entre communication et société.

Un être humain serre en moyenne plus de 10 000 mains dans une vie. La Dernière Heure revient sur l’origine de cette coutume.

Un « laisser-passer » d’antan

A l’époque, lorsque deux personnes se rencontraient, chacune tendait sa main droite vers l’autre pour lui montrer qu’elle n’était pas armée. Les soldats romains, qui cachaient souvent un poignard dans leur manche, avaient pour habitude de se serrer l’avant-bras lorsqu’ils se rencontraient. Il s’agissait alors d’une manière de montrer « patte blanche » avant d’entamer tout dialogue. Petit à petit, la tradition a laissé place à la modernité : en 2012, serrer la main d’une personne, représente avant tout, un signe d’appartenance à un groupe social.

Une tradition perpétrée dans le monde

Si la culture influe sur les plats et les traditions, elle n’en oublie pas pour autant les poignées de mains! En Chine et au Japon, on s’inclinera légèrement et on vous fera un signe de tête. En Belgique comme en France, ou encore, en Nouvelle-Zélande, il est important d’accompagner votre poignée de main d’un contact visuel, qu’il soit long ou bref.

Une petite analyse…

Certes, lors de dîners d’affaires ou de réunions, les poignées de mains ne nous échappent pas! Profitez des ces instants « protocolaires » pour découvrir la personne à laquelle vous avez affaire !

En effet, vous constaterez qu’une main dominante, signe du caractère fort de votre interlocuteur, sera orientée vers le bas. Si celui-ci pose sa main gauche sur votre épaule en même temps, cela implique qu’il vous considère comme inférieur à lui. En revanche, une main présentée au-dessus de la vôtre, représente la soumission. Si votre partenaire place sa main au même niveau que la votre, heureusement pour vous, il s’apprête à entamer un dialogue d’égal à égal.

D’après les recherches de plusieurs comportementalistes, une poignée molle indiquerait un refus de s’engager dans une conversation, un manque d’intérêt. Une main fuyante, quant à elle, révèlerait un sentiment d’hypocrisie. Enfin, méfiez-vous des personnes qui utilisent leur deux mains pour vous saluer, il s’agirait d’une simulation amicale.

Une poignée parfaite ?

D’après Geoffrey Beattie, professeur à l’Université de Manchester, une poignée de main irréprochable serait « la main à mi-chemin entre vous et l’autre personne, une paume douce et sèche, une pression ferme, (mais pas trop), trois mouvements d’une vigueur moyenne et d’une durée inférieure à deux ou trois secondes, le tout accompagné d’un regard et d’un sourire. »

Ewa Kuczynski, de la rédaction d’Essentielle.be

http://www.lalibre.be

Voici le brise-glaces de croisière


C’est bien le tourisme, mais il y a des endroits qu’on devrait éviter à cause de la fragilité de l’environnement. Un navire de croisière qui serait aussi un brise-glace pour visiter Antarctique, Arctique, les banquises, a des prix que seuls les riches qui s’ennuient peuvent se payer, m’apparait grotesque. Étant donné que les glaces fondent, et la fragilité de la faune qui dépend de glaces aura-t-il un effet négatif. Les tourismes respecteront-ils cet environnement ?
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Voici le brise-glaces de croisière

PONANT

La maquette du futur brise-glaces

Ce navire hors norme, une première mondiale, pose tout de même de sérieuses questions.

Jérôme Stern Journaliste

C’est une première mondiale, hors norme: la compagnie de croisière française Ponant met en chantier un bateau inédit, capable d’emmener au Pôle Nord des touristes en mal de découvertes originales. Beaucoup de luxe et rares ours blancs au catalogue.

Toujours à l’affût de nouveautés, la compagnie de croisière de luxe française Ponant basée à Marseille du groupe Artémis-Pinault, spécialiste de bateaux de taille humaine (moins de 135 cabines) après tout juste avoir mis à l’eau quatre nouveaux navires eux aussi originaux (un salon sous marin permet de voir les fonds), lance en chantier un projet fou, fou, fou, un brise-glaces pour touristes argentés qui ont déjà tout vu, tout fait. Histoire d’aller naviguer dans des zones où personne, ou presque, ne va et ne peut aller: Pôle Nord et Pôle Nord magnétique, banquise arctique, mers de Wedell, Ross ou d’Urville en Antarctique.

Cette motorisation, elle aussi unique, lui permettra d’aller aussi bien en avant qu’en arrière en cas de forte prise de glace.

Le futur bateau qui sera opérationnel en 2021 est long de 150m, large de 28m, d’une jauge de 30 000 GT avec 135 cabines avec balcon (brrrr!), soit 270 passagers et 187 membres d’équipage. Il comportera deux restaurants, deux bars, deux piscines (extérieures !), deux hélicoptères et 16 embarcations semi-rigides histoire de débarquer sur la banquise. Comme la compagnie se veut « écoresponsable », le navire non encore baptisé aura une propulsion hybride, un peu de fuel léger et beaucoup de gaz naturel liquide (GPL) avec pas mal de batteries d’appoint ce qui lui permettra de naviguer en autonomie plus d’une grosse semaine. Cette motorisation, elle aussi unique, lui permettra d’aller aussi bien en avant qu’en arrière en cas de forte prise de glace.

PONANT

Problèmes économique et environnemental

Ce navire hors norme, une première mondiale, pose tout de même de sérieuses questions. D’abord la pertinence économique: vu le coût annoncé de construction de 270 millions d’euros (le double d’un des bateaux récents de la compagnie) soit 412 millions de dollars canadiens, auxquels s’ajoutent les frais divers conséquents (ravitaillement, assurances, etc.), les tarifs déjà élevés de Ponant devraient s’envoler. Aujourd’hui, le seul bâtiment qui emmène 128 touristes et 140 membres d’équipage au Pôle Nord deux-trois fois l’an, le brise-glace russe doté de deux réacteurs nucléaires « 50 ans de la Victoire » facture ses cabines spartiates entre 28 000 et 45 000 euros par personne depuis Paris ou Montréal (44 000 à 67 000 dollars canadiens). Rentabilité oblige, on ose imaginer combien Ponant facturera ses offres nettement plus prestigieuses et plus aventureuses.

Autre problématique, le réchauffement climatique, encore plus évident en Arctique qu’en Antarctique (le Pôle Nord est nettement plus chaud que le Pôle Sud, car il se situe au niveau de la mer en plein océan qui agit comme un réservoir de chaleur) pourrait libérer les glaces et rendre un peu moins attrayant ce type d’aventures. La superficie de la banquise (eau de mer gelée à -1,86°c) a diminué de 45% en quinze ans et les experts tablent sur sa quasi-disparition estivale pour 2025/30. Déjà qu’il n’y a rien à voir de particulier au Pôle Nord même, que de la glace blanche à l’infini et du froid (de 0°C en été à -40°C en hiver), si ce n’est l’idée d’y être, de rejoindre tous les fuseaux horaires en un seul endroit, de se prendre en photo-inoubliable-unique (encore que déjà près de 5000 personnes y passent chaque année !) et que les ours blancs, eux aussi en voie d’extinction, ne vont pas jusque là, pas plus que phoques, baleines ou narvals… Reste qu’un tel navire peut faire découvrir d’autres lieux autrement plus vivants: visiter les Inuit du Groenland en nuit d’hiver, parcourir l’Ile d’Ellesmere jusqu’au cap Colombia ou approcher, verre de vin chaud à la main, les grands manchots empereurs qui, contrairement à leurs plus petits cousins Adélie, jugulaire ou Papou amateurs de la Péninsule, ne vivent que dans l’Antarctique profond.

DR ©savelyev.pav

Passage du Nord Est

La première exploration du Pôle Nord a donné lieu à une vive contestation, entre deux Américains, Peary en 1908 et Cook en 1909 qui auraient maquillé leur trajet, contrairement à l’expédition enfin reconnue de Amundsen-Nobile qui survole le lieu en ballon en 1926. Depuis un sous-marin américain a pointé au 90° nord en 1959 et un premier bateau de surface russe y a accosté en 1977. Et le 2 août 2007, un drapeau russe a été planté à 4.261 m de profondeur. Car si cette zone immédiate en vertu du droit international n’appartient à aucun pays, les 5 états limitrophes (Russie, Canada, Norvège, États-Unis et Danemark-Groenland) au-delà des 200 miles marins leur appartenant sont particulièrement attentifs à pouvoir exploiter l’Arctique, riche en gisements de gaz, de pétrole, de minerais. Déjà, un premier brise-glace méthanier russe « Christophe de Margerie » (du nom du patron de Total disparu dans un accident d’avion) a été inauguré cette année pour transporter du GPL entre Norvège et Corée, gagnant ainsi deux semaines de navigation par rapport au transport classique via le canal de Suez. De plus en plus nombreux sont les navires de fret qui empruntent désormais le passage du Nord-Est libéré d’une grande partie de ses glaces. Le Soléal de Ponant a été le premier navire de croisière à avoir traversé en 2015 le passage du Nord Ouest depuis le Groenland à la Sibérie en passant par la mer de Baffin, le golfe de la Reine Maud, la mer de Beaufort, les iles Diomède: la compagnie entend bien faire figurer le passage du Nord-Est dans ses prochains catalogues. Au prix fort ?

DR

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ils jouent avec un briquet et une bombe aérosol dans le bus et y mettent le feu


Quelle idée de faire cela dans un bus. C’est une expérience que beaucoup de jeune font, mais dans un autobus, c’est vraiment irresponsable
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Ils jouent avec un briquet et une bombe aérosol dans le bus et y mettent le feu

 

Par: rédaction
Source: La Voix du Nord, BFMTV

Trois jeunes ont involontairement réduit un bus en cendres dans le nord de la France…

Le drame a eu lieu ce vendredi soir dans un bus transpole d’Armentières, dans le département du Nord, relate le quotidien régional La Voix du Nord. Selon les informations relayées par la presse française, les trois jeunes passagers s’amusaient dans le fond du véhicule avec… un briquet et une bombe aérosol avant que ce « jeu » dangereux ne tourne mal.

Les sièges se sont en effet soudainement embrasés et les trois pyromanes auraient rapidement été dépassés par les événements. Prisonniers des flammes, les auteurs ont dû se résoudre à casser une vitre pour échapper au feu tandis qu’un autre passager se saisissait d’un extincteur et ne donne l’alerte pour lancer l’évacuation. Le chauffeur ne s’était en effet rendu compte de rien. Quelques minutes plus tard, le bus explosait.

Les trois responsables ont été sérieusement brûlés et hospitalisés dans un centre spécialisé de la région lilloise.

http://www.7sur7.be

Le Saviez-Vous ► Ce mystérieux cryptogramme conduirait au trésor d’un légendaire pirate français


Les pirates furent un temps le cauchemar de tout navigateur. Parmi eu, un pirate d’origine française, après avoir servi le roi a décidé d’orienter sa carrière vers la piraterie. Il a fini par être capturé et pendu, mais juste avant, il aurait lancé un cryptogramme pour trouver son trésor que personne ne pues le déchiffrer
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 Ce mystérieux cryptogramme conduirait au trésor d’un légendaire pirate français

Crédits : David Deheim/DR/Ulyces.co

La Buse, la Bouche… Olivier Levasseur n’était pas en reste de surnoms. Cette légende aussi célèbre que crainte de la piraterie française a vécu durant la première moitié du XVIIIe siècle.

Avant d’être exécuté, il aurait laissé un mystérieux cryptogramme, révélant soi-disant l’emplacement d’un trésor qu’il aurait caché, raconte la BBC. Malgré de multiples tentatives, personne n’a jamais réussi, au cours des trois derniers siècles, à déchiffrer l’énigmatique message.

Né à Calais à la toute fin du XVIIe siècle dans une riche famille bourgeoise, Levasseur fut éduqué dans les meilleures écoles, avant de devenir officier de marine. Pendant la guerre de Succession d’Espagne, Louis XIV lui demanda de devenir corsaire au service de la Couronne française. Une période durant laquelle la future Buse aurait perdu un œil, devenant une icône de l’imaginaire pirate. À la fin de la guerre, ne souhaitant pas abandonner ses activités, Levasseur se tourna vers la piraterie et intégra le Flying Gang, groupe basé à Nassau, dans les Bahamas. Plus tard, il devint capitaine d’un sloop de pirates répondant au doux nom de Postillon, dans le cadre duquel il aurait collaboré avec de grands pirates, tels que Samuel Bellamy et Benjamin Hornigold.

Après avoir évité la capture en 1718, il perdit son navire et s’échappa sur un petit voilier en compagnie de quelques-uns de ses hommes. Ils finirent par atterrir au large de la côte ouest-africaine, où La Buse retrouva un navire dont s’emparer pour poursuivre ses activités de banditisme. Capturé en 1730 dans l’océan Indien et envoyé à La Réunion, il y fut pendu pour piraterie : à l’heure de sa décapitation, il aurait envoyé dans la foule un cryptogramme, en déclarant que son trésor appartiendrait à la personne qui déchiffrerait le message. Mais si certains y ont dédié leur vie, personne n’a réussi, trois siècles plus tard, à percer le mystère de la Buse.

Crédits : Tonton Bernardo/ CC BY SA 3.0

Source : BBC

http://www.ulyces.co

Un grand brûlé sauvé par une greffe de peau de son jumeau


Avoir une greffe de peau, n’est pas une sinécure surtout qu’il risque d’avoir des rejets. Si un brulé a un jumeau identique, alors il n’y a pas de rejet. Sauf que greffer 95 % d’un grand brûlé par son jumeau est une première et ce fut succès
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Un grand brûlé sauvé par une greffe de peau de son jumeau

 

Un grand brûlé sauvé par une greffe de peau de son jumeau

AFP

PARIS | Le lien entre ces vrais jumeaux est fusionnel, au sens propre : Franck, brûlé sur la quasi-totalité du corps (95%) et condamné à mourir, a été sauvé grâce à la greffe de peau provenant de son frère, une première, selon ses médecins.

« J’avais une fresque tatouée sur le bras: la seule chose qui est restée, c’est le mot life. La vie, quoi », raconte à l’AFP cet homme de 33 ans.

« C’est la première fois qu’on réalise une greffe de peau entre jumeaux sur 95% du corps », explique à l’AFP celui qui l’a opéré, le Pr Maurice Mimoun, chef du service de chirurgie plastique et reconstructrice à l’hôpital Saint-Louis à Paris.

Des brûlés ont déjà été greffés avec de la peau de leur vrai jumeau, mais jamais sur une telle étendue, où les chances de survie sont quasiment nulles.

Les cas publiés jusque-là dans le monde allaient de 6 à 68% environ et portaient sur 45% de la surface du corps en moyenne, selon le chirurgien.

L’avantage est que cette peau greffée ne sera jamais rejetée, sans nécessiter de traitement antirejet, puisque ces vrais jumeaux ont un capital génétique identique.

« Mon corps est très abîmé, mais j’ai bien cicatrisé. Maintenant mon visage n’a presque plus rien et je n’ai plus mal », raconte le patient, en cours de sevrage de médicaments antidouleur.

« Comme un bas résille »

Le 27 septembre 2016, Franck Dufourmantelle est admis au centre spécialisé de l’hôpital Saint-Louis de Paris. Brûlé sur 95% de son corps au cours d’un accident du travail, cet opérateur chimiste est quasiment assuré de mourir.

« Je déversais un bidon dans une cuve qui m’a explosé dans les mains, c’était un produit inflammable. J’ai brûlé à vif une quinzaine de secondes », se souvient-il.

Il est pris en charge par le Pr Mimoun et le Pr Alexandre Mebazaa en anesthésie réanimation. Par chance, les médecins découvrent qu’il a un jumeau homozygote (du même oeuf). La première greffe de peau, prélevée sur le jumeau sain, est réalisée le 7e jour après l’admission de Franck à l’hôpital.

Les deux frères sont opérés au même moment par deux équipes de chirurgiens et d’anesthésistes réanimateurs, afin de réaliser le transfert immédiat de la peau.

Le procédé est répété au 11e et 44e jour pour assurer la couverture entière du patient brûlé. Au total, il a subi une dizaine d’opérations, incluant greffes et interventions pour exciser la peau brûlée, toxique pour l’organisme.

Les prélèvements de peau sur le donneur ont été faits en prenant de « minces couches » sur le crâne, qui cicatrise en moins d’une semaine, ainsi que sur le dos et les cuisses, qui cicatrisent en une dizaine de jours.

Les 45% de peau obtenue ont été étirés dans une machine pour obtenir « comme un bas résille », ensuite posé sur le corps du brûlé, explique le chirurgien:

« Les petites plaies entre chaque maille cicatrisent en dix jours ».

Rééducation

« Mon frère a souffert énormément physiquement », reconnaît Franck. « C’est pas anodin quand on retire la peau. Mais là tout est cicatrisé, il a juste comme des petits coups de soleil par endroits ».

L’utilisation de la peau de donneur décédé est classique chez les grands brûlés, mais est systématiquement rejetée au bout de quelques semaines et doit être remplacée.

Franck est sorti du centre de brûlés de l’hôpital Saint-Louis mi-février, quatre mois et demi après son hospitalisation. Il est resté dans un centre de réadaptation de grands brûlés jusqu’en juillet.

Aujourd’hui, le patient, qui peut marcher, mais pas courir, est rentré chez lui et poursuit sa rééducation de jour au centre de Corbie (Somme, nord-ouest).

« C’est un travail de longue haleine pour gagner quelques degrés d’amplitude », dit-il. « Ma main gauche aurait dû être sectionnée, mais elle a été sauvée. Ma droite est moins abîmée, j’arrive à écrire ».

Il arrive même « à faire quelques échanges au ping pong ». « À mon niveau, bien sûr », sourit-il.

Les procédés de réparation chirurgicaux et d’anesthésie réanimation sont au point et permettront d’utiliser les peaux innovantes en cours d’étude dans le monde, selon le Pr Mimoun.

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