Une « Vénus » du Paléolithique découverte près d’Amiens


Les critères de beauté chez la femme étaient vraiment différents il y a 31.000 à 22.000 ans avant notre ère d’après des statuettes gravettienne, de quoi a enlever tous complexe.
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Une « Vénus » du Paléolithique découverte près d’Amiens


Cette « Vénus » a été découverte à Renancourt en 2014. © Stéphane Lancelot, Inrap

Cette « Vénus » a été découverte à Renancourt en 2014. © Stéphane Lancelot, Inrap

Julie Kern
Rédactrice scientifique

À l’occasion d’une fouille organisée par l’Inrap et le CNRS à Amiens sur le site de Renancourt a été découverte une statuette gravettienne (période allant de 31.000 à 22.000 ans avant notre ère) représentant une femme, une « Vénus ». Elle complète une série de quinze autres statuettes gravettiennes dont la première fut découverte en 2014. Haute de quatre centimètres et sculptée dans la craie, ses seins, son ventre et ses fesses sont hypertrophiés.

Cette représentation correspond au canon de beauté de l’époque, comme en témoigne d’autres statuettes retrouvées en Autriche ou en Dordogne. Mais celle-ci présente tout de même une originalité : sa tête est couronnée d’une « coiffure » réalisée par de fines incisions en quadrillage. La signification de ces objets d’art réalisés par nos ancêtres du Paléolithique reste soumise à débat.

À la croisée des chemins entre les vallées de la Somme et de la Selle, le site de Renancourt est connu pour son abondance de vestiges, datant en moyenne de 21.000 ans avant notre ère, particulièrement bien préservés. C’est un des rares témoins de la présence d’Homo sapiens au début du Paléolithique dans le Nord de la France.

La Vénus aux cheveux découverte en 2019 dans la Somme, sur le site de Renancourt. © Inrap

La Vénus aux cheveux découverte en 2019 dans la Somme, sur le site de Renancourt. © Inrap

https://www.futura-sciences.com

Des archéologues "redonnent vie" à une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7000 ans en Suède


Une autre reconstruction d’un visage d’une femme qui aurait véçu, il y a 7 000 ans. Elle était chasseuse-cueilleuse et probablement un membre important du groupe. Contrairement aux autres, elle aurait été enterré en position assise avec certains objets … Les archéologues ont apprit beaucoup plus sur les chasseurs-cueilleurs, et cela changer certaines idées qu’ils se faisaient sur eux.
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Des archéologues « redonnent vie » à une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7000 ans en Suède


Des archéologues Des archéologues ont reconstruit l’apparence d’une chasseuse-cueilleuse à partir de ses ossements vieux de 7000 ans.© Gert Germeraad/Trelleborgs Museum

Par Emeline Férard

En Suède, des archéologues sont parvenus à « ramener à la vie » une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7.000 ans. A partir de ses ossements découverts dans les années 1980, ils ont reconstruit son visage ainsi que son corps, livrant un remarquable aperçu de ce à quoi elle ressemblait.

Après Hilda, la femme druide de l’âge du fer et SK125, l’Ecossais de 600 ans, c’est au tour d’une chasseuse-cueilleuse de « revenir à la vie ». En Suède, des archéologues ont utilisé les ossements de cette femme morte il y a 7.000 ans afin de reconstruire son apparence. Le modèle d’un réalisme remarquable vient d’être dévoilé dans le cadre d’une exposition qui a ouvert ses portes au Trelleborgs Museum.

Les ossements de la chasseuse-cueilleuse ont été mis au jour dans les années 1980 sur le site de Skateholm, à proximité de Trelleborg. Ce lieu reste à ce jour l’un des plus grands ensembles de tombes de la période mésolithique identifiés en Scandinavie. Plus de 80 sépultures, remontant à entre 5500 et 4600 avant notre ère, y ont été découvertes.

Parmi elles, les archéologues ont révélé différents types de tombes. Certains défunts avaient été inhumés par deux, d’autres avec des chiens. Ce n’était pas le cas de la chasseuse-cueilleuse mais sa sépulture nommée Burial XXII a montré une autre particularité qui n’a pas manqué d’intriguer : son corps avait été placé en position assise.

Le squelette de la chasseuse-cueilleuse dans la tombe « Burial XXII » sur le site de Skateholm en Suède. – Trelleborgs Museum

Les spécialistes ont alors décidé d’excaver la défunte sous la forme d’un seul bloc transféré dans leurs laboratoires pour de plus amples analyses.

« Cela pourrait être la tombe la plus difficile que nous ayons excavée à Skateholm », a raconté Lars Larsson, professeur d’archéologie de l’Université de Lund interrogé par le National Geographic.

Reconstruire un visage à partir d’un crâne

Les examens menés sur les ossements ont révélé notamment que la femme mesurait un peu plus de 1,50 mètre et avait entre 30 et 40 ans lorsqu’elle est morte. Restait encore à déterminer ce à quoi elle ressemblait. C’est l’archéologue et artiste Oscar Nilsson, spécialiste des reconstructions de visages du passé, qui s’est attaqué à ce défi.

Dans un premier temps, il a examiné le crâne de la défunte et créé une réplique en trois dimensions, modelé à la main en prenant en compte son origine, son sexe et son âge. Il a ensuite reconstruit le visage muscle par muscle, cartilage par cartilage avant d’y ajouter de la peau, des cheveux, etc. Le corps lui, a été conçu en silicone et placé en position assise, en respectant la taille de la femme.

La reconstruction réalisé par Oscar Nilsson de dos et de face de la chasseuse-cueilleuse vieille de 7000 ans. – Gert Germeraad/Trelleborgs Museum

La reconstitution montre ainsi la chasseuse-cueilleuse assise en tailleur, vêtue d’un collier de plumes, de peaux et d’une ceinture faites de dents. Pour la couleur de la peau et des yeux, l’artiste s’est basé sur les analyses génétiques d’autres ossements de Skateholm qui ont confirmé les hypothèses sur les populations européennes du Mésolithique. A savoir que les individus avaient la peau sombre et les yeux clairs.

Toutefois, Oscar Nilsson a laissé parler son imagination et son interprétation pour certains aspects et notamment les expressions intenses attribuées à la Suédoise.

« Je fais rarement des reconstructions qui ont autant de personnalité. Mais c’est une personnalité », a-t-il confié au National Geographic.

 On ignore le rôle de la chasseuse-cueilleuse dans son groupe mais des détails ont suggéré qu’elle n’était pas n’importe qui.

Sa tombe est en effet apparue particulièrement ornée comparée aux autres, notamment avec les cornes sur lesquelles la défunte était assise

« On peut interpréter ces éléments de nombreuses façons mais à mes yeux, c’est sans aucun doute une chaman […] De toute évidence, c’était une personne d’une grande importance et d’une grande dignité », a-t-il jugé.

Des chasseurs-cueilleurs par choix ?

Si cette théorie reste à confirmer, les sépultures de Skateholm, de même que d’autres sites mésolithiques de la région, ont permis d’en apprendre plus sur les chasseurs-cueilleurs de l’époque. Elles ont notamment révélé que ces communautés semblaient avoir continué de prospérer près d’un millénaire après l’apparition de l’agriculture sur le continent européen autour de 9000 avant notre ère.

D’après Lars Larsson, certaines tombes contenaient des ressources suggérant que les chasseurs-cueilleurs réalisaient peut-être des échanges avec les communautés agricoles de l’Europe. Autant d’observations qui tendent à bousculer la croyance selon laquelle l’isolation géographique serait responsable de l’arrivée tardive de l’agriculture dans les régions scandinaves. Il pourrait ainsi plutôt s’agir d’un choix.

« Les gens ont tendance à penser que les chasseurs-cueilleurs étaient des humains non civilisés », a commenté l’archéologue au National Geographic, « mais pourquoi aurait-il voulu passer à l’agriculture alors qu’ils avaient déjà une bonne situation en chassant, en cueillant et en pêchant ? »

https://www.geo.fr/

Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


Des archéologues se sont penchés sur les ossements des Vikings. Il semble que les femmes fussent égales aux hommes d’après l’émail des dents et de la longueur du fémur. Elles auraient eu autant accès à la nourriture et aux autres ressources du temps.Ce qui n’était pas le cas des autres régions européennes
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Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


femme viking

Thomas Boisson

Contrairement à la vision patriarcale et masculine que renvoie généralement la culture Viking, les femmes auraient eu une place importante dans celle-ci. La société viking a peut-être été un exemple d’égalité des sexes il y a un millénaire, alors que les femmes dans une grande partie de l’Europe n’étaient pas aussi valorisées que leurs homologues masculins.

Une nouvelle recherche soutient que ce point de vue précoce peut avoir contribué à la prospérité des pays scandinaves aujourd’hui.

Utilisant l’archéologie pour retracer l’égalité sanitaire et nutritionnelle des Scandinaves vivant entre le VIIIe et le XIe siècle, des archéologues décrivent dans la revue Economics & Human Biology la manière dont les hommes et les femmes de l’époque viking avaient connu une remarquable égalité, en particulier par rapport aux autres régions européennes privilégiant les hommes.

Des chercheurs de l’université de Tubingen ont analysé les dents et les squelettes de restes scandinaves datant de plusieurs milliers d’années afin de comparer la santé des hommes et des femmes à l’aide des données du projet Histoire globale de la santé en Europe, une base de données à l’échelle continentale comprenant des études sur le squelette humain de plus de 100 sites européens des 2000 dernières années.

Une égalité sanitaire et alimentaire entre femmes et hommes

Ils ont constaté que l’émail dans les dents, ainsi que les longueurs du fémur, étaient relativement égaux chez les hommes et les femmes. Si l’égalité faisait défaut, les archéologues soutiennent que les enfants sous-alimentés ou malades auraient présenté des dommages permanents de l’émail dentaire, une lésion connue sous le nom d’hypoplasie linéaire de l’émail.

Les valeurs relatives à la santé étaient plutôt similaires entre les deux sexes, ce qui signifie que les femmes et les hommes avaient un accès similaire à la nourriture et à d’autres ressources. Ces résultats ont été confirmés par une analyse de la longueur du fémur — les fémurs contiennent des informations sur la taille, et des plus longs peuvent indiquer une bonne santé et une alimentation suffisante.

« De telles femmes dans les pays nordiques ont peut-être mené aux mythes populaires sur les Valkyries : elles étaient fortes, en bonne santé et grandes » explique Jörg Baten, ajoutant que la vie urbaine était différente. Mais la situation dans les villes scandinaves était différente. « Les villes suédoises de Lund et Sigtuna – sur le site de l’actuel Stockholm – et à Trondheim en Norvège, avaient mis au point un système de classes au début du Moyen Âge. Les femmes n’y avaient pas la même égalité que leurs soeurs à la campagne ».

La place sociétale importante des femmes scandinaves

Les chercheurs soutiennent que l’égalité peut avoir été liée au type de travail effectué. La culture était en grande partie perçue comme une tâche masculine, car elle nécessitait « une plus grande force musculaire », mais l’élevage a permis aux femmes de contribuer aux revenus de la famille, améliorant ainsi leur place dans la société.

Les femmes scandinaves étaient généralement plus aisées que les femmes des autres régions européennes, en particulier des villes méditerranéennes et d’Europe orientale, et elles ont pu conserver leur place dans la société depuis 1000 ans, dans l’ère industrielle et au-delà. Les chercheurs soutiennent que c’est la raison pour laquelle la Norvège, le Danemark, la Suède et la Finlande occupent une place si importante aujourd’hui en termes d’éducation, de santé, de prospérité économique et d’espérance de vie.

Sources : Economics and Human Biology

https://trustmyscience.com/

Campagne choc: «pour certaines femmes, le film d’horreur dure toute l’année»


3 courtes vidéos tirées de scènes de films d’horreurs pour une campagne de sensibilisation de la violence faites aux femmes au Québec, cependant cette violence est partout dans le monde. J’aime les films d’horreurs tant que cela reste dans le domaine du fictif pour le cinéma et non dans la réalité des femmes.
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Campagne choc: «pour certaines femmes, le film d’horreur dure toute l’année»


Par Camille Laurin-Desjardins

Les trois vidéos de cette campagne pastichent trois scènes de films d’horreur bien connus, pour rappeler à la population que ce genre d’horreur n’arrive pas que dans les films.


Le Y des femmes de Montréal et le YWCA de Québec profitent de cette journée d’Halloween (en tout cas, ce qu’il en reste) pour lancer une campagne choc, intitulée «Il faut que ça arrête».

Les trois vidéos de cette campagne qui donne froid dans le dos pastichent trois scènes de films d’horreur bien connus (Psycho, Scream et Halloween), pour rappeler à la population que ce genre d’horreur n’arrive pas que dans les films.

Depuis 2004, le taux de criminalité a diminué dans tous les secteurs au Canada, SAUF dans celui des violences faites aux femmes, rappellent les deux organismes. 

Pourtant, «il y a longtemps qu’on ne voyait plus de campagne de sensibilisation contre la violence envers les femmes dans les médias. Il est temps de sortir la violence faite aux femmes des faits divers et de remettre cet enjeu de société à l’avant-plan. C’est exactement ce que souhaite faire cette campagne choc», a souligné Mélanie Thivierge, présidente et directrice générale du Y des femmes de Montréal, dans un communiqué publié ce matin.

Voyez les vidéos ci-dessous… 

Psycho (Psychose):

Scream (Frissons):

Halloween:

Alors que les histoires de violence faite aux femmes ou aux filles se multiplient dans les médias, et que les maisons d’hébergement débordent partout à travers la province, le Y des femmes de Montréal et le YWCA de Québec veulent rappeler aux Québécois que la violence faite aux femmes doit cesser.

Les trois scénarios – inspirés du fait que dans les films d’horreur, les agresseurs sont majoritairement des hommes et les victimes, majoritairement des femmes – ont été réalisés par Sarah Pellerin. Les vidéos mettent en vedette Mylène McKay, Charlotte Aubin et Catherine Renaud.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Nous sommes en 2019 et il y a encore des publicités douteuses envers les femmes. Cette pub de hamburger sous le thème de BD de pop art américain autour des années 1950 montrant un homme qui frappe une femme pour lui avoir donné un autre hamburger que celui demandé est pitoyable alors qu’on sait qu’il y a trop de violence conjugale dans le monde. La violence faites aux femmes comme publicité n’est pas une option envisageable pour vendre un produit.
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Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicitéPhoto: Getty images

Une femme frappée par un homme car elle ne lui apporte pas le hamburger demandé: une publicité a suscité un tollé en Belgique, consommateurs et politiques la jugeant «nauséabonde» et «irresponsable», sur fond de mobilisation contre les violences conjugales.

Quelque 300 plaintes ont été recensées depuis mardi par le Conseil de la publicité, l’organe disciplinaire du secteur en Belgique, a indiqué sa directrice Sandrine Sepul mercredi matin à l’AFP.

Posté sur Facebook, le visuel incriminé, qui emprunte à la BD et au pop art américain des années 1950, montre un homme en costume-cravate décochant un coup de poing au visage à une femme blonde, qui vacille sous la violence du geste.

«Sérieux, un faux Bicky?», proclame l’homme pour justifier le geste.

Et l’annonceur d’expliquer, au-dessus de l’image, que seule la bonne couleur de boîte permet de s’assurer qu’il s’agit du «véritable Bicky», un steak cuit dans la friture prisé des Belges amateurs de junk-food.

La marque avait également aimé un commentaire publié sous la publicité. Celui-ci moquait les «féministes [se mettant] en colère» à cause de cette publication.

Mercredi, tous les médias belges se faisaient l’écho du tollé provoqué par la publicité, rapidement retirée de Facebook mais qui restait visible dans les commentaires de nombreux internautes.

«Bicky, hamburger à vomir», a écrit le journal Le Soir dans un billet d’humeur, se demandant comment, en 2019, des créatifs de la publicité pouvaient juger une telle campagne «drôle, sympa, prometteuse».

«Tous les dix jours, un homme tue sa femme, ou son ex. Et tous les jours, certaines se font humilier, violer, tabasser», ajoutait le quotidien, faisant part de sa «rage».

Nawal Ben Hamou et Christie Morreale, ministres de l’Égalité des chances respectivement à la région Bruxelles-Capitale et en Wallonie, ont annoncé avoir saisi l’organe disciplinaire de la publicité.

La première a fustigé sur sa page Facebook une campagne «nauséabonde et totalement irresponsable».

«Environ une femme sur quatre subira des violences pendant sa vie, certaines d’entre elles en mourront. Utiliser la violence à l’égard des femmes dans la publicité est irresponsable», a renchéri sur Twitter Mme Morreale.

Selon Mme Sepul, le jury d’éthique publicitaire de Belgique a transmis les plaintes reçues à l’organe équivalent des Pays-Bas, la Reclame Code Commissie. L’annonceur identifié, Izico, est établi aux Pays-Bas, a-t-elle expliqué.

Ce dernier va désormais être amené à s’expliquer et une sanction pourrait être décidée d’ici «quelques semaines».

«Même s’il y a eu retrait (de la publicité), c’est important d’un point de vue moral et symbolique de statuer pour baliser les choses», a fait valoir Mme Sepul.

https://journalmetro.com/

Le Saviez-Vous ► Hybristophilie ou phénomène Breivik : ce qui attire les femmes chez les criminels psychopathes


L’hybristophilie un mot qui n’est pas très connu, par contre si on parle de groupie, on sait que c’est des femmes qui tombent amoureuses des tueurs en séries. Elles n’ont pas tous des problèmes psychiatriques, mais elles se sentent déçue par les relations passées et se sentent terriblement seule. Une relation envers un tueur est donc un compromis. Cependant, il y a 3 sortes de hybristophilie, celle qui croit en la rédemption, celles qui veulent la célébrité et la dernière est celle qui a la sortie de prison d’un tueur, peut devenir un complice.
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Hybristophilie ou phénomène Breivik : ce qui attire les femmes chez les criminels psychopathes


 Le criminel norvégien recevrait quelques 800 lettres d'amour par mois.

BONNIE & CLYDE

L’ hybristophilie consiste, littéralement, à aimer celui qui commet un outrage ou un crime. De nombreuses femmes écrivent régulièrement à des psychopathes sanguinaires ou des tueurs en séries, comme séduites par l’aura de ces hommes. Bien qu’il ne s’agisse pas (toujours) d’une pathologie à proprement parler, cela traduit la détresse et la solitude de femmes rudement malmenées.

Avec Isabelle Horlans

Folle amoureuse d’Anders Breivik, « Victoria » lui a écrit plus d’une centaine de lettres, dans lesquelles elle lui promet notamment de l’attendre. La jeune femme n’est pas la seule : le criminel norvégien recevrait quelques 800 lettres par mois. Ces comportements sont-ils fréquents ? Que révèlent-ils ? Peut-on parler de réelle pathologie ?

Isabelle Horlans : Il s’agit de comportements très fréquents et, surtout, qui le sont de plus en plus. Les femmes amoureuses de criminels comme Anders Breivik sont extrêmement nombreuses, en raison du fait que la société est de plus en plus versée dans la relation virtuelle. Pour tout un tas de raisons, beaucoup de femmes, et a fortiori des quadragénaires ou des quinquagénaires, ont peur de la relation réelle. Elles ont souvent, derrière elles, une mauvaise expérience (un mari ou des enfants qui partent, par exemple). Elles ne se trouvent plus suffisamment attirantes pour conquérir un homme dans le réel et se tournent par conséquent vers l’amour virtuel. Quoi de plus facile que de courtiser quelqu’un qui est en prison ? A priori ce dernier ne les repoussera pas. Il va même les remercier, les placer sur un piédestal puisqu’elles donnent de l’attention à quelqu’un qui ne se juge pas nécessairement aimable. De fait, ces femmes deviennent des espèces de « sauveuses ». Et c’est sans inconvénients : ces femmes, auparavant seules, se retrouvent dans une relation virtuelle qu’elles estiment le plus souvent sécurisante. L’homme est au parloir dans le meilleur des cas, ou de l’autre côté du mail (ou du courrier, c’est selon) dans le pire des cas. Il n’y a donc pas de risques. De l’autre côté on trouve des hommes égocentrés comme Anders Breivik ou James Holmes qui sont à la fois très fiers et très contents d’avoir tout un tas d’amoureuses pour magnifier leurs crimes. Anders Breivik reçoit énormément de demandes en mariage et aujourd’hui il répond aux femmes et aux demandes. En un sens, il commence à faire son choix et est très heureux de fasciner à ce point les femmes, qu’il déteste pourtant. Son manifeste le prouve. Il déteste les femmes, mais adore qu’on le courtise.

Ces comportements révèlent souvent une grande détresse personnelle. Une femme qui s’éprend au point d’écrire des centaines de lettres à Anders Breivik, qui a tué plus de 70 jeunes, et qui va tout faire pour que cette relation se concrétise révèle une profonde solitude. Cela révèle également un cruel manque d’épanouissement personnel : on est forcément très seul quand on en arrive à ne plus pouvoir tisser une autre relation qu’avec un tueur en série ou un tueur de masse. C’est d’une infinie tristesse. Quant à l’autre, ce tueur qui reçoit le courrier, cela révèle un peu plus sa mégalomanie, voire sa psychopathie.

Il y a, fondamentalement, trois catégories de femmes qui tombent amoureuses de tueurs. On y trouve celle qui souffre du syndrome de l’infirmière, de la mère qui croit au pardon et à la rédemption. Celle-ci ne relève pas du tout de la pathologie. Au fond, cela vient plus de l’éducation judéo-chrétienne qui prodigue des enseignements de pardon pour tous, d’amour à dispenser à son prochain. C’est d’ailleurs le cas le plus répandu.

La deuxième femme est celle qui est extrêmement seule et se tourne donc vers un homme en prison, comme Béatrice Leprince qui a épousé Danny Leprince en prison. Souvent, elle est militante des droits de l’Homme et croit en l’innocence de celui qu’elle aime. Cette solitude diminue sa confiance en elle, et elle se tourne vers un homme facile d’accès puisqu’il est incarcéré et pour qui elle va se battre. Ce portrait ne relève pas non plus de la pathologie.

La troisième femme relève clairement de la pathologie. C’est celle qui va chercher à attirer sur elle la publicité que lui procurent ces prétendues amours avec un tueur en série ou un tueur de masse. L’exemple le plus marquant c’est Afton Burton avec Charles Manson. On peut également citer cette « Victoria ». Elles ne sont pas très fière de ce qu’elles vivent, changent souvent de nom, et parfois, se révèlent. Ce fut le cas pour Afton Burton. Cette dernière en est très fière, l’ « aura » de Charles Manson rejaillit sur elle : elle est aujourd’hui mondialement connue.

Je ne dis pas que ces femmes sont des aliénées ou qu’elles relèvent d’une pathologie lourde. Mais il y a un risque. Ce n’est pas normal de tomber amoureuse au point de consacrer sa vie à un homme qui a tué 70 personnes. Il y a nécessairement quelque chose qui ne va pas. Soit cela relève de la pathologie, soit c’est quelque chose de latent qui se révélera plus tard. Parmi ces femmes, souvent jeunes (elles ont moins de 30 ans), il y en a très peu qui sont dans la rébellion. Celles qui le sont écrivent à Marc Dutroux ou à Michel Fourniret, des meurtriers qui ont tué des jeunes filles de leur âge. C’est une façon de se rebeller contre ses parents, d’attirer l’attention sur soi. Cela arrive, mais c’est très rare : la majorité de ces jeunes femmes qui écrivent à des tueurs relèvent de la pathologie.

Pour ces femmes, ou pour leur entourage, est-il possible de lutter contre cette forme de paraphilie ?

Il n’est pas possible de lutter contre ça. C’est une forme de défi que ces femmes s’imposent. Il s’agit d’écrire à Charles Manson, attirer son attention, devenir l’objet de son amour.  C’est aussi fou que cela représente quelque chose pour des femmes « normales ».  C’est pour cela que j’ai titré mon ouvrage « L’amour (fou) » : c’est aussi bien fou d’un point de vue passionnel que d’un point de vue pathologique. Il est tout à fait possible d’être profondément amoureuse d’un homme qui a tué, mais à qui on souhaite accorder son pardon comme il est possible d’être amoureuse au point d’en devenir folle et de nier les crimes que l’autre à commis. Sans voir que l’on nie.

Quelle place donner au rejet social de ce type de comportement ? S’agit-il justement de l’effet recherché ?

Chez la plupart de ces femmes, il y a une profonde solitude. C’est quelque chose qui m’a beaucoup marqué dans mes recherches pour l’écriture de ce livre. La société actuelle est d’une cruauté terrible. On a du mal à réussir sa vie personnelle, on a du mal à garder son travail, ses amis. Nous sommes dans une société qui va vite, qui est agressive. Aujourd’hui qui va à la chasse perd sa place. Finalement se tourner vers les réseaux sociaux ou la relation épistolaire avec un inconnu, c’est une garantie de paix, de sérénité. Sur les réseaux sociaux on se fait des amis bien sympathiques, on va combler nos soirées.

Un détenu qui reçoit une lettre, il est tout seul dans sa cellule, il n’a qu’une envie c’est de répondre et être gentil avec elle. Il fait des compliments. Elle ne ressent plus à ce moment de rejet social. Elle est au contraire, enfin, dans un épanouissement affectif, intellectuel, d’échanges avec l’autre. Avec un détenu étranger, elle apprendra une nouvelle langue en plus.

C’est un des travers de la société actuelle. Ce livre est une ode à l’amour, mais aussi un plaidoyer pour le retour à une vie civilisée.

D’après Sheila Isenberg, auteur de Women Who Love Men Who Kill (Les femmes qui aiment les hommes qui tuent), il s’agit le plus souvent de femmes qui ont été abusées sexuellement. Selon Amanda Vicary, professeur adjointe de psychologie à l’université de l’Illinois, il est probable que celles-ci soient attirées par la célébrité du criminel plus que par l’homme en tant que tel. Peut-on faire un portrait-robot de ces femmes qui aiment des criminels ? Qui sont-elles ?

La femme dite « normale », c’est-à-dire qui tombe amoureuse d’un criminel, certes, mais pas d’un Anders Breivik, a entre 40 et 50 ans, déçue par l’amour. Cela peut recouvrer plusieurs notions : elle peut être soit divorcée, soit un mari qu’il l’a battue, soit une enfance avec des abus sexuels. Sheila Isenberg avait eu affaire à grand nombre de femmes victimes d’abus sexuels, il y a trente ans, c’est moins le cas aujourd’hui.

Cette femme n’a pas du tout envie de faire confiance dans la vie réelle du fait de la déception. Elle se retrouve seule car ses enfants sont partis. Dans la grande majorité des cas, elle est intellectuellement brillante, socialement insérée dans la société : avocate, professeur, médecin, assistante sociale, psychologue… Dans la majorité des cas, elle se pose de nombreuses questions sur la vie, la mort…

Elle a souvent reçu une éducation judéo-chrétienne, ou du moins religieuse, qui la tourne vers autrui et l’amène à accorder son pardon à ceux qui ont fauté. Ce qui revient tout le temps c’est la déception amoureuse et la perte de confiance en soi physique.

Pour illustrer ce portrait-type, je citerai le cas de cette femme française, partie vivre aux Etats-Unis. Elle avait eu une expérience désastreuse avec son ex-mari. Intellectuellement brillante, elle avait un travail, qu’elle a perdu suite à un divorce douloureux qui a entraîné une sévère dépression. Elle grossit et se trouve moche. Elle écrit à un détenu dans le couloir de la mort. Et lui est le seul à ne pas se moquer du fait qu’elle soit obèse. Elle en est tombée amoureuse. Aujourd’hui, elle a un poste important à Chicago et s’en est sortie.

https://www.atlantico.fr/

Une Américaine traverse quatre fois la Manche à la nage sans s’arrêter


Cela fait un an que cette femme américaine a fini son traitement contre le cancer du sein. Elle a entrepris un grand défit. Elle est la première personne qui a traversé la Manche non pas une fois, mais 4 fois d’affilée, malgré l’eau salée qui lui brûlait la gorge et s’est fait piquer par une méduse.
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Une Américaine traverse quatre fois la Manche à la nage sans s’arrêter