En Floride, une conférence masculiniste pour «féminiser» les femmes


De quoi a dresser les cheveux sur la tête de lire de telles âneries. Des hommes aux États-Unis donne une conférence pour expliquer aux femmes comment être féminine pour plaire aux hommes et être une épouse parfaite, avec tous les stéréotypes qui ont longtemps contraint les femmes à la dépendance totale à l’homme. Qu’elle soit mince, donne beaucoup d’enfant et qu’elle reste à la maison, car une femme éduquée, c’est laid. Des hommes avec de telles mentalités ne devraient même pas avoir le droit de parole en public.

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En Floride, une conférence masculiniste pour «féminiser» les femmes


Le militant masculiniste Anthony Dream Johnson. | Via 22 Convention

Le militant masculiniste Anthony Dream Johnson. | Via 22 Convention

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Orlando Weekly

Les organisateurs ont intitulé l’événement «Make Women Great Again», en référence au slogan de Donald Trump. Leur but est d’apprendre aux femmes à être plus féminines.

Les promoteurs de la 22 Convention décrivent leur série de conférences en Floride comme «l’événement de mansplaining du siècle». Pendant trois jours en mai 2020, une dizaine d’hommes militants masculinistes prévoient en effet d’expliquer à un public exclusivement féminin comment être des «femmes idéales».

Pour 1.999 dollars (actuellement en promotion pour 999 dollars), les participantes pourront apprendre à être «une belle femme» et à rejeter le féminisme.

Sur le site de la convention, le féminisme est représenté par une femme en colère portant des lunettes et arborant des cheveux rouges, alors que la femme idéale est assise dans un pré avec une jolie robe blanche et un panier de fleurs.

Les organisateurs promettent aux participantes d’«augmenter leur féminité de 500%», avec des conseils pour rester mince, devenir l’«épouse ultime» et avoir «un nombre illimité de bébés».

Misogynie et racisme

Le message principal de ces membres de la «manosphère» (soit les recoins misogynes d’internet) est que les femmes ne sont plus ce qu’elles étaient –trop éduquées, trop intéressées par leur carrière–, d’où le slogan:

«Make Women Great Again» («rendre aux femmes leur grandeur»).

Le fondateur de ces conférences s’appelle Anthony «Dream» Johnson, et l’un de ses messages favoris est que «les hommes préfèrent les vierges sans dettes et sans tatouages». Ces dettes sont une référence aux prêts étudiants, l’idée étant que les hommes ne veulent pas de femmes ayant fait trop d’études.

En plus de leur misogynie, de nombreux intervenants prévus à la conférence sont aussi connus pour leurs positions racistes, comme Stefan Molyneux, un YouTubeur qui défend la supériorité génétique des Blancs, ou Mike Cernovich, qui a encouragé la diffusion du «Pizzagate», une dangereuse théorie du complot contre Hillary Clinton.

Avant l’événement réservé aux femmes, une conférence de trois jours sera organisée pour les hommes (la dix-neuvième édition de la 21 Convention), dont le but est de «créer un avenir positif pour les hommes, les garçons et les pères, et de détruire l’establishment féministe».

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► «Féminicide», mot de l’année du Petit Robert


Le dictionnaire a choisi son mot de l’année 2019. Ce mot est apparu en 2014 dans ses pages. C’est un mot qui est bien malheureux. Il s’agit du mot féminicide : « Meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe ». Il n’est pas juste relier aux violences conjugales, mais aussi au crime d’honneur, tuerie, vengeance etc … Maintenant que ces drames portent un nom précis, il est temps de trouver des moyens a mieux protéger les femmes
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«Féminicide», mot de l’année du Petit Robert

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Une femme et ses deux enfants ont été tués à Pointe-aux-Trembles la semaine dernière.

Le dictionnaire Le Petit Robert a fait de « féminicide » son mot de l’année. Comme quoi le terme naguère réservé aux cercles universitaires s’immisce dans la langue courante. Il est porteur d’une accablante réalité : des femmes sont tuées simplement parce qu’elles sont des femmes.

MAYSSA FERAH
LA PRESSE

Apparu dans Le Petit Robert en 2014, le mot « féminicide » désigne le « meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe ». Il existe depuis des années dans la jurisprudence de pays d’Amérique latine.

« Drame conjugal », « drame familial » ou « crime passionnel » : jusqu’à tout récemment, on se limitait à des euphémismes « malsains » pour désigner les meurtres de femmes, juge Marie-Hélène Drivaud, directrice éditoriale des Dictionnaires Le Robert.

« Chaque année, il y a toujours un mot qui frappe très fort à nos portes. Ce mot témoigne des échanges et des préoccupations de la population. Je sens une forte volonté d’appeler les choses par leur nom. Cette mobilisation dépasse les milieux féministes », dit-elle.

« Autrice », « climat », « cyberdépendance », « décryptage », « inclusif », « inspirant », « planète », « solidarité » et « trottinette » ont également été retenus par les lexicographes du Petit Robert. Lorsqu’ils ont sollicité les internautes pour déterminer un mot marquant de l’année 2019, le choix s’est arrêté sur le mot « féminicide ».

Sa connotation est beaucoup plus lourde que celle de « vivre-ensemble », « perlimpinpin » ou « bienveillance », les élus des années précédentes.

Prise de conscience collective

Marie-Hélène Drivaud voit dans cette décision une prise de conscience collective très nette. Des sociétés entières réclament des actions multiples de leur gouvernement pour stopper les violences faites aux femmes.

En France, où se trouvent les Éditions Le Robert, l’actualité déborde de cas de violence conjugale. Constatation inquiétante, puisque beaucoup se soldent par des meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint. Une mesure adoptée le 18 décembre par le Parlement français prévoit l’imposition de bracelets électroniques « anti-rapprochement » aux auteurs de violence conjugale.

En tant que lexicographes, nous introduisons des mots dans la vie des gens. On a une vision privilégiée de ce qui les préoccupe. Quand des femmes perdent la vie alors qu’elles avaient porté plainte à la police, on réalise que quelque chose ne fonctionne pas dans notre système. Marie-Hélène Drivaud, directrice éditoriale des Dictionnaires Le Robert

Le terme « féminicide » ne se limite toutefois pas au contexte conjugal. Il peut s’agir de crimes d’honneur, de tueries ou de vengeances personnelles.

L’utilisation du mot est un progrès indéniable, pense Mme Drivaud. « Quand une chose est nommée par un mot partagé par une communauté, c’est plus facile d’en parler. Le phénomène est loin d’être nouveau, mais à présent on le définit comme un crime particulier, qu’on cesse de minimiser par des périphrases inadéquates. »

De nombreux cas

L’apparition du terme sur la place publique est tout aussi significative au Québec qu’en Europe.

Les récents cas de violence conjugale relayés par les médias sont nombreux et choquants.

La semaine dernière, les corps de Dahia Khellaf et de ses deux enfants ont été trouvés sans vie. Mme Khellaf avait des raisons de craindre son ex-mari, qui n’aurait jamais accepté leur rupture.

En octobre dernier, un homme de l’est de Montréal récemment séparé de sa conjointe s’est tué. Ses deux enfants ont été trouvés morts dans leur domicile.

Dans un article paru dans La Presse il y a trois jours, une femme victime de violence conjugale raconte avoir échappé de justesse à un épisode semblable.

Les féminicides ne datent pas d’hier, mais il a fallu du temps pour les définir comme tels.

« Faire disparaître des femmes parce qu’elles sont des femmes, c’est seulement possible dans une société patriarcale où les inégalités entre les hommes et les femmes existent. C’est difficile pour certains d’admettre qu’ils font partie de cette société », pense Louise Langevin, professeure titulaire à la faculté de droit de l’Université Laval.

Le pouvoir des mots

« La décennie 2010 est celle de la visibilité de phénomènes que le féminisme tente de sortir de l’ombre depuis 50 ans », remarque Sandrine Ricci, sociologue.

Reconnaître les fléaux, c’est les nommer, juge-t-elle. « Dire que le meurtre d’une femme est un drame familial évacue totalement le fait qu’il s’agit d’un homme qui n’accepte pas une rupture et veut exercer un contrôle. »

Elle se réjouit de l’utilisation accrue du terme, mais souhaite que les préoccupations générées par le phénomène se traduisent en actions concrètes.

Il était temps que le mot sorte du jargon universitaire, admet Simon Lapierre, professeur titulaire à l’École de service social de l’Université d’Ottawa. Pour établir des stratégies de prévention, c’est un grand pas en avant.

Définir ces meurtres comme des féminicides permet de situer les violences faites aux femmes dans un continuum, selon lui. Avant d’être tuées, les femmes sont d’abord violentées, verbalement ou physiquement.

« Ces violences n’arrivent pas du jour au lendemain et ne sont pas nouvelles. Le changement, c’est que des instances qui a priori ne sont pas féministes se positionnent sur l’importance du mot. Reconnaître l’importance d’un terme est symbolique, mais montre que quelque chose évolue dans la société. »

https://www.lapresse.ca/

Une « Vénus » du Paléolithique découverte près d’Amiens


Les critères de beauté chez la femme étaient vraiment différents il y a 31.000 à 22.000 ans avant notre ère d’après des statuettes gravettienne, de quoi a enlever tous complexe.
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Une « Vénus » du Paléolithique découverte près d’Amiens


Cette « Vénus » a été découverte à Renancourt en 2014. © Stéphane Lancelot, Inrap

Cette « Vénus » a été découverte à Renancourt en 2014. © Stéphane Lancelot, Inrap

Julie Kern
Rédactrice scientifique

À l’occasion d’une fouille organisée par l’Inrap et le CNRS à Amiens sur le site de Renancourt a été découverte une statuette gravettienne (période allant de 31.000 à 22.000 ans avant notre ère) représentant une femme, une « Vénus ». Elle complète une série de quinze autres statuettes gravettiennes dont la première fut découverte en 2014. Haute de quatre centimètres et sculptée dans la craie, ses seins, son ventre et ses fesses sont hypertrophiés.

Cette représentation correspond au canon de beauté de l’époque, comme en témoigne d’autres statuettes retrouvées en Autriche ou en Dordogne. Mais celle-ci présente tout de même une originalité : sa tête est couronnée d’une « coiffure » réalisée par de fines incisions en quadrillage. La signification de ces objets d’art réalisés par nos ancêtres du Paléolithique reste soumise à débat.

À la croisée des chemins entre les vallées de la Somme et de la Selle, le site de Renancourt est connu pour son abondance de vestiges, datant en moyenne de 21.000 ans avant notre ère, particulièrement bien préservés. C’est un des rares témoins de la présence d’Homo sapiens au début du Paléolithique dans le Nord de la France.

La Vénus aux cheveux découverte en 2019 dans la Somme, sur le site de Renancourt. © Inrap

La Vénus aux cheveux découverte en 2019 dans la Somme, sur le site de Renancourt. © Inrap

https://www.futura-sciences.com

Des archéologues "redonnent vie" à une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7000 ans en Suède


Une autre reconstruction d’un visage d’une femme qui aurait véçu, il y a 7 000 ans. Elle était chasseuse-cueilleuse et probablement un membre important du groupe. Contrairement aux autres, elle aurait été enterré en position assise avec certains objets … Les archéologues ont apprit beaucoup plus sur les chasseurs-cueilleurs, et cela changer certaines idées qu’ils se faisaient sur eux.
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Des archéologues « redonnent vie » à une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7000 ans en Suède


Des archéologues Des archéologues ont reconstruit l’apparence d’une chasseuse-cueilleuse à partir de ses ossements vieux de 7000 ans.© Gert Germeraad/Trelleborgs Museum

Par Emeline Férard

En Suède, des archéologues sont parvenus à « ramener à la vie » une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7.000 ans. A partir de ses ossements découverts dans les années 1980, ils ont reconstruit son visage ainsi que son corps, livrant un remarquable aperçu de ce à quoi elle ressemblait.

Après Hilda, la femme druide de l’âge du fer et SK125, l’Ecossais de 600 ans, c’est au tour d’une chasseuse-cueilleuse de « revenir à la vie ». En Suède, des archéologues ont utilisé les ossements de cette femme morte il y a 7.000 ans afin de reconstruire son apparence. Le modèle d’un réalisme remarquable vient d’être dévoilé dans le cadre d’une exposition qui a ouvert ses portes au Trelleborgs Museum.

Les ossements de la chasseuse-cueilleuse ont été mis au jour dans les années 1980 sur le site de Skateholm, à proximité de Trelleborg. Ce lieu reste à ce jour l’un des plus grands ensembles de tombes de la période mésolithique identifiés en Scandinavie. Plus de 80 sépultures, remontant à entre 5500 et 4600 avant notre ère, y ont été découvertes.

Parmi elles, les archéologues ont révélé différents types de tombes. Certains défunts avaient été inhumés par deux, d’autres avec des chiens. Ce n’était pas le cas de la chasseuse-cueilleuse mais sa sépulture nommée Burial XXII a montré une autre particularité qui n’a pas manqué d’intriguer : son corps avait été placé en position assise.

Le squelette de la chasseuse-cueilleuse dans la tombe « Burial XXII » sur le site de Skateholm en Suède. – Trelleborgs Museum

Les spécialistes ont alors décidé d’excaver la défunte sous la forme d’un seul bloc transféré dans leurs laboratoires pour de plus amples analyses.

« Cela pourrait être la tombe la plus difficile que nous ayons excavée à Skateholm », a raconté Lars Larsson, professeur d’archéologie de l’Université de Lund interrogé par le National Geographic.

Reconstruire un visage à partir d’un crâne

Les examens menés sur les ossements ont révélé notamment que la femme mesurait un peu plus de 1,50 mètre et avait entre 30 et 40 ans lorsqu’elle est morte. Restait encore à déterminer ce à quoi elle ressemblait. C’est l’archéologue et artiste Oscar Nilsson, spécialiste des reconstructions de visages du passé, qui s’est attaqué à ce défi.

Dans un premier temps, il a examiné le crâne de la défunte et créé une réplique en trois dimensions, modelé à la main en prenant en compte son origine, son sexe et son âge. Il a ensuite reconstruit le visage muscle par muscle, cartilage par cartilage avant d’y ajouter de la peau, des cheveux, etc. Le corps lui, a été conçu en silicone et placé en position assise, en respectant la taille de la femme.

La reconstruction réalisé par Oscar Nilsson de dos et de face de la chasseuse-cueilleuse vieille de 7000 ans. – Gert Germeraad/Trelleborgs Museum

La reconstitution montre ainsi la chasseuse-cueilleuse assise en tailleur, vêtue d’un collier de plumes, de peaux et d’une ceinture faites de dents. Pour la couleur de la peau et des yeux, l’artiste s’est basé sur les analyses génétiques d’autres ossements de Skateholm qui ont confirmé les hypothèses sur les populations européennes du Mésolithique. A savoir que les individus avaient la peau sombre et les yeux clairs.

Toutefois, Oscar Nilsson a laissé parler son imagination et son interprétation pour certains aspects et notamment les expressions intenses attribuées à la Suédoise.

« Je fais rarement des reconstructions qui ont autant de personnalité. Mais c’est une personnalité », a-t-il confié au National Geographic.

 On ignore le rôle de la chasseuse-cueilleuse dans son groupe mais des détails ont suggéré qu’elle n’était pas n’importe qui.

Sa tombe est en effet apparue particulièrement ornée comparée aux autres, notamment avec les cornes sur lesquelles la défunte était assise

« On peut interpréter ces éléments de nombreuses façons mais à mes yeux, c’est sans aucun doute une chaman […] De toute évidence, c’était une personne d’une grande importance et d’une grande dignité », a-t-il jugé.

Des chasseurs-cueilleurs par choix ?

Si cette théorie reste à confirmer, les sépultures de Skateholm, de même que d’autres sites mésolithiques de la région, ont permis d’en apprendre plus sur les chasseurs-cueilleurs de l’époque. Elles ont notamment révélé que ces communautés semblaient avoir continué de prospérer près d’un millénaire après l’apparition de l’agriculture sur le continent européen autour de 9000 avant notre ère.

D’après Lars Larsson, certaines tombes contenaient des ressources suggérant que les chasseurs-cueilleurs réalisaient peut-être des échanges avec les communautés agricoles de l’Europe. Autant d’observations qui tendent à bousculer la croyance selon laquelle l’isolation géographique serait responsable de l’arrivée tardive de l’agriculture dans les régions scandinaves. Il pourrait ainsi plutôt s’agir d’un choix.

« Les gens ont tendance à penser que les chasseurs-cueilleurs étaient des humains non civilisés », a commenté l’archéologue au National Geographic, « mais pourquoi aurait-il voulu passer à l’agriculture alors qu’ils avaient déjà une bonne situation en chassant, en cueillant et en pêchant ? »

https://www.geo.fr/

Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


Des archéologues se sont penchés sur les ossements des Vikings. Il semble que les femmes fussent égales aux hommes d’après l’émail des dents et de la longueur du fémur. Elles auraient eu autant accès à la nourriture et aux autres ressources du temps.Ce qui n’était pas le cas des autres régions européennes
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Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


femme viking

Thomas Boisson

Contrairement à la vision patriarcale et masculine que renvoie généralement la culture Viking, les femmes auraient eu une place importante dans celle-ci. La société viking a peut-être été un exemple d’égalité des sexes il y a un millénaire, alors que les femmes dans une grande partie de l’Europe n’étaient pas aussi valorisées que leurs homologues masculins.

Une nouvelle recherche soutient que ce point de vue précoce peut avoir contribué à la prospérité des pays scandinaves aujourd’hui.

Utilisant l’archéologie pour retracer l’égalité sanitaire et nutritionnelle des Scandinaves vivant entre le VIIIe et le XIe siècle, des archéologues décrivent dans la revue Economics & Human Biology la manière dont les hommes et les femmes de l’époque viking avaient connu une remarquable égalité, en particulier par rapport aux autres régions européennes privilégiant les hommes.

Des chercheurs de l’université de Tubingen ont analysé les dents et les squelettes de restes scandinaves datant de plusieurs milliers d’années afin de comparer la santé des hommes et des femmes à l’aide des données du projet Histoire globale de la santé en Europe, une base de données à l’échelle continentale comprenant des études sur le squelette humain de plus de 100 sites européens des 2000 dernières années.

Une égalité sanitaire et alimentaire entre femmes et hommes

Ils ont constaté que l’émail dans les dents, ainsi que les longueurs du fémur, étaient relativement égaux chez les hommes et les femmes. Si l’égalité faisait défaut, les archéologues soutiennent que les enfants sous-alimentés ou malades auraient présenté des dommages permanents de l’émail dentaire, une lésion connue sous le nom d’hypoplasie linéaire de l’émail.

Les valeurs relatives à la santé étaient plutôt similaires entre les deux sexes, ce qui signifie que les femmes et les hommes avaient un accès similaire à la nourriture et à d’autres ressources. Ces résultats ont été confirmés par une analyse de la longueur du fémur — les fémurs contiennent des informations sur la taille, et des plus longs peuvent indiquer une bonne santé et une alimentation suffisante.

« De telles femmes dans les pays nordiques ont peut-être mené aux mythes populaires sur les Valkyries : elles étaient fortes, en bonne santé et grandes » explique Jörg Baten, ajoutant que la vie urbaine était différente. Mais la situation dans les villes scandinaves était différente. « Les villes suédoises de Lund et Sigtuna – sur le site de l’actuel Stockholm – et à Trondheim en Norvège, avaient mis au point un système de classes au début du Moyen Âge. Les femmes n’y avaient pas la même égalité que leurs soeurs à la campagne ».

La place sociétale importante des femmes scandinaves

Les chercheurs soutiennent que l’égalité peut avoir été liée au type de travail effectué. La culture était en grande partie perçue comme une tâche masculine, car elle nécessitait « une plus grande force musculaire », mais l’élevage a permis aux femmes de contribuer aux revenus de la famille, améliorant ainsi leur place dans la société.

Les femmes scandinaves étaient généralement plus aisées que les femmes des autres régions européennes, en particulier des villes méditerranéennes et d’Europe orientale, et elles ont pu conserver leur place dans la société depuis 1000 ans, dans l’ère industrielle et au-delà. Les chercheurs soutiennent que c’est la raison pour laquelle la Norvège, le Danemark, la Suède et la Finlande occupent une place si importante aujourd’hui en termes d’éducation, de santé, de prospérité économique et d’espérance de vie.

Sources : Economics and Human Biology

https://trustmyscience.com/

Campagne choc: «pour certaines femmes, le film d’horreur dure toute l’année»


3 courtes vidéos tirées de scènes de films d’horreurs pour une campagne de sensibilisation de la violence faites aux femmes au Québec, cependant cette violence est partout dans le monde. J’aime les films d’horreurs tant que cela reste dans le domaine du fictif pour le cinéma et non dans la réalité des femmes.
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Campagne choc: «pour certaines femmes, le film d’horreur dure toute l’année»


Par Camille Laurin-Desjardins

Les trois vidéos de cette campagne pastichent trois scènes de films d’horreur bien connus, pour rappeler à la population que ce genre d’horreur n’arrive pas que dans les films.


Le Y des femmes de Montréal et le YWCA de Québec profitent de cette journée d’Halloween (en tout cas, ce qu’il en reste) pour lancer une campagne choc, intitulée «Il faut que ça arrête».

Les trois vidéos de cette campagne qui donne froid dans le dos pastichent trois scènes de films d’horreur bien connus (Psycho, Scream et Halloween), pour rappeler à la population que ce genre d’horreur n’arrive pas que dans les films.

Depuis 2004, le taux de criminalité a diminué dans tous les secteurs au Canada, SAUF dans celui des violences faites aux femmes, rappellent les deux organismes. 

Pourtant, «il y a longtemps qu’on ne voyait plus de campagne de sensibilisation contre la violence envers les femmes dans les médias. Il est temps de sortir la violence faite aux femmes des faits divers et de remettre cet enjeu de société à l’avant-plan. C’est exactement ce que souhaite faire cette campagne choc», a souligné Mélanie Thivierge, présidente et directrice générale du Y des femmes de Montréal, dans un communiqué publié ce matin.

Voyez les vidéos ci-dessous… 

Psycho (Psychose):

Scream (Frissons):

Halloween:

Alors que les histoires de violence faite aux femmes ou aux filles se multiplient dans les médias, et que les maisons d’hébergement débordent partout à travers la province, le Y des femmes de Montréal et le YWCA de Québec veulent rappeler aux Québécois que la violence faite aux femmes doit cesser.

Les trois scénarios – inspirés du fait que dans les films d’horreur, les agresseurs sont majoritairement des hommes et les victimes, majoritairement des femmes – ont été réalisés par Sarah Pellerin. Les vidéos mettent en vedette Mylène McKay, Charlotte Aubin et Catherine Renaud.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Nous sommes en 2019 et il y a encore des publicités douteuses envers les femmes. Cette pub de hamburger sous le thème de BD de pop art américain autour des années 1950 montrant un homme qui frappe une femme pour lui avoir donné un autre hamburger que celui demandé est pitoyable alors qu’on sait qu’il y a trop de violence conjugale dans le monde. La violence faites aux femmes comme publicité n’est pas une option envisageable pour vendre un produit.
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Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicitéPhoto: Getty images

Une femme frappée par un homme car elle ne lui apporte pas le hamburger demandé: une publicité a suscité un tollé en Belgique, consommateurs et politiques la jugeant «nauséabonde» et «irresponsable», sur fond de mobilisation contre les violences conjugales.

Quelque 300 plaintes ont été recensées depuis mardi par le Conseil de la publicité, l’organe disciplinaire du secteur en Belgique, a indiqué sa directrice Sandrine Sepul mercredi matin à l’AFP.

Posté sur Facebook, le visuel incriminé, qui emprunte à la BD et au pop art américain des années 1950, montre un homme en costume-cravate décochant un coup de poing au visage à une femme blonde, qui vacille sous la violence du geste.

«Sérieux, un faux Bicky?», proclame l’homme pour justifier le geste.

Et l’annonceur d’expliquer, au-dessus de l’image, que seule la bonne couleur de boîte permet de s’assurer qu’il s’agit du «véritable Bicky», un steak cuit dans la friture prisé des Belges amateurs de junk-food.

La marque avait également aimé un commentaire publié sous la publicité. Celui-ci moquait les «féministes [se mettant] en colère» à cause de cette publication.

Mercredi, tous les médias belges se faisaient l’écho du tollé provoqué par la publicité, rapidement retirée de Facebook mais qui restait visible dans les commentaires de nombreux internautes.

«Bicky, hamburger à vomir», a écrit le journal Le Soir dans un billet d’humeur, se demandant comment, en 2019, des créatifs de la publicité pouvaient juger une telle campagne «drôle, sympa, prometteuse».

«Tous les dix jours, un homme tue sa femme, ou son ex. Et tous les jours, certaines se font humilier, violer, tabasser», ajoutait le quotidien, faisant part de sa «rage».

Nawal Ben Hamou et Christie Morreale, ministres de l’Égalité des chances respectivement à la région Bruxelles-Capitale et en Wallonie, ont annoncé avoir saisi l’organe disciplinaire de la publicité.

La première a fustigé sur sa page Facebook une campagne «nauséabonde et totalement irresponsable».

«Environ une femme sur quatre subira des violences pendant sa vie, certaines d’entre elles en mourront. Utiliser la violence à l’égard des femmes dans la publicité est irresponsable», a renchéri sur Twitter Mme Morreale.

Selon Mme Sepul, le jury d’éthique publicitaire de Belgique a transmis les plaintes reçues à l’organe équivalent des Pays-Bas, la Reclame Code Commissie. L’annonceur identifié, Izico, est établi aux Pays-Bas, a-t-elle expliqué.

Ce dernier va désormais être amené à s’expliquer et une sanction pourrait être décidée d’ici «quelques semaines».

«Même s’il y a eu retrait (de la publicité), c’est important d’un point de vue moral et symbolique de statuer pour baliser les choses», a fait valoir Mme Sepul.

https://journalmetro.com/