Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Nous sommes en 2019 et il y a encore des publicités douteuses envers les femmes. Cette pub de hamburger sous le thème de BD de pop art américain autour des années 1950 montrant un homme qui frappe une femme pour lui avoir donné un autre hamburger que celui demandé est pitoyable alors qu’on sait qu’il y a trop de violence conjugale dans le monde. La violence faites aux femmes comme publicité n’est pas une option envisageable pour vendre un produit.
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Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicitéPhoto: Getty images

Une femme frappée par un homme car elle ne lui apporte pas le hamburger demandé: une publicité a suscité un tollé en Belgique, consommateurs et politiques la jugeant «nauséabonde» et «irresponsable», sur fond de mobilisation contre les violences conjugales.

Quelque 300 plaintes ont été recensées depuis mardi par le Conseil de la publicité, l’organe disciplinaire du secteur en Belgique, a indiqué sa directrice Sandrine Sepul mercredi matin à l’AFP.

Posté sur Facebook, le visuel incriminé, qui emprunte à la BD et au pop art américain des années 1950, montre un homme en costume-cravate décochant un coup de poing au visage à une femme blonde, qui vacille sous la violence du geste.

«Sérieux, un faux Bicky?», proclame l’homme pour justifier le geste.

Et l’annonceur d’expliquer, au-dessus de l’image, que seule la bonne couleur de boîte permet de s’assurer qu’il s’agit du «véritable Bicky», un steak cuit dans la friture prisé des Belges amateurs de junk-food.

La marque avait également aimé un commentaire publié sous la publicité. Celui-ci moquait les «féministes [se mettant] en colère» à cause de cette publication.

Mercredi, tous les médias belges se faisaient l’écho du tollé provoqué par la publicité, rapidement retirée de Facebook mais qui restait visible dans les commentaires de nombreux internautes.

«Bicky, hamburger à vomir», a écrit le journal Le Soir dans un billet d’humeur, se demandant comment, en 2019, des créatifs de la publicité pouvaient juger une telle campagne «drôle, sympa, prometteuse».

«Tous les dix jours, un homme tue sa femme, ou son ex. Et tous les jours, certaines se font humilier, violer, tabasser», ajoutait le quotidien, faisant part de sa «rage».

Nawal Ben Hamou et Christie Morreale, ministres de l’Égalité des chances respectivement à la région Bruxelles-Capitale et en Wallonie, ont annoncé avoir saisi l’organe disciplinaire de la publicité.

La première a fustigé sur sa page Facebook une campagne «nauséabonde et totalement irresponsable».

«Environ une femme sur quatre subira des violences pendant sa vie, certaines d’entre elles en mourront. Utiliser la violence à l’égard des femmes dans la publicité est irresponsable», a renchéri sur Twitter Mme Morreale.

Selon Mme Sepul, le jury d’éthique publicitaire de Belgique a transmis les plaintes reçues à l’organe équivalent des Pays-Bas, la Reclame Code Commissie. L’annonceur identifié, Izico, est établi aux Pays-Bas, a-t-elle expliqué.

Ce dernier va désormais être amené à s’expliquer et une sanction pourrait être décidée d’ici «quelques semaines».

«Même s’il y a eu retrait (de la publicité), c’est important d’un point de vue moral et symbolique de statuer pour baliser les choses», a fait valoir Mme Sepul.

https://journalmetro.com/

Le Saviez-Vous ► Hybristophilie ou phénomène Breivik : ce qui attire les femmes chez les criminels psychopathes


L’hybristophilie un mot qui n’est pas très connu, par contre si on parle de groupie, on sait que c’est des femmes qui tombent amoureuses des tueurs en séries. Elles n’ont pas tous des problèmes psychiatriques, mais elles se sentent déçue par les relations passées et se sentent terriblement seule. Une relation envers un tueur est donc un compromis. Cependant, il y a 3 sortes de hybristophilie, celle qui croit en la rédemption, celles qui veulent la célébrité et la dernière est celle qui a la sortie de prison d’un tueur, peut devenir un complice.
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Hybristophilie ou phénomène Breivik : ce qui attire les femmes chez les criminels psychopathes


 Le criminel norvégien recevrait quelques 800 lettres d'amour par mois.

BONNIE & CLYDE

L’ hybristophilie consiste, littéralement, à aimer celui qui commet un outrage ou un crime. De nombreuses femmes écrivent régulièrement à des psychopathes sanguinaires ou des tueurs en séries, comme séduites par l’aura de ces hommes. Bien qu’il ne s’agisse pas (toujours) d’une pathologie à proprement parler, cela traduit la détresse et la solitude de femmes rudement malmenées.

Avec Isabelle Horlans

Folle amoureuse d’Anders Breivik, « Victoria » lui a écrit plus d’une centaine de lettres, dans lesquelles elle lui promet notamment de l’attendre. La jeune femme n’est pas la seule : le criminel norvégien recevrait quelques 800 lettres par mois. Ces comportements sont-ils fréquents ? Que révèlent-ils ? Peut-on parler de réelle pathologie ?

Isabelle Horlans : Il s’agit de comportements très fréquents et, surtout, qui le sont de plus en plus. Les femmes amoureuses de criminels comme Anders Breivik sont extrêmement nombreuses, en raison du fait que la société est de plus en plus versée dans la relation virtuelle. Pour tout un tas de raisons, beaucoup de femmes, et a fortiori des quadragénaires ou des quinquagénaires, ont peur de la relation réelle. Elles ont souvent, derrière elles, une mauvaise expérience (un mari ou des enfants qui partent, par exemple). Elles ne se trouvent plus suffisamment attirantes pour conquérir un homme dans le réel et se tournent par conséquent vers l’amour virtuel. Quoi de plus facile que de courtiser quelqu’un qui est en prison ? A priori ce dernier ne les repoussera pas. Il va même les remercier, les placer sur un piédestal puisqu’elles donnent de l’attention à quelqu’un qui ne se juge pas nécessairement aimable. De fait, ces femmes deviennent des espèces de « sauveuses ». Et c’est sans inconvénients : ces femmes, auparavant seules, se retrouvent dans une relation virtuelle qu’elles estiment le plus souvent sécurisante. L’homme est au parloir dans le meilleur des cas, ou de l’autre côté du mail (ou du courrier, c’est selon) dans le pire des cas. Il n’y a donc pas de risques. De l’autre côté on trouve des hommes égocentrés comme Anders Breivik ou James Holmes qui sont à la fois très fiers et très contents d’avoir tout un tas d’amoureuses pour magnifier leurs crimes. Anders Breivik reçoit énormément de demandes en mariage et aujourd’hui il répond aux femmes et aux demandes. En un sens, il commence à faire son choix et est très heureux de fasciner à ce point les femmes, qu’il déteste pourtant. Son manifeste le prouve. Il déteste les femmes, mais adore qu’on le courtise.

Ces comportements révèlent souvent une grande détresse personnelle. Une femme qui s’éprend au point d’écrire des centaines de lettres à Anders Breivik, qui a tué plus de 70 jeunes, et qui va tout faire pour que cette relation se concrétise révèle une profonde solitude. Cela révèle également un cruel manque d’épanouissement personnel : on est forcément très seul quand on en arrive à ne plus pouvoir tisser une autre relation qu’avec un tueur en série ou un tueur de masse. C’est d’une infinie tristesse. Quant à l’autre, ce tueur qui reçoit le courrier, cela révèle un peu plus sa mégalomanie, voire sa psychopathie.

Il y a, fondamentalement, trois catégories de femmes qui tombent amoureuses de tueurs. On y trouve celle qui souffre du syndrome de l’infirmière, de la mère qui croit au pardon et à la rédemption. Celle-ci ne relève pas du tout de la pathologie. Au fond, cela vient plus de l’éducation judéo-chrétienne qui prodigue des enseignements de pardon pour tous, d’amour à dispenser à son prochain. C’est d’ailleurs le cas le plus répandu.

La deuxième femme est celle qui est extrêmement seule et se tourne donc vers un homme en prison, comme Béatrice Leprince qui a épousé Danny Leprince en prison. Souvent, elle est militante des droits de l’Homme et croit en l’innocence de celui qu’elle aime. Cette solitude diminue sa confiance en elle, et elle se tourne vers un homme facile d’accès puisqu’il est incarcéré et pour qui elle va se battre. Ce portrait ne relève pas non plus de la pathologie.

La troisième femme relève clairement de la pathologie. C’est celle qui va chercher à attirer sur elle la publicité que lui procurent ces prétendues amours avec un tueur en série ou un tueur de masse. L’exemple le plus marquant c’est Afton Burton avec Charles Manson. On peut également citer cette « Victoria ». Elles ne sont pas très fière de ce qu’elles vivent, changent souvent de nom, et parfois, se révèlent. Ce fut le cas pour Afton Burton. Cette dernière en est très fière, l’ « aura » de Charles Manson rejaillit sur elle : elle est aujourd’hui mondialement connue.

Je ne dis pas que ces femmes sont des aliénées ou qu’elles relèvent d’une pathologie lourde. Mais il y a un risque. Ce n’est pas normal de tomber amoureuse au point de consacrer sa vie à un homme qui a tué 70 personnes. Il y a nécessairement quelque chose qui ne va pas. Soit cela relève de la pathologie, soit c’est quelque chose de latent qui se révélera plus tard. Parmi ces femmes, souvent jeunes (elles ont moins de 30 ans), il y en a très peu qui sont dans la rébellion. Celles qui le sont écrivent à Marc Dutroux ou à Michel Fourniret, des meurtriers qui ont tué des jeunes filles de leur âge. C’est une façon de se rebeller contre ses parents, d’attirer l’attention sur soi. Cela arrive, mais c’est très rare : la majorité de ces jeunes femmes qui écrivent à des tueurs relèvent de la pathologie.

Pour ces femmes, ou pour leur entourage, est-il possible de lutter contre cette forme de paraphilie ?

Il n’est pas possible de lutter contre ça. C’est une forme de défi que ces femmes s’imposent. Il s’agit d’écrire à Charles Manson, attirer son attention, devenir l’objet de son amour.  C’est aussi fou que cela représente quelque chose pour des femmes « normales ».  C’est pour cela que j’ai titré mon ouvrage « L’amour (fou) » : c’est aussi bien fou d’un point de vue passionnel que d’un point de vue pathologique. Il est tout à fait possible d’être profondément amoureuse d’un homme qui a tué, mais à qui on souhaite accorder son pardon comme il est possible d’être amoureuse au point d’en devenir folle et de nier les crimes que l’autre à commis. Sans voir que l’on nie.

Quelle place donner au rejet social de ce type de comportement ? S’agit-il justement de l’effet recherché ?

Chez la plupart de ces femmes, il y a une profonde solitude. C’est quelque chose qui m’a beaucoup marqué dans mes recherches pour l’écriture de ce livre. La société actuelle est d’une cruauté terrible. On a du mal à réussir sa vie personnelle, on a du mal à garder son travail, ses amis. Nous sommes dans une société qui va vite, qui est agressive. Aujourd’hui qui va à la chasse perd sa place. Finalement se tourner vers les réseaux sociaux ou la relation épistolaire avec un inconnu, c’est une garantie de paix, de sérénité. Sur les réseaux sociaux on se fait des amis bien sympathiques, on va combler nos soirées.

Un détenu qui reçoit une lettre, il est tout seul dans sa cellule, il n’a qu’une envie c’est de répondre et être gentil avec elle. Il fait des compliments. Elle ne ressent plus à ce moment de rejet social. Elle est au contraire, enfin, dans un épanouissement affectif, intellectuel, d’échanges avec l’autre. Avec un détenu étranger, elle apprendra une nouvelle langue en plus.

C’est un des travers de la société actuelle. Ce livre est une ode à l’amour, mais aussi un plaidoyer pour le retour à une vie civilisée.

D’après Sheila Isenberg, auteur de Women Who Love Men Who Kill (Les femmes qui aiment les hommes qui tuent), il s’agit le plus souvent de femmes qui ont été abusées sexuellement. Selon Amanda Vicary, professeur adjointe de psychologie à l’université de l’Illinois, il est probable que celles-ci soient attirées par la célébrité du criminel plus que par l’homme en tant que tel. Peut-on faire un portrait-robot de ces femmes qui aiment des criminels ? Qui sont-elles ?

La femme dite « normale », c’est-à-dire qui tombe amoureuse d’un criminel, certes, mais pas d’un Anders Breivik, a entre 40 et 50 ans, déçue par l’amour. Cela peut recouvrer plusieurs notions : elle peut être soit divorcée, soit un mari qu’il l’a battue, soit une enfance avec des abus sexuels. Sheila Isenberg avait eu affaire à grand nombre de femmes victimes d’abus sexuels, il y a trente ans, c’est moins le cas aujourd’hui.

Cette femme n’a pas du tout envie de faire confiance dans la vie réelle du fait de la déception. Elle se retrouve seule car ses enfants sont partis. Dans la grande majorité des cas, elle est intellectuellement brillante, socialement insérée dans la société : avocate, professeur, médecin, assistante sociale, psychologue… Dans la majorité des cas, elle se pose de nombreuses questions sur la vie, la mort…

Elle a souvent reçu une éducation judéo-chrétienne, ou du moins religieuse, qui la tourne vers autrui et l’amène à accorder son pardon à ceux qui ont fauté. Ce qui revient tout le temps c’est la déception amoureuse et la perte de confiance en soi physique.

Pour illustrer ce portrait-type, je citerai le cas de cette femme française, partie vivre aux Etats-Unis. Elle avait eu une expérience désastreuse avec son ex-mari. Intellectuellement brillante, elle avait un travail, qu’elle a perdu suite à un divorce douloureux qui a entraîné une sévère dépression. Elle grossit et se trouve moche. Elle écrit à un détenu dans le couloir de la mort. Et lui est le seul à ne pas se moquer du fait qu’elle soit obèse. Elle en est tombée amoureuse. Aujourd’hui, elle a un poste important à Chicago et s’en est sortie.

https://www.atlantico.fr/

Une Américaine traverse quatre fois la Manche à la nage sans s’arrêter


Cela fait un an que cette femme américaine a fini son traitement contre le cancer du sein. Elle a entrepris un grand défit. Elle est la première personne qui a traversé la Manche non pas une fois, mais 4 fois d’affilée, malgré l’eau salée qui lui brûlait la gorge et s’est fait piquer par une méduse.
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Une Américaine traverse quatre fois la Manche à la nage sans s’arrêter



Le Saviez-Vous ► Qui étaient les Sorcières de Salem ?


Les femmes dans les années 1400 jusque vers la fin des années 1600, les femmes américaines, et même les enfants pouvaient être victimes d’accusations de sorcelleries.L’ignorance, la peur du diable a fait de ces femmes des victimes qui ont été condamnées et certaines ont été pendues.
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Qui étaient les Sorcières de Salem ?


La salle d’audience, illustration de 1876.

Par William A. Crafts — Vol. I Boston: Samuel Walker & Company, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=263506


Pendant deux siècles, des milliers de femmes accusées de jeter des sorts, de semer la maladie et la mort sont traquées, dénoncées, soumises à la question, torturées avant d’être brûlées vives.

La première vague de répression fut menée par les tribunaux de l’inquisition, de 1480 à 1520. Mais la plus intense folie meurtrière fut orchestrée par les tribunaux civils de 1580 à 1682. Une chasse aux sorcières qui aurait fait, selon des historiens, 100 000 victimes. La procédure se déroulait toujours de la même manière : dénonciation, interrogatoire du suspect, recherche de la « griffe du diable » par les « piqueurs », confrontation des témoins, torture et aveux, sentence et exécution publique. Un supplice dont le but est de purifier la communauté entière des crimes de sa sorcière.

En 1692, Samuel Parris, pasteur de la communauté de Salem village – aujourd’hui Danvers – dans le Massachusetts, aux États-unis, coule des jours heureux avec son épouse, sa fille Betty, 9 ans, sa nièce Abigaïl Williams, 11 ans, et son esclave noire Tituba, ramenée des Indes occidentales. Celle-ci, pour amuser les fillettes, leur raconte chaque soir des récits vaudous et leur prédit l’avenir. Or, à cette époque, les pratiques de divination sont interdites. Comme dans toutes les colonies puritaines, les habitants de Salem sont en lutte permanente contre le malin. Bientôt, les deux filles commencent à présenter des signes étranges de possession. Elles passent leurs journées à marcher en traînant les pieds tout en parlant dans une langue inconnue. Parfois même, elles deviennent invisibles. Aucun médecin ne parvient à identifier l’origine du mal. Les parents s’inquiètent. Alors, on les déclare possédées par le diable. A force de les harceler sur l’identité de leur persécuteur, on obtient trois noms : Tituba, l’esclave noire, Sarah Osborne, une vieille dame malade et Sarah Good, une pauvre mendiante.

Le 1er mars 1692, les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie et subissent un interrogatoire public devant tout leur village, avant d’être emprisonnées

Très vite, d’autres accusations pleuvent: encore des vieilles femmes de Salem et une fillette de 4 ans ! A la mi-juin, soixante-dix personnes s’entassent dans les geôles. Les procès sont suivis d’une condamnation à mort par pendaison. Deux moyens d’y échapper: être enceinte ou dénoncer. Face à la terreur, certains s’enfuient en abandonnant tout derrière eux. Les champs sont laissés en jachère, les bêtes livrées à elles-mêmes. En moins d’un an, 200 suspectes sont arrêtées. Environ 150 seront jetées en prison et dix-neuf seront pendues. D’autres deviendront folles ou décéderont avant leur condamnation. Au total, l’affaire des sorcières de Salem aura fait 40 morts jusqu’à ce que, le 14 janvier 1693, le gouverneur royal, Sir William Phips, amnistie les derniers accusés et réhabilite les victimes. En 1953, Arthur Miller fit de cette affaire célèbre le sujet de sa pièce de théâtre The Crucible. En y dénonçant la chasse aux communistes lors du Maccarthisme, il fit des sorcières de Salem l’archétype de toutes les répressions aveugles de l’Histoire.


Par Manuela France

https://www.caminteresse.fr/

Une élue visée par Trump menacée de mort par un policier



Quand on dit que les mots peuvent être une arme, Donald Trump a vraiment créé une tempête auprès de 4 femmes démocrates appartenant à des minorités. 3 femmes sont pourtant nées aux États-Unis et la 4e est nationalisée bien plus longtemps que la femme de Donald Trump qui est devenue américaine après son mariage avec lui. L’agent police qui a fait des menaces sur Facebook et celui qui a aimé son poste ont été heureusement licencié. Je doute par contre que cette tempête s’arrête. Je suis sûr que les États-Unis sont de plus en plus hait par bien des pays avec un tel gouvernement raciste jusqu’au bout des doigts.
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Une élue visée par Trump menacée de mort par un policier

Un policier de Louisiane a suggéré dans un... (PHOTO AP)

Un policier de Louisiane a suggéré dans un message sur Facebook de tirer sur la jeune star du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez, qualifiée de «méchante idiote». 

PHOTO AP


Agence France-Presse
Washington

Donald Trump affirme ne pas attiser les «tensions raciales» aux États-Unis avec ses attaques répétées contre des élues démocrates issues des minorités, alors que se multiplient les menaces contre les quatre femmes.

«Non, il n’y a pas de tension raciale», a assuré le président américain à la presse, en accusant à nouveau ces élues de «ne pas aimer» les États-Unis.

Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) font l’objet depuis une dizaine de jours d’attaques quotidiennes de Donald Trump, qui les a appelées à «retourner» d’où «elles viennent».

Les démocrates ont dénoncé des propos «racistes» et plusieurs dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel, les ont réprouvés.

Des partisans de Donald Trump ont conspué Ilhan Omar lors d’un rallye à Greenville, en Caroline du Nord.

Mercredi, un rallye du milliardaire – qui brigue sa réélection en 2020 – avait suscité un nouveau tollé : ses partisans ont scandé «Renvoyez-la! Renvoyez-la!» à l’encontre spécifiquement d’Ilhan Omar, la seule des quatre à être née à l’étranger, en Somalie.

D’autres incidents ont été enregistrés depuis.

Un policier de Louisiane a notamment suggéré dans un message sur Facebook de tirer sur la jeune star du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez, qualifiée de «méchante idiote». 

Il a été démis de ses fonctions, a annoncé lundi lors d’une conférence de presse le chef de la police de Gretna, Arthur Lawson, évoquant le «honte» jetée sur son équipe par l’agent concerné.

Un autre policier a été licencié pour avoir «aimé» sur Facebook le message de son collègue. 

Une association de républicains de l’Illinois a quant à elle brièvement publié sur les réseaux sociaux un photomontage des quatre femmes, dont deux en armes, titré «la brigade du djihad».

Son président Mark Shaw a critiqué une «publication non autorisée», tout en reprenant les critiques du président sur les positions très à gauche des quatre représentantes à la Chambre.

https://www.lapresse.ca/

Pourquoi la maladie d’Alzheimer est-elle plus fréquente chez les femmes?


Tout le monde sait faire la différence entre un homme et une femme, mais ces différences vont bien au-delà de ce qui est apparent. Même la maladie peut agir autrement dépendant du sexe de la personne. C’est ce qui semble être le cas pour la maladie d’Alzheimer.
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Pourquoi la maladie d’Alzheimer est-elle plus fréquente chez les femmes?

Le cerveau humain.

Des scientifiques ont démontré que la maladie pouvait se propager différemment dans le cerveau des femmes par rapport à celui des hommes.

PHOTO : ISTOCK

Une nouvelle étude fournit quelques indices biologiques sur les raisons pour lesquelles les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être atteintes de la maladie d’Alzheimer, et comment cette forme de démence la plus courante varie selon le sexe.

Lors de la conférence internationale de l’Alzheimer’s Association à Los Angeles mardi, des scientifiques ont démontré que la maladie pouvait se propager différemment dans le cerveau des femmes par rapport à celui des hommes. D’autres chercheurs ont montré que plusieurs gènes nouvellement identifiés semblent liés au risque de maladie selon le sexe.

Aux États-Unis, les deux tiers des cas d’alzheimer concernent des femmes, et ce n’est pas uniquement parce que nous vivons plus longtemps, souligne Maria Carrillo, responsable scientifique de l’association.

Il existe également un fondement biologique qui explique les différences selon le sexe dans la maladie, explique-t-elle.

Certaines études précédentes ont suggéré que les femmes, à tout âge, sont plus susceptibles que les hommes de développer la maladie d’Alzheimer. Les scientifiques savent également qu’un gène appelé APOE-4 semble augmenter davantage le risque pour les femmes que pour les hommes dans certains groupes d’âge.

Par ailleurs, les femmes atteintes de la maladie dans ses premiers stades passent parfois sous le radar, car elles ont tendance à mieux réussir les tests verbaux que les hommes, ce qui masque les dommages causés par l’alzheimer.

Les nouvelles études ajoutent plus de preuves et d’explications potentielles aux variations présumées dans la manière dont la maladie atteint les hommes et les femmes.

Les chercheurs de l’Université Vanderbilt ont découvert des différences dans la façon dont la protéine tau, qui forme des enchevêtrements détruisant les cellules nerveuses, se propage dans le cerveau des femmes en comparaison de celui des hommes.

En ayant recours à des examens réalisés sur 301 personnes ayant des capacités de raisonnement normales et 161 autres ayant un déficit léger, ils ont cartographié l’endroit où la protéine tau s’était déposée et l’ont corrélé avec les réseaux nerveux – des « autoroutes » suivies par les signaux du cerveau.

Ils ont constaté que les réseaux de protéine tau chez les femmes atteintes d’un déficit léger étaient plus diffus et dispersés que chez les hommes, ce qui suggère que davantage de zones du cerveau étaient touchées.

L’utilisation du sucre par le cerveau

On sait depuis longtemps que les femmes réussissent mieux aux tests de mémoire verbale – des compétences telles que le rappel de mots et de listes. Des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego ont constaté que les femmes avaient de meilleurs résultats que les hommes, malgré des signes similaires d’alzheimer précoce à modéré.

À l’aide d’examens effectués sur plus de 1000 personnes âgées, ils ont découvert des différences entre les sexes quant à l’utilisation du sucre par le cerveau, sa principale source d’énergie. Les femmes métabolisent mieux le sucre, ce qui peut accroître leur capacité à compenser les dommages causés par la démence et les rendre moins susceptibles de recevoir un diagnostic de ce trouble lorsqu’elles sont soumises à des tests faisant appel à des compétences verbales.

L’avantage féminin pourrait masquer les premiers signes de la maladie d’Alzheimer et retarder le diagnostic, a indiqué la responsable de l’étude, Erin Sundermann. Les femmes sont capables de maintenir leurs performances verbales normales plus longtemps », en partie grâce à un meilleur métabolisme cérébral.

À l’Université de Miami, des scientifiques ont analysé les gènes de 30 000 personnes – la moitié avec la maladie d’Alzheimer, l’autre sans – et ont découvert quatre gènes qui semblent liés au risque de maladie selon le sexe.

Un confère des risques aux femmes et non aux hommes, et trois aux hommes, mais pas aux femmes, a expliqué Eden Martin, l’une des responsables de l’étude.

Les chercheurs ne savent pas encore exactement comment ces gènes influencent le risque, ni dans quelle mesure.

Certains d’entre eux semblent liés au système immunitaire et nous savons qu’il existe des différences entre les hommes et les femmes, a dit un autre responsable de l’étude, Brian Kunkle.

Sept autres gènes semblent avoir un effet différent sur les risques chez les hommes et les femmes.

Les chercheurs bénéficient d’une subvention du National Institute on Aging pour mener une étude internationale auprès de 100 000 personnes afin de valider et d’élargir les résultats.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Quand des penseurs américains expliquaient que le vote ne concernait pas les femmes


Dans les pays occidentaux, les femmes ont dû se battre pour avoir le droit de vote. Aux États-Unis, dans les années 1900, des hommes, et même des femmes ont écrit la raison qu’une femme ne devait pas voter. Elles étaient trop occupées pour voter et de toute manière, elles ne comprendraient pas grand chose à la politique. Et une auteure a même dit que la femme n’avait pas besoin de voter, car elles avaient tout le pouvoir qu’elle désirait si elles accomplissaient ses tâches. Le vote de son mari, ami … était de toute façon le sien. On peut bien en rire, que c’est du passé, mais en réalité, il y a encore des personnes qui pensent comme cela même à l’extérieur des États-Unis
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Quand des penseurs américains expliquaient que le vote ne concernait pas les femmes

Une bonne mère a déjà tant de choses à faire. | ArtsyBee via PIxabay

Une bonne mère a déjà tant de choses à faire. | ArtsyBee via PIxabay

Repéré par Robin Lemoine

Dans les années 1900, des plumes comme Clark, Rogers ou Abbott écrivaient que les femmes étaient trop ignorantes pour pouvoir prendre part à la vie politique.

Repéré sur The Atlantic

Le droit de vote des femmes est entré dans la loi américaine au moment de la ratification du XIXea mendement, en 1920. Au cours des années précédentes, bon nombre de penseurs expliquaient, avec des arguments tous plus fantastiques les uns que les autres, que le droit de vote des femmes et leurs devoirs inhérents en tant que mères ne pouvaient tout simplement pas coexister.

Elle étaient déjà bien occupées

Il n’y a qu’à lire les douces lignes de l’essayiste Charles Worcester Clark dans «Woman Suffrage, Pro and Con» [Le droit de vote des femmes, les pour et les contre] pour s’en faire une idée:

«L’homme moyen comprend la différence entre les fonctions du gouvernement national et celles des gouvernements des États, et sait quel rôle, le candidat pour lequel il vote, devra jouer s’il est élu. La femme moyenne ne sait rien de tout cela.»

Mais attention, ce n’est pas grave puisqu’il ajoute:

«Cette ignorance ne la discrédite par pour autant, car elle a déjà assez à faire. Mais elle existe.»

Alors voilà, c’est assez simple, mais efficace. Les femmes n’ont pas le temps pour réfléchir à tout ça, donc on ne voit pas pourquoi elles voteraient.

Elles avaient déjà assez de pouvoir

Continuons d’écouter les grandes plumes de l’époque. Une autrice cette fois-ci, Anna A. Rogers, dans un article nommé «Why Amercan Mothers Fail» [Pourquoi les mères américaines échouent]:

«Les femmes américaines ne cessent de pleurer sur la petitesse de leur vie. Mais si elles ne faisaient qu’accomplir avec passion et sagesse les tâches qui leur sont confiées, elles auraient entre leurs mains tout le pouvoir possible de l’humanité», écrit-t-elle, avant d’affirmer que «les femmes sont tracassées par le droit de vote. Elles ne voient pas que le vote de leur fils, de leur frère, et même de leur ami, est vraiment le leur».

En gros, pas besoin de leur donner le droit de vote puisque leurs hommes votent pour elles. Il leur suffirait d’influencer ces hommes pour exprimer leur voix.

Elles étaient trop conciliantes

Et bien évidemment, l’argument le plus connu: les femmes seraient trop sentimentales, elles éprouveraient trop de compassion pour participer aux débats publics. Le théologien et auteur Lyman Abbott écrivait ainsi dans «Why Women Do Not Wish the Suffrage» [Pourquoi les femmes ne souhaitent pas le droit de vote] que

«les femmes fuient la politique, exactement comme elles fuient la rencontre de volontés opposées sur un champ de bataille. La femme répugne à commander. Elle ne veut pas imposer sa volonté à la communauté. Et pourtant, c’est exactement ce que le suffrage peut et doit parfois impliquer».

Alors bien sûr, on peut rire de ces textes présentant des idées qui nous semblent aujourd’hui désuètes. Pourtant, encore aujourd’hui, ce sont majoritairement des hommes –politiques et grands patrons– qui continuent de prendre les décisions concernant les droits des femmes. Espérons que l’histoire laissera de côté les hommes, quand une décision les concerne elles.

http://www.slate.fr/