L’engouement pour le lait d’amande entraîne une hécatombe d’abeilles


Beaucoup préfèrent boire le lait d’amande, plutôt la boisson d’amande que du lait conventionnel. Le problème : C’est la Californie qui est la plus grosse productrice et la demande a augmenter drastiquement qu’en peu de temps de grands vergers d’amandier ont fait leur apparition. Ils utilisent énormément de pesticides dont certains sont mortels pour les abeilles. En plus, le travail pour polliniser les amandiers demande beaucoup plus aux abeilles que les autres cultures et en plus, on les empêche d’hiberner pour polliniser a l’avance. Bref, le résultat est une hécatombe d’abeille cinquante milliards d’abeilles sont morte en hiver 1919. Sans abeille, pas d’amande, pas d’amande pas de boisson d’amande
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L’engouement pour le lait d’amande entraîne une hécatombe d’abeilles


Beaucoup d'apiculteurs américains signent des contrats avec les producteurs d'amandes. | Joe Raedle / Getty Images North America / AFP

 

Beaucoup d’apiculteurs américains signent des contrats avec les producteurs d’amandes. | Joe Raedle / Getty Images North America / AFP 

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur The Guardian

Aux États-Unis, cinquante milliards d’abeilles sont mortes en seulement quelques mois.

Aux États-Unis, l’industrie de l’amande connaît une croissance extraordinaire. Poussés par les ventes de lait d’amande (+250% en cinq ans), de gigantesques vergers d’amandiers sortent de terre, notamment en Californie. Cette expansion rapide, facilitée par l’utilisation massive de pesticides, n’est pas sans conséquence pour les milliards d’abeilles qui assurent la pollinisation des sites.

Pendant l’hiver 2019, une véritable hécatombe est survenue dans les ruches californiennes installées dans les zones de production d’amandes: cinquante milliards d’abeilles ont été anéanties en quelques mois, plus du tiers des colonies américaines –un record.

Scientifiques, apiculteurs et écologistes attribuent ce taux de mortalité extrêmement élevé à l’exposition des insectes aux pesticides. La recherche a notamment découvert qu’une classe de pesticides appelés néonicotinoïdes, désormais interdite en France, était particulièrement mortelle pour les abeilles.

Dans une course effrénée au rendement –la Californie fournit près de 80% de l’approvisionnement mondial en amandes–, les exploitants agricoles utilisent pourtant ce type de produit chimique en très grande quantité.

Surexploitation

Chaque année, quelque 35 millions de livres [près de 16 millions de kilogrammes] de pesticides sont déversés sur les exploitations américaines d’amandes –plus que pour n’importe quel autre produit récolté.

L’un des pesticides les plus largement appliqués dans ces vergers est l’herbicide glyphosate (Roundup), dont l’usage est également très controversé en France. Il se révèlerait extrêmement nocif pour les abeilles et augmenterait les risques de cancer chez l’être humain.

En plus de la menace des pesticides, la pollinisation des amandes est très exigeante pour les abeilles. Elles sont réquisitionnées pour ce travail deux mois plus tôt que dans la nature, au moment même où elles sont censées être plongées dans un long sommeil hivernal.

Par ailleurs, la quantité de ruches nécessaire pour ces exploitations dépasse de loin celle des autres cultures. Les pommes n’utilisent par exemple qu’un dixième du nombre d’abeilles requises pour les amandes.

Cette concentration d’abeilles dans une même région géographique augmenterait de façon exponentielle le risque de propagation de maladies, comme celles véhiculées par l’acarien parasite appelé Varroa destructor.

Face à ces problèmes, les apiculteurs sont dans l’impasse. D’un côté, ils se battent constamment pour garder suffisamment d’abeilles pour remplir leur contrat de pollinisation avec les producteurs d’amandes; de l’autre, ils ne peuvent renoncer et quitter ce type d’exploitation dont ils sont financièrement dépendants.

Pour Nate Donley, scientifique au Center for Biological Diversity dans l’Arizona, les vergers d’amandiers sont un véritable abattoir à abeilles:

«C’est comme si on les envoyait à la guerre. Beaucoup ne reviennent pas.»

http://www.slate.fr

Cet apicul­teur a trans­formé des ours sauvages en goûteurs de miel


Voilà un apiculteur intelligent. Au lieu de faire la guerre avec des ours qui venaient manger son miel et briser ses ruches, il a décidé d’en faire des partenaires. En leur disposant 5 miels différents présentés comme pour des goûteurs professionnels .. Les ours se prêtent bien au jeu sans rien briser en retour.
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Cet apicul­teur a trans­formé des ours sauvages en goûteurs de miel


Crédits : DHA

par  Mathilda Caron


À Trab­zon, dans le nord-est de la Turquie, les ours n’hé­sitent pas à s’aven­tu­rer chez les apicul­teurs pour se procu­rer du miel. Après avoir tenté de les éloi­gner en vain, l’un d’eux a décidé d’en faire des goûteurs de miel, rappor­tait l’agence turque Demirö­ren (DHA) le 20 août.


Crédits : DHA

Pour proté­ger ses ruches, Ibra­him Sedef a d’abord installé des grilles et laissé de la nour­ri­ture aux ours. Mais rien n’a fonc­tionné. Sur les images de vidéo­sur­veillance, on pouvait toujours voir les animaux se délec­ter du nectar. Vu leur exper­tise, il a alors eu l’idée de leur faire dégus­ter sa produc­tion.

À partir du moment où l’api­cul­teur a installé cinq miels diffé­rents sur une table, les ours sont venus le manger sans abîmer quoi que ce soit. Et Ibra­him Sedef sait main­te­nant quel est son meilleur miel.

Crédits : DHA

Source : DHA

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Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Si j’avais une maison, je ne voudrais plus de pelouse, mais quelque chose de plus naturel. Une pelouse demande beaucoup de soin, de l’eau, et souvent les gens vont mettre des produits chimiques tels que les herbicides pour se débarrasser des pissenlits. C’est un combat à faire à chaque été. Est-ce que cela vaut vraiment la peine ? De plus, les pissenlits sont là pour rester, et s’avèrent utiles pour les insectes pollinisateurs, de plus les feuilles peuvent se servir en salade …
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Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Une abeille butine un pissenlit.

Une abeille butine un pissenlit. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Charles D’Amboise

Souvent considéré comme un intrus, le pissenlit est essentiel aux écosystèmes de la ville ou de la campagne. Il faut cesser de le combattre et laisser la nature suivre son cours, affirment des experts en biologie et en apiculture.

Pour le biologiste Claude Villeneuve, les compagnies d’engrais et d’herbicides entretiennent depuis des lunes le mythe « que le pissenlit est une plante envahissante à éliminer ».

« Ça ne date pas d’hier. Si vous regardez les publicités pour l’aménagement paysager, on voit toujours que pour les hommes, la pelouse, c’est comme une bête à maîtriser. C’est jaune et c’est la plante parfaite pour les vendeurs de pesticides. Il n’y a jamais moyen de s’en débarrasser. C’est des ventes à répétition. »

Selon l’expert, le marketing entretient « le désir d’avoir une pelouse verte », alors qu’en fait, « avoir une pelouse verte est très nuisible pour l’environnement ».

Maintenir des pelouses vertes, ça demande énormément d’énergie. Ça demande du pétrole, des engrais qui sont des polluants, ça demande énormément d’eau. Claude Villeneuve, biologiste

M. Villeneuve ajoute que la guerre aux pissenlits est inutile parce que son éradication est pratiquement impossible, ajoute le biologiste.

« Pour des façons difficiles à comprendre, les gens se font une obsession de la lutte aux pissenlits. C’est une lutte perpétuelle à recommencer avec des résultats discutables. »

Et les abeilles!

Au printemps, la plante est aussi activement prisée par les insectes pollinisateurs.

« C’est vraiment une ressource florale attirante entre autres pour les abeilles », indique Valérie Fournier, professeure titulaire au Centre de recherche et innovation sur les végétaux de l’Université Laval.

« Au printemps, on a souvent un manque de fleurs alors que les abeilles refont leur colonie. Le pissenlit tombe à point pour les nourrir de manière bien nutritive », affirme-t-elle.

La chercheuse ajoute qu’avec l’engouement grandissant pour les ruches en milieu urbain, les pissenlits ont leur place dans les espaces verts.

« Quand on ajoute des ruches en milieu urbain, c’est qu’on ajoute des grandes quantités d’abeilles. Si on n’ajoute pas de fleurs, à un moment donné, on va saturer l’environnement. Avec le pissenlit, c’est facile, on n’a pas à le planter et c’est une source de nourriture abondante », poursuit-elle.

« On veut une diversité florale. Le pissenlit ne va pas devenir une plante dominante. Il faut laisser la nature faire un équilibre », dit-elle.

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Les avocats sont-ils vraiment vegans?


Sans être vegan, j’aime bien les avocats, mais j’en achète presque plus à cause de sa popularité et des effets désastreux sur l’environnement. Comme bien des légumes vendus à grande échelle, comme aussi amandes, brocolis et melon, il y a des conséquences. Par exemple aux États-Unis, les abeilles locales ne peuvent pas polliniser ces cultures alors ils font appelle à des abeilles de l’extérieur sous le nom apiculture migratrice et ces petites bêtes sont malmenés.
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Les avocats sont-ils vraiment vegans?


L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan. | Abigail Lynn via Unsplash

 

L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan. | Abigail Lynn via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur CNN

Cultivés à grande échelle, les avocats, comme les amandes ou les melons peuvent nécessiter l’exploitation de certains animaux.

On connaissait déjà le terrible impact environnemental de la culture d’avocats. Le fruit star des réseaux sociaux est aujourd’hui tellement populaire qu’il vide les nappes phréatiques, nécessitant 1.000 litres d’eau par kilo produit, contre 130 litres pour un kilo de salade.

Ce que l’on sait moins, c’est que ce fruit particulièrement apprécié des stars d’Instagram pour ses vertus nutritives, gustatives et photogéniques, n’est pas toujours un aliment totalement vegan. La culture à grande échelle de l’avocat, mais aussi des amandes, des brocolis, ou encore du melon, requiert dans certaines régions du globe un recours à l’apiculture migratrice. Cette pratique est répandue dans certaines zones comme la Californie, où la population locale d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs n’est pas assez importante pour assurer la pollinisation des immenses vergers d’avocats ou d’amandiers. Des ruches itinérantes sont donc déplacées d’exploitation en exploitation pour assurer le développement des fruits.

Comme le relève un article de The Conversation repris par CNN, ces abeilles sont transportées à l’arrière de poids lourds et peuvent être trimballées des vergers d’amandiers de Californie à une plantation d’avocats au Texas, avant de rejoindre les champs de brocolis de l’Oregon.

L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan qui interdit la consommation de produits d’origine animale ou nécessitant l’exploitation d’animaux.

Des abeilles maltraitées

Dans un article pour Scientific American, le journaliste Ferris Jabr révèle que l’apiculture migratrice prive les abeilles de la nourriture riche et diversifiée qu’elles trouvent habituellement à l’état sauvage.

Il alerte aussi sur les traitements infligés aux insectes, notamment lors des déplacements entre les fermes:

«Sur la route, les abeilles ne peuvent pas butiner, ni déféquer. Le sirop de sucre et les galettes de pollen que les apiculteurs offrent en compensation ne sont pas aussi nutritifs que le pollen et le nectar des plantes sauvages. Sans compter que le mélange dans les mêmes fermes de différentes races d’abeilles venues des quatre coins du pays propage des maladies, ce qui peut entraîner l’effondrement des colonies.»

Il est toutefois important de préciser que seuls certains légumes et fruits, produits à très grande échelle, sont concernés. L’apiculture migratrice n’est d’ailleurs pas pratiquée dans toutes les régions du monde. Si elle est répandue aux États-Unis où elle garantit environ un tiers des récoltes de fruits et légumes, elle reste très marginale en Europe et en Asie.

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Un apiculteur enfourne des centaines d’abeilles dans sa bouche


Un apiculteur pas comme les autres. Il aime s’entourer d’abeilles et il n’a aucune protection. Il semble qu’il soit immunisé contre leurs piqûres et il aime le montrer.
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Un apiculteur enfourne des centaines d’abeilles dans sa bouche

 

Suk Mohammad Dalal © You Tube.

Suk Mohammad Dalal, un apiculteur indien âgé de 32 ans, se filme régulièrement en train de mettre des centaines d’abeilles dans sa bouche. L’homme collecte le miel de ses abeilles depuis seize ans.

Depuis deux ans, Suk Mohammad Dalal s’amuse à se filmer avec des abeilles sur ses vêtements ou même sur le visage. L’Indien a décidé aujourd’hui d’aller plus loin, en en mettant dans sa bouche. Il justifie son geste par « le plaisir d’avoir des abeilles en bouche ». Il ne les avale jamais. 

Le « mangeur d’abeilles » travaillait auparavant en tant qu’assistant de médecin. Il a, un jour, décidé de changer de métier pour se consacrer entièrement à sa passion: les abeilles.

Ayant travaillé avec des médecins, il conseille toutefois de ne pas l’imiter. C’est parce qu’il a été piqué des centaines de fois qu’il est devenu résistant au venin des abeilles

https://www.7sur7.be

Des centaines de millions d’abeilles mortes au Canada


Printemps tardif, puceron et pesticide néonicotinoïde sont des conséquences de la mort des millions d’abeilles partout au Canada. C’est une situation grave, car sans abeilles pas de miel et les agriculteurs risquent de voir leurs productions de fruits et légumes en baisse. Même si la saison a commencé tard et que le varois cette espèce de pucerons qui s’attaque aux abeilles, on soupçonne fortement les pesticides néonicotinoïdes d’être les plus grands responsables de l’hécatombe de ces pollinisateurs
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Des centaines de millions d’abeilles mortes au Canada

 

L'Association des apiculteurs de l'Ontario rapporte qu'entre 50 et 80 % des abeilles sont mortes ce printemps.

L’Association des apiculteurs de l’Ontario rapporte qu’entre 50 et 80 % des abeilles sont mortes ce printemps. Photo : Getty images/iStock

C’est la catastrophe pour les apiculteurs d’un bout à l’autre du pays. Selon des données préliminaires, la moitié des abeilles du Canada pourraient avoir trouvé la mort ce printemps. Radio-Canada a appris que les apiculteurs du Québec sollicitent l’aide du gouvernement provincial, comme l’ont fait leurs collègues de l’Ontario.

Un texte de Thomas Gerbet

« On a perdu 80 % de nos abeilles », se désole Gabrielle Nadeau, apicultrice à Kapuskasing, dans le nord de l’Ontario.

Elle n’est pas la seule. Un apiculteur ontarien sur trois rapporte des pertes de plus de 70 %, selon les données de l’Association des apiculteurs de l’Ontario.

« Il est démoralisant et dévastateur pour des apiculteurs de subir de telles pertes, dit Jim Coneybeare, le président de l’Association. Les abeilles sont trop importantes pour tout le monde. Nous ne pouvons pas laisser cette industrie échouer. »

Le nombre de colonies mortes ou faibles est étonnant. Ces pertes pourraient s’avérer les pires qui n’ont jamais été enregistrées. Jim Coneybeare, président de l’Association des apiculteurs de l’Ontario.

Partout au pays

 

Les apiculteurs de MartinGill Bees, à Saint-Anicet en Montérégie, ont constaté de nombreux décès d'abeilles ce printemps. Ils accusent les pesticides néonicotinoïdes. Des tests en laboratoire devront le prouver.

Les apiculteurs de MartinGill Bees, à Saint-Anicet en Montérégie, ont constaté de nombreux décès d’abeilles ce printemps. Ils accusent les pesticides néonicotinoïdes. Des tests en laboratoire devront le prouver.  Photo : Courtoisie MartinGill Bees

Les scènes d’hécatombe se répètent d’un bout à l’autre du Canada. L’Association des apiculteurs de l’Alberta constate des pertes bien supérieures aux années précédentes.

« Les données préliminaires montrent des pertes de plus de 40 % dans la province », rapporte le président de l’Association de la Saskatchewan, Jake Berg.

Au Nouveau-Brunswick aussi le printemps est difficile. Seule la Nouvelle-Écosse semble être passée au travers de la catastrophe, avec des pertes semblables à celles des années précédentes.

Les causes possibles de ces fortes mortalités sont diverses et restent à clarifier. Il y a le printemps tardif qui a affaibli les abeilles. Il y a toujours le varois, un puceron qui les tue depuis des années, et puis les fameux pesticides néonicotinoïdes qui sont montrés du doigt.

Nombreuses mortalités au Québec

La Fédération des apiculteurs du Québec estime les pertes à plus de 50 %.

« Cette année, plusieurs membres m’appellent pour me dire qu’ils ont perdu 50, 60, même 80 % de leurs ruches », raconte le président de la Fédération, Stéphane Leclerc.

Il encourage ses membres à rapporter les pertes auprès du ministère de l’Agriculture qui est en train de compiler les données. Le gouvernement prévoit déjà que l’année sera pire que les précédentes (21 % de pertes en 2017 et 16 % en 2016).

De son côté, la Financière agricole rapporte des indemnisations quatre fois plus élevées que pour toute l’année dernière. Au 31 mai, elle avait versé 720 000 $ à des apiculteurs québécois. Il faut aussi mentionner que beaucoup ne sont pas assurés.

Des conséquences sur la production de fruits et légumes

Gros plan sur une abeille dans un bouquet de fleurs blanches.

Une abeille en pleine récolte de pollen Photo : iStock

Le problème du déclin des abeilles n’est pas à prendre à la légère. Grâce à la pollinisation, elles sont responsables de près de 90 % des productions de bleuets, de pommes, de canneberges, de concombres et de framboises.

« Les producteurs ont besoin des abeilles pour avoir de meilleurs fruits, pour avoir une plus grosse quantité, explique Stéphane Leclerc. Donc, si on ne réussit pas à fournir la quantité demandée, ils vont perdre leur production. »

Appels à l’aide des gouvernements

Dans une lettre obtenue par Radio-Canada, datée du 28 mai, la Fédération des apiculteurs québécois sollicite une rencontre avec le ministre de l’Agriculture Laurent Lessard, dans l’espoir d’obtenir un soutien financier. Les apiculteurs de l’Ontario ont fait la même démarche au début du mois de mai.

Pour le moment, le Québec ne s’engage pas à apporter une aide financière. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) explique qu’il soutient les apiculteurs en leur offrant gratuitement les services de médecins vétérinaires.

« Le MAPAQ est également sensible à la problématique des cas suspectés d’empoisonnement d’abeilles par des pesticides », dit la porte-parole Yohan Dallaire Boily.

Des abeilles de l’Australie pour sauver la production de miel

 

La production de miel devrait diminuer partout au Canada cette année. Photo : iStock

Dans les circonstances, la production de miel devrait diminuer partout au Canada, cette année. Les apiculteurs sont nombreux à recourir aux services d’importateurs d’abeilles pour repeupler leurs ruches.

« On a fait venir six chargements par avion de l’Australie. C’est une année record, raconte Joël Laberge de la compagnie Stan Abeilles Importation, en Montérégie. Les autres années, c’était un ou deux. »

Au total, il a fait venir plus de 150 millions d’abeilles destinées au Québec et à l’est du Canada.

« Tout le monde nous appelle, tous ceux qui sont en manque », raconte Joël Laberge.

 

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Les abeilles vont (un peu) mieux


Si les abeilles vont un peu mieux, cela ne veut dire que le combat contre les parasites et pesticides ainsi que les plantes qu’elles affectionnent n’est pas fini.
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Les abeilles vont (un peu) mieux

 

Les populations d'abeilles et d'autres pollinisateurs se sont... (Photo archives Associated Press)

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Les populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs se sont effondrées depuis plus de dix ans.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

SETH BORENSTEIN
Associated Press
Washington

 

Les abeilles américaines vont un peu mieux, mais un expert prévient que la situation est simplement passée de «horrible» à «mauvaise».

Les apiculteurs ont perdu 21 % de leurs colonies l’hiver dernier, comparativement à 27 % au cours de l’hiver précédent. Il s’agit des pertes les plus modestes depuis que l’on a commencé à surveiller la situation en 2006.

La moyenne des pertes hivernales des dix dernières années est de 28,4 %. Les autorités américaines souhaitent des pertes de 15 % ou moins.

L’amélioration de la situation est attribuée à une lutte plus efficace contre le varroa, un parasite mortel.

Les populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs se sont effondrées depuis plus de dix ans, une situation que les experts attribuent à l’impact combiné des parasites, de la maladie, des pesticides et d’une alimentation déficiente.

Les pertes annuelles des apiculteurs sont aussi moins lourdes. Environ le tiers des colonies actives en avril 2016 étaient mortes un an plus tard, comparativement à un taux de mortalité de plus de 40 % au cours de l’année précédente.

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Enquête sur le miel de Protégez-vous: des apiculteurs québécois se défendent


Le miel est un aliment le plus falsifié au monde, et bien sûr, au Québec, on s’intéresse à savoir ce que le produit est bien ce qu’on ne l’achète. Avec les tests fait par la revue Protégez-vous, des apiculteurs se sont indignés que le pot analysé contenait du sucre artificiel. Cependant, sans être falsifié, il peut que la raison était imprévisible et donc non volontaire
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Enquête sur le miel de Protégez-vous: des apiculteurs québécois se défendent

À moins d'avoir un palais extrêmement sensible, on... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse)

À moins d’avoir un palais extrêmement sensible, on ne détecte pas la présence d’un sucre artificiel, en petite quantité, dans du miel naturel. Un producteur ou un transformateur malveillant peut donc être tenté de couper son miel pour réduire ses coûts.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Protégez-vous dévoile ces jours-ci les résultats de ses tests sur le miel qui ont trouvé un taux de non-conformité très élevé, 31 %. Dans le groupe des miels qui ne passent pas le test, un miel d’été québécois qui contenait du sucre artificiel. Les apiculteurs des Cantons-de-l’Est qui le produisent répliquent : c’est strictement impossible.

« On veut nettoyer notre réputation », dit Liliane Morel, de la ferme Les Trois acres de Dunham qui compte une centaine de ruches pour une production d’environ 15 000 lb de miel.

Liliane Morel et son partenaire d’affaires et de vie Stephen Crawford veulent faire des tests sur leur miel d’été puisqu’ils ne comprennent pas du tout comment un de leur pots a pu contenir 6,5 % de sucre artificiel.

« On n’utiliserait jamais du sucre », insiste-t-elle. 

Les Trois acres a reçu l’appui du Syndicat des apiculteurs du Québec et de l’Union paysanne dans ses démarches pour clarifier la situation.

Le laboratoire mandaté par Protégez-vous a testé un seul pot pour chacun des 36 miels étudiés.

La direction de Protégez-vous conserve sa totale confiance dans les résultats publiés.

« Protégez-vous a confiance en son laboratoire, qui est hautement spécialisé dans les analyses que nous lui avons confiées. Nous avons d’autres échantillons, mais nous n’avons pas de raisons de croire que notre test serait erroné, donc nous ne prévoyons pas refaire de nouvelles analyses », a indiqué Julie Gobeil, la directrice du contenu et des communications. 

COMMENT DU SUCRE PEUT-IL SE RETROUVER DANS DU MIEL ?

Ce n’est pas un hasard si Protégez-vous s’est intéressé au miel : il s’agit d’un des aliments les plus falsifiés du monde. Car, à moins d’avoir un palais extrêmement sensible, on ne détecte pas la présence d’un sucre artificiel, en petite quantité, dans du miel naturel. Un producteur ou un transformateur malveillant peut donc être tenté de couper son miel pour réduire ses coûts.

Mais du sucre peut se retrouver dans le miel involontairement à la suite d’une mauvaise manipulation de l’apiculteur ou d’un phénomène naturel, explique le président de l’Union paysanne Benoit Girouard, apiculteur lui-même.

Les apiculteurs peuvent ajouter de l’eau sucrée dans une ruche au printemps pour donner un coup de pouce à un nucléi plus faible. Normalement, le sirop reste dans la ruche du bas, celle qui abrite la reine, et ne devrait pas être mélangé avec le miel au moment de la récolte. Mais une erreur de manipulation peut toujours arriver, note Benoit Girouard.

Cette explication ne tient toutefois pas pour le couple d’apiculteurs de Dunham : ils utilisent parfois leur miel pour partir les ruches au printemps. Il ne devrait donc jamais y avoir de sucre ajouté dans leur miel d’été. 

« L’autre phénomène, c’est un pillage », explique Benoit Girouard.

Cela survient quand les abeilles trouvent du sucre è l’extérieur de la ruche et le ramène dans les rayons. Certains apiculteurs mettent un sirop sucré à l’extérieur de la ruche lors des premières sorties des abeilles pour donner une chance aux insectes et favoriser le développement de la colonie. 

Le pillage d’une ruche par un groupe d’abeilles étrangères est complètement indépendant de la volonté des producteurs et n’est pas du tout un cas de fraude alimentaire, dit le président de l’Union paysanne.

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Un parasite qui rend les abeilles zombies présent au Canada


Comme si les abeilles n’avaient pas assez de problèmes comme ça, voilà qu’un parasite fait son entrée et met en danger ces petites bestioles
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Un parasite qui rend les abeilles zombies présent au Canada

 

Apocephalus borealis

Un ver sort d’une abeille parasitée par Apocephalus borealis.    PHOTO : JOHN HAFERNIK

Des abeilles mellifères près de Nanaimo, sur l’île de Vancouver, sont mortes après avoir été parasitées par le ver de la mouche Apocephalus borealis. Il s’agit du premier cas au Canada répertoriant la présence de cet organisme sur les abeilles productrices de miel.

Le parasite est transmis par une petite mouche, appelée phoridé, qui grimpe sur l’abdomen de l’abeille, la pique avec un organe de ponte et y dépose des œufs qui se transformeront plus tard en asticots. Ces derniers s’alimentent ensuite de l’intérieur de l’abeille jusqu’à ce que mort s’ensuive.

L’asticot, qui est présent de l’Alaska au sud des États-Unis, était connu pour s’en prendre aux guêpes et aux bourdons, selon le professeur de biologie de l’Université d’État de San Francisco, John Hafernik. Toutefois, la découverte de sa présence sur des abeilles est assez récente et remonte à la dernière décennie.

Une apicultrice de C.-B. repère le parasite

L’apicultrice, Sarah Wallbank, a découvert la présence du parasite sur ses abeilles. Elle raconte avoir installé une ruche sur sa terrasse en avril dernier, mais remarqué en juillet le comportement étrange des insectes. Les abeilles sortaient la nuit, au moment où elles dorment généralement dans leur ruche, et se cognaient de manière répétitive sur la lumière à l’extérieur de la maison.

« Ces abeilles étaient tellement frénétiques. C’était comme si quelqu’un tapait ses doigts de manière stressée sur un bureau. Tap, tap, tap, tap, tap », explique-t-elle.

Elle ajoute que les abeilles sont finalement tombées au sol et sont mortes plus tard.

C’est juste la chose la plus triste et étrange. Sarah Wallbank, apicultrice

L’insulaire a par la suite effectué une recherche sur Internet et est tombée sur le site ZomBee Watch, qui donne notamment de l’information pour identifier les abeilles infectées et auquel participe John Hafernik de l’Université d’État de San Francisco.

Selon les recommandations données sur le site, Mme Wallbank a amassé les abeilles mortes, pris une série de photos de celles-ci et les a soumises en ligne. Un peu plus tard, elle a reçu la confirmation selon laquelle les abeilles étaient infectées.

Elle dit être contente d’avoir pu aider les scientifiques à retracer des abeilles touchées au Canada.

« Mais c’est décevant de constater qu’il y a un autre prédateur qui s’en prend aux abeilles », avance-t-elle aussi.

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Un essaim d’abeilles s’installe sur un vélo à Toulouse


On peut trouver un essaim d’abeilles n’importe où, même sur le siège d’un vélo qui pourtant était utile pour un stagiaire. Comme on sait, le malheur des uns, font le bonheur des autres
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Un essaim d’abeilles s’installe sur un vélo à Toulouse

 

Photo Sapiens Sapiens

Photo Sapiens Sapiens

Un essaim d’abeilles sur un vélo. Cette image peu banale s’est passée mardi après-midi dans le quartier des chalets à Toulouse. Des milliers d’abeilles ont élu domicile sur le vélo d’un stagiaire de l’agence de reportages Sapiens Sapiens. 

Un apiculteur a été appelé pour récupérer les 10000 abeilles qui viendront coloniser une vraie ruche et qui pourront produire du miel. L’apiculteur utilise une sorte d’aspirateur pour récupérer l’essaim.

Opération terminée. Le stagiaire a pu récupérer son vélo, et l’apiculteur un bel essaim de 10000 abeilles, qui vont bientôt rejoindre les champs de la banlieue toulousaine.

http://www.ladepeche.fr/