Un champignon meurtrier retracé jusqu’en Corée


Les amphibiens à travers le monde sont victimes d’un champignon microscopique. Plusieurs espèces risquent l’extinction et il n’y aucun remède présentement. Cependant, les chercheurs ont pu localiser ce champignon en Corée qui a besoin de l’homme pour se propager et les navires transportant des denrées alimentaires auraient une aubaine pour eux.
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Un champignon meurtrier retracé jusqu’en Corée

 

Une grenouille de l'espèce rainette du Pacifique sur une table à pique-nique.

Une rainette du Pacifique Photo : iStock/naturediver

La source d’un champignon responsable d’une véritable hécatombe chez les amphibiens de partout dans le monde a été identifiée par des chercheurs. Il s’agit d’une première étape essentielle à l’élaboration d’une solution pour éviter que le déclin de ces espèces ne se poursuive.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les pandémies sont l’une des plus grandes menaces pour les espèces animales. Un des plus grands tueurs est un champignon microscopique nommé le chytridiomycète, qui s’attaque à tous les types d’amphibiens.

On pense que, depuis 1970, ce champignon s’en serait pris au tiers des espèces de grenouilles et de salamandres de partout dans le monde et qu’il en aurait mené plusieurs à l’extinction.

Aucun traitement n’existe, et les scientifiques tentent depuis plusieurs décennies de mieux comprendre la maladie pour trouver des solutions. La découverte récente de la source, qui nicherait dans la péninsule coréenne, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre cette maladie.

Une traque mondiale

Le chytridiomycète pousse sur la peau des amphibiens. Il entraîne leur mort en déréglant leur capacité de gérer leur eau ou d’échanger certaines molécules avec leur environnement.

En ce moment, la seule solution est d’isoler, dans des refuges, les amphibiens non infectés et d’attendre que la maladie passe son chemin. C’est pour cette raison que la découverte de l’origine du problème est essentielle à la recherche et à la mise au point d’un remède.

Toutefois, il existe tellement de foyers différents que les scientifiques ne savaient pas si la pollution avait rendu les amphibiens plus vulnérables à un champignon déjà très répandu, ou s’il étaient plutôt confrontés à une espèce invasive.

Des chercheurs ont donc voulu séquencer le génome de toutes les variantes du champignon pour élucider le mystère. Pour ce faire, ils ont parcouru les régions humides et les jungles du monde entier pour récolter des échantillons. Ils en ont catalogué 177 nouvelles variantes et, en ajoutant des données d’anciennes études, ils en sont arrivés à un total de 234.

Les chercheurs ont ainsi identifié cinq grandes lignées, mais celle qui a attiré leur attention venait de la péninsule coréenne. Les champignons de cette région avaient non seulement une diversité beaucoup plus importante qu’ailleurs dans le monde, mais ils possédaient aussi la plupart des caractéristiques génétiques des autres lignées.

La maladie semble aussi être moins mortelle en Asie, ce qui suggère que les animaux de cette région ont coexisté avec le champignon pendant longtemps et ont développé des méthodes pour le combattre. Ces indices indiquent que la péninsule coréenne serait le lieu d’origine du champignon.

Une salamandre

Une salamandre  Photo : Université d’État de l’Ohio/Robert Denton

Le commerce mondial à la source

Le séquençage a aussi montré qu’en remontant l’évolution génétique de l’espèce, on constate que la variante responsable de la pandémie est très récente et qu’elle serait apparue il y a entre 50 et 120 ans. Ce moment dans l’histoire coïncide avec le début du commerce international tel qu’on le connaît.

La maladie pourrait donc s’être répandue par l’entremise des animaux qui se seraient glissés dans des navires avec des produits alimentaires, ou dont on a fait le commerce directement. Le champignon aurait besoin des humains pour se répandre et ne se promènerait pas seul dans l’air ou dans l’eau. Des mesures de surveillance commerciale pourraient permettre de limiter sa propagation.

Ces actions seraient utiles même si la maladie est déjà répandue, car il est encore possible que des souches inconnues quittent l’Asie et causent d’autres dégâts. Certaines variantes étant plus virulentes que d’autres, en connaître la provenance permet maintenant d’élaborer des stratégies pour empêcher la situation de s’aggraver.

Les amphibiens sont un élément clé de l’écosystème et consomment un bon nombre d’insectes porteurs de maladies. Aider ces espèces pourrait donc éviter de futurs problèmes de santé publique.

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Hécatombe «catastrophique» de coraux dans la grande barrière australienne


Avec les vagues de chaleur d’année en année causée par les changements climatiques, la grande barrière de corail en Australie se porte bien mal, sans la régénérer, et la protection contre la pollution, c’est bien plus que les coraux qu’il a des risques, mais tout ce qui dépends cette grande barrière.
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Hécatombe «catastrophique» de coraux dans la grande barrière australienne

 

Le corail, qui sert d'habitat à d'autres créatures... (PHOTO ARCHIVES AP/The Ocean Agency)

Le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

PHOTO ARCHIVES AP/THE OCEAN AGENCY

 

Agence France-Presse
SYDNEY

La grande barrière australienne, joyau du patrimoine mondial de l’humanité, a subi une hécatombe «catastrophique» de ses coraux pendant une vague marquée de chaleur en 2016, menaçant une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors, prévient une étude jeudi.

Environ 30% des coraux du vaste ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016, le premier épisode de deux années consécutives de blanchissement.

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981, le récif s’étend sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde.

D’après l’étude publiée par la revue scientifique Nature, le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

Terry Hughes, coauteure de l’étude et directeur du Centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’Université James Cook, a expliqué à l’AFP que les plus menacés sont les coraux à branches comme les tables de corail qui fournissent leurs cachettes aux poissons juvéniles.

Les coraux les plus susceptibles de tenir le choc sont lisses, en forme de melon, a poursuivi le chercheur.

Ces coraux n’ont pas trop de mal à construire leur squelette, mais «ils ne sont pas très utiles pour l’habitat», ajoute M. Hughes.

Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la grande barrière ont  subi une vague de «décès catastrophiques», poursuit l’étude.

«Ce dépérissement corallien a provoqué des changements radicaux dans la variété des espèces dans des centaines de récifs individuels, où des communautés récifales matures et diversifiées se transforment en systèmes plus dégradés, où seules quelques espèces endurantes survivent», écrit Andrew Baird, autre scientifique.

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration des coraux. Sous la pression de facteurs comme le réchauffement, les coraux stressés expulsent les algues avec lesquelles ils ont une relation symbiotique, et qui leur donnent couleur et énergie.

L’étude appelle à la protection des coraux survivants, estimés à environ un milliard.

«C’est ceux-là qui vont réalimenter et réhabiter des récifs altérés», dit M. Hughes, ajoutant qu’il fallait améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution côtière.

Les efforts pour limiter le réchauffement climatique comme dans l’accord de Paris sont également cruciaux.

«Nous avons eu quatre épisodes de blanchissement (1998, 2002, 2016 et 2017) sur la grande barrière avec une hausse globale des températures de 1°C», souligne M. Hughes. «Si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n’était, je ne crois pas que la Barrière y survivra».

Les récifs recouvrent moins de 0,2% de la surface des océans, mais abritent 30% des espèces animales et végétales marines, les protégeant des prédateurs et leur servant de garde-manger. Ils contribuent à la protection des côtes, à l’alimentation des hommes, ainsi qu’au tourisme.

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Le Saviez-Vous ► Une histoire de l’origine des esclaves africains


 

L’origine de l’esclavage africain vers l’Europe, (on ne parle pas pour le moment des États-Unis, qui comme on le sait, beaucoup d’hommes africains ont été esclaves dans ce pays) a commencé par les empires africains qui ont vendu aux Européens, mais quand des pays européens ont vu le potentiel, ils ont fini par venir les chercher eux-mêmes
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Une histoire de l’origine des esclaves africains


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 Il faut comprendre que l’origine du commerce d’esclaves est liée tant aux guerres entre royaumes et tribus africaines qu’à leur contact avec les premiers Européens. Cette semaine, intéressons-nous aux grands royaumes africains qui ont commercé avec l’Europe et qui, notamment par les guerres internes, ont eux-mêmes fourni au départ les esclaves aux Européens… avant de réaliser l’hécatombe qui était en train de les frapper.

Des royaumes et Empires puissants:


L’Empire du Mali de Kanga Moussa en 1375
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L’Afrique est un immense continent de plus de 30 millions de km2 qui a vu passer sur son territoire de très nombreuses populations aux moeurs, langues et traditions différentes. Un des plus connus grâce aux écrits et vestiges qui existent encore aujourd’hui a été le puissant Empire du Mali. Du XIIIe au XVIIe siècles, le Mali et sa capitale, Tombouctou, ont été la plaque tournante du commerce entre l’Afrique et les grands royaumes arabes et à travers eux, de l’Europe même. L’Histoire se rappelle entre autres du roi Kanga Moussa, qui a fait un pèlerinage à la Mecque avec une impressionnante quantité d’or qu’il aurait distribué sur son passage!


Pages de manuscrits astronomiques de Tombouctou
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Bien situé comme zone d’arrêt pour les caravanes en raison de sa proximité du fleuve Niger, le Mali a constamment agrandi son territoire et géré un important commerce de l’or et du sel, en échange de produits de luxe comme le papier. Ses souverains s’intéressèrent au savoir sous toutes ses formes, investissant des mosquées, des bibliothèques et dans les plus anciennes universités du monde. Les célèbres manuscrits de Tombouctou, menacés par les conflits avec certains groupes religieux radicaux entre autres, sont un témoin important de cette histoire. 


Art de l’Empire du Congo
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Des XVe au XIXe siècles, l’Empire du Congo est lui aussi devenu un joueur important dans le commerce africain, surtout que sa situation géographique lui permettait une riche agriculture, ce qui n’était pas le cas partout en Afrique. Ses souverains ont conquis un vaste territoire en Afrique de l’Ouest, qui nécessitait de positionner des gouverneurs dans les zones annexées pour en assurer la gestion et la surveillance.

Contact avec l’Europe et commerce d’esclaves:


L’intérieur d’un navire marchand d’esclaves
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Des Empires comme celui du Congo ou de Dahomey acquéraient leur territoire par le biais de guerres et de conquêtes, ce qui impliquait de faire des prisonniers. Il faut noter que l’Afrique fournissait déjà des esclaves provenant de leurs conquêtes aux États arabos-musulmans depuis le VIIème siècle. Mais au XVème, les Portugais et les Hollandais atteignirent la côte atlantique de l’Afrique et entrèrent en contact avec ces Empires. Si les Européens étaient au départ intéressés par l’or, le développement des plantations de canne à sucre dans les colonies les amena à s’intéresser eux-mêmes à une marchandise humaine.


La reine Njingha Mbandi
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En échange entre autres d’armes à feu, intéressantes pour leurs guerres, certains royaumes africains commencèrent à vendre leurs prisonniers aux Européens, les condamnant à une vie d’esclaves hors d’Afrique. Au XVIème siècle, on estime que 10% de la population de la ville de Lisbonne était déjà d’origine africaine! Ces esclaves venaient entre autres du Nigéria, du Cameroun et des territoires périphériques au Congo. Mais les Européens voulurent de plus en plus d’esclaves et en vinrent à les capturer eux-mêmes, faisant stagner la démographie africaine jusqu’à la fin du XIXème siècle. Certains souverains commencèrent à réaliser la tragédie et tentèrent de s’opposer à ces raids illégaux. Ce fut notamment le cas de la reine du Matamba Njingha Mbandi, qui passa sa vie à résister aux tentatives de raids des Portugais sur son territoire au XVIIème siècle.


Affiche de vente d’esclaves de 1855
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Plus de 11 millions d’Africains et possiblement davantage, furent ainsi exportés vers les différentes colonies européennes entre les XVe et XIXe siècles, donnant ainsi naissance à une impressionnante diaspora noire de par le monde.

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

 

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Le Saviez-Vous ► La tragique grippe espagnole


Quand j’étais jeune, on m’a raconté que des victimes de la grippe espagnole avaient été enterrées vivantes. On avait découvert que des tombes avaient été grattées par l’intérieur. Quoiqu’il en soit, ce fut une pandémie catastrophique et avec la Première Guerre mondiale, il eut des millions de morts à travers le monde
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La tragique grippe espagnole


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La saison du rhume et de la grippe bat son plein et peut-être avez-vous été affectés par leurs divers symptômes cette année. Sauf exceptions, la majorité des gens atteints par le rhume ou même le virus de l’influenza survivent à la maladie. À divers moments de l’Histoire toutefois, certains virus venant notamment des animaux ont provoqué des pandémies, les humains n’ayant développé aucun anticorps contre ces nouvelles souches de grippe. À cet égard, la grippe espagnole de 1918-1919 est probablement celle qui a le plus marqué les esprits…

Les débuts de la pandémie :


Hôpital d’urgence au Kansas
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Si nous ignorons les origines de cette grippe, nous savons qu’elle a commencé avec une première vague, peu mortelle, au cours du printemps 1918 en Europe, suivie d’une deuxième vague à l’automne, cette fois-ci dévastatrice et qui a rapidement affecté l’Amérique, l’Asie et puis le monde entier. Peu de régions ont été épargnées, pas même certains villages isolés de l’Alaska!


Affiche de la santé publique en Alberta
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Pourquoi a-t-elle rapidement été surnommée la grippe espagnole? L’Espagne est un des pays d’Europe qui a été lourdement affecté dès les débuts de la pandémie et qui, en tant que pays neutre pendant la 1ère guerre mondiale, a commencé à couvrir le phénomène dans les journaux. Il faut dire que même le roi Alphonse XIII a lutté contre la maladie!

Des soins limités :


Bouteille de Quinine
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Comme cette forme virale était nouvelle et qu’il n’existait à l’époque aucun vaccin pour la vaincre, la grippe espagnole se répandit rapidement et prit les médecins par surprise. Les gens étaient rapidement incapacités par des fièvres importantes, provoquant souvent des délires et qui affaiblissaient le cœur. Des études récentes réalisées sur des corps de l’époque, notamment en Alaska, démontrent aussi que cette forme spécifique de grippe s’attaquait rapidement aux poumons et plusieurs personnes décédèrent ainsi de pneumonie. Dans les journaux et par le bouche à oreille, on proposait comme remèdes des moyens plus ou moins efficaces comme la quinine, surtout utilisée pour lutter contre les effets du paludisme, l’huile de ricin, ou même du gin ou du rhum. 


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Source)

L’alcool semblait effectivement un aussi bon moyen qu’un autre pour soulager les symptômes et pour la seule ville de Paris, les autorités avaient décidé de mettre 500 hectolitres de rhum à la disposition des pharmaciens pour qu’il soit vendu sur ordonnance dès le mois d’octobre 1918. Les origines de la maladie commencèrent aussi à alimenter la machine à rumeurs. Bacilles allemands introduits dans la nourriture? Gaz toxiques? Vers la fin de la 1ère guerre mondiale, il était facile d’accuser les pays voisins comme étant responsables d’une propagation aussi rapide d’une maladie.

Une hécatombe mondiale :


Cimetière de la grippe espagnole en Arizona
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Source)

Bien qu’établir des chiffres fiables pour cette époque soit difficile en raison d’un manque d’archives médicales, on estime généralement qu’entre l’automne 1918 et l’été 1919, de 20 à 50 millions de personnes périrent des suites de la pandémie dont 675 000 aux États-Unis seulement et environ 14 000 personnes au Québec. Alors que généralement la grippe affecte plus durement les personnes âgées, les jeunes enfants et les femmes enceintes, cette grippe tua surtout les jeunes adultes et laissa de ce fait de nombreux enfants orphelins. 


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Quarantaines, masques, limitations des événements publics, fermeture des tramways et des lieux de divertissements, rien ne put arrêter cette maladie qu’on finit par surnommer «La grande tueuse». En plus des nombreux morts liés à la Première Guerre mondiale, la fin des années 1910 a été une hécatombe sans précédent qui finit par nuire à l’économie de plusieurs villes, puisque la force de travail avait été fortement diminuée. Pendant l’épidémie de grippe, tant de gens étaient malades que le personnel manquait pour faire fonctionner les trains, les banques, les services postaux ou même pour s’assurer des récoltes dans les champs!

Mais cette catastrophe fit prendre conscience de l’importance de l’hygiène publique et de la communication lors de telles épidémies. Et elle fit réaliser l’importance des infirmières, qui ont joué un rôle majeur dans le soin des malades à cette époque.

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Japon: hécatombe chez les limules, espèce parmi les plus anciennes du monde


Un hécatombe de limule au Japon, sans savoir vraiment la raison. Est-ce les changements climatiques ? Peut-être, mais il est quand même surprenant que ces invertébrés marins ont quand même survécu depuis des millions d’années et sont maintenant en difficultés
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Japon: hécatombe chez les limules, espèce parmi les plus anciennes du monde

 

Ces animaux à la carapace en forme de... (photo archives ap/gizmodo.com)

Ces animaux à la carapace en forme de fer à cheval, qualifiés de fossiles vivants tant ils ont traversé les âges, et connus pour la couleur bleue de leur sang, se rendent régulièrement sur les plages du sud et de l’ouest du Japon pour y pondre.

PHOTO ARCHIVES AP/GIZMODO.COM

 

Agence France-Presse
TOKYO

Des centaines de limules, ces invertébrés marins parmi les espèces les plus anciennes de la planète, ont été retrouvées mortes sur les côtes du sud du Japon, une hécatombe inhabituelle qui suscite nombre d’interrogations parmi les spécialistes.

Ces animaux à la carapace en forme de fer à cheval, qualifiés de fossiles vivants tant ils ont traversé les âges, et connus pour la couleur bleue de leur sang, se rendent régulièrement sur les plages du sud et de l’ouest du Japon pour y pondre.

Chaque fois, un certain nombre meurent, mais cette année une association de protection des limules créée en 1978 par des passionnés a constaté des pertes inhabituellement élevées chez cet arthropode marin, a indiqué jeudi à l’AFP un responsable de la ville de Kitakyushu près de laquelle se trouve un lieu de ponte.

« Ce groupe a repéré environ cinq à dix limules mortes par jour pendant la période de ponte et a donc commencé à les compter », a raconté ce responsable, Kenji Sato, précisant que le nombre total de limules mortes trouvées était de 500. Huit fois plus que la normale, selon le quotidien Asahi Shimbun.

Ces animaux appelés au Japon « kabutogani », littéralement « crabe au casque de guerrier », sont classés par le ministère japonais de l’Environnement parmi les « espèces menacées », mais il n’y a pas d’obligation particulière à les protéger, d’après un responsable du ministère de l’Environnement.

Les autorités locales ont fait appel aux spécialistes pour tenter de déterminer la cause de ces décès en grand nombre, sans obtenir de réponse consensuelle, a expliqué M. Sato.

Des universitaires ont évoqué « un manque d’oxygène dû à la hausse de la température des océans ou un parasite ou bien une maladie spécifique aux limules », a-t-il ajouté.

Malgré son nom français de crabe des Moluques, ou américain de « horseshoe crab », il ne s’agit pas d’un crabe. Il s’apparente en fait aux araignées ou aux scorpions. Recouvert d’une carapace en forme de fer à cheval où percent seulement des yeux minuscules, son corps est prolongé d’une sorte de dard inoffensif. Il peut atteindre 50 cm de long et vivre jusqu’à 30 ans.

La résistance exceptionnelle des limules leur a permis de tenir tête aux grandes périodes glaciaires ou à des cataclysmes, faisant remonter cette espèce à plusieurs centaines de millions d’années. Son surprenant sang bleu est la seule substance dans le monde permettant de détecter les toxines nocives pour l’homme dans les médicaments.

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Réchauffement : des milliards d’arbres menacés


Imaginez si les forêts disparaissaient cela serait un désastre pour l’écosystème et la biodiversité. Bref, cela ferait un tort considérable autant aux animaux, qu’aux être humain
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Réchauffement : des milliards d’arbres menacés

 

PAR CLAUDE-MARIE VADROT

Mort de 66 millions d’arbres en Californie, menaces en Europe, les forêts du monde menacées de disparition

D’après une récente étude, aérienne et de terrain, les spécialistes du Service forestier de Californie ont enregistré la mort de 26 millions d’arbres dans le Sud-Ouest de l’État entre le mois d’octobre 2015 et le mois d’avril 2016. Ils s’ajoutent, toujours selon les forestiers américains, à la mort de 66 millions d’arbres de toutes essences depuis l’année 2010. Une hécatombe sans précédent historique connu, essentiellement liée au réchauffement climatique et à l’irrégularité des précipitations. En Arizona, dans l’Utah et le Colorado, les responsables des forêts estiment qu’en quelques années, 90 % des pins ont disparu, littéralement asséchés sur pied quels que soient leurs stades de développement.

Qu’il s’agisse des États-Unis, de l’Europe, de la Russie et des pays du Sud, notamment l’Inde ou la Chine, les spécialistes des forêts tentent en vain de sonner l’alarme sur l’avenir menacé des forêts mondiales. De Klaus Katzenstein de l’Université de Vienne à Tim Newhold de l’University College de Londres en passant par Jôrg Prietzel dans Nature Geoscience ou le journal Ecosphere, les explications se ressemblent. Sous l’effet de la montée des températures ou des périodes de chaleur extrême, les arbres, surtout assez vieux, ne parviennent plus à installer de nouvelles racines en direction de l’humidité profonde. Ils commencent par produire moins de graines et la régénération naturelle se fait de plus en plus difficilement. D’autant plus que l’humus et les terres sur lesquels ils se nourrissent ou dans lesquels s’alimentent les pousses s’appauvrissent rapidement. D’autre part, les hivers étant de plus en plus doux, les larves d’insectes sont de plus en plus nombreuses à résister à une saison qui n’est plus assez froide, attaquant toutes les espèces dès l’éclosion des prédateurs. Les douceurs anormales facilitent également les ravages des maladies. Des phénomènes et aléas que connaissent bien les arboriculteurs dans les vergers, en France et dans toute l’Europe.

Klaus Katzenstein, forestier de l’Université de Vienne, explique que tous ces facteurs mettent également en danger toutes les forêts alpines. La mort lente des arbres a également été signalée dans les forêts du sud de l’Allemagne par les scientifiques de la forêt de l’Université technologique de Munich. Une constatation partagée par l’organisation Global Change dont l’étude publiée au mois de juillet explique que tous les bouleaux de l’Europe sont touchés depuis des années et que beaucoup d’entre eux ont désormais atteint un état critique.

Ces observations sur le dépérissement quasiment mondial des forêts rejoignent l’étude publiée en juillet par la revue Sciences et qui explique que « les sociétés humaines sont très menacées par la perte de biodiversité de tous les écosystèmes de la planète » et que « la récession écologique en cours est bien pire et bien plus dangereuse que les récessions économiques ».

Avertissement qui rejoint la déclaration d’un auteur, Tim Newhold, d’une étude sur l’avenir des arbres pour l’University College de Londres :

« désormais, nous jouons à la roulette écologique ».

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La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture


Les chauves-souris sont des animaux vraiment essentiels pour notre environnement et l’agriculture. Ils sont des insecticides biologiques très puissant, mais à cause de la maladie du museau blanc, ils sont en danger. Si on pense qu’il y a une colonie dans une grotte (ou ailleurs) mieux vaut les laisser tranquille pour ne pas transporter des champignons par notre passage et d’aviser le site de chauves-souris.ca pour les préserver
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La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture

 

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.   PHOTO : RYAN VON LINDEN

 

L’hécatombe qui frappe plusieurs espèces de chauves-souris au Québec depuis 2010 s’étend à d’autres régions comme celles de la Côte-Nord et de la Gaspésie. La disparition de cet animal insectivore a des conséquences jusque dans notre assiette.

Un texte d’Éric Plouffe

Dans l’est du continent, des millions de chauves-souris sont mortes dans les 10 dernières années, victimes du syndrome du museau blanc.

Il s’agit d’une infection causée par un champignon poussant littéralement sur les chauves-souris qui hibernent dans des grottes. Celles qui sont infectées se réveillent plus souvent au cours de leur hibernation et finissent par mourir d’épuisement.

Le phénomène a été observé pour la première fois dans l’État de New York en 2006. Quelques années, plus tard, l’infection a frappé des colonies de chauves-souris au Québec.

La biologiste Nathalie Desrosiers, qui est coordonnatrice du dossier lié aux chauves-souris au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, l’a rapidement constaté dans une mine abandonnée en Estrie.

« On avait des regroupements de 5000 individus qui pouvaient se ramasser à un endroit, raconte-t-elle. À l’hiver 2011-2012, quand on est retourné pour faire une observation, il n’y avait plus de chauves-souris. »

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.   PHOTO : AMY SMOTHERMAN BURGESS

Lourdes conséquences

La disparition massive de chauves-souris a de lourdes conséquences sur l’agriculture et l’environnement.

Selon une étude de l’Université de Boston publiée en 2011, les chauves-souris permettent d’économiser plus de 4 milliards de dollars chaque année sur le territoire américain dans le contrôle des insectes nuisibles à l’agriculture. La diminution du nombre de chauves-souris signifie un recours plus important aux pesticides.

Les insectes qui ne sont pas mangés par les chauves-souris vont être sur nos plantes. Nathalie Desrosiers, biologiste

« Alors, les producteurs vont être obligés d’utiliser des pesticides pour être capables de garder une qualité des produits qu’ils vont nous offrir. Donc, ça a un coût très très important », dit la biologiste Nathalie Desrosiers.

Il n’existe pour le moment aucun traitement pour sauver les chauves-souris, à part la prévention, qui consiste à éviter d’explorer les grottes où elles hibernent.

« Pour éviter d’amener dans les semelles de bottes ou les vêtements les spores de champignons, explique Nathalie Desrosiers. Pour éviter d’aller propager le champignon dans des endroits où il n’y en a pas. »

Le gouvernement québécois invite pour une quatrième année consécutive la population à signaler la présence de colonies de chauves-souris et à participer au suivi de leur situation en se rendant sur le site chauves-souris.ca

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