Le Saviez-Vous ► Une histoire de l’origine des esclaves africains


 

L’origine de l’esclavage africain vers l’Europe, (on ne parle pas pour le moment des États-Unis, qui comme on le sait, beaucoup d’hommes africains ont été esclaves dans ce pays) a commencé par les empires africains qui ont vendu aux Européens, mais quand des pays européens ont vu le potentiel, ils ont fini par venir les chercher eux-mêmes
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Une histoire de l’origine des esclaves africains


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 Il faut comprendre que l’origine du commerce d’esclaves est liée tant aux guerres entre royaumes et tribus africaines qu’à leur contact avec les premiers Européens. Cette semaine, intéressons-nous aux grands royaumes africains qui ont commercé avec l’Europe et qui, notamment par les guerres internes, ont eux-mêmes fourni au départ les esclaves aux Européens… avant de réaliser l’hécatombe qui était en train de les frapper.

Des royaumes et Empires puissants:


L’Empire du Mali de Kanga Moussa en 1375
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L’Afrique est un immense continent de plus de 30 millions de km2 qui a vu passer sur son territoire de très nombreuses populations aux moeurs, langues et traditions différentes. Un des plus connus grâce aux écrits et vestiges qui existent encore aujourd’hui a été le puissant Empire du Mali. Du XIIIe au XVIIe siècles, le Mali et sa capitale, Tombouctou, ont été la plaque tournante du commerce entre l’Afrique et les grands royaumes arabes et à travers eux, de l’Europe même. L’Histoire se rappelle entre autres du roi Kanga Moussa, qui a fait un pèlerinage à la Mecque avec une impressionnante quantité d’or qu’il aurait distribué sur son passage!


Pages de manuscrits astronomiques de Tombouctou
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Bien situé comme zone d’arrêt pour les caravanes en raison de sa proximité du fleuve Niger, le Mali a constamment agrandi son territoire et géré un important commerce de l’or et du sel, en échange de produits de luxe comme le papier. Ses souverains s’intéressèrent au savoir sous toutes ses formes, investissant des mosquées, des bibliothèques et dans les plus anciennes universités du monde. Les célèbres manuscrits de Tombouctou, menacés par les conflits avec certains groupes religieux radicaux entre autres, sont un témoin important de cette histoire. 


Art de l’Empire du Congo
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Des XVe au XIXe siècles, l’Empire du Congo est lui aussi devenu un joueur important dans le commerce africain, surtout que sa situation géographique lui permettait une riche agriculture, ce qui n’était pas le cas partout en Afrique. Ses souverains ont conquis un vaste territoire en Afrique de l’Ouest, qui nécessitait de positionner des gouverneurs dans les zones annexées pour en assurer la gestion et la surveillance.

Contact avec l’Europe et commerce d’esclaves:


L’intérieur d’un navire marchand d’esclaves
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Des Empires comme celui du Congo ou de Dahomey acquéraient leur territoire par le biais de guerres et de conquêtes, ce qui impliquait de faire des prisonniers. Il faut noter que l’Afrique fournissait déjà des esclaves provenant de leurs conquêtes aux États arabos-musulmans depuis le VIIème siècle. Mais au XVème, les Portugais et les Hollandais atteignirent la côte atlantique de l’Afrique et entrèrent en contact avec ces Empires. Si les Européens étaient au départ intéressés par l’or, le développement des plantations de canne à sucre dans les colonies les amena à s’intéresser eux-mêmes à une marchandise humaine.


La reine Njingha Mbandi
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En échange entre autres d’armes à feu, intéressantes pour leurs guerres, certains royaumes africains commencèrent à vendre leurs prisonniers aux Européens, les condamnant à une vie d’esclaves hors d’Afrique. Au XVIème siècle, on estime que 10% de la population de la ville de Lisbonne était déjà d’origine africaine! Ces esclaves venaient entre autres du Nigéria, du Cameroun et des territoires périphériques au Congo. Mais les Européens voulurent de plus en plus d’esclaves et en vinrent à les capturer eux-mêmes, faisant stagner la démographie africaine jusqu’à la fin du XIXème siècle. Certains souverains commencèrent à réaliser la tragédie et tentèrent de s’opposer à ces raids illégaux. Ce fut notamment le cas de la reine du Matamba Njingha Mbandi, qui passa sa vie à résister aux tentatives de raids des Portugais sur son territoire au XVIIème siècle.


Affiche de vente d’esclaves de 1855
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Plus de 11 millions d’Africains et possiblement davantage, furent ainsi exportés vers les différentes colonies européennes entre les XVe et XIXe siècles, donnant ainsi naissance à une impressionnante diaspora noire de par le monde.

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

 

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Le Saviez-Vous ► La tragique grippe espagnole


Quand j’étais jeune, on m’a raconté que des victimes de la grippe espagnole avaient été enterrées vivantes. On avait découvert que des tombes avaient été grattées par l’intérieur. Quoiqu’il en soit, ce fut une pandémie catastrophique et avec la Première Guerre mondiale, il eut des millions de morts à travers le monde
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La tragique grippe espagnole


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La saison du rhume et de la grippe bat son plein et peut-être avez-vous été affectés par leurs divers symptômes cette année. Sauf exceptions, la majorité des gens atteints par le rhume ou même le virus de l’influenza survivent à la maladie. À divers moments de l’Histoire toutefois, certains virus venant notamment des animaux ont provoqué des pandémies, les humains n’ayant développé aucun anticorps contre ces nouvelles souches de grippe. À cet égard, la grippe espagnole de 1918-1919 est probablement celle qui a le plus marqué les esprits…

Les débuts de la pandémie :


Hôpital d’urgence au Kansas
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Si nous ignorons les origines de cette grippe, nous savons qu’elle a commencé avec une première vague, peu mortelle, au cours du printemps 1918 en Europe, suivie d’une deuxième vague à l’automne, cette fois-ci dévastatrice et qui a rapidement affecté l’Amérique, l’Asie et puis le monde entier. Peu de régions ont été épargnées, pas même certains villages isolés de l’Alaska!


Affiche de la santé publique en Alberta
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Pourquoi a-t-elle rapidement été surnommée la grippe espagnole? L’Espagne est un des pays d’Europe qui a été lourdement affecté dès les débuts de la pandémie et qui, en tant que pays neutre pendant la 1ère guerre mondiale, a commencé à couvrir le phénomène dans les journaux. Il faut dire que même le roi Alphonse XIII a lutté contre la maladie!

Des soins limités :


Bouteille de Quinine
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Comme cette forme virale était nouvelle et qu’il n’existait à l’époque aucun vaccin pour la vaincre, la grippe espagnole se répandit rapidement et prit les médecins par surprise. Les gens étaient rapidement incapacités par des fièvres importantes, provoquant souvent des délires et qui affaiblissaient le cœur. Des études récentes réalisées sur des corps de l’époque, notamment en Alaska, démontrent aussi que cette forme spécifique de grippe s’attaquait rapidement aux poumons et plusieurs personnes décédèrent ainsi de pneumonie. Dans les journaux et par le bouche à oreille, on proposait comme remèdes des moyens plus ou moins efficaces comme la quinine, surtout utilisée pour lutter contre les effets du paludisme, l’huile de ricin, ou même du gin ou du rhum. 


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L’alcool semblait effectivement un aussi bon moyen qu’un autre pour soulager les symptômes et pour la seule ville de Paris, les autorités avaient décidé de mettre 500 hectolitres de rhum à la disposition des pharmaciens pour qu’il soit vendu sur ordonnance dès le mois d’octobre 1918. Les origines de la maladie commencèrent aussi à alimenter la machine à rumeurs. Bacilles allemands introduits dans la nourriture? Gaz toxiques? Vers la fin de la 1ère guerre mondiale, il était facile d’accuser les pays voisins comme étant responsables d’une propagation aussi rapide d’une maladie.

Une hécatombe mondiale :


Cimetière de la grippe espagnole en Arizona
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Bien qu’établir des chiffres fiables pour cette époque soit difficile en raison d’un manque d’archives médicales, on estime généralement qu’entre l’automne 1918 et l’été 1919, de 20 à 50 millions de personnes périrent des suites de la pandémie dont 675 000 aux États-Unis seulement et environ 14 000 personnes au Québec. Alors que généralement la grippe affecte plus durement les personnes âgées, les jeunes enfants et les femmes enceintes, cette grippe tua surtout les jeunes adultes et laissa de ce fait de nombreux enfants orphelins. 


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Quarantaines, masques, limitations des événements publics, fermeture des tramways et des lieux de divertissements, rien ne put arrêter cette maladie qu’on finit par surnommer «La grande tueuse». En plus des nombreux morts liés à la Première Guerre mondiale, la fin des années 1910 a été une hécatombe sans précédent qui finit par nuire à l’économie de plusieurs villes, puisque la force de travail avait été fortement diminuée. Pendant l’épidémie de grippe, tant de gens étaient malades que le personnel manquait pour faire fonctionner les trains, les banques, les services postaux ou même pour s’assurer des récoltes dans les champs!

Mais cette catastrophe fit prendre conscience de l’importance de l’hygiène publique et de la communication lors de telles épidémies. Et elle fit réaliser l’importance des infirmières, qui ont joué un rôle majeur dans le soin des malades à cette époque.

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Japon: hécatombe chez les limules, espèce parmi les plus anciennes du monde


Un hécatombe de limule au Japon, sans savoir vraiment la raison. Est-ce les changements climatiques ? Peut-être, mais il est quand même surprenant que ces invertébrés marins ont quand même survécu depuis des millions d’années et sont maintenant en difficultés
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Japon: hécatombe chez les limules, espèce parmi les plus anciennes du monde

 

Ces animaux à la carapace en forme de... (photo archives ap/gizmodo.com)

Ces animaux à la carapace en forme de fer à cheval, qualifiés de fossiles vivants tant ils ont traversé les âges, et connus pour la couleur bleue de leur sang, se rendent régulièrement sur les plages du sud et de l’ouest du Japon pour y pondre.

PHOTO ARCHIVES AP/GIZMODO.COM

 

Agence France-Presse
TOKYO

Des centaines de limules, ces invertébrés marins parmi les espèces les plus anciennes de la planète, ont été retrouvées mortes sur les côtes du sud du Japon, une hécatombe inhabituelle qui suscite nombre d’interrogations parmi les spécialistes.

Ces animaux à la carapace en forme de fer à cheval, qualifiés de fossiles vivants tant ils ont traversé les âges, et connus pour la couleur bleue de leur sang, se rendent régulièrement sur les plages du sud et de l’ouest du Japon pour y pondre.

Chaque fois, un certain nombre meurent, mais cette année une association de protection des limules créée en 1978 par des passionnés a constaté des pertes inhabituellement élevées chez cet arthropode marin, a indiqué jeudi à l’AFP un responsable de la ville de Kitakyushu près de laquelle se trouve un lieu de ponte.

« Ce groupe a repéré environ cinq à dix limules mortes par jour pendant la période de ponte et a donc commencé à les compter », a raconté ce responsable, Kenji Sato, précisant que le nombre total de limules mortes trouvées était de 500. Huit fois plus que la normale, selon le quotidien Asahi Shimbun.

Ces animaux appelés au Japon « kabutogani », littéralement « crabe au casque de guerrier », sont classés par le ministère japonais de l’Environnement parmi les « espèces menacées », mais il n’y a pas d’obligation particulière à les protéger, d’après un responsable du ministère de l’Environnement.

Les autorités locales ont fait appel aux spécialistes pour tenter de déterminer la cause de ces décès en grand nombre, sans obtenir de réponse consensuelle, a expliqué M. Sato.

Des universitaires ont évoqué « un manque d’oxygène dû à la hausse de la température des océans ou un parasite ou bien une maladie spécifique aux limules », a-t-il ajouté.

Malgré son nom français de crabe des Moluques, ou américain de « horseshoe crab », il ne s’agit pas d’un crabe. Il s’apparente en fait aux araignées ou aux scorpions. Recouvert d’une carapace en forme de fer à cheval où percent seulement des yeux minuscules, son corps est prolongé d’une sorte de dard inoffensif. Il peut atteindre 50 cm de long et vivre jusqu’à 30 ans.

La résistance exceptionnelle des limules leur a permis de tenir tête aux grandes périodes glaciaires ou à des cataclysmes, faisant remonter cette espèce à plusieurs centaines de millions d’années. Son surprenant sang bleu est la seule substance dans le monde permettant de détecter les toxines nocives pour l’homme dans les médicaments.

http://www.lapresse.ca/

Réchauffement : des milliards d’arbres menacés


Imaginez si les forêts disparaissaient cela serait un désastre pour l’écosystème et la biodiversité. Bref, cela ferait un tort considérable autant aux animaux, qu’aux être humain
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Réchauffement : des milliards d’arbres menacés

 

PAR CLAUDE-MARIE VADROT

Mort de 66 millions d’arbres en Californie, menaces en Europe, les forêts du monde menacées de disparition

D’après une récente étude, aérienne et de terrain, les spécialistes du Service forestier de Californie ont enregistré la mort de 26 millions d’arbres dans le Sud-Ouest de l’État entre le mois d’octobre 2015 et le mois d’avril 2016. Ils s’ajoutent, toujours selon les forestiers américains, à la mort de 66 millions d’arbres de toutes essences depuis l’année 2010. Une hécatombe sans précédent historique connu, essentiellement liée au réchauffement climatique et à l’irrégularité des précipitations. En Arizona, dans l’Utah et le Colorado, les responsables des forêts estiment qu’en quelques années, 90 % des pins ont disparu, littéralement asséchés sur pied quels que soient leurs stades de développement.

Qu’il s’agisse des États-Unis, de l’Europe, de la Russie et des pays du Sud, notamment l’Inde ou la Chine, les spécialistes des forêts tentent en vain de sonner l’alarme sur l’avenir menacé des forêts mondiales. De Klaus Katzenstein de l’Université de Vienne à Tim Newhold de l’University College de Londres en passant par Jôrg Prietzel dans Nature Geoscience ou le journal Ecosphere, les explications se ressemblent. Sous l’effet de la montée des températures ou des périodes de chaleur extrême, les arbres, surtout assez vieux, ne parviennent plus à installer de nouvelles racines en direction de l’humidité profonde. Ils commencent par produire moins de graines et la régénération naturelle se fait de plus en plus difficilement. D’autant plus que l’humus et les terres sur lesquels ils se nourrissent ou dans lesquels s’alimentent les pousses s’appauvrissent rapidement. D’autre part, les hivers étant de plus en plus doux, les larves d’insectes sont de plus en plus nombreuses à résister à une saison qui n’est plus assez froide, attaquant toutes les espèces dès l’éclosion des prédateurs. Les douceurs anormales facilitent également les ravages des maladies. Des phénomènes et aléas que connaissent bien les arboriculteurs dans les vergers, en France et dans toute l’Europe.

Klaus Katzenstein, forestier de l’Université de Vienne, explique que tous ces facteurs mettent également en danger toutes les forêts alpines. La mort lente des arbres a également été signalée dans les forêts du sud de l’Allemagne par les scientifiques de la forêt de l’Université technologique de Munich. Une constatation partagée par l’organisation Global Change dont l’étude publiée au mois de juillet explique que tous les bouleaux de l’Europe sont touchés depuis des années et que beaucoup d’entre eux ont désormais atteint un état critique.

Ces observations sur le dépérissement quasiment mondial des forêts rejoignent l’étude publiée en juillet par la revue Sciences et qui explique que « les sociétés humaines sont très menacées par la perte de biodiversité de tous les écosystèmes de la planète » et que « la récession écologique en cours est bien pire et bien plus dangereuse que les récessions économiques ».

Avertissement qui rejoint la déclaration d’un auteur, Tim Newhold, d’une étude sur l’avenir des arbres pour l’University College de Londres :

« désormais, nous jouons à la roulette écologique ».

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La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture


Les chauves-souris sont des animaux vraiment essentiels pour notre environnement et l’agriculture. Ils sont des insecticides biologiques très puissant, mais à cause de la maladie du museau blanc, ils sont en danger. Si on pense qu’il y a une colonie dans une grotte (ou ailleurs) mieux vaut les laisser tranquille pour ne pas transporter des champignons par notre passage et d’aviser le site de chauves-souris.ca pour les préserver
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La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture

 

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.   PHOTO : RYAN VON LINDEN

 

L’hécatombe qui frappe plusieurs espèces de chauves-souris au Québec depuis 2010 s’étend à d’autres régions comme celles de la Côte-Nord et de la Gaspésie. La disparition de cet animal insectivore a des conséquences jusque dans notre assiette.

Un texte d’Éric Plouffe

Dans l’est du continent, des millions de chauves-souris sont mortes dans les 10 dernières années, victimes du syndrome du museau blanc.

Il s’agit d’une infection causée par un champignon poussant littéralement sur les chauves-souris qui hibernent dans des grottes. Celles qui sont infectées se réveillent plus souvent au cours de leur hibernation et finissent par mourir d’épuisement.

Le phénomène a été observé pour la première fois dans l’État de New York en 2006. Quelques années, plus tard, l’infection a frappé des colonies de chauves-souris au Québec.

La biologiste Nathalie Desrosiers, qui est coordonnatrice du dossier lié aux chauves-souris au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, l’a rapidement constaté dans une mine abandonnée en Estrie.

« On avait des regroupements de 5000 individus qui pouvaient se ramasser à un endroit, raconte-t-elle. À l’hiver 2011-2012, quand on est retourné pour faire une observation, il n’y avait plus de chauves-souris. »

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.   PHOTO : AMY SMOTHERMAN BURGESS

Lourdes conséquences

La disparition massive de chauves-souris a de lourdes conséquences sur l’agriculture et l’environnement.

Selon une étude de l’Université de Boston publiée en 2011, les chauves-souris permettent d’économiser plus de 4 milliards de dollars chaque année sur le territoire américain dans le contrôle des insectes nuisibles à l’agriculture. La diminution du nombre de chauves-souris signifie un recours plus important aux pesticides.

Les insectes qui ne sont pas mangés par les chauves-souris vont être sur nos plantes. Nathalie Desrosiers, biologiste

« Alors, les producteurs vont être obligés d’utiliser des pesticides pour être capables de garder une qualité des produits qu’ils vont nous offrir. Donc, ça a un coût très très important », dit la biologiste Nathalie Desrosiers.

Il n’existe pour le moment aucun traitement pour sauver les chauves-souris, à part la prévention, qui consiste à éviter d’explorer les grottes où elles hibernent.

« Pour éviter d’amener dans les semelles de bottes ou les vêtements les spores de champignons, explique Nathalie Desrosiers. Pour éviter d’aller propager le champignon dans des endroits où il n’y en a pas. »

Le gouvernement québécois invite pour une quatrième année consécutive la population à signaler la présence de colonies de chauves-souris et à participer au suivi de leur situation en se rendant sur le site chauves-souris.ca

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► La lutte contre les infections: horreur et bonheur


Depuis plusieurs années, on ne vaccine plus les enfants de la variole du moins au Canada, car elle a tranquillement disparu avec le temps grâce au vaccin découvert en 1796. Le virus est maintenant dans deux laboratoires au cas qu’un accident bactériologie ou une guerre bactériologique ferait apparaitre cette maladie. Le vaccin a fait ses preuves pour d’autres maladies, mais qui ne sont pas totalement disparus et peuvent revenir comme on l’a déjà vu avec la rougeole et la coqueluche au pays. Enfin d’autres virus qui récemment fait rage et dont des vaccins ont été mis ou sont en voie d’être sur le marché
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La lutte contre les infections: horreur et bonheur

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique


Le premier vaccin

Ramsès V, 1 145 années avant Jésus-Christ serait mort de la variole. Dès la fin 1979, une commission d’experts affirme que la variole a été complètement éradiquée de la surface de la planète. Le 8 mai 1980, l’OMS le confirme officiellement par sa résolution WHA33.3. Le dernier cas répertorié avait été diagnostiqué en Somalie en début 1977. Que s’est-il passé en ces quelque 3100 ans d’histoires?

Des hécatombes à répétition

Responsable de millions de morts sur tous les continents, la variole a décimé des populations entières. Tel fut le cas, entre autres, des populations amérindiennes. La variole fut associée à de grandes épidémies. Un adulte sur trois ou un enfant sur cinq qui la contractait en mourrait. Ceux qui survivaient étaient souvent défigurés, le visage morcelé par les cicatrices laissées par les pustules créées par la maladie. Le début de la fin de ce fléau est bien noté : le 14 mai 1796.

La naissance d’un vaccin

C’est la date anniversaire du premier vaccin jamais administré comme tel à un être humain. Ce jour-là, un bon médecin de campagne, le Dr Edward Jenner, tente une expérience dont il fut loin de pouvoir apprécier l’ampleur future.

Il prélève du pus sur la main d’une femme, Sarah Nelmes. Celle-ci venait de traire sa vache, qu’elle appelait Blossom, atteinte de la vaccine aussi connue sous le nom de variole des vaches. Blosson avait donc sur ses pis des papules qui sous l’effet de la traite avaient déposé du pus sur la main de la trayeuse, Sarah.

Le Dr Jenner avait remarqué, ainsi que bien d’autres, que les valets de ferme qui, comme Sarah, trayaient les vaches et étaient en contact avec ce pus étaient le plus souvent épargnés durant les épidémies de variole humaine.

Il préleva donc un peu de ce pus et par scarification (en égratignant la peau) inocula un enfant âgé de 8 ans: James Phillip. James contracte la vaccine, mais avec une seule pustule qui apparaît et disparaît bien vite. Trois mois plus tard, le Dr Jenner inocule la variole humaine à son jeune protégé. L’enfant n’attrape pas la maladie. Le médecin est bien sûr absolument soulagé et réjoui de ce succès, issu, il faut l’avouer, d’une audace peu commune. Il invente le terme vaccination qui tient son origine latine de vacciae (traduction: de la vache).

Une passion qui défie la raison

Le premier vaccin était donc né. Le Dr Jenner se ruina, dans le sens propre du terme, à vouloir en faire la promotion. Il publie à ses frais un livre intitulé : An Inquiry into the Causes and Effects of the variolae vaccina. Souvenons-nous que Pasteur n’a pas encore découvert le monde microbien. Jenner nomme l’élément pathogène causant la variole: virus mot latin qui signifie poison.

Quittant la vie rurale de son Gloucestershire natal, il s’installe à Londres et vaccine gratuitement des centaines de personnes pour prouver les effets de sa découverte. À bout de ressources et au bord de la faillite, il revient s’installer à Berkeley où il exerce la médecine et termine honorablement sa vie.

Mais graduellement l’idée fait son chemin, 24 ans plus tard, à l’aube du XIXe siècle, un médecin américain, Benjamin Waterhouse, vaccine tous les membres de sa famille. En 1801, ce sera au tour de Thomas Jefferson, le président des États-Unis, de faire la même chose. La pratique de la vaccination se répand alors très vite en Europe et en Amérique.

Le deuxième vaccin

Plus de 80 années plus tard, Louis Pasteur découvrira les fondements scientifiques expliquant la vaccination et en 1885 les appliquera à une autre maladie: la rage en vaccinant le jeune Joseph Meister. La vaccination préventive, comme pour la variole et celle curative comme pour la rage sont donc dès lors solidement implantées. Bien que n’ayant plus rien à voir avec la vache, Pasteur conserve le nom vaccination à la mémoire du Dr Jenner, celui qui l’avait ainsi nommée.

Vers l’éradication

En 1967, l’OMS adopte une nouvelle stratégie. Il s’agirait alors d’identifier les cas de variole, de les isoler et de vacciner tous ceux qui vivent à proximité de ces cas. Ce mode d’intervention connu sous le nom de stratégie de surveillance et d’endiguement connut enfin le succès escompté tant et si bien que la variole n’existe plus comme maladie à la surface de la Terre.

Pour éviter toute contamination accidentelle, tous les stocks connus du virus furent transférés dans deux laboratoires, le Center for Disease Control and Prevention(CDC) aux États-Unis et le Centre national de recherche en virologie et biotechnologie (VECTOR) de Koltsovo en Russie. Ces laboratoires conservent ces souches aux fins de recherche scientifique et au cas où de nouveaux cas viendraient à se manifester. Par exemple, au Canada, la vaccination de masse a été abandonnée en 1972. Tous ceux qui sont nés après cette date n’ont donc jamais été vaccinés contre ce virus. On doit donc conserver des stocks pour recommencer une vaccination advenant une contamination accidentelle ou lors d’une guerre biologique par exemple.

Bien sûr, tous les vaccins n’ont pas la même efficacité, et il serait illusoire penser éradiquer toutes les maladies infectieuses de la terre. Mais n’empêche que bien des maladies qui étaient responsables de véritables hécatombes ont été maîtrisées. On peut ainsi penser à la tuberculose ou encore à la poliomyélite qui encore dans les années 1950 faisaient des ravages dans nos sociétés.

Deux clés: informer et enseigner

Dans cette lutte entre l’homme et le monde microbien, bien d’autres efforts devront être consentis. D’une part, il faut se souvenir de ne jamais baisser la garde. Nous l’avons vu encore récemment, des maladies que l’on ne rencontrait pratiquement plus comme la rougeole ou la coqueluche ont resurgi parce que des parents avaient omis de faire vacciner leurs enfants. D’autre part, il ne faut jamais sous-estimer la capacité des microbes de se régénérer et même de générer de nouveaux venus. Dans les années 1980, le virus du SIDA a ainsi fait son apparition. Puis on a vécu la dernière épidémie du virus Ebola. Depuis quelques mois maintenant, on entend parler d’un nouveau virus le Zika dont on ne connait pas encore toutes les propriétés. Il convient donc de renforcer les messages des bienfaits et de la nécessité des vaccinations et d’enseigner à nos enfants ce que sont les vaccins et en quoi ils sont essentiels. Peut-être qu’ainsi les prochaines générations adhéreront moins facilement aux campagnes anti-vaccination qui malheureusement pullulent sur l’internet. Il faut aussi continuer à investir en recherche afin de trouver de nouvelles armes contre les microbes anciens et nouveaux.

L’éradication de la variole nous enseigne qu’avec une volonté sans faille de part et d’autre, un travail d’équipe et un esprit de solidarité internationale, il est possible d’atteindre dans le domaine de la santé publique des objectifs des plus ambitieux.

Merci

Alors, au nom de nous tous aujourd’hui qui bénéficions de l’éradication de la variole de notre planète, merci au Dr Edward Jenner, à son jeune protégé James Phillip, à la fermière Sarah Nelmes et à sa vache Blossom qui ce 14 mai 1976 allaient révolutionner la lutte aux maladies infectieuses.

Du même auteur: Les vaccins nos amis pour la vie, Éditions Jacques Beaulieu, janvier 2016

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Mal mystérieux Des poissons meurent par milliers dans la baie de Rio


Hier, c’était les baleines en Nouvelle-Zélande, aujourd’hui, on parle de poisson à Rio. Avez-vous remarquez quand, un groupe d’animaux meurent, d’autres suivent qu’ils soient dans l’eau, la terre ou dans les airs et étrangement ces hécatombe sont quasi toujours un mystère
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Mal mystérieux

Des poissons meurent par milliers dans la baie de Rio

 

Des poissons meurent par milliers dans la baie de Rio

Crédit photo : Archives Agence France-Presse

Agence France-Presse

Terrassés par un mal mystérieux, des milliers de petits poissons argentés flottent en bans inertes dans la baie de Rio de Janeiro, certain agonisant bouche grande ouverte, avant d’échouer sur l’île carte postale de Paqueta.

Les pêcheurs dénoncent une pollution pétrolière. Les scientifiques n’y croient pas, mais ne s’expliquent toujours pas la cause de cette hécatombe jamais vue.

Une odeur fétide remplit cette petite île paisible de 4500 habitants, interdite aux voitures.

C’est un endroit prisé des touristes pour son charme colonial figé dans le temps, et ses baobabs, les seuls spécimens du Brésil.

«Nous voulons savoir pourquoi tant de poissons meurent. Ça pue, il y a plein de mouches dans l’île. Et les autorités ne nous disent rien; on a peur, on ne se baigne plus et on n’achète plus de poissons ici», proteste Vilma Leocadio, de l’Association des habitants de Paqueta.

«Je n’ose plus mettre un pied dans l’eau avec tous ces cadavres (de poissons). On les voit en train d’agoniser. Je lance un appel au secours pour Paqueta», renchérit Rosimere Figueiredo, 52 ans.

L’entreprise municipale de nettoyage Comlurb a retiré des plages de l’île, entre vendredi et mardi seulement, 20 tonnes d’aloses mortes -un poisson de la famille des Clupeidae qui inclut la sardine et le hareng – ainsi que quatre tortues marines.

«Les tests ont montré que ce n’est pas une question de pollution chimique ou toxique de l’eau», assure à l’AFP, l’océanographe David Zee, de l’Université de Rio (UERJ).

Leandro Daemon, de l’Institut national de l’ Environnement (Inea) a confirmé à la presse que les analyses de l’eau de la baie n’avaient révélé aucune substance chimique toxique, ni aucune variation anormale dans le pH (potentiel hydrogène), dans la salinité ou la quantité d’oxygène de l’eau.

«Nous n’avons pas encore de réponse sur ce qui se passe, mais nous pouvons exclure avec certitude l’hypothèse d’une pollution chimique qui tuerait les poissons», a-t-il dit assuré.

Cela fait bien longtemps que le site naturel à couper le souffle de la baie de Rio a été souillé par l’homme. Rejets de produits chimiques industriels, égouts déversant quotiennement des tonnes d’ordures dérivant à la surface entre les coques de dizaines de navires-cargos ou pétrolier. La baie, où sont programmées certaines compétitions aquatiques des jeux Olympiques de 2016 offre souvent un triste spectacle de poubelle maritime.

Mais les petits pêcheurs indépendants de la baie n’ont jamais assisté à un tel phénomène. Et quoiqu’en disent les scientifiques, ils pointent du doigt les activités pétrochimiques de Petrobras.

Cinq poissons morts ont été envoyés mardi au département de Biologie de l’université UFRJ pour analyses. Les résultats seront connus dans une semaine. Les experts vont chercher à détecter des indices de pollution toxique dans leurs viscères et branchies, ou la présence d’une éventuelle maladie qui n’affecterait que cette espèce.

Selon l’océanographe David Zee, l’hypothèse la «plus probable est que ce phénomène soit provoqué par une pollution thermique de l’eau».

«L’alose est un poisson très sensible au manque d’oxygène, explique-t-il à l’AFP. Les fortes températures de l’eau enregistrées depuis plusieurs jours – de 27 à 30 degrés Celsius aux abords peu profonds de l’île diminuent la solubilité de l’oxygène», ce qui pourrait provoquer la mort par asphyxie de cette espèce.

Paqueta, découverte en 1556 par le Français André Thevet, est situé tout au fond de la baie, là où l’eau se renouvelle le moins, un phénomène accentué par les très basses marées de la saison.

Le biologiste Mario Moscatelli observe depuis 20 ans les eaux de la baie et reste perplexe.

«J’ai survolé la région début octobre et il y avait déjà des poissons qui flottaient. Au début j’ai cru que c’était des poissons rejetés à la mer par les pêcheurs. Mais ça dure depuis trop longtemps et je les ai vus agoniser comme s’ils manquaient d’oxygène», ajoute-t-il.

Il ne croit pas non plus à une pollution chimique, «car d’autres espèces seraient mortes».

«Nous avons plus de questions que de réponses», admet-il

http://tvanouvelles.ca