Crise irano-américaine : la situation décortiquée


Dans les médias, c’est surtout l’Australie et l’Iran avec les États-Unis qui occupent une grande place. J’ai vu des commentaires que certains parlent de la 3 guerre mondiale, même s’il y a des tensions, on ne devrait pas sauter aussi vite vers cette conclusion. De plus Donald Trump fait des menaces comme attaquer des sites culturels est illégal autant pour les civils que pour les militaires. Une chose que je trouve inacceptable est justement que Donald Trump fait des menaces, et même des menaces illégales. Il prend ses décisions sans le Congrès et il passe son temps a radoter ses ordres sur Twitter. Les États-Unis, perd beaucoup en crédibilité et réputation.
Nuage


Crise irano-américaine : la situation décortiquée

PHOTO JIM WATSON, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le président américain Donald Trump

Donald Trump bombardera-t-il des sites culturels iraniens ? Est-ce la fin de l’accord international sur le nucléaire ? Les soldats américains quitteront-ils l’Irak ? La situation entre les États-Unis et l’Iran est difficile à suivre tant les derniers jours ont été mouvementés. Thomas Juneau, professeur en affaires publiques et internationales à l’Université d’Ottawa et ancien analyste stratégique sur le Moyen-Orient au ministère de la Défense nationale, nous aide à comprendre.

AUDREY RUEL-MANSEAU
LA PRESSE

Q. Dimanche, l’Iran a déclaré qu’il ne se sentait plus tenu de respecter une limite sur le nombre de ses centrifugeuses. Si l’Iran n’a plus de limite de production d’uranium, est-ce que ça signifie la mort de l’accord international sur le nucléaire ?

R. L’accord sur le nucléaire est sur le respirateur artificiel, mais il n’est pas mort. L’Iran ne s’en est pas retiré. Il a simplement annoncé une cinquième série de mesures limitant ses engagements par rapport à cet accord. Il y a eu quatre séries précédentes en réaction au retrait des États-Unis de l’accord de Vienne, en 2018. La cinquième série de mesures qu’on a vue dimanche, on savait depuis plusieurs semaines qu’elle aurait lieu, et elle n’est pas le résultat de l’assassinat du général Soleimani. La nuance est extrêmement importante. Maintenant, est-ce que l’Iran a réduit encore plus ses engagements par rapport à ce qu’il aurait fait s’il n’y avait pas eu l’assassinat de Soleimani ? On ne le sait pas.

Q. Le gouvernement iranien dit qu’il est prêt à faire marche arrière si les sanctions réimposées et durcies par les États-Unis en 2018 sont levées. Pensez-vous qu’il y a réellement place à la négociation ?

R. En théorie, oui. En pratique, c’est difficile. Pour que l’Iran puisse négocier sérieusement avec les États-Unis, ça prend une mobilisation de ressources phénoménale. Quand l’accord sur le nucléaire a été complété en 2015, ç’a été extrêmement controversé en Iran. Alors, avec le climat actuel tellement tendu, le ressentiment à l’endroit des États-Unis tellement important, ça serait très difficile pour le gouvernement iranien de mobiliser les ressources nécessaires pour négocier sérieusement avec les États-Unis. Mais le contre-argument à ça, c’est que l’Iran est sous pression [économique], surtout à cause des sanctions, et la menace américaine en Iran fait très peur. Alors autant c’est difficile de négocier, autant l’incitatif est là.

Q. Samedi, Donald Trump a annoncé que si l’Iran attaquait du personnel ou des sites américains, il riposterait par l’attaque de sites culturels iraniens. Dimanche matin, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, faisait la tournée des médias pour dire que Washington respecterait le cadre de la loi. À quel point doit-on prendre au sérieux la menace du président Trump ?

R. Il faut bien comprendre que d’attaquer des sites culturels, c’est complètement illégal, c’est un crime de guerre en vertu du droit international. Au Pentagone, au sein de l’institution civile et militaire, c’est extrêmement clair qu’on ne laisserait pas faire ça. Alors, je pense que quand le président Trump dit qu’il va faire quelque chose comme ça, c’est monstrueux à toutes sortes d’égards, mais il ne faut pas considérer que ça reflète la réalité. Cela étant dit, quand le président Trump dit des choses semblables, c’est très dommageable pour la réputation et pour la crédibilité des États-Unis.

Q. En réaction à l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani sur son territoire, le Parlement irakien a voté pour l’expulsion des troupes américaines de son pays. Est-ce que les soldats risquent réellement de plier bagage ?

R. Cette résolution-là était non contraignante, et avant qu’on en arrive à une décision et ensuite à un retrait formel des États-Unis en Irak, il y a plusieurs étapes à passer et il y a beaucoup d’obstacles. Il faut bien comprendre que la présence américaine en Irak est très controversée, c’est une patate chaude politique. Il y a beaucoup de gens au sein de l’élite irakienne qui comprennent que la présence américaine est nécessaire – pour la lutte contre le groupe État islamique, mais aussi pour équilibrer la présence de l’Iran –, mais peu de politiciens veulent la défendre publiquement. Alors, ils profitent peut-être du flou actuel pour jouer la carte nationaliste.

Q. Vous parlez de la situation au gouvernement ?

R. Une des ambiguïtés, c’est que le premier ministre irakien a démissionné [le 29 novembre] et qu’il occupe son poste en attendant que le Parlement choisisse quelqu’un pour le remplacer. On ne sait pas, en ce moment, si cet individu-là a même l’autorité de signer une loi comme celle-là, qui résilierait l’entente sécuritaire avec les États-Unis. Ça va être un jeu très délicat dans les prochaines semaines.

Q. Et dans les prochains jours, à quoi peut-on s’attendre, selon vous ?

R. L’Iran va répondre aux États-Unis, mais à moyen terme, pas à court terme. Les prochains jours sont extrêmement difficiles à prédire, on nage dans l’incertitude. Je pense que la tension va rester très élevée, mais sans escalade réelle, sans confrontation directe entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump ne veut pas une guerre contre l’Iran, et les Iraniens n’en veulent pas non plus. Dans une guerre ouverte contre les États-Unis, les Iraniens ne feraient pas le poids. Mais en même temps, ils ne veulent pas reculer pour ne pas perdre la face. Alors, on est dans une espèce de statu quo extrêmement tendu et inconfortable, où les deux ne veulent ni reculer ni avancer.

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Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015


Cette annonce ne dit pas que l’Iran se servirait du nucléaire dans les conflits, mais la communication avec l’accord de 2015 semble plus difficile et Donald Trump qui fait son guignol et a ajouter la goutte qui a fait débordé avec l’assassinat général iranien Qassem Soleimani. Il ne faut surtout pas céder à la panique. Espérer que des gouvernements pourront atténuer la colère qui gronde et surtout que Donald Trump quitte la présidence des États-Unis, il a fait assez de dégâts comme ça.
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Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015

PHOTO LEONHARD FOEGER, ARCHIVES REUTERS

Un drapeau de l’Iran flotte devant le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne

(Téhéran) L’Iran a annoncé dimanche ce qu’il a présenté comme la « cinquième et dernière phase » de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses ».

AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette annonce de Téhéran survient dans un climat de tensions accrues entre les États-Unis et Téhéran après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe aérienne américaine à Bagdad.

Dans un communiqué, le gouvernement de la République islamique indique néanmoins que « la coopération de l’Iran avec l’AIEA [l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui soumet son programme nucléaire à un strict contrôle, NDLR] se poursuivra comme avant ».

Le gouvernement explique que, « en conséquence » de sa décision sur les centrifugeuses, « il n’y a plus aucun obstacle entravant le programme nucléaire de la République islamique d’Iran sur le plan opérationnel », qu’il s’agisse de « la capacité à enrichir [l’uranium], du niveau d’enrichissement [de l’uranium], de la quantité de matériau enrichi, ou de la recherche et développement ».

Téhéran ajoute cependant que « le programme nucléaire de l’Iran continuera désormais uniquement sur la base [des] besoins techniques du pays ».

Et jusqu’à présent, la République islamique a toujours indiqué avoir besoin d’enrichir l’uranium à hauteur d’environ 5 %, pas plus, niveau suffisant pour produire le combustible nécessaire à la production d’électricité dans une centrale nucléaire.

Le communiqué iranien ne dit pas que les besoins techniques du pays ont changé.

Le gouvernement répète en revanche qu’il est prêt à faire machine arrière à tout moment sur ses annonces.

« Si les sanctions [contre l’Iran réimposées et durcies par les États-Unis depuis 2018] sont levées et que l’Iran bénéficie des retombées » attendues de l’accord international sur son programme nucléaire conclu à Vienne en 2015, la République islamique d’Iran est prête à revenir « à l’application pleine et entière de ses engagements, indique-t-il.

Par cet accord passé entre Téhéran et le Groupe des Six (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), l’Iran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, de façon à prouver que celles-ci n’ont aucune visée militaire, en échange de la levée d’une partie des sanctions économiques internationales qui asphyxiaient alors son économie.

Mais la décision du président américain Donald Trump de dénoncer unilatéralement l’accord en mai 2018 et de poursuivre une politique de pression maximale contre la République islamique a fait fuir les investisseurs étrangers qui étaient revenus en Iran ainsi que les acheteurs traditionnels du pétrole iranien et plongé le pays dans une violente récession, privant ainsi Téhéran des bénéfices qu’il attendait.

Et après ?

Un an après cette décision américaine de sortir de l’accord, Téhéran a entamé en mai 2018 une politique de désengagement progressif destinée selon l’Iran à pousser les États encore parties au pacte à l’aider à trouver un moyen de contourner les sanctions américaines.

Mais l’Iran n’a reçu à ce jour aucune réponse concrète à ses exigences, ne finissant par récolter au contraire que les injonctions des Européens à revenir à une application complète de l’accord et à s’abstenir de tout nouveau renoncement à ses engagements, sous peine de les voir renvoyer le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui, a déjà averti Téhéran, signifierait rien moins que la mort de l’accord.

Depuis mai, en contravention avec les engagements qu’il a souscrit à Vienne, l’Iran a commencé à produire de l’uranium enrichi en isotope 235 à un taux supérieur à la limite de 3,67 %, et ne respecte plus la limite de 300 kilos imposée à ses stocks d’uranium enrichi.

En septembre, Téhéran avait annoncé qu’il ne se sentait plus concerné par aucune des limites imposées par l’accord à ses activités de recherche et développement en matière nucléaire avant de redémarrer en novembre la production d’uranium enrichi dans une usine souterraine que le pays avait acceptée de geler.

Depuis mai, le pays a donné à chacune de ses nouvelles décisions une période de 60 jours à ses partenaires pour répondre à ses demandes avant de passer à la phase suivante.

Cette fois-ci, il n’est plus question d’une autre étape. Le pays indique qu’il s’agit de « la dernière », sans dire ce qu’il adviendra ensuite.

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D’un « appel parfait » à « je suis l’Élu », l’année Trump en 25 citations




D’un « appel parfait » à « je suis l’Élu », l’année Trump en 25 citations

Le président Trump lève la main

Les propos tenus par le président Trump cette année ont soulevé la controverse à plus d’une reprise.

PHOTO : GETTY IMAGES / DREW ANGERER

Al-Baghdadi « mort comme un chien », le président turc exhorté à ne pas faire « l’idiot », Greta et son « problème de gestion de la colère » : le président américain a plus d’une fois marqué l’année avec des déclarations controversées qui tranchent souvent avec le style et le vocabulaire de ses prédécesseurs.

Sophie-Hélène Lebeuf

Notre résumé n’a pas la prétention d’être exhaustif, car le président qui tweete plus vite que son ombre n’a pas le clavier sans sa poche. Tour d’horizon des citations qui ont retenu notre attention en 2019.

Pas d’entente avec Kim Jong-un à Hanoï

28 février – Après leur tête-à-tête historique de l’an dernier, Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, réunis au Vietnam, mettent abruptement un terme à leur deuxième rencontre sans avoir pu s’entendre sur la dénucléarisation de la Corée du Nord. Le président américain attribue l’échec du sommet aux exigences nord-coréennes sur la levée des sanctions.

C’est tout un gars et tout un personnage, et je pense que notre relation est très forte. […] [Mais] parfois, il faut partir. Donald Trump

Dangereuses éoliennes

2 avril – S’adressant à des républicains, le président Trump critique les éoliennes, qui font chuter le prix des maisons et qui ont selon lui des répercussions sur la santé.

Et ils disent que le bruit cause le cancer. Donald Trump

Enquête Mueller : fin de la partie

18 avril – Fruit de deux ans d’enquête, le rapport du procureur spécial Robert Mueller démontre sans équivoque l’ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine de 2016. Les indices sont toutefois insuffisants pour conclure à une coordination entre la campagne Trump et Moscou. Par ailleurs, le procureur spécial n’exclut pas le fait que le président américain ait entravé la justice pendant l’enquête.

Sur Twitter, le président républicain se réjouit d’une exonération totale.

Pas de collusion, pas d’obstruction. Donald Trump

Quand Trump blague avec Poutine sur l’ingérence de Moscou

28 juin – Avant sa rencontre à huis clos avec son homologue russe, en marge du Sommet du G20 à Osaka, au Japon, Donald Trump se fait demander par une journaliste s’il lui demandera de ne pas s’ingérer dans l’élection américaine de 2020. Évidemment que je vais le faire, répond-il en échangeant un sourire avec son vis-à-vis.

Ne vous mêlez pas de l’élection. Donald Trump, s’adressant à Vladimir Poutine

Trump invite des élues démocrates à retourner dans leur pays

14 juillet – Sur Twitter, Donald Trump reproche à quatre jeunes démocrates progressistesoriginaires de pays dont les gouvernements sont une catastrophe complète et totale de dire au peuple des États-Unis, la plus grande et la plus puissante nation de la terre, comment notre gouvernement doit être dirigé. En fait, une seule des quatre femmes est née à l’étranger.

Pourquoi ne retournent-elles pas dans les endroits infestés par la criminalité et complètement dévastés d’où elles viennent pour les réparer [?] Donald Trump

Une faveur demandée

25 juillet – Au cours d’un entretien téléphonique dont l’existence ne sera révélée qu’en septembre dans la foulée de la plainte d’un lanceur d’alerte, le président Trump demande à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, de déclencher deux enquêtes.

Une première porterait sur une théorie du complot – mise de l’avant par Moscou – selon laquelle c’est l’Ukraine et non la Russie qui a piraté les serveurs du Parti démocrate pendant la présidentielle américaine de 2016.

J’aimerais, par contre, que vous nous fassiez une faveur, parce que notre pays a traversé beaucoup de choses, et l’Ukraine en sait beaucoup à ce sujet. […] Le serveur, ils disent que l’Ukraine l’a en sa possession. Donald Trump

La deuxième ciblerait son adversaire potentiel lors de la présidentielle de 2020, l’ex-vice-président démocrate Joe Biden, et son fils Hunter qui a siégé au conseil d’administration d’une société gazière ukrainienne, dont le propriétaire a un temps fait l’objet d’une enquête.

On parle beaucoup du fils de Biden, du fait que [Joe] Biden a arrêté les poursuites, et beaucoup de gens veulent savoir de quoi il en retourne. Alors, si vous pouvez faire quelque chose avec le procureur général [des États-Unis, William Barr], ce serait génial. Donald Trump

Un district infesté de rats

27 juillet – Dans une salve sur Twitter, Donald Trump accuse le démocrate Elijah Cummings, un représentant afro-américain du Maryland, d’avoir brutalement critiqué la police frontalière en raison des conditions de détention des mineurs à la frontière sud, quand, en fait, son district de Baltimore est BIEN PIRE et plus dangereux.

Aucun être humain ne voudrait y vivre. […] Le district de Cumming [sic] est un bazar dégoûtant, infesté de rats et d’autres rongeurs. S’il passait plus de temps à Baltimore, il pourrait peut-être aider à nettoyer cet endroit sale et très dangereux. Donald Trump

Le Groenland n’est pas à vendre

20 août – Le président Trump n’apprécie pas que la première ministre danoise, Mette Frederiksen, ait balayé du revers de la main l’idée selon elle absurde que les États-Unis achètent le Groenland, territoire autonome du Danemark.

Le Danemark est un pays très spécial avec des gens incroyables, mais à la lumière des commentaires de la première ministre Mette Frederiksen, selon lesquels elle n’aurait aucun intérêt à discuter de l’achat du Groenland, je vais reporter notre réunion qui était prévue dans deux semaines à un autre moment… Donald Trump

L’Élu pour mener la guerre commerciale avec la Chine

21 août – Donald Trump, qui mène depuis 2018 une guerre commerciale contre la Chine à coups de tarifs douaniers et de menaces, conspue ses prédécesseurs qui, dit-il, ont fermé les yeux sur les pratiques commerciales déloyales de Pékin. Puis, celui que plusieurs évangélistes considèrent comme l’élu de Dieu, ajoute en regardant vers le ciel :

Cette guerre commerciale aurait dû avoir lieu il y a longtemps. Quelqu’un devait la faire. Je suis l’Élu. Donald Trump

Dure saison des ouragans pour l’Alabama, ou le Sharpiegate

1er septembre – Sur Twitter, Donald Trump met en garde les citoyens de cinq États, dont l’Alabama, contre l’ouragan Dorian.

En plus de la Floride, la Caroline du Sud, la Caroline du Nord, la Georgie et l’Alabama seront très probablement touchés (beaucoup) plus durement que prévu. Ça s’annonce pour être l’un des plus gros ouragans jamais enregistrés. Déjà de catégorie 5. SOYEZ PRUDENTS! QUE DIEU BÉNISSE TOUT LE MONDE! Donald Trump

Dans les minutes qui suivent, le bureau local du service météorologique gouvernemental corrige le tir : l’Alabama ne subira aucun impact de l’ouragan.

Donald Trump s’obstine pendant des jours, exhibant même une carte du Centre national des ouragans (NHC) qui montre la trajectoire initialement prévue de Dorian : un trait remontant jusqu’en Alabama y a clairement été ajouté au feutre noir.

Donald Trump dans le bureau ovale présente une carte.

Le président américain Donald Trump a présenté une carte visiblement modifiée indiquant qu’une partie de l’Alabama se trouvait sur la trajectoire de l’ouragan Dorian.

PHOTO : REUTERS / JONATHAN ERNST

L’appel parfait avec le président ukrainien

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le président américain, Donald Trump, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Peu après la publication de la reconstitution de leur appel téléphonique, Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont rencontrés pour la première fois en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

PHOTO : REUTERS / JONATHAN ERNST

Septembre – Les fuites entourant la plainte d’un lanceur d’alerte au sujet d’un appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, poussent les démocrates à lancer une enquête en destitution contre le président Trump le 24 septembre.

Depuis lors, le président Trump tire tous azimuts. Il dénonce une nouvelle chasse aux sorcières, la plainte vicieuse du lanceur d’alerte, les démocrates qui ne foutent rien et les médias corrompus, et ordonne à répétition : Lisez la transcription! S’il ne faut retenir qu’une phrase, répétée comme un mantra, c’est cependant celle-ci :

C’était un appel parfait. Donald Trump, le 22 septembre (et plusieurs fois par la suite)

La belle époque où on disposait autrement des espions

26 septembre – Dans un enregistrement capté en marge d’une réunion de l’ONU et obtenu par des médias américains, on entend le président dire à des membres de la diplomatie américaine qu’il veut connaître la source du lanceur d’alerte, comparant celui qui lui a fourni l’information à un espion.

Vous savez ce qu’on faisait autrefois quand on était intelligent? Hein? Les espions et la trahison, on avait l’habitude de gérer ça un peu différemment de maintenant. Donald Trump

Traiter avec la Turquie en faisant preuve d’une sagesse inégalée

7 octobre – Plusieurs alliés républicains du président le pressent de revenir sur sa décision impromptue de retirer les troupes américaines stationnées en Syrie le long des zones frontalières avec la Turquie.

Le retrait américain ouvre la voie à une offensive de la Turquie pour chasser les forces kurdes syriennes qui ont combattu le groupe armé État islamique (EI) aux côtés des Américains. Sur Twitter, le président Trump met en garde Ankara.

Comme je l’ai déjà dit avec force […] si la Turquie fait quelque chose que, dans ma grande et inégalée sagesse, je considère comme hors limites, je détruirai et anéantirai l’économie de la Turquie (je l’ai déjà fait!). Donald Trump

Les Kurdes, ces alliés égocentriques

9 octobreLe président répond aussi à ceux qui l’accusent d’avoir trahi ses alliés kurdes, qui combattent l’EI sur le terrain au péril de leur vie.

Les Kurdes se battent pour leur terre. […] Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ne nous ont pas aidés avec la Normandie, par exemple. Donald Trump

La lettre très puissante à Erdogan

16 octobreAssurant ne pas avoir donné le feu vert à l’offensive turque dans le nord de la Syrie, le président Trump rend publique une lettre très puissante, datée du 9 octobre, adressée à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.

L’histoire […] se souviendra de vous comme du diable si de bonnes choses ne se produisent pas, écrit-il.

Ne jouez pas au dur. Ne faites pas l’idiot. Je vous appellerai plus tard. Donald Trump

Trump attaque les anti-Trump

23 octobre – En pleine enquête sur sa destitution, Donald Trump se tourne vers Twitter pour décrier dans les termes les plus durs la poignée de républicains qui osent soulever des doutes sur sa conduite envers l’Ukraine.

Les républicains anti-Trump, bien qu’ils soient sous respirateur artificiel et peu nombreux, sont à certains égards pires et plus dangereux pour notre pays que les démocrates qui ne foutent rien. Méfiez-vous d’eux, ce sont des ordures! Donald Trump

Le mur, toujours prioritaire, même très loin de la frontière

23 octobre – Le président évoque la promesse phare de sa campagne de 2016 : la construction d’un mur à la frontière sud du pays.

Nous construisons un mur au Colorado. Nous construisons un beau mur. Un gros mur vraiment efficace, au-dessus duquel vous ne pouvez pas passer, sous lequel vous ne pouvez pas passer. Donald Trump

Le hic, c’est que le Colorado ne partage pas de frontière avec le Mexique. Clin d’œil à la carte de l’ouragan Dorian, un sénateur démocrate corrige la chose sur Twitter… d’un coup de Sharpie.

Al-Baghdadi, mort comme un chien

27 octobreL’allocution à la Maison-Blanche se veut solennelle, mais Donald Trump ne fait pas dans la dentelle pour annoncer la mort du chef du groupe armé État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, un homme malade et dépravé.

Il est mort après avoir fui dans un tunnel qui se terminait en impasse, en gémissant, en pleurant et en criant. […] Il est mort comme un chien. Il est mort comme un lâche. Donald Trump

Sauveteur de Hong Kong

22 novembre – Resté discret sur les manifestations prodémocratie qui secouent depuis six mois le territoire chinois semi-autonome de Hong Kong, le président explique sur Fox News que les États-Unis sont tout de même en pleines négociations pour conclure le plus important accord commercial de l’histoire avec Pékin.

Nous devons être solidaires de Hong Kong, mais je suis aussi solidaire du président [chinois] Xi, un ami et un gars incroyable, dit-il. Sans les négociations avec les États-Unis, la Chine aurait réprimé les manifestations en faisant des milliers de morts.

Sans moi, Hong Kong aurait été anéanti en 14 minutes. Donald Trump

Passe d’armes franco-américaine au sommet de l’OTAN

3 décembre – Au sommet de l’OTAN, à Londres, les tensions entre le président Trump et son homologue français, Emmanuel Macron, sur de nombreux sujets sont apparentes au cours d’une longue conférence de presse conjointe. Donald Trump se montre notamment insatisfait d’une réponse du président français sur le rapatriement de combattants de l’EI.

Voilà pourquoi il est un grand politicien, parce que c’est l’une des meilleures non-réponses que j’aie jamais entendues. Donald Trump

Trudeau, un hypocrite (sympathique)

4 décembreUne vidéo de CBC, captée le 3 décembre en marge du sommet de l’OTAN, à l’insu des protagonistes, montre des dirigeants, dont le premier ministre Justin Trudeau, qui semblent se moquer de Donald Trump. On pouvait voir les mâchoires de son équipe décrocher, lance le premier ministre canadien, évoquant vraisemblablement la conférence de presse de la veille entre le président américain et son homologue français.

Le lendemain, le président Trump réplique.

C’est un visage à deux face. [Pause] Mais, honnêtement, Trudeau est un bon gars. Donald Trump

Un avion à remonter dans le temps

4 juillet – Célébrant en grande pompe la fête nationale des Américains, le président Trump vante l’armée continentale qui a combattu les Britanniques pendant la guerre ayant mené à l’indépendance des États-Unis, en 1776. Il lui prête des prouesses militaires qui devancent de plus d’un siècle le premier vol motorisé.

Notre armée a occupé l’espace aérien, elle a défoncé les remparts, elle a pris le contrôle des aéroports, elle a fait tout ce qu’elle avait à faire. Donald Trump

Y allant d’un deuxième anachronisme dans la même phrase, il évoque le fort McHenry, siège d’une bataille plutôt survenue lors de la guerre canado-américaine de 1812.

Make America Greta again

La version retouchée de la une du magazine Time consacrée à la personnalité de l'année où on voit le visage de Donald Trump sur le corps de Greta Thunberg.

L’équipe de campagne de Trump a publié sur Twitter une version modifiée de la photo de Greta Thunberg à la une du magazine Time, en remplaçant le visage de l’adolescente par celui de Donald Trump.

PHOTO : TWITTER/TRUMP WAR ROOM

12 décembre – Finaliste au titre de personnalité de l’année attribué par le magazine Time, le président voit l’honneur lui échapper au bénéfice de la jeune militante écologiste Greta Thunberg.

Tellement ridicule. Greta doit travailler sur son problème de gestion de la colère, puis aller voir un bon vieux film avec une amie! Les nerfs, Greta, les nerfs! Donald Trump, sur Twitter

Les sorcières de Salem mieux traitées que le président

17 décembre – La veille du vote sur les deux chefs d’accusation retenus contre lui, le président Trump écrit une longue lettre sur un ton vitriolique à la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, critiquant les démocrates-qui-ne-foutent-rien et atteints d’un syndrome de paranoïa anti-Trump (Trump derangement syndrome).

Le 45e président des États-Unis les accuse d’avoir violé la Constitution en menant une procédure de destitution partisane, qu’il compare aux procès injustes ayant découlé de la chasse aux sorcières qui a mené à l’exécution d’une vingtaine de personnes, essentiellement des femmes, dans le Massachusetts du XVIIe siècle.

Les accusés des procès des sorcières de Salem ont eu droit à des procédures plus équitables. Donald Trump

Le lendemain, formellement accusé d’abus de pouvoir et d’entrave au travail du Congrès, il devient le troisième président de l’histoire américaine à être formellement mis en accusation.

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Les États-Unis ont désormais une force de l’Espace


Donald Trump a réussit a faire une force de l’Espace des États-Unis. Les mots choisit me laisse très perplexe : «L’espace est le nouveau front de guerre du monde». Il n’y a pas assez de guerres sur Terre, qu’on prépare le terrain dans l’espace ? Sommes-nous si arrogants pour croire que tout appartient à un pays.
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Les États-Unis ont désormais une force de l’Espace


Le président Donald Trump serre la main du général Jay Raymond, après avoir...

ASSOCIATED PRESS PHOTO/ANDREW HARNIKLe président Donald Trump serre la main du général Jay Raymond, après avoir signé la lettre de sa nomination en tant que chef des opérations spatiales du US Space Command lors d’une cérémonie de signature du National Defence Authorization Act pour l’exercice 2020 à Andrews Air Force Base, dans le Maryland, le vendredi 20 décembre 2019.

«L’espace est le nouveau front de guerre du monde», a déclaré le président américain lors de la cérémonie de promulgation. «C’est quelque chose d’incroyable. C’est un grand pas», a-t-il ajouté.

  • Agence France-Presse

Avec la ratification par Donald Trump de la loi de financement militaire 2020, les États-Unis ont désormais une force de l’Espace qui sera chargée d’assurer la domination des États-Unis sur ce nouveau terrain de guerre.

«L’espace est le nouveau front de guerre du monde», a déclaré le président américain lors de la cérémonie de promulgation. «C’est quelque chose d’incroyable. C’est un grand pas», a-t-il ajouté.

Chère au président américain, qui s’est heurté dans un premier temps à de vives résistances au sein du Pentagone, la force de l’Espace devient la sixième branche des forces armées américaines, après l’armée de Terre, l’US Air Force, l’US Navy, le corps des Marines et les garde-côtes.

«Notre dépendance envers les équipements dans l’espace a beaucoup augmenté et aujourd’hui, l’espace est devenu un terrain de guerre à part entière», a déclaré le ministre américain de la Défense Mark Esper. «Maintenir la domination américaine sur ce théâtre est désormais la mission de la force de l’Espace des États-Unis.»

La domination des États-Unis dans l’espace est menacée par la Chine et la Russie qui ont développé leurs capacités technologiques. Les menaces vont du brouillage des communications et des satellites GPS à la frappe d’un missile sol-air contre un satellite, ce que la Chine a testé avec succès en 2007, selon le Pentagone.

En Chine et en Russie, «on pense que l’espace est le talon d’Achille (des États-Unis), ce qui leur donne un avantage asymétrique sur les États-Unis», notait en août le secrétaire à la Défense adjoint chargé de la politique spatiale, Steve Kitay.

Comme le corps des Marines est placé sous l’autorité de l’US Navy, la force de l’Espace sera placée sous l’autorité du secrétaire à l’US Air Force et dirigée par un Chef des opérations spatiales qui sera placé sous l’autorité directe du ministre de la Défense.

Le chef du Pentagone a comparé la naissance de cette nouvelle force américaine à celle de l’US Air Force, séparée de l’armée de Terre en 1947.

Pas encore d’uniforme

En août, le président américain avait déjà créé un commandement militaire de l’espace, baptisé «Spacecom», qui était devenu le 11e commandement militaire du Pentagone, équivalent par exemple au Centcom, chargé des opérations militaires américaines au Moyen-Orient, ou le Southcom, en charge de l’Amérique Latine.

Les activités administratives et opérationnelles du Pentagone sont nettement séparées en deux catégories: le recrutement, la formation et la gestion reviennent aux branches de l’armée, tandis que les opérations militaires sont placées sous la responsabilité des commandements militaires.

La force de l’Espace sera composée dans un premier temps des 16 000 militaires et civils déjà chargés des opérations liées à l’espace au sein de l’US Air Force, a indiqué la secrétaire à l’US Air Force Barbara Barrett.

La force sera dirigée par le général Jay Raymond, qui commande actuellement le Spacecom

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Les États-Unis sont actuellement les meilleurs au monde dans l’espace. Aujourd’hui, ils sont encore meilleurs.Général Jay Raymond

L’objectif est d’y intégrer progressivement les militaires et civils en charge de l’espace, qui étaient jusqu’ici rattachés à l’armée de Terre et à l’US Navy, a précisé Barbara Barrett au cours d’une conférence de presse au Pentagone.

Son budget est pour le moment limité: quelque 40 millions de dollars à peine pour l’année fiscale 2020, qui a commencé en octobre, sont destinés à la mise en place de la force de l’Espace. Le Congrès a donné 18 mois au Pentagone pour achever cette mise en place.

«Les États-Unis sont actuellement les meilleurs au monde dans l’espace. Aujourd’hui, ils sont encore meilleurs», a déclaré le général Raymond. «Conformément à notre stratégie nationale de défense, une force basée aux États-Unis concurrencera, dissuadera et vaincra grâce à notre position de force, sécurisant notre mode de vie et notre sécurité nationale.»

Les militaires étant très attachés aux signes de rattachement à leur branche, la question de l’uniforme des soldats de la force de l’Espace n’a pas encore été décidée. Pas plus que leur nom, leurs insignes ou leur chant de ralliement.

«Nous touchons là à la culture du service. Nous ne voulons pas nous précipiter et ne pas faire ça bien», a noté le général Raymond.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Lassé de l’impeachment, un animateur souhaite une «fusillade dans une école»


Je peux comprendre que les Américains aient une  »écoeurantite » aigue de Donald Trump et de la destitution. Cependant, qu’un animateur suggère qu’une fusillade dans une école pour enfin parler d’autres chose est pitoyable, même s’il rajoute que personne soit blessée. S’il était dans une fusillade sans être blessé, il aurait sans doute des séquelles psychologiques. Un long congé sans solde, pourrait peut-être lui remettre les idées en place
Nuage

Lassé de l’impeachment, un animateur souhaite une «fusillade dans une école»

Les animateurs de l’émission Chuck & Julie, Julie Hayden et Chuck Bonniwell.

(Washington) L’émission d’un animateur de radio, qui a souhaité une «bonne fusillade dans une école» pour interrompre la couverture médiatique de la mise en accusation de Donald Trump, a été supprimée, a annoncé la station.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«On vous parle de la destitution sans fin de Donald Trump», a dit mardi à l’antenne le co-animateur de l’émission Chuck & Julie sur 710 KNUS.

«Ouais, tu souhaites une bonne fusillade dans une école pour interrompre la monotonie», lance alors Chuck Bonniwell, interrompu dans la seconde par la co-animatrice qui lui répond, alarmée : «Non, non, ne dit pas, ne dit pas ça. Ne nous appelez pas, Chuck n’a pas dit ça.»

Pour entendre l’animateur cliquer ici

Une fusillade «où personne ne serait blessé», poursuit alors M. Bonniwell. 

La séquence, dans un pays où les fusillades en milieu scolaire sont fréquentes, a poussé la station à faire amende honorable mercredi. 

«Étant donné l’histoire de la violence à l’école qui a endeuillé notre population, 710 KNUS confirme qu’un commentaire inapproprié a été fait par le coanimateur Chuck Bonniwell de l’émission Chuck & Julie. Une décision de programmation a été prise d’arrêter le programme immédiatement», a écrit sur Twitter la station basée à Denver, dans le Colorado. 

En 1999, deux tireurs ont semé la mort dans une école secondaire de Columbine, dans la ville de Littleton, au sud de Denver, abattant 12 élèves et un professeur. 

https://www.lapresse.ca

Épilepsie: attention aux GIFs animés qui circulent en ligne


Les gifs stroboscopiques ne devraient être envoyé à n’importe qui. Un journaliste l’a appris à ses dépens en recevant de Donald Trump un gif stroboscopique avec une phrase pitoyable sur Twitter, cela aurait provoquer une crise d’épilepsie assez grave. Celui qui avait créer ce gif savait que le journaliste était épileptique. De plus, des gens tous aussi stupides on fait la même chose à des connaissances épileptiques.
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Épilepsie: attention aux GIFs animés qui circulent en ligne

Épilepsie: attention aux GIFs animés qui circulent en

CHAINARONG PRASERTTHAI VIA GETTY IMAGES

Selon ce que rapporte le Washington Post, le journaliste Kurt Eichenwald — qui discute ouvertement de son épilepsie en ligne — a reçu ce GIF en 2016, après s’en être pris à Donald Trump sur Twitter.

  • Jean-Benoit Legault
  • La Presse Canadienne

Un journaliste américain a été victime d’une crise d’épilepsie qui a failli lui coûter la vie après avoir reçu un GIF stroboscopique sur Twitter.

Selon ce que rapporte le Washington Post, le journaliste Kurt Eichenwald — qui discute ouvertement de son épilepsie en ligne — a reçu ce GIF en 2016, après s’en être pris au président Donald Trump sur Twitter.

Le GIF en question a fait apparaître sur son écran d’ordinateur des formes géométriques rouges, jaunes et bleues qui clignotaient agressivement derrière la phrase: «VOUS MÉRITEZ UNE CRISE (D’ÉPILEPSIE) POUR VOS COMMENTAIRES». Il aurait été immédiatement terrassé par une crise qui, selon lui, aurait pu le tuer si sa femme n’avait pas été à la maison à ce moment.

Le troll qui aurait perpétré cette attaque, John Rayne Rivello, sera de retour devant la justice américaine en janvier, et il devrait à ce moment plaider coupable à des accusations de voies de fait graves.

«C’est un phénomène qui est bien connu, (mais) qui n’est pas fréquent parmi les personnes qui souffrent d’épilepsie, a expliqué Jean Gotman, un neuroscientifique du Neuro (l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal). Une petite portion des personnes qui souffrent d’épilepsie sont sensibles à une lumière de type stroboscopique qui active la partie visuelle du cerveau et qui est particulièrement sensible chez ces malades-là. On ne sait pas vraiment quel mécanisme transforme ces lumières clignotantes, pourquoi ça déclenche des crises d’épilepsie, mais c’est bien reconnu que ça arrive chez certains malades.»

La plupart des crises d’épilepsie ne sont pas provoquées par un déclencheur aussi net que dans ce cas-ci, a ajouté M. Gotman.

M. Eichenwald dit avoir gardé des séquelles de cette attaque, selon le Post: la moitié gauche de son corps serait partiellement paralysée et la médication qui lui permettait de mener une vie presque normale en contrôlant sa maladie ne serait plus efficace. 

«C’est assez surprenant, a commenté M. Gotman. Dans des cas rares de crises répétées, (…) ces situations-là peuvent laisser des séquelles. Une crise isolée, même si elle assez violente, comme ce qui semble avoir été le cas, c’est très rare que ça laisse des séquelles marquées, qu’un médicament qui a pu fonctionner avant ne fonctionne plus après. C’est étonnant, mais les cas sont tellement divers (…) que c’est difficile à dire. (…) Il a parlé d’une très grosse crise, peut-être que c’était plusieurs crises, je ne sais pas.»

M. Rivello est un ancien combattant de l’armée américaine qui est notamment appuyé par des organisations néonazies et suprémacistes blanches. Des documents présentés au tribunal affirment qu’il savait que M. Eichenwald était épileptique et qu’il s’agissait d’une attaque antisémite.

La Fondation américaine de l’épilepsie a déposé de multiples accusations criminelles contre des gens qui auraient imité M. Rivello en envoyant des GIFs stroboscopiques à des épileptiques. Une trentaine d’incidents du genre auraient été décelés seulement sur Twitter; l’avocat de M. Eichenwald les compare à l’envoi de poison par la poste ou à l’utilisation d’un laser pour éblouir un pilote.

En 2008, des pirates informatiques avaient infiltré un site internet de la Fondation américaine de l’épilepsie et mis en ligne des centaines de GIFs stroboscopiques, apparemment pour s’en prendre aux utilisateurs du site — dont plusieurs souffrent d’épilepsie. La police fédérale américaine avait alors fait enquête.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Pourquoi les dirigeants étrangers ne vident pas leur sac devant Trump


M. et Mme tout le monde peuvent dire ce qu’il pensent de Donald Trump, mais il est malheureux de voir nos dirigeants raser le plancher pour ne pas blesser Trump qui lui ne ce gène pas pour insulter, voir humilier les autres. Ce n’est pas digne d’un dirigeant. L’horreur d’un 2e mandat qui plane n’aide en rien pour les pays qui malheureusement dépendent de l’humeur du pire président des États-Unis. Ce qui nuit au respect des autres face aux États-Unis
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Pourquoi les dirigeants étrangers ne vident pas leur sac devant Trump

Justin Trudeau, Boris Johnson, Emmanuel Macron, la princesse Anne et Jens Stoltenberg lors d'une réception à Buckingham Palace (Londres) à l'occasion des 70 ans de l'OTAN, le 3 décembre 2019. | Yui Mok / POOL / AFP

Justin Trudeau, Boris Johnson, Emmanuel Macron, la princesse Anne et Jens Stoltenberg lors d’une réception à Buckingham Palace (Londres) à l’occasion des 70 ans de l’OTAN, le 3 décembre 2019. | Yui Mok / POOL / AFP

Joshua Keating— Traduit par Bérengère Viennot

Une vidéo virale montre Trudeau, Macron et Johnson se moquer de Trump dans son dos pendant un cocktail au cours du sommet de l’OTAN. Mais aucun d’entre eux n’osera jamais rien lui dire en face.

À l’échelle des péchés de Donald Trump, la longueur de ses conférences de presse est plutôt vénielle. Mais dans une vidéo désormais virale montrant des dirigeants de grandes puissances mondiales en train de papoter entre eux, on entend le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’émerveiller que Trump soit «en retard parce qu’il fait une conférence de presse inopinée de quarante minutes» pendant le sommet de l’OTAN de début décembre, et ajouter «vous auriez vu la tête de son équipe», faisant apparemment allusion à l’annonce surprise du président américain que le prochain sommet du G7 aurait lieu à Camp David [lieu de villégiature officiel du président des États-Unis, ndlr].

Trump a réagi à cette vidéo en taxant Trudeau «d’hypocrite» et, vexé, en quittant le sommet plus tôt que prévu. Ce n’est pas la première fois que le président américain s’emporte à la suite de quelque remarque espiègle de la part de Trudeau lors d’un sommet mondial.

Cette fois, les commentaires du Premier ministre canadien ont été captés au cours d’une discussion informelle avec Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Boris Johnson, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et la princesse Anne (la présence de Johnson, ami et allié de Trump, et le fait qu’il semble rire avec les autres, pourraient bien être la plus grande source de contrariété pour Trump).

La raison pour laquelle cette vidéo a causé un tel barouf n’est pas ce qui s’y est réellement dit –Trump a entendu bien pire. Il est rare que la véritable opinion des alliés de l’Amérique au sujet de Trump parvienne à nos oreilles. Si compte tenu de son comportement au cours des trois dernières années, il n’est pas particulièrement étonnant qu’ils en aient ras-le-bol et soient déroutés par Trump, ils n’en font jamais état publiquement et laissent les journalistes tirer leurs propres conclusions à partir de leur langage corporel.

Sourire et serrer les dents

Si Trump a pu se sortir impunément de nombreuses situations où il maltraitait ses alliés, c’est tout simplement parce que leurs gouvernements ne peuvent pas se permettre de protester. Pensez à l’ancienne Première ministre britannique Theresa May essayant à maintes reprises de rester dans les petits papiers de Trump dans l’espoir d’un accord commercial post-Brexit favorable, malgré le fait qu’il ne cessait de la critiquer publiquement.

Ou au président Muhammadu Buhari cautionnant Trump après qu’il avait classé son pays, le Nigeria, dans la catégorie des «pays de merde». Si vous dirigez l’Iran ou la Corée du Nord, vous êtes libre de dire autant d’horreurs sur Trump que ça vous chante. Mais si vous dépendez de l’aide, du commerce ou du soutien militaire des États-Unis, il ne vous reste qu’à sourire et à serrer les dents.

C’est ce qui s’est produit dans le cadre des bourdes les plus récentes de Trump en politique étrangère. Les Kurdes syriens qui ont jeté des cailloux et de la nourriture pourrie sur les soldats américains quittant la région en octobre dernier représentent sûrement un symbole assez exact de la réaction du public kurde face à la décision de Trump de donner le feu vert à une violente offensive militaire turque dans le nord de la Syrie. Les chefs kurdes syriens, en revanche, se sont abstenus de critiquer la décision initiale de Trump et l’ont couvert de louanges après que les États-Unis ont aidé à sceller un accord de cessez-le-feu qui a cimenté le contrôle turc de la plus grande partie de ce qui avait été le territoire kurde:

«Nous REMERCIONS le président Trump pour ses efforts soutenus qui ont arrêté la violente attaque des Turcs et des groupes djihadistes contre notre peuple.»

Les dirigeants du petit cercle de moqueurs de l’OTAN ont davantage de marge de manœuvre que l’Ukraine ou les Kurdes.

Aussi peu fiable que soit Trump en tant qu’allié, il reste avantageux pour les Kurdes syriens de maintenir un quelconque niveau de soutien de la part des États-Unis. Et comme on pouvait s’y attendre, le retrait des troupes américaines de Syrie ne s’est pas avéré aussi complet que ce qui avait été annoncé au départ. Il aurait pu en être autrement si les dirigeants kurdes avaient accusé haut et fort Donald Trump de les avoir trahis.

Prenez sinon le cas du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui, malgré des preuves abondantes et ostensibles, continue de soutenir qu’il n’a subi aucune pression pour enquêter sur le fils de Joe Biden en échange d’une aide militaire américaine. Pendant les auditions au Congrès dans le cadre de l’enquête de destitution du président, les Républicains ont utilisé le silence de Zelensky comme une preuve d’absence de pression, mais Zelensky n’est pas vraiment en position de dire autre chose.

Trump a fini par accepter d’accorder une aide militaire à l’Ukraine –après, découvre-t-on, qu’il a appris l’existence de la plainte du lanceur d’alerte au sujet de ses échanges avec Zelensky– mais qui peut affirmer qu’il ne changera pas à nouveau d’avis? Zelensky ne peut se permettre d’être vu par la Maison-Blanche comme complice de l’entreprise de destitution.

Les dirigeants du petit cercle de moqueurs de l’OTAN ont davantage de marge de manœuvre que l’Ukraine ou les Kurdes. Et après quelques tentatives de flatterie qui ont échoué à conquérir Trump, Macron est devenu un peu plus critique en public –toutefois, les pays de l’OTAN veulent continuer de faire ce qu’il peuvent pour garder Trump à l’intérieur de l’alliance. Quant au Royaume-Uni et au Canada, ils ont à cœur de maintenir toute la bonne volonté possible dans l’optique de pourparlers commerciaux. Si cette exaspération s’est exprimée en aparté lors d’un cocktail plutôt que dans le cadre d’une conférence de presse, il y a une raison.

Frustration

Cette dynamique s’explique en partie simplement parce qu’il s’agit du dirigeant d’une grande puissance mondiale. La Chine aussi est traitée avec déférence par des pays plus petits. En outre, les gouvernements étrangers sont bien conscients que Trump est capable de changer de politique en fonction de son humeur, et qu’il associe souvent ses intérêts personnels à ceux de son pays. Flatter Trump ne fonctionne pas toujours, mais ce qui est certain, c’est qu’il n’y a aucun avantage à provoquer son courroux.

Tout cela est fort frustrant pour les Démocrates qui essaient de construire une critique nourrie de la politique étrangère de Trump. La plupart des candidat·es à l’élection présidentielle lui reprochent de s’aliéner les alliés de l’Amérique, et c’est une critique qui se tient. Le problème, c’est que ces alliés savent pertinemment qu’il sera peut-être encore président après 2020 et qu’ils ne peuvent pas se permettre d’aider les Démocrates à démontrer cet argument.

Les candidat·es démocrates se sont déjà emparé·es de l’incident de l’OTAN pour montrer le danger qui existe à laisser Trump gérer la politique étrangère du pays. Comparée à la réaction du président américain, la déclaration de Trudeau était plutôt modérée, mais c’est probablement ce qu’ils auront de mieux à se mettre sous la dent.

http://www.slate.fr/