L’« anonyme » de la Maison-Blanche a écrit un livre sur Trump


Un haut responsable de l’administration de Donald Trump va sûrement augmenter le stress et la colère de ce dernier avec un livre dont il est le principal sujet. Le fait qu’il soit signé anonyme est probablement mieux pour lui.
Nuage


L’« anonyme » de la Maison-Blanche a écrit un livre sur Trump

(Washington) Déjà poussé dans les cordes par la procédure de destitution qui le menace, Donald Trump devrait bientôt endurer une nouvelle épreuve avec la publication d’un livre d’un haut responsable de son administration, auteur l’an dernier d’une tribune explosive dans le New York Times.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Intitulé A Warning, le livre doit être publié le 19 novembre aux éditions Twelve, du groupe Hachette, rapportent mardi le Washington Post et CNN.

Son auteur, anonyme, avait écrit en septembre 2018 dans le New York Times une tribune à charge qui avait provoqué la colère du président américain.

Sous le titre « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump », le haut responsable racontait comment il s’efforçait, avec d’autres, de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » d’un président au leadership « mesquin », « impétueux » et « inefficace ».

« TRAHISON », avait alors dénoncé Donald Trump sur Twitter, exhortant son procureur général de l’époque à mener une enquête et le New York Times à révéler le nom du « lâche ».  

Une ébauche de communiqué de presse obtenue par CNN présente A Warning comme « un témoignage choquant, de première main, sur le président Trump et son travail ». 

La tribune du New York Times avait d’autant plus irrité Donald Trump l’an dernier que de larges extraits d’un livre explosif de Bob Woodward avaient été diffusés la veille.

Le journaliste d’investigation à l’origine de l’affaire du Watergate y dressait le portrait d’un président colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s’efforçaient de contrôler, voire de contourner, pour éviter de dangereux dérapages.

https://www.lapresse.ca/

Trump en difficulté après un témoignage «explosif» au Congrès


Je sais, je mets souvent des billets sur Donald Trump, mais je suis stupéfaite que les Américains endurent encore ce président, alors qu’ils ont une chance de l’écarter avant les prochaines élections présidentielles. Cela serait, à mon sens, stratégique pour les républicains de se faire réélire avec une nouvelle personne, qui prendrait en considération l’opinion de son équipe avant de prendre des décisions insensées, qui ne serait pas porter a tout ramener vers lui. Qu’il ne se penserait pas supérieur aux autres et qui fait attention aux choix des mots que ce soit sur les réseaux sociaux ou a un gouvernement étranger.
Nuage


Trump en difficulté après un témoignage «explosif» au Congrès


JEROME CARTILLIER
AGENCE FRANCE-PRESSE

(Washington) Un diplomate en poste à Kiev a livré mardi devant le Congrès un témoignage «explosif» dans l’affaire ukrainienne, plaçant Donald Trump, qui est sous la menace d’une procédure de destitution, dans une situation particulièrement délicate.

Très remonté, le président américain a de son côté comparé la procédure le visant à un «lynchage», mot lourd de sens aux États-Unis, où il est associé aux meurtres de Noirs par des Blancs aux XIXe et XXe siècles, essentiellement dans le Sud.

Les élus de la Chambre des représentants cherchent à déterminer si Donald Trump a utilisé la politique étrangère américaine à des fins politiques personnelles. Concrètement, il veulent comprendre si le président de la première puissance mondiale a fait pression sur l’Ukraine, chantage économique à l’appui, pour que ce pays enquête sur son rival démocrate Joe Biden.

Selon le Washington Post, Bill Taylor, chargé d’affaires américain en Ukraine, a renforcé mardi, lors d’un témoignage à huis clos, les soupçons pesant contre le locataire de la Maison-Blanche.

Il a relaté que Gordon Sondland, ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne (UE), lui avait clairement indiqué que M. Trump avait lié le déblocage d’une aide à l’Ukraine à l’annonce par Kiev d’une enquête visant le fils de M. Biden, qui fut au conseil d’administration d’une entreprise ukrainienne.

M. Sondland «m’a dit (..) que tout était lié à une telle annonce, y compris l’aide économique», a-t-il raconté, selon le quotidien.

«Ce que j’ai entendu aujourd’hui de la part de Bill Taylor était très troublant et explosif», a tweeté l’élu démocrate Adriano Espaillat. «C’était tout simplement le témoignage le plus accablant que j’ai entendu», a surenchéri l’élue Debbie Wasserman Schultz, également démocrate.

Dans un message daté de début septembre adressé à M. Sondland, M. Taylor s’inquiétait ouvertement des pressions exercées par la Maison-Blanche sur la présidence ukrainienne.

Je «trouve ça fou de suspendre l’aide sécuritaire en échange d’un coup de main pour une campagne politique», écrivait-il.

«Lynchage?» Un mot «regrettable»

Quelques heures avant le témoignage de Bill Taylor, M. Trump s’était plus que jamais posé en victime.

«Un jour, si un démocrate devient président et que les républicains remportent la Chambre des représentants, même avec une toute petite marge, ils peuvent lancer une procédure de mise en accusation du président, même sans respect des procédures, sans équité ou sans droits», avait tweeté le milliardaire républicain.

«Tous les républicains doivent se souvenir de ce à quoi ils assistent ici : un lynchage».

Le tweet matinal a suscité de très vives réactions dans la capitale fédérale américaine, pourtant habituée aux déclarations volontairement provocatrices de l’ancien homme d’affaires de New York.

Fait remarquable, Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, qui se tient le plus souvent à l’écart de toute critique du président, a exprimé son désaccord.

«Compte tenu de l’histoire de notre pays, je ne comparerais pas cela à un lynchage», a-t-il déclaré, déplorant un choix de mots «regrettable».

«C’est un mot qu’aucun président ne devrait utiliser pour lui-même», a réagi le démocrate James Clyburn sur CNN. «Je viens du Sud. Je connais l’histoire de ce mot. C’est un mot qu’il faut utiliser avec beaucoup, beaucoup de prudence», a ajouté l’élu afro-américain.

«J’ai étudié avec attention l’histoire présidentielle, nous n’avons jamais rien vu de tel», a-t-il encore dit, soulignant que les trois autres présidents américains ayant été visés par une procédure de mise en accusation – Andrew Johnson, Richard Nixon et Bill Clinton – n’avaient jamais fait de telles références.

«Un lynchage? 4743 personnes ont été lynchées aux États-Unis entre 1882 et 1968, parmi lesquels 3446 Afro-Américains», a réagi Kristen Clarke, présidente d’une association de défense des droits civiques. Et de souligner que les lynchages furent un chapitre «répugnant» de l’histoire américaine.

«Le président n’est pas une victime […] Établir un parallèle entre la situation difficile dans laquelle il se trouve et un lynchage est grotesque», a réagi Jeb Bush, frère et fils d’anciens présidents républicains, et candidat à la primaire républicaine en 2016.

La Maison-Blanche a défendu l’utilisation de ce mot en assurant que le président ne faisait pas de référence historique.

«Le président n’essayait pas du tout de se comparer à l’histoire terrible de ce pays», a déclaré Hogan Gidley, porte-parole de l’exécutif.

https://www.lapresse.ca/

Des fissures dans l’armure de Trump


Donald Trump a laissé tomber les Kurds, il a écrit une lettre au président de la Syrie, comme si c’était un copain et il a annoncé que le prochain G7 serait dans un son club de Golf qu’il a annulé par la suite voyant que des républicains respecté commençaient a dénoncer ses agissements. Trop s’est comme trop. Marcherait-il sur des oeufs ? Serait-il capable de bien se comporter pour ne pas tout perdre ?
Nuage


Des fissures dans l’armure de Trump

PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE

Trois dossiers où des républicains ont déploré le fait d’avoir eu à défendre l’indéfendable ont récemment contribué à créer des fissures dans l’armure de Donald Trump : la Syrie, l’Ukraine et le G7.

(New York) Lundi dernier, John Kasich, ex-gouverneur républicain de l’Ohio, refusait de se prononcer sur une éventuelle procédure de destitution contre Donald Trump. « Finissons l’enquête, et je vous donnerai ensuite mon opinion sur ce que le Congrès devrait faire », a-t-il dit à l’animateur d’une station radiophonique de New York, qui le recevait à l’occasion du lancement de son plus récent livre.

RICHARD HÉTU
COLLABORATION SPÉCIALE

Quatre jours plus tard, John Kasich appelait ses anciens collègues de la Chambre des représentants à mettre le président américain en accusation pour abus de pouvoir dans l’affaire ukrainienne. « Je le dis avec une grande tristesse », a-t-il déclaré sur CNN en devenant l’un des républicains les plus respectés à s’exprimer en faveur d’une procédure de destitution.

Mais que s’est-il passé pendant ces quelques jours pour expliquer un tel changement d’opinion ? Réponse courte : des fissures ont commencé à apparaître dans l’armure de Donald Trump. Et il n’est pas étonnant que John Kasich ait été l’un des premiers à le reconnaître. L’homme, qui a brigué l’investiture républicaine en 2016, n’a pas renoncé à ses ambitions présidentielles.

Trois dossiers où des républicains ont déploré le fait d’avoir eu à défendre l’indéfendable ont contribué à créer ces fissures : la Syrie, l’Ukraine et le G7. Dans des gazouillis publiés tard samedi soir, Donald Trump a tenté de colmater au moins une de ces fissures en renonçant à tenir au Trump International Doral la prochaine réunion des sept pays les plus industrialisés.

« Je pensais faire quelque chose de très bon pour notre pays en utilisant le Trump International Doral […]. Mais, comme d’habitude, les médias et les démocrates sont devenus fous », a-t-il tweeté en faisant fi des critiques de son propre camp sur une situation de conflit d’intérêts qui soulevait des problèmes non seulement éthiques, mais également constitutionnels.

Une image de faiblesse

Cette reculade couronnait une semaine au cours de laquelle Donald Trump aura projeté l’image d’un président faible. Lors d’une rencontre à la Maison-Blanche avec des dirigeants du Congrès, il s’est félicité du ton « agressif » de sa lettre du 9 octobre dernier au président turc Recep Tayyip Erdoğan. Lettre dans laquelle il avait averti son homologue de ne pas faire « l’idiot » en Syrie.

Le lendemain, l’entourage du président Erdoğan s’est assuré de faire savoir que la lettre, jugée irrespectueuse, avait abouti à la poubelle. C’était avant que le chef d’État turc ne donne son accord à une trêve en Syrie qui confirmait les gains de ses troupes et le lâchage des alliés kurdes par les États-Unis.

Dans un discours remarqué au Sénat, Mitt Romney a réclamé une enquête sur la décision initiale de Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord-est de la Syrie.

Ce que nous avons fait aux Kurdes restera comme une tache de sang dans les annales de l’histoire américaine. […] Sommes-nous si faibles et si ineptes sur le plan diplomatique que la Turquie a forcé la main aux États-Unis d’Amérique ? Monsieur le président, nous avons besoin de réponses.

Mitt Romney

Mitt Romney en est un autre qui n’a probablement pas abandonné ses rêves présidentiels. Mais il n’est certainement pas le seul de son camp à ressentir un profond malaise face à la politique syrienne du président Trump. Mitch McConnell, chef de la majorité au Sénat, a effacé tout doute sur ce sujet en qualifiant le retrait des forces américaines de la Syrie de « grave erreur stratégique ».

« Cela va laisser le peuple américain et son territoire moins en sécurité, enhardir nos ennemis et affaiblir d’importantes alliances », a-t-il écrit dans une tribune publiée vendredi dernier dans le Washington Post.

De Nixon à Trump

Ce différend sur la Syrie entre Donald Trump et les sénateurs républicains pourrait difficilement apparaître à un moment moins opportun. Si la Chambre vote en faveur de sa mise en accusation, le président devra limiter au minimum le nombre de défections au Sénat lors du procès subséquent qui s’y tiendra.

Or, sa position dans l’affaire ukrainienne s’est considérablement affaiblie la semaine dernière. D’une part, des responsables de l’administration Trump, actuels ou anciens, ont continué à défiler devant les élus de la Chambre qui enquêtent en vue de le destituer. La plupart d’entre eux ont confirmé le détournement de la politique étrangère des États-Unis vis-à-vis de l’Ukraine par une cabale menée par Rudolph Giuliani, avocat personnel du président.

D’autre part, le directeur de cabinet de la Maison-Blanche par intérim, Mick Mulvaney, a avoué jeudi dernier qu’une aide militaire de 391 millions de dollars destinée à l’Ukraine avait été bloquée en partie pour forcer le gouvernement de ce pays à faire enquête sur une affaire impliquant des démocrates. Ce faisant, il contredisait Donald Trump, qui répétait depuis deux semaines qu’il n’y avait eu aucune contrepartie dans ce dossier.

Plus tard, M. Mulvaney a accusé les médias d’avoir dénaturé ses propos, mais le mal était fait.

« Vous ne pouvez pas bloquer l’aide étrangère déjà accordée [par le Congrès] pour une initiative politique. Point », a déclaré la sénatrice républicaine de l’Alaska Lisa Murkowski.

Les fissures dans l’armure de Donald Trump n’empêcheront pas ses alliés les plus fidèles au Congrès de continuer à le défendre bec et ongles. Mais elles ont poussé au moins un élu républicain à établir un parallèle entre la situation actuelle et le scandale du Watergate qui a forcé Richard Nixon à démissionner.

« Je continue à y penser », a déclaré au Washington Post le représentant républicain de la Floride Francis Rooney en faisant allusion à la possibilité de voter en faveur de la mise en accusation de Donald Trump. « Je suis très conscient du fait que durant l’affaire du Watergate, toutes mes connaissances disaient : ‟Oh, ils ne font que harceler Nixon, et ce n’est qu’une chasse aux sorcières.” Il s’avère que ce n’était pas une chasse aux sorcières. C’était vraiment une sale affaire. »

https://www.lapresse.ca

Donald Trump avait bien lié une aide à l’Ukraine à une enquête politique


Hum ! Je pense qu’une autre personne de l’entourage de Donald Trump risque de perdre son emploi après avoir avoué qu’il y avait bien des raisons politiques dans l’échange entre le président Volodymyr Zelensky et Donald Trump. Et l’ambassadeur des États-Unis en Ukraine lui aussi a témoigner devant les démocrates. Il semble que cela puisse ne pas être suffisant à ce stade de l’enquête pour que le Sénat procède à la destitution du président.
Nuage


Donald Trump avait bien lié une aide à l’Ukraine à une enquête politique

PHOTO AFP

Donald Trump martèle qu’il n’a exercé aucune pression sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu’on voit ici aux côtés de son homologue américain à New York en marge du sommet de l’ONU le mois dernier.

(Washington) La Maison-Blanche a reconnu jeudi pour la première fois que Donald Trump avait lié une aide destinée à l’Ukraine à des considérations de politique intérieure américaine, fournissant de nouvelles munitions aux démocrates qui enquêtent en vue de destituer le président.

CHARLOTTE PLANTIVE
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le chef de cabinet de la Maison-Blanche Mick Mulvaney a créé la surprise en lâchant cet aveu au détour d’une conférence de presse sur le G7.

 Il a toutefois assuré que cela « n’avait absolument rien à voir » avec l’ancien vice-président Joe Biden, qui pourrait porter les couleurs démocrates lors de la présidentielle de 2020.

Fin juillet, Donald Trump avait demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky d’enquêter sur Joe Biden et sur les affaires de son fils Hunter en Ukraine. Or l’administration américaine avait suspendu plus tôt dans le mois une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à l’Ukraine.

Cette décision est au cœur de l’enquête ouverte il y a trois semaines par les parlementaires démocrates dans le cadre de l’explosive procédure d’« impeachment ».  Les élus de l’opposition veulent savoir si Donald Trump a abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles, notamment en gelant l’argent pour forcer Kiev à coopérer.

Le milliardaire républicain martèle qu’il n’a exercé « aucune pression » sur le président Zelensky et que l’aide avait été gelée le temps d’évaluer l’assistance apportée à l’Ukraine par ses autres partenaires occidentaux.

Jeudi, pour la première fois, la Maison-Blanche a reconnu que Donald Trump avait d’autres motivations.

« A-t-il mentionné en passant la corruption liée au serveur informatique du parti démocrate ? Absolument, il n’y a aucun doute à ce sujet, c’est pour ça que nous avons gelé l’argent », a déclaré M. Mulvaney.

« De mal en pis »

Le directeur de cabinet faisait référence à une théorie née dans les cercles complotistes et relayée par Donald Trump et ses proches, selon laquelle l’Ukraine aurait piraté les courriels du parti démocrate lors de la présidentielle américaine de 2016 et non la Russie, comme l’ont établi les services de renseignements américains.

Cet argument a été avancé pour décrédibiliser l’enquête sur les soupçons de collusion entre Moscou et l’équipe de campagne du candidat républicain, qui a assombri les deux premières années de son mandat.

« Revenir sur ce qui s’est passé en 2016 […] était absolument approprié », a encore déclaré Mick Mulvaney, en soulignant que l’aide avait fini par être versée, en septembre.

« Mulvaney vient de dire que l’aide militaire pour l’Ukraine avait été suspendue pour forcer Kiev à enquêter sur les démocrates », a réagi sur Twitter l’élu Adam Schiff qui supervise l’enquête parlementaire contre Donald Trump. « Les choses vont de mal en pis », a-t-il ajouté.  

Face au tollé suscité par ses propos, le directeur de cabinet a rétropédalé quelques heures plus tard, assurant dans un communiqué que les médias avaient « déformé ses commentaires » pourtant prononcés face caméra, dans le cadre d’une « chasse aux sorcières » contre Donald Trump.

« Déçus »

Sur un autre front, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne (UE) Gordon Sondland a révélé que Donald Trump avait imposé aux diplomates chargés du dossier ukrainien de travailler avec son avocat personnel et fervent défenseur Rudy Giuliani.

« Nous avons été déçus par l’ordre du président d’impliquer M. Giuliani », a déclaré cet homme d’affaires pourtant proche de Donald Trump lors d’une audition au Congrès. 

Selon M. Sondland, M. Giuliani a ensuite expliqué aux diplomates que le président Trump voulait que son homologue ukrainien fasse « une déclaration publique sur la corruption » et mentionne « deux sujets d’enquête importants » : le « serveur informatique démocrate » et le groupe gazier Burisma, pour lequel travaillait le fils de Joe Biden, Hunter. 

« Je n’ai compris que bien plus tard que l’un des objectifs de M. Giuliani était peut-être […] d’impliquer directement ou indirectement, les Ukrainiens dans la campagne de réélection du président pour 2020 », a assuré l’ambassadeur.

Malgré les efforts de la Maison-Blanche pour bloquer l’enquête des démocrates, M. Sondland est le huitième témoin entendu par les parlementaires.

Les démocrates affichent leur volonté d’aller vite vers la mise en accusation du président, une prérogative de la chambre basse du Congrès qu’ils contrôlent. 

Il reviendra ensuite, selon la Constitution, au Sénat de juger si M. Trump doit être destitué. Compte tenu de la majorité républicaine dans cette enceinte, cette perspective paraît peu probable à ce stade.

https://www.lapresse.ca/

Trump critiqué pour sa gestion d’un accident mortel sur une route anglaise


Je trouve cela tellement déplacé de la part de Donald Trump d’invité des parents endeuillé dans le but de rencontrer la personne qui est la cause de leur peine. Je ne comprends pas non plus que l’immunité diplomatique permet à une personne responsable d’un accident ayant causé la mort dans un pays étranger puisse s’en sortir haut la main. En Angleterre, la conduite est contraire qu’en Amérique. Alors imaginé les rôles inversé que le père, ou la mère serait venu aux États-Unis et aurait eu un accident similaire. Eux n’auraient jamais pu dire qu’ils sont protégés par l’immunité diplomatique. Personne ne devrait être au-dessus des lois.
Nuage


Trump critiqué pour sa gestion d’un accident mortel sur une route anglaise

PHOTO EDUARDO MUNOZ, REUTERS

Tim Dunn et Charlotte Charles

(Washington) Les parents d’un jeune Britannique tué en Angleterre dans un accident de la route ont regretté mercredi la façon dont ils ont été reçus à la Maison-Blanche par Donald Trump, qui les a incités, en vain, à rencontrer la femme d’un diplomate américain responsable du drame.

Publié le 16 octobre 2019 à 11h59

SÉBASTIEN BLANC
AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette réception de Charlotte Charles et Tim Dunn a été « organisée à la va-vite par des imbéciles en roue libre », a dénoncé, en référence aux conseillers de la Maison-Blanche, le porte-parole des deux parents, Radd Seiger.

Harry Dunn, 19 ans, est mort dans la collision de sa moto avec une voiture dans le Northamptonshire, en Angleterre, le 27 août. La conductrice du véhicule, Anne Sacoolas, 42 ans, roulait du mauvais côté de la chaussée. Invoquant une immunité diplomatique, cette mère de trois enfants est repartie aux États-Unis.

Charlotte Charles et Tim Dunn demandent depuis justice et exhortent les États-Unis à lever l’immunité diplomatique de Mme Sacoolas pour qu’elle retourne en Grande-Bretagne afin d’y être jugée.

M. Seiger a accusé M. Trump d’avoir tenté mardi soir une « opération de communication » en invitant les parents endeuillés à la Maison-Blanche sans les prévenir que Mme Sacoolas se trouvait dans la pièce d’à côté, entourée de photographes. 

« Tendu et agressif »

Pressés par M. Trump de rencontrer Mme Sacoolas, les parents d’Harry ont décliné

A cette occasion Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale du président, s’est montré « extrêmement tendu et agressif et il a fait mauvaise impression lors de cette entrevue qui exigeait une approche prudente et de la sensibilité », a affirmé Radd Seiger.

Les deux parents, interviewés mercredi sur la chaîne américaine CBS, ont confirmé avoir été surpris d’abord de voir Donald Trump – ce qui n’était pas prévu – et d’entendre sa proposition de rencontrer la femme responsable de la mort de leur fils.

« Il a présenté ses condoléances. Il semblait chaleureux et il était accueillant, ce qui était appréciable. Mais il ne lui a pas fallu longtemps pour lâcher dans la conversation qu’Anne Sacoolas se trouvait dans le bâtiment », a relaté la mère d’Harry, qui a estimé que la Maison-Blanche n’était « pas le lieu » adapté. 

Désaccord diplomatique

« Nous sommes toujours prêts à la rencontrer, mais cela doit être sur le sol britannique, en présence de psychologues et de médiateurs, et pas simplement pour notre bien mais pour le sien aussi », a ajouté Mme Charles.

Cette affaire qui rencontre un fort écho au Royaume-Uni est source d’un vif désaccord diplomatique entre Londres et Washington.

Les parents d’Harry ont reçu le soutien du gouvernement britannique et jusqu’au premier ministre Boris Johnson, qui est lui-même publiquement monté au créneau.

Interrogé la semaine dernière, Donald Trump avait évoqué un « accident horrible », le mettant sur le compte de la fatalité. 

Mercredi, il a expliqué qu’il était difficile pour un automobiliste américain de s’habituer à la conduite à gauche en Grande-Bretagne.

« Vous allez en Europe et on roule à l’envers. C’est très compliqué si vous êtes originaire des États-Unis, vous décidez de faire un virage à droite alors que vous êtes censé le faire à gauche », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche.

« Ma rencontre avec la famille a été… très belle d’une certaine façon. Ils ne voulaient pas rencontrer la personne en question, mais notre entrevue a été très bonne », a-t-il assuré.

M. Trump a indiqué s’être entretenu de l’affaire avec Boris Johnson. 

https://www.lapresse.ca/

Facebook et Twitter refusent de supprimer les publicités mensongères de Trump


Il me semble que Facebook et Twitter avait annoncé qu’ils combattaient la désinformation, En tout cas c’est ce qu’ils prétendent .. Sauf pour les politiciens eux, ils ont droit tant qu’il n’y a pas d’insultes. Si il y a bien des surveillance a faire, ce sont bien les politiciens et surtout Donald Trump et son équipe
Nuage


Facebook et Twitter refusent de supprimer les publicités mensongères de Trump

Gros plan du visage de Donald Trump.

L’équipe de Donald Trump fait diffuser des publicités en sa faveur sur les réseaux sociaux.

PHOTO : GETTY IMAGES / ALEX WONG

Facebook et Twitter ont refusé de retirer des publicités de Donald Trump qualifiées de mensongères par l’équipe de campagne de Joe Biden.

Facebook avait accepté de supprimer une publicité de Donald Trump insultante pour Joe Biden puisque sa politique publicitaire interdit les insultes.

L’ancien vice-président américain, qui pourrait devenir le rival de Trump dans la course à la Maison-Blanche s’il remporte l’investiture du Parti démocrate, fait l’objet d’attaques par Trump.

L’équipe de campagne de l’actuel président américain a modifié la publicité, retirant l’insulte, mais ajoutant une fausse allégation au sujet de Joe Biden.

Les arguments de Facebook

Le camp de Biden a demandé le retrait de cette publicité. PolitiFact et FactCheck.org, qui font partie des partenaires de Facebook pour la vérification des faits, ont démenti ce qu’affirme la publicité en question.

Toutefois, Facebook a adressé une fin de non-recevoir au camp Biden, faisant valoir que sa politique de vérification des faits portant sur les publicités diffusées sur le réseau social ne s’applique pas aux hommes et aux femmes politiques.

Notre approche est fondée sur la croyance fondamentale de Facebook en la liberté d’expression […] et sur l’idée que, dans les démocraties où la presse est libre, le discours politique est déjà sans doute le discours le plus scruté qu’il soit, a écrit, dans une lettre, Katie Harbath, directrice des politiques publiques de Facebook.

Par conséquent, quand un politicien ou une politicienne parle et fait une publicité, nous ne faisons pas examiner les faits par des vérificateurs indépendants, a-t-elle ajouté.

Twitter dit aussi non

Le camp Biden a également demandé le retrait d’une publicité de Trump dans une lettre envoyée à Twitter.

C’est une chose d’autoriser l’équipe du président Trump à répandre des faussetés à partir de son propre compte [Twitter], c’en est une autre de faire du profit avec des publicités payantes qui répètent les mêmes mensonges, précisait la lettre.

Cependant, le réseau social a estimé que cette publicité ne contrevenait pas à ses règles.

La publicité dont vous parlez ne constitue pas une violation de nos politiques pour le moment, a déclaré, jeudi soir, une personne qui représente Twitter.

https://ici.radio-canada.ca/

Des doutes soulevés à l’interne avant même l’appel controversé de Trump


Au moins 4 personnes de la Sécurité nationale américaine se sont inquiété bien avant ce fameux appel en Ukraine dernièrement qui a provoquer la procédure de destitution. Les signes alarmants semble avoir commencé au printemps dernier.
Nuage


Des doutes soulevés à l’interne avant même l’appel controversé de Trump

PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS

Le président américain Donald Trump

(Washington) Au moins quatre responsables américains de la sécurité nationale se sont inquiétés de la pression mise par la Maison-Blanche sur l’Ukraine pour obtenir des informations compromettantes sur Joe Biden avant même l’appel controversé entre Donald Trump et son homologue ukrainien, rapporte jeudi le Washington Post.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon le quotidien, leurs préoccupations ont émergé dès le mois de mai, avec le rappel brutal à Washington de l’ambassadrice des États-Unis en Ukraine, Marie Yovanovitch.

D’autres signaux alarmants, notamment le contenu de réunions à la Maison-Blanche, les ont poussés à en faire part au conseiller juridique du Conseil de sécurité nationale, John Eisenberg.

Leurs doutes se sont amplifiés après le 25 juillet et l’échange téléphonique de Donald Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à l’origine de l’ouverture d’une enquête en vue d’une procédure de destitution du milliardaire républicain. 

« Cet échange a provoqué de vives inquiétudes chez les personnes l’ayant écouté en direct-des sonnettes d’alarmes ont retenti », confie au Washington Post une source proche du dossier, sous couvert de l’anonymat. « Les gens se demandaient ce qu’il fallait faire ».

Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, démis depuis de ses fonctions, a notamment été alerté par ses équipes, rapporte le quotidien. 

Mais le contenu de la conversation entre les présidents Trump et Zelensky n’a été rendu public que plusieurs semaines plus tard, après le signalement d’un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement.

Le Washington Post dit ne pas savoir si ce lanceur d’alerte a été informé des détails de l’échange par l’un ou plusieurs de ces responsables

https://www.lapresse.ca/