Enquête russe: «de nombreuses comparaisons» à faire avec le scandale du Watergate, selon un témoin


J’étais jeune lors du scandale du Watergate, mais je me souviens que ma grande soeur Mireille en parlait à la maison. L’ex chef des services juridiques de la Maison Blanche a été invité, car selon lui, l’enquête russe aurait de nombreuses similitudes au scandale du Watergate. Il aurait d’ailleurs été l’une des sources du rapport M. Mueller envers le président américain actuel. Comme d’habitude, Donald Trump fulmine contre ceux qui sont contre lui et ne ce gène pas à insulté ses opposants.
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Enquête russe: «de nombreuses comparaisons» à faire avec le scandale du Watergate, selon un témoin

Enquête russe: «de nombreuses comparaisons» à faire avec le scandale du Watergate, selon un témoinPhoto: AP Photo/Alex BrandonLe président Donald Trump

L’ancien avocat de la Maison Blanche sous Richard Nixon et participant repenti au scandale du Watergate John Dean témoigne lundi au Congrès américain lors d’une audition sur les soupçons d’entrave à la justice pesant sur Donald Trump, avec en fond la menace d’une procédure de destitution.

Lors d’un spectaculaire témoignage devant le Congrès en 1973, John Dean, alors chef des services juridiques de la Maison Blanche, avait impliqué le président américain dans ce programme d’espionnage politique. Des accusations qui avaient contribué à pousser Richard Nixon à la démission un an plus tard.

John Dean témoignera à partir de 14h devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, à l’invitation des démocrates qui multiplient les enquêtes parlementaires contre Donald Trump depuis la publication, en avril, du rapport d’enquête du procureur spécial Robert Mueller.

M. Mueller a conclu qu’il n’y avait pas eu d’entente entre l’équipe de campagne de Donald Trump et Moscou mais il ne l’a en revanche pas blanchi des soupçons d’entrave à la justice.

La présence de John Dean au Congrès soulignera un parallèle frappant avec l’affaire du Watergate: l’ex-chef des services juridiques de la Maison Blanche sous Donald Trump, Don McGahn, est l’une des sources clé ayant permis à M. Mueller de décrire une dizaine de pressions troublantes exercées sur son enquête par le 45e président américain.

«J’espère leur donner du contexte et leur montrer à quel point ce que l’on voit en ce moment, et ce qui est décrit dans le rapport Mueller, rappellent de façon frappante le Watergate», a déclaré John Dean, aujourd’hui âgé de 80 ans, sur CNN.

«Il y a de nombreuses comparaisons». L’ancien conseil a cité «le fait que Nixon était très impliqué très tôt» dans l’enquête, «comme Trump».

Le limogeage par Donald Trump de James Comey, alors chef du FBI, en mai 2017, «n’est pas sans rappeler certaines des initiatives de Nixon [qui] était intervenu et avait tenté d’influencer l’enquête du FBI comme Trump».

Martelant qu’il a été totalement innocenté par la publication du rapport Mueller, Donald Trump s’est indigné de l’invitation des démocrates à M. Dean, collaborateur habituel de la chaîne CNN, l’une de ses bêtes noires, en accusant de nouveau les démocrates de vouloir refaire l’enquête.

«Ils invitent même l’ordure de CNN, l’avocat John Dean», a-t-il tweeté dimanche.

Le scandale du Watergate en trois points:

  • Le scandale du Watergate a mis le président américain Richard Nixon dans l’eau chaude dans les années 1970, quand des systèmes d’écoute installés par l’administration dans la Maison-Blanche ont été découverts.

  • De nombreux témoins ont défilé devant le Sénat pour faire part de leurs expériences dans le cadre du Watergate, alors que le président faisait face à des accusations d’obstruction à la justice et d’abus de pouvoir.

  • Pour éviter la destitution, le président Nixon a démissionné en 1974.

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Un vol dans l’Air Force One avec Trump: “C’est comme être en prison”


Un vrai enfant gâté ! De plus, cette crainte de complot doit sûrement mettre sur les nerfs ceux qui l’accompagnent pour qu’un voyage avec lui est comme être ne prison
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Un vol dans l’Air Force One avec Trump: “C’est comme être en prison”


Le président Donald Trump, avant d’embarquer dans l’Air Force One, dans le cadre de la campagne “Trump 2020"

Le président Donald Trump, avant d’embarquer dans l’Air Force One, dans le cadre de la campagne “Trump 2020″ © REUTERS

Lors de son dernier voyage en Asie, le président américain a utilisé l’avion Air Force One pendant plus de 80 heures. Cinq anciens membres de son staff se sont confiés à CNN.

Jeanne Poma

Donald Trump n’a jamais été très friand des voyages. Il s’est souvent plaint du rythme et des conditions d’hébergement, lors de ses déplacements. Mais ses collaborateurs redoutent plus particulièrement les moments où ils doivent embarquer à bord de l’Air Force One, le jet privé des présidents américains.

Entre Fox News et colères noires

Durant ces vols, qui peuvent durer jusqu’à 20h, l’espace pour dormir est limité et les télévisions diffusent en continu Fox News. Si les nouvelles sont mauvaises, le staff peut s’attendre à ce que le président entre dans une de ses colères noires, alimentées par ses craintes de complots.

Des voyages réduits au strict nécessaire

Le président Donald Trump embarquant à bord de l’Air Force One, pour un voyage vers Washington, le 30 mai.

Le président Donald Trump embarquant à bord de l’Air Force One, pour un voyage vers Washington, le 30 mai.© AP

Après l’élection du président Donald Trump, son équipe lui a proposé de nombreux voyages. Une démarche qui a rapidement été freinée, tant l’organisation de ces déplacements devenait de plus en plus chaotique avec le temps. Donald Trump, lui-même, a demandé à ce que les réunions soient réduites à quelques jours, dans un nombre limité de pays, afin de réduire les désagréments du décalage horaire. Contrairement à ses prédécesseurs, le président américain arrive souvent à destination la nuit, pour passer quelques heures à l’hôtel avant de commencer les réunions.

Réagir aux attaques dans la presse

Donal Trump et Melania Trump en visite au Japon

Donal Trump et Melania Trump en visite au Japon © Photo News

Durant les vols, Donald Trump reste généralement dans sa cabine à l’avant. Il mange et passe des heures à regarder la télévision ou lire la presse. Il s’entretient avec son personnel et passe des appels à ses proches. Il convoque les membres de son personnel en pleine nuit, afin de réagir à une annonce qu’il aurait vu dans les médias. Persuadé qu’il fait l’objet d’un mauvais traitement de la presse, il se focalise sur les titres négatifs envers lui et sa politique, témoignent ses anciens collaborateurs.

“Donald Trump ne dort jamais”

Le président ne dort que quatre à cinq heures par nuit et encore moins lorsqu’il voyage. Durant les vols, il réveille parfois son personnel pour leur parler de sport ou pour bavarder. L’Air Force One n’est pas équipé de lits, à part pour le président. Le personnel doit donc se contenter d’incliner les sièges pour se reposer. Les employés habitués emportent parfois des tapis de yoga.

Garder un contact permanent avec les États-Unis

Donald Trump est décrit par son entourage comme quelqu’un d’impatient, qui préfère récupérer à l’hôtel plutôt que de visiter les pays où il séjourne et découvrir une culture étrangère. De cette manière, il veille à s’éloigner le moins possible de la politique américaine et à rester en alerte, en cas d’évènement important dans son pays.

Professionnel de l’hôtellerie

Donald Trump possède une série d’hôtels. Il est donc intransigeant avec la qualité des hôtels dans lesquels il séjourne. Lors d’un voyage où il a remarqué que la chaîne Fox News n’était pas diffusée, la Maison Blanche a mis en place un service de diffusion en continu spécialement pour lui. 

Donald Trump

Donald Trump © REUTERS

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États-Unis: Trump sous-entend que Moscou l’a aidé à se faire élire puis se rétracte


Un menteur fini toujours par échapper des brins de vérités même s’il se rétracte après coup. Si, en temps que président des États-Unis, il est impossible de destitué Donald Trump, peut-on au moins espérer qu’aux prochaines élections présidentielles, les Américains décideront que cette saga doit prendre fin autant pour eux que pour les relations internationales.
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États-Unis: Trump sous-entend que Moscou l’a aidé à se faire élire puis se rétracte

États-Unis: Trump sous-entend que Moscou l’a aidé à se faire élire puis se rétractePhoto: Andrew Harnik/APDonald Trump

Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi, pour la première fois, que la Russie l’avait aidé à être élu à la Maison-Blanche en novembre 2016, avant de faire rapidement machine arrière.

«Russie, Russie, Russie! C’est tout ce qu’on entendait au début de cette chasse aux sorcières. Et aujourd’hui, la Russie a disparu parce que je n’avais rien à voir avec le fait que la Russie m’ait aidé à être élu», a tweeté le président américain.

Moins d’une heure plus tard, depuis les jardins de la Maison-Blanche, il corrigeait le tir. «Non, la Russie ne m’a pas fait élire», lançait-il, avant de s’envoler pour le Colorado.

«Vous savez qui m’a fait élire? Je me suis fait élire», ajoutait le 45e président des États-Unis, qui avait suscité un tollé au sein de son propre camp lorsqu’il avait, lors d’une conférence de presse à Helsinki avec Vladimir Poutine, semblé accorder plus de valeur aux propos de son homologue russe qu’aux conclusions des agences de renseignement américaines sur ce sujet explosif.

Ces propos contradictoires interviennent au lendemain de la première déclaration publique du procureur spécial Robert Mueller qui a mené à bien l’enquête russe.

Dans un discours d’une dizaine de minutes, l’ancien patron de la police fédérale (FBI) a redit qu’il n’avait pas rassemblé «de preuves» d’une entente entre Moscou et l’équipe de campagne du candidat Trump.

Mais il a aussi pris soin de souligner qu’il ne pouvait pas exonérer le président des soupçons d’entrave à la justice.

«Si nous avions eu la conviction que le président n’avait clairement pas commis de délit, nous l’aurions dit», a-t-il lancé.

Le procureur spécial, un homme austère qui a mené ses investigations à l’écart des regards, a souhaité que son intervention publique mette un point final à son travail. Alors que les parlementaires démocrates ont évoqué l’idée de l’auditionner, il a «espéré» ne pas avoir à le faire.

«Je ne fournirai pas plus d’informations que ce qui est public si je devais témoigner au Congrès», a-t-il déclaré, renvoyant vers son rapport d’enquête, qui «parle de lui-même».

Pour Donald Trump, l’affaire est close.

«Pour moi, c’est identique au rapport (…) C’est ce que nous disons: il n’y a pas d’obstruction, pas de collusion, il n’y a rien, rien si ce n’est une chasse aux sorcières», a-t-il martelé.

Interrogé sur le professionnalisme de M. Mueller, il a directement mis en doute son intégrité:

 «C’est quelqu’un qui n’aime pas Donald Trump».

Si l’allocution de M. Mueller n’a pas apporté d’éléments véritablement nouveaux, elle a relancé les appels à entamer une procédure de destitution à l’encontre du président, un sujet qui divise profondément les démocrates.

Ces derniers disposent de la majorité à la Chambre des représentants et sont donc en mesure de lancer cette procédure d’«impeachment». Mais compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat, elle est quasiment sûre d’échouer.

Plusieurs candidats à la primaire, dont les sénatrices Kamala Harris et Elizabeth Warren, se sont dits favorables à une initiative en ce sens.

«S’il s’agissait de toute autre personne que le président des États-Unis, il serait menotté et inculpé», a déclaré cette dernière sur ABC.

Nombre de ténors démocrates sont cependant réticents à s’engager dans cette voie, craignant que cette bataille ne rende inaudible leur message de campagne et exaspère des électeurs, lassés des guerres politiques à Washington.

«Rien n’est exclu et personne n’est au-dessus des lois», a affirmé mercredi la chef de la Chambre, Nancy Pelosi. Mais avant de se lancer, «on veut être sûr d’avoir un dossier en béton».

Donald Trump redoute-t-il le lancement d’une procédure de destitution?

«Je ne vois pas comment ils pourraient faire cela», a-t-il répondu jeudi avant de monter dans l’hélicoptère présidentiel Marine One, qui l’attendait sur les pelouses de la Maison-Blanche.

«Toute cette affaire n’est qu’un gigantesque harcèlement présidentiel».

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La banalisation du mensonge


On sait qu’en politique le mensonge est commun. Depuis l’élection de Donald Trump, on prend plus conscience de l’étendue de la désinformation. Les réseaux sociaux n’aident pas non plus, même, ils empirent le problème des mensonges de toutes sortes qui peut amener des violence envers un groupe ou a une personne innocente à cause des mensonges.
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La banalisation du mensonge

Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé... (PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS)

Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé pendant la campagne présidentielle en 2016 pourraient avoir joué un rôle dans l’élection de Donald Trump (photographié mercredi dernier à Washington).

PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS

VALÉRIE SIMARD
La Presse

La foule présente lors de la cérémonie d’investiture de Donald Trump était la plus grande de l’histoire. Et le soleil s’est pointé lorsque le président a commencé son discours. Les vaccins causent l’autisme. Il y a un minicheval à la crinière rose dans l’île Sainte-Hélène ! Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons exposés à de fausses informations. En cette ère dite de « post-vérité », le mensonge est-il plus présent qu’avant ?

Le cas du président américain est extrême. Selon le Washington Post Fact Checker, une équipe mise sur pied par le quotidien américain réputé pour « établir la vérité derrière la rhétorique », Donald Trump avait, en date du 29 avril dernier, prononcé plus de 10 000 déclarations fausses ou trompeuses pendant ses 827 jours au pouvoir

« Ce que Trump a fait – et ce qu’il continue de faire – est de dévaluer l’idée de vérité dans notre culture », a écrit le commentateur politique Chris Cillizza, dans une analyse publiée en avril dernier sur le site de CNN.

« Il faut faire attention à quel point on extrapole à partir du cas américain, qui est un cas très singulier à plusieurs égards, affirme Jocelyn Maclure, professeur titulaire de philosophie à l’Université Laval et président de la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST). Mais en même temps, on a connu le Brexit. Le camp du Non avait sous-estimé comment l’autre camp pourrait s’en sortir en prenant autant de libertés avec la rigueur et l’exactitude. »

C’est justement dans le contexte de l’élection de Donald Trump et du référendum sur le Brexit au Royaume-Uni que le dictionnaire britannique Oxford a déclaré « post-truth » (post-vérité) mot de l’année 2016, en référence à une période où les faits comptent moins que l’émotion.

Or, le mensonge en politique ne date pas d’hier, rappelle Jocelyn Maclure en nous ramenant à Machiavel.

« Je ne m’en prends pas au concept même de post-vérité, précise-t-il. Certains disent qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Il y a une radicalisation des problèmes qu’on a toujours connus. Il y a tout un marché pour des politiciens ou des formations politiques qui veulent instrumentaliser à la fois nos vulnérabilités et les nouvelles technologies de l’information, l’internet et les plateformes numériques, pour faire des gains politiques. »

Le fait que le mensonge a toujours existé ne le rend pas pour autant acceptable sur le plan des valeurs, ajoute-t-il.

 « La plupart des philosophes politiques et des philosophes en éthique ont jugé que le mensonge était mal, y compris en politique. Si on pense que c’est important que les prises de décision et l’adoption des lois soient fondées sur la rationalité et des faits avérés, il faut condamner de toutes nos forces le mensonge en politique et, surtout, il faut se donner des moyens institutionnels de le combattre. »

Le rôle des réseaux sociaux

Si le mensonge en politique n’est pas nouveau, les réseaux sociaux permettent d’en amplifier la diffusion. Il en va de même pour les fausses nouvelles, que le chroniqueur Jeff Yates, aujourd’hui à Radio-Canada, traque depuis maintenant quatre ans. Il n’est pas en mesure d’affirmer qu’elles ont proliféré, mais il constate que le ton qui y est employé est devenu plus agressif.

Selon sa définition, une fausse nouvelle est « une information soit carrément fausse, soit détournée, exagérée ou dénaturée à un point tel qu’elle n’est plus véridique, présentée comme une vraie nouvelle dans le but de tromper les gens ». 

« Anciennement, c’était difficile d’atteindre 100 000 personnes. Tu ne pouvais pas faire ça tout seul dans ton sous-sol. Maintenant, si tu sais comment les réseaux sociaux fonctionnent, tu peux rejoindre beaucoup de monde. »

Et faire des dommages. Au Sri Lanka, une fausse information diffusée sur Facebook a mené à une flambée de violence à l’endroit des musulmans. En Inde, au moins 25 hommes ont été lynchés à cause de fausses rumeurs d’enlèvements d’enfants sur WhatsApp. Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé pendant la campagne présidentielle en 2016 pourraient avoir joué un rôle dans l’élection de Donald Trump. À moindre échelle, au Québec, peu après la mort de la fillette à Granby, alors qu’il était interdit de dévoiler le nom de la victime et des accusés, des internautes ont fait circuler la photo d’une femme qui porte le même prénom que la belle-mère de la fillette en affirmant qu’il s’agissait de l’accusée.

« La dame a reçu des messages haineux et des menaces sur son Facebook, raconte Jeff Yates. Ce n’est pas quelque chose qui a eu un large impact sur la société, mais pour cette personne, ça a des conséquences. »

Selon Jeff Yates, beaucoup de la désinformation présente sur Facebook passe dorénavant par des groupes, souvent privés, depuis que la plateforme a modifié son algorithme pour leur donner priorité aux dépens des pages.

« Si on a un groupe conspirationniste, tous les gens dans le groupe ont tendance à être conspirationnistes. Ceux qui ne le sont pas vont avoir tendance à ne plus y aller parce que chaque fois qu’ils publient un commentaire, ils se font insulter. »

La science mise à mal

Ainsi, ces groupes sont un terreau fertile pour les théories conspirationnistes et les discours remettant en question les faits avancés par la science. Le neuroscientifique Daniel Levitin, professeur au département de psychologie de l’Université McGill et auteur du livre A Field Guide to Lies – Critical Thinking in the Information Age, déplore qu’une partie de la population ait perdu confiance en la science.

« C’est en partie la faute des scientifiques qui ne font pas vraiment un bon travail pour expliquer ce qu’ils font et comment ils le font et celle du système d’éducation, croit M. Levitin. Je ne pense pas que la personne moyenne possède les outils pour s’engager dans le genre de pensée critique qui est nécessaire. »

Il admet que la plupart des gens n’ont pas non plus le temps nécessaire à la vérification des faits. Il croit cependant qu’ils devraient être en mesure de reconnaître que tous n’ont pas la même crédibilité pour s’exprimer sur un sujet.

« Les gens entendent quelqu’un comme Robert F. Kennedy Jr dire que les vaccins sont dangereux. Ils ne savent peut-être pas grand-chose à son sujet, mais ils connaissent le nom de Kennedy. Ou, plus insidieusement, ils voient une publication sur Facebook et se disent : « Si j’y pense, il y a beaucoup d’enfants qui sont malades après la vaccination. Je ne fais pas confiance aux sociétés pharmaceutiques ni aux experts, alors peut-être que c’est vrai. » Mais il y a un fossé entre peut-être que c’est vrai et c’est vrai. »

Des remèdes contre la désinformation

• #30 secondes avant d’y croire

#30 secondes avant d’y croire est un projet mené par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et de l’Agence Science-Presse, auquel participent le journaliste Jeff Yates et plusieurs autres journalistes bénévoles. La formation a pour but de sensibiliser les adolescents aux fausses nouvelles et aux canulars qui circulent sur le web.

https://30secondes.org/

• PolitiFact

Ayant reçu un prix Pulitzer, PolitiFact est un site à but non lucratif tenu par le Poynter Institute, aux États-Unis. Les journalistes examinent, avec leur Truth-O-Meter, l’exactitude des déclarations faites par les élus américains.

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Pour Washing­ton, la fonte de l’Arc­tique repré­sente « de nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales »


Donald Trump voit une grande opportunité commerciale ainsi que l’extraction de pétrole, uranium, or, diamant et autres avec la fonte des glaces en Arctique. C’est plutôt inquiétant cette stupidité extrême d’aller exploiter une zone fragile au détriment des autochtones qui y vivent.
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Pour Washing­ton, la fonte de l’Arc­tique repré­sente « de nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales »

Crédits : Willian Justen de Vascon­cel­los


par  Malaurie Chokoualé

Alors même que les aver­tis­se­ments sur les effets catas­tro­phiques du réchauf­fe­ment clima­tique n’ont jamais été aussi pres­sants, le secré­taire d’État améri­cain Mike Pompeo s’est permis une sortie aber­rante lors d’un discours prononcé lundi 6 mai 2019 à Rova­niemi, en Finlande.

Il s’est réjoui des « nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales » qu’offre la fonte des glaces de la région arctique, rapporte CNN.

Il a égale­ment assuré que le président Donald Trump était « déter­miné à exploi­ter les ressources de manière écolo­gique­ment respon­sable ».

Le secré­taire d’État a expliqué que la dispa­ri­tion de la glace pour­rait réduire de vingt jours le temps néces­saire pour voya­ger d’Est en Ouest.

« Les voies mari­times de l’Arc­tique pour­raient deve­nir les canaux de Suez et de Panama du XXIe siècle », a souli­gné Pompeo. « L’Arc­tique est à la pointe des  oppor­tu­ni­tés et de l’abon­dance car [cette région] contient 13 % du pétrole non décou­vert dans le monde, 30 % de son gaz non décou­vert, une abon­dance d’ura­nium, de miné­raux de terres rares, d’or, de diamants, et des millions de km² de ressources inex­ploi­tées et de pêche à profu­sion. »

Selon un nouveau rapport du Natio­nal Snow and Ice Data Center (NSIDC) – centre d’in­for­ma­tion et de réfé­rence des États-Unis à l’ap­pui de la recherche polaire –, le mois d’avril 2019 a enre­gis­tré des éten­dues de glace extra­or­di­nai­re­ment basses en Arctique, avec 230 000 km2 de moins qu’en avril 2018. Il pointe égale­ment que la glace vieille de quatre ans ou plus ne repré­sen­tait désor­mais plus qu’1,2 % de la couver­ture de glace.

Source : CNN

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Des centaines d’ex-procureurs croient que Trump a entravé la justice


Ce n’est pas rien !! 400 anciens procureurs qui ont servi autant sous les démocrates que les républicains jugent que Donald Trump pourrait être poursuivi pour entrave à la justice s’il n’était pas président des États-Unis. Alors quoi !! Il serait au-dessus de la loi américaine ? Alors que n’importe qui d’autre devrait répondre aux chefs d’accusation devant un tribunal ?
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Des centaines d’ex-procureurs croient que Trump a entravé la justice

Le procureur spécial Mueller a décrit une dizaine... (PHOTO AFP)

Le procureur spécial Mueller a décrit une dizaine de pressions troublantes exercées sur son enquête par le président Trump, à commencer par une tentative de le limoger, mais ne se prononce pas sur les suites à donner.

Agence France-Presse
Washington

Si Donald Trump n’était pas président, il pourrait être poursuivi pour «entrave à la justice» sur la base des éléments recueillis par le procureur en charge de l’enquête russe, estiment plus de 400 anciens procureurs dans une lettre ouverte publiée lundi.

Le rapport du procureur spécial Robert Mueller «décrit plusieurs actes qui remplissent les critères pour une inculpation pour entrave», écrivent ces anciens procureurs fédéraux, qui précisent avoir servi sous des administrations républicaines comme démocrates.

Si le comportement décrit n’avait pas été celui d’un président, qui ne peut être renvoyé devant un tribunal pendant l’exercice de ses fonctions, il aurait «entraîné une inculpation sur plusieurs chefs d’entrave à la justice», ajoutent-ils dans ce courrier publié sur Medium.

Leur lettre devrait nourrir les arguments de l’opposition démocrate qui s’interroge sur l’opportunité de lancer une procédure de destitution contre Donald Trump.

Après 22 mois d’investigations tentaculaires, le procureur Mueller a remis le 22 mars ses conclusions dans un rapport d’enquête très attendu.

Il y écrit ne pas avoir trouvé de preuve de collusion entre Moscou et l’entourage de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016. Robert Mueller décrit par ailleurs une dizaine de pressions troublantes exercées sur son enquête par le président, à commencer par une tentative de le limoger, mais ne se prononce pas sur les suites à donner.

Dès le surlendemain, le procureur général Bill Barr, unique destinataire du rapport, a conclu de son propre chef que ces éléments n’étaient pas suffisants pour des poursuites contre Donald Trump.

Depuis, il est accusé de partialité par l’opposition qui lui reproche notamment de lui refuser l’accès à l’ensemble du rapport Mueller – et non à la version expurgée rendue publique. 

Lundi, les démocrates se sont dits prêts à ouvrir une procédure d’entrave aux prérogatives d’enquête du Congrès contre Bill Barr s’il ne satisfaisait pas leur demande.

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Trump franchit le cap des 10 000 déclarations «fausses ou trompeuses»


Des vérificateurs traquent tous les mensonges de Donald Trump, il est qualifié de Pinocchio sans fin avec ces 1o mille déclarations fausses ou trompeuses. Il y a peut-être un record Guinness qui l’attend ?
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Trump franchit le cap des 10 000 déclarations «fausses ou trompeuses»

 

Agence France-Presse
Washington

Après un peu plus de 800 jours au pouvoir, le président Trump vient de franchir un cap : celui des 10 000 déclarations «fausses ou trompeuses», selon le décompte du Washington Post.

Le projet, mené par l’équipe de vérificateurs de faits du quotidien, devait initialement porter sur les 100 premiers jours de sa présidence mais s’est poursuivi au-delà.

C’est lors de ses rallyes «Make America Great Again» que Donald Trump prend le plus de libertés avec la réalité et les faits : 22% de ses affirmations fausses ou trompeuses ont été prononcées dans ce contexte.

Autre élément notable : le milliardaire républicain a tendance à répéter d’innombrables fois la même formule erronée.

Depuis qu’il arrivé à la Maison-Blanche, en janvier 2017, il a ainsi récolté 21 «Pinocchios sans fin», décernés par le quotidien suivant des critères stricts : la fausse affirmation doit avoir reçu trois ou quatre Pinocchios et avoir été répétée au moins 20 fois.

Donald Trump, qui qualifie régulièrement les journalistes de «Fake News» et d’«ennemis du peuple», a récemment expliqué ce qu’il pensait du processus de vérification des faits :

«Les soi-disant fact-checkers font partie des gens les plus malhonnêtes au sein des médias».

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