Iran : une « erreur » et non un ordre à l’origine des tirs de missile


Un genre de discours que nous ne sommes pas habituées d’entendre surtout avec les hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Pourtant, un général de l’armée idéologique de la République islamique a avoué que ce fut une erreur de jugement d’un des opérateurs. Cela n’excuse pas tous ces morts … mais l’homme était ce qu’il ai doit absolument éviter des victimes innocentes peu importe le pays qu’il protège ou qu’il attaque. La guerre, les conflits, c’est nul !
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Iran : une « erreur » et non un ordre à l’origine des tirs de missile

PHOTO EBRAHIM NOROOZI, ASSOCIATED PRESS

L’Iran a reconnu vendredi avoir abattu accidentellement l’appareil d’Ukraine International Airlines ayant décollé mercredi avant l’aube de l’aéroport international Imam Khomeiny de Téhéran.

(Téhéran) L’opérateur de missile qui a abattu le Boeing ukrainien mercredi à Téhéran a fait feu sans pouvoir obtenir la confirmation d’un ordre de tir à cause d’un « brouillage » des télécommunications, a affirmé samedi un général iranien.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le soldat a pris l’avion pour un « missile de croisière » et il a eu « 10 secondes pour décider », a déclaré le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée idéologique de la République islamique.

« Il pouvait décider de tirer ou de ne pas tirer [mais] il a pris la mauvaise décision », a ajouté l’officier.

« C’était un missile de courte portée qui a explosé près de l’avion. C’est ce qui explique que l’avion a pu » continuer de voler, a encore déclaré le général dans une déclaration retransmise par la télévision d’État.

« J’endosse la responsabilité totale [de cette catastrophe] et je me plierai à toute décision qui sera prise », a encore dit le général, ajoutant : « J’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel accident. »

Cent soixante-seize personnes, majoritairement des Iraniens et des Canadiens, mais aussi des Ukrainiens, des Suédois, des Britanniques et des Afghans, étaient à bord du vol PS572 d’Ukraine International Airlines ayant décollé mercredi avant l’aube de l’aéroport international Imam Khomeiny de Téhéran.

Toutes ont péri dans le drame, survenu quelques minutes après l’envol.

« Erreur impardonnable »

« L’enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué l’écrasement de l’avion ukrainien », a affirmé le président iranien Hassan Rohani, parlant d’une « grande tragédie » et d’une « erreur impardonnable ».

Le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a exhorté à faire le nécessaire « pour éviter la répétition de pareil accident ».

Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif avait déjà exprimé des « excuses », tout en déplorant une « erreur humaine en des temps de crise causée par l’aventurisme américain [qui] a mené au désastre ».

« Placées au plus haut niveau d’alerte pour répondre [à d’] éventuelles menaces » américaines, les forces armées ont expliqué dans un communiqué de leur état-major que l’appareil avait été pris pour une « cible hostile ».

L’avion semblait en effet s’approcher d’un « centre militaire sensible » des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, selon eux.

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Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015


Cette annonce ne dit pas que l’Iran se servirait du nucléaire dans les conflits, mais la communication avec l’accord de 2015 semble plus difficile et Donald Trump qui fait son guignol et a ajouter la goutte qui a fait débordé avec l’assassinat général iranien Qassem Soleimani. Il ne faut surtout pas céder à la panique. Espérer que des gouvernements pourront atténuer la colère qui gronde et surtout que Donald Trump quitte la présidence des États-Unis, il a fait assez de dégâts comme ça.
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Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015

PHOTO LEONHARD FOEGER, ARCHIVES REUTERS

Un drapeau de l’Iran flotte devant le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne

(Téhéran) L’Iran a annoncé dimanche ce qu’il a présenté comme la « cinquième et dernière phase » de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses ».

AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette annonce de Téhéran survient dans un climat de tensions accrues entre les États-Unis et Téhéran après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe aérienne américaine à Bagdad.

Dans un communiqué, le gouvernement de la République islamique indique néanmoins que « la coopération de l’Iran avec l’AIEA [l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui soumet son programme nucléaire à un strict contrôle, NDLR] se poursuivra comme avant ».

Le gouvernement explique que, « en conséquence » de sa décision sur les centrifugeuses, « il n’y a plus aucun obstacle entravant le programme nucléaire de la République islamique d’Iran sur le plan opérationnel », qu’il s’agisse de « la capacité à enrichir [l’uranium], du niveau d’enrichissement [de l’uranium], de la quantité de matériau enrichi, ou de la recherche et développement ».

Téhéran ajoute cependant que « le programme nucléaire de l’Iran continuera désormais uniquement sur la base [des] besoins techniques du pays ».

Et jusqu’à présent, la République islamique a toujours indiqué avoir besoin d’enrichir l’uranium à hauteur d’environ 5 %, pas plus, niveau suffisant pour produire le combustible nécessaire à la production d’électricité dans une centrale nucléaire.

Le communiqué iranien ne dit pas que les besoins techniques du pays ont changé.

Le gouvernement répète en revanche qu’il est prêt à faire machine arrière à tout moment sur ses annonces.

« Si les sanctions [contre l’Iran réimposées et durcies par les États-Unis depuis 2018] sont levées et que l’Iran bénéficie des retombées » attendues de l’accord international sur son programme nucléaire conclu à Vienne en 2015, la République islamique d’Iran est prête à revenir « à l’application pleine et entière de ses engagements, indique-t-il.

Par cet accord passé entre Téhéran et le Groupe des Six (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), l’Iran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, de façon à prouver que celles-ci n’ont aucune visée militaire, en échange de la levée d’une partie des sanctions économiques internationales qui asphyxiaient alors son économie.

Mais la décision du président américain Donald Trump de dénoncer unilatéralement l’accord en mai 2018 et de poursuivre une politique de pression maximale contre la République islamique a fait fuir les investisseurs étrangers qui étaient revenus en Iran ainsi que les acheteurs traditionnels du pétrole iranien et plongé le pays dans une violente récession, privant ainsi Téhéran des bénéfices qu’il attendait.

Et après ?

Un an après cette décision américaine de sortir de l’accord, Téhéran a entamé en mai 2018 une politique de désengagement progressif destinée selon l’Iran à pousser les États encore parties au pacte à l’aider à trouver un moyen de contourner les sanctions américaines.

Mais l’Iran n’a reçu à ce jour aucune réponse concrète à ses exigences, ne finissant par récolter au contraire que les injonctions des Européens à revenir à une application complète de l’accord et à s’abstenir de tout nouveau renoncement à ses engagements, sous peine de les voir renvoyer le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui, a déjà averti Téhéran, signifierait rien moins que la mort de l’accord.

Depuis mai, en contravention avec les engagements qu’il a souscrit à Vienne, l’Iran a commencé à produire de l’uranium enrichi en isotope 235 à un taux supérieur à la limite de 3,67 %, et ne respecte plus la limite de 300 kilos imposée à ses stocks d’uranium enrichi.

En septembre, Téhéran avait annoncé qu’il ne se sentait plus concerné par aucune des limites imposées par l’accord à ses activités de recherche et développement en matière nucléaire avant de redémarrer en novembre la production d’uranium enrichi dans une usine souterraine que le pays avait acceptée de geler.

Depuis mai, le pays a donné à chacune de ses nouvelles décisions une période de 60 jours à ses partenaires pour répondre à ses demandes avant de passer à la phase suivante.

Cette fois-ci, il n’est plus question d’une autre étape. Le pays indique qu’il s’agit de « la dernière », sans dire ce qu’il adviendra ensuite.

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Iran : découverte d’une cité antique vieille de 2000 ans


Une autre belle découverte archéologique, cette fois-ci en Iran, une galerie contenant une soixantaine de pièces et des squelettes qui vont raconter une veille histoire de la vie en ces temps reculés au début de notre ère
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Iran : découverte d’une cité antique vieille de 2000 ans

En Iran, des archéologues viennent de trouver une cité antique

VIDÉO – Une équipe d’archéologues de l’Organisation iranienne du patrimoine culturel a réussi à identifier 60 pièces et salles, sous la ville actuelle de Sâmen. Ce nouveau site historique, qui daterait de Mithridate 1er (195-135 av. J-C), est situé à environ 400 km de la capitale, Téhéran.

Depuis longtemps, les anciens de Sâmen parlaient comme d’un secret de maisons enfouies dans le sol. Depuis 2007, pour vérifier ces rumeurs ancestrales, une équipe archéologique de l’Organisation iranienne du patrimoine culturel effectue des fouilles sur un périmètre de trois hectares, à l’endroit indiqué par les sages de la cité.

Ce travail minutieux et difficile, – la roche est granitique – vient de porter ses fruits puisqu’a été découverte, à 6 mètres sous terre, une galerie entrecoupée d’une soixantaine de pièces. Ce nouveau site historique, qui daterait de Mithridate 1er (195-135 av – J.C.), est situé à environ 400 km de Téhéran, la capitale iranienne.

Les experts iraniens ont aussi exhumé durant ces fouilles une centaine de squelettes. Disposés dans une position caractéristique de l’époque arsacide – la dynastie des rois parthes qui a régné sur la région de 250 av-J.C. à 224 ap-J.C. – ces restes humains ont été retrouvés disséminés dans neuf des pièces mises au jour.

C’est en 2005 que les services régionaux des télécommunications de la province de Hamedân ont découvert accidentellement quelques espaces bâtis souterrains, lors des travaux de pose de câbles de fibre optique. Aussi intéressés qu’intrigués, les responsables du chantier avaient immédiatement sécurisé les lieux et alerté les autorités culturelles du pays. Leur intelligence vient aujourd’hui, d’être récompensée par cette formidable découverte archéologique

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