Une plaque à la mémoire d’un garçon noir lynché construite en acier pare-balle


Continuer à s’acharner sur la tombe d’un afro-américain mort suite a un lynchage en 1955 est du pur racisme. Ce jeune homme avait été accusé a tord d’avoir fait des avances à une femme blanche qui a avouer des années plus tard avoir menti. Pourtant, il a été tué et il n’avait que 14 ans. On pourrait croire que son histoire est finie, et bien non, plusieurs fois sa plaque commémorative a été replacée pour cause de vandalisme en la jetant à la rivière et plusieurs fois criblée de balles. La plaque, aujourd’hui, est à une protection pare-balles et pèse plus de 200 kilos et munie d’une vidéosurveillance. J’espère qu’avec tout cela, on respectera l’endroit.
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Une plaque à la mémoire d’un garçon noir lynché construite en acier pare-balle


La tombe d'Emmett Till dans l'Illinois. | Scott Olson / Getty images / AFP

La tombe d’Emmett Till dans l’Illinois. | Scott Olson / Getty images / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur New York Times

Après avoir été vandalisé à plusieurs reprises, le panneau commémorant la mémoire d’Emmett Till dans le Mississippi a été remplacé par une plaque pare-balles.

En 1955, le lynchage d’Emmett Till, un garçon noir de 14 ans torturé et tué après avoir été accusé, à tort, d’avoir fait des avances à une femme blanche dans le Mississippi, avait galvanisé le mouvement des droits civiques aux États-Unis.

Son corps avait été retrouvé sur les rives de la rivière Tallahatchie et pour commémorer ce meurtre raciste, une plaque avait été placée à cet endroit en 2008. Mais à plusieurs reprises, ce monument a été vandalisé: d’abord jeté dans la rivière, il a ensuite été remplacé, mais la nouvelle plaque a été elle aussi criblée de balles, puis remplacée, avant d’être de nouveau criblée de balles un mois après, par plus d’une centaine de balles en tout.

Pour éviter le vandalisme, l’association qui préserve la mémoire d’Emmett Till a fini par faire ériger une plaque en acier et vitre pare-balles qui pèse environ 230 kilos et est entourée par un système de vidéosurveillance.

Des membres de la famille d’Emmett Till, dont une cousine qui était présente le soir où le jeune garçon a été tué, ont assisté à la cérémonie. À l’époque, les deux hommes blancs arrêtés pour le meurtre avaient été innocentés par un jury blanc. En 2017, la femme qui avait accusé Till de l’avoir accostée a admis avoir menti.

«Vous voulez tirer dessus? Eh bien nous remettrons le panneau, a dit la cousine d’Emmett Till au New York Times. L’État du Mississippi n’a jamais rendu justice à notre famille pour le meurtre d’Emmett… donc notre message est que jusqu’à ce que vous rendiez justice, nous ne vous laisserons pas oublier.»

En juillet dernier, trois étudiants du Mississippi avaient été suspendus de leur fraternité après avoir posé en souriant avec des fusils devant le monument. Ils avaient posté la photo sur Instagram.

One of the students posted a photo to his private Instagram account in March showing the trio in front of a roadside plaque commemorating the site where Till’s body was recovered from the Tallahatchie River.

En 2014, trois étudiants de cette même université (Ole Miss) avaient placé une corde de pendu autour du cou d’une statue de James Meredith, le premier Afro-Américain à avoir été étudiant dans cette université.

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Les rayons produits du monde sont-ils racistes?


Je ne me considère pas raciste, c’est ce que j’aime dans ma ville, il y a des gens qui sont originaires de partout dans le monde. Dans la plupart des grands supermarchés, il y a une allée de nourritures exotiques. Est-ce raciste ? Pour ma part, je ne crois pas, c’est d’ailleurs une bonne façon de découvrir d’autres aliments qu’on ne verrait peut-être pas s’ils étaient avec les autres produits. De toute façon où je vais faire mon épicerie, il y a une section bio est-ce raciste ?
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Les rayons produits du monde sont-ils racistes?


David Chang consière ces allées comme le «dernier bastion du racisme visible en plein jour dans le commerce de détail américain.» | Benjamin Sow via Unsplash

David Chang consière ces allées comme le «dernier bastion du racisme visible en plein jour dans le commerce de détail américain.» | Benjamin Sow via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur Washington Post

Un chef américain estime qu’il serait temps de mettre fin aux allées dédiées à la nourriture exotique dans les supermarchés.

Si le supermarché n’est généralement considéré que comme l’endroit où l’on fait ses courses, il rappelle à certain⋅es leur statut de personne d’origine étrangère. Les allées consacrées aux produits exotiques et autres aliments du monde les renvoie à leur différence. C’est en tout cas ce que ressent David Chang, le chef à la tête de la chaîne de restaurants Momofuku.

Considérant ces allées comme le «dernier bastion du racisme visible en plein jour dans le commerce de détail américain», il estime qu’elles doivent disparaître. Il rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, les produits italiens étaient marginalisés, au même titre que les aliments chinois, japonais et latinos. Ils sont depuis sortis de leur zone confinée pour rejoindre les rayons classiques des magasins. Les autres produits continuent d’être relégués dans les allées exotiques, alors même que les plats d’origine asiatique ou latino-américaine sont acceptés et consommés par le grand public. D’après Chang, si le problème persiste, c’est que l’on refuse d’en parler.

Omerta sur l’emplacement de la sauce soja

Phil Lempert, fondateur de Supermarketguru.com, un site d’analyse des tendances du commerce de détail alimentaire, ne partage pas son avis. Le fin connaisseur du fonctionnement des supermarchés raconte que les produits internationaux ont commencé à être vendus à partir des années 1950. Des distributeurs indépendants étaient spécialisés dans les produits alimentaires atypiques, d’origine chinoise, juive, italienne ou autre. Ils cherchaient des endroits où écouler leurs aliments et étaient aussi responsables des rayons et de leur réapprovisionnement. À eux d’adapter le contenu des rayons en fonction du public. Par exemple, ils ont rapidement compris que la clientèle blanche était curieuse de découvrir de nouvelles recettes, pour peu que tous les ingrédients pour les préparer se trouvent au même endroit.

Aux yeux de Joseph Perez, vice-président de l’entreprise hispanique Goya Foods, les premières allées consacrées aux aliments étrangers avaient bel et bien des fondements racistes. Au fur et à mesure que des immigrant·es mexicain·es et sud-américain·es s’installaient aux États-Unis, les supermarchés se dotaient de rayons exotiques, que les responsables prennaient grand soin de cantonner au fond de leurs grandes surfaces.

Perez l’affirme, «ils ne voulaient pas de clientèle dans leurs magasins, tout du moins pas à côté de la clientèle blanche.»

Peut-être que le nerf de la guerre est ailleurs.

«Ces allées n’ont rien à voir avec le racisme», pense Jay Rosengarten, responsable de la chaîne de magasins Food Emporium. «Cela a tout à voir avec la façon dont les gens achètent de la nourriture.»

La clientèle est plus susceptible d’acheter des ingrédients d’une même origine lorsqu’ils sont placés à proximité. Cela permet également de vendre les produits à un prix supérieur tout en augmentant le trafic dans ces rayons. Finalement, d’après Perez, les allées exotiques ont surtout contribué à améliorer la visibilité des produits du monde. Une belle victoire pour les tortillas et la sauce Yum Yum.

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Un ado afro-américain subit une humiliation raciste à l’école


Si je ne m’abuse pas, même États-Unis, il doit avoir une consigne de tolérance zéro pour l’intimidation à l’école. Il me semble que cela devrait être pour tout le monde. Non ? Ce jeune homme avait une coupe qui n’était pas vulgaire. C’est plus une mode qu’autre chose. Alors pourquoi un directeur adjoint et 2 personne de l’équipe pédagogique l’on marqué un feutre indélébile ? Si ce n’est pas de l’intimidation, alors c’est quoi ? Ils n’ont pas sûrement pas agi avec PÉDAGOGIE ! Pis, ils se disent des adultes .. Quel bon exemple qu’ils montrent au reste de l’école.
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Un ado afro-américain subit une humiliation raciste à l’école

PHOTO AFP

L’adolescent au coeur de la polémique est identifié par les initiales J. T.

(Washington) Des parents afro-américains au Texas ont porté plainte et accusé de racisme l’école de leur fils de 13 ans après que des responsables de l’établissement eurent recouvert au feutre noir un motif rendu apparent par sa récente coupe de cheveux.


AGENCE FRANCE-PRESSE

L’adolescent, identifié par les initiales J. T, s’était présenté en classe avec sa chevelure coupée court, ornée d’une fine ligne rasée laissant apparaître son cuir chevelu, selon une mode prisée par des rappeurs ou des sportifs. Le motif évoquait la lettre «M».

Jugeant que cet aspect contrevenait au code vestimentaire de l’établissement, le directeur-adjoint de l’école et deux autres membres de l’équipe pédagogique ont «noirci» au marqueur indélébile le dessin capillaire. 

Cet acte, remontant au 17 avril dernier à l’école secondaire Berry Miller Junior High a suscité des réactions outrées, amplifiées bien au-delà des frontières du Texas par la plainte déposée dimanche auprès de la justice fédérale.

La punition au feutre est une stigmatisation évoquant l’esclavagisme et la ségrégation raciale, des époques où la peau des Noirs était représentée plus foncée qu’elle ne l’était afin de «masquer leur humanité», ont dénoncé les parents dans leur assignation judiciaire.

Les autorités scolaires supervisant le collège, situé en banlieue de Houston, ont présenté leurs excuses à la famille et fait savoir qu’elles «désapprouvaient» la façon dont a été traité l’adolescent.

«Un responsable scolaire n’a pas pris les bonnes mesures disciplinaires en offrant à l’élève des options parmi lesquelles prévenir sa mère, une sanction ou recouvrir la zone chevelue rasée avec un marqueur. Cette dernière pratique n’est pas cautionnée par le district», ont-elles indiqué dans un communiqué publié sur Facebook.

Le responsable en question a été suspendu fin avril de ses fonctions. Le communiqué n’a pas précisé s’il s’agissait du directeur-adjoint qui, d’après la plainte et le site internet de l’école, a depuis été promu directeur de l’établissement.

Le scandale a éclaté dans la juridiction de Galveston, récemment théâtre d’une autre vive polémique : deux policiers y ont été photographiés escortant un Noir tenu par une corde alors qu’eux-mêmes montaient à cheval.

Le chef de la police locale s’est excusé face à l’indignation suscitée par cette image devenue virale, évoquant l’époque abhorrée des lynchages.

Les policiers en question ne seront toutefois pas poursuivis sur le plan pénal, ont annoncé dimanche les autorités locales.

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Les États-Unis face à la «menace» du «terrorisme blanc»


Les États-Unis sont très forts pour parler de terrorisme venant des étrangers et pourtant le terrorisme viens de leur propre pays. Ces tueries de masse sont faites par des blancs nés aux USA. Deux tueries en 2 jours aux États-Unis, cela fait présentement 531 personnes tuées et 2066 blessées en 2019 et l’année n’est pas terminée. Leurs motifs haineux sont par l’origine, la religion, ou encore l’orientation sexuelle des victimes. Et avec l’entêtement des Américains à chérir le droit des armes et de Donald Trump qui prône la haine des immigrés cela n’arrange sûrement pas la baisse du terroriste fait par des Américains.
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Les États-Unis face à la «menace» du «terrorisme blanc»


CHARLOTTE PLANTIVE
Agence France-Presse
Washington

Plusieurs voix se sont élevées dimanche aux États-Unis, au lendemain de deux tueries sanglantes, pour appeler les autorités à prendre la mesure de la « menace » que représente le « terrorisme blanc », les démocrates accusant Donald Trump de l’alimenter avec ses discours incendiaires.

« Il est clair que les vies perdues à Charleston, San Diego, Pittsburgh et, vraisemblablement désormais aussi à El Paso, sont les conséquences d’un terrorisme nationaliste blanc », a estimé un candidat à la primaire démocrate, Pete Buttigieg, en référence à des attaques menées dans une église noire, deux synagogues et à celle de samedi dans un centre commercial du Texas.

El Paso, située sur la frontière mexicaine, abrite une population à 85 % hispanique. Le tireur, un homme blanc de 21 ans, était venu de la banlieue de Dallas, à neuf heures de route, pour semer le carnage à une heure de grande affluence.

Armé d’un fusil d’assaut, il a tué 20 personnes et fait 26 blessés avant de se rendre à la police, qui soupçonne un motif raciste.

Un manifeste, attribué au tireur et circulant sur l’internet, dénonce notamment « une invasion hispanique du Texas » et fait référence à la tuerie commise par un suprémaciste blanc dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande (51 morts, le 15 mars).

Treize heures plus tard, un autre homme a semé la terreur dans un quartier animé de Dayton, dans l’Ohio, faisant 9 morts en moins d’une minute. Selon un témoin, c’était aussi un homme blanc.

« Diabolique »

« On a ici deux facteurs qui se combinent », a poursuivi Pete Buttigieg sur Fox News : « D’un côté la faiblesse des politiques de régulation du marché des armes, et de l’autre la hausse d’un terrorisme domestique inspiré par le nationalisme blanc. »

« On ne pourra pas protéger les États-Unis de cette menace si on n’est pas prêt à la nommer », a poursuivi le jeune maire de South Bend (Indiana). « L’administration doit arrêter de prétendre que c’est juste du hasard et qu’on ne peut rien faire. »

Le président Trump a qualifié la fusillade d’El Paso d’« acte de lâcheté », sans s’étendre sur les motifs présumés du suspect. Et le maire républicain d’El Paso a réduit la tragédie dans sa ville à l’acte d’un « homme dérangé, purement diabolique ».

Mais, même pour certains républicains, cette explication ne suffit plus.

« La lutte contre le terrorisme est déjà une priorité, je pense qu’elle devrait inclure de s’opposer avec fermeté au terrorisme blanc », a tweeté George P. Bush, le neveu de l’ancien président George W. Bush élu à un poste de responsable au Texas. « C’est une menace réelle et actuelle que nous devons dénoncer et faire disparaître », a-t-il poursuivi.

« Identité blanche »

En 2017 et 2018, selon le centre d’analyse New America, les violences d’extrême droite ont fait plus de victimes aux États-Unis que les attaques djihadistes.

Pourtant les autorités ont tardé à réagir, selon Robert McKenzie, de ce centre de réflexion.

 « Même sous le gouvernement du démocrate Barack Obama, les services de renseignements ont souvent ignoré les menaces d’extrême droite pour des raisons politiques », a-t-il écrit en début d’année.

Ce qui a changé depuis l’élection de Donald Trump en 2016, c’est le ton du débat public.

Le président a repris à son compte l’idée d’une « invasion » de migrants, a refusé de condamner les manifestations d’extrême droite à Charlottesville en août 2017, et a récemment appelé des parlementaires de l’opposition issues des minorités à « retourner » dans leur pays.

« Le président en personne promeut le racisme et la suprématie blanche », a accusé dimanche une autre candidate à la primaire démocrate, Elizabeth Warren.

Un de ses rivaux, Beto O’Rourke, est même allé plus loin, en assurant que Donald Trump « encourage non seulement la rhétorique raciste mais aussi la violence qui suit ».

« Ça ne vient pas seulement de lui », a-t-il toutefois noté, en fustigeant également la chaîne Fox News, la propagande raciste qui circule sur l’internet et « une plus grande tolérance envers le racisme » chez ses concitoyens.

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La bêtise humaine ne prend pas de vacances


Ce billet rejoint ce que je pense depuis un certains temps et sûrement que beaucoup ont une réflexion semblable. Je ne peux dire si c’est depuis que Donald Trump est au pouvoir aux États-Unis, mais il semble qu’il soit plus évident que des propos haineux, discriminatoire, intimidant et vulgaire soit de plus en plus acceptable. Les réseaux sociaux semblent aussi être une des grandes causes. Les gens ne se gênent plus pour insulté les autres sachant que devant ils sont  »invincibles ». Cette tolérance serait acceptable ?
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La bêtise humaine ne prend pas de vacances


«Commençons par Trump qui y va de ses tweets

JGI/JAMIE GRILL VIA GETTY IMAGES

Des propos racistes, haineux, misogynes, il y en a tous les jours, dans tous les coins du monde. Le pire dans tout ça? Les gens ne se cachent même plus.

  • Par Chan Tep, Collaboration spéciale pour HuffPost

«Commençons par Trump qui y va de ses tweets infectes.»

En tant que jeune femme racisée, mère, et de surcroît, réfugiée, je rage intérieurement de voir toutes les insanités qui sont légitimées ce mois-ci par des personnes influentes et en autorité de ce monde (*mais pas seulement, comme vous le lirez plus bas!).

Commençons par Trump qui y va de ses tweets infectes, semblant mener une «campagne de haine» – dixit ses opposants. Parmi ses cibles récentes? L’élu démocrate Elijah Cummings.

Que dire de ses propos complètement délirants de renvoyer «dans leur pays» d’autres élues démocrates – surnommées «La Brigade», pour la plupart nées aux États-Unis (Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar de Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts et Rashida Tlaib du Michigan)? Elles représentent pourtant un souffle nouveau pour l’électorat américain.

Or, depuis quand la loi territoriale est-elle devenue suprémaciste au point de rendre toutes personnes non-issues d’un pays non-légitimes? Les femmes de couleur seraient-elles devenues les nouvelles cibles de Trump? 

Les femmes de couleur sont-elles devenues les nouvelles cibles de

SKYNESHER VIA GETTY IMAGESLes femmes de couleur sont-elles devenues les nouvelles cibles de Trump?

Toutes ces manœuvres du président américain et de ses supporteurs ne suscitent qu’une réaction en chaîne de propos et d’actes xénophobes et racistes. Tout cela vient appuyer un mouvement sournois: le «droit» à la haine et au dénigrement des autres. 

La preuve: Alexandria Ocasio-Cortez avait été ciblée à la suite d’une menace de mort par un policier américain (il suggérait de la «tirer» sur Facebook), déclaration que le corps policier a immédiatement condamné en le démettant de ses fonctions.

Jusqu’où peut-on laisser une personne en autorité sous-entendre des propos clairement racistes et xénophobes et qui seront, par la suite, portés par d’autres comme une traînée de poudre?

Rendre l’impardonnable possible, c’est laisser libre cours aux influences banalisant le mal.

Le cerveau humain 

Il existe une étude menée en 2018 par des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, qui cherchaient à comprendre certains mécanismes du cerveau humain, notamment ceux permettant des actes de divisions de groupes sociaux.

Ils cherchaient à comprendre comment le «nous» et «les autres» se forment dans l’esprit humain (clairement l’une des stratégies du président républicain) et si cette racine pouvait provenir d’une émotion comme la haine.

Or, la haine et la déshumanisation ne seraient pas reliées ensemble; ce qui  ressort de l’étude, c’est que notre cerveau classerait ces deux concepts de façon tout-à-fait distinctes. 

On constate une grande déconnexion de l’humanité partout sur notre

GREMLIN VIA GETTY IMAGESOn constate une grande déconnexion de l’humanité partout sur notre planète.

Au nom de valeurs puristes et d’une meilleure société, certains appliqueraient le processus de déshumanisation envers des personnes parce qu’elles ne les considèreraient pas comme humaines (elles les verraient même inférieures à des animaux) du fait qu’elles ne partageraient pas les mêmes valeurs qu’elles. 

Les actes de violence, ainsi que leur répétition, seraient donc banalisés, et par le fait même, rendus légitimes, par pur principe et conviction profonde… C’est simple: ces personnes croient véritablement au bien-fondé de leurs pensées.

Avouez que ça fait peur, surtout dans un contexte où chaque société contient ce type d’individu.

La haine, tant qu’à elle, découlerait d’un sentiment antipathique qui peut mener jusqu’au souhait de la mort d’une tierce personne…

Ce que je déplore, c’est la grande déconnexion de l’humanité qui se passe un peu partout sur notre planète, chez nos voisins américains tout comme chez nous.

Pour l’avoir vécu personnellement, pour être intimement liée au sort tragique d’un peuple qui s’est vu s’entretuer et se diviser, j’observe certains comportement et je ne peux comprendre comment certains acceptent de séparer des enfants de leur famille, de mettre des migrants en prison et de démoniser des communautés entières au regard de leurs origines culturelles (comme le cas des Roms présentement, pris dans des camps d’urgence par milliers en Italie).

Et au Québec, on n’est toujours pas sortis du bois! 

Ne venez surtout pas me dire qu’il est normal qu’un homme qui s’abaisse à la hauteur d’une petite fille de 3 ans pour l’insulter en lui disant: «Demande à ta maman si je peux fourrer ta mère, enfant de salope?» est légitime! Bien sûr que non – mais ça s’est réellement passé, capté sur vidéo par une autre femme témoin de cet incident, pas plus tard que quelques jours, ici, à Montréal.

Sans crier gare, l’homme (visiblement frustré de la vie) est allé attaquer verbalement une mère et sa fille parce qu’elles parlaient en arabe…

A-t-il pensé aux conséquences psychologiques d’une telle altercation? Clairement non. 

Il a été porté par sa colère, il a pris en otage pendant plusieurs minutes ces deux victimes, il a déversé sa haine sur autrui et ne s’en est même pas caché parce qu’il est probablement convaincu qu’il a raison de ne pas vouloir entendre de langue étrangère dans la rue (et qui sait quelles autres frustrations il avait en tête ce jour-là)! 

Et quelles seront les conséquences sur lui? Je suivrai cette affaire et ses répercussions, qui seront j’espère exemplaires, question de me rendre moins cynique envers notre système de justice.

Les gens ne se cachent plus 

Des propos racistes, haineux, misogynes, il y en a tous les jours, dans tous les coins du monde, et ce, proliférés par n’importe qui. Du plus commun des mortels, sans tribune ni statut particulier aux représentants des pays les plus puissants sur la planète. Le pire dans tout ça, c’est qu’ils ne se cachent même plus. 

Des gens prennent d’assaut la place publique, les réseaux sociaux, les rues  pour des...

VISOOT UTHAIRAM VIA GETTY IMAGESDes gens prennent d’assaut la place publique, les réseaux sociaux, les rues  pour des terrains de jeux où la pire insulte peut survenir.

Des gens prennent d’assaut la place publique, les réseaux sociaux, les rues et même les médias, les voient comme des terrains de jeux où la pire insulte peut survenir, question d’élargir notre tolérance aux insanités, et ce, au nom d’une pensée qui ne fait pas de sens et qui discrimine plusieurs personnes.

La place de la femme racisée, minoritaire dans son milieu, qui veut s’exprimer et qui cherche l’équité, elle est où dans ce grand melting pot de cette violence banalisée?

Thank God qu’il y a des mouvements qui se créent contre ça et qui le dénonce. Chaque injustice, chaque violence peu importe sa teneur, se doit d’être décriée mais aussi réprimandée.

Pourquoi? Parce que la contamination des pensées se fait plus rapidement que ce que l’on croit, elle se transmet sans répit… car la bêtise humaine ne prend jamais de vacances!

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Donald Trump: «Je suis la personne la moins raciste au monde»


Est-ce que Donald Trump est raciste ? Probablement, enfin, c’est ce qu’il inspire malgré qu’il dît le contraire. De toute manière, il ne semble pas aimer grand monde. Il n’aime pas les femmes qui lui tient tête et tous ceux qui ne sont pas de son avis ou que cela ne lui apporte pas quelque chose pour lui. Il peut donner des éloges a une personne, puis le lendemain le traiter de tous les noms. Il donne des postes importants et les destituent s’ils ne font pas ce que Lui veut. De plus, pour une personne publique, il est d’une vulgarité sans nom.
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Donald Trump: «Je suis la personne la moins raciste au monde»

Donald Trump: «Je suis la personne la moins raciste au monde»Photo: Alex Brandon/APDonald Trump

Le président américain Donald Trump s’est défendu mardi des accusations de racisme à son encontre. Ces derniers jours, il a proféré des attaques contre un pasteur et un élu noirs et la ville de Baltimore.

«Je suis la personne la moins raciste au monde», a-t-il déclaré à des journalistes depuis les jardins de la Maison-Blanche.

«Aucun autre président n’a fait autant que moi pour les Afro-Américains», a-t-il avancé. Il a aussi souligné que le chômage des Noirs n’avait «jamais été aussi bas dans l’histoire» des États-Unis.

M. Trump s’en est pris violemment le week-end dernier à l’élu démocrate de Baltimore Elijah Cummings

Il qualifiait ainsi sa circonscription de lieu «dégoûtant infesté de rats», et d’«endroit très dangereux et sale» où «aucun être humain ne voudrait vivre».

Le président assure avoir reçu de nombreux appels de «la communauté afro-américaine» pour le «remercier de (son) implication» sur le sujet et le féliciter que «quelqu’un dise enfin la vérité».

Il a également accusé lundi le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits des Noirs, d’être un «escroc» qui «déteste les Blancs et les policiers».

«Je m’entendais bien avec Al Sharpton. Maintenant, c’est un raciste», a insisté mardi M. Trump.

Donald Trump avait déjà affirmé mi-juillet qu’il n’y avait pas «une once de racisme» en lui après avoir invité quatre élues démocrates issues de minorités à «retourner» dans leur pays d’origine.

https://journalmetro.com/

Sur Facebook, des policiers aux frontières américains se moquent des migrants


Des 20 000 agents des frontières aux États-Unis, presque la moitié sont dans un groupe secret sur Facebook. Ils ne parlent que de leur travail en se moquant des immigrés, ridiculisent le pere et sa fille mort noyé en tentant d’atteindre les États-Unis et menace les membres du Congrès. Ils présentent les États-Unis comme un pays hostile, intolérant et un pays en manque d’humanité avec de tels comportements. Bon, ils ne faut pas mettre tous les agents dans le même panier, mais cela crains.
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Sur Facebook, des policiers aux frontières américains se moquent des migrants

Des membres de la police américaine aux frontières ont échangé sur un groupe... (PHOTO SUZANNE CORDEIRO, AFP)

PHOTO SUZANNE CORDEIRO, AFP

Agence France-Presse
Washington

Des membres de la police américaine aux frontières ont échangé sur un groupe Facebook « secret » moqueries sur les migrants, insultes sexistes et menaces contre des élus du Congrès, a révélé lundi un site d’informations indépendant.

Selon ProPublica, ce groupe « secret » créé en 2016 rassemble 9500 personnes, soit la moitié des effectifs actuels du Customs and Border Protection (CBP), chargés de surveiller les frontières américaines.

Baptisé « Je suis 10-15 » du nom de code qui signifie « étrangers en détention », le groupe se décrit comme un forum « marrant » et « sérieux » permettant aux douaniers, anciens ou actuels, de discuter « seulement » de leur travail.

Mais les commentaires des utilisateurs sont le plus souvent ironiques ou insultants, selon ProPublica qui publie plusieurs messages.

« S’il meurt, il meurt », réagit ainsi un membre après le décès en mai d’un migrant de 16 ans dans un centre de détention au Texas.

Un autre propose de lancer un appel aux dons en faveur du douanier qui sera « assez courageux » pour lancer un burrito sur les élues démocrates Alexandria Ocasio-Cortez et Veronica Escobar, lors de leur visite prévue ce lundi dans le centre du CBP à Clint (Texas).

Ces centres, qui ont été récemment la cible d’une polémique sur les conditions de détention des migrants, ont été comparés à des « camps de concentration » par Alexandria Ocasio-Cortez.

Un troisième message met en doute l’authenticité de la photo des corps d’un migrant et de sa fille en bas âge retrouvés la semaine dernière gisant au bord du Rio Grande. Le cliché a provoqué l’émoi et la colère au Mexique et aux États-Unis.

« Vous avez déjà vu des corps flottants aussi propres », s’interroge l’auteur du message, estimant que la photo pourrait être manipulée.

Les méthodes de la police aux frontières sont décriées depuis les arrivées massives de migrants illégaux à la frontière avec le Mexique, qui ont saturé les structures de détention. 

« Il y a 20 000 agents du CBP AU TOTAL aux États-Unis. 9500-presque LA MOITIE-sont dans ce groupe Facebook secret raciste et violent. Ils menacent d’être violents contre des membres du Congrès. Comment, à votre avis, traitent-ils les enfants « familles en cage ? », a dénoncé Alexandria Ocasio-Cortez sur Twitter.

La patronne du CBP, Carla Provost, a dénoncé des messages « complètement inappropriés » et « contraires à l’honneur et à l’éthique » des agents.

L’agence fédérale de surveillance des frontières a annoncé qu’elle avait lancé une enquête sur ce groupe.

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