Des archéologues découvrent les ruines d’un vaste palais maya au Mexique


Je trouve les civilisations maya et Inca tout aussi fascinant que la civilisation égyptienne. Au Mexique, les archéologues ont trouvé un immense palais de la civilisation maya. Il reste encore beaucoup a étudier pour mieux comprendre l’architecture et la vie pendant cette période lointaine.
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Des archéologues découvrent les ruines d’un vaste palais maya au Mexique


Par Emeline Férard –

Une archéologue étudie l’une des structures découvertes au sein de la cité antique de Kulubá au Mexique.© Mauricio Marat/INAH

Dans la cité antique de Kulubá au Mexique, des archéologues ont mis au jour les ruines d’un vaste bâtiment de six mètres de haut et de cinquante mètres de large. Il s’agirait d’un palais construit il y a plus de 1.000 ans et utilisé par l’élite de la civilisation maya.

Dans la jungle du Mexique, des ruines mayas viennent de ressortir de l’oubli. Des archéologues ont annoncé avoir découvert un bâtiment jusqu’ici inconnu dans la cité antique de Kulubá. Localisé à quelque 150 kilomètres de Cancún dans le Yucatán, ce site archéologique est connu depuis les années 1930 mais ce n’est que récemment que des fouilles approfondies ont pu y être démarrées.

Les spécialistes supposent que Kulubá entretenait des liens importants avec les cités mayas d’Ek’ Balam et surtout de Chichén Itzá située à une centaine de kilomètres de là. Une hypothèse que les récentes découvertes réalisées par l’Institut national d’anthropologie et d’histoire mexicain (INAH), dont celle du nouvel édifice, semblent confirmer.

Un palais occupé dès 600

Les ruines mises au jour appartiennent à un bâtiment étendu sur six mètres de haut, environ 55 mètres de long et 15 mètres de large. Si les fouilles sont encore en cours pour tenter d’excaver ses murs, les archéologues ont réussi à collecter de premières informations sur l’édifice. D’après l’INAH, il s’agirait d’un palais construit il y a plus de 1.000 ans qui aurait compté au moins six chambres ainsi que des escaliers.

L’analyse des structures et de matériau découverts sur place suggèrent que le site aurait connu deux phases d’occupation : une première durant le Classique tardif (entre 600 et 900 de notre ère) et une seconde durant la fin de la période classique (entre 850 et 1000). Une chronologie qui semble correspondre à celle de Chichén Itzá, devenue entre 800 et 900, l’une des cités les plus importantes de la région.

« Nous avons trouvé des preuves d’une architecture et de céramiques similaires à celles de Chichén, de l’obsidienne de sources similaires à celle de Chichén ainsi qu’une technique de peinture murale très similaire à celle utilisée à Chichén Itzá », explique dans une vidéo, Alfredo Barrera Rubio, archéologue qui a dirigé les recherches sur place.

Autant de découvertes qui laissent penser que Kulubá était une enclave de la célèbre cité maya. En plus du palais qui aurait été fréquenté par l’élite de la société, les archéologues ont mis en évidence quatre autres structures dans la zone nommée « groupe C » : deux habitations, un autel et une structure ronde qu’ils pensent être un four.

Ils ont également exhumé une sépulture contenant plusieurs squelettes quasiment complets. Des examens sont en cours pour tenter de déterminer le sexe, l’âge, les pathologies ainsi que le mode de vie et les activités des défunts. Néanmoins, les fouilles ne font que commencer sur le site de Kulubá, a confirmé Alfredo Barrera Rubio.

Un site à protéger et restaurer

« Nous commençons à peine à mettre au jour l’une des plus grandes structures du site », a-t-il souligné. « Nous en savons très peu sur les caractéristiques architecturales de cette région, le nord-est du Yucatán ».

Grâce à cette découverte, les archéologues espèrent ainsi en apprendre davantage sur l’architecture de la cité antique de même que sur sa société.

L’un des objectifs est également de protéger et restaurer cet héritage culturel soumis aux éléments et situé non loin d’une région très touristique au Mexique. Les spécialistes planchent actuellement sur la possibilité de reboiser des zones rasées au cours de précédentes fouilles afin de protéger les ruines d’éventuels dommages causés par le vent et le soleil.

Certaines parties de Kulubá, où d’autres structures ont été mises au jour par le passé, sont déjà ouvertes au public.

« À moyen terme », l’INAH espère rendre ces nouvelles ruines, une fois restaurées et protégées, également accessibles.

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300.000 litres d’eau par jour de construction du mur de Trump


Pour le mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique Donald Trump à contourné pas moins de 28 lois fédérales. Il peut donc en toute quiétude prendre l’eau douce souterraine sans se soucier des espèces en voie de disparition, des terres sacrées des Amérindiens et de l’environnement en général Tout cela pour ce foutu mur
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300.000 litres d’eau par jour de construction du mur de Trump


La barrière doit s'étendre sur près de 160 kilomètres en Arizona. | Herika Martinez / AFP

La barrière doit s’étendre sur près de 160 kilomètres en Arizona. | Herika Martinez / AFP

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur The Guardian

Le gouvernement contourne des lois environnementales afin d’édifier le mur en drainant les eaux souterraines de l’Arizona, aux dépens de plusieurs espèces.

En Arizona, le grand mur à la frontière du Mexique désiré par le président Trump pourrait supplanter la crise migratoire par une crise environnementale. Sa construction requiert des quantités pharaoniques d’eau, près de 300.000 litres par jour selon un entrepreneur chargé du projet, alors même que les réserves aquatiques de la région sont épuisées, malmenées par une sécheresse prolongée, des températures record et des cultures intensives.

Haute de 9 mètres, la barrière doit s’étendre sur plus de 100 kilomètres en Arizona, dont 30 kilomètres à la lisière du San Bernardino National Wildlife Refuge. Cette réserve est l’une des rares dans la région aride, et l’on y trouve des sources aquatiques où vivent des espèces en voie de disparition. Mais le mur, qui a commencé à être érigé à proximité en octobre, draine toute l’eau douce disponible aux alentours.

Au minimum huit espèces en voie de disparition sont menacées par cette ponction d’eau, dont quatre types de poissons endémiques. Le Yaqui Topminnow, le Chevaine, le Shiner et surtout le poisson Rio Yaqui, dont cette réserve est le seul habitat aux États-Unis, risquent de disparaître.

L’appauvrissement en eau menace également les grenouilles léopards Chiricahuas, la plante semi-aquatique Huachuca Water Umbel, la couleuvre rayée mexicaine ainsi que le faucon Aplomado.

À proximité de la réserve, l’eau d’un puits a déjà été exploitée pour fabriquer du béton et contrôler la quantité de poussière. Près de 230 millions de litres d’eau seront nécessaires pour construire le mur sur la seule partie de prévue en Arizona selon Gary Nabhan, ethnobiologiste et chercheur à l’Université de l’Arizona.

«C’est le genre de mur –pieds de béton, d’une hauteur absurde, avec un éclairage 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7– que Trump a choisi de construire qui causera le plus de perturbations pour les humains, mais aussi pour la faune et la végétation», ajoute Gary Nabhan.

Vingt-huit lois suspendues

Le 9 octobre 2018, l’administration Trump a annoncé qu’elle renoncerait à vingt-huit lois fédérales exigeant une protection et une surveillance des espèces menacées, des terres et des droits des Amérindien·nes afin d’accélérer la construction. En Arizona, treize lois d’État ont été suspendues en plus des lois fédérales.

Parmi elles, on retrouve le National Environnemental Policy Act, qui impose une longue analyse scientifique préalable des projets et induit souvent des coûts supplémentaires avant qu’ils ne soient approuvés. Sans ces lois, l’édification du mur peut aller de l’avant, sans se soucier des contraintes environnementales qu’elle pourrait rencontrer sur son chemin.

«Grâce à ces dérogations environnementales et à des fonds volés, déclare Raúl Grijalva, membre du Congrès de l’Arizona, il [Trump] construit un mur qui épuisera de précieuses ressources en eau, profanera des sites sacrés et détruira les trésors environnementaux des régions frontalières.»

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Le Saviez-Vous ► Déformation crânienne : pratiquée par les Incas, elle est aussi coutume universelle


La déformation du crâne a été pratiquée pendant des millénaires et faits étonnants, cette coutume a été remarquée dans diverses cultures à travers le monde. Aucun continent n’y a échappé.
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Déformation crânienne : pratiquée par les Incas, elle est aussi coutume universelle


Lithographie de John Collins (1839) d’après « Crania Americana » de Samuel Norton. Bibliothèque de Médecine de Paris


Author
Jérome Thomas
Chercheur, Université de Montpellier

Barbarie, torture, sauvagerie, telles sont les premiers mots qui viennent à l’esprit lorsque les déformations crâniennes sont évoquées.

En 1931, l’anthropologue anglais J. Dingwall a cette réflexion :  « Il est probable que cette curieuse coutume, pourtant généralisée, de déformer artificiellement le crâne est la moins comprise de toutes les mutilations ethniques qui ont été transmises depuis la lointaine antiquité ».

En effet, elles suscitent réprobation et horreur, dégoût et effarement et portent en elles les signes – supposés – de sociétés peu évoluées et surtout exotiques, éloignées de nos contrées européennes.

Crânes d’aliens

Au-delà d’une répulsion quasi épidermique, les déformations inspirent également de nombreux fantasmes et excitent l’imaginaire. Elles seraient la preuve de l’existence de races extraterrestres à l’intelligence supérieure qui auraient colonisé notre planète en de lointaines époques.

En 2012, un journal titrait « Des squelettes d’aliens ? » à propos de la découverte au Mexique de restes humains au crâne déformé. Au XIXe siècle, des anthropologues comme von Tschudi ont même contesté le caractère artificiel des déformations crâniennes.

Loin de ces clichés et de ce sensationnalisme, les manipulations de l’occiput offrent au contraire un vaste champ d’études sur le rapport au corps dans ses dimensions culturelles, sociales, ethniques, religieuses.

Agir sur la croissance de la tête afin d’en modifier de manière volontaire la forme est une coutume largement diffusée chez les humains.

Répartition des pratiques de modifications des crânes dans le monde. J.Thomas, Author provided

Une pratique ancienne et universelle

La déformation artificielle du crâne des nouveau-nés est une antique tradition universelle. De l’Europe aux Amériques en passant par l’Afrique, l’Asie, l’Océanie, aucune région n’échappa au modelage crânien.

Les plus anciennes traces de cette pratique remonteraient aux environ de 45000 av. J.-C. en Irak. Mais les chercheurs débattent toujours d’éventuelles déformations sur les fragments de crânes découverts.

Sur le continent américain, cette coutume accompagne le développement des communautés andines depuis au moins le VIe millénaire av. J.-C. et devient une pratique quasi généralisée. Sur une collection de 500 squelettes d’origine péruvienne conservés à Paris, seuls 60 ne présentent pas de déformation. Dans de nombreux sites fouillés en Mésoamérique, les individus au crâne déformé constituent plus de 90 % des cas observés. Au Mexique, le plus ancien crâne déformé découvert par les archéologues daterait de 8500-7000 av. J.-C.

En Amérique du Sud, les déformations crâniennes se seraient plus sûrement développées sur la côte pacifique vers 3500-3000 av. J.-C.

Différents types de crânes déformés dans la culture Paracas. Museo Nacional de Arqueología, Antropología e Historia del Perú de Lima, Author provided

Certaines sociétés en firent un usage remarquable. La culture Chinchorro (v. 7000 av. J.-C. à v. 1100 av. J.-C.), établie de l’extrême nord du Chili et au sud du Pérou, pratiqua une forme très prononcée de déformation à partir du IIIe millénaire. Plusieurs groupes ethniques adoptèrent ces coutumes dont les plus connues sont les cultures Paracas (600 av.-100 ap. J.-C.), Nazca (200 av.-600 ap. J.-C.) ou encore Tiwanaku (v.700-v.1200 ap. J.-C.) autour du lac Titicaca.

Ces pratiques restent toujours vivaces dans ces régions lorsque les Incas dominent une grande partie de la Cordillère à partir du milieu du XVᵉ siècle. Un certain nombre de communautés sous leur domination avaient depuis longtemps pour habitude de déformer artificiellement l’occiput des nourrissons, à l’instar de leurs vainqueurs.

En 1557, le philosophe italien Girolamo Cardano énumère les régions où elles se pratiquent toujours : Cuba, le Mexique, Cumana (Venezuela), Porto Velho (Brésil) et le Pérou. Dans les années 1550, le religieux Cieza de León mentionne qu’au nord de Cali, en Colombie, vit un peuple dont il décrit les têtes longues et larges et il ajoute qu’en maintes régions les enfants ont la tête déformée, ce qui réjouit leurs parents.

Les Espagnols furent fortement impressionnés par cette coutume qui leur semblait tellement étrange. En effet, au XVIe siècle, elle ne se pratiquait plus que de manière exceptionnelle et résiduelle dans quelques régions d’Europe du Nord..

Les Espagnols luttèrent férocement contre cette pratique. Ils subodorèrent plus qu’ils ne comprirent cette dimension religieuse des déformations. Lors du IIIe concile de Lima (1585), les autorités religieuses décident d’interdire plus fermement les déformations crâniennes et de les punir sévèrement : 20 coups de fouet si une personne se déforme la tête. Pourtant, elles perdurèrent longtemps.

Comment faisait-on chez les Incas ?

Plusieurs techniques sont mises en œuvre pour déformer les crânes. Elles sont universelles. Le crâne de l’enfant est très malléable et cette souplesse permet d’envisager un modelage avant que la forme définitive ne se mette en place. La voûte crânienne est remarquablement plastique et prête bien à ce genre de manipulations. Ce n’est pas avant l’âge de six ans que se produit l’ossification définitive. Les sutures de la voûte crânienne permettent une certaine mobilité entre les os et les forces de compression externes, planchettes ou bandelettes, déterminent cet accroissement des sutures qui subissent directement leurs effets.

Types d’appareillages utilisés par les Mayas pour déformer le crâne. J.T, Author provided

Les têtes étaient déformées selon plusieurs méthodes, l’aplatissement affectant soit le haut du crâne, soit les côtés. Les appareils déformateurs mis en œuvre sont de trois types : le berceau dans lequel la déformation est obtenue par la pression exercée sur la tête du nouveau-né couché et immobilisé dans un berceau de bois ; les planchettes où la tête est enserrée entre deux morceaux de bois disposées sur le front et la nuque, aplatissant ainsi le crâne d’avant en arrière. C’est l’aplatissement appelé « type tabulaire » ; enfin, des liens ou des bandeaux, souvent appelés chuco, où le crâne est comprimé dès la naissance à l’aide d’un bandage très serré. C’est le type « annulaire ou circulaire ». Cette dernière technique est la plus souvent décrite par les Espagnols dans ce qui fut l’Empire inca.

Déformer les crânes pour fixer l’âme au corps

Mais pourquoi les Incas déformaient-ils les crânes ?

Le modelage crânien permet de distinguer les peuples entre eux, imprime de manière indélébile dans le corps l’appartenance à un groupe, pare et embellit les individus, marque le statut social, renvoie vers la religion, la cosmologie, les croyances et les rites d’initiation.

Cependant, les chercheurs se sont essentiellement intéressés aux dimensions culturelles, sociales et ethniques de ces pratiques alors que la dimension religieuse s’avère fondamentale.

La tête représente le centre de la vie spirituelle de l’individu. C’est le siège de la force vitale et elle symbolise l’esprit. La force animique, c’est-à-dire une puissance bénéfique et spirituelle, présente dans la tête est perçue comme une puissance bénéfique qui procure force, autorité et vitalité à celui qui la détient et que l’on peut s’approprier à condition qu’elle soit contrôlée. La tête peut être associée à deux caractéristiques principales : elle représente métaphoriquement le cosmos et c’est écrin de l’âme.

Dans la cosmologie inca, il existe une opposition corporelle : devant/derrière – les Incas associent le devant du corps avec le passé et la clarté/et l’arrière avec le futur et l’obscurité – et une opposition haut/bas, la tête correspondant au monde supérieur, celui du corps idéal représenté par les corps célestes. Enfin, plusieurs principes spirituels entourent et animent le corps humain. L’un des plus importants est l’animu, terme emprunté à l’espagnol anima, « âme », qui est une « force animique », spirituelle et pas seulement humaine ».

L’animu est réparti dans tout le corps mais il peut être concentré dans certaines zones et substances corporelles : essentiellement la tête, le sang, le cœur. L’animu est une force vitale qui anime toute chose, que ce soient les êtres humains, les plantes, les animaux, les éléments du paysage. L’animu naît au niveau du plexus solaire, circule dans tout le corps et sort par la tête à la mort. Bien serrer la tête de l’enfant à naissance devient par conséquent une démarche impérieuse et vitale car l’âme est encore peu fixée au corps du nouveau-né ce qui peut provoquer cette perte de l’animu. En effet, la fontanelle n’est pas bien refermée chez le nourrisson.

Afin de fixer l’âme au corps, la mise en œuvre de moyens techniques, comme les déformations crâniennes, s’avère indispensable et impérieuse. Déformer la tête c’est durcir et fermer le corps, solidifier, remettre en ordre au moins une de ses ouvertures.

Dessins des différentes techniques employées pour déformer le crâne dans le Pérou et le Chili précolombien. J.T, Author provided

Aujourd’hui disparues, même si elles étaient encore pratiquées dans les Andes par les Chama, communauté établie au nord-est du Pérou, au milieu du XXe siècle, les déformations crâniennes témoignent d’une pratique universelle repérable dans tous les espaces sociaux.

Si dans nos sociétés contemporaines, les pratiques de modifications du corps sont perçues comme des marqueurs de la construction identitaire et l’affirmation d’un « moi souverain », il ne faut pas utiliser cette grille d’interprétation pour les civilisations plus anciennes et celles des Andes en particulier. Il manquerait un élément primordial pour les appréhender : leur dimension cosmologique et religieuse. Symboliquement, dans ces sociétés, la manipulation de l’occiput comme toute forme de parure corporelle tient un rôle primordial puisqu’elle distingue, orne et protège. Elle prémunit contre les mauvaises influences étrangères et défend des sortilèges le corps et ses parties les plus vulnérables. Manipuler la tête, partie la plus visible et la plus exposée du corps, est un signal fort. C’est un langage symbolique extrêmement important et les populations péruviennes n’y firent pas exception.

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Une nouvelle araignée qui ronge la chair découverte au Mexique


Ce n’est vraiment pas le genre d’araignée qu’on aimerait rencontrer. Elle était inconnue des scientifiques, maintenant les présentations faites, on sait qu’elle peut mordre et son venin peut détruire des globules rouges et on ajoute la fièvre, nausée, fatigue et la guérison peut prendre un certain temps.

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Une nouvelle araignée qui ronge la chair découverte au Mexique

Une nouvelle araignée qui ronge la chair découverte au Mexique© Pixabay

Par Chloé Gurdjian –

Une nouvelle espèce d’araignée a été identifiée dans la vallée de Mexico. Une seule de ses morsures provoque d’importants dommages.

Voilà qui ne devrait pas rassurer les phobiques des araignées. Une nouvelle espèce a en effet été découverte dans l’état de Tlaxcala par des chercheurs de la National Autonomous University of Mexico (Unam), au Mexique. Ceux-ci pensaient au départ qu’il s’agissait de l’espèce Loxosceles misteca, mais, après des examens, ils se sont aperçu qu’ils avaient affaire à une nouvelle espèce. L’animal, baptisé Loxosceles tenochtitlan, s’avère très dangereux. Le Mexique est le pays qui compte le plus de Loxosceles puisque 40 des 140 espèces qui existent dans le monde sont originaires de ce pays.

Dotée d’un venin très puissant, une seule des morsures de cette araignée détruit les tissus, provoquant des lésions nécrotiques de la peau jusqu’à 40 cm. Le venin, transporté par la circulation sanguine, pourrait causer la destruction des globules rouges. Très douloureuse, la plaie peut également provoquer de la fièvre, des nausées, une grosse fatigue et des douleurs aux articulations. La blessure peut prendre plusieurs mois à guérir, laissant une cicatrice. Selon les scientifiques, la morsure serait plus dangereuse pour les enfants.

UNAM

Cette araignée venimeuse du Mexique a élu domicile dans les maisons, se cachant dans le mobilier, dans des trous ou dans les murs.

Mais si Loxosceles tenochtitlan fuit généralement l’homme, « elle est attirée par les déchets car elle peut se nourrir des insectes qui se trouvent autour, et les femelles sont deux fois plus toxiques que les mâles, expliquent les scientifiques. Ces araignées peuvent également être plus dangereuses pendant la saison des pluies, car les mâles recherchent des femelles la nuit et en raison de leur comportement erratique, ils peuvent finir par se cacher dans du tissu, des draps ou des chaussures ».

Alors, pour se protéger, les chercheurs n’ont qu’un conseil : garder les maisons propres et bien rangées

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Le morceau de mur qui énerve Trump


Les Berlinois ont envoyé un cadeau aux États-Unis une lettre écrite sur une partie du mur de Berlin pour les remercier d’avoir soutenus tout au long des années dans la destruction du mur, un monde sans mur. Il semble que Donald Trump n’en veuille pas, mais comme il est offert au pays, il est donc pour les citoyens américains …
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Le morceau de mur qui énerve Trump


Le mur en partance pour Washington | Die Offene Gesellschaft 

Le mur en partance pour Washington | Die Offene Gesellschaft

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur Quartz

Cadeau des Berlinois.

Ce n’est pas un cadeau plaisant à offrir pour l’association Die offene gesellschaft –qu’on pourrait traduire par «une société ouverte»– qui se bat pour un monde sans mur. Leur action a pour but de dénoncer la construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique comme symbole de la politique anti-immigration de Donald Trump.

Sur l’imposant bloc de béton de 2,7 tonnes, un authentique morceau du mur de Berlin, on peut lire une lettre adressée au président et signée les «Citoyens de Berlin»:

«Pendant des années, les États-Unis ont joué un rôle majeur dans la destruction de ce mur, de John Kennedy à Ronald Reagan, les présidents américains se sont battus contre. Nous aimerions vous donner un des derniers morceaux du mur de Berlin pour commémorer la dévotion des États-Unis à construire un monde sans murs.»

Au début de la semaine, l’association avait informé la maison Blanche de ses intentions de livrer le morceau de mur pour le trentième anniversaire de sa chute et était restée sans réponse. Sur les réseaux sociaux, elle indique finalement que Trump n’a pas accepté son cadeau, le mur est donc exposé dans les rues de Washington.

Coût de l’opération?

Le magazine Quartz a pu échanger avec l’un des membres de l’association nommé Philip Husemann:

«Si le président accepte notre lettre, elle est sienne. Mais les cadeaux présidentiels appartiennent toujours aux États-Unis et non à un individu. Elle appartient donc au peuple. Nous espérons que cette lettre atterrisse dans un espace public pour que tous les citoyen.nes puissent la lire. Après tout, le message principal est un grand « merci » des Berlinois.es au peuple américain.»

Le cadeau aurait coûté à l’association quelques milliers d’euros répartis entre le prix d’achat du morceau de mur et son transport en avion à New-York puis en camion à Washington. Du même côté de l’Atlantique, le mur entre le Mexique et les États-Unis prend difficilement forme et aurait déjà coûté, selon Quartz, 10 milliards de dollars aux citoyens et citoyennes américaines.

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Découverte exceptionnelle des restes d’au moins 14 mammouths au Mexique


Découvrir des ossements de mammouth est une chose, mais 14 dans un même endroit, c’est beaucoup à la fois. C’est près de la capitale du Mexique que ces ossements ont rejailli d’un lointain passé.
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Découverte exceptionnelle des restes d’au moins 14 mammouths au Mexique


Photo transmise le 6 novembre 2019 par l'Institut national d'anthropologie du Mexique qui montre des os de mammouths ayant vécu il y a plus de 14.000 ans. © HO, Inah, AFP

Photo transmise le 6 novembre 2019 par l’Institut national d’anthropologie du Mexique qui montre des os de mammouths ayant vécu il y a plus de 14.000 ans. © HO, Inah, AFP

Quelque 800 os provenant d’au moins 14 mammouths qui auraient vécu il y a plus de 14.000 ans ont été découverts dans le centre du Mexique.

Les ossements ont été trouvés à Tultepec, une localité de l’État de Mexico située à environ 45 kilomètres de la capitale, a annoncé l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH).

Selon l’institut, il s’agit de « la plus grande découverte de ce genre » jamais effectuée.

Les paléontologues estiment qu’au moins cinq troupeaux de mammouths vivaient dans cette zone où habitaient aussi des hommes, des bisons et d’autres animaux.

Ce n’est pas la première découverte survenue au Mexique dans ce domaine. Dans les années 1970, au cours des excavations nécessitées par la construction du métro de Mexico, les restes d’un mammouth avaient été exhumés dans le nord de la capitale.

Les ossements d'au moins 14 mammouths ont été découverts au Mexique. Ce serait « la plus grande découverte de ce genre » jamais effectuée, selon l'INAH. © Daniel, Adobe Stock

Les ossements d’au moins 14 mammouths ont été découverts au Mexique. Ce serait « la plus grande découverte de ce genre » jamais effectuée, selon l’INAH. © Daniel, Adobe Stock

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Un tunnel vieux de 400 ans avec des gravures préhispaniques découvert à Mexico


Un tunnel qui a été construit avec des gravures préhispanique. Cependant, une hypothèse suggère une influence espagnole et romaine pour la construction du barrage et que des pierres de d’autres sites auraient été utilisées.
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Un tunnel vieux de 400 ans avec des gravures préhispaniques découvert à Mexico


Un tunnel vieux de 400 ans avec des gravures préhispaniques découvert à MexicoLe tunnel a été découvert à moins d’un kilomètre de l’Albarradón de Ecatepec construit au XVIIe siècle pour protéger Mexico des inondations.© Edith Camacho, INAH

Par Emeline Férard

A Mexico, des archéologues ont mis au jour un tunnel de près de neuf mètres de large comportant des gravures préhispaniques. Datant du XVIIe siècle, la structure se trouve à proximité d’une digue colossale appelée Albarradón de Ecatepec construite à l’époque pour protéger la région des inondations.

En menant des travaux en vue de l’ouverture d’une nouvelle ligne de bus, des archéologues ont fait une nouvelle découverte dans les sous-sols de Mexico. Ils ont mis au jour un vaste tunnel de pierre étendu sur 8,40 mètre de large. D’après l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH), la structure remonterait au XVIIe siècle mais les fouilles y ont révélé des observations intrigantes.

Sur ses parois, les spécialistes ont en effet découvert onze gravures préhispaniques sous la forme de pétroglyphes et de reliefs en stuc. Parmi les représentations de la partie orientale, ils ont distingué un chimalli – un bouclier de guerrier -, la tête d’un rapace, une pointe de silex ainsi qu’un élément décrit par l’archéologue Alfonso Caso comme un « ornement en papier ».

Plusieurs pierres gravées sont apparues au niveau de l’arche du tunnel récemment mis au jour. – Edith Camacho, INAH

Au niveau de l’arche du tunnel, l’équipe a constaté la présence d’une structure appelée teocalli – un temple préhispanique – et de caractéristiques suggérant une évocation à Tlaloc, le dieu aztèque de l’eau, des pluies et de la fertilité qui tenait un rôle important dans la religion de ce peuple préhispanique. Dans la partie ouest, des représentations font encore l’objet d’un examen détaillé pour comprendre de quoi il s’agit.

Une vaste digue pour protéger Mexico

Comment ces gravures aztèques sont-elles arrivées là ? C’est la question que les spécialistes tentent d’élucider. Une piste a déjà commencé à se dessiner. La présence de ce tunnel n’est en effet pas totalement une surprise. Le passage a été découvert à proximité de ce que les archéologues appellent l’Albarradón de Ecatepec, ou anciennement Albarradón de San Cristóbal.

Reconnue monument historique depuis 2001, cette structure est une digue colossale qui visait à protéger la région de Mexico des inondations auxquelles elle est particulièrement vulnérable en raison de sa position. L’histoire de l’albarradón remonte au XVe siècle lorsque Moctezuma Ier, empereur aztèque, a ordonné la construction d’un premier barrage d’une dizaine de kilomètres à travers une partie de la ville.

Mais quelques années plus tard, selon l’INAH, cette première structure a été détruite, pour permettre le passage du conquistador Hernán Cortés. La cité qui avait commencé à s’étendre, s’est alors retrouvée de nouveau exposée au risque d’inondations périodiques et elle n’y a pas échappé. En 1604, Mexico a une nouvelle fois été inondée, déclenchant la construction d’une seconde digue, celle de San Cristóbal.

Le barrage qui s’étendait sur quatre kilomètres a été érigé en l’espace de huit mois et comportait plusieurs conduits d’échappement. Il a résisté pendant deux décennies avant d’être submergé par l’inondation catastrophique survenue en septembre 1629 – la tromba de San Mateo – qui a provoqué une montée des eaux de deux mètres et laissé Mexico inondée durant cinq ans.

Des pierres réutilisées ?

Les archéologues explorent les ruines de l’Albarradón de Ecatepec depuis 2004. Les fouilles ont permis de déterminer sa structure exacte et d’évaluer son étendue. L’INAH pense ainsi que le tunnel découvert constituait l’un des passages liés à la digue. Quant à l’existence des gravures aztèques, elle pourrait s’expliquer par la présence d’autochtones parmi les constructeurs.

Pour bâtir le barrage en peu de temps, il a en effet fallu faire appel à quelque 3.000 habitants des villages voisins. Or, les recherches ont montré que la construction ne montre aucune trace de méthodes préhispaniques mais plutôt une influence romaine et espagnole. Une hypothèse suggère ainsi que les pierres gravées faisaient sans doute partie d’autres monuments avant d’être réutilisées pour la digue.

Raúl García, coordinateur du projet sur l’Albarradón de Ecatepec, a précisé que ce n’est pas la première fois qu’ils observent des matériaux de réutilisation. En revanche, ils n’avaient jamais révélé des pierres gravées dans cette configuration. Le projet mené par l’INAH et le gouvernement de Mexico vise à restaurer mais aussi valoriser ces ruines du passé qui ont traversé les siècles.

Dans ce cadre, les archéologues ont expliqué que certaines parties de la digue avaient été restaurées voire reconstruites. A terme, ils projettent de créer des parcs publics pour que les habitants puissent observer les vestiges tout en les protégeant.

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