Protection de Meghan et Harry : les Canadiens paieront-ils la facture ?


Vous savez au Québec a comparer au reste du Canada, la monarchie n’a pas d’importance, la majorité en fait, croit que la Reine ne devrait plus avoir un regard sur le Canada et encore moins au Québec. C’est désuet et c’est de l’argent à mon avis gaspillé. Bien que le couple Meghan et Harry veulent se départir de leurs rôles, et parlent de venir rester quelques mois en Amérique du Nord, la question est qui va payer ? Ce n’est plus un séjour, mais des mois qui risquent de coûter des millions. Par exemple, s’ils viennent au Canada et gardent leur titre, c’est la GRC qui doit assurer leur protection, si par contre, ils perdent leurs titres alors c’est eux qui devront faire les frais, ce qui, je crois serait plus juste.
Nuage


Protection de Meghan et Harry : les Canadiens paieront-ils la facture ?

PHOTO DANIEL LEAL-OLIVAS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le prince Harry et sa femme, Meghan, ont passé six semaines de vacances au Canada, notamment durant les Fêtes.

La décision du prince Harry et de sa femme, Meghan, de prendre leurs distances de leurs rôles « séniors » dans la famille royale a causé bien des remous. Au Canada, une question demeure : les contribuables paieront-ils le prix de la décision du couple, qui pourrait s’installer une partie de l’année au pays ?

JANIE GOSSELIN
LA PRESSE

« Les coûts pour assurer la protection des membres de la famille royale pendant une visite au Canada sont prévus dans l’actuel budget de fonctionnement [de la Gendarmerie royale du Canada], a indiqué dans un courriel Catherine Fortin, des services nationaux de communication de la GRC. Pour des raisons de sécurité et étant donné que l’élaboration des plans de sécurité n’est pas encore terminée, nous ne pouvons pas divulguer les coûts. »

Or, on ne sait pas quel statut auront le duc et la duchesse de Sussex dans un proche avenir. Si Harry et Meghan ont annoncé vouloir renoncer à leur allocation royale et obtenir leur indépendance financière, ils ont aussi indiqué vouloir conserver leurs titres, l’usage d’une résidence sur les terres du château de Windsor et une protection policière.

Altesses royales, ils jouissent en ce moment de la protection internationale accordée aux personnalités officielles étrangères.

Il reste à voir s’ils seront ici en tant que membres civils ou représentants de la reine. Vali Majd, directeur des services de protection de la firme de sécurité JTFSecurity Group

D’autres membres de la famille royale ont déjà perdu leur protection officielle en la quittant, comme la mère de Harry, la princesse Diana. Elle avait alors dû se tourner vers des gardes du corps privés pour sa protection quotidienne.

Une partie de l’année en Amérique du Nord

Le couple a annoncé son intention de passer une partie de l’année en Amérique du Nord, sans préciser dans quel pays. Bien que Meghan soit d’origine américaine, elle a travaillé à Toronto et le couple vient de passer ses vacances en Colombie-Britannique.

M. Majd doute que Harry et Meghan puissent refuser toute protection pour vivre comme de simples citoyens.

« C’est très peu probable », estime-t-il, les jugeant trop populaires pour renoncer à une garde rapprochée, même privée.

Le couple a passé six semaines de vacances au Canada, notamment durant les Fêtes. La GRC a confirmé à La Presse avoir été appelée à assurer sa sécurité durant cette période, refusant d’en dire plus sur le coût et le nombre d’agents mobilisés.

Harry et Meghan ont annoncé mercredi qu’ils renonçaient à leur rôle de premier plan au sein de la famille royale britannique.

Une porte-parole du couple a confirmé à l’Agence France-Presse le retour de Meghan au Canada, malgré les nombreuses critiques déclenchées par l’annonce. Le fils du couple, Archie, âgé de 8 mois, était resté en Colombie-Britannique.

Un spécialiste new-yorkais de la sécurité, Mike Zimet, a déclaré à Reuters que les frais de protection du couple pourraient s’élever à « des millions de dollars ».

Tempête médiatique

On ne sait pas pour l’instant comment le duc et la duchesse atteindront leur indépendance financière. L’allocation royale à laquelle ils ont renoncé ne représente que 5 % de leurs revenus.

Harry et Meghan ont fait déposer la marque « Sussex Royal », selon un avis publié en décembre par l’organisme britannique chargé de la propriété intellectuelle. Elle couvre des domaines très divers, des calendriers et cartes postales aux vêtements, en passant par les services de consultation ou les campagnes caritatives.

En ce moment, Harry et Meghan sont au cœur d’une tempête médiatique. Selon la presse britannique, la reine Élisabeth II n’a pas été consultée par son petit-fils et sa femme avant l’annonce de leur décision. Elle aurait exhorté des membres de la famille à trouver une solution.

— Avec Louise Leduc, La Presse, l’Agence France-Presse et Reuters

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Le climat aura une forte influence sur l’économie dans les années 2020


Dans les prochaines années, nous serons probablement témoins de grands changements dans l’économie canadienne, autant en agriculture, main-d’oeuvre, énergie renouvelable, service etc.Ces changements sera aussi présents dans d’autres pays qui espérons-le mettent les bouchées doubles pour amoindrir un peu l’impact des changements climatiques
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Le climat aura une forte influence sur l’économie dans les années 2020

Les analystes estiment que l’urgence croissante du changement climatique pourrait influencer les choix de cultures des agriculteurs canadiens.

  • Dan Healing

  • La Presse Canadienne

Un nouveau rapport économique indique que la prochaine décennie au Canada sera de plus en plus façonnée par la combinaison des changements climatiques et des perturbations démographiques dues au vieillissement de la population.

“D’ici 2030, l’économie du Canada pourrait connaître une métamorphose importante”, indique le rapport de RBC publié lundi, intitulé “Se frayer un chemin dans les années 2020″.

“Associée depuis longtemps à l’extraction des ressources naturelles, cette économie sera de plus en plus axée sur les services.”

Une population plus âgée présentera des défis aux gouvernements, notamment l’augmentation des coûts des soins de santé et des prestations aux aînés, selon les prévisions des économistes de RBC.

Le rapport prévoit que 650 000 personnes vivront dans des résidences pour personnes âgées ou des maisons de soins au Canada en 2030, contre 450 000 maintenant, et les ressources supplémentaires nécessaires coûteront au moins 140 milliards $ à construire.

Parallèlement, la proportion de Canadiens en âge de travailler devrait tomber à 1,7 pour chaque jeune et personne âgée d’ici 2030, contre 2,3 en 2010.

Un récent rapport fédéral a révélé que le climat du Canada s’était réchauffé de 1,7 degré Celsius entre 1948 et 2016, soit deux fois le taux mondial, note le rapport de RBC.

Les analystes estiment que l’urgence croissante du changement climatique pourrait influencer les choix de cultures des agriculteurs canadiens, mettre à rude épreuve les ports et les routes côtières, déterminer l’emplacement des nouveaux ensembles résidentiels et augmenter les coûts d’assurance.

“L’investissement du Canada dans la réduction de la pollution a été décuplé au cours de la dernière décennie et il faudra y mettre encore plus de ressources dans les années 2020”, note le rapport de RBC.

Il cite une étude récente de la Régie de l’énergie du Canada, qui prévoit que la consommation d’énergie par habitant diminuera de près de 9% d’ici 2030, tout en notant qu’un passage du charbon au gaz naturel dans la production d’électricité réduira l’intensité des émissions.

La demande de pétrole et de produits pétroliers raffinés diminuera au pays en raison de l’efficacité accrue des transports, mais la production de pétrole passera de 4,9 millions de barils par jour en 2020 à 5,7 millions de barils par jour en 2030 grâce à une hausse des exportations, selon le rapport.

La puissance installée d’énergie éolienne et solaire au Canada devrait augmenter de près de 50% au cours de la prochaine décennie, mais ne représentera que 9% de la production d’électricité en 2030, note le rapport, citant à nouveau les chiffres de la Régie de l’énergie.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

La GRC veut utiliser des étudiants en arts pour identifier des morts


Cela me semble une excellente idée de mettre un visage et peut-être une identité à des crânes de personnes inconnues. Si cette expérience est positive, cela sera à refaire avec des étudiants en art d’une école canadienne.
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La GRC veut utiliser des étudiants en arts pour identifier des morts

PHOTO SERGE GOUIN, AFP

La semaine prochaine, l’Académie d’art de New York tiendra un atelier de sculpture judiciaire qui utilise une version imprimée en 3D de 15 crânes authentiques, tous d’hommes, fournis par la GRC.

(Montréal) Pour mettre un visage, et peut-être un nom sur des morts non identifiés, la GRC s’est trouvé des partenaires inusités : des étudiants de l’Académie d’art de New York. Une première au pays qui semble tout droit sortie d’une série télévisée d’enquête policière scientifique.

STÉPHANIE MARIN
LA PRESSE CANADIENNE

Ces étudiants seront appelés à reconstituer le visage de 15 Canadiens, morts sans nom.

Il y a actuellement plus de 700 restes humains non identifiés dans la base de données nationale sur les personnes disparues et les restes non identifiés de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Sans connaître leur identité, il est « impossible de les ramener à la maison », dit la force policière fédérale. Mais 15 d’entre eux sortiront peut-être de l’anonymat.

Pour la première fois, la GRC collabore avec l’Académie d’art de New York. La semaine prochaine, l’école tient un atelier de sculpture judiciaire qui utilise une version imprimée en 3D de 15 crânes authentiques, tous d’hommes, fournis par la GRC.

Le plus vieux date de 1972 et le plus récent de 2019. Ils ont été choisis parce qu’ils étaient en bonne condition.

L’instigatrice de ce projet, la caporale Charity Sampson, spécialiste en identification de victimes à la GRC, est arrivée à New York vendredi, avec les crânes. Ils ont été imprimés en version 3D à l’aide de nylon en poudre fusionné par laser, par des spécialistes à Ottawa. Son idée a été reçue avec enthousiasme au sein de la GRC, a-t-elle dit en entrevue avec La Presse canadienne.

Ce type de reconstruction faciale est le dernier espoir, dit-elle, utilisé quand les autres techniques, comme les analyses d’ADN et les empreintes digitales, ont échoué.

Quant aux étudiants new-yorkais, ils appliqueront leurs connaissances anatomiques et leurs talents artistiques afin de reconstituer chacun des visages avec de l’argile, explique la GRC.

Ils seront mis au fait de la taille, du poids et de l’âge de la personne décédée, quand ces informations sont disponibles. Dans certains cas, des cheveux fourniront aussi de précieux indices.

À la fin de l’atelier, 15 nouveaux visages seront révélés et présentés dans le site web de Disparus-Canada dans l’espoir de recevoir des indices du public qui pourront aider à les identifier.

« Cela ne prend qu’une personne pour reconnaître un visage », a indiqué la caporale Sampson. Et si c’est le cas, on pourra ramener ce disparu chez lui, a-t-elle ajouté.

Ces morts anonymes ne sont pas forcément des victimes de meurtre : « on ne sait pas comment ils ont rencontré la mort ».

Les ateliers de sculpture judiciaires ont lieu depuis 2015 dans cette école d’art de New York. Quatre identifications visuelles sont directement attribuables aux reconstitutions faciales réalisées durant l’atelier annuel, a rapporté la police fédérale canadienne.

La caporale Sampson espère répéter l’expérience l’an prochain, et collaborer avec une école d’art canadienne.

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Il y a 300 millions d’années, une espèce de lézard protégeait déjà sa progéniture


    Comme l’humain, les mammifères s’occupent de leurs bébés pendant un certain temps. Il y a plus de 300 millions d’années, les scientifiques ont trouvé des preuves en Nouvelle-Écosse, une province canadienne, que des lézards pratiquaient aussi les soins postnataux à leur progéniture.
    Nuage


    Il y a 300 millions d’années, une espèce de lézard protégeait déjà sa progéniture

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Les animaux qui peuplaient notre Planète au Carbonifère sont parfois considérés comme primitifs. Mais des fossiles trouvés récemment au Canada montrent que les ancêtres des mammifères, qui vivaient sur terre à cette époque lointaine, faisaient déjà preuve d’une attention particulière envers leur progéniture. 

    « Il s’agit de la plus ancienne preuve de soins postnataux prolongés chez un vertébré », assure Hillary Maddin, chercheur à l’université de Carleton (Canada).

    La preuve en question, c’est un fossile vieux de près de 310 millions d’années. Des fossiles de lézard, plus exactement. Des animaux ressemblant aux varans de nos jours. Ils ont été trouvés sur une île de Nouvelle-Ecosse (Canada).

    « L’animal adulte semble cacher et protéger l’un de ses petits dans une tanière », précise Hillary Maddin.

    Le petit est disposé sous la patte arrière de l’adulte et encerclé par sa queue. Et les deux animaux ont été trouvé à l’intérieur d’une souche d’arbre lithifiée. 

    « Ce type de comportement est commun chez les mammifères d’aujourd’hui. Il est intéressant d’observer que cet animal le présentait aussi tôt », poursuit Hillary Maddin.

    Une vue d’artiste de ce à quoi devait ressembler le vertébré terrestre dont les fossiles ont été retrouvé par les chercheurs de l’université de Carleton (Canada), un vertébré ressemblant à un lézard et ancêtre de nos mammifères. © Henry Sharpe, Université de Carleton

    Une vue d’artiste de ce à quoi devait ressembler le vertébré terrestre dont les fossiles ont été retrouvé par les chercheurs de l’université de Carleton (Canada), un vertébré ressemblant à un lézard et ancêtre de nos mammifères. © Henry Sharpe, Université de Carleton

    Une histoire évolutive à préciser

    Car même si le Varanopidae retrouvé a l’aspect d’un lézard, il s’inscrit bien dans la branche évolutive qui a conduit aux mammifères. Laissant les reptiles, les oiseaux et les dinosaures à leur propre destin.

    Rappelons que les soins parentaux constituent une stratégie comportementale coûteuse pour le parent. Il détourne en effet des ressources dont il pourrait user à son propre bénéfice pour augmenter les chances de survie de sa progéniture. En la matière, les soins postnataux prolongés sont probablement même les plus coûteux. C’est une pratique courante chez les mammifères dont les petits dépendent de leur mère pour se nourrir. Mais l’histoire évolutive de ce comportement reste encore peu connue.

    https://www.futura-sciences.com/

Amputé d’un bras, il a récu­péré ses os pour les accro­cher dans sa cuisine


Je ne suis pas certaine que tous les hôpitaux remettraient sur demande un membre amputé partout au Canada,. Il une semble que c’est une question d’éthique. C’est glauque comme idée.
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Amputé d’un bras, il a récu­péré ses os pour les accro­cher dans sa cuisine


Crédits : Legends Taxi­dermy & Skull Clea­ning

par  Nicolas Prouillac

Lorsqu’il avait 17 ans, Mark Holm­gren, résident d’Ed­mon­ton au Canada, a eu un grave acci­dent de moto et a perdu l’usage de son bras droit. Vingt ans plus tard, il s’est fina­le­ment fait ampu­ter. Puis il a choisi de faire appel à un taxi­der­miste pour nettoyer ses os et pouvoir les expo­ser dans sa cuisine, rappor­tait la chaîne cana­dienne CTV News le 29 décembre.

Crédits : CTV News

Mark Holm­gren a deux passions : les motos et l’ima­ge­rie sque­let­tique qui accom­pagne leur univers. Mais il a mis vingt ans à se déci­der à admi­rer ses propres os, suite à son acci­dent.

« Je condui­sais trop vite, j’ai pris un virage et j’ai fini dans le décor », se rappelle-t-il.

Son plexus brachial a été si grave­ment endom­magé qu’il a perdu l’usage de son membre. En 2018, il a perdu l’es­poir d’être guéri et a demandé aux méde­cins de l’am­pu­ter de son bras. Mais il ne voulait pas s’en débar­ras­ser.

Envi­ron un mois après l’opé­ra­tion, Mark a reçu un coup de fil de l’hô­pi­tal qui lui a dit que son bras était prêt à être récu­péré.

« Je suis sorti de l’hô­pi­tal avec mon bras dans un sac poubelle. Je l’ai gardé au frigo pendant un mois », a-t-il confié aux jour­na­listes de CTV.

 Puis il a fait appel aux services de Legends Taxi­dermy pour débar­ras­ser les os de la chair froide.

« Je l’ai reçu juste avant Noël. »

Il l’a donc apporté avec lui au repas de Noël dans sa famille.

« Certains le voulaient toucher, d’autres pas. Les réac­tions sont miti­gées », dit-il.

À présent, le bras va finir exposé dans sa cuisine.

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L’agrile du frêne poursuit sa conquête désastreuse du continent


L’agrile du frêne, un insecte forestier qui vient d’ailleurs fait beaucoup de dégât aux frênes au Canada et aux États-Unis. Dans mon quartier, beaucoup d’arbres ont dû être abattus. On parle de millions d’arbres morts en Amérique du Nord à cause de ces petites bêtes. Ils ont même fait venir d’Asie des guêpes parasites qui sont des prédateurs pour l’agrile du frêne.
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L’agrile du frêne poursuit sa conquête désastreuse du continent

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

L’agrile du frêne poursuit sa progression au Canada et aux États-Unis, principalement en raison du transport illégal du bois de chauffage, surtout par les campeurs.

Presque 20 ans après sa découverte en Amérique du Nord, l’agrile du frêne poursuit inexorablement sa progression au Canada et aux États-Unis, principalement en raison du transport illégal du bois de chauffage, surtout par les campeurs.

Publié le 29 décembre 2019 à 5h00


PIERRE GINGRAS
COLLABORATION SPÉCIALE

Jamais n’a-t-on vu en Amérique du Nord un insecte forestier provoquant autant de dommages. Beaucoup plus que la maladie hollandaise de l’orme ou encore la brûlure du châtaignier, qui a presque éradiqué l’espèce sur le continent en tuant plus de 4 milliards d’arbres au début des années 1900.

Sur une population globale de 5 à 7,5 milliards d’arbres en Amérique du Nord totalisant 16 espèces de frêne, dont 3 au Québec, plusieurs centaines de millions sont déjà morts sous la dent de la larve de l’agrile. Pour sa part, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) estime que 2 milliard de frênes ont déjà rendu l’âme autour des Grands Lacs. Les ravages sont particulièrement perceptibles en milieu urbain, où des centaines de milliers d’arbres dans les parcs et en bordure de rue ont dû être abattus. Les arbres encore sains sont pour la plupart traités à grands frais, même si leur avenir est loin d’être assuré.

Guerre à Montréal et à Longueuil

En 2012, un an après son apparition à Montréal, l’agrile a été l’objet d’une guerre sans merci.

« Nous sommes intervenus tôt, méthodiquement et de façon musclée, raconte l’entomologiste Anthony Daniel, un des responsables de la gestion de l’agrile du frêne dans la métropole. En agissant rapidement avec tous les moyens disponibles, on a évité une mortalité massive sur le territoire, contrairement à ce qui s’est passé sur la Rive-Sud ou à Laval. »

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Dégâts causés par l’agrile du frêne

Jusqu’à maintenant, Montréal a abattu 24 000 frênes de rue et de parcs et 40 000 autres doivent être éliminés d’ici 2 ans dans les grands parcs et parcs nature. Pas moins de 163 000 sont traités ou l’ont été, dont 56 000 depuis 24 mois. Le nombre d’arbres abattus, toutes espèces confondues, atteint 58 000 sur 135 000 plantations (en excluant 2019). Quant au budget global de la forêt urbaine, il a totalisé 50 millions, dont 19 millions spécifiquement contre le ravageur. On compte aussi 40 000 frênes sur des propriétés privées, dont 14 000 sont à abattre. Environ 9000 ont aussi été traités au TreeAzin, un insecticide bio utilisé tous les deux ans.

À Longueuil, on investira 11 millions au cours des trois prochaines années pour contrer l’insecte en incluant le verdissement. Mais on a cessé les traitements préventifs en raison de l’infestation majeure qui sévit, une infestation plus rapide qu’estimé à cause du grand nombre de frênaies naturelles sur le territoire, souligne Chantal Legault, porte-parole. Environ 5000 seront coupés l’an prochain, ce qui s’ajoutera aux 13 000 abattus.

Pour sa part, Anthony Daniel se dit confiant que la lutte biologique intégrée pourra peut-être assurer la survie à long terme des frênes sur l’île. Bonne nouvelle, la forêt urbaine montréalaise a même pris de l’ampleur avec la replantation massive, fait-il valoir.

« Nous payons aujourd’hui pour les services que nous donnent nos frênes, d’autant plus que ce sont les plus beaux qui sont conservés. »

Une étude publiée récemment nous montre que les effets bénéfiques de la forêt urbaine de Montréal nous évitent chaque année plusieurs centaines de mortalités prématurées et nous font économiser 31 millions en frais de santé de toutes sortes. Anthony Daniel, entomologiste

Difficile à combattre

De tous les insectes ravageurs sur le continent, l’agrile du frêne est un des plus difficiles à combattre, indique Robert Lavallée, chercheur au Service canadien des forêts. Selon le scientifique qui a travaillé à la mise au point d’une méthode de contrôle par un champignon pathogène, la détection de l’insecte est ardue.

« Les premiers symptômes évidents apparaissent une fois que les larves ont commencé leurs ravages depuis un certain temps. Il existe encore peu de prédateurs naturels. Si l’efficacité de la lutte biologique reste difficile à mesurer, elle devrait donner des résultats seulement à long terme, quand la population d’agriles aura baissé. »

Les petites guêpes parasites importées d’Asie sont efficaces et suscitent beaucoup d’espoir, mais il faudra des années avant que leur population n’atteigne un niveau suffisant pour contrôler globalement le prédateur du frêne. D’ici là, tous les experts joints par La Presse sont unanimes : la majorité des frênes matures aura disparu. En milieu forestier, on a cependant constaté que certains arbres sont plus résistants et vivent plus longtemps que leurs congénères. D’autres ont même réussi à guérir d’une première attaque.

Comme l’explique Robert Rabaglia, entomologiste au Service des forêts du département américain de l’Agriculture (USDA), on ne s’attend pas à une éradication complète, notamment parce que les frênes donnent beaucoup de semences et que le tronc des arbres abattus produit de nombreux drageons. Mais les jeunes arbres qui poussent là où l’insecte avait fait des ravages il y a plusieurs années sont aussi attaqués à divers degrés. Rappelons que si la maladie hollandaise a décimé l’orme d’Amérique, de nombreux spécimens jeunes et vieux poussent toujours ici et là même si, tôt ou tard, ils disparaîtront inévitablement.

Le chercheur Robert Lavallée rappelle que la détection de l’agrile en 2002 a pris tout le monde par surprise.

Imaginez, quand [l’agrile] est apparue, il n’existait que deux publications scientifiques sur leur sujet en chinois. On en compte actuellement autour de 400. Cette fois, nous serons prêts lors d’une autre invasion.

Robert Lavallée, chercheur

Transport illégal

En dépit des campagnes de sensibilisation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), les amateurs de camping sont encore responsables en grande partie de la progression de l’agrile du frêne au Canada, soutient Mireille Marcotte, gestionnaire nationale des enquêtes phytosanitaires à ACIA, l’organisme fédéral réglementant les territoires où l’insecte est présent.

Le campeur transporte souvent son propre bois de chauffage hors des territoires réglementés, soit pour épargner des sous, soit parce qu’il considère le bois vendu par les terrains de camping de piètre qualité. « Ce n’est pas grave parce que ce bois-là, je vais le brûler, disent-ils. Les bûches traînent sur le sol quelques jours, ce qui suffit à faire émerger des insectes adultes et contaminer un territoire où ils n’étaient pas présents. »

Depuis deux ans, les régions de Winnipeg, Québec, Halifax (avril 2019) et Moncton (août 2019) ont été envahies par l’agrile. En juillet dernier, on a découvert l’insecte à Saint-Jean-Port-Joli, dans Chaudière-Appalaches, à deux pas d’un grand terrain de camping.

À ce jour, six entreprises seulement, dont cinq du Québec, ont été sanctionnées pour transport illégal. L’agence a toutefois refusé de nous communiquer leurs noms. Les amendes ont varié de 2000 à 10 000 $. Par contre, aucun particulier n’a jamais été mis à l’amende. L’ACIA compte une trentaine d’inspecteurs au pays voués à la surveillance phytosanitaire.

La tordeuse

Les propriétaires forestiers du Québec sont beaucoup plus préoccupés par l’actuelle invasion de la tordeuse du bourgeon de l’épinette que par le sort du frêne. Les arbres qui meurent sont remplacés naturellement par d’autres essences, et le volume de bois ouvrable est limité, explique le biologiste Pierre Therrien, du Service de la gestion des ravageurs forestiers au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs. Ces arbres jouent cependant un rôle écologique important et risquent d’être remplacés éventuellement par des espèces invasives. Le frêne noir occupe par ailleurs une place importante pour les autochtones, pour des considérations tant artisanales que spirituelles.

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Le Saviez-Vous ► Le Canada regorge d’oiseaux même en hiver


Une chose que je viens d’apprendre, dans la période des fêtes, il existe une tradition un peu partout au Canada depuis 1900. C’est le Recensement des oiseaux de Noël. Il s’agirait du plus vieux projet de science toujours en cours en Amérique du Nord. Pendant une journée donnée, des amateurs ou des professionnels vont arpenter les villes, villages, parcs, campagnes pour faire le décompte des oiseaux de Noël. Les photos sont pris à Hearst en Ontario, une ville au nord-ouest de l’Ontario. Au Québec, aussi, nous avons des oiseaux qui passent l’hiver avec nous, et quand il fait très froid, ils doivent sûrement bien se cacher pour ne pas être frigorifié. Chez ma fille,  vers la fin d’automne et pendant l’hiver, avant que le soleil se couche, les,mésanges a tête noire commencent à faire leur rituel dans les cèdres sur chaque coté de la cour pour la nuit. Ils piaillent change de place, changent de côté pendant quelques minutes. Quand tout le monde est bien installé, c’est le silence complet dans les arbres jusqu’au réveil
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Le Canada regorge d’oiseaux même en hiver

L'oiseau posé sur un tronc pique un arbre avec son bec.

Ce pic chevelu fait partie des oiseaux observés à Hearst lors du décompte annuel du temps des Fêtes.

PHOTO : MARC JOHNSON

Radio-Canada

Détrompez-vous! Le Canada ne compte pas que des oiseaux noirs et ennuyeux l’hiver. Les recensements des oiseaux de Noël permettent de découvrir de belles espèces.

Le décompte annuel partout au pays dure une journée, entre le 14 décembre et le 5 janvier inclusivement.

À Hearst, en Ontario, huit bénévoles ont sillonné cette année le territoire dans un rayon de 12 kilomètres.

Une perdrix se repose sur la neige.

La gélinotte huppée, plus communément appelée une perdrix, fait partie des oiseaux recensés dans la région de Hearst.

PHOTO : MARC JOHNSON

L’ornithologue amateur Gérard Payeur participe depuis une dizaine d’années au recensement.

Mon épouse et moi aimons nous promener dans les rangs. Cela nous donne une bonne raison de participer, dit-il.

Deux oiseaux gris et rougeâtres se nourrissent dans une mangeoire.

Deux sizerins flammés se nourrissent dans une mangeoire.

PHOTO : MARC JOHNSON

Les ornithologues en herbe visitent aussi les cours arrière, ce qui leur permet de recenser des oiseaux qui visitent les mangeoires.

Une tradition centenaire

Le Recensement des oiseaux de Noël est une tradition qui remonte à 1900.

Il constitue le projet de science citoyenne le plus ancien en Amérique du Nord, selon son site Internet(Nouvelle fenêtre)

Une sittelle à poitrine rousse perchée sur un tronc d’arbre.

Ce sont généralement les clubs d’ornithologie amateurs ou de naturalistes qui entreprennent le Rescencement des oiseaux de Noël dans les diverses régions du pays.

PHOTO : MARC JOHNSON

Ça donne une idée de la santé du pays, de la santé de la faune. Et si on voit des oiseaux de plus en plus exotiques qu’on n’avait pas l’occasion de voir dans la région, ça peut être un indicatif du réchauffement climatique ou du changement climatique, explique M. Payeur.

Changement de date

Le nombre d’oiseaux varie d’une année à l’autre.

Je me souviens dans le passé que le recensement se faisait entre Noël et le Nouvel An, mais c’était trop froid. Il y a des années où l’on n’a rien vu, se rappelle M. Payeur.

Un bec-croisé des sapins rouge est perché sur une branche.

Le recensement des oiseaux pendant une journée a lieu partout au pays du 14 décembre au 5 janvier inclusivement. Les bénévoles parcourent des cercles établis de 24 km de diamètre.

PHOTO : MARC JOHNSON

Son décompte de cette année a permis de recenser une vingtaine de corbeaux, sept mésanges, une dizaine de pigeons, six gros becs, des geais gris, trois perdrix et trois geais bleus, dans la région de Hearst.

Un oiseau de proie ressemblant à un hibou sur une branche.

La chouette épervière fait partie des espèces aperçues dans le Nord de l’Ontario.

PHOTO : MARC JOHNSON

Plus de 2000 agglomérations participent au recensement des oiseaux de Noël au pays.

Le tout est compilé dans une grande banque nationale tenue par l’organisme Oiseaux Canada.

https://ici.radio-canada.ca/