Se nourrir au Nunavut quand la boîte de céréales coûte 19 $


Le Nunavut est au Nord du Canada, les Inuits (qu’on appelle encore à tort les esquimaux) vivent dans un environnement difficile. À part que la viande de phoque, de poisson ou autres, ils faut faire venir par avion des produits de tous les jours, que ce soit du lait, du savon, des céréales etc .. et le coût de l’épicerie est exorbitant dans un endroit ou le taux de chômage est plus haut qu’ailleurs. Il est difficile de nourrir une famille et encore plus de donner des petits extras. Certains groupes essaient de changer les choses pour les aider à survivre grâce à Internet
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Se nourrir au Nunavut quand la boîte de céréales coûte 19 $

 

Des boîtes 1,12 kg de Rice Krispies sur une étagère

Des céréales à 19 $ dans une épicerie du Nunavut Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Le coût de l’alimentation au Nunavut est si élevé qu’il est difficile pour de nombreuses familles de joindre les deux bouts. Pour s’en sortir, elles trouvent toutes sortes de moyens, dont l’échange sur Internet.

Un texte de Marie-Laure Josselin

Sonny Natanine, jeune mère monoparentale de Clyde River, sur l’île de Baffin, voulait bien raconter son quotidien et le coût de la vie au Nunavut.

La rencontre s’était faite grâce à Facebook, un réseau social particulièrement utilisé dans les communautés inuites. Sauf que Sonny ne donnait plus de nouvelles depuis quelques jours. En fait, elle ne pouvait plus payer sa facture et n’avait donc plus Internet.

Il a alors fallu trouver sa maison, en posant des questions à gauche, à droite.

« C’est ici. Mais surtout, ne frappe pas à la porte. Ici, on ne frappe pas. Seule la GRC le fait, et c’est rarement pour une bonne nouvelle. »

Faire ses bottes soi-même pour économiser

Sonny sort de chez elle et m’invite du haut des escaliers :

« Entre, je vais te montrer mes bottes faites en peau de phoque ».

La jeune femme montre une botte en peau de phoque doublée de feutre.

Sonny Natanine a pris 20 jours pour fabriquer ces bottes. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Sonny a terminé la veille ses bottes noir et blanc avec des touches de rouge et de vert. Cette première paire qu’elle a confectionnée représente bien plus qu’un moment de couture. C’est l’assurance d’avoir les pieds au chaud tout l’hiver et surtout plus d’argent à consacrer à autre chose qu’à l’achat de bottes.

Car Sonny Natanine ne travaille pas, raconte-t-elle, en montrant les meubles de sa maison.

« Que du seconde main, parce que je ne peux me payer que ça », glisse cette mère de deux filles âgées de 8 et 14 ans.

La fillette est assise par terre.

Alissa, 8 ans, la plus jeune fille de Sonny Natanine Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Vivre au jour le jour

Au Nunavut, le taux de chômage est deux fois et demie supérieur à celui du Canada. Sonny a repris les études pour devenir professeure. Alors, en attendant cette précieuse paye, elle essaie de vivre au quotidien.

Aujourd’hui, elle regarde son calendrier et annonce qu’il lui reste neuf jours avant de recevoir son chèque à l’enfance et qu’elle ne sait pas trop comment faire.

Son réfrigérateur est peu garni. Dans le congélateur, un mélange de fruits, un paquet de légumes, de la viande gagnée la veille. Dans le reste, des œufs, du jus, quelques aliments.

La jeune femme a ouvert la porte du congélateur, qui est peu garni.

Sonny Natanine montre le contenu de son réfrigérateur. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

C’est tout ce que j’ai. Je n’ai pas beaucoup plus, mais c’est comme ça qu’on fait, qu’on survit, jour après jour. Sonny Natanine

Des jours, elle n’a pas à manger, et ces jours arrivent souvent à la fin du mois, avoue cette femme toute menue. L’épicerie, c’est le plus gros trou dans son budget.

La nourriture deux fois plus chère qu’ailleurs

Des bouteilles de 2 litres de lait à 7 $

Le lait coûte plus cher au Nunavut. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Au supermarché de Clyde River, comme à celui de Pond Inlet ou Qikiqtarjuaq, deux autres communautés de l’île de Baffin, on trouve un paquet de céréales de 1,12 kg pour 19 $, du glaçage fouetté pour 12,79 $, du dentifrice à 11 $, sans compter le prix des fruits et légumes.

Des contenants de glaçage de 450 g qui coûte près de 13 $

Le glaçage coûte très cher au Nunavut. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Un habitant du Nunavut va payer, de manière générale, 2,2 fois plus cher un article ou un aliment qu’un autre Canadien.

Du dentifrice à 11 $

Le dentifrice coûte cher au Nunavut. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Selon une étude de 2014, les coûts d’épicerie pour une famille de quatre au Nunavut sont d’environ 19 750 $ par année, alors que la moitié des adultes inuits gagnent moins de 20 000 $ par année.

Conséquence : selon un rapport d’experts sur la sécurité alimentaire dans le nord du Canada, publié en 2014, au moins 35 % des ménages du Nunavut n’ont pas assez à manger. D’autres rapports parlent de 70 %. Et trois enfants inuits d’âge préscolaire sur quatre sautent régulièrement des repas.

Des enfants jouent près du supermarché.

Un supermarché de Pond Inlet, au Nunavut Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Faire venir des articles du sud

Alors tous les moyens sont bons pour essayer de trouver des solutions. Il y a ceux, avec des moyens, qui vont dans le sud et se font expédier des marchandises. Un père de famille inuite, qui travaille, raconte qu’il paie chaque année environ 700 $ pour se faire expédier des affaires achetées chez Costco, et que le coût des achats – de la boîte pour les mettre dedans et l’envoi – est de 1500 $ au total.

Plusieurs sites proposent des solutions pour expédier de la marchandise moins chère grâce à des commandes en ligne.

L’échange, par l’entremise d’Internet par exemple, est aussi une autre solution. L’un des groupes de vente et d’échange, Iqaluit Sell-Swap, compte plus de 24 000 membres, alors que la population du Nunavut est d’un peu plus de 37 000 personnes.

Partager le poisson et le phoque

Il y a bien sûr le partage. Les chasseurs et les pêcheurs offrent une partie de ce qu’ils ont attrapé. Comme le morceau de phoque enveloppé dans un sac plastique que Sonny garde dans son réfrigérateur. Elle l’a eu la veille et a déjà commencé à en frire une partie.

« Mes enfants mangent mieux que moi, c’est sûr. »

Pourtant, cette notion de partage, ancrée dans les traditions inuites, tend à diminuer. Et cela désole le vieux Levi Mutaralak, 80 ans, de Clyde River.

Levi Mutaralak

Levi Mutaralak Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

On nous a toujours appris à donner et à partager la nourriture sans la vendre. Mais maintenant, avec l’économie actuelle, on a besoin d’argent, et les gens se mettent à vendre la nourriture qu’ils attrapent plutôt que de la partager.

Levi Mutaralak

Autre initiative, celle du groupe Feeding My Family, qui dénonce, grâce à des photos notamment, les prix exorbitants dans le nord et qui essaie d’encourager des changements chez les décideurs gouvernementaux.

Un colis pour l’anniversaire d’un enfant du nord

Le Northern Birthday Box Project compte 10 000 membres dans un groupe fermé sur Facebook. Son but : mettre en relation, au hasard, des personnes du sud prêtes à envoyer un colis pour l’anniversaire d’un enfant du nord. Le répondant reçoit l’information sur l’âge, le sexe, le nom de l’enfant ainsi que ses goûts. Tous les frais, y compris ceux de transport, sont couverts par le répondant.

En août, 190 boîtes ont été envoyées. La moyenne, chaque mois, tourne autour de 150. Cent cinquante enfants qui fêtent leur anniversaire avec un thème de hockey, de princesse ou de Minions.

Tammy Scott, une résidente de Chelsea de passage à Qikiqtarjuak, sur l’île de Baffin, n’en revient pas. Elle jette un regard derrière elle et pense avoir reconnu l’enfant à qui elle a envoyé la boîte d’anniversaire. Mais, même si on lui parle en inuktitut, l’enfant, visiblement timide, part avec son vélo.

Tammy Scott et un garçon à bicyclette

Tammy Scott et, en arrière-plan, le garçon à qui elle pense avoir envoyé une boîte. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

« Un mélange à gâteau que je paie 2 $ à Chelsea, ici c’est entre 15 $ et 20 $. Je savais qu’il aimait beaucoup le thème Star Wars, alors je lui ai préparé des choses en lien avec ça », précise la mère de famille.

En voyant le village en personne, je m’aperçois à quel point ce n’est pas farfelu comme projet. Tammy Scott

Sur la page Facebook du projet, les photos s’enchaînent, avec toujours, dessus, des gâteaux très travaillés, des sourires et des remerciements à la personne qui a envoyé la boîte.

Pour Sonny Natanine, le projet aide beaucoup, car pour préparer un anniversaire pour un enfant, il faut prévoir une centaine de dollars, juste pour la décoration, la préparation à gâteau, les assiettes.

Cela aide vraiment les enfants à bien célébrer leur anniversaire, car ici, si tu veux décorer selon le thème que ton enfant aime, tu ne trouves rien. Mon cousin a reçu sa boîte et c’était un anniversaire magnifique.

Sonny Natanine

http://ici.radio-canada.ca/

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Le Saviez-Vous ► Ces quintuplées sont devenues célèbres en 1934


En mai 1934, naquit les soeurs Dionne en Ontario au Canada. La particularité, ce sont 5 soeurs identiques. Déjà, que ce sont des naissances vraiment rares, alors imaginez à l’époque ce qu’on vivre ces enfants quand la mode était de faire l’exposition de tout ce qui est différent. Beaucoup, on fait de l’argent à leur dépendant
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Ces quintuplées sont devenues célèbres en 1934

 

© Youtube / bear908

Avoir des jumeaux ou des triplés est toujours spécial, mais donner naissance à des quintuplés est quasiment inimaginable.

Aujourd’hui encore, les grossesses multiples comportent des risques, donc encore plus dans les années 30.

Donc, quand une femme a accouché de 5 filles identiques, il y a 83 ans au Canada, personne ne s’attendait à ce qu’elles survivent.

Mais dès l’instant où les quintuplées Dionne ont fait leur entrée dans le monde, les sœurs sont entrées dans l’histoire.

 

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Yvonne, Annette, Cécile, Emilie et Marie sont nées à la maison dans l’Ontario au Canada, le 28 mai 1934.

Leurs parents, Oliva-Edouard et Elzire Dionne étaient des fermiers et ils n’avaient ni l’eau courante ni l’électricité.

Un médecin du nom d’Allan Roy Dafoe a fait naitre les quintuplées avec l’aide de deux sages-femmes.

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Docteur Dafoe pensait donner naissance à des jumeaux, mais les sœurs Dionne allaient battre un record de naissance.

Les filles étaient les seules quintuplées connues pour être nées d’un seul ovule et elles étaient le premier groupe de quintuplés à survivre pendant l’enfance, mais plus encore, jusqu’à l’âge adulte.

Toutes ensemble, les sœurs pesaient au total seulement 6 kilos.

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En tout juste quelques jours, les quintuplées Dionne étaient devenues un phénomène mondial. Des félicitations et des cadeaux sont arrivés de toute part, mais également des propositions.

Les organisateurs d’une foire appelée la Chicago Century of Progress Exposition ont contacté les parents pour leur demander d’exposer les quintuplées.

Les parents des fillettes, qui avaient besoin d’argent, ont accepté.

Le gouvernement de l’Ontario n’était toutefois pas content de cette décision et a décidé d’intervenir. Ils ont déclaré les Dionne inaptes à s’occuper des filles et la garde leur a été retirée.

Ironiquement, toutefois, les Dionne ont eu le droit de garder leurs cinq autres enfants.

© Pinterest

Au final, Allan Roy Dafoe, le médecin qui avait fait naitre les filles, est devenu leur tuteur légal.

L’exploitation des filles a néanmoins continué, avec le soutien du gouvernement.

En réponse à l’intérêt du public, l’hôpital et Nurserie Dafoe a été construit en face de leur maison familiale.

Chaque jour, environ 6000 visiteurs venaient voir les sœurs Dionne qui étaient exhibées devant eux dans une galerie d’observation.

Les parents des quintuplées ont tenu une boutique de souvenirs dans leur maison, même s’ils étaient très peu en contact avec les filles.

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Une industrie a pris forme autour des sœurs Dionne et l’entourage fut baptisé « Quintland ».

Quintland a généré des millions de dollars à une époque où une grande partie du monde était en pleine Grande Dépression.

Les quintuplées Dionne étaient la plus grosse attraction touristique de l’époque, surpassant même le côté canadien des chutes du Niagara. L’intérêt d’Yvonne, Annette, Cécile, Emilie et Marie n’est pas certain dans cette affaire.

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Des images des quintuplées ont été utilisées dans des publicités pour des produits comme le sirop de maïs Karo et Quaker Oats et les filles ont été en vedette dans quatre films hollywoodiens et plusieurs documentaires.

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En 1943, après une longue bataille juridique, la garde des sœurs Dionne a été restituée à leurs parents.

Mais même si les filles étaient de retour chez elles, leurs vies étaient loin d’être meilleures.

À ce moment-là, elles avaient 9 frères et sœurs biologiques : trois grands frères, trois grandes sœurs et trois petits frères – et les autres enfants étaient jaloux et envieux d’elles.

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Des années plus tard, en 1995, les trois sœurs encore vivantes affirmèrent avoir été victimes d’abus sexuels de la part de leur père quand elles étaient adolescentes.

Donc, à 19 ans, Yvonne, Annette, Cécile, Emilie et Marie ont décidé de couper tout contact avec leurs parents.

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Même si les sœurs Dionne ont essayé de mener une vie normale après une enfance faite d’abus et d’exploitation, elles ont souffert de troubles mentaux et personnels au cours de leur vie.

Emilie est décédée à l’âge de 20 ans, le 6 aout 1954, des suites d’une crise d’épilepsie.

Le 27 février 1970, Marie est décédée suite à un caillot de sang au cerveau, à l’âge de 35 ans.

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En 1997, les trois sœurs toujours en vie ont décidé de poursuivre le gouvernement de l’Ontario pour les avoir exploitées pendant leur enfance.

Elles ont été dédommagées à hauteur de 2,8 millions de dollars et le gouvernement a reconnu ses erreurs.

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Aujourd’hui, Annette et Cécile sont les deux seules sœurs en vie.

Apprenez en plus sur la vie fascinante, effrayante et incroyable des quintuplées Dionne dans cette vidéo :

Parce que ces filles étaient si spéciales, elles ont souffert toute leur vie.

Aujourd’hui, c’est difficile d’imaginer toute l’attention et les abus auxquels elles ont été exposées – surtout avec la participation du gouvernement.

Espérons, toutefois, que leur histoire a donné une leçon au monde entier – que tous les enfants méritent le respect et que leurs intérêts devraient être prioritaires.

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Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence


On sait que les Premières Nations depuis la Nouvelle-France ont souffert de la présence des blancs. Il n’y a pas tellement d’années, il y a eu des pensionnats pour faire oublier leur origine, leurs langues, leurs sciences. Ils ont vécu des violences, des abus sexuels séparés de leurs familles dès l’enfance, beaucoup sont morts sans explications. Et encore, on apprend que des enfants ont servi de cobaye pour trouver des traitements contre la tuberculose. Des pratiques pour les étudiants en médecine … Les actes ont été faits sans accords des parents qui étaient trop loin et ne se doutaient pas ce que l’on faisait à leurs enfants
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Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence

 

Florence Genaille, une autochtone ayant été victime d'expériences médicales pendant son enfance.

Florence Genaille n’était qu’une enfant lorsque des médecins ont réalisé des expériences médicales sur elle. Photo : Radio-Canada

Florence Genaille n’était qu’une petite fille quand, dans un sanatorium du Manitoba, des médecins l’attachaient avec des sangles à une couchette et lui faisaient passer un courant électrique dans le corps, tout en prenant des notes sur ses réactions, pendant que ses doigts s’agitaient et que ses bras et son cou étaient pris de spasmes.

En 1953, la fillette ojibwée de la Première Nation de Rolling River se trouvait dans un hôpital pour « Indiens », à proximité de Brandon, afin d’être soignée pour une tuberculose.

Maintenant septuagénaire, Mme Genaille ne croit plus qu’on essayait de la guérir. Selon la femme autochtone, c’étaient des expériences médicales dont elle était la malheureuse cobaye, un sentiment partagé par des centaines de survivants qui ont vécu des choses semblables.

Même si les sanatoriums sont fermés depuis plusieurs dizaines d’années, des historiens sont maintenant en train d’enquêter sur les allégations et de vérifier les comptes rendus des survivants.

« Je vous le dis, mes doigts commençaient à remuer, et c’était atrocement douloureux », raconte la femme de 72 ans. « Et là, de parvenir à la conclusion que notre peuple faisait l’objet d’expériences, c’est affreux à imaginer. »

Aucune preuve de tuberculose

Mme Genaille ne sait toujours pas pourquoi les médecins la soignaient par électrochocs, ni même pourquoi on l’a envoyée dans le sanatorium du sud-ouest de la province.

À l’époque, elle était élève dans un pensionnat à proximité de la ville de Brandon. Elle éprouvait une douleur assez intense dans une jambe, mais on en ignorait la cause, explique-t-elle. Finalement, les religieuses ont décidé de l’envoyer dans un sanatorium parce qu’elles pensaient que la fille était atteinte de tuberculose.

Pourtant, Florence Genaille n’a jamais été atteinte par cette maladie.

Plusieurs années après son séjour au sanatorium, un médecin a confirmé que les résultats des tests de dépistage de la tuberculose, qui décèlent toute présence, même ancienne ou latente de la bactérie, sont négatifs chez Mme Genaille.

Cette absence n’a toutefois pas mis des bâtons dans les roues des médecins du sanatorium. Ces derniers ont prescrit à la fillette une période de repos au lit si stricte qu’on ne lui permettait pas de quitter son matelas, même quand les infirmières changeaient les draps du lit.

Ça n’a pas non plus empêché les médecins d’entailler la cuisse de la fillette, le long du fémur, simplement pour en explorer l’intérieur, marquant à vie cette dernière qui en gardera comme séquelle un boitement permanent.

Même si cette procédure avait été administrée de bonne foi, précise le médecin actuel de la femme autochtone, elle était sans fondement et a été réalisée sans consentement.

D’énormes pouvoirs discrétionnaires

La professeure adjointe de l’Université de Winnipeg Mary Jane McCallum étudie présentement ce qui s’est passé dans les sanatoriums, parfois appelés « hôpitaux indiens ».

Elle dit avoir entendu un grand nombre d’histoires semblables à celle de Florence Genaille de la part d’autres survivants des sanatoriums et confirme que les « hôpitaux indiens » ont été, pendant très longtemps, les terrains de formation des étudiants en médecine.

Les parents des jeunes patients étaient souvent à plusieurs centaines de kilomètres, dans des réserves isolées, ignorant complètement les opérations pratiquées sur leurs enfants et incapables de s’y opposer.

Ça veut dire qu’il y avait beaucoup de questions sans réponse et d’énormes pouvoirs entre les mains des médecins. Mary Jane McCallum, professeure adjointe, Université de Winnipeg

Une douleur fulgurante

Le Manitobain Gerald McIvor est de l’avis de la professeure McCallum. En 1952, son frère Michael n’était qu’un petit enfant quand il a reçu un diagnostic de tuberculose et a été envoyé dans un sanatorium à Ninette, dans le sud-ouest de la province.

Des dizaines d’années plus tard, Michael portait toujours les cicatrices de son séjour au sanatorium, des rappels invalidants qui ont déformé son corps à l’endroit où les médecins avaient retiré une côte et un poumon, une technique utilisée comme traitement expérimental pour la tuberculose.

Gerald McIvor

En 1952, les médecins d’un sanatorium de Ninette ont opéré le frère de Gerald McIvor, Michael, et lui ont enlevé une côte et un poumon. Photo : Radio-Canada

« Il s’est toujours demandé : “Pourquoi? Pourquoi est-ce qu’ils m’ont fait ça?” », raconte M. McIvor, ajoutant que son frère, qui est mort en 2002, s’est toujours souvenu de la douleur foudroyante qu’il a ressentie.

Plusieurs années après la maladie de Michael, le Dr A. L. Paine, un éminent médecin qui avait été le surintendant médical du sanatorium à Ninette, a expliqué qu’il effectuait ces interventions chirurgicales en utilisant seulement un anesthésiant local.

Dans l’édition de janvier 1979 de la revue Canadian Family Physician, le Dr Paine a écrit, dans son étude intitulée « Tuberculosis: Past, present and future » (La tuberculose : le passé, le présent et le futur), qu’il employait un anesthésiant local « afin d’empêcher la propagation de la maladie au cours d’une anesthésie générale » et que les patients acceptaient volontairement cette méthode.

« Rétrospectivement, c’est dommage qu’il y ait eu autant d’interventions thoraciques qui ont engendré des difformités ou bien une réduction de la fonction respiratoire », a-t-il ajouté. « [Mais] bien des patients seraient morts sans intervention chirurgicale. »

Une question de quotas

La médecine a, depuis, fait de gros progrès, notamment en ce qui concerne la tuberculose.

Dans la première moitié du vingtième siècle, cette maladie représentait un important problème dans les réserves. Selon le raisonnement de l’époque, ce phénomène s’expliquait par le fait que les peuples autochtones vivaient dans la nature.

Toutefois, en vertu de la Loi sur les Indiens, il était légal d’enlever les enfants de leur famille si on les croyait atteints de tuberculose et de les envoyer dans un sanatorium. Parfois, comme c’était le cas pour Florence Genaille, les enfants y étaient même envoyés directement depuis les pensionnats.

Selon les historiens en médecine, comme la professeure adjointe Mary Jane McCallum, non seulement les enfants autochtones étaient utilisés comme cobayes par les étudiants en médecine, mais cela faisait partie d’une stratégie économique, car le financement des sanatoriums et celui des pensionnats étaient liés, en partie, à des quotas établis par le gouvernement.

Donc, même s’il existait de meilleures thérapies pour traiter les patients tuberculeux à partir des années 1950 – des traitements qui pouvaient même être administrés chez eux – les patients autochtones séjournaient bien plus longtemps dans ces sanatoriums, parfois même pendant des années, que le reste de la population canadienne.

Florence Genaille, Gerald McIvor et Mary Jane McCallum ne connaissent pas encore l’ampleur ni les motivations de ce qui s’est passé dans les sanatoriums et les « hôpitaux indiens » du Canada, mais ils veulent des réponses.

« Je pense que beaucoup de ces médecins-là ont se sont formés en faisant des expériences sur nous », dit Mme Genaille. « Sinon, pourquoi aurait-ce seulement été les gens comme moi qu’on gardait aussi longtemps et à qui on faisait subir ces atrocités », demande-t-elle.

Selon un texte de Donna Carreiro, CBC News

http://ici.radio-canada.ca/

De la neige en septembre en Alberta et en Californie


Alors qu’au Québec on connait des chaleurs records, sans pluie pendant 2 semaines et un retard sur les couleurs d’automne. Normalement, il ne neige pas enfin dans mon coin en septembre,, par contre il devrait faire plus frais, mais qu’il neige ailleurs dans l’Ouest et en Californie est très surprenant
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De la neige en septembre en Alberta et en Californie

 

C’est arrivé moins de deux semaines après la journée la plus chaude de l’année à Edmonton

 

De la neige est tombée dans le nord et le centre de l’Alberta cette semaine, a rapporté CBC, et c’est arrivé moins de deux semaines après la journée la plus chaude de l’année à Edmonton, selon Global News.

Mardi à Edmonton, de la pluie s’est vite transformée en neige, et 4.8 millimètres sont tombés, ce qui brise le record du 29 septembre 1971 de 1.3 millimètre de neige.

La neige serait le résultat de perturbations majeures dans les jet-streams. Il y aurait eu une collision entre de l’humidité provenant de la Colombie-Britannique et de l’air arctique.

Ce n’est pas que l’Alberta qui a eu de la neige en septembre. En effet, de la neige est tombée hier dans la chaîne de montagnes Sierra Nevada en Californie, rapporte le Los Angeles Times. À Mammoth Lakes, c’est trois pouces de neige qui sont tombés au village. De la neige et du verglas sont tombés sur les routes, causant un accident impliquant 16 véhicules sur l’autoroute 80. Cet accident a tué un homme au volant d’un pick-up et a causé des blessures mineures à d’autres passagers. La neige est aussi tombée sur les sommets au parc national Yosemite et a temporairement fermé la route Tioga Pass, ce qui n’arrive pas avant novembre d’habitude.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Chaleur exceptionnelle au Québec: une anomalie qui survient une fois au 30 ans


C’est l’automne aujourd’hui et a part les journées plus courtes, le temps ne ressemble pas à une saison automnale comme nous sommes habitués. Autant l’été s’est fait attendre, autant qu’il semble vouloir rester. Il fait très chaud, on a besoin de se rafraîchir, le matin même avant que le soleil se lève, on est encore bras nus. Même les couleurs d’automnes ne sont pas encore très présentes pour cette saison.
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Chaleur exceptionnelle au Québec: une anomalie qui survient une fois au 30 ans

 

La température des derniers jours dépasse souvent de... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

La température des derniers jours dépasse souvent de 10 °C la normale en cette saison, selon Environnement Canada.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

LOUISE LEDUC
La Presse

Une arrière-saison comme cela, ça n’arrive qu’une fois tous les 30 ans, selon Environnement Canada. Résultat : dans les champs, la laitue, le brocoli et le chou-fleur poussent comme en plein coeur de juillet, tandis que les arbres tardent à prendre leurs couleurs d’automne.

10 °C AU-DESSUS DES NORMALES

« Habituellement, il fait 18 °C le jour dans la région de Montréal, relève Amélie Bertrand, météorologue chez Environnement Canada. Ces temps-ci, nous sommes souvent 10 degrés au-dessus des normales le jour et nous avons au moins 7 degrés de plus la nuit. Des conditions comme cela, cette chaleur et cette absence de précipitations sur une si longue durée, ça se voit une fois tous les 30 ans. »

Selon Environnement Canada, l’été fera des heures supplémentaires jusqu’au début d’octobre.

LES COULEURS SE FONT ATTENDRE

« J’ai noté que deux lilas ont produit des fleurs dernièrement, relate Alain Cogliastro, botaniste au Jardin botanique de Montréal. Pas impossible que ce soit une anomalie naturelle, mais cela arrive surtout quand les automnes sont assez chauds. »

M. Cogliastro ajoute que l’été qui se décale, depuis un bon petit bout de temps, pourrait obliger l’industrie touristique à s’ajuster.

« Le temps sec retarde la coloration automnale, tout en la rendant plus forte. Les rouges sont plus vifs », note-t-il.

À l’approche de l’hiver, les plantes de façon générale « ont besoin d’accumuler des réserves de sucre et la photosynthèse a besoin d’eau pour se réaliser, poursuit M. Cogliastro. Le temps actuel peut donc leur faire subir un certain stress. Les frênes, qui ont besoin de beaucoup d’eau, pourraient notamment être fragilisés. »

LA FOLIE DANS LES CHAMPS

« Habituellement, à ce temps-ci de l’année, tout pousse lentement, explique Philippe Benoit, propriétaire de la ferme La Bourrasque, à Saint-Nazaire-d’Acton, en Montérégie. Mais là, certains légumes continuent de pousser à la vitesse grand V, il faut vite les récolter, se dépêcher de les mettre en marché. »

Alors que septembre permet normalement aux producteurs maraîchers de souffler un peu, « c’est le marathon qui continue », poursuit M. Benoit, précisant que les circonstances l’ont amené à garder ses employés saisonniers plus longtemps que prévu.

Si la laitue, le brocoli et le chou-fleur poussent à plein, « pour les concombres, les courgettes ou les tomates de champ, c’est trop tard. Les maladies fongiques s’attaquent nécessairement à eux à cette période de l’année ».

Septembre permet donc dans une certaine mesure de limiter les pertes subies lors des grandes pluies du début de la saison, mais les chaleurs actuelles ne permettront pas de tout compenser.

DES RAISINS PLUS FRAGILES

Dans les vignobles, le temps chaud retarde la saison des vendanges.

« Habituellement, on commence le dernier week-end de septembre, mais cette année, ça va aller à octobre », dit Véronique Hupin, propriétaires des Pervenches, à Farnham, en Montérégie.

Pour l’instant, cette chaleur est favorable aux raisins, mais impossible de crier victoire tout de suite.

« Les raisins sont très mûrs et donc fragiles. Il suffirait d’un gros orage… »

DES OISEAUX PLUS LONGTEMPS PARMI NOUS ?

Pour ce qui est des animaux, André Desrochers, professeur au département de sciences forestières de l’Université Laval, relève que le temps exceptionnellement chaud « peut peut-être amener certains oiseaux à retarder leur départ, et les colibris, qui migrent tôt, pourraient se faire prendre. Mais en général, le thermomètre ne monte quand même pas jusqu’à 40 °C, alors ça ne devrait pas affecter les animaux dans leur physiologie ».

http://www.lapresse.ca/

MosaïCanada150 /2017 Gatineau


Une belle journée, quoique assez chaude pour visiter les Mosaïcultures à Gatineau secteur Hull, du 1e juillet au 19 octobre, pour le 150e anniversaire du Canada. Des scènes de l’Histoire du pays, des Inuits, des amérindiens, des chercheurs d’or, des légendes des bûcherons et les animaux  sur le terrioire
Les mosaïques sont faites avec des fleurs et diverses plantes. L’avantage d’y avoir été en fin d’été, les plantes ont poussés et sont dans toutes leur splendeur
P.S le gars barbu qui apparaît devant les dragons, c’est mon ex … Il est venu me chercher pour aller voir ces mosaïques
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Arnaque française en terre québécoise


Si Immocom a arnaqué plusieurs entrepreneurs québécois, on peut soupçonner que cette compagnie fait aussi des affaires louches dans d’autres pays ainsi qu’en France, enfin je présume.  Ils font des fausses représentations, promet des ventes rapides moyennant un montant d’argent. Après plus de nouvelles.
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Arnaque française en terre québécoise

 

L’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert

L’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert   Photo : Site de l’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert

L’agence française Immocom service international a soutiré de l’argent à des Québécois, en leur faisant croire que des investisseurs étrangers voulaient acheter de manière imminente leur maison ou leur entreprise.

Un texte de François Dallaire, de La facture

L’hameçon

À l’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert, dans la municipalité d’Hébertville, au Saguenay, les propriétaires se remettent douloureusement de la visite de Séverine Sbeghen, une représentante d’Immocom service international.

La représentante disait qu’elle avait un acheteur sérieux, se rappelle le copropriétaire du gîte, Robert Bilodeau.

« La façon dont elle nous envoyait ça, c’est comme si elle faisait un voyage de Paris spécialement pour venir nous voir ici. »

L’offre est tellement alléchante, la représentante est si convaincante, que le couple de propriétaires a la certitude que la vente est presque conclue.

Elle nous a même fait monter le prix [de notre auberge] de 350 000 $ ! Ce n’est pas long que tu mords à l’hameçon. Robert Bilodeau

Le poisson

La rencontre a duré cinq heures. Au terme de la réunion, la représentante a apporté une nuance importante : si les investisseurs européens décident finalement de ne pas acheter l’auberge, Immocom va s’occuper de promouvoir la vente du gîte en Europe.

Pour accéder à ces investisseurs du marché européen, il faut d’abord payer 11  250 $, ce qui donne droit à des publicités sur différentes plateformes publicitaires d’Immocom, soit un site Internet, un catalogue imprimé et virtuel, YouTube, Twitter, etc.

« Il fallait prendre une décision très rapidement, car elle partait le lendemain », explique Robert Bilodeau.

Après avoir payé, le couple n’a plus jamais entendu parler des fameux investisseurs. L’annonce de leur auberge figure sur le site Internet Immoventedirect.com, mais elle n’a généré aucune visite en personne.

Pour le prix, une annonce sur un site et dans un magazine, on s’est carrément fait fourrer. Robert Bilodeau

Notre enquête

À l’aide de caméras cachées dans une maison, nous avons entendu le même discours, mais tenu cette fois par le président d’Immoventedirect.com, la vitrine Internet d’Immocom, Jean-Louis Sbeghen, le père de Séverine.

Pendant de longues heures, il s’est entretenu avec tous les membres d’une famille d’entrepreneurs, spécialisés dans la fabrication artisanale de portes et fenêtres.

 

Il a expliqué qu’il représente des immigrants investisseurs et que les avocats d’Immocom rencontrent chaque semaine les représentants du ministère de l’Immigration. Il a souligné que ces immigrants investisseurs sont pressés d’acheter une entreprise, car c’est là une exigence de nos gouvernements.

Le discours semble logique, mais tout est faux. Il n’y a pas de rencontres, et Québec n’exige pas des immigrants investisseurs qu’ils achètent une entreprise.

Immocom dit avoir des bureaux à Montréal. En fait, ce n’est qu’un centre d’appels. Le siège social est prétendument à la Défense, un secteur prestigieux de Paris, mais ce n’est finalement qu’une adresse postale.

Jean-Louis Sbeghen prétend que son catalogue de 486 pages est distribué à 7 millions d’exemplaires dans toute l’Europe. Un catalogue d’une telle épaisseur et distribué aussi massivement devrait être connu par les gens de l’industrie. Nous avons interrogé Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier, une organisation française.

Je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus. Je ne connais pas ce catalogue non plus. Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier

Nous avons retracé plus d’une vingtaine d’entrepreneurs québécois qui estiment tous être victimes des manœuvres d’Immocom et leur avons parlé.

« Avec du recul, je me rends compte que c’est une arnaque », nous a dit le propriétaire d’un dépanneur dans la région de Chaudière-Appalaches. « Ils m’ont fait croire que ma business valait 1 million. Ils m’ont rempli comme il faut! », nous a lancé un boucher en Beauce.

Tous nous disent s’être fait représenter qu’un acheteur étranger désirait acheter leur entreprise de manière imminente.

Ces témoignages ont fait bondir le président de la Fédération nationale de l’immobilier.

Jean-François Buet

Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier Photo : Radio-Canada

Je suis très choqué par ces méthodes commerciales où l’on vend du vent, du rêve, pour des sommes astronomiques. Jean-François Buet

Immoventedirect.com est radiée du registre français des entreprises depuis février dernier, mais exploite toujours un site Internet publicitaire.

De fausses représentations

Pour Patrice Deslauriers, professeur de droit à l’Université de Montréal, il est clair que ces commerçants sont victimes de fausses représentations.

« Ce qu’on veut leur vendre, c’est un contrat de service pour Internet. Mais on passe par un détour, on leur met un peu de poudre aux yeux pour faire en sorte qu’ils signent ce contrat-là. C’est du dol ».

Dol : Manœuvres frauduleuses, agissements malhonnêtes destinés à surprendre et à tromper une personne pour lui faire prendre un engagement qu’elle n’aurait pas pris.
Source : Petit Robert

Jean-François Buet va plus loin.

« Vous me proposez des produits à 7000, 10 000 12 000 $, sans engagement de vendre. Donc, je dirais que c’est un beau métier! Par contre, je ne voudrais pas être le client. Parce que moi, j’appelle ça de l’arnaque », dit-il sur un ton ironique.

La réponse d’Immocom

Selon Immocom, le contrat est clair : leur seul engagement est de publier une annonce sur leurs plateformes, et donc il ne garantit pas la conclusion d’une vente.

Le président d’Immocom, Claude Kozuch, a refusé de nous donner une entrevue.

Il reconnaît qu’il « peut y avoir eu, dans certains cas, des situations ambiguës quant au rôle d’Immocom ».

Jean-Louis Sbeghen et François Dallaire

Le président d’Immovente, Jean-Louis Sbeghen (à gauche), a refusé de répondre aux questions du journaliste François Dallaire. Photo : Radio-Canada

Pas un mot sur leurs techniques de vente ni sur les fausses représentations auxquelles font référence les personnes rencontrées dans notre enquête. Il s’engage toutefois à contacter tous les clients qui nous ont fait part de leurs doléances et « d’apporter, le cas échéant, les ajustements nécessaires à leur satisfaction ».

Des recours?

Une dizaine de commerçants, qui se sont sentis bernés, ont été poursuivis par Immocom, parce qu’ils ont interrompu leurs paiements. Dans la plupart des cas, ces commerçants ont accepté de payer une somme réduite dans le cadre d’une entente à l’amiable.

Un document de la Cour du Québec

Une dizaine de commerçants qui se sont sentis bernés ont été poursuivis par Immocom, parce qu’ils ont interrompu leurs paiements. Photo : Radio-Canada

Dommage, car ils avaient de bons moyens de défense, selon l’expert en droit Patrice Deslauriers.

Si j’étais dans la position de ces gens-là et que j’avais la preuve qu’il y a eu de fausses représentations, j’offrirais une défense en disant : « Il y a eu fausse représentation, annulation du contrat; je ne vous dois rien ».

Le professeur de droit Patrice Deslauriers

Immocom, qui a vendu ses services à de nombreux Français ainsi qu’à des Suisses, a réussi à convaincre 470 Québécois de leur confier leur argent. Certains d’entre eux sont en attente d’un acheteur depuis plusieurs années.

Le reportage de François Dallaire et Christine Campestre est diffusé le 19 septembre à l’émission La facture sur ICI Radio-Canada Télé.

http://ici.radio-canada.ca