Aider les policiers à comprendre les personnes atteintes de maladies mentales


Il y a des applications mobiles qui peuvent être utiles. À Winnipeg, des policiers sont en formation avec une application pour mieux comprendre les maladies mentales. Ils sont dans une situation qu’ils entendent voix pendant que d’autres policiers donnent des ordres pour se rendre. Cela pourra aider dans la vie réelle à mieux interagir et éviter des morts
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Aider les policiers à comprendre les personnes atteintes de maladies mentales

 

Trois policiers discutent.

Le formateur des services de police de Winnipeg, Julio Berzenji, explique aux policiers Dan Atwell et Rob Thimm l’exercice qu’ils auront à faire à l’aide d’une nouvelle application mobile. Photo : Radio-Canada/Trevor Brine

Difficile d’imaginer les voix qu’entendent dans leur tête les personnes atteintes de maladies mentales. C’est dans le but d’aider les policiers qui interagissent avec des personnes en situation de crise qu’une entreprise de Winnipeg vient de créer une application mobile qui simule des hallucinations auditives.

« C’est révolutionnaire », affirme Julio Berzenji, formateur au service de police de Winnipeg.

Il dit que les policiers peuvent maintenant apprendre rapidement ce qui aurait pris des mois ou des années à apprendre par sur le terrain, au gré des expériences.

« Quand un policier participe à ce type de formation et qu’il entend ces voix, il comprend beaucoup de choses », affirme-t-il.

Une enquête de CBC a révélé que, depuis 2000, 70 % des personnes tuées par la police avaient des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie.

SetCan, une entreprise de Winnipeg qui fabrique des produits de formation inspirés de la vie réelle pour les forces policières et militaires, a créé SimVoice.

Le programme est simple. Un agent porte un casque sans fil connecté à l’application qui fonctionne sur un appareil mobile. Un certain nombre de scénarios sont préprogrammés. La personne qui porte les écouteurs entend des voix et est armée d’un couteau, d’un pistolet ou d’un bâton.

Une application mobile ouverte sur une tablette.

L’interface de l’application SimVoice utilisée pour contrôler les voix entendues dans les écouteurs pendant l’entraînement de policiers. Photo : Radio-Canada/Trevor Brine

Pendant que des policiers tentent de désamorcer la situation, celui qui entend la voix doit se conformer à ce qui est dit.

Le formateur peut rendre les choses plus faciles ou plus difficiles, selon la manière dont les policiers réagissent.

Pour la personne qui porte les écouteurs, c’est troublant.

« C’était très, très difficile parce qu’il y a beaucoup de voix différentes, de tons et de niveaux différents, et qui me disent de faire des choses qui sont contradictoires avec ce que l’agent me disait de faire », affirme Justin Casavant, un policier qui a 15 ans d’expérience.

Pour reproduire la sensation d’hallucinations auditives, Jonathan Wilson, de SetCan a lu des revues médicales et des blogues sur la santé mentale.

« J’ai fait beaucoup de recherche pour comprendre ce que les gens qui souffrent de problèmes de santé mentale entendent et subissent », explique le créateur de l’application.

L’entreprise espère que sa création permettra aux policiers de mieux comprendre ce que vivent les personnes atteintes de maladies mentales afin d’améliorer leurs interventions.

La police de Winnipeg est la première force policière à utiliser cette application, mais une centaine d’autres corps policiers ont manifesté leur intérêt pour l’application.

https://ici.radio-canada.ca/

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Une naturopathe dans l’eau chaude après avoir traité un enfant avec de la salive de chien enragé


Je ne connais pas grand chose en naturopathie, mais comme bien d’autres, je suis surprise d’un traitement à la base de salive de chien ayant contacté la rage. La Dr a voulu soigné un enfant qui se comportait comme un chien. Elle prétend qu’après quelque traitement l’état s’est amélioré, il semble que ce genre formule soit reconnu en naturopathie. On aura tout vu, en tout cas, je suis septique
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Une naturopathe dans l’eau chaude après avoir traité un enfant avec de la salive de chien enragé

 

Le garçon de 4 ans avait tendance à grogner contre les autres, a expliqué la naturopathe.

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  • Natalie Stechyson HuffPost Canada

Oui c’est vrai!

À Victoria, en Colombie-Britannique, une naturopathe fait face à de nombreuses critiques sur internet après avoir publié un article affirmant qu’elle avait traité l’agressivité et les problèmes de comportement d’un garçon de quatre ans avec un remède fait à partir de la salive de chien enragé. La Dre Anke Zimmermann, qui exerce depuis 26 ans, a déclaré en février que c’était «un cas très intéressant».

«Pourquoi certains enfants sont-ils si agressifs? Peut-être qu’ils ont été mordus par un chien. Ce garçon de quatre ans avait des problèmes de sommeil et de comportement, incluant de l’agressivité et de la violence envers ses camarades de classe, il se cachait sous les tables et grognait. Ces comportements se sont nettement améliorés grâce à un remède fabriqué à partir de la salive d’un chien enragé », a écrit Mme Zimmermann dans une publication sur Facebook qui faisait référence à un article sur le sujet.

Dans son article, Zimmermann a expliqué que le garçon était «manifestement dans un état qui imitait le chien».

Grognements, loups-garous et viande rouge

Zimmermann a écrit sur son site internet que lorsqu’elle a rencontré le garçon nommé Jonah pour la première fois, il avait des problèmes de sommeil en raison de sa peur des loups-garous. Il avait aussi peur d’une marionnette de loup que Zimmermann avait dans son bureau, a-t-elle noté.

À l’école, Jonas «se cachait sous les tables et grognait contre les gens», a écrit Zimmermann.

«À ce moment-là, j’ai demandé à sa mère si Jonah avait déjà été mordu par un chien. La réponse a été oui. Mordu à l’âge de deux ans, la peau a été abîmée», a expliqué la naturopathe.

Zimmermann a également noté que Jonah «respirait fort», et sa mère a ajouté qu’il «aimait la viande, en particulier les hamburgers, les hot-dogs, la viande rouge et les boulettes de viande». La mère de Jonah lui a également dit que le garçon n’aimait pas être touché, «il venait me voir et me reniflait et me léchait comme un chien».

«Un cas très intéressant de ma pratique: Pourquoi certains enfants sont-ils si agressifs? Peut-être qu’ils ont été mordus par un chien.»

«Jonas était manifestement dans un état ressemblant à celui d’un chien, un chien ayant contracté la rage pour être plus précis», a conclu Zimmermann.

«J’ai décidé de donner un remède homéopathique à base de bave infectée par la rage, le chien qui l’a mordu peut avoir été récemment vacciné avec le vaccin contre la rage ou la morsure de chien peut avoir infecté le garçon. Les deux options sont possibles et sont bien connues en homéopathie.»

Elle a administré au garçon un traitement nommé le «Lyssinum 200CH, 2 boulettes». Il a été traité à nouveau trois semaines plus tard, et une autre fois quelques mois plus tard. Une amélioration a été remarquée chez Jonas à la suite de son traitement.

«Il ne se cachait plus sous les tables, n’avait plus peur des loups-garous, dormait mieux et grognait moins», a écrit Zimmermann.

«De mon point de vue, il revient à un état plus humain.»

La réaction a été… brutale

La réaction des internautes à propos du message de Zimmermann est passée de la colère à la stupeur.

Comment donner de la salive de chien enragé à un enfant est sans danger, éthique ou compétent?»

Quel parent vivant permettrait cela. Quelle absurdité.»

«Comment est-ce que c’est possible? Quel adulte sain d’esprit croit aux loups-garous et aux vampires? Comment obtenir la salive d’un chien enragé?» a écrit une personne dans les commentaires sur l’article de Zimmerman.

«Comment une personne mordue par un chien enragé peut-elle ne pas contracter la rage? Vous savez que la rage n’a généralement pas une bonne finalité pour un chien ou pour un être humain, on ne se contente pas de se débarrasser de la rage.»

La Société canadienne de pédiatrie a exprimé certaines préoccupations, notamment au sujet de l’absence de preuves sur l’efficacité des traitements, la possibilité de sous-déclaration des effets indésirables et une «réticence face à ces gens qui pratiquent l’homéopathie pour soutenir la vaccination».

La salive de chien enragé est un médicament homéopathique acceptable

Malgré les critiques, le traitement de la naturopathe est acceptable, selon le College of Naturopathic Physicians de la Colombie-Britannique.

«La Dre Anke Zimmermann est autorisée à pratiquer la médecine naturopathique en Colombie-Britannique», a déclaré Phillipa Stanaway, registraire adjointe du Collège des médecins naturopathes de la Colombie-Britannique, au HuffPost Canada dans un courriel.

«Lyssinum n’est pas un traitement exclu par les naturopathes en Colombie-Britannique.»

Lyssin, lyssinum, ou hydrophobinum, sont les noms pour «la salive d’un chien enragé», selon Santé Canada. Ils figurent tous dans une liste de médicaments homéopathiques.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Les "vrais" noms des pays


Les noms des pays ont souvent issus des noms qu’on donné les explorateurs, ou par la langue indigène soit par la géographie ou leur culture. Beaucoup d’entre eux leur nom a changer par celle que nous connaissons aujourd’hui
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Les « vrais » noms des pays

 

La traduction littérale des noms de pays

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La carte du monde comportant la traduction littérale de chaque pays

Nous vivons à une époque de voyages aériens et d’exploration mondiale. Nous sommes libres de parcourir la planète et de découvrir de nouveaux pays et cultures. Mais que savez-vous des gens qui ont vécu et exploré ces destinations dans le passé?

Apprendre l’étymologie – l’origine des mots – des pays du monde nous offre un aperçu fascinant de l’origine de certaines de nos destinations de voyage préférées et des personnes qui y ont d’abord vécu

L’Europe 

L’Europe a une longue histoire d’exploration, et de nombreux noms de pays reflètent les terres et ceux qui les ont exploré. La France tire son nom d’une coalition de tribus germaniques, les Francs. Le nom Frank vient du vieux mot allemand franka, signifiant «féroce», faisant de la France le pays des fiers. Certains cartographient même les sentiers que les gens utilisaient pour découvrir leur monde. La Norvège signifie simplement «The North Way», ou «The Northern Way», faisant référence à une ancienne route Viking.

L’Angleterre celle des Angles et l’Écosse celle des Écossais « Scots » d’autres étymologies s’avèrent certainement moins évidentes. L’Albanie « Shqipëria » signifie littéralement « pays des aigles », l’Allemagne, le « pays du peuple », et l’Espagne, le « pays des nombreux lapins« . Autre cas de figure, le nom du Portugal dérive du nom latin « Portus Cale », soit le « port de Cale » anciennement situé près de l’actuelle ville de Porto. 

La traduction littérale des noms de pays européens

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Noms de pays européens littéraux comportant des classiques tels que « Land of Many Rabbits » (Espagne) et « Forest Clearer » (Lettonie).

Comparer les cartes de crédit

Afrique

L’Afrique est connue comme le berceau de la civilisation – le lieu d’origine de toute vie humaine. Ses noms de pays révèlent une histoire des cultures indigènes et de la colonisation. Par exemple, le Malawi signifie «pays des flammes», ce qui reflète l’habitude locale de brûler les herbes mortes pour préparer les terres à la culture.

Le continent a eu sa juste part d’explorateurs sur ses rives. L’explorateur portugais Fernando Poo a voyagé le long de la rivière Wouri en 1472, trouvant une abondance de crevettes le long du chemin. Il a découvert et baptisé le Fleuve de crevettes de Rio dos Camarões, mais il est maintenant connu comme le Cameroun.

La traduction littérale des noms de pays africains

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Des noms de pays africains traduits littéralement, y compris « Land of Honest Men » (Burkina Faso), qui est ironiquement classé 74e moins corrompu sur 175 pays en 2018.

Asie

L’Asie occupe le tiers de la superficie totale du monde et est le continent le plus peuplé de la planète. Sa riche diversité de culture et d’histoire se reflète dans ses noms de pays.

La dynastie Koryŏ a gouverné leur royaume de 935 à 1392 CE, supervisant un pays qui formait ses propres traditions culturelles distinctes. Ce pays est maintenant connu comme la Corée, qui peut être traduit comme «haut et beau». Nous pouvons également apprendre sur la géographie de la région. Le nom de l’Irak se réfère à son emplacement à cheval sur les fleuves Euphrate et Tigre. Il vient de l’arabe al-‘irāq, qui signifie «au bord de l’eau».

La traduction littérale des noms de pays asiatiques

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« Le pays du dragon tonnerre », c’est-à-dire le Bhoutan, est l’un des noms littéraires les plus cool d’Asie. L’Azerbaïdjan devrait s’en tenir à « Protected by Fire »!

Amérique du Nord

Les noms de pays nord-américains racontent une histoire de colonisation européenne. Le nom «Amérique» lui-même peut provenir de l’explorateur italien Amerigo Vespucci, qui a été le premier à réaliser que ce continent était une masse terrestre séparée et non sur la côte est de l’Asie.

Le sens premier de Canada est « village » dans la langue iroquoise locale du XVIe siècle

C’était le «Nouveau Monde», destiné à une période tragique de guerre et de conflit terrestre. Le Mexique, colonisé par l’Espagne, est la traduction simplifiée en espagnol d’un nom nahuatl pour la capitale aztèque, censé signifier «dans le nombril de la lune». Les explorateurs espagnols ont également atteint une grande partie de l’Amérique centrale et des Caraïbes, où ils ont trouvé des joyaux comme le «Land by the Water» et la «Place of Pomegranates» – connus aujourd’hui comme le Nicaragua et la Grenade.

La traduction littérale des noms de pays nord-américains

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Une grande partie de l’Amérique du Nord a été influencée par les colonialistes européens, par exemple le Salvador et le Costa Rica étant dérivés respectivement du « Sauveur » et de la « Côte riche ».

Amérique du sud

L’Amérique du Sud possède certains des écosystèmes les plus divers de la planète. Il abrite également le plus grand fleuve du monde: l’Amazone. Il ne devrait donc pas être surprenant que de nombreux noms de pays soient reflétés.

L’abondance de l’eau trouvée là. Le Guyana est dérivé d’une langue amérindienne indigène et signifie «Terre de nombreuses eaux», tandis que le Venezuela voisin est nommé d’après la ville des canaux, «Petite Venise».

Trois pays d’Amérique du Sud ont traversé l’équateur, et c’est en fait là que l’Équateur tire son nom. Le mot espagnol pour l’équateur est, vous l’avez deviné, l’Équateur. Le diviseur nord / sud traverse également le ‘Red Dyewood’ et l’endroit ‘Where the Land Ends’. Des suppositions?

La traduction littérale des noms de pays sud-américains

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Les noms de pays d’Amérique du Sud sont hautement descriptifs, par exemple, « Land à côté de la rivière Silvery » (Argentine) et « Land of Columbus » (Colombie).

Océanie

L’Océanie est peut-être le plus petit continent, mais ses paysages divers – de la forêt tropicale aux volcans en passant par les prairies – ont fasciné les gens pendant des siècles.

Ce sont les Grecs qui ont inventé le nom de Terra Australis Incognita, qui signifie «Terre inconnue du Sud», alors qu’ils rêvaient de terres inconnues dans l’hémisphère sud. Certains croient que ces terres ont donné naissance à l’univers entier. Samoa se traduit par «Centre Sacré», et la légende veut que c’est là que le Dieu Samoan Tagaloalagi des Cieux a créé le monde.

La traduction littérale des noms de pays océaniques

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Ici nous avons notre propre Australie, alias « Southern Land ». Nauru, qui se traduit littéralement par « Je vais à la plage », sonne comme un endroit fantastique à vivre!

En planifiant votre prochain voyage, prenez peut-être un peu de temps pour apprendre la signification des noms des pays que vous visiterez. En plus d’offrir un peu de contexte, vous aurez quelque chose d’unique à faire ressortir les boissons avec les locaux! La langue est certainement une chose fascinante.

Sources et références

En savoir plus sur l’origine de ces noms ici .

http://www.7sur7.be/

https://www.creditcardcompare.com.au/

Le Saviez-Vous ► Don de sang : 35 ans plus tard, les répercussions d’un communiqué


Cela s’est passé au Canada quand le Sida est apparu dans le pays. Bien qu’on ne savait pas grand chose de cette maladie, la Croix-Rouge du Canada a stigmatisé la communauté haïtienne sans raison logique. Tout drogué, ceux atteint de VIH/Sida, les homosexuels ainsi que les Haïtiens ne devaient pas faire des dons de sang. C’est comme dire que les noirs sont porteurs de Sida. Vous imaginez la méfiance des personnes qui voulaient un logement ou n’importe quoi d’autres … ? Alors qu’il y a des maladies génétiques qui ont besoin de transfusion sanguine avec un même bagage génétiques causaient un réel problème dans les banques de sang. Aujourd’hui, encore … Cette stigmatisation a encore des effets négatifs parmi les plus vieux, les uns restant avec leurs préjugés, les autres avec une blessure profonde
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Don de sang : 35 ans plus tard, les répercussions d’un communiqué

 

Communiqué du 10 mars 1983 de la Croix-Rouge canadienne demandant à certaines personnes et communautés de ne pas donner leur sang.

Communiqué du 10 mars 1983 de la Croix-Rouge canadienne demandant à certaines personnes et communautés de ne pas donner leur sang. Photo : Courtoisie: Viviane Namasté

En 1983, la Croix-Rouge canadienne publie un communiqué déconseillant aux homosexuels, aux héroïnomanes et aux Haïtiens de donner leur sang. Trente-cinq ans plus tard, le souvenir de cette époque est toujours douloureux pour des Haïtiens vivant au Canada, l’impact s’est même fait sentir dans le programme du don du sang.

Un texte de Marie-Laure Josselin

Marlène Rateau ne peut oublier ce 10 mars 1983, lorsque les médias parlent de cette mystérieuse maladie pour évoquer le communiqué de la Croix-Rouge canadienne qui fait le lien entre le VIH/sida et la communauté haïtienne à laquelle Marlène appartient.

« De la colère, de la colère, raconte en grinçant les dents celle qui a été infirmière puis enseignante. Je me disais que ce n’est pas possible que je vive dans un pays de droits et que les droits soient bafoués par nul autre qu’un organisme international! »

Marlène Rateau, ancienne infirmière et enseignante

Marlène Rateau, ancienne infirmière et enseignante Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Le premier cas officiel du sida avait été signalé au Canada en 1982. Un an plus tard, 27 autres cas avaient été répertoriés.

Emboîtant le pas aux États-Unis, la Croix-Rouge canadienne cible alors trois communautés et leur demande de ne pas donner leur sang.

Pour la communauté noire, c’est le choc. Sur la place publique, la visibilité de leur couleur de peau les associait à la maladie.

La stigmatisation était grave aussi pour les autres, mais ils pouvaient se diluer dans la population. Mais nous? 1983, pour les Noirs, c’était : « Il a probablement le sida, je ne m’assoirai pas à côté de lui dans l’autobus, car je ne veux pas attraper ce mal. » C’était épouvantable!

Marlène Rateau

Même dans les hôpitaux, le personnel venait chercher les collègues d’origine haïtienne « pour leur dire : tu devrais t’occuper de ce patient, il a ta maladie. Ça arrivait », raconte Marlène Rateau.

« Plein de gens m’ont dit cela », confirme Viviane Namasté, titulaire de la Chaire de recherche sur le VIH/sida et la santé sexuelle à l’Université Concordia.

Depuis cinq ans, elle s’intéresse à ce sujet. Et elle aussi, elle a entendu plusieurs histoires, notamment celles de locataires potentiels qui demandaient au propriétaire de logement où il y avait eu des Haïtiens de le désinfecter au complet.

Les gens pensaient que le sida était comme une maladie contagieuse, facile à attraper. Et c’est la compréhension de la maladie à ce moment : comme un petit rhume que l’on peut attraper. Pour se protéger, la personne allait s’éloigner physiquement de la personne soupçonnée d’être infectée. Viviane Namasté, titulaire de la Chaire de recherche sur le VIH/Sida et la santé sexuelle à l’université Concordia

Pourtant, à l’époque, on ne sait quasiment rien sur le virus. La Croix-Rouge ne publie qu’en 1984 un dépliant où il est question de sida, mais il ne fait mention ni des signes ni des symptômes. Ce qui ne l’empêche pas de publier deux communiqués dans l’année 1983 demandant à certaines communautés d’éviter de donner leur sang, et ce, même si la communauté haïtienne l’alertait sur cette stigmatisation.

On ne ciblait pas des personnes pour leur comportement ou à cause d’une pratique, mais selon leur nationalité. Le communiqué a été reçu comme une insulte et une blessure qui a marqué les gens.

« Aujourd’hui encore, je ne leur pardonne pas », répète Marlène Rateau.

À l’époque, elle tentait d’organiser des collectes de sang afin de soulager les patients atteints d’anémie falciforme, une maladie du sang qui touche majoritairement la communauté noire.

Pour exprimer la douleur que représente l'anémie falciforme, une maladie du sang, on pourrait prendre l'exemple du piment. Ça brûle, pique, c'est chaud dans tout le corps car la douleur peut débuter à un doigt, un bras, une jambe.

Pour exprimer la douleur que représente l’anémie falciforme, une maladie du sang, on pourrait prendre l’exemple du piment. Ça brûle, pique, c’est chaud dans tout le corps car la douleur peut débuter à un doigt, un bras, une jambe. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Selon l’association d’anémie falciforme du Québec, la maladie est plus répandue que toute autre maladie génétique. Une personne de race noire sur 10 en a le gène et un enfant sur 400 de la communauté à risque en est atteint. Les transfusions sanguines sont nécessaires pour soulager les patients, faute de remèdes.

On ne peut pas transfuser uniquement sur la base du groupe sanguin, il faut aller au-delà, sinon la personne peut faire des réactions. C’est plus facile de trouver du sang compatible chez les personnes qui partagent le même bagage génétique, d’où l’importance d’encourager les gens de la communauté noire à donner du sang, car c’est un vrai besoin. C’est crucial! Wilson Sanon, président de l’association d’anémie falciforme du Québec.

Fin des années 70, lors de ces collectes, Marlène Rateau avait déjà du mal à trouver beaucoup de donneurs, « et 1983 est arrivé et a tout bousillé ».

Un an plus tard, le Comité consultatif national sur le sida a aussi distribué 200 000 exemplaires d’un dépliant faisant encore une fois le lien entre le sida et les trois communautés.

On ne parlait pourtant pas dedans de port de préservatif et on pouvait y lire que si vous ne faisiez pas partie de ces groupes, vous ne courriez presque aucun risque de contracter le sida.

Les membres de la communauté haïtienne ont rué dans les brancards pour essayer de comprendre.

« Pourquoi, pourquoi alors qu’il y a encore tant de questionnements, cibler une communauté entière? »

« Les traces de cette blessure existent toujours, assure Viviane Namasté. Les gens m’ont dit qu’ils en avaient parlé à leurs enfants et leurs petits-enfants. C’est sûr qu’il y a eu un transfert générationnel de cette histoire. »

Marlène, comme d’autres, n’a pas encouragé ses enfants à donner leur sang. Le traumatisme est trop grand…

Peut-être, ose-t-elle avancer, que les jeunes peuvent passer par-dessus, mais « pas une vieille comme elle ». Sans ce communiqué, elle l’assure, elle aurait inculqué ce « geste de générosité » à sa famille.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

Un chat naît avec deux visages


Cette fois-ci, c’est au Québec, que nait un chat a deux visages. Plus précisément à Drummondville. Il semble avoir de la difficulté à se nourrir, mais son maître espère bien la sauver
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Un chat naît avec deux visages

 

Chaton Janus, Canada

Le chaton peine à s’alimenter.

© FACEBOOK / ANIK CHENARD

Ghyslain Bergeron

INSOLITE. Un fait plutôt rare : une chatte a donné naissance à un chaton avec deux visages dans la nuit de dimanche à lundi, à Drummondville.

Le moindre que l’on puisse dire, c’est que les maîtres de Mimine, Anik Chenard et Francis Raymond, ont eu toute une surprise à leur réveil lundi matin.

«On pensait qu’elle était pour accoucher vers la fin du mois d’avril. Mais hier, la chatte est venue nous avertir et elle était vraiment insistante. Elle ne voulait pas être seule, elle voulait notre présence, car elle sentait que le travail était commencé», a expliqué Mme Chenard.

Ce matin, à première vue, le chaton semblait parfaitement normal alors qu’il bougeait avec énergie dans le fond de la boîte où sa mère avait accouché. Mais quand Mme Chenard a pris le nourrisson dans ses mains, elle a aussitôt vu que quelque chose clochait.

Un chat naît avec deux visages

Ce chat est né avec deux visages. Photo – Ghyslain Bergeron

«J’ai fait un méchant saut! On a pris des photos et on a publié ça sur Facebook. Plein de monde pensait que c’était un poisson d’avril! On n’a pas perdu de temps et on a tenté de contacter un vétérinaire, mais ils sont tous fermés en ce congé de Pâques. Dès demain (mardi), on va aller faire examiner notre petit chat, mais aussi la mère, car on veut savoir s’il en reste d’autres dans son ventre et si c’est dangereux», a précisé Mme Chénard.

Pour l’instant, le petit chat à deux visages bouge, miaule, tente de s’alimenter, mais ne semble pas être en mesure de se nourrir.

La chatte de deux ans en est à sa première portée et les propriétaires espèrent bien pouvoir sauver le chaton.

Mimine, la chatte, s’occupe de sa progéniture même si elle est handicapée. Photo – Ghyslain Bergeron

http://www.journalexpress.ca

Découverte des plus vieilles traces d’humains en Amérique du Nord


Au Canada, il y a eu des personnes qui ont foulé le territoire il y a plus ou moins 13 000 avant la fin de l’ère glacière. Ces personnes seraient arriver par le Pacifique donc a l’ouest du Canada soit la Colombie-Britannique
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Découverte des plus vieilles traces d’humains en Amérique du Nord

 

La découverte a été faite sur une plage... (PHOTO WIKICOMMONS)

La découverte a été faite sur une plage de l’île Calvert, au nord-est de l’île de Vancouver.

PHOTO WIKICOMMONS

Agence France-Presse
Montréal

Des traces de pas d’humains mises au jour sur une île le long de la côte de la Colombie-Britannique dateraient d’environ 13 000 ans, ce qui en feraient les plus vieilles découvertes en Amérique du Nord, selon une étude publiée mercredi.

Ces traces sont vraisemblablement celles de deux adultes et d’un enfant, qui marchaient pieds nus sur un sol argileux, sur ce qui est aujourd’hui une plage de l’île Calvert, au nord-est de l’île de Vancouver, indiquent les auteurs de l’étude publiée dans la revue PLOS ONE.

Les plus vieilles traces d'humains ont été découvertes en Amérique du Nord

Des fouilles ont permis la découverte de nouvelles preuves de l’existence humaine à l’ère glaciaire, il y a 13 000 ans, sur une île du Canada.

En tout, 29 empreintes de pied ont été découvertes dans des sédiments lors de travaux d’excavation menés de 2014 à 2016, a précisé l’auteur principal de l’étude, Duncan McLaren, professeur d’anthropologie au Hakai Institute et à l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique.

L’étude tend à démontrer que les humains étaient présents sur la côte du Pacifique en Colombie-Britannique il y a environ 13 000 ans et que la région était déjà libre de glace bien avant la fin de la dernière période glaciaire sur le continent, qui date de 11 700 ans.

Cette découverte accrédite un peu plus l’hypothèse soutenue par un nombre de plus en plus grand de chercheurs selon laquelle les premiers hommes arrivés en Amérique du Nord ont migré d’Asie en empruntant un corridor terrestre le long de la côte, libre de glace, pour finalement arriver en Colombie-Britannique.

Soutenir cette hypothèse n’a pas été facile pour les chercheurs, car cette région du Canada, très accidentée et couverte de forêts denses, n’est accessible que par bateau, ont-ils expliqué.

Pour y parvenir, les chercheurs ont concentré leurs fouilles dans une zone de marées sur l’île Calvert, où le niveau de l’eau était de deux à trois mètres plus bas qu’aujourd’hui à la fin de l’ère glaciaire.

Les auteurs croient que d’autres travaux d’excavation avec des méthodes plus élaborées permettraient de découvrir davantage de traces de pas, contribuant à reconstituer peu à peu l’histoire des premiers peuplements humains le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord.

http://www.lapresse.ca/

Un gourou qui marquait par brûlure ses esclaves sexuelles arrêté


Comment on peut vouloir appartenir à ce genre de secte qui abuse les femmes et qui ruines les adeptes. Des femmes ont été marquées au fer rouge pour appartenir au gourou qui pouvait en disposer comme il voulait. Il a pris soin d’avoir à sa possession des documents qui seraient préjudiciables aux femmes si elles voulaient quitter la secte. Depuis 1998, il aurait eu au moins 16 000 personnes qui ont suivi la formation aux États-Unis, Canada, ainsi qu’en Amérique centrale
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Un gourou qui marquait par brûlure ses esclaves sexuelles arrêté

 

Keith Raniere... (Photo tirée de Facebook)

Keith Raniere

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

 

Agence France-Presse

Le gourou présumé d’une secte qui entretenait, pour son propre compte, un réseau d’esclaves sexuelles, qu’il faisait marquer par brûlure, a été interpellé dimanche au Mexique, extradé et devait être présenté à la justice américaine mardi.

Keith Raniere (57 ans) a fondé en 1998 une organisation baptisée Executive Success Program (ESP), qui tenait des séries d’ateliers dont le but officiel était de «réaliser le potentiel humain» des participants.

En 2003, il a créé une deuxième entité, baptisée Nxivm (prononcer Nexium), qui chapeautait ESP, selon le document de la plainte déposée mi-février par le ministère public devant un tribunal fédéral de Brooklyn.

Selon ce même document, les participants aux sessions de formation acceptaient de payer jusqu’à 5000 dollars par ateliers de 5 jours et se retrouvaient, le plus souvent, endettés, au point de devoir travailler pour Nxivm pour les rembourser.

Basée à Albany, capitale de l’État de New York, l’organisation a ouvert des centres dans plusieurs villes des États-Unis, du Canada, du Mexique et d’autres pays d’Amérique centrale.

Dès les débuts d’ESP, Keith Raniere est soupçonné d’avoir entretenu un cercle de 15 à 20 femmes sous influence, avec lesquelles il avait des relations sexuelles à son gré.

En 2015, il aurait créé une organisation parallèle pyramidale, baptisée DOS, qui comprenait des «esclaves» et des «maîtres». Tous les membres étaient des femmes avec, au sommet de la pyramide, le gourou présumé Keith Raniere lui-même.

Parmi les missions des «esclaves», figurait notamment l’obligation d’avoir des rapports sexuels avec Keith Raniere lorsque cela leur était demandé.

Avant d’être acceptées comme esclaves, les femmes devaient fournir de la «garantie», c’est-à-dire divers éléments compromettants pour elles-mêmes, photos, lettres, ou documents, que l’organisation se réservait le droit de rendre publics si elles quittaient DOS.

Elles devaient aussi subir un «marquage», qui consistait à tracer sur la peau des lettres, souvent les initiales de Raniere, à l’aide d’un stylo à cautériser, qui brûlait les chairs.

La victime était maintenue immobile par d’autres femmes et chaque séance était filmée.

Après la défection de plusieurs membres et la publication d’un long article dans le New York Times, en octobre, le gourou présumé s’est enfui au Mexique, où il a été interpellé dimanche, dans une villa luxueuse de la station balnéaire Puerto Vallarta.

Il est poursuivi pour trafic sexuel, association de malfaiteurs et menaces. S’il est reconnu coupable de ces chefs d’accusation, Keith Raniere risque, au minimum, 15 ans de prison, et encourt jusqu’à la réclusion à perpétuité.

Selon l’article du New York Times, environ 16 000 personnes auraient suivi les formations d’ESP ou Nxivm depuis 1998.

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