Fera-t-on un jour de la publicité pour vous inciter à acheter du cannabis?


J’espère que le cannabis qui est légal depuis quelques mois au Canada, n’aura pas les mêmes facilités que l’alcool. Ca il y a des similarité quand l’alcool a commencé à été légalisé. Pour ma part, j’y vois une grande différence. Nous l’avons vu aux nouvelles quand il y a risque d’intoxication de cette drogue chez les enfants et dernièrement des brownies au cannabis a été servi à des personnes âgées, je trouve qu’il y a beaucoup plus de risque avec la drogue qu’avec l’alcool. Bref, si incité, les gens dans le but de vendre du cannabis serait vraiment serait une catastrophe, même si cela pourrait être économiquement rentable.
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Fera-t-on un jour de la publicité pour vous inciter à acheter du cannabis?

 

Le cannabis
Comprendre la légalisation et ses effets

Notre perception du cannabis évoluera-t-elle avec la légalisation? (Archives) Photo: iStock

Julie Tremblay

Le cannabis est légal depuis maintenant cinq mois au Canada, mais près de la moitié des Québécois considèrent toujours qu’il est socialement inacceptable d’en consommer, selon l’Institut de la statistique du Québec.

Or, à une certaine époque, la consommation d’alcool était elle aussi mal vue, une perception qui a changé du tout au tout, au fil du temps, ce qui pourrait arriver aussi avec le cannabis.

Il y a près de 100 ans, le gouvernement du Québec créait les premières succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ), connue autrefois sous l’appellation Commission des liqueurs.

La Société des alcools du Québec s'appelait à ses débuts la  Commission des liqueurs. Elle est devenue la Régie des alcools du Québec en 1961, puis la SAQ en 1971.

La Société des alcools du Québec s’appelait à ses débuts la Commission des liqueurs. Elle est devenue la Régie des alcools du Québec en 1961, puis la SAQ en 1971. Photo : Courtoisie SAQ

Ces magasins étaient régis par des règles très strictes, qui ressemblent en plusieurs points à celles de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

C’était un comptoir, comme il y en a dans une caisse populaire par exemple et il n’y a aucun produit qui était visible, explique l’historien Gilles Laporte. La loi était très claire : un consommateur ne peut acheter que deux bouteilles de 26 onces par visite par jour. 

photo ancienne hommes derrière un comptoir

Lors de la création de la Commission des liqueurs, les produits étaient vendus derrière un comptoir. (1926) Photo : Courtoisie SAQ

Tout compte fait, on est en face d’un régime qui tolère l’alcool. Ça visait à l’époque à satisfaire les plus puritains, les prohibitionnistes, tout en satisfaisant un public qui voulait quand même garder un accès à l’alcool. Gilles Laporte, historien

On observe un peu le même phénomène avec le cannabis. L’état l’a légalisé et en vend, mais interdit la publicité, présente les produits de façon sobre derrière un comptoir, et offre même la livraison confidentielle sur son site de vente en ligne.

Des étagères remplies de produits du cannabis.

Les produits vendus par la SQDC se trouvent derrière un comptoir. Les consommateurs doivent obtenir l’aide d’un commis pour y avoir accès. (Archives) Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Vers une meilleure acceptation sociale du cannabis?

Cela a pris un demi-siècle après la légalisation de l’alcool pour que les Québécois puissent voir les produits alcoolisés et y avoir un accès direct en magasin.

Pour la première fois depuis un demi-siècle, les Québécois pouvaient voir le produit alcoolique avant de l’acheter […] C’est passé très rapidement dans les usages et dès 1974, ç’a été généralisé et tous les magasins de la SAQ offrent le libre-service. Gilles Laporte

Trois hommes devant des rayons remplis de bouteilles d'alcool

Le premier magasin libre-service de la SAQ a vu le jour à Sherbrooke, en 1970. Photo : Courtoisie SAQ

Cela ne risque pas d’arriver à court terme dans les SQDC, selon le chercheur à l’Institut universitaire sur les dépendances et professeur à l’Université de Montréal, Jean-Sébastien Fallu.

Je ne suis pas sûr qu’on va voir à très court terme des dégustations à la SQDC comme on en voit dans les SAQ, explique-t-il, mais je pense qu’à mesure que les moeurs évoluent, que l’opinion publique évolue, qu’on va pouvoir sentir les produits avant de les acheter.

On l’a vu aux États-Unis, l’appui à la légalisation augmente après la légalisation. […] On s’attend à la même chose ici. Jean-Sébastien Fallu, chercheur régulier, Institut universitaire sur les dépendances, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

Même s’il déplore que les fumeurs de marijuana soient stigmatisés dans l’opinion publique, M. Fallu craint qu’à long terme, l’effet contraire se produise, comme pour l’alcool.

Je crains qu’on banalise un peu et que nos gouvernements soient sensibles aux revenus qu’on peut en tirer, explique-t-il.

Fera-t-on la promotion du cannabis?

Dans les années 1990, soit plus de 70 ans après la création de la Commission des liqueurs, la Société des alcools du Québec a pris un virage plus commercial.

L’historien Gilles Laporte raconte qu’en l’espace d’un peu moins d’un siècle, l’alcool est passé d’ un produit hautement sulfureux, pratiquement interdit, associé au diable et à la débauche, à un produit de consommation plus banal, dont on fait maintenant la promotion, ce qui laisse présager que cela pourrait être le cas aussi avec le cannabis.

L'entreprise MedMen a lancé une campagne de promotion aux États-Unis afin où elle tente de démontrer que les consommateurs de marijuana sont aussi des gens normaux et pas nécessairement des drogués.

L’entreprise MedMen a lancé une campagne de promotion aux États-Unis afin où elle tente de démontrer que les consommateurs de marijuana sont aussi des gens normaux et pas nécessairement des drogués. Photo : MedMen

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Cannabis comestible: attention aux enfants, rappelle un hôpital


Je le savais ! Surtout quand les produits ce cannabis comestible qui ressemble a ce que les enfants mangent, j’en avais parlé de ma crainte d’intoxication chez les enfants. Étant donné qu’il légale maintenant de prendre de la marijuana, on devrait vraiment éviter que cela ressemble a des collations pour éviter la confusion chez les jeunes, car il faut croire que les consommateurs ne sont pas assez prudent avec ces substances.
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Cannabis comestible: attention aux enfants, rappelle un hôpital

 

La vente légale du cannabis comestible, des extraits... (PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

La vente légale du cannabis comestible, des extraits de cannabis et du cannabis pour usage topique sera autorisée par le gouvernement fédéral en octobre prochain.

PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

 

La Presse Canadienne
Halifax

Le plus grand hôpital pour enfants du Canada atlantique prévient les parents des risques que représente le cannabis comestible pour les enfants.

Le Centre de santé IWK, de Halifax, a reçu l’an dernier à son centre d’appels antipoison trois fois plus d’appels qu’en 2015 liés au cannabis.

L’hôpital soutient que les centres antipoison du pays ont signalé une exposition accrue au cannabis, en particulier chez les enfants de 12 ans et moins, depuis la légalisation de la marijuana en octobre dernier.

Ces signalements concernaient notamment des produits à base de marijuana concentrée ou des aliments infusés au cannabis.

Le Centre de santé IWK rappelle que ces aliments ressemblent souvent à des collations, sauf que les enfants ne peuvent pas faire la différence entre un brownie normal et un brownie au cannabis.

La vente légale du cannabis comestible, des extraits de cannabis et du cannabis pour usage topique sera autorisée par le gouvernement fédéral en octobre prochain.

« Il est essentiel d’entreposer tous les produits à base de cannabis dans un espace ou un récipient verrouillé, hors de la portée des enfants », rappelle Julie Harrington, du programme de sécurité des enfants à l’hôpital.

L’IWK indique que les expositions à la nicotine liquide ont également augmenté et il recommande des mesures similaires de prévention et de sécurité.

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Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police


Je crois vraiment que la légalisation du cannabis donne des idées malhonnêtes à certaines personnes qui croient faire des affaires d’or. Choisir de prendre du cannabis devrait être avant tout être responsable de ses actes et non de chercher un moyen de les contourner.
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Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

 

Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

Test du produit K-Toxin Cleaner avec un consommateur régulier de cannabis

Photo Martin Tremblay, La Presse

 

TRISTAN PÉLOQUIN

La Presse

Pendant que les policiers multiplient les opérations pour détecter les conducteurs sous l’effet du cannabis autour de Montréal, un entrepreneur flairant la bonne affaire tente de commercialiser un produit « miracle » censé berner les agents évaluateurs. La Presse a testé le produit, qui fait bien sourire les policiers.

La promesse

Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

Le produit K-Toxin Cleaner

Photo Martin Tremblay, La Presse

 

Vendu 26 $ la petite fiole de 30 ml lors de l’Expo cannabis de Montréal en octobre dernier, le produit K-Toxin Cleaner promet d’éliminer toute trace de THC dans la bouche et sur la langue des consommateurs de cannabis jusqu’à une heure après son utilisation.

 « Avec ça, tu n’es pas détectable par la police quand tu conduis », assure sans détour le président de K-Labs, Vincent Jardin, qui dit avoir conçu le liquide au goût de menthe avec de l’extrait de neem, « un bactéricide et fongicide complètement naturel qui détruit le THC dans la bouche ».

Le test 

Pour en avoir le coeur net, nous avons testé l’efficacité du produit en demandant à un consommateur régulier de cannabis de nous fournir un échantillon de salive quelques minutes après avoir fumé un joint, puis un second échantillon 10 minutes après avoir utilisé le K-Toxin Cleaner en suivant les instructions du fabricant à la lettre. Les deux échantillons de salive ont été vérifiés au moyen du test Cannabis Verdict, d’Alco Prévention Canada, vendu une vingtaine de dollars en ligne. Les deux tests ont détecté une présence de THC supérieure à 20 ng/ml de salive. Verdict : le K-Toxin Cleaner ne fonctionne pas. Vincent Jardin n’a pas répondu à nos courriels et le numéro de téléphone affiché sur sa carte professionnelle a été désactivé depuis l’Expo cannabis.

La réalité sur le terrain

Sur le terrain, les agents de l’escouade BRAVES (Barrages routiers, alcool au volant et évaluation de stupéfiants), une unité spécialisée du Service de police de la Ville de Montréal créée le 17 octobre dernier, font peu de cas d’un produit comme le K-Toxin Cleaner. La quinzaine de policiers de l’escouade n’utilisent aucun appareil pour détecter la présence de cannabis dans la salive, même si le ministère fédéral de la Justice a homologué une de ces machines, le Dräger DrugTest 5000, en août dernier.

« Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la machine qu’on n’arrive pas à déceler les conducteurs sous l’influence du cannabis. Les médias ont fait beaucoup état de cette machine, mais c’est un peu un gadget », affirme le lieutenant Bryan Cunningham, responsable de l’unité.

Recherche de doutes raisonnables

Les agents se basent plutôt sur une épreuve de coordination des mouvements pour détecter toute conduite sous l’effet de la drogue. Lors d’une opération tenue jeudi dans la nuit aux abords du pont Victoria, c’est grâce à cette approche que les agents de l’escouade BRAVES ont arrêté un homme qui semblait conduire sous l’effet du cannabis.

« Les policiers ont vite décelé une forte odeur de marijuana dans l’auto et quand ils ont questionné le conducteur, il leur a dit qu’il était parti de Montréal-Nord pour aller conduire un ami sur la rue Notre-Dame, alors qu’il se trouvait pratiquement sur le pont Victoria, ce qui est un peu bizarre. Ça constituait pour eux un motif suffisant pour aller plus loin. Il suffit d’un petit doute pour pouvoir procéder à une évaluation plus poussée », a expliqué le lieutenant Cunningham.

Épreuve de coordination des mouvements

Avant d’être mis en état d’arrestation, le conducteur suspect a été emmené au chaud dans une pièce fermée, dans un bâtiment situé tout près du pont, où une policière lui a fait passer une épreuve de coordination des mouvements.

« On leur donne les conditions idéales pour réussir l’examen, sinon ça risque de leur donner matière à contester en cour », explique le lieutenant.

Une fois dans la pièce, la policière lui a demandé de suivre du regard un point en mouvement.

« Sous l’influence de la drogue, les yeux ont tendance à bouger de façon saccadée. C’est l’un des nombreux signes qui sont reconnus et acceptés par les tribunaux pour démontrer la conduite sous influence », précise le lieutenant.

Agents évaluateurs de drogues

Si le conducteur échoue à ce premier test, il est emmené au poste de police, où un agent évaluateur accrédité procède à un examen encore plus approfondi en 12 étapes, qui peut durer environ une heure.

« On vérifie les yeux, les pupilles, l’équilibre, la perception du temps, la pression artérielle, le pouls, le tonus musculaire et d’éventuelles traces d’injection », explique l’agent évaluateur Sylvain Forgues, du Service de police de l’agglomération de Longueuil, qui a participé à l’opération de jeudi. « Ça nous permet de compléter les motifs justifiant l’arrestation et de déterminer quelle catégorie de drogue le suspect a consommée. Ultimement, ça nous permet de demander un échantillon d’urine, qu’on fera analyser pour trouver des traces de drogue. »

Une technique qui a fait ses preuves

Cette approche a jusqu’à maintenant fait ses preuves, tant au Canada qu’aux États-Unis. Les agents évaluateurs qui entrent en jeu au poste de police ont suivi une formation de 14 jours sur la détection des drogues, alors que les agents sur le terrain ont suivi un cours de trois jours. BRAVES affirme avoir épinglé quatre conducteurs sous l’effet de la drogue depuis sa création, en plus d’avoir arrêté une quinzaine de conducteurs pour facultés affaiblies par l’alcool.

« Notre mandat est d’être très présents sur le terrain, de jour comme de soir. On veut passer le message que la conduite sous l’effet du cannabis et de toute autre drogue est illégale. »

Lors de l’opération de jeudi, les policiers ont contrôlé 175 conducteurs, dont trois qui ont affiché un taux d’alcoolémie supérieur à 0,08 et un qui était vraisemblablement sous l’effet du cannabis.

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Une élève du primaire se présente à l’école avec un petit sac de cannabis


Ce n’est pas la première fois que des drogues se retrouvent dans les mains d’enfants. Vendredi dernier, une petite fille de la maternelle avait en sa possession quelques gramme de marijuana. La police a traité cela à titre préventif, car aujourd’hui, le cannabis est malheureusement légal. Espérons que ceux qui consommeront auront assez de jugeote pour protéger les enfants.
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Une élève du primaire se présente à l’école avec un petit sac de cannabis

 

DAVID MEZA / EYEEM VIA GETTY IMAGES

La fillette de 5 ans avait en sa possession quelques grammes de marijuana.

 

  • Pierre Saint-Arnaud La Presse Canadienne

Un incident survenu dans une école primaire de la Pêche, en Outaouais, devrait servir de leçon de prévention au moment même où la légalisation du cannabis devient réalité.

Vendredi dernier, une enseignante de l’école en question a eu la surprise de voir une élève de 5 ans lui montrer un petit sac de plastique contenant quelques grammes de cannabis.

L’enfant disait que sa mère avait placé la substance, toujours illégale à ce moment, dans son sac d’école.

La direction n’a fait ni une ni deux et a aussitôt communiqué avec le service de police de la MRC des Collines, qui a saisi le sac en question et ouvert une enquête.

« C’est une situation inhabituelle », a reconnu le sergent Martin Fournel, en entrevue avec La Presse canadienne, précisant toutefois que les policiers ont traité le dossier « à titre préventif ».

« Il y a des leçons à tirer de cet incident, avec la légalisation: si les gens consomment à la maison, ce n’est pas parce que c’est légal qu’on peut baisser notre garde et laisser traîner ça un peu partout », a-t-il fait valoir.

Ainsi, aucune accusation ne sera portée contre la mère:

« Le but n’était pas nécessairement d’accuser qui que ce soit et l’enquête policière ne nous permet pas de déterminer avec exactitude à qui appartenait la substance, sa provenance. Il y a quand même un doute raisonnable », a précisé le policier.

De plus, il s’agissait d’une petite quantité – qui sera détruite – et la mère n’a aucun antécédent judiciaire.

La Direction de la protection de la jeunesse a été appelée à intervenir, mais le suivi de cette intervention n’a pas été rendu public.

Le sergent Fournel a tout de même ajouté que l’incident, aussi inusité soit-il, n’est pas une première:

« C’est déjà arrivé dans le passé que des écoles aient à faire face à certaines situations semblables. On parle de cannabis, mais aussi de médicaments d’ordonnance et on a déjà vu aussi des bouteilles de boisson ».

« Ce sont des substances qu’on ne veut pas voir, surtout dans une école primaire avec un enfant de 5 ans. »

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Cannabis au volant: dangereux longtemps après la consommation


Mercredi, le 17 octobre, la marijuana à des fins récréatives sera légale au Canada. Bien, des gens sont contents alors que d’autres sont inquiets. Une étude a été faite pour la conduite au volant après avoir consommé du cannabis. Même après 5 heures, il semble que l’effet est toujours présente. Que ce soit le téléphone, l’alcool ou la drogue, c’est incompatible avec un volant dans les mains
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Cannabis au volant: dangereux longtemps après la consommation

 

L'usage du cannabis à des fins récréatives deviendra... (Photo DARRYL DYCK, PC)

L’usage du cannabis à des fins récréatives deviendra légal mercredi, au Canada.

PHOTO DARRYL DYCK, PC

 

CAROLINE ST-PIERRE
La Presse Canadienne

Prendre le volant sous l’effet du cannabis est un comportement qui demeure dangereux longtemps après la consommation de la substance.

À deux jours de la légalisation du cannabis à des fins récréatives au Canada, une étude de l’Université McGill et de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM), financée par l’Association canadienne des automobilistes (CAA), révèle qu’un conducteur est plus à risque d’être impliqué dans un accident de la route, même cinq heures après avoir consommé du cannabis.

Les chercheurs ont recruté des jeunes conducteurs de 18 à 24 ans qui étaient déjà des consommateurs récréationnels de cannabis. Ils ont ensuite subi une série de tests sur des simulateurs de conduite automobile à quatre moments distincts : une fois alors qu’ils n’avaient pas consommé de cannabis, puis une heure, trois heures et cinq heures après leur consommation.

Sous l’effet du cannabis, les participants ont démontré une certaine capacité à maintenir le cap, mais se sont montrés moins doués pour réaliser certaines manoeuvres courantes.

«Et (ce n’était) pas des manoeuvres complexes là, on parlait de s’insérer entre deux véhicules, pareil comme si on stationnait dans la cour du centre d’achats. On parlait de traverser une intersection, donc de s’immobiliser, de s’assurer que la voie est libre, de traverser l’intersection et de continuer sa route, d’éviter les piétons, d’éviter les cyclistes… Et il y a eu beaucoup de conducteurs […] qui ont participé au test et qui n’ont pas réussi ces manoeuvres-là, qui sont quand même très simples», note le directeur de la Fondation CAA-Québec, Marco Harrison.

La majorité des participants à l’étude ont indiqué qu’ils ne se feraient pas confiance pour prendre le volant dans les cinq heures suivant leur consommation de cannabis.

M. Harrison souligne que la quantité de marijuana consommée par les participants était moins élevée que celle que l’on retrouve généralement dans un «joint» ordinaire.

L’une des chercheuses de l’étude confirme par ailleurs qu’on ne remarquait pas nécessairement une différence entre les habiletés des conducteurs une heure après la consommation et cinq heures plus tard.

«À tous les niveaux, on ne voyait pas nécessairement une différence marquée, même après cinq heures. Les capacités étaient quand même assez altérées, nous faisant dire qu’on ne peut pas prendre le volant, même après cinq heures», affirme la Dre Isabelle Gélinas, professeure à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill, spécialisée en recherches associées à la conduite automobile.

Elle précise également que le cadre de l’étude n’allait pas au-delà des cinq heures, de sorte qu’on ne peut conclure qu’une personne serait nécessairement apte à conduire une fois ce laps de temps écoulé.

Un profil différent

Par ailleurs, une deuxième étude soutenue par la Fondation CAA-Québec et pilotée par le Dr Jacques Bergeron, de l’Université de Montréal, a dressé un portrait type des conducteurs consommateurs de cannabis en faisant remplir des questionnaires aux participants.

Les chercheurs ont demandé aux participants s’ils avaient déjà pris le volant après avoir consommé. Ceux qui ont admis avoir conduit sous l’effet du cannabis ont présenté un profil différent de ceux qui avaient déjà fumé, sans toutefois avoir conduit avec les capacités affaiblies, souligne l’étude.

Ainsi, ceux qui reconnaissent avoir conduit sous l’effet du cannabis avaient généralement une consommation plus importante, et ce, depuis un plus jeune âge, des habitudes de conduite plus téméraires, dangereuses et risquées, une tendance à être très influencés par leurs pairs en ce qui a trait aux comportements dangereux, des amis qui, eux aussi, conduisent sous l’effet du cannabis, plus d’émotions et de comportements associés à la conduite dangereuse et une plus faible perception du risque lié au cannabis.

«Malgré le fait que (ça deviendra) légal à des fins récréatives, il ne faudra pas banaliser les effets surtout sur la capacité de conduire et (il faudra) éviter de prendre le volant après avoir consommé, tout comme on le fait pour l’alcool», fait remarquer Marco Harrison.

«Conduire avec les capacités affaiblies par le pot, ça, ce n’est pas légal, c’est criminel même.»

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Au Canada, les soldats peuvent désormais porter la barbe et fumer des joints


Avec un titre pareil, on peut sauter vite aux conclusions très négatives. Pour la barbe, si elle et bien taillée et peut être rasé en cas de nécessité, pourquoi pas. Par contre le cannabis, je suis contre qu’il devient légal dans quelques jours, mais comme c’est le cas, au moins il y a des restrictions pour ne pas être influencer par la drogue pendant leur service
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Au Canada, les soldats peuvent désormais porter la barbe et fumer des joints

 

Crédits : Canada Armed Forces/Ulyces

par  Laura Boudoux

Assouplir les règles, pour attirer les jeunes recrues et booster le moral des troupes. Depuis mardi 25 septembre 2018, les soldats canadiens peuvent ainsi se laisser pousser la barbe. Un code vestimentaire plus permissif, accordé aux militaires par l’état-major des Forces armées canadiennes (FAC) suite à plusieurs pétitions, explique l’adjudant-chef Alain Guimond à Radio Canada. Il leur sera également permis, sous certaines conditions, de fumer du cannabis comme le reste des citoyens du pays.

Plusieurs consignes seront tout de même à respecter. Les militaires ne pourront donc pas porter de barbes de hipster style bûcheron, mais devront se contenter d’une toison de deux centimètres de long maximum, avec moustache obligatoire. Les commandants d’unités se réservent également le droit d’ordonner aux soldats de se raser, notamment pour des raisons de sécurité. S’ils interviennent dans une zone où le port du masque à gaz est nécessaire, les militaires devront par exemple renoncer à leur barbe.

En septembre 2018, les militaires ont également également appris qu’ils allaient pouvoir consommer de la weed sous certaines conditions. La légalisation sera effective le 17 octobre prochain au Canada. Désormais, les soldats pourront donc fumer ou ingérer de la marijuana jusqu’à 8 heures avant leur service. Évidemment interdite sur les heures de travail, cette permission ne sera pas étendue aux opérations se déroulant à l’étranger, pour des raisons de législation évidente. Enfin, certains postes, comme les pilotes d’aéronefs, les conducteurs de sous-marins, ou encore les plongeurs, devront respecter un délai de 28 jours de sobriété.

Sources : Radio Canada / Stars and Strips / Défense nationale et Forces armées canadiennes

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Coca-Cola et cannabis, un bon mélange?


Le 17 octobre, le cannabis sera autorisé au Canada. Alors les compagnies alimentaires, les boissons diverses voit une vache à lait pour faire plus d’argent. Coca-Cola veut aussi sa part avec une boisson à base de cannabis. Même s’ils ne mettent pas le THC qui donne l’euphorie, je considère qu’on va vraiment trop loin
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Coca-Cola et cannabis, un bon mélange?

 

LIGHTROCKET VIA GETTY IMAGES

L’entreprise étudie la possibilité de créer des boissons infusées au cannabidiol.

Très en vogue en ce moment, le cannabis pourrait aussi intéresser le géant américain des sodas Coca-Cola: le groupe dit envisager l’utilisation dans les boissons du cannabidiol (CBD), une molécule présente dans la marijuana.

« Comme beaucoup d’autres dans l’industrie des boissons, nous étudions de près la croissance un peu partout dans le monde du CBD, un principe non-psychoactif (du cannabis), comme ingrédient dans des boissons destinées au bien-être », a indiqué le groupe dans un communiqué.

« Ce secteur évolue rapidement », a ajouté Coca-Cola. « Aucune décision n’a encore été prise. »

Le CBD ne provoque pas d’euphorie. C’est le THC, un autre élément actif du cannabis, qui procure cette sensation.

Coca-Cola, qui réagissait à des informations de presse évoquant des discussions avec le groupe canadien Aurora, affirme d’ailleurs « ne pas être intéressé par la marijuana ou le cannabis ».

Plusieurs boissons à venir

Reste que la plante suscite actuellement un véritable engouement chez les géants de l’agro-alimentaire, plusieurs d’entre eux faisant le pari que la marijuana sera légalisée dans de nombreux pays à travers le globe dans les prochaines années.

La consommation et la culture du cannabis deviendront déjà légales au Canada le 17 octobre, faisant du pays le premier du G7 à autoriser cette drogue douce.

Le brasseur Molson Coors a déjà annoncé qu’il se lançait dans la production de boissons non alcoolisées à base de cannabis en partenariat avec le groupe canadien The Hydropothecary Corporation (Hexo), un producteur de cannabis thérapeutique.

Constellation Brands, le propriétaire des bières Corona et Modelo et de la vodka Svedka, a lui récemment injecté plusieurs milliards de dollars dans l’entreprise canadienne Canopy Growth.

https://quebec.huffingtonpost.ca//