La sécurité de l’eau douce n’est pas assurée au Canada


Au Canada, nous sommes entourées d’eau douce, que ce soient les rivières et les lacs. Nous avons cette impression que l’eau ne manquera jamais et du gaspillage, il y en a beaucoup malheureusement, surtout l’été. Il faut prendre conscience qu’avec les changements climatiques pourrait rendre l’eau moins accessible dans les années a avenir pour des causes multiples.
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La sécurité de l’eau douce n’est pas assurée au Canada

PHOTO CHAD HIPOLITO, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

La rivière Wedzen kwa, près de Houston, en Colombie-Britannique

(Hamilton) Le Canada devra tenter de remonter une rivière sans pagaie s’il ne reconnaît pas les menaces qui pèsent sur son eau douce, indique un rapport rédigé par certains des plus grands scientifiques du secteur de l’eau.

LA PRESSE CANADIENNE

« Nous avons apprécié le luxe du mythe de l’abondance illimitée d’eau douce au Canada », a déclaré Bob Sandford, coauteur d’un rapport du projet Global Water Futures, auquel participent 22 universités.

« Mais le Canada n’est pas un pays où la sécurité de l’eau est assurée. »

Les changements climatiques dépassent rapidement les politiques d’utilisation de l’eau qui n’ont pas changé depuis des décennies et la mosaïque de juridictions rivales qui les créent ne bouge pas assez vite pour s’adapter, a déclaré la coauteure, Corinne Schuster-Wallace.

« Les impacts du changement climatique s’accélèrent beaucoup plus rapidement que nous ne l’aurions pensé. Nos politiques de gouvernance de l’eau sont fragmentées. »

À titre d’exemple, les auteurs soulignent l’eutrophisation, une intoxication de l’eau des lacs par des algues toxiques.

Les algues ont toujours existé, mais l’impact des quantités croissantes de ruissellement agricole et du réchauffement progressif de l’eau des lacs par le changement climatique est de plus en plus important.

« Les lacs au Canada se réchauffent deux fois plus vite que la moyenne mondiale », a déclaré Bob Sandford qui a précisé que les algues toxiques se développent davantage lorsque les eaux sont plus chaudes.

« L’eutrophisation est un problème d’un océan à l’autre. »

Les conditions météorologiques changeantes menacent également les fermes. Plus de précipitations tombent sous forme de pluie au lieu de neige, qui coule au lieu de rester sur la terre ferme.

« L’agriculture des Prairies dépend de ce manteau neigeux », a déclaré Corinne Schuster-Wallace.

Les villes sont également menacées alors que les glaciers fondent. (La neige accumulée dans les montagnes et les glaciers est la source de la majeure partie de l’écoulement des rivières et de l’approvisionnement en eau de tout le sud des Prairies.)

« Lorsque vous considérez nos glaciers comme notre compte d’épargne et non comme notre compte courant, c’est un réel problème », a déclaré Corinne Schuster-Wallace. « Dans 10, 20 ou 30 ans, notre compte d’épargne aura disparu. »

Dans l’ensemble, la qualité de l’eau se dégrade lentement.

Et les changements climatiques continuent de provoquer l’augmentation d’événements météorologiques extrêmes comme les précipitations et les inondations qui causent des dégâts aux habitations et aux autres infrastructures.

« En cinq ans, nous avons eu trois événements qui ne se produisaient jusqu’alors que tous les 100 ans », a déclaré Corinne Schuster-Wallace.

Le directeur parlementaire du budget a déclaré que les coûts des secours en cas de catastrophe naturelle avaient augmenté de 660 % entre 1970 et 2014. Le coût des événements extrêmes survenus entre 2000 et 2017 dépasse 28 milliards de dollars.

Dans le même temps, l’eau est réglementée par des accords qui, dans certains cas, ont été élaborés dans les années soixante. Dans une année sèche, l’Alberta aurait de la difficulté à laisser à la Saskatchewan sa part d’eau dans certaines rivières, a déclaré Bob Sandford.

« La division dans ce pays pourrait nous coûter très cher », a-t-il déclaré.

« La stratégie pancanadienne sur le climat est en lambeau. Il y a d’énormes conflits et nous n’arrivons pas à des solutions. »

Les deux auteurs ont exhorté les politiciens à atténuer leur rhétorique et à se mettre au travail.

« Nous devons nous engager à changer ce que nous faisons », a déclaré Schuster-Wallace. « Et nous aurions dû l’avoir fait hier. »

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Un hiver froid et mouvementé en vue au Canada


Ah, cela ne me tente pas du tout. La fin de l’hiver passé, ce fut long et pénible. Cette année, ca risque d’être tout l’hiver qui sera froid et plein de neige qu’on ne sera plus ou la mettre. Bon, c’est des pronostic et non des certitudes à long terme, mais c’est l’hiver. Pour ma part, c’est le mois de janvier que je trouve extrêmement long, après février est un petit mois, mars on commence à parler de plus en plus de printemps …
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Un hiver froid et mouvementé en vue au Canada


L’hiver sera long, froid et désordonné dans la majeure partie du Canada, selon les prévisions saisonnières publiées lundi par MétéoMédia.


SALMAAN FAROOQUI
LA PRESSE CANADIENNE

Le mois de novembre a déjà apporté des chutes de neige historiquement précoces dans le sud de l’Ontario et des pannes d’électricité dans les Prairies, établissant ce que le météorologue en chef, Chris Scott, décrit comme une tendance tout au long de l’hiver.

« L’hiver qui vient à travers le pays semble devoir être plus congelé que décongelé, et nous avons déjà assisté à une entrée précoce du temps hivernal cet automne, a-t-il déclaré. Les signes que nous voyons cette année laissent penser que nous aurons droit à un hiver plus dur que doux partout au pays — et qu’il sera long pour de nombreux Canadiens. »

Selon M. Scott, du sud de l’Ontario au sud du Québec, les gens peuvent se préparer à un hiver plus froid que la normale, avec beaucoup plus de précipitations que d’habitude.

Il s’attend à du mauvais temps partout au Québec et en Ontario, avec un mélange de précipitations. Cela signifie que la pluie pourra souvent emporter la neige après de grandes chutes, et qu’il pourrait y avoir des conditions glacées.

« Une fois que l’hiver sera installé, on ne s’attend pas à un printemps précoce », a déclaré M. Scott.

En fait, a ajouté M. Scott, toutes les provinces à l’est du Manitoba seront probablement confrontées à une saison d’hiver prolongée. Le printemps ne devrait arriver que vers la fin mars ou le début avril.

Dans le Canada atlantique, M. Scott prédit qu’il ne fera pas très froid, mais qu’il y aura de nombreux épisodes de précipitations.

« Cela sera vraiment chaotique selon l’endroit où vous vous trouvez », a-t-il prévenu.

Il y aura probablement beaucoup de neige au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard, selon lui, tandis qu’en Nouvelle-Écosse, ce sera un mélange de neige, de glace et de pluie.

Les chutes de neige seront moyennes à Terre-Neuve-et-Labrador, a-t-il ajouté.

La situation s’annonce un peu meilleure en Colombie-Britannique, où M. Scott annonce que les températures seront légèrement supérieures, et les précipitations légèrement inférieures, à la normale.

Les conditions seront également probablement favorables dans les domaines skiables de la Colombie-Britannique, malgré des températures légèrement plus élevées.

En Alberta, poursuit M. Scott, les précipitations seront supérieures à la normale dans le sud, avec des températures particulièrement froides dans toute la province.

La tendance au gel profond se poursuivra en Saskatchewan et au Manitoba. Ce sera particulièrement le cas dans le sud des Prairies, où M. Scott s’attend à ce que de l’air froid vienne s’installer pour la saison.

Il prédit que le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest connaîtront probablement des conditions hivernales moyennes, ce qui contredit la tendance récente des hivers plus cléments que d’habitude dans le Grand Nord.

« Ces dernières années, nous avons vu la signature du changement climatique : les hivers sont plus doux que d’habitude, et ça se poursuivra dans les années et les décennies à venir », a-t-il expliqué.

Mais il a dit que cette année en est une d’exception, en particulier parce que près du pôle Nord, l’air plus froid tend à se diriger près du Nunavut plutôt que près de la Russie et de la Scandinavie.

Mais au Yukon, l’hiver sera probablement plus chaud que la normale, a ajouté M. Scott.

Le Yukon et la Colombie-Britannique sont également les seules régions du pays où le printemps pourrait se manifester tôt en 2020. Selon M. Scott, le reste du pays devrait se préparer à un hiver difficile et prolongé.

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Un bateau coincé depuis un siècle en haut des chutes du Niagara s’est déplacé


Le Niagara attire beaucoup de touristes avec ses trois chutes partagées entre le Canada et les États-Unis. Depuis 1918 un bateau de fer est coincé entre des roches sur le côté du Canada. En fin de semaine, le Québec et l’Ontario ont connu des vents assez forts, il y a eu beaucoup de dégâts et des pannes électriques. Ces vents semblent avoir été assez puissants pour bouger le bateau sans le projeter vers les chutes. Cette embarcation est toujours coincée et il semble stable pour le moment.
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Un bateau coincé depuis un siècle en haut des chutes du Niagara s’est déplacé


Ce bateau s’est coincé dans les roches en 1918, à 600 mètres du bord des chutes.


Un bateau de fer coincé au dessus des chutes du Niagara depuis plus d’un siècle s’est déplacé sur plusieurs mètres en raison de fortes intempéries, a annoncé le gestionnaire des lieux dans une vidéo publiée.

“Nous pensons qu’il a avancé d’environ 50 mètres en aval de son emplacement d’origine”, a expliqué Jim Hill, de Niagara Parks dans une vidéo consultable sur Twitter, indiquant également que le bateau “s’était tourné sur le côté”.

La pluie et de forts vents qui se sont abattus sur la région jeudi soir ont eu raison du colosse rouillé, selon les médias locaux.

Connu sous le nom d’“Iron Scow” (“chaland de fer”), le bateau est un élément emblématique des chutes du Niagara après s’être coincé dans les roches du côté canadien en 1918, à 600 mètres du bord des chutes, suite à une tentative de remorquage.

“Tout semble sécurisé pour l’instant, cependant en cas de mauvais temps, il pourrait bouger un peu plus”, a déclaré le PDG de Niagara Parks, David Adames, à la chaîne anglophone CBC.

Si le bateau continue d’avancer et menace de tomber dans les chûtes, des mesures pour assurer la sécurité de tous seront prises, a assuré M. Adames.

Chaque année, des millions de touristes visitent les chutes du Niagara, composées de trois chutes, réparties sur les territoires américain et canadien.

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Des espions parmi nous



Pour moi, l’espionnage se fait entre les pays comme les États-Unis, la Russie, etc. Des fois, je me demande si je suis dans un autre monde. Le Rwanda à de grandes blessures à cause du génocide. Même si cette période noire est derrière eux, il reste des coins sombres qui continuent a contrôler les gens même à l’extérieur du pays. Je trouve monstrueux qu’on attire des jeunes pour aller étudier à l’étranger pour devenir des espions et s’ils refusent, ils risquent de payer de leur vie. C’est une situation inadmissible. Cette jeune étudiante ne veut pas donner les renseignements récoltés, car elle sait que des gens vont mourir. Elle devrait être protégée pour ce refus.
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Des espions parmi nous


On associe souvent l’espionnage à de grandes puissances comme la Chine ou la Russie, pas à un pays comme le Rwanda. Or, nous avons appris qu’une Rwandaise a reconnu avoir espionné au Québec pour le compte de son gouvernement. Une affaire qui lève le voile sur une face plus sombre du gouvernement de Paul Kagame, louangé pour avoir piloté la renaissance du Rwanda, ravagé par un génocide il y a 25 ans.

Par Chantal Lavigne

En 2008, Nadège* est étudiante à l’université à Kigali, la capitale rwandaise, lorsqu’elle apprend que le gouvernement offre des bourses d’études à l’étranger. La jeune femme pose sa candidature et obtient une bourse de la francophonie pour venir au Québec. Elle présume qu’il s’agit d’une récompense pour son excellence scolaire et pour son travail de cadre au sein du FPR, le parti au pouvoir au Rwanda. Mais elle découvre rapidement qu’en échange, elle devra remplir une mission : espionner un Canadien d’origine rwandaise ici.

« On m’a dit : “il y a un homme au Canada, tu dois le retrouver dans le but de découvrir où se trouvent ses parents” », raconte la jeune femme, qui a accepté de nous rencontrer.

Le couple recherché, lui explique-t-on, a commis un acte de terrorisme au Rwanda, avant de s’enfuir à l’extérieur du pays.

Nadège assure que sa sécurité aurait été en jeu si elle avait refusé de collaborer.

À l’étranger, y compris au Canada, le Rwanda est souvent présenté comme une Singapour africaine, où règnent ordre et propreté. Un pays qui, sous la gouverne de son président Paul Kagame, a su renaître de ses cendres, après un génocide qui a fait 800 000 morts en 1994, en majorité des membres de la minorité tutsie.

Le président Kagame est invité dans les plus grands forums internationaux. Il était au G7 dans Charlevoix en 2018 et encore à Biarritz en août dernier. Le Rwanda sera l’hôte du prochain sommet du Commonwealth en juin prochain.

Mais derrière cette image brillante se cacherait un régime de plus en plus autoritaire qui ne tolère aucune dissidence et qui surveille et traque ses critiques, même à l’étranger.

Formations d’espionnage avec des militaires

Nadège est une jeune femme à la voix douce et à l’allure timide, qu’on peine à associer au mot espionne.

Avant son départ, elle affirme avoir suivi une formation au camp militaire de Gako pour apprendre les rudiments d’espionnage.

« Ça consistait à savoir comment approcher les gens, comment les suivre. Il y avait aussi des mises en situation », décrit-elle.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

Une trentaine de personnes assistaient à la formation, selon elle. Elle affirme toutefois ignorer si, parmi elles, se trouvaient d’autres étudiants chargés d’espionner à l’étranger.

« On ne pouvait pas le savoir. C’est ce qu’on répétait chaque fois. Tu dois être quelqu’un de discret, de secret. Personne ne le savait à part moi. Même mon mari. »

À son arrivée au Québec, en 2010, Nadège se met au travail. Elle suit l’homme ciblé par son gouvernement à quelques reprises et se rend à des fêtes rwandaises pour tenter de s’en rapprocher. Mais sans grand succès. Le jeune homme se méfie.

« Les gens se disent qu’il y a des espions qui arrivent ici, dit-elle. Qu’ils sont envoyés par le gouvernement rwandais qui leur veut du mal. »

De vrais professionnels

Au cours de notre enquête, nous avons en effet constaté qu’un climat de crainte régnait au sein d’une partie de la diaspora rwandaise. Plusieurs dissidents n’ont jamais voulu nous parler, persuadés que le gouvernement rwandais les surveille jusqu’ici. Jusqu’à quel point leurs craintes sont-elles fondées?

Sans vouloir commenter spécifiquement le cas du Rwanda, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) nous écrit « avoir constaté à maintes reprises que des États étrangers prenaient pour cible des collectivités précises au Canada ».

Toutefois, un rapport secret de 2014 de l’Agence des services frontaliers du Canada affirme que des espions rwandais harcèlent des réfugiés ici.

Le document déposé en Cour fédérale dans un autre dossier d’immigration décrit un « système bien documenté de répression des critiques du gouvernement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Rwanda ».

Des cas d’espionnage rwandais ont aussi été rapportés dans les médias dans le passé en Suède, en Australie et en Belgique.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

« Les Rwandais ont la réputation d’être actifs et efficaces en ayant acquis toutes les ficelles du métier d’agent de renseignement. Ce sont de vrais professionnels », souligne Guy Rapaille, qui a longtemps dirigé le comité de surveillance des services de renseignement belges.

Il affirme même avoir été informé en 2017 et en 2018 de la présence en Europe de membres des services de renseignement rwandais, chargés d’éliminer ou de faire pression sur des opposants. Il précise toutefois n’avoir jamais eu vent de l’assassinat d’un dissident en Europe.

Menaces, disparitions et assassinats

Par contre, certaines personnes en Europe ont déjà été victimes de menaces sérieuses.

En 2011, la police de Londres a avisé les dissidents rwandais René Mugenzi et Jonathan Musonera que leur vie était mise en danger par le gouvernement rwandais.

En 2014, Judi Rever, une journaliste et auteure indépendante de Montréal, est en reportage en Belgique, lorsqu’elle est abordée à son hôtel par un représentant de la Sûreté de l’État.

« Vous êtes madame Judi Rever? » lui demande-t-il.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

À l’époque, elle prépare un livre sur les crimes commis par les troupes de Paul Kagame pendant et après le génocide.

« Il m’a dit qu’ils avaient des informations crédibles indiquant que l’ambassade rwandaise en Belgique constituait une menace contre ma vie », raconte-t-elle.

Deux gardes du corps en voiture blindée vont la suivre jour et nuit durant son séjour d’une semaine en Belgique.

« Pour la première fois de ma vie, je me suis dit : “c’est très sérieux”, dit-elle. Je me suis dit : “le régime est prêt à tout faire pour m’empêcher de travailler.” »

« Ils n’hésitent pas à tuer leurs opposants en dehors de leur pays”, confirme Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale chez Human Rights Watch. C’est quelque chose qu’on a documenté depuis les années 90. »

Lewis Mudge et son organisation ont dû quitter le Rwanda en 2018 en raison de leurs critiques du gouvernement rwandais. L’organisme de défense des droits de la personne a enquêté sur de nombreux cas de menaces, de torture, de disparitions, de tentatives d’assassinat et de meurtres au Rwanda, mais aussi à l’étranger : au Kenya, en Ouganda et en Afrique du Sud.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

L’un des cas les plus célèbres est celui, en 2014, du colonel Patrick Karegeya, un ancien dirigeant des services de renseignement rwandais. Il a été étranglé dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg, en Afrique du Sud.

Deux semaines plus tard, lors d’un discours public, le président Paul Kagame tient des propos troublants :

« Si vous décevez le pays, si vous souhaitez du mal à son peuple, vous finirez par en subir les conséquences. Il ne reste qu’à savoir comment.  »

Dans la foulée de cette affaire, le département d’État américain s’est dit « troublé par une succession de meurtres d’exilés rwandais qui semblent avoir une motivation politique ».

Plus récemment, la justice sud-africaine a lancé des mandats d’arrêt contre deux Rwandais, vraisemblablement liés au gouvernement rwandais.

Nadège demande l’asile…

Nadège, elle, parviendra grâce à des connaissances à retrouver le couple recherché par les autorités rwandaises. Mais elle assure n’avoir jamais transmis l’information à son gouvernement. C’est qu’elle a été ébranlée, dit-elle, par des attaques rapportées contre des Rwandais à l’étranger.

« J’ai pris conscience que c’est pour les tuer qu’on recherche les gens qui sont à l’extérieur. C’est là que j’ai commencé à me demander ce que je fais. »

Elle affirme que le représentant du haut-commissariat du Rwanda au Canada, à qui elle devait transmettre les informations, a commencé à s’impatienter devant son peu de progrès. Elle coupe tout contact avec lui, déménage et, en août 2013, demande l’asile politique au Canada.

« Elle n’a pas terminé sa mission. Elle n’a pas révélé l’intégralité de l’information sensible qu’elle a pu recueillir. Donc aucune vie n’a été mise en danger », plaide son avocate Meryam Haddad.

Mais en octobre 2014, le Tribunal de l’Immigration rejette la demande d’asile. Le commissaire conclut que Nadège a effectué de l’espionnage, que cet espionnage contrevient aux valeurs d’un État démocratique, et qu’il est donc contraire aux intérêts du Canada.

Selon lui, Nadège a accepté volontairement d’espionner en échange d’une bourse d’études. La Rwandaise devra donc être expulsée du territoire canadien.

Il reste toutefois un dernier recours : convaincre l’Agence des services frontaliers que les risques que Nadège court au Rwanda sont plus grands que la menace qu’elle représente pour le Canada. C’est ce qu’on appelle un examen des risques avant renvoi.

« Je pourrais être maltraitée ou tuée si je retournais au Rwanda, parce qu’en ne remplissant pas ma mission d’espionnage, j’ai trahi le gouvernement rwandais. »

– Nadège

Près de cinq ans plus tard, elle n’a toujours pas de réponse.

Nous avons tenté sans succès à plusieurs reprises d’obtenir des commentaires du haut-commissariat du Rwanda au Canada. Nous n’avons pas réussi à joindre le diplomate rwandais que Nadège affirme avoir rencontré. Il a depuis quitté le Canada.

*Pour des raisons de sécurité, nous avons changé son nom et modifié certains détails de son récit.

Chantal Lavigne journaliste, Yanic Lapointe réalisateur télé, Melanie Julien chef de pupitre, André Guimaraes développeur, Jasmin Simard illustrateur. Avec la collaboration de Charlie Debons pour l’image de couverture.

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Vapotage : deuxième cas de maladie pulmonaire grave signalé au Québec


Le vapotage permet de fumer moins ou même d’arrêter de fumer, cependant, les conséquences à longs termes ne sont pas connus. Cependant, il y a des causes qui commence à apparaitre au Canada dont le Québec de personne utilisant les e-cigarettes souffrant de maladie pulmonaire. Les liquides que l’on met pour les cigarettes électroniques peuvent contenir plusieurs produits chimiques en plus d’ajouter une saveur.
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Vapotage : deuxième cas de maladie pulmonaire grave signalé au Québec


PHOTO ROBERT F. BUKATY, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

(Montréal) Santé Canada rapporte un deuxième cas de maladie pulmonaire grave liée au vapotage et, comme le premier, celui-ci a été signalé au Québec.

PIERRE SAINT-ARNAUD
LA PRESSE CANADIENNE

Ces deux cas sont les seuls confirmés jusqu’ici, mais trois autres cas sont considérés comme probables, soit deux au Nouveau-Brunswick et un en Colombie-Britannique.

À la mi-septembre, un cas avait également été signalé à London, en Ontario, mais il a été retiré de la liste pour l’instant et remis dans la catégorie « sous enquête », l’annonce ayant été considérée comme prématurée par les autorités canadiennes de santé publique.

Santé Canada rappelle dans son communiqué que le vapotage comporte des risques et que ses effets à long terme sur la santé ne sont toujours pas connus.

De plus, la cause des maladies pulmonaires graves liées au vapotage demeure aussi nébuleuse et est encore à l’étude aux États-Unis et au Canada.

L’agence fédérale rappelle au passage que les produits de vapotage peuvent contenir des douzaines de produits chimiques et que la plupart des substances à vapoter sont aromatisées et contiennent de la nicotine. Mais elle avertit de ne pas utiliser de produits de vapotage obtenus illégalement, y compris ceux contenant du cannabis, puisque ces produits ne sont soumis à aucun contrôle ou surveillance.

Enfin, Santé Canada conseille aux personnes qui vapotent ou qui ont déjà vapoté de consulter un professionnel de la santé en cas de toux ou d’essoufflement, de douleurs thoraciques ou de malaise généralisé et inexpliqué.

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Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


Le gaspillage des vêtements invendus n’est pas quelque chose qu’on entend parler, mais c’est une réalité. Il y a des commerces qui aiment mieux découper les vêtements et les enfouirent que les donner à des organismes, il semble qu’à Montréal cela va changer et peut espérer que d’autres villes suivront l’exemple.
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Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentairePhoto: Métro

En plus de s’attaquer au gaspillage alimentaire, la Ville entend interdire aux commerces du textile de jeter leurs invendus aux ordures. Une mesure qui vise à réduire le nombre de déchets enfouis tout en donnant une seconde vie à ces vêtements.

«Dans le même état d’esprit de valorisation plutôt que d’enfouissement, nous allons interdire aux commerçants de détruire et de jeter des vêtements qui ne seront pas vendus», a déclaré jeudi la responsable de la transition écologique à la Ville de Montréal, Laurence Lavigne Lalonde.

Cette dernière a pris part à une conférence de presse à l’hôtel de ville en compagnie de l’élu responsable des services aux citoyens, Jean-François Parenteau.

Les deux conseillers ont présenté le Plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025 de la Ville. Ce document, qui fera l’objet d’une consultation publique au cours des prochains mois, se donne des cibles ambitieuses. Il vise notamment à tendre vers le zéro déchet en détournant de l’enfouissement 85% des matières résiduelles de la métropole d’ici 2030.

Selon la Ville, il presse de trouver des moyens de réduire le volume de déchets alors que le site d’enfouissement de Terrebonne aura atteint son point de saturation dans 10 ans.

«L’urgence d’agir pour réduire nos matières enfouies est bien réelle.» -Laurence Lavigne Lalonde

«Un fléau»

Pour atteindre les objectifs de ce plan, la métropole entend agir sur plusieurs fronts. En plus de réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2025, la Ville compte interdire aux commerces de jeter leurs vêtements invendus.

«La question du gaspillage vestimentaire est un fléau et nous savons que nous devons l’attaquer, surtout lorsque nous savons que l’industrie du textile est l’une des plus polluantes à l’échelle de la planète», a souligné Mme Lavigne-Lalonde.

La Ville entend d’abord demander aux commerces du textile de s’associer avec des organismes qui redistribuent les vêtements usagés. L’administration mettra aussi en place un encadrement règlementaire pour faciliter le déploiement de boîtes de dons.

Les commerces qui refuseront de changer leurs habitudes pourraient en subir les conséquences, a prévenu Mme Lavigne-Lalonde.

«Économie circulaire»

La Ville aimerait aussi voir plus de vêtements être transformés en d’autres produits sur le principe de «l’économie circulaire».

L’entreprise Certex, basée dans la municipalité de Saint-Hubert, transforme notamment des vêtements usagés ou invendus en chiffons industriels. Les vêtements en polyester, qui sont faits à base d’hydrocarbures, peuvent aussi servir comme source d’énergie dans les cimenteries

Le textile usagé pourrait par ailleurs servir au rembourrage de meubles ou encore comme isolant dans les maisons, si la loi le permet.

«Au Québec, on est une des dernières rares provinces qui n’autorise pas l’usage du textile usagé pour le rembourrage. Donc, évidemment, nous allons interpeller le gouvernement du Québec pour lui demander de relancer ce marché, qui est un marché énorme pour nous», a évoqué M. Parenteau. 

Le rôle des citoyens

La Ville entend aussi réduire de 10% la quantité de déchets produits par habitant dans la métropole d’ici 2025 et de 20% d’ici 2030. Cela signifie que chaque Montréalais devra produire 10 kilos de déchets en moins annuellement.

Pour atteindre cette cible, la Ville entend notamment adopter l’an prochain un règlement visant à réduire l’usage du plastique à usage unique sur son territoire. La Ville réalisera en outre des projets pilotes dans 22 écoles de la métropole dès cette année pour y intégrer des systèmes de collecte des matières organiques.

La Ville n’a pu fournir un estimé de la facture qui sera associée à l’application de l’ensemble de ce plan.

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Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises


A Montréal, IGA, Metro et Provigo donnent leurs denrées non vendu à Moisson Montréal pour quelle soit distribué aux moins nantis. Pourtant, le gaspillage alimentaire demeure un grand problème. La ville prévoit un règlement pour interdire le gaspillage alimentaire aux autres épiceries, restaurants, écoles, hôpital et autres industries. Si cela est bien gérer, je trouve que c’est une obligation qu’il devrait avoir partout au monde. Il n’y a aucune raison que l’on gaspille autant et que des gens continue de ne pas manger à leur faim.
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Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises

Photo: Courtoisie | Montreal Dumpster Diving

La Ville de Montréal pourrait imposer des amendes aux épiceries et aux institutions afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Les élus entendent toutefois prioriser la collaboration.

La Ville présentera jeudi son Plan de gestion des matières résiduelles 2020-2022. Une des mesures phares de ce plan consiste à l’adoption d’un règlement visant à interdire aux géants de l’alimentation de jeter à la poubelle des produits qui sont encore comestibles. Une mesure qui vise à contrer le gaspillage alimentaire tout en redistribuant ces denrées aux Montréalais dans le besoin.

Le règlement viserait les épiceries et les restaurants, mais aussi les hôpitaux et les écoles, entre autres.

«On a encore des enfants qui se rendent le ventre vide à l’école le matin. Ça n’a aucun sens», a déploré mercredi la responsable de la transition écologique à la Ville, Laurence Lavigne Lalonde.

Cette dernière a donné un point de presse jeudi pour donner quelques détails sur ce plan.

Actuellement, les matières résiduelles représentent 4% des émissions des émissions de gaz à effet de serre de la métropole. La majeure partie des émissions associées à ce secteur sont reliées à l’enfouissement, selon des données de la Ville.

«Les produits alimentaires, c’est une part importante de ce qu’on retrouve dans les déchets qu’on envoie à l’enfouissement.» -Laurence Lavigne Lalonde

Partenariats

Depuis 2013, la banque alimentaire Moisson Montréal récupère les invendus dans une centaine d’épiceries de la métropole. Celles-ci appartiennent aux chaînes IGA, Metro et Provigo.

«Ces trois grandes bannières nous ont donné un million de kilogrammes de denrées qui seraient allées autrement dans l’enfouissement, seulement l’an dernier», a souligné à Métro le directeur général de Moisson Montréal, Richard Daneau. 

L’objectif de la Ville est donc d’inclure l’ensemble des épiceries dans des partenariats avec des banques alimentaires ou de petits organismes locaux. Elle entend aussi élargir cette initiative aux écoles, aux hôpitaux et aux restaurants, entre autres.

«Et par la suite, s’il reste des denrées, on veut que ça soit composté en non enfoui. Parce que comme ça, ça peut être valorisé», a ajouté Mme Lavigne Lalonde.

La Ville espère ainsi s’approcher de la cible qu’elle s’est fixée de rendre la métropole zéro déchet d’ici 2030.

Amendes

Des amendes seront par ailleurs prévues pour les entreprises et les institutions qui refuseront de mettre en place les mesures nécessaires pour contrer le gaspillage alimentaire.

«Nous allons les accompagner [les entreprises], mais en même temps, je m’attends à des résultats», a laissé tomber la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le nouveau plan de gestion des matières résiduelles de la Ville fera prochainement l’objet d’une consultation publique. Une consultation portant spécifiquement sur le gaspillage alimentaire pourrait par ailleurs s’ajouter à celle-ci. Une pétition à cet effet a d’ailleurs recueilli plus de 10 300 signatures en moins de deux mois.

Enjeu financier

Le directeur général de Moisson Montréal voit d’«un bon oeil» le plan proposé par la Ville. Il soulève néanmoins que l’élargissement du plan de récupération des denrées alimentaires aux restaurants et aux institutions comme les écoles et les hôpitaux risque de soulever des défis.

«L’enjeu financier va rapidement arriver parce que les frais associés au transport [des denrées], c’est une grosse partie de nos dépenses», a indiqué M. Daneau. 

La banque alimentaire dispose actuellement d’un laboratoire qui analyse les denrées alimentaires qu’elle reçoit avant de les redistribuer à quelque 250 organismes de l’agglomération. Cela permet de s’assurer que les produits reçus ne contiennent pas de bactéries nuisibles à la santé.

«Il y a tout un enjeu de salubrité qu’il faudra valider dans le détail. Ce n’est pas parce que ce sont des gens en situation de pauvreté qu’il faut tourner les coins ronds en matière de salubrité et d’hygiène», a noté M. Daneau.

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Plus de 300 accusations pour traite de personnes en Ontario et au Québec


Je suis contre la prostitution depuis qu’au Cégep dans le cadre d’un cour en français, il fallait aller voir un film sur la prostitution, c’est une enquête les danseuses nues dans un bar jusqu’au USA en finissant par la pornographie. Beaucoup vont dire que les filles le font par choix. Peut-être, pour quelques-unes, mais c’est un marché très lucratif et des hommes la plupart du temps, vont prendre en charge des filles pour faire plus d’argent. Ce qui entraîne tout un réseau de traite des femmes pour de l’esclavage sexuel. C’est une honte, autant les proxénètes que les clients qui en profitent.
Nuage


Plus de 300 accusations pour traite de personnes en Ontario et au Québec

La plupart de ces femmes provenaient du Québec.

VMARGINEANU VIA GETTY IMAGES

Plus de 300 accusations ont été portées et 31 personnes ont été arrêtées lors d’une enquête sur la traite de personnes et le crime organisé à laquelle ont participé différents corps policiers en Ontario et au Québec.

Les arrestations et une série de perquisitions ont eu lieu à plus de 30 endroits différents, jeudi dernier, dans le Grand Toronto et au Québec.

Les policiers disent avoir démantelé un réseau de prostitution dans les régions de Toronto et d’Ottawa, en Ontario, et dans l’Ouest canadien, qui faisait de la traite de personnes à partir du Québec.

Les enquêteurs ont identifié 12 victimes. La police cherche à retrouver 33 autres femmes qui auraient été mêlées au réseau au cours de la dernière année.

La majorité des femmes venaient du Québec et avaient été amenées en Ontario ou ailleurs au Canada pour la prostitution.

Thai Truong, détective de la Police régionale de York

Il s’agit de femmes dans la vingtaine et la trentaine.

Ces femmes pouvaient sourire aux clients, mais ne vous méprenez pas, elles n’étaient pas des participantes consentantes, raconte M. Truong. Elles étaient sous l’emprise [du réseau].

Violence

Dans de nombreux cas, les victimes sont forcées de se livrer au commerce du sexe par la violence, les menaces de violence, la coercition et la tromperie, indique Eric Jolliffe, le chef de la Police régionale de York, en banlieue de Toronto.

En plus de la Police régionale de York, l’Équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme du Québec s’est jointe à l’enquête appelée projet « Convalesce », tout comme la Police provinciale de l’Ontario, le Service de police de Toronto et la Police régionale de Peel.

La police exhorte les victimes de la traite de personnes à demander de l’aide.

Nous demeurons très préoccupés par le niveau épouvantable de violence et la victimisation des femmes au sein de ces réseaux de traite de personnes, affirme le chef de police Jolliffe.

Le projet « Convalesce » est le fruit d’une enquête lancée en octobre 2018 au sujet du présumé proxénète québécois Jonathan Nyangwila. Deux victimes du Québec, qui étaient alors contraintes de se prostituer dans un hôtel en banlieue de Toronto, avaient contacté la police après avoir tenté de lui échapper.

Les enquêteurs ont ensuite identifié de nombreux autres suspects. Jonathan Nyangwila était le chef du groupe et était appuyé de trois de ses frères et d’un cousin, selon le détective Truong.

Victimes « déracinées »

Dominique Côté, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et de l’Équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme, n’est pas surpris de voir des victimes québécoises être amenées en Ontario.

[Les proxénètes vont] déraciner des jeunes femmes, les sortir de leur milieu, les déraciner de leur point d’ancrage pour ensuite les répartir selon le besoin qu’on identifiera.

Dominique Côté, Équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme

M. Côté explique qu’ainsi éloignées de leur famille et de leurs amis, il est difficile pour ces femmes d’obtenir de l’aide, sans parler de la barrière linguistique.

Elles se retrouvent seules, complètement démunies, dit-il.

Selon la Police régionale de York, le réseau démantelé était aussi impliqué dans la production de fausses pièces d’identité ainsi que dans le trafic de drogue, la fraude par cartes bancaires et des crimes commis avec des armes à feu.

Les accusations contre les individus appréhendés incluent : traite des personnes, harcèlement criminel, fraude, vol d’identité, gangstérisme, possession illégale d’une arme à feu et trafic de cocaïne.

Les policiers indiquent que leur enquête se poursuit. Ils recherchent toujours 11 suspects et craignent qu’il y ait eu d’autres victimes au cours des dernières années.

Avec des renseignements fournis par Myriam Eddahia

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Le Manitoba déclare l’état d’urgence après la tempête de neige


A ma connaissance, il n’y a pas de neige au Québec, enfin pas d’accumulation jusqu’è maintenant, cela fait un peu étrange d’entendre parler de tempête de neige à l’extérieur de la province. Le Manitoba a dû faire face à une tempête de neige qui a fait des dégâts considérables que l’état d’urgence à été demandé par l’hydro Manitoba au gouvernement. Même des routes sont fermées et ils attendent encore une bonne accumulation de neige. Comme si ce n’est pas suffisant, dans certaines municipalités, il y a des risques d’inondation.
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Le Manitoba déclare l’état d’urgence après la tempête de neige

Une équipe technique s'emploie à nettoyer, à Winnipeg, au lendemain d'une tempête de neige.

Une équipe technique s’emploie à nettoyer, à Winnipeg, au lendemain d’une tempête de neige.

PHOTO : THE CANADIAN PRESS / JOHN WOODS

À la demande d’Hydro Manitoba, le gouvernement manitobain a déclaré l’état d’urgence dimanche, au lendemain d’une tempête de neige prématurée et dévastatrice dans le sud de la province.

Le fournisseur d’électricité explique que la tempête hivernale extrêmement puissante et lente a endommagé de grandes tours de transmission et brisé des centaines de poteaux électriques dans les régions de Portage la Prairie, de Westbourne, d’Amaranth, d’Alonsa, du lac Manitoba, de Ashern, de Lundar, la région d’Entre-les-lacs et d’autres localités.

Environ 34 000 clients étaient toujours privés d’électricité dimanche midi. « Les effets de la tempête sont bien pires que ce que nous avions initialement prévu », déclare Jay Grewal, président et chef de la direction d’Hydro Manitoba.

Selon lui, les réparations prendront des jours.

Une tour de transmission de Portage la Prairie brisée

Hydro Manitoba explique que la tempête a endommagé de grandes tours de transmission et brisé des centaines de poteaux électriques.

PHOTO : RADIO-CANADA / MARIE-MICHELLE BORDUAS

Entre autres, la déclaration de l’état d’urgence permet à Hydro Manitoba d’invoquer les accords d’aide mutuelle avec les provinces voisines et des États américains afin d’obtenir du matériel supplémentaire tel que des poteaux, des câbles aériens et de l’équipement, selon M. Grewal.

C’est la première fois qu’Hydro Manitoba sollicite l’aide mutuelle d’autres services publics.

« Hydro Manitoba a officiellement demandé au gouvernement de déclarer l’état d’urgence afin d’obtenir l’accès aux ressources matérielles et humaines dont elle a besoin pour rétablir le courant électrique le plus rapidement possible », soutient Brian Pallister.

Le centre de coordination des urgences de la province a augmenté son niveau d’alerte en raison « des inquiétudes plus élevées », explique le premier ministre.

Il ajoute que certains Manitobains pourraient encore être privés d’électricité pendant plusieurs jours.

De 20 mm à 25 mm de précipitations sont encore attendus dans le sud de la province.

En plus de nombreux secteurs laissés sans courant électrique, le niveau de certains cours d’eau donne également des sueurs froides aux autorités.

La province surveille notamment la vallée de la rivière Rouge, la région d’Entre-les-lacs, celle de Whiteshell et l’ensemble du sud-est de la province.

La Ville de Winnipeg avait déjà activé ses mesures de prévention des inondations mercredi. Des opérations de pompage sont également en cours à Emerson, Morris, Dominion City et dans quelques autres municipalités.

Winnipeg tente aussi de se relever

De son côté, le maire de Winnipeg, Brian Bowman, soutient que les employés de la province et de la Ville travaillent de concert pour rétablir les services.

M. Bowman admet que la situation que vit la province est inédite.

La Winnipeg Transit, les services de pompiers, les services de police, le 311, Hydro Manitoba et de nombreux autres services travaillent d’arrache-pied depuis des heures, et pourtant beaucoup de choses restent encore à faire, dit M. Bowman.

Le maire réitère que la priorité demeure la sécurité des citoyens. Il demande aux uns et aux autres d’éviter de s’approcher des fils électriques qui jonchent certaines rues, d’éviter les déplacements non essentiels et d’être patients.

Je sais que ce n’est pas facile, dit-il, nous demandons aux Winnipegois de veiller avant toute chose sur leur sécurité et celle de leur proche. Autant que possible, prenez des nouvelles vos voisins, amis et familles.

Il déclare que la Ville mettra à jour les informations relatives aux travaux de nettoyage et de rétablissement de services sur son site Internet et ses différentes plateformes sociales.

Dommages importants aux arbres

Une ligne électrique est écrasée sous une branche d'arbre.

Des lignes électriques ont été endommagées par les chutes de branches et d’arbres, notamment dans le quartier Norwood Flats.

PHOTO : RADIO-CANADA / ANIE CLOUTIER

La Ville dit également avoir reçu près de 2000 appels en lien avec des arbres et des branches tombés.

Elle indique qu’environ 50 équipes sont à pied d’œuvre pour les dégager.

La tempête a terrassé trop d’arbres dans notre ville, souligne M. Bowman. Nous aurons un plan de restauration après le nettoyage.

L’administration municipale ajoute que les autobus enregistrent actuellement des retards et que toutes ses installations de loisirs et ses bibliothèques demeurent fermées.

Fermetures d’autoroutes

Un certain nombre d’autoroutes du sud-ouest sont toujours fermées en raison des conditions météorologiques.

Des dizaines d’autoroutes et de routes traversant le sud du Manitoba, jusqu’à la frontière américaine, et l’ouest, jusqu’à la frontière de la Saskatchewan sont fermées à la circulation en raison des mauvaises conditions de conduite.

On ignore quand elles rouvriront. Certaines autoroutes sont fermées depuis plus de 24 heures.

Avec des informations d’Austin Grabish

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Nestlé et Tim Hortons, cancres de la réduction du plastique, selon Greenpeace


Pas juste sur les berges, quand on se promène en ville, la plupart des déchets viennent des restaurant rapides qui se retrouvent sur le sol. Enfin, sur les berges, c’est pitoyables, car, les déchets peuvent se retrouver dans l’eau et voyagent d’un lac à une rivière à un fleuve à la mer. Bien que les restaurations rapides soient en cause, il faut aussi souligner la négligence des personnes qui jettent leurs mégots et autres déchets partout.
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Nestlé et Tim Hortons, cancres de la réduction du plastique, selon Greenpeace

Une poubelle est pleine de gobelets et de pailles en plastique.

Greenpeace estime que les contenants et les couvercles des produits Nestlé et Tim Hortons sont au sommet du palmarès des produits récupérés lors d’une campagne de nettoyage des berges au Canada.

PHOTO : ISTOCK / BOYLOSO

Publié le 9 octobre 2019

Greenpeace Canada affirme que bouteilles d’eau, contenants et couvercles en plastique des marques Nestlé et Tim Hortons sont en tête de liste des déchets recueillis à travers le pays, dans le cadre d’une campagne de nettoyage des berges.

C’est la deuxième année d’affilée que Nestlé et Tim Hortons couronnent ce palmarès, suivies de Starbucks, McDonald’s et Coca Cola.

D’année en année, ce sont ces entreprises qui continuent d’apparaître, bien que l’ordre dans lequel elles le font peut varier un peu, affirme Sarah King, de Greenpeace Canada.

À ce jour, ces cinq entreprises n’ont pas fait d’efforts significatifs pour réduire leur production [de plastique], poursuit Mme King. Et tant et aussi longtemps qu’elles ne le feront pas, ces produits se retrouveront dans l’environnement.

La campagne de nettoyage des berges s’est déroulée entre les mois d’avril et de septembre dans une dizaine de villes canadiennes, dont Montréal, Fredericton, Halifax, Toronto, Vancouver et Victoria. Environ 400 bénévoles y ont contribué, recueillant au total 13 800 déchets de plastique, dont 1426 objets arborant des marques reconnaissables.

Amener ces entreprises à se responsabiliser vis-à-vis de la pollution qu’elles créent, tel est le but de cette vérification , comme l’appelle Greenpeace.

Mais la campagne vise également à montrer au gouvernement canadien à quel point ces plastiques à usage unique représentent un problème.

Voici, dans l’ordre, les principaux objets en plastique trouvés cette année :

  • Mégots de cigarettes

  • Bouteilles et bouchons

  • Emballages pour aliments

  • Tasses et couvercles

  • Pailles et bâtonnets agitateurs

  • Applicateurs de tampons

  • Pièces en mousse

  • Sacs

  • Coutellerie

À Vancouver, ce sont les emballages alimentaires qui ont été trouvés en plus grande quantité. À Halifax, ce sont les applicateurs de tampons.

Ce qu’en disent les entreprises…

En réponse au rapport de Greenpeace, Nestlé a répondu par courriel qu’elle déployait de grands efforts pour qu’aucun de ses emballages ne se retrouve au dépotoir ou dans les déchets.

D’ici 2025, plaide Nestlé, tous les plastiques non nécessaires seront éliminés et nos emballages seront recyclables ou réutilisables.

Tim Hortons dit pour sa part avoir offert un rabais de dix cents aux consommateurs qui se présentaient avec leur tasse réutilisable, et ce depuis 1978. Tim Hortons a aussi été critiquée pour avoir encouragé les tasses à usage unique dans le cadre de son concours annuel Déroule le rebord.

Tim Hortons a déclaré à CBC News par courriel qu’elle est en train de passer à des articles réutilisables et compostables.

Starbucks aussi a répondu par courriel qu’elle continue à se consacrer à la recherche et au développement de programmes innovateurs afin d’éliminer les déchets et d’accroître le recyclage.

D’autres entreprises contactées par CBC n’avaient pas répondu à l’appel au moment de la publication du texte.

Des pas de bébé bien insuffisants

Sarah King, de Greenpeace Canada, qualifie de pas de bébé les initiatives entreprises par ces compagnies pour des emballages plus écologiques. Compte tenu de l’ampleur du problème causé par la pollution du plastique, leurs efforts sont insuffisants, dit-elle.

Mme King cite en exemple les bouteilles en plastique, qui représentent encore un pollueur important et qui se retrouvent jusque dans les sites les plus reculés, comme à Broken Group Islands, en Colombie-Britannique, où s’est déroulée une campagne de nettoyage des berges cette année.

Elles [les bouteilles] sont en théorie parmi les produits les plus recyclables. Mais ce n’est pas parce qu’un plastique est recyclable qu’il est ramassé et qu’il est recyclé. Sarah King, de Greenpeace Canada

Le moratoire du gouvernement canadien

À ce jour, on ne peut déterminer s’il est efficace d’interdire le plastique, comme c’est le cas dans certains secteurs, ou de retirer progressivement des produits comme les pailles en plastique. Comme le fait remarquer Sarah King, ces produits vont demeurer dans l’environnement durant des années.

Le gouvernement canadien a proposé un moratoire sur les plastiques à usage unique, mais on ignore quels produits précisément il visera et quand il entrera en vigueur.

Sarah King espère que ce moratoire forcera les entreprises à réduire leur production de plastique à usage unique.

Non seulement les citoyens doivent-ils se débarrasser des choses comme il se doit, affirme Sarah King, mais ils doivent en plus nettoyer les dégâts des principaux pollueurs de plastique. C’est injuste.

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