Été décalé, tendance lourde ?


À la fin de l’hiver au Québec, on ne voyait pas la fin, puis le printemps fut vraiment décevant, l’été approche, la vraie chaleur n’a pas vraiment montré son bout du nez. Est-ce un avant goût des années suivante ? Cela pourrait être un cycle à long terme ou une pause. Il y a tellement de facteurs qui rentre en ligne de compte, qu’il est probablement difficile d’être précis et déjà que la météorologie n’est pas une science exacte, comme on dit qui vivra verra.
Nuage



Été décalé, tendance lourde ?


FANNY ROHRBACHER
La Presse

Après un mois de mai décevant, juin commence dans le froid. Depuis quelques années, l’été est en retard, confirme Environnement Canada.

Est-ce une tendance lourde ?

« Si l’on regarde les quatre ou cinq dernières années, l’été est décalé », répond André Cantin, météorologue d’Environnement Canada. « Par contre, il n’existe pas d’étude qui démontre le déplacement de la saison estivale. »

« Un mois de mai froid n’implique pas un mois de juin froid, relativise André Cantin. D’un mois à l’autre, ce n’est pas nécessairement relié. »

Le météorologue explique que, « très souvent, c’est le mois de juin qui, depuis quelques années, est frais. Mais ça peut rentrer dans une variabilité normale du climat, nuance-t-il. Dans le climat, il existe des cycles annuels, mais aussi des cycles qui peuvent s’étendre sur 10, 15 ans ».

Ces cycles qui s’étirent sur plus d’une décennie sont dus aux courants marins, à la température des océans et aux évènements climatiques.

« L’activité solaire, les éruptions volcaniques, [les courants marins de grande envergure] El Niño et La Niña… sont des facteurs qui jouent sur le climat mondial. Ils ont des cycles différents qui peuvent s’additionner ou s’opposer », explique André Cantin.

« Depuis le début des années 2000, on constate une majorité de mois de mai frais. Le même phénomène s’est produit dans les années 20 et à la fin des années 40, début 50. » – André Cantin, météorologue

L’hiver répond à la même logique. Le météorologue observe des cycles en ce qui concerne la quantité de neige que reçoit Montréal. Dans les années 70, la ville a reçu beaucoup de neige. Les années suivantes, la quantité de neige est revenue près ou sous les normales.

« Si on remonte au début du siècle, c’est la même chose. Il existe des périodes de 10 à 15 ans avec des hivers très neigeux, suivies de 10 ou 15 années où la neige est beaucoup moins abondante. »

Dans leur jargon, les météorologues appellent ce genre de tendances des « blocages » atmosphériques à grande échelle, qui peuvent s’étendre à l’Amérique du Nord, voire à tout l’hémisphère Nord.

« Ces systèmes persistent de quelques jours à quelques semaines. Ils donneront du temps froid ou, à l’inverse, du temps chaud, comme ce fut le cas dans les prairies canadiennes alors que nous grelottions dans l’est du pays. »

Jeudi dernier, MétéoMédia a annoncé que le Québec avait connu « huit mois consécutifs sous les températures normales ».

L’avis de Paul Houde

L’animateur de radio Paul Houde constate aussi un décalage de l’été ces dernières années. Ce mordu de météo en parlait à l’émission Drainville PM, la semaine dernière. Paul Houde a dit qu’août et septembre semblent être les nouveaux mois d’été.

L’animateur, qui a une formation de géographe, note la météo depuis 47 ans grâce à sa station personnelle. Tous les jours, il consigne température, pression atmosphérique et force du vent.

Malgré ces tonnes de données accumulées au fil des décennies, il reste prudent.

« Je ne suis pas météorologue ou climatologue », a-t-il dit à Drainville PM.

Ce qui ne l’empêche pas de suggérer aux Québécois de partir en vacances le 1er août, comme les Français.

https://www.lapresse.ca/a

Il y a 5000 ans, on parcourait des centaines de kilomètres pour assister aux banquets de Stonehenge


Stonehenge en Angleterre dévoile peu à peu ses secrets. Aujourd’hui, les scientifiques ont découvert que cet endroit était un lieu de rassemblement pour festoyer, il y a plus 5 000 ans. On n’hésitait pas a faire plusieurs centaines de kilomètres pour l’évènement en hiver Comment les scientifiques ont pu conclure cela ? Grâce a des ossements de cochons qui ne sont pas natifs de la région bien en Écosse près du Pays de Gales. Il y avait aussi du boeuf au menu qui venait aussi de loin.
Nuage

Il y a 5000 ans, on parcourait des centaines de kilomètres pour assister aux banquets de Stonehenge

image

par Brice Louvet

Les récentes analyses de restes de cochons retrouvés près de Stonehenge, en Angleterre, suggèrent que d’immenses banquets se déroulaient il y a près de 5 000 ans dans la région. Et l’on venait de loin pour y assister.

Il est aujourd’hui coutumier de se rassembler dans le cadre d’événements (ou non d’ailleurs), pour festoyer. Mais la pratique n’est pas propre à notre époque. Il y a près de 5 000 ans, certains n’hésitaient pas à parcourir des centaines de kilomètres pour assister à des banquets gigantesques autour de Stonehenge et d’Avebury, en Angleterre. Nous savons même que du cochon rôti était servi. C’est en effet ce que suggère une étude, publiée dans Science Advances et menée par des chercheurs de l’Université de Cardiff.

Des cochons venus des 4 coins de l’île

Ces scientifiques menés par le docteur Richard Madgwick ont récemment analysé la composition chimique de 131 restes de cochons découverts sur quatre sites archéologiques du sud de l’Angleterre – tous à proximité des célèbres mégalithes (Durrington, Marden, Mount Pleasant et West Kennet Palisade Enclosures). Il ressort de ces échantillons que tous les animaux avaient été élevés soit en Écosse, soit au nord-est de l’Angleterre, soit à l’ouest du Pays de Galles. Autrement dit, les animaux venaient de loin. Et ils étaient encore vivants en arrivant.

Ces nouveaux résultats confirment des observations plus anciennes.

« On avait analysé des restes de bœufs et des céramiques qui, eux aussi, venaient d’assez loin, explique en effet Cyril Marcigny, co-auteur de l’étude. Et cette fois-ci, les analyses nous donnent une information supplémentaire, car on sait désormais que ces rassemblements avaient lieu en hiver ».

 On imagine alors ces éleveurs, venus de loin, proposer leurs animaux au menu. Aujourd’hui les choses n’ont guère changé. Lorsque vous êtes invités à manger, il vous arrive parfois d’apporter une contribution, n’est-ce pas ?

Des rassemblements préparés avec soin et très festifs

« La découverte la plus surprenante est de voir l’effort fourni par les participants pour qu’ils acceptent de fournir des bêtes qu’ils ont eux-mêmes élevées., relève Richard Madgwick. Il aurait été relativement facile de les acheter à proximité des lieux de fête. Les porcs ne sont pas aussi aptes à se déplacer sur la distance que les bovins et les transporter sur des centaines de kilomètres devait nécessiter un effort monumental ».

Pour le chercheur, cela suggère qu’il était probablement spécifiquement demandé que les porcs offerts devaient être élevés par les participants au festin, et non achetés sur place.

« Ces rassemblements pourraient être considérés comme les premiers événements culturels communs de toute l’île, poursuit Madgwick. Des habitants de tous les coins de la Grande-Bretagne descendaient dans les environs de Stonehenge pour partager des repas ».

Ces rassemblements étaient sans doute également très festifs.

« On sait que Stonehenge est doté d’une acoustique particulière, ajoute Cyril Marcigny. Probablement que les Hommes y jouaient de la musique en plus de manger les cochons qu’ils avaient amenés avec eux ».

Des découvertes qui confirment une fois de plus la place très singulière de ces sites dans les sociétés néolithiques.

Source

https://sciencepost.fr

Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément


Avec l’hiver que nous avons eu, le froid qui ne démordait pas et la neige qu’on ne savait plus ou la mettre, les trottoirs impraticables, le déneigement des rues difficiles, semble être enfin derrière nous. Il reste maintenant a fondre toute cette neige et cette glace. Allons-nous connaitre des inondations un peu partout au Québec ? Tout dépend de la quantité de pluie et la température. Si cela fond trop vite, … Sortez vos bateaux ? Pour le moment, cela semble aller tranquillement et on ne prévoit pas de grandes inondations, mais cela est quand même à surveiller.
Nuage

 

Hiver enneigé, printemps inondé? Pas forcément

 

La rivière Sainte-Anne photographiée en hiver. On aperçoit un pont surplombant la rivière. Cette dernière est entièrement recouverte de neige.

La rivière Sainte-Anne, à Saint-Raymond, fait l’objet d’une étroite surveillance. Photo: Radio-Canada / Samuel Pouliot

Louis Gagné

L’importante quantité de neige qui est tombée sur le Québec depuis le début de l’hiver n’entraînera pas nécessairement plus d’inondations lors de la fonte printanière.

Le directeur des opérations d’Hydro-Météo, Pierre Corbin, mentionne que d’autres facteurs que la quantité de neige peuvent influencer l’intensité des crues, tels que les précipitations de pluie et la température.

« C’est vraiment ça qui va faire qu’on aura des problèmes, d’une part, avec les glaces, et, d’autre part, sans les glaces, après les débâcles pour certains cours d’eau », explique M. Corbin en entrevue à Radio-Canada.

Le directeur des opérations ajoute qu’il est difficile de prévoir si la fonte des neiges sera accompagnée de pluie ou d’épisodes de redoux prolongés. Si c’est le cas, la quantité élevée de neige au sol pourrait effectivement provoquer des inondations.

« Plus il y a de la neige au sol, plus la crue va être significative, longue, dépendamment de la vitesse de fonte », indique-t-il.

S’il y avait des précipitations […] pendant la période de fonte, ou si la fonte était tout simplement plus rapide avec des températures de 15, 20 degrés Celsius, aucune région ne pourrait échapper aux problématiques. Pierre Corbin, directeur des opérations, Hydro-Météo

Le centre-ville de Sainte-Marie photographié lors d’une inondation au printemps 2018.

Le printemps dernier, le centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce, avait été inondé à la suite du débordement de la rivière Chaudière. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Pas de problème, à court terme

Pour l’instant, ce scénario ne semble pas se dessiner, du moins à court terme. Les températures douces annoncées pour les journées de jeudi, vendredi et samedi vont faire fondre une partie de la neige, mais ne devraient pas provoquer d’importantes inondations.

« On ne devrait pas avoir d’inondation. Par contre, il faudra surveiller les plus petits cours d’eau comme les ruisseaux, qui pourraient être problématiques, mais sinon, les grosses rivières ne devraient pas bouger, en fin de semaine à tout le moins », indique Éric Drolet, directeur de la sécurité civile pour la région Capitale-Nationale-Chaudières-Appalaches-Nunavik.

Le maire de Sainte-Marie, en Beauce, abonde dans le même sens. Gaétan Vachon estime que sa municipalité devrait « s’en tirer à bon compte » au cours des prochains jours.

Il précise qu’en cas de pluie, la neige qui recouvre la glace sur la rivière Chaudière permettra d’éponger une partie des précipitations.

Une voiture circule sur une rue inondée au centre-ville de Sainte-Marie, en Beauce. La photographie a été prise de soir.

De nombreuses municipalités du Québec ont vécu des inondations au printemps 2018. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Une « bonne nouvelle »

Le maire ajoute que la composition du couvert de glace et la présence de fissures pourraient contribuer à empêcher des inondations comme celles que Sainte-Marie a connues au cours des dernières années.

« La glace a 16 pouces d’épaisseur, mais ce n’est pas une glace pure, c’est une glace avec une couche de neige, du frasil, donc la glace comme telle n’est pas dangereuse comme certaines années, ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Gaétan Vachon.

Selon les experts, on aura une meilleure idée de l’ampleur des crues printanières d’ici la fin du mois de mars et le début du mois d’avril.

« C’est à ce moment-là qu’on va voir si le dégel est plus agressif, mais pour l’instant, à court terme, on ne voit rien d’extraordinaire au niveau du dégel rapide et des précipitations », mentionne Pierre Corbin.

Avec la collaboration d’Alexandra Duval

https://ici.radio-canada.ca/

Un aîné qui a passé l’hiver dans sa maison enneigée a été secouru


Cette personne âgée n’a vraiment pas été prudente. Avec l’accumulation de neige qu’on a eu cet hiver, une maison qui n’a jamais été dégagée ou vivait une personne âgée. Malgré l’électricité, le téléphone et des victuailles, il a préféré attendre l’hiver que finisse de lui-même. Imaginez en cas d’incendie ou de malaise, comment il aurait pu être secouru à temps.
Nuage

 

Un aîné qui a passé l’hiver dans sa maison enneigée a été secouru

 

JUSTIN TANG/LA PRESSE CANADIENNE

Les policiers ont trouvé «l’équivalent d’un hiver» de neige dans son entrée, et il n’y avait aucune trace de pas.

OTTAWA — La police d’Ottawa a secouru jeudi un aîné qui a passé l’hiver dans sa maison complètement enneigée.

Les voisins de l’homme avaient contacté jeudi soir les policiers pour leur demander de s’assurer qu’il allait bien étant donné qu’ils ne l’avaient pas vu depuis quelque temps.

Les agents ont trouvé «l’équivalent d’un hiver» de neige dans son entrée, et il n’y avait aucune trace de pas.

Après avoir pelleté jusqu’à la porte d’entrée, l’homme a répondu lorsqu’ils ont cogné et leur a dit qu’il était resté pris dans sa maison en raison de la neige. Il a pu survivre avec ce qu’il avait dans la maison.

Il avait du chauffage, de l’électricité et un téléphone fonctionnel, mais l’homme a simplement décidé d’attendre la fin de l’hiver plutôt que de demander de l’aide, selon la police.

Les policiers ont dégagé son entrée et lui ont apporté des provisions. La Ville d’Ottawa a aussi aidé à briser des plaques de glace qui s’étaient formées dans son entrée

.

https://quebec.huffingtonpost.ca/201

Un hiver 2018-2019 long et pénible


Sans avoir battu des records de froids au Québec, l’hiver a été rude et difficile. Les redoux et pluies n’ont duré que peut de temps a comparer à d’autres années. Résultat : nous avons eu des trottoirs et des rues glacés entre de grosses accumulations de neige. Bref, l’hiver a été plus que pénible. Espoir à l’horizon, l’hiver tire à sa fin, la semaine prochaine … La température en hausse pour fondre toutes ces accumulations de glace et de neige.
Nuage

 

Un hiver 2018-2019 long et pénible

 

La première neige du 13 novembre, à Montréal.... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

La première neige du 13 novembre, à Montréal.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

MANON LOUVET
La Presse

Non, cet hiver n’a pas été le plus froid de l’histoire du Québec. Mais oui, il aura bel et bien été l’un des plus longs et les plus difficiles à gérer. À tous ceux qui n’en peuvent plus de la saison froide qui n’en finit pas : vous avez raison !

L’hiver 2018-2019 aura été plus pénible que la moyenne, confirme Alexandre Parent, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada. Retour en cinq temps sur un hiver qui tire (enfin !) à sa fin.

Début de saison précoce

Même si le record de l’hiver le plus froid n’a pas été battu, celui-ci aura débuté sur les chapeaux de roue avec des premières neiges le 13 novembre. D’autant qu’il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant qu’il nous montre ce qu’il avait dans le ventre. Neuf jours après, le 22 novembre 2018, un record de température a été enregistré par Environnement Canada à Montréal, avec un mercure à – 18 °C. En moyenne, Montréal a perdu trois degrés au mois de novembre.

Hâtif et persistant

En plus d’avoir commencé tôt, l’hiver n’a pas relâché sa prise cette année. Depuis le 13 novembre, nous avons les deux pieds  dans la neige. En effet, aucune fonte n’a été enregistrée depuis les premiers centimètres. Ce phénomène s’explique par un nombre de redoux conséquents, mais trop courts.

« D’habitude, quand il y a des redoux, ça dure deux ou trois jours. La neige fond puis elle revient plus tard. Mais cette année, souvent, il ne fallait pas attendre plus de 24 heures pour la voir revenir, explique Alexandre Parent. C’est d’ailleurs pour ça que les trottoirs et les routes ont souvent été en mauvais état. »

Plus froid que la moyenne

Même si nous ne pouvons pas parler d’une saison glaciale, les températures ont souvent été en dessous de la normale. La moyenne des mois de novembre, décembre, janvier et février a été de – 6,3 °C, soit 1,1 °C de moins que les normales de saison. Avec ces chiffres, on ne peut pas parler d’un record, mais ils suffisent pour expliquer ce sentiment d’exception.

Long et pluvieux

Cerise sur le gâteau, la pluie n’a pas non plus épargné les Québécois. Cette année, Environnement Canada a enregistré 72 % de pluie de plus qu’à l’habitude. Côté neige, 36 centimètres de plus que la moyenne se sont accumulés.

Pour Alexandre Parent, ces chiffres ne traduisent toujours pas des situations extrêmes, mais bel et bien un hiver particulièrement rude.

Enfin, bonne nouvelle, il s’en va !

Après quatre longs mois de froid, de neige, de vent, et on en passe, il semble que la saison froide soit sur le point de finir. Selon les prévisions d’Environnement Canada, les premiers élans du printemps devraient se faire ressentir la semaine prochaine et la fonte des neiges ne devrait pas tarder.

Cependant, quelques flocons sont encore attendus d’ici la fin de la semaine.

« Ni grand froid ni excès de chaleur à prévenir, le printemps devrait débuter la semaine prochaine », encourage le météorologue.

https://www.lapresse.ca/

Zone de tiraillage entre élèves: un «franc succès»


Je trouve que c’est une excellente idée que des élèves au primaire d’avoir une zone de tiraillage. C’est bien expliqué ce qui est permit ou non. Surtout que ces activités turbulentes n’ont lieu qu’en hiver. Ici, on ne parle pas de violence, car tous actes de violence sont interdits, mais des enfants normaux qui aiment jouer et dépenser leur surplus d’énergie. Ceci les aide par la suite à garder une meilleure concentration pendant leurs cours.
Nuage

 

Zone de tiraillage entre élèves: un «franc succès»

 

À l'école primaire des Quatre-Vents à Saint-Apollinaire, dans... (Photo tirée de la page Facebook de l'École des Quatre-Vents)

À l’école primaire des Quatre-Vents à Saint-Apollinaire, dans la région de Chaudière-Appalaches, la directrice, Sherley Bernier, parle déjà d’un « franc succès » d’un projet pilote qui met en place des zones d’« activités turbulentes » supervisées dans la cour d’école, où les élèves peuvent s’agripper et se renverser dans la neige à leur guise.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L’ÉCOLE DES QUATRE-VENTS

 

MORGAN LOWRIE
La Presse Canadienne
Montréal

Pousser et bousculer un camarade sont des comportements généralement proscrits dans la cour d’école, mais certaines écoles primaires québécoises expérimentent l’idée de laisser leurs élèves se tirailler dans des zones délimitées.

Au moins deux écoles ont annoncé des projets pilotes pour la mise en place de zones d’« activités turbulentes » supervisées dans la cour d’école, où les élèves peuvent s’agripper et se renverser dans la neige à leur guise.

À l’école primaire des Quatre-Vents à Saint-Apollinaire, dans la région de Chaudière-Appalaches, la directrice, Sherley Bernier, parle déjà d’un « franc succès » et ne doute pas que la mesure se répétera l’année prochaine.

Depuis le démarrage du projet en novembre, Mme Bernier dit avoir reçu des appels de plusieurs autres établissements scolaires souhaitant faire de même. L’un de ceux-ci, l’école du Cheval-Blanc de Gatineau, a annoncé la semaine dernière son intention de créer sa propre zone d’« activités turbulentes » pour les enfants en 3e année jusqu’à la fin de l’hiver, selon des règles similaires.

La directrice de l’école des Quatre-Vents fait valoir qu’un certain nombre de jeunes – environ une quinzaine d’élèves lors des récréations – ont vraiment un besoin de faire « sortir le trop-plein » d’énergie, et que par la suite en classe, « ces élèves sont plus calmes et sont plus disposés aux apprentissages ».

Mme Bernier souligne que les élèves se portent eux-mêmes volontaires, et que les parents inquiets peuvent écrire à l’enseignante pour faire en sorte que leur enfant ne soit pas inclus dans la nouvelle activité.

Les jours de neige, une zone est délimitée par des cônes et soumise à des règles strictes, explique Mme Bernier. Il y est strictement interdit de donner des coups de pied, des coups de poing, de mordre ou de lancer des objets.

Mais les enfants sont autorisés à agripper le manteau de l’autre pour le faire tomber, « à s’empiler, se tirailler, se rouler par terre l’un par-dessus l’autre », a expliqué la directrice en entrevue téléphonique.

Afin de maintenir la sécurité, des séances ont été organisées pour apprendre aux enfants à tomber sans se faire mal. Aussi, un élève n’a qu’à dire « le mot magique « stop » » pour faire cesser les hostilités.

« Pour certains élèves, ce n’est pas assez pour eux de simplement aller courir dans la cour. Donc, ils ont besoin de sortir le surplus d’énergie et de faire du corps-à-corps », a-t-elle fait valoir.

Mme Bernier a soutenu que la majorité des parents accueillaient positivement le projet, bien que certains soient « un peu plus craintifs ».

« Mais moi ce que je dis à ces parents-là est que si vous êtes craintifs et que vous ne voulez pas que votre enfant participe, il n’y a aucun problème, il y a plein d’autres belles activités qui se font dans la cour », a-t-elle souligné.

« On interdit la violence, les enfants qui sont là pour donner des coups, ils se font sortir tout de suite », a-t-elle ajouté.

Mme Bernier estime que, plutôt que d’encourager la violence, le projet l’en empêche en montrant aux enfants comment dépenser leur énergie de manière appropriée.

Elle a indiqué que son école recevait actuellement les réactions des étudiants et recueillait des données afin de brosser un tableau plus complet des éléments positifs et négatifs.

https://www.lapresse.ca/

Les oiseaux aussi souffrent du froid, voici comment les aider


Généralement, il est recommandé de ne pas nourrir les oiseaux, car ils peuvent devenir dépendant et délaissé les insectes. L’hiver, cela peut-être beaucoup plus difficile pour eux de survivre. Un coup de pouce de notre part peut améliorer leur qualité de vie. On ne doit pas donner n’importe quoi, mieux vaut une alimentation adaptée à nos petites bêtes à plumes pendant la saison froide.
Nuage

 

Les oiseaux aussi souffrent du froid, voici comment les aider

 

Rouge-gorge

Les rouges-gorges peuvent souffrir du froid.

© MARK HAMBLIN/REX/REX/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

La neige, le froid, le gel affectent de nombreux organismes, l’homme n’est pas la seule espèce touchée. Par exemple, les oiseaux comme les merles, les perdrix et les rouges-gorges s’épuisent davantage, leur accès aux ressources étant limité. Par conséquent, ils se déplacent moins et deviennent plus vulnérables. La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a donc tenu à rappeler qu’il est possible de leur venir en aide notamment en mettant de la nourriture à leur disposition.

L’association indique sur son site internet que les mangeoires et les abreuvoirs doivent être disposés au centre du jardin, « dans un endroit dégagé, éloigné des murs, buissons et branches latérales afin d’éviter l’accès aux prédateurs ».

Pour éviter que les oiseaux, trop nombreux, se volent dans les plumes mais aussi pour limiter la propagation de maladies, la LPO recommande de disposer plusieurs équipements différents (à suspendre, des plateaux etc…) et de les nettoyer régulièrement.

Quels aliments donnés aux oiseaux en période de froid prolongé ?

Enfin, le point essentiel : quelle nourriture donner à ces animaux ? L’association déconseille de disposer trop de graisses animales et de leur préférer les graisses végétales « si possible à base d’huile de colza ». Le pain doit être évité tandis que le lait est proscrit : les oiseaux étant totalement incapables de le digérer (en ingurgiter peut les tuer).

« Seuls les dérivés laitiers cuits, tels que le fromage, peuvent être donnés en très petite quantité », précise la LPO. Autres aliments à éviter : le pain, les mélanges de graines « très bon marché » et les biscuits pour animaux domestiques.

Selon la LPO, les meilleurs aliments sont :                                                                                                                                                            

Un mélange optimal de graines composé d’1/3 de tournesol noir, de cacahuètes et de maïs concassé
Les pains de graisse végétale simples
Les pains de graisse végétale mélangés avec des graines, des fruits rouges ou des insectes
Des graines de tournesol
(non grillées et non salées), si possible non striées, les graines noires sont meilleures et plus riches en lipides
Des cacahuètes
(non grillées et non salées) 
Les amandes, noix, noisettes et maïs concassés (non grillées et non salées)
Les petites graines de millet ou d’avoine
Les fruits décomposés
(pomme, poire flétrie, raisin)

Un petit « plus » qui ne doit plus être apporté après le mois de mars

Cependant, les oiseaux ne doivent pas être nourris toute l’année. Ces suppléments ne sont qu’à délivrer durant la mauvaise saison, en période de froid prolongé, globalement de mi-novembre à mars, explique l’association.

« Il n’est pas conseillé de nourrir les oiseaux au printemps et en été car beaucoup d’entre eux deviennent insectivores à cette saison et cela peut créer une relation de dépendance vis-à-vis des jeunes oiseaux nés dans l’année qui doivent apprendre à se nourrir par eux-mêmes », ajoute-t-elle.

https://www.sciencesetavenir.fr/