Le Saviez-Vous ► On peut entendre pousser la rhubarbe


La rhubarbe cultivée pousse tellement rapidement que si on est patient et à l’écoute, on peut, parait-il l’entendre pousser.
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On peut entendre pousser la

rhubarbe

La rhubarbe à croissance ultra rapide produit des sons incroyablement étranges

La «rhubarbe forcée» est une rhubarbe cultivée jusqu’à maturité dans l’obscurité totale – au cours de laquelle elle pousse si rapidement qu’elle produit des sons incroyablement frais et étranges.

Si vous écoutez cette vidéo ci-dessus, vous en aurez plein les oreilles: Rapide clique et saute comme si quelqu’un tapait irrégulièrement quelques bâtons humides ensemble.

La méthode de culture de la rhubarbe forcée remonte au début des années 1800 et se poursuit de la même manière aujourd’hui. Les agriculteurs laissent pousser la rhubarbe en plein air pendant deux ans, pendant que les racines collectent et stockent les calories. Ensuite, les plantes sont transplantées dans des hangars de croissance sans lumière vers novembre, où elles continuent de pousser – au chaud, mais hors saison et dans l’obscurité. La rhubarbe pousse sans photosynthèse, ce qui rend normalement la plante dure et fibreuse.

«Vous obtenez beaucoup plus tendre, moins de rhubarbe acidulée.(…) La rhubarbe extérieure est assez filandreuse. Lorsque vous cuisinez avec [de la rhubarbe forcée], vous utilisez environ 40% de sucre en moins », explique French

Le processus se traduit également par des tiges rouges profondes, sans l’ombrage vert normal.

À mesure que les tiges éclatent de leurs bourgeons initiaux, elles créent un bruit de claquement distinct et, à mesure qu’elles grossissent, les tiges se frottent et créent des grincements

«Il croît de plus d’un pouce par jour. Ce n’est pas comme votre champ ou votre jardin où les choses s’écartent de deux à trois pieds », explique French. « Chaque racine est très serrée. »

N.B Google a traduit cette page .. (nuage)

https://boingboing.net

Le climat aura une forte influence sur l’économie dans les années 2020


Dans les prochaines années, nous serons probablement témoins de grands changements dans l’économie canadienne, autant en agriculture, main-d’oeuvre, énergie renouvelable, service etc.Ces changements sera aussi présents dans d’autres pays qui espérons-le mettent les bouchées doubles pour amoindrir un peu l’impact des changements climatiques
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Le climat aura une forte influence sur l’économie dans les années 2020

Les analystes estiment que l’urgence croissante du changement climatique pourrait influencer les choix de cultures des agriculteurs canadiens.

  • Dan Healing

  • La Presse Canadienne

Un nouveau rapport économique indique que la prochaine décennie au Canada sera de plus en plus façonnée par la combinaison des changements climatiques et des perturbations démographiques dues au vieillissement de la population.

“D’ici 2030, l’économie du Canada pourrait connaître une métamorphose importante”, indique le rapport de RBC publié lundi, intitulé “Se frayer un chemin dans les années 2020″.

“Associée depuis longtemps à l’extraction des ressources naturelles, cette économie sera de plus en plus axée sur les services.”

Une population plus âgée présentera des défis aux gouvernements, notamment l’augmentation des coûts des soins de santé et des prestations aux aînés, selon les prévisions des économistes de RBC.

Le rapport prévoit que 650 000 personnes vivront dans des résidences pour personnes âgées ou des maisons de soins au Canada en 2030, contre 450 000 maintenant, et les ressources supplémentaires nécessaires coûteront au moins 140 milliards $ à construire.

Parallèlement, la proportion de Canadiens en âge de travailler devrait tomber à 1,7 pour chaque jeune et personne âgée d’ici 2030, contre 2,3 en 2010.

Un récent rapport fédéral a révélé que le climat du Canada s’était réchauffé de 1,7 degré Celsius entre 1948 et 2016, soit deux fois le taux mondial, note le rapport de RBC.

Les analystes estiment que l’urgence croissante du changement climatique pourrait influencer les choix de cultures des agriculteurs canadiens, mettre à rude épreuve les ports et les routes côtières, déterminer l’emplacement des nouveaux ensembles résidentiels et augmenter les coûts d’assurance.

“L’investissement du Canada dans la réduction de la pollution a été décuplé au cours de la dernière décennie et il faudra y mettre encore plus de ressources dans les années 2020”, note le rapport de RBC.

Il cite une étude récente de la Régie de l’énergie du Canada, qui prévoit que la consommation d’énergie par habitant diminuera de près de 9% d’ici 2030, tout en notant qu’un passage du charbon au gaz naturel dans la production d’électricité réduira l’intensité des émissions.

La demande de pétrole et de produits pétroliers raffinés diminuera au pays en raison de l’efficacité accrue des transports, mais la production de pétrole passera de 4,9 millions de barils par jour en 2020 à 5,7 millions de barils par jour en 2030 grâce à une hausse des exportations, selon le rapport.

La puissance installée d’énergie éolienne et solaire au Canada devrait augmenter de près de 50% au cours de la prochaine décennie, mais ne représentera que 9% de la production d’électricité en 2030, note le rapport, citant à nouveau les chiffres de la Régie de l’énergie.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi certaines cultures ne valorisent-elles pas le sourire ?


Alors que le sourire est signe de bonne humeur pour nous, il n’est pas de même pour les autres cultures. Il se peut même qu’on devienne méfiant devant des visages souriants.
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Pourquoi certaines cultures ne valorisent-elles pas le sourire ?

Sourire à outrance n’est pas spécialement bien vu dans toutes les sociétés. Dans certaines circonstances, certaines cultures considèrent même le sourire comme un geste déplacé, témoignant d’une faiblesse de l’esprit ou d’une forme d’hypocrisie.

Nous vivons dans une société où garder le sourire en toute circonstance est élevé au rang de qualité quasi-absolue. De nombreuses études rapportent que les personnes souriantes sont perçues comme plus attirantes, plus compétentes, plus heureuses, voire plus intelligentes. Au point que l’absence de sourire chez une personne peut, à terme, susciter l’inquiétude chez ses proches, qui pourrait y voir un signe de détresse morale. Mais ces travaux ne prennent pas nécessairement en compte les différences qui peuvent exister entre différentes sociétés, faites de codes culturels différents.

Dans certains pays sourire à tout bout de champ ne vous vaudra pas d’être considéré comme une personne chaleureuse, ouverte, ou respectueuse. Mais plutôt comme un imbécile heureux. Ou pire encore : comme un fourbe mal intentionné. Si vous avez déjà voyagé dans des pays comme la Russie, le Japon, ou certains pays scandinaves, c’est peut-être quelque chose dont vous avez été averti.

Pour tenter de comprendre ce phénomène, le magazine américain The Atlantic déterre une enquête menée ces cinq dernières années par Kuba Krys, chercheur en psychologie sociale à l’Académie des Sciences de Varsovie, et qui a tenté de démontrer les différences de perception du sourire qui peuvent exister entre plusieurs cultures. Il a demandé à 5216 participants, appartenant à 44 cultures différentes, de donner leur avis sur l’intelligence et l’honnêteté de personnes souriant ou non sur des photos.

Première conclusion : dans des pays comme l’Allemagne, la Chine, la Suisse ou la Malaisie, les personnes souriantes sont considérées de manière significative comme plus intelligentes que les gens au visage fermé. A l’opposée, les Japonais, les Indiens, les Iraniens, et les Russes tendent à voir les personnes souriantes comme moins intelligentes.

Pour Kuba Krys, il y a une corrélation à faire avec le fait que ces derniers pays partagent ce qu’il appelle un faible niveau de « contrôle de l’incertitude », et le fait qu’on y sourit peu. Ce facteur décrit dans quelle mesure une culture se sent menacée par une situation inconnue ou un évènement inattendu. Dans un pays où le niveau de contrôle est bas, le futur est considéré comme incertain. C’est pourquoi sourire peut être considéré comme un comportement incohérent, et donc comme une preuve d’inintelligence.

Il faut toutefois prendre ce résultat avec des pincettes, car le classement des pays en fonction du « contrôle de l’incertitude » utilisé pour cette recherche est partiellement contesté. Et un autre classement existe, qui pourrait éventuellement remettre en cause le lien entre ce facteur et la perception du sourire.

L’autre conclusion, c’est que le sourire serait en berne dans les pays où le niveau de corruption est plus élevé, comme l’Argentine, l’Inde, ou les Maldives.

« Cette recherche indique que la corruption au niveau sociétal pourrait affaiblir la signification d’un signal important comme le sourire, écrit Kuba Krys.

Mais il existe d’autres facteurs à qui peuvent influencer l’expression des émotions dans certaines cultures. Par exemple, le niveau de hiérarchisation d’une société. Ou son niveau de masculinité. Enfin, le bonheur n’est tout simplement pas une valeur hautement évaluée dans certains pays.

Par A.S.

https://www.levif.be/

Quelqu’un qui écoute


Je n’irais pas à dire que cela est improbable, mais c’est l’impression que nous pouvons parfois ressentir. On aime parler, mais pas écouter. Beaucoup s’isolent dans leur bulle pour ne pas entendre l’entourage.
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Quelqu’un qui écoute



C’est tellement rare, tellement improbable, c’est tellement miraculeux que c’est peut-être ça la civilisation et la culture. Rencontrer quelqu’un qui écoute.


Michel Serres

Culture de l’emballage


On nous fait croire que pour bien faire les choses, il faut beaucoup de flafla pour rendre hommage aux gens disparus, à l’amitié, l’amour et toutes les émotions que nous vivons. Quand au physique, nous disons que l’intérieur est plus important que l’extérieur et pourtant ce n’est pas ce qui se passe.
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Culture de l’emballage



Nous vivons dans un monde où les funérailles comptent plus que l’homme mort, le mariage plus que l’amour et le physique plus que l’intellect. Nous vivons dans la culture de l’emballage qui méprise le contenu.


Eduardo Galeno

Le potentiel émotionnel de la couleur de vos fringues


Moi, j’aime bien porter des couleurs sombres surtout le noir au grand, malgré certaines contestations familials. Ce n’est pas par déprime, mais je me sens plus à l’aise comme cela. En fait, on croit peut-être que la couleur que l’on choisit en matière de vêtements reflète nos émotions, mais en fait, ce sont les autres ont une perception de nos humeurs.
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Le potentiel émotionnel de la couleur de vos fringues

J'ai rien à me mettre | MikesPhotos via Pixabay

J’ai rien à me mettre | MikesPhotos via Pixabay

Daphnée Leportois

Les coloris de nos habits peuvent avoir un effet sur nos émotions. Une réaction cérébrale.

Il fait gris. Le ciel est couvert. Les rayons du soleil ne filtrent que très peu derrière la masse nuageuse. Et, de toute façon, la luminosité n’est jamais de longue durée: le soleil se couche en fin d’après-midi. C’est l’hiver. Ça vous déprime. Alors, parfois, pour contrer cette morosité ambiante, vous décidez d’enfiler une écharpe vert prairie, un manteau jaune d’or, un pull rouge cerise ou un T-shirt bleu électrique. Comme si la coloration de votre garde-robe avait le pouvoir de vous remonter le moral –c’est en tout cas l’objectif. Une stratégie vestimentaire qui peut s’avérer opérationnelle. Sauf que ce ne sont pas vraiment les couleurs qui vont jouer sur votre psychisme en berne, et ce, même si votre cerveau est aux commandes.

Comme l’explique John Maule, chercheur post-doctorant qui travaille sur la perception et le discernement des couleurs, «il n’y a pas vraiment de preuve scientifique appuyant l’hypothèse que la couleur a un effet direct sur l’humeur».

Lui qui est pourtant membre du Sussex Colour Group n’a pas même connaissance de confrère ni de consœur travaillant sur cette question (ce qui est, remarque-t-il, étonnant au vu de cette conviction partagée que porter des couleurs vives a quelque chose de dynamisant et influerait positivement notre psyché).

«Bien sûr, les gens peuvent associer certains vêtements avec un sentiment de mieux-être. Mais ça ne veut pas dire que c’est la couleur en tant que telle qui en est à l’origine ni qu’un habit d’une autre couleur ne pourrait pas être associé aussi fortement avec ce sentiment», précise-t-il.

C’est bien pour cela qu’«il n’existe pas de prescription médicale d’une couleur de vêtement pour aller mieux», comme le constatait le psychiatre Michel Lejoyeux dans un article de Madame Figaro publié en octobre 2018.

Pas de réaction physiologique automatique: de la même façon que l’on ne s’arrête pas par réflexe face au rouge ni n’avance au vert, on ne se déride pas en endossant une couleur dite gaie. C’est culturel!

Personnage en costume

La psychologue et psychanalyste Ludivine Beillard-Robert, qui a mené une thèse sur la psychopathologie du corps féminin habillé, convoque l’exemple d’une patiente qui avait revêtu une jupe jaune vif au travail.

«Tout le monde lui avait fait la remarque qu’elle était lumineuse, qu’elle amenait un rayon de soleil. Elle était assez étonnée que ce vêtement ait égayé la journée de ses collègues. Pour elle, sa jupe était jaune, point.»

C’est en fait cette association symbolique, laquelle varie suivant les cultures, qui peut amener à s’attifer avec des couleurs chaudes ou éclatantes pour booster son moral.

C’est à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice

Ce n’est pas tant que l’on croit profondément que le tissu va rendre notre journée ou notre vie plus éclatante, c’est davantage que l’on endosse un costume, celui d’un personnage chatoyant. Parce que les couleurs sont symboliques, comme le rappelait l’historien spécialiste des couleurs et des symboles Michel Pastoureau, notamment dans ses ouvrages Une couleur ne vient jamais seule (éd. du Seuil, 2017) et Les couleurs de nos souvenirs(Seuil, 2010). Les siècles passés les ont chargées de sens et nous n’en percevons pas seulement les longueurs d’ondes. Elles sont devenues des indices sociaux, des signes d’appartenance.

La couleur des vêtements, par l’imaginaire qu’elle convoque, peut aider à catégoriser les gens –le noir aux gothiques par exemple

Le mécanisme est le suivant, détaille Ludivine Beillard-Robert: «On ne s’habille pas que pour soi mais aussi pour l’autre social. On s’imagine que tel groupe de personne est représenté par tel habit et on veut le porter pour s’y inclure. C’est un peu comme si c’était le dossard d’une équipe.»

C’est donc à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice.

«L’habit est destiné à porter un message à soi et aux autres», pointait la psychiatre Catherine Joubert, co-autrice de l’ouvrage Déshabillez-moi – Psychanalyse des comportements vestimentaires (Fayard, 2011), dans une interview à Psychologies de 2015. «On a tendance à voir le vêtement comme porteur, en soi, d’une histoire. [Le mettre] devient une façon de s’approprier une autre image», ajoutait sa co-autrice et consœur Sarah Stern.

«Cintre à humeurs»

Une image marquée qui tient aussi à nos comportements.

«Lorsque l’on est maussade, on va avoir tendance à se cacher et, plutôt que de s’habiller en jaune pétant, se vêtir le plus communément possible afin de se fondre dans la masse», détaille Ludivine Beillard-Robert.

On associe donc les tons grisâtres à la petite déprime et les teintes pétillantes à un état d’esprit joyeux ou un caractère expansif. Pour bien montrer aux autres (et s’en convaincre par la même occasion) que l’on est gai, on se fringuera de manière colorée. Un peu comme si l’on se faisait remarquer par un grand éclat de rire.

Car la couleur a aussi ceci de notable qu’elle permet de sortir du lot.

«Pendant très longtemps, il convenait de s’habiller en noir quand on était en public, d’où l’expression “noir de monde”», complète la psychanalyste.

Certes, ce n’est plus le cas mais, à tous enfiler des jeans, les frusques aux couleurs pétulantes ne sont pas nombreuses.

«On met de la couleur pour orienter et provoquer le regard, en espérant que cela va produire un effet. Et, de fait, cela produit un effet par contraste», qui plus est par un hiver sans soleil, expose le philosophe du corps Bernard Andrieu, entre autres auteur de l’article «Sentir sa couleur de la santé par les teintes ? Quel détournement du modèle oriental» (Communications, 2010) et de l’ouvrage Rester beau (éd. Le Murmure, 2017). «On parle bien de couleurs pétantes, comme si c’était quelque chose qui allait exploser à l’œil et au regard», souligne Ludivine Beillard-Robert.

Derrière ce message codifié, il y a aussi l’idée que d’«une perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur», indiquait Catherine Joubert à Psychologies. «On se sert de la couleur comme d’un cintre à humeurs, pour exprimer et manifester la sienne dans un cadre codé», abonde Bernard Andrieu.

De la même manière que l’on cherche à créer une harmonie entre la couleur de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux et ses vêtements et à présenter une «cohérence chromatique», indique le philosophe, on croit confusément que l’«on exprime ses sentiments internes en les projetant sur ses vêtements» et que ces bouts de tissu servent à relier «corps intérieur et extérieur, surface et profondeur».

Un moyen d’exprimer son identité et d’en revêtir une nouvelle au fil de son humeur. Pas étonnant que l’idée que les couleurs vives contribuent au bien-être ne dépérisse pas.

https://www.slate.fr/

Comment ces fourmis contribuent-elles au réchauffement climatique ?


 

C’est certain que le gaz à effet de serre peut être aussi causé naturellement l’activité humaine, animale, et même des insectes. Les fourmis sont un très bel exemple.
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Comment ces fourmis contribuent-elles au réchauffement climatique ?

 

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par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Les usines produisent et émettent beaucoup de gaz à effet de serre contribuant au réchauffement de la planète, mais toutes ne sont pas gérées par des humains. De petites usines souterraines, exploitées par des fourmis, semblent également y contribuer. Et beaucoup plus qu’on ne le pensait.

De récentes analyses menées sur 24 nids de fourmis coupeuses de feuilles, retrouvées dans les jungles d’Amérique tropicale, suggèrent que ces insectes produisent et rejettent – pour se nourrir sous terre – jusqu’à 100 000 fois plus de dioxyde de carbone que les sols ordinaires. Selon les chercheurs, ces fourmis pourraient même déjà être responsables de 0,2 à 0,7 % des émissions de CO2émises actuellement par les forêts tropicales et néo-tropicales.

« Imaginez ça comme de petites usines dans la jungle », explique Thomas Harmon, de l’Université de California Merced (États-Unis) et co-auteur de l’étude publiée dans le Journal of Geophysical Research : Biogeosciences.

De véritables bouches d’aération polluantes

Les sols de ces forêts sont généralement remplis de dioxyde de carbone. Les fourmis trouvent des feuilles en surface, les ramènent sous terre pour que les champignons décomposent les feuilles et produisent en retour de la nourriture aux fourmis. Ce sont ces cultures de champignons qui rendent les nids de ces fourmis propices à la production de dioxyde de carbone. Pour se loger sous les sols, les fourmis creusent alors de vastes réseaux complexes de tunnels et de chambres souterraines, parfois jusqu’à 7 mètres sous terre. Les tunnels creusés se transforment alors en véritables bouches d’aération ressemblant à des cheminées, d’où émanent des effluves de CO2.

fourmis

Diagramme des voies d’échange et de transport du dioxyde de carbone dans les nids de découpeuses (Atta cephalotes). Crédits : JGR- Biogeosciences / AGU

Jusqu’à 100 000 fois plus de CO2

Selon les chercheurs, il pourrait y avoir jusqu’à 100 000 fois plus de CO2 rejeté par ces « bouches d’aération » que depuis les sols environnants. Cela peut se comprendre. Chaque colonie contenant des millions de fourmis peut récolter des centaines de kilos de végétation par an. Ces nids pouvant être parfois occupés pendant plus d’une décennie, on imagine alors aisément les niveaux de dioxyde de carbone rejetés dans l’atmosphère s’accumuler rapidement avec le temps.

Les chercheurs demandent maintenant à ce que ces études soient multipliées dans le but de mieux appréhender ces rejets de CO2 jusqu’alors insoupçonnés. Les résultats devraient ensuite être pris en compte lors des prévisionnels climatiques. Ces données pourraient également être utiles sur un plan strictement urbain, ces fourmis préférant généralement s’installer, sous terre certes, mais près des infrastructures humaines.

Source

https://www.sciencealert.com