Le plus vieil oiseau du monde va devenir maman à 67 ans


Un albatros très spécial. Cette femelle serait la plus vieille de son espèce connue. Depuis 1956, elle aurait voyager une distance près de 6 fois aller-retour vers la lune. En plus, elle a peut encore procréer. En décembre dernier à 67 ans, elle met au monde un oisillon
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Le plus vieil oiseau du monde va devenir maman à 67 ans

 

Crédits : NPR

par  Mehdi Karam

Voici Wisdom. C’est un albatros femelle de 67 ans, soit le plus vieil oiseau sauvage au monde, à notre connaissance.

 Et comme National Geographicle raconte, Wisdom vient une fois de plus de donner naissance à un oisillon, petit dernier d’une lignée de 30 à 35 poussins, le 13 décembre 2017, continuant ainsi de déjouer tous les pronostics et d’étonner les scientifiques de par sa longévité.

Il faut dire qu’au cours de sa vie bien remplie, Wisdom n’a cessé de nous épater. Avec près de 4 828 032 kilomètres de voyage à son actif depuis 1956 – soit près de six aller-retour sur la Lune – cet albatros est tout simplement « un être sans précédent », explique Kate Toniolo, intendante du Monument national marin de Papahānaumokuākea, où Wisdom a fait son nid.

Elle doit d’ailleurs son nom à sa capacité de survie, comme si elle était consciente de tous les dangers de la vie et parvenait à s’en prémunir.

Car être un albatros n’est pas chose aisée. Sur les 22 espèces connues à ce jour, 18 sont menacées d’extinction, notamment à cause d’un processus de reproduction très long et lent. Qui plus est, cet oiseau marin subit la surpêche de plein fouet et peine parfois à se nourrir. Heureusement, Wisdom est là pour faire perdurer l’espèce.

Source : National Geographic

http://www.ulyces.co/

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Des oiseaux pyromanes mettent le feu en Australie


Qu’est-ce qui cause les incendies à part l’homme et les phénomènes naturels ? Les oiseaux ? Quelle drôle d’idée !!! Pourtant, en Australie, certaines espèces d’oiseaux sont la 3 ème cause d’incendie. Ils le font pour se nourrir. En prenant un bâton fumant, ils le jettent dans une zone susceptible d’avoir des reptiles, grenouilles, insectes qu’ils puissent attraper au moment de la fuite.
Nuage

 

Des oiseaux pyromanes mettent le feu en Australie

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

Dans le bush australien, des incendies se déclarent parfois. Outre la chaleur, les éclairs et des bêtises humaines, une famille inattendue de pyromanes a été débusquée : certaines espèces d’oiseaux.

 La rumeur sur leur culpabilité couraient depuis longtemps et les aborigènes rapportent des témoignages accablants. Leur compilation ne laisse plus planer le doute…

Un incendie est une catastrophe écologique qui peut détruire la vie, la faune, la flore, sur des milliers d’hectares. Or, parfois, ce sont bel et bien des oiseaux qui mettent le feu Ce comportement pyromane a été décrit en Australie par différentes personnes dont les témoignages ont été compilés dans une nouvelle étude parue dans The Journal of Ethnobiology.

Les oiseaux en cause étaient le milan noir Milvus migrans, le milan siffleur Haliastur sphenurus et le faucon bérigora Falco berigora. D’après LiveScience, les auteurs ont identifié 12 groupes d’aborigènes dans lesquels des personnes disaient avoir vu des rapaces mettre le feu. Les oiseaux agissaient soit seuls soit en groupe.

Par exemple, un aborigène appelé Waipuldanya a expliqué en 1962 dans une autobiographie :

« J’ai vu un faucon ramasser un bâton fumant dans ses griffes et le laisser tomber dans une nouvelle parcelle d’herbe sèche à un demi-mile [800 m], puis attendre avec ses compagnons l’exode fou de rongeurs et de reptiles brûlés et effrayés ».

 

Les rapaces mettent délibérément le feu pour se nourrir des animaux qui en seront les victimes. © ssmalomuzh, Fotolia

Les rapaces mettent délibérément le feu pour se nourrir des animaux qui en seront les victimes. © ssmalomuzh, Fotolia

    Les rapaces se nourrissent des victimes des incendies

    Deux des auteurs ont aussi décrit leurs propres observations. Ainsi, en 2016, l’un d’eux, Robert Gosford, expliquait sur le site IFLScience :

    « Les reptiles, les grenouilles et les insectes sortent du feu, et il y a des oiseaux qui attendent devant, juste au pied du feu, en attendant de les attraper ».Mark Bonta, un autre auteur, a expliqué que « certains rapaces relancent des feux éteints ou déplacent des feux à travers des barrières qui pourraient autrement entraver la propagation du feu ».

    Certains rapaces relancent des feux éteints ou déplacent des feux

    Le scenario est donc souvent celui-ci : les oiseaux récupèrent des bâtons, des herbes dans une végétation en feu, voire dans des feux de cuisine allumés par des humains, s’enfuient avec et les relâchent plus loin, dans des zones intactes.

    Une personne a ainsi expliqué que les oiseaux « sortaient de nulle part » lorsque l’on allumait un feu.

    Cette technique incendiaire permet aux rapaces opportunistes d’attraper des animaux qui fuient les lieux de  l’incendie ou de se nourrir des restes de ceux qui sont morts dans le feu. Si les feux attirent beaucoup d’oiseaux et qu’il n’y a pas assez de proies pour tout le monde, un rapace a tout intérêt à mettre le feu un peu plus loin…

    Après l’Homme et les éclairs, les oiseaux pourraient être la troisième cause d’incendies dans le bush australien. Le risque que les rapaces font peser sur les incendies devrait donc être sérieusement pris en compte.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des rapaces du bush australien récupèrent des brindilles en feu.

  • Ils les transportent plus loin et sont à l’origine de nouveaux incendies.

  • Les oiseaux se nourrissent des animaux qui fuient l’incendie

    .

https://www.futura-sciences.com

Le requin "alien" qui engouffre ses proies


Cette anguille ne sera sûrement pas le genre de truc qu’on voudrait voir dans son aquarium. C’est une créature vivant dans les profondeurs des mers et que les chercheurs ne savent pas grand chose, sauf que c’est une espèce très rare et qu’il nage la gueule ouverte, ce qui n’est pas rassurant si on fait un face à face
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Le requin « alien » qui engouffre ses proies

 

Le premier requin-vipère de l’Histoire a été découvert en 1986 au large de l’île de Shikoku, au Japon, par le chalutier Seiryo-Maru. © (Twitter).

Christophe Da Silva
  Source: Ichtyological Research, Fox, The Sun

Les mâchoires du requin-vipère rappellent le monstre du film de science-fiction Alien.

D’après Fox News, des pêcheurs ont remonté cinq créatures sombres au corps longiligne et dotées d’une mâchoire aux dents acérées au large de Taïwan. Elles étaient quasiment toutes mortes.

« La caractéristique la plus évidente sont les dents en forme d’aiguilles, comme des crocs de serpent; qui est à l’origine de son nom de requin-vipère », ont précisé les chercheurs.

Il nage avec la mâchoire ouverte

Ce spécimen rare engouffre ses proies à la manière de certaines baleines (on parle de linge feeders en anglais): ils nagent avec la mâchoire ouverte.

Que sait-on sur les requins-vipères? Pas grand-chose car ils sont extrêmement rares. Ils sont très rares et les experts supposent qu’ils migrent à 300m ou 400m de profondeur pendant la journée et à 150m de profondeur la nuit.

Un ventre recouvert de photophores luminescents

En 2003, une étude parue dans la revue Ichtyological Research a eu l’occasion d’analyser 39 spécimens pour répertorier plus en détail leurs caractéristiques physiques. Leur ventre est recouvert de photophores luminescents dont l’utilité reste un mystère: appât, atout de séduction ou même camouflage.

Le premier requin-vipère de l’Histoire a été découvert en 1986 au large de l’île de Shikoku, au Japon, par le chalutier Seiryo-Maru. Son nom scientifique Trigonognathus kabeyai rend hommage au capitaine du navire, Hiromichi Kabeya.

http://www.7sur7.be

Dans un village d’Espagne, on "purifie" les chevaux sur des brasiers


Une tradition en Espagne qu’on ne sait d’ou elle vient. Des chevaux passent à travers brasier pour le purifier et avoir une protection contre les maladies et l’infertilité. On assure que les chevaux ne sont pas forcé a se lancer dans le feu, et qu’aucun n’aurait été brûlé. Quoiqu’il en soit, pour ma part, c’est de prendre des risques inutiles
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Dans un village d’Espagne, on « purifie » les chevaux sur des brasiers

 

AFP

L’épaisse fumée envahit les étroites rues de San Bartolomé de Pinares quand soudain, un cheval traverse au galop un brasier enflammé: les Luminarias, tradition immémoriale de ce village d’Espagne, ont vu cette année défiler plus de 130 cavaliers.

Le vacarme des sabots frappant les pavés fait vibrer les centaines de spectateurs massés dans ce village de 600 habitants non loin de la Sierra de Gredos, à une centaine de kilomètres de Madrid.

Les cavaliers sont de tous âges, y compris de jeunes enfants accompagnés par leur père ou des couples. Personne, pas même les historiens locaux, ne sait d’où vient cette tradition unique en Espagne.

Elle pourrait remonter à environ 3.000 ans, à l’époque où la Castille, hauts plateaux du centre de l’Espagne au climat rigoureux, était occupée par des tribus celtes.

Le feu était vu comme un élément purificateur, protégeant les animaux des maladies et leurs cavaliers de l’infertilité, affirme Salvador Saez, un ancien instituteur de 64 ans ayant fait des recherches sur les Luminarias. Cette célébration païenne aurait ensuite été « christianisée » par l’Église catholique.

Mais ce n’est qu’une théorie parmi d’autres. Il n’existe aucune preuve écrite et les villageois n’ont fait que perpétuer la tradition, oubliant d’où elle venait et depuis quand elle existait.

« Cette question, nous nous la sommes tous posée. Nous avons demandé à nos parents, à nos grands-parents, et la réponse est toujours la même: depuis toujours », affirme Salvador Saez. « Personne n’a su donner une réponse concrète. »

Tradition ressuscitée

Un villageois se désaltère pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

Un villageois se désaltère pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

Alors, chaque 16 janvier au soir, les habitants du village allument des feux de joie qui réchauffent les spectateurs mais les forcent aussi à se couvrir la bouche et le nez pour se protéger de la fumée.

À neuf heures du soir, deux villageois ouvrent la marche en jouant du tambour et de la dulzaina, un hautbois traditionnel, suivis au trot par les cavaliers passant, un par un, tout près des brasiers.

La fin du parcours est la plus spectaculaire: les cavaliers les plus téméraires s’élancent au galop et sautent avec leur monture au-dessus des flammes. Certains ne peuvent éviter de percuter des spectateurs.

Une fois le défilé terminé, le vin coule à flots et la viande grille sur les braises encore chaudes, jusque tard dans la nuit.

Le lendemain, les feux de joie sont rallumés en l’honneur de Saint Antoine, le protecteur des animaux, très célébré en Espagne.

Un cheval et son cavalier sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l'Espagne, le 16 janvier 2016  © GABRIEL BOUYS AFP

Un cheval et son cavalier sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l’Espagne, le 16 janvier 2016 © GABRIEL BOUYS AFP

Les Luminarias, qui ont failli disparaître dans les années 1960 quand l’exode rural vidait le village, ont été remises au goût du jour par un groupe de jeunes.

La seule différence est que les équidés s’élançant sur les brasiers ne sont plus des chevaux de trait, mais de ballade.

Chevaux maltraités ?

Avant la tombée de la nuit, Diego Martin prépare son cheval, Dandy, un beau Selle français marron dont c’est la première participation. Il tresse sa crinière et couvre sa queue d’un tissu pour les protéger des flammes.

« S’il veut passer, il passera. Et s’il ne veut pas ou prend peur, il ne passera pas », assure le cavalier de 38 ans qui a grandi à Madrid mais dont les parents sont de San Bartolomé.

Un cavalier et sa monture sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l'Espagne, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

Un cavalier et sa monture sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l’Espagne, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

La célébration est décriée par les militants des droits des animaux. En 2016, le Parti contre la maltraitance animale avait publié des vidéos montrant des cavaliers frappant leur monture et un des chevaux tombant par terre.

Cette année, quelques participants étaient munis de cravaches, mais la plupart n’en avait pas. Beaucoup levaient les bras pendant le saut pour montrer que le cheval sautait sans y être forcé.

Un cheval est tout de même tombé près d’un brasier, et s’est rapidement relevé.

Les habitants de San Bartolomé martèlent que rien n’est imposé aux chevaux, et que leurs propriétaires les traitent avec amour toute l’année.

« Aucun cheval ne s’est jamais brûlé », assure José Luis Escapez, l’un des organisateurs.

        San Bartolome de Pinares (Espagne) (AFP) –          © 2018 AFP

http://www.lepoint.fr/

Californie : la légalisation du cannabis n’est pas une bonne chose pour les chouettes


Des chouettes ont la vie dure en Californie, en plus de subir des pertes dû aux changements climatiques, l’état a autorisé le cannabis à des fins récréatives. Beaucoup veulent profiter de cette manne même illégalement et utilisent un produit contre les rongeurs, animaux dont se nourrissent les chouettes, ce qui risque d’être vraiment catastrophique pour elles
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Californie : la légalisation du cannabis n’est pas une bonne chose pour les chouettes

 

Chouette tachetée du Nord

Les chouettes tachetées du Nord sont sensibles aux rodenticides.

© J. MARK HIGLEY/HOOPA TRIBAL FORESTRY

Par Anne-Sophie Tassart

Les rodenticides, utilisés dans les plantations illégales de cannabis en Californie, menacent les chouettes tachetées du Nord et les chouettes rayées.

La légalisation de l’usage récréatif du cannabis en Californie (Etats-Unis) depuis le 1er janvier 2018 ne fait pas que des heureux. En effet, cette légalisation devrait voir fleurir le nombre de plantations illégales. Or dans une étude publiée dans la revue Avian Conservation & Ecology, seulement quelques jours après l’autorisation, des chercheurs américains révèlent que des traces de rodenticides (produits utilisés contre les rongeurs), utilisés dans les plantations illégales de cannabis de cet Etat, se retrouvent dans l’organisme des chouettes tachetées du Nord (Strix occidentalis caurina), une sous-espèce menacée selon l’Endangered Species Act et quasi-menacée selon l’UICN.

70% des chouettes tachetées du Nord ont été au contact de biocides

En faisant des analyses sur des cadavres de chouettes trouvés à proximité de ces plantations, les scientifiques ont découvert que 7 chouettes sur 10 avaient été en contact avec des rodenticides. En analysant des échantillons provenant de 84 chouettes rayées (Strix varia), là encore les chercheurs ont trouvé des traces de biocides sur 40% d’entre elles. Les anticoagulants contenus dans ces produits empêchent l’organisme des mammifères et des oiseaux de renouveler la vitamine K, composé chimique nécessaire à la coagulation. Ces derniers sont alors susceptibles de mourir d’une hémorragie interne. Les auteurs de l’étude pensent que les chouettes tachetées du Nord et les chouettes rayées sont exposées à ces produits de part les proies qu’elles consomment.

Les menaces se multiplient à l’encontre des chouettes tachetées du Nord

Avec la légalisation du cannabis récréatif, les spécialistes craignent que la conversion de surfaces boisées privées en plantations de cannabis n’augmente et qu’ainsi, l’utilisation des rodenticides s’accentue. A terme, l’impact sur les chouettes tachetées du Nord pourrait être catastrophique alors qu’une étude révélait en 2015 que leur nombre avait baissé de 55% en Californie depuis 2009. Cette chute est d’ailleurs grandement liée à l’autre espèce étudiée : la chouette rayée. Cette dernière vivait autrefois dans les forêts de l’est de l’Amérique du Nord. Elle colonise aujourd’hui peu à peu le territoire des chouettes tachetées du Nord. Cette cohabitation conflictuelle entraîne une compétition pour les ressources et l’habitat. Mais le combat est inégal : la chouette tachetée du Nord est bien plus petite que la chouette rayée. Elle fuit donc les zones qu’elle occupait auparavant même si celles-ci se montrent moins propices à la reproduction.

Cette autre espèce de chouette et les plantations de cannabis ne sont pas les seules menaces qui pèsent sur Strix occidentalis caurina. Les chercheurs ont observé que les changements climatiques ont aussi un rôle dans leur disparition. D’abord par le truchement des nombreux feux de forêt causés par des températures plus élevées : ils détruisent l’habitat des chouettes tachetées du Nord. Ensuite ce sont les hivers, plus humides et plus froids, qui entraînent une diminution des naissances.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Grippe canine: le virus H3N2 détecté chez cinq autres chiens en Ontario


C’est la première fois au Canada qu’on entends parler de la grippe du virus H3N2 canin très contagieux. Il aurait commencé par 2 chiens qui seraient venus de l’Asie et aurait été en contact étroit avec 5 autres chiens.
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Grippe canine: le virus H3N2 détecté chez cinq autres chiens en Ontario

 

TWINSTERPHOTO VIA GETTY IMAGES

Le virus H3N2 est très contagieux pour les chiens.

Les responsables de la santé de l’Ontario ont annoncé, samedi, que des tests avaient révélé la présence d’une souche particulière de la grippe canine chez cinq autres chiens dans le sud-ouest de la province, portant le nombre total de bêtes contaminées à sept dans le cadre de que les autorités ont décrit comme la première manifestation du virus au Canada.

Selon l’Unité sanitaire de Windsor comté d’Essex, les deux premiers chiens infectés par le virus canin H3N2 sont arrivés au Canada en provenance de la Corée du Sud et via les États-Unis le mois dernier.

L’organisme a ajouté que les cinq chiens récemment contaminés avaient été «en contact étroit» avec les deux premières bêtes.

Les autorités ont précisé que les chiens infectés, et d’autres qui ont été en contact avec eux, avaient été mis en quarantaine par leurs propriétaires.

D’après les responsables de la santé, le virus H3N2 est très contagieux pour les chiens et très répandu dans certaines régions de l’Asie, en plus d’avoir causé des épidémies à quelques endroits aux États-Unis, surtout dans des refuges.

Ils ont précisé que le virus ne posait aucun risque connu pour la santé des êtres humains, mais ont souligné que la possibilité qu’il se mêle aux virus de la grippe humaine constituait un «problème potentiel».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Faut-il gronder son chat quand il fait une bêtise ?


Les animaux ne ressentent pas la culpabilité, et les punitions négatives ne servent pas à grand chose. Le chat ne fait pas exception. Il est possible de changer des comportement indésirables, mais garder en tête qu’il a besoin de répondre à ses besoins fondamentaux. Dresser de manière traditionnelle comme un chien ? C’est possible, mais cela peut demander beaucoup de temps. Un chat est un animal solitaire et qui demande de l’attention quand il veut
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Faut-il gronder son chat quand il fait une bêtise ?

 

L’éducation du chat est rarement évoquée, car il s’agit d’un animal relativement indépendant, qui a tendance à n’écouter que ce qu’il a envie. Mais il arrive que son comportement nous incommode : malpropreté, agressivité… le répertoire des bêtises potentielles est vaste ! Comment réagir à ces situations qui peuvent vite devenir un problème ?

Le tempérament du chat est sujet à de longs débats : c’est un animal capricieux, à tendance solitaire mais qui dans certains cas demande beaucoup d’attention. La relation du chat avec les humains qui vivent avec lui est souvent particulière, propre à chaque couple chat/humain. Ce n’est pas comme le chien, animal social par excellence, qui cherche spontanément le lien et qui a tendance à tout faire pour le maintenir. Le chat n’aura aucune hésitation à vivre seul plutôt qu’entouré si la compagnie lui déplait.

Le chat : un animal capricieux difficile à dresser ?

Du coup, l’éducation du chat devient délicate : autant avec un chien, il est facile d’attirer son attention, et d’obtenir une réponse de sa part, car il souhaite davantage que le chat nous satisfaire. Et le chien cherche à provoquer des réactions positives chez nous, très souvent.

Mais ce n’est pas le cas du chat ! La réplique typique d’un propriétaire de chat le signe : il ne vient que quand il en a envie.

Or, le chat, bien que moins agité qu’un chien, peut avoir son répertoire de bêtises. Pour la plupart, le chat ne fait qu’exprimer ses besoins naturels, mais elles peuvent aussi venir d’un mal-être qu’il exprime en augmentant un comportement normal de manière excessive : jeux de prédation, besoins en dehors des zones habituelles, griffades…

Avant d’aborder le registre des récompenses/punitions, il convient donc de bien comprendre ceci : le chat est avant tout en bien-être lorsqu’il peut manifester ses comportements habituels comme il l’entend. Ce qui va du coup poser deux problèmes dans son éducation : comment l’orienter pour que ses besoins comportementaux naturels ne viennent pas empiéter sur les règles de vie d’une maison humaine, et comment réagir lorsqu’il est pris sur le fait.

L’éducation du chat : éviter la contrainte et favoriser les récompenses

Le chat étant capable de fuir un domicile où l’environnement ne lui convient pas, il vaut clairement mieux privilégier une éducation positive. Ce qui n’interdit pas de pouvoir repousser le chat quand il se fait trop présent. Mais il faut rester doux et patient, tout en étant ferme et clair. Par exemple, si le chat monte sur la table quand vous mangez et retente encore et encore, il suffit de le pousser délicatement et le faire descendre, en exprimant un « non » ferme, et ce dès qu’il monte, et éventuellement le récompenser en bas.

Pour le coup, il est très difficile de dresser un chat avec des méthodes d’éducation « traditionnelles » canines. Par contre, l’éducation dans le positif, à base de récompense, peut être très efficace. La difficulté est de trouver la récompense idéale du chat, car la nourriture n’est pas toujours son péché mignon. Par exemple, le fait de jeter la croquette plutôt que de la donner directement, ce qui donne l’occasion de courir après un petit truc qui en plus peut se manger derrière, peut être une récompense efficace. L’association avec le clicker peut être un bon moyen de marquer la récompense.

Mais avant de s’attaquer à l’éducation d’un chat, il vaut mieux s’armer de patience et ne pas attendre des résultats aussi nets qu’un chien. Au mieux, on obtient un chat qui exécute l’ordre quand il est de bonne humeur, dans son cadre habituel…

Voici une vidéo présentant les exercices réalisés avec un spécialiste du comportement félin, vous constaterez comment le chat met plus de temps à réagir et exécuter l’ordre qu’un chien. Il faut potentiellement des mois, voire des années pour arriver à ce résultat !

 

Pourquoi ne pas gronder son chat ?

Il reste le registre des bêtises, indépendamment de la volonté d’éduquer un chat ou pas. Comment réagir si le chat fait ses griffes sur le canapé sous vos yeux, ou retourne le pot de fleur en vous dévisageant calmement ?

Dans ces deux exemples, il s’agit de comportements qui peuvent être tout à fait normaux, mais parfois excessifs, ils sont alors très dérangeants. Interrompre le chat lors de ces séquences revient à le priver de ses besoins comportementaux, c’est pour cela que la première étape va être de lui trouver un substitut, avant toute réaction sur le chat. Installez des griffoirs un peu partout (ça ne suffit souvent pas, mais ça n’empêche pas l’essai), donnez-lui un accès à l’extérieur, enrichissez l’environnement avec des jouets et des plateformes en hauteur pour l’exploration… N’hésitez pas à voir cette phase avec un comportementaliste, qui pourra directement vous aider à trouver ce qui va marcher sur votre chat.

Enfin, la réaction sur la prise en flagrant délit est importante : le chat peut très bien apprendre via un stimulus négatif, lui faire peur par exemple. Mais l’apprentissage est de mauvaise qualité : le chat cherchera quand même à réaliser ses besoins comportementaux, mais il le fera dans un contexte anxieux vis-à-vis de l’humain. Et c’est souvent ce qui est frustrant : non seulement il continue de faire la bêtise dès qu’on est absent, mais en plus il se met à avoir peur quand on arrive, ne comprenant pas pourquoi il se fait gronder il devient méfiant à tout moment.

Cela dit, il est juste impensable de ne pas réagir en voyant son chat uriner sur le lit, par exemple (ce qu’il peut faire le plus naturellement du monde, en nous regardant droit dans les yeux). Dans ces cas-là, comme dis plus haut, j’invite à être ferme tout en restant doux (la célèbre « main de fer et gant de velours ») : un « non » marqué et repousser le chat sans violence, mais fermement, est un bon compromis. N’oubliez pas de le faire au moment où vous le surprenez, même 30 secondes après c’est déjà trop tard. Le but est juste de l’interrompre : dès qu’il s’en va, vous pouvez reprendre une attitude neutre ou positive. L’important est de synchroniser le comportement indésirable avec le stimulus qui le coupe ; si vous l’interrompez après coup, il ne fera pas l’association entre la bêtise et votre réaction. Je prends souvent l’image d’une personne que l’on sait être en colère juste à sa gestuelle, en la voyant à travers une vitre sans l’entendre : pas la peine d’en mettre des tartines, le chat voit (plus que nous même) les messages que l’on envoie en communication visuelle, et réagira probablement en fuyant rien qu’en vous voyant approcher de lui en colère.

Ce qui justifie souvent la remarque « il sait qu’il a mal fait, car il s’enfuit dès qu’il me voit ». Erreur d’interprétation ! Le chat sait juste que vous êtes en colère, et que les prochains instants risquent d’être désagréables pour lui, ça lui suffit pour s’enfuir ! En revanche, il n’a aucune idée de pourquoi vous êtes en colère, encore moins la notion de culpabilité ou de vengeance. C’est de l’anthropomorphisme que de lui prêter de tels notions humaines, et une expérience éthologique récente (A. Horowitz, 2009, Behavioural Processes)  l’a même montré sur les chiens, à défaut d’en avoir une sur les chats : l’animal réagit à la réaction de l’humain (colère ou bienveillance), peu importe ce qu’il a fait avant (bêtise ou pas). Il ne faut donc surtout pas gronder à postériori, et cette remarque valable pour les chiens l’est tout autant pour les chats !

Donc au final, difficile de répondre à la question « gronder ou pas ? » de manière générale. Chaque animal et chaque situation nécessite une réponse adaptée, et même si globalement il n’est pas recommandé d’agir de la sorte avec son chat, il est des situations où c’est juste impossible de rester neutre ! Agir avec mesure et équilibre, et éviter le piège de l’anthropomorphisme sur les notions de vengeance/culpabilité, restent la meilleure façon d’aborder ce problème.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

https://wamiz.com