L’Amérique du Nord a perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970


Depuis 1970, 3 milliards d’oiseaux ont disparus et c’est surtout des oiseaux de la campagne, les migrateurs qui paient le prix. Les causes sont multiples. Il semble clair que la perte d’habitat au profit de terres agricoles et de pesticides avec la diminution d’insectes sont les causes. On ajoute les fenêtres, les chats et les collisions. Ces grandes pertes ne sont pas justes au Canada, c’est partout dans le monde. Un monde sans oiseau, est un monde bien triste.
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L’Amérique du Nord a perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970


L'Amérique du Nord a perdu trois milliards d'oiseaux depuis 1970Une paruline des prés, l’une des nombreuses espèces d’oiseaux en déclin en Amérique du Nord, à New York le 7 mai 2014© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/SPENCER PLATT

Par AFP –

Washington (AFP)

La population d’oiseaux d’Amérique du Nord s’est effondrée d’un quart depuis 1970, soit près de trois milliards de volatiles en moins dans la nature, estiment des chercheurs dans une étude d’ampleur publiée jeudi par la revue Science.

Les oiseaux des campagnes sont les plus touchés, sans doute en raison de la réduction des prés et prairies et de l’extension des terres agricoles, ainsi que de l’utilisation de pesticides qui en tuant les insectes affectent toute la chaîne alimentaire. Mais les oiseaux des forêts et les généralistes sont aussi en déclin.

90% des pertes concernent 12 familles d’oiseaux, dont des moineaux et bruants, des parulines, des merles ou encore le chardonneret jaune (les espèces qui vivent aux Etats-Unis et au Canada ne sont pas les mêmes que dans d’autres régions du globe).

Ces chiffres correspondent au déclin observé ailleurs et notamment en France, où l’Observatoire national de la biodiversité a estimé à 30% le déclin des oiseaux des champs entre 1989 et 2017.

L’étude américaine combine deux sources de données.

La première vient des relevés annuels réalisés chaque printemps, au moment de la saison de reproduction, par des milliers de bénévoles, selon une méthode identique, depuis 1970. Sur un itinéraire de route de campagne de 25 miles (40 kilomètres), ces observateurs s’arrêtent tous les demi-miles pendant trois minutes et comptent tous les oiseaux qu’ils voient. Les chercheurs compilent et analysent ensuite ces données.

La seconde source vient des relevés de 143 stations radars qui détectent assez finement les masses d’oiseaux pendant leur migration, la nuit. Plus de la moitié des oiseaux d’Amérique du Nord migre, soit vers le sud des Etats-Unis, soit vers l’Amérique centrale ou du Sud.

Ces données radar sont moins précises mais montrent aussi une diminution de 13,6% entre 2007 et 2017, avec une marge d’erreur importante de 9 points.

Les canards et oies sont la grande exception: leurs populations, après avoir été menacées, ont augmenté depuis 1970. C’est grâce à la prise de conscience des chasseurs qui ont soutenu des mesures de protection, explique à l’AFP un coauteur principal de l’étude, l’ornithologue Ken Rosenberg, de l’université Cornell et de l’American Bird Conservancy.

« On observe la même chose partout dans le monde, l’intensification de l’agriculture et les modifications du paysage font pression sur ces populations d’oiseaux », dit Ken Rosenberg. « Désormais, on voit des champs de maïs ou d’autres cultures jusqu’à l’horizon, tout est propre et mécanisé, il n’y a plus de place pour les oiseaux, la faune et la nature ».

Les causes sont mal comprises, mais les ornithologues évoquent d’autres facteurs, comme les chats laissés dehors, ainsi que les fenêtres des maisons dans lesquelles les oiseaux se fracassent, une cause de mortalité loin d’être anodine: le nombre d’oiseaux tués dans ces collisions a été estimé en 2014 entre 365 millions et 1 milliard par an aux Etats-Unis.

© 2019 AFP

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Des chiens Mira pour aider des personnes atteintes d’Alzheimer


Les chiens d’assistances sont un moyen pour aider les personnes à sortir de l’isolement. Un projet pilote des chiens Mira pour aider des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le chien aide de plusieurs façons. Soit pour éviter de se perdre lors des sorties, de quémander des câlins quand son maitre est parti trop longtemps dans ses pensées, de japper la nuit en cas d’errance etc .. Le but est de savoir si l’aide d’un chien peut retarder la personne d’être placée, si cela peut ralentir la maladie, et aussi de la rendre heureuse malgré la maladie. Il semble pour le moment que ce soit très positif.
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Des chiens Mira pour aider des personnes atteintes d’Alzheimer

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Le chien Braque s’assure que Roger Lupien ne tombe jamais trop longtemps dans sa bulle, que ce soit en demandant de se faire caresser ou en le poussant doucement du bout de son nez.

Couché sur le dos, les quatre pattes en l’air, Braque, un chien St-Pierre de 68 livres, regarde son maître dans l’espoir de se faire caresser le ventre. Il se tortille sur le plancher de la cuisine. Assis au-dessus de lui, Roger Lupien éclate de rire et cède à la demande.

    ARIANE LACOURSIÈRE

    LA PRESSE

    Atteint de la maladie d’Alzheimer, l’homme de 72 ans a reçu Braque en juin dernier dans le cadre d’un projet pilote mené par la Fondation Mira. L’objectif est de déterminer si, un peu comme pour les enfants autistes, un chien d’assistance peut aider les personnes atteintes d’Alzheimer à mieux composer avec la maladie et à retarder leur entrée en centre d’hébergement.

    Pour les Lupien, les résultats sont jusqu’à présent plus que positifs. « Je ne m’en passerais plus », affirme M. Lupien. Assise à ses côtés à la table de cuisine de leur bungalow de Vaudreuil, sa femme Fleurette Lyonnais-Lupien n’a elle aussi que de bons mots pour son nouveau protégé.

    Il nous fait vraiment beaucoup de bien. Il aide à diminuer notre stress. Il fait bouger Roger. Il ne le laisse jamais seul. Fleurette Lyonnais-Lupien, conjointe de Roger Lupien, à propos de Braque

    Briser l’isolement

    Autrefois retraité actif, Roger Lupien a eu tout un choc en novembre 2016 quand il a reçu son diagnostic d’alzheimer.

    « Je me doutais que quelque chose clochait. Je ne me souvenais plus de routes pour aller à certains endroits », raconte-t-il.

    Lors d’une sortie à son camp de chasse dans la forêt, près de La Macaza, Roger s’est perdu.

     « Il y avait de la neige. Il n’a jamais pensé à revenir sur ses pas… On savait que quelque chose n’allait plus », ajoute Mme Lyonnais-Lupien.

    Son mari s’est peu à peu refermé sur lui-même. Il a vendu sa moto. Sa voiture décapotable.

    « Il sortait moins. Il s’isolait. Il pouvait faire cinq heures de sudoku par jour à la maison », indique Mme Lyonnais-Lupien.

    En juin, à la suggestion d’une amie, ils ont accepté de participer au projet pilote de Mira. « Ça a changé notre vie », affirme Mme Lyonnais-Lupien.

    PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

    Le chien Braque peut aider Roger Lupien, atteint d’Alzheimer, à retrouver son chemin s’il s’égare.

    Désormais, M. Lupien fait chaque jour une longue promenade avec Braque. Il suffit qu’il empoigne le harnais pour que le chien se lève et marche joyeusement vers lui. Braque peut aider M. Lupien à retrouver son chemin s’il s’égare. Il marche au pas. Il jappe la nuit si son maître fait de l’errance. Il s’assure que M. Lupien ne tombe jamais trop longtemps dans sa bulle, que ce soit en demandant de se faire caresser ou en le poussant doucement du bout de son nez.

    « Il me change les idées. Il me permet de ne pas penser juste à la maladie », témoigne M. Lupien. « Il est dressé pour tenir compagnie. C’est un pot de colle. Il est vraiment affectueux », ajoute sa conjointe.

    Étude inédite

    Président de la Fondation Mira, Nicolas St-Pierre voulait depuis longtemps vérifier si des chiens d’assistance pouvaient aider les personnes vivant avec l’alzheimer. Il y a un an, le projet pilote a été lancé, avec la complicité de Jude Poirier, directeur du Centre d’études sur la prévention de la maladie d’Alzheimer à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

    Cinq familles se sont fait confier un chien. 

    On voit déjà de beaux résultats. Les aidants nous disent surtout qu’ils voient des sourires apparaître. Nicolas St-Pierre, président de la Fondation Mira

    M. Poirier explique que des études ont déjà démontré que le fait d’introduire des animaux de compagnie dans des unités de soins destinées aux personnes atteintes d’alzheimer avait des effets bénéfiques sur plusieurs. Mais pour la première fois, les effets d’un chien d’assistance seront mesurés.

    M. Poirier veut entre autres vérifier si le stress et l’anxiété de la personne atteinte, mais aussi de l’aidant naturel, diminueront. Il regardera aussi si le chien pourrait ralentir la progression de la maladie et ainsi retarder l’entrée en CHSLD des personnes atteintes.

    Le chercheur explique que des dizaines d’études ont démontré que l’apathie accélère la maladie d’Alzheimer.

    « Le fait qu’un chien d’assistance pousse à l’action pourrait donc aider en ce sens », note M. Poirier.

    D’autres études ont également montré que plus une personne socialise, moins la maladie d’Alzheimer progresse vite.

    « Et avec un chien d’assistance, on augmente les occasions de socialiser, dit M. Poirier. […] Si on pouvait ralentir l’entrée en CHSLD de un, deux ou trois ans, ce serait fabuleux. Au-delà des économies pour l’État, repousser l’institutionnalisation entraîne un gain en qualité de vie qui est non quantifiable. Et permettre aux aidants de moins souffrir, c’est majeur. »

    Sept couples recherchés

    La Fondation Mira est maintenant à la recherche de sept autres couples qui accepteraient de participer à la deuxième phase du projet pilote.

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    Des rats ont appris à jouer à cache-cache et ils adorent ça !


    Les rats entraînés a jouer à cache-cache avec les humains semble adorer à voir leur comportement quand ils sont trouvés. Ils ne reçoivent pas des friandises comme récompense, mais une interaction positive par des contact physique avec l’humain qui joue avec lui.
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    Des rats ont appris à jouer à cache-cache et ils adorent ça !


    Les rats aimeraient-ils jouer à cache-cache ? C’est ce que tendrait à prouver l’expérience de neuroscientifiques allemands. En effet, quel ne fut leur étonnement en constatant que non seulement les rats apprenaient vite ce nouveau jeu mais ils semblaient vraiment bien l’apprécier et même, ils en redemandaient ! De quoi soulever quelques questions éthiques et réviser notre regard sur l’utilisation qui est faite de ces animaux de laboratoire.

    Pour les besoins d’une expérience, une équipe de neuroscientifiques allemands a passé plusieurs semaines avec des rongeurs dans une petite pièce remplie de cartons. Ils ont découvert que les animaux étaient étonnamment adeptes du jeu, alors même qu’ils n’étaient récompensés par aucune friandise. Au lieu de cela, les rats semblaient sincèrement heureux de découvrir leurs compagnons humains ou d’être attrapés par eux, à en juger par les petits bonds de joie et les cris ultrasoniques qu’ils poussaient, inaudibles pour l’oreille humaine et dont des travaux antérieurs ont montré qu’ils étaient associés au bien-être.

    L’étude, publiée jeudi dans la revue Science, n’est pas qu’une histoire mignonne (ou angoissante, selon les points de vue), car elle donne un nouvel éclairage sur le jeu, un trait évolutif important chez les mammifères.

    « Quand vous travaillez beaucoup avec les rats au fil des ans, vous vous rendez compte à quel point ces animaux sont intelligents et sociaux, dit le coauteur Konstantin Hartmann de l’université Humboldt de Berlin, où sont également basés les autres membres de l’équipe. Mais ce fut une surprise de voir à quel point ils se débrouillaient bien. »

    Ces animaux sont intelligents et sociaux

    Les recrues étaient des rats mâles adolescents, et le terrain de jeu une pièce de 30 mètres carrés. Un chercheur s’accroupissait pour se cacher derrière un carton, ou bien donnait au rat une longueur d’avance pour qu’il se cache, l’humain le cherchant. Pendant une à deux semaines, les rats ont appris que commencer le jeu à l’intérieur d’une boîte fermée, puis ouverte à distance, signifiait qu’ils devaient chercher, tandis que commencer le jeu avec la boîte ouverte signifiait qu’ils devaient se cacher

    La prochaine fois que vous tomberez sur un rat chez vous, dites-vous qu'il veut peut-être simplement jouer à cache-cache. © HO, Reinhold, Sanguinetti-Scheck, Hartmann & Brecht, AFP

    La prochaine fois que vous tomberez sur un rat chez vous, dites-vous qu’il veut peut-être simplement jouer à cache-cache. © HO, Reinhold, Sanguinetti-Scheck, Hartmann & Brecht, AFP

    Ils ont rapidement mis au point des stratégies relativement sophistiquées, comme de revisiter des lieux où les humains s’étaient cachés auparavant, ou bien de se mettre à l’abri dans des boîtes opaques plutôt que transparentes lorsqu’ils se cachaient. Pour les entraîner, les auteurs ont récompensé les rats non pas avec de la nourriture ou de l’eau, ce qui aurait invalidé l’expérience, mais avec une interaction sociale positive, sous la forme d’un contact physique.

    « Ils cherchent notre main, nous leurs chatouillons les côtes, c’est un peu comme si on jouait avec des chatons ou des chiots », dit Konstantin Hartmann.

    Les scientifiques pensent que les rats étaient motivés non seulement par ces interactions, mais qu’ils aimaient aussi le jeu en soi.

    Outre les cris et sauts de joie, les rats sursautaient et allaient se recacher ailleurs lorsqu’ils étaient trouvés, comme s’ils voulaient prolonger la séance de jeu et retarder la récompense. Le jeu a un rôle important dans le développement cognitif des mammifères adolescents. Les rats constituent un modèle idéal pour étudier l’activité cérébrale chez l’Homme en raison de leur proximité évolutive, ce qui explique également leur utilisation fréquente en médecine.

    Un nouvel éclairage sur les rongeurs qui soulève des questions éthiques 

    Les scientifiques voudraient savoir quelles parties du cortex préfrontal, lié aux comportements sociaux, sont impliquées — mais comme le jeu est une activité fluide, il est difficile à étudier. L’équipe a donc attaché à la tête des rats des microfils enregistrant leur activité cérébrale, leur permettant d’identifier les neurones associés à des événements de jeu spécifiques. Ce qui pourrait un jour servir à de futures études : par exemple, pour examiner le développement neuronal lorsque les activités de jeu sont restreintes pendant l’adolescence.

    Tout cela soulève des questions éthiques sur l’utilisation des rats dans des expériences scientifiques et médicales.

    « Il est très important d’avoir conscience des capacités cognitives d’un animal », dit Konstantin Hartmann, ajoutant qu’il faut toujours mettre dans la balance l’intérêt scientifique des expériences, par rapport à l’utilisation d’animaux. « Ce type de recherche aidera les scientifiques à voir dans les rats plus que de simples objets d’expériences. »

    https://www.futura-sciences.com/

    Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux


    Les insecticides, pesticides supposés aider les agriculteurs pour de meilleurs rendements pour leur culture nuit comme on le sait aux abeilles et autre pollinisateurs, mais aussi aux oiseaux sauvages migrateurs. Même une petite dose a un impact sur leur poids, leur santé et sur leur reproduction
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    Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux

    Les populations d'oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

    Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

    Repéré sur Fast Company

    Repéré par Mathilda Hautbois

    Les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles et autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux sauvages suscitent encore plus d’inquiétudes.

    Les néonicotinoïdes continuent de faire des ravages. Des travaux de recherche ont prouvé que ces insecticides, dont on connaît la toxicité pour les abeilles, sont également nuisibles aux populations d’oiseaux.

    Commercialisés depuis la fin des années 1980, les néonicotinoïdes sont mondialement employés en agriculture.

    «L’idée de départ était qu’ils n’étaient nocifs que pour les insectes et qu’ils étaient sans danger pour les mammifères et les oiseaux, note Bridget Stutchbury, professeure de biologie à l’université York, mais personne n’avait encore fait ce type d’étude de dosage sur des oiseaux chanteurs migrateurs.»

    Dans une précédente étude, la spécialiste et son équipe avait testé en laboratoire les effets de ces insecticides quand ils sont ingurgités par les oiseaux.

    «Nous avons constaté que même de petites doses les rendaient très malades, souligne-t-elle. Nous étions inquiets et surpris, et nous nous sommes demandé ce que deviennent ces oiseaux dans la nature.»

    La reproduction affectée

    Pour une nouvelle expérience, les scientifiques ont donné de minuscules doses de produit chimique à des moineaux sauvages –des quantités équivalentes à celles auxquelles ils seraient exposés en ne mangeant que deux ou trois petites graines enrobées d’insecticide. Une fois les oiseaux relâchés, l’équipe a suivi leur parcours grâce à des émetteurs radio miniatures.

    Les résultats montrent qu’à cause de l’ingestion de l’insecticide, les oiseaux ont perdu en moyenne 6 % de leur poids en six heures. Ceux tombés malades sont restés sur place pendant trois à quatre jours de plus qu’habituellement, probablement pour reprendre de l’énergie ou se remettre de l’intoxication.

    Le problème est d’autant plus grave pour les oiseaux dont la saison de reproduction est courte: une arrivée tardive sur les lieux de nidification peut nuire à leurs chances de procréer.

    Les scientifiques ont en outre remarqué que les oiseaux malades étaient également désorientés, un handicap majeur pour un animal migrateur.

    Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. L’Union européenne a interdit ces insecticides en 2018, mais ils sont encore utilisés dans d’autres pays, notamment aux États-Unis.

    Les effets sur les abeilles et les autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux suscitent encore plus d’inquiétudes.

    «C’est une très mauvaise nouvelle qu’un vertébré ait été exposé à ces phénomènes dans la nature et qu’en réalisant une expérience contrôlée, on puisse en mesurer les effets dramatiques», a déploré Bridget Stutchbury.

    http://www.slate.fr/

    Les papillons donnent un dernier spectacle avant la migration


      Si vous n’avez pas vu de papillons cet été, il est grand temps d’ouvrir les yeux. Sur 3 000 espèces de papillons au Québec, il n’y a que 8 espèces diurnes font le trajet aller-retour vers le sud.C’est-à-dire Canada, États-Unis et Mexique. Cette année, il semble que le temps à été assez favorable a nos insectes préférés. De plus pour le papillon monarque, la campagne de sensibilisation pour l’asclépiade a été profitables. Cette plante, longtemps jugée comme mauvaise herbe, est maintenant reconnue pour faire partie de l’alimentation du monarque.
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      Les papillons donnent un dernier spectacle avant la migration

      PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

      Des papillons migrateurs, dont la belle-dame, offrent un spectacle de fin d’été inattendu et éblouissant.

      Une profusion de papillons migrateurs facilement observables dans la grande région métropolitaine au cours des dernières semaines nous offre un spectacle de fin d’été inattendu et éblouissant. C’est le cas surtout de la belle-dame, mais aussi de la vanesse de Virginie, du vulcain et, évidemment, du monarque.

      PIERRE GINGRAS

      COLLABORATION SPÉCIALE

      Les bonnes conditions printanières lors de la migration vers le nord et un été sans grande sécheresse ont favorisé plusieurs de nos papillons migrateurs, qui sont actuellement légion dans nos jardins et nos parcs.

      Si le comportement du monarque est bien connu, les papillons migrateurs restent l’exception parmi les 3000 espèces que compte le Québec. Seulement huit espèces de papillons diurnes font le trajet aller-retour vers le sud. Comme chez le monarque, la dernière génération née au Québec est la seule à se rendre directement sur les lieux d’hivernage, soit le sud des États-Unis ou le nord du Mexique, explique le nouveau directeur de l’Insectarium de Montréal, l’entomologiste Maxim Larrivée.

      Le retour au Québec s’effectue toujours en plusieurs générations, habituellement deux ou trois. Les tempêtes, les ouragans, le froid extrême et la sécheresse, qui privent les papillons de nectar de fleurs durant leur voyage, peuvent affecter des populations entières.

      PHOTO TIRÉE DE WIKIPEDIA COMMONS

      Sur les 3000 espèces de papillons que compte le Québec, seules huit espèces diurnes sont migratrices. La vanesse de Virginie est l’une d’elles.

      La belle-dame de par le monde

      D’une envergure de 4 à 7 cm — deux fois moins que le monarque —, la belle-dame présente des ailes brun et orange, aux extrémités noir et blanc. C’est le papillon le plus répandu au monde et l’un des plus abondants. Il se compte souvent par millions en période migratoire, en groupes assez denses pour être détectés par radar.

      Selon Maxim Larrivée, les précipitations régulières l’hiver dernier au Texas ont été très favorables à cette espèce, qui a pu se reproduire en grand nombre. Les conditions météorologiques ont aussi été très propices lors de sa progression vers le nord. Cet été, l’absence de longues périodes de sécheresse au Québec a aussi favorisé l’insecte. La situation est similaire outre-Atlantique. En août, au Royaume-Uni, la population de « painted ladies » atteignait presque des records.

      PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

      Une belle-dame récolte du nectar dans un jardin de Boucherville.

      La belle-dame est répandue partout dans le monde, sauf en Australie et au pôle Sud. Elle est présente jusqu’en Islande. 

      Un mystère résolu

      S’il a fallu attendre les années 70 avant que le Torontois Fred Urquhart ne trouve l’endroit où le papillon monarque hivernait, ce n’est que depuis une dizaine d’années que le mystère de la migration de la belle-dame a été éclairci. Au Royaume-Uni, par exemple, on ignorait ce qu’il advenait des papillons l’automne.

      PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

      La belle-dame attend que les vents soient propices avant de s’envoler vers le sud.

      On a découvert que l’insecte attendait les vents favorables pour prendre rapidement de l’altitude, au moins jusqu’à 500 mètres, et voler par étapes jusqu’en Afrique.

      « C’est le même phénomène au Québec. La belle-dame butine dans nos fleurs en attendant les conditions parfaites pour le départ. Et en l’espace de 24 à 48 heures, jusqu’à 75 % des papillons vont disparaître », explique le directeur de l’Insectarium. Cette migration s’échelonne sur un à deux mois.

      Et le monarque ?

      PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

      Des monarques sur les lieux d’hivernage dans le sanctuaire El Rosario, dans l’État du Michoacán, dans le nord du Mexique

      Malmenée depuis des années, la population de monarque prend du mieux. Le territoire occupé par le papillon dans les aires protégées des montagnes du Michoacán, dans le nord du Mexique, a pris de l’ampleur et les conditions météo depuis le début du printemps ont favorisé la reproduction. Les autorités mexicaines ont aussi fait des efforts pour réduire l’abattage illégal d’arbres sur le territoire du monarque. Plus au nord, maintes campagnes auprès du public en vue de favoriser l’espèce portent leurs fruits. Considérée il n’y a pas très longtemps comme une mauvaise herbe à éliminer systématiquement, l’asclépiade, nourriture exclusive de la chenille du monarque, commence à trouver une place au jardin. Le public est d’ailleurs toujours invité à participer au programme Mission monarque, notamment pour compter les papillons dans différentes régions.

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    Comment les baleines à bosse modifient leurs chants au fil de leur voyage


    Le chant des baleines intrigue les scientifiques. Après avoir étudié le chant des baleines à bosse, ils se sont aperçu qu’ils pouvaient classer les chants de ces cétacés au lieu ou elles ont passés l’hiver. Lors de la migration, les différentes populations se réunissent vers les iles Kermadec en Nouvelle-Zélande et échangent des notes et modifient ainsi leur chant.
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    Comment les baleines à bosse modifient leurs chants au fil de leur voyage

    Comment les baleines à bosse modifient leurs chants au fil de leur voyage© Pixabay

    Par Emeline Férard

    Après avoir mené une étude sur leurs chants, des scientifiques ont découvert que les baleines à bosse sont capables de modifier les sons qu’elles émettent en s’inspirant des congénères rencontrés durant leur migration.

    En matière de chanson, les baleines n’ont pas grand chose à envier à l’espèce humaine. Chaque année, elles ont même droit, elles aussi, à leur tube de l’été. Une chanson que tout le monde se doit d’entonner. C’est ce qu’ont découvert des scientifiques de l’Université de St. Andrews en Ecosse en menant une nouvelle étude sur les baleines à bosse et plus particulièrement sur leurs chants.

    Publiés dans la revue Open Science de la Royal Society, leurs résultats révèlent que les cétacés sont capables de modifier les sons qu’ils émettent au fil de leur voyage. Mieux, les différentes populations convergeraient en un point très précis de la planète pour se transmettre leurs chants du moment : à proximité des îles Kermadec dans l’océan Pacifique sud.

    De précédentes observations ont permis de découvrir que cette région, au nord de la Nouvelle-Zélande, semble constituer une étape clé dans la migration des baleines à bosse. Chaque année, après avoir passé l’hiver dans les régions tropicales pour se reproduire, celles-ci redescendent vers le sud pour rejoindre les eaux fraîches de l’Antarctique.

    Dans le Pacifique sud, tous les cétacés ne choisissent pas le même endroit pour passer l’hiver. Pourtant, les chercheurs ont observé que de nombreuses populations avaient tendance à converger vers les îles Kermadec dans leur route vers le Sud, au prix parfois d’un grand détour. Cette découverte énigmatique s’est couplée à un autre phénomène intriguant.

    Dis-moi comment tu chantes je te dirai d’où tu viens

    En fonction de leur site d’hivernage, toutes les baleines à bosse n’émettent pas les mêmes chants. Pourtant, des études de terrain ont permis de constater que certains spécimens laissaient parfois entendre des sons issus d’un autre site de reproduction. Pour résoudre ce puzzle, les scientifiques écossais ont voyagé jusqu’aux îles Kermadec et ont enregistré durant plusieurs mois les chants des baleines qui passaient.

    Ils ont également enregistré des chants dans d’autres régions de rassemblement des cétacés, dans la partie ouest et centrale du Pacifique sud ainsi qu’à l’Est et à l’Ouest de l’Australie. En étudiant en détail leur composition, ils ont pu diviser les chants en trois catégories spécifiques à trois localisations différentes. La première, par exemple, était principalement entendue au niveau des îles Cook et de la Polynésie française.

    Dans un second temps, les chercheurs ont comparé ces sons aux vocalisations de 39 baleines enregistrées dans les Kermadec. Ils ont pu constater que la majorité d’entre elles entonnait des chants similaires à la première ou la deuxième catégorie, suggérant qu’elles provenaient des localisations correspondantes. Des identifications génétiques et photographiques des cétacés chanteurs ont confirmé que c’était bien le cas.

    « Nous pouvons repérer la population dont une baleine provient à partir de la façon dont elle chante », a résumé au New Scientist, Ellen Garland, co-auteur de l’étude.

    Mais les conclusions ne se sont pas arrêtées à cette seule observation. En convergeant vers les îles Kermadec, les baleines se transmettraient également des notes, des sons qui modifieraient leur chant.

    En témoigne l’un des spécimens qui entonnaient des sons empruntant des caractéristiques à la fois à la première et à la deuxième catégorie. Ce genre de « chant hybride » étant rare, l’équipe suppose que la baleine en question était dans une phase de transition d’un chant à l’autre, ce qui confirmerait qu’une transmission culturelle interviendrait bien dans cette région du Pacifique.

    D’autres sites de transmission ?

    « Le chant que nous entendons chez les baleines de Nouvelle Calédonie cette année – nous en entendrons peut-être des éléments l’an prochain dans le chant des baleines des Tonga », a expliqué au New York Times, Rochelle Constantine, biologiste de l’Université d’Auckland et co-auteur de l’étude. « Cela se déplace de l’Ouest vers l’Est ».

    Jusqu’ici, la transmission des chants parmi les baleines restait un phénomène très mystérieux. Mais les îles Kermadec ne constitueraient qu’une pièce du puzzle selon les spécialistes. Ils pensent en effet qu’il existe sans doute d’autres lieux importants, par exemple les zones d’alimentation, où les cétacés pourraient converger pour chanter ensemble et partager leur meilleur « tube ».

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    L’anguille électrique la plus puissante du monde découverte en Amazonie


    Ce n’est pas le genre d’anguille qu’on aimerait rencontrer. Elle peut décharger 860 volts qui font d’elle l’anguille électrique, la plus, électrifiant. Ces bêtes on inspirer pour créer la première batterie électrique et a aussi aider pour le traitement des maladies neurodégénératives, ect.
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    L’anguille électrique la plus puissante du monde découverte en Amazonie


    L'anguille électrique la plus puissante du monde découverte en Amazonie© Mark Newman

    Par Chloé Gurdjian

    Des scientifiques viennent de découvrir deux nouvelles espèces d’anguilles dans le bassin amazonien. Et parmi elles se trouve l’anguille la plus électrique au monde.

    La nature ne cessera jamais de nous étonner. Alors que les chercheurs explorent le monde depuis des siècles, ils viennent de découvrir deux nouvelles espèces animales. Il s’agit de deux anguilles, en Amazonie. Celle nommée Electrophorus voltai est capable de délivrer une décharge de 860 volts ! Soit bien plus que le précédent record de 650 volts. Avec sa découverte, le zoologiste C. David de Santana a mis en évidence qu’il n’existe donc pas une seule espèce d’anguilles dans le bassin amazonien, mais trois. En plus de Electrophorus electricus, déjà connue, il y a donc Electrophorus voltai et Electrophorus varii.

    « Malgré tous les impacts humains sur la forêt amazonienne au cours des cinquante dernières années, nous pouvons toujours découvrir des poissons géants comme les deux nouvelles espèces d’anguilles électriques, a déclaré au Guardian le zoologiste. La recherche indique qu’une quantité énorme d’espèces attendent d’être découvertes dans la forêt amazonienne, dont beaucoup peuvent héberger des remèdes contre les maladies ou inspirer des innovations technologiques. »

    Dans leur milieu naturel, les anguilles utilisent les chocs électriques pour diverses raisons, notamment pour chasser, se défendre ou se déplacer. Et elles sont une source d’inspiration pour les hommes.

    « La physiologie de l’anguille électrique a inspiré au physicien Alessandro Volta la conception de la première batterie électrique dans les années 1800. L’anguille a aussi fourni une base pour le traitement des maladies neurodégénératives et a récemment permis le développement de batteries à hydrogel pouvant être utilisées pour alimenter des implants médicaux », explique le scientifique.

    Considérée comme le « générateur de bioélectricité le plus puissant au monde », E. voltai aurait donc beaucoup à nous apporter.

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